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Pierre-Ernest

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  1. Je suis d'accord, mais c'est bien cette histoire de lubrification que je conteste. Allons donc aux sources. voici un extrait de l'article (pas le commentaire de RealClimate, mais l 'article lui-même). While our observations indicate substantial (50+%) icesheet speedup, the melt-induced speedup averaged over a mix of several tidewater outlet glaciers is relatively small (<10 to 15%). When factoring in the short melt-season duration, the total additional annual displacement attributable to surface melt amounts to a few percent on glaciers moving at several hundred meters per year. While conditions might yield a greater sensitivity to melt for some glaciers outside our study area, we note that the limited seasonal observations elsewhere in Greenland suggest a low sensitivity to summer melt similar to that which we observe (19–21). Because of this low sensitivity, it is unlikely that recent outlet-glacier speedups (14, 19–21) were directly caused by increased surface meltwater lubrication during recent warmer summers. Instead, these large speedups were likely driven by processes that caused ice-front retreat and reduced back-stress (17, 19, 20, 22), such as declining sea ice extent near calving fronts (18). The recent period of warmer summers (23) might also enhance ice-front retreat through increased hydro-fracturing in water filled crevasses near the calving front (18), which represents a process whereby surface melt influences glacial flow through means other than directly enhancing basal lubrication. 14. I. Joughin, W. Abdalati, M. Fahnestock, Nature 432, 608 (2004). 17. R. H. Thomas et al., J. Glaciol. 49, 231 (2003). 18. H. G. Sohn, K. C. Jezek, C. J. van der Veen, Geophys.Res. Lett. 25, 2699 (1998). 19. I. M. Howat, I. Joughin, S. Tulaczyk, S. Gogineni, Geophys. Res. Lett. 32, L22502 (2005). 20. A. Luckman, T. Murray, R. de Lange, E. Hanna, Geophys. Res. Lett. 33, L03503 (2006). 21. E. Rignot, P. Kanagaratnam, Science 311, 986 (2006). Et voici la traduction : "Bien que nos observations montrent une accélération substantielle (50 % et plus) de la vitesse des glaces, l'accélération provoquée par la fusion apparaît relativement faible (moins de 10 à 15 %) sur une moyenne de nombreux glaciers se déversant dans la mer. Plus précisément, sur la courte période de dégel, le déplacement additionnel total annuel attribuable à la fusion de l'eau de surface se monte à quelques pourcents sur les glaciers se déplaçant à une vitesse de plusieurs centaines de mètres par an . Bien qu'il se pourrait que certains conditions puissent conduire à une plus grande sensibilité à la fusion pour certains glaciers en dehors de notre domaine d'étude, nous notons que des observations saisonnières limitées ailleurs au Groenland suggèrent une sensibilité faible à la fusion estivale, similaire à nos observations. En raison de cette faible sensibilité, il apparaît peu probable que l'augmentation de vitesse récemment observée pour les glaciers périphériques soit directement causée par une lubrification induite par le fusion des eaux de surface au cours des récents été plus chauds. Au lieu de cela, ces augmentations importantes de vitesse sont probablement dues à des causes ayant provoqué le retrait du front des glaces et réduit la contrainte arrière telle que la déclin de la glace de mer près des fronts d'ablation. La période récente d'été plus chauds pourrait aussi avoir favorisé le retrait du front de glace par hydrofracturation des crevasses remplies d'eau près du front d'ablation, ce qui constitue un processus par lequel la fusion de surface influence le mouvement de la glace au travers de causes autres que l'augmentation directe de la lubrification de la base du glacier". Il me semble réellement ne pas laisser beaucoup de place à la lubrification, et je crois que le célèbre journal scientifique international "LE NOUVEL OBS" retarde lui aussi un peu......
  2. En mars, comme le montre le graphique ci-dessous : Les températures de surface ont retrouvé une valeur "normale" pour la saison, conformément à la remonté des SST montrée par mon graphique précédent. Le mois d'avril sera d'ailleurs, lui aussi, dans la moyenne plutôt basse. La divergence Hémisphère Nord / Hémisphère Sud de mars, assez exceptionnelle, s'explique par une anomalie presque exclusivement terrestre sur l'Asie du Nord. Cette anomalie est très certainement explicable aisément par les météorologues. En tous cas, elle montre, s'il en était besoin, qu'il ne faut pas trop se fier aux moyennes de températures de surface, fondées sur les températures de masses d'air essentiellement mobiles. Les moyennes de SST présentent l'avantage d'être normalement beaucoup plus stables. C'est pour cette raison qu'il faut prendre avec beaucoup plus d'attention l'évènement SST de novembre 2007 que la divergence HN/HS de mars 2008. Je suis d'accord : le choix de la date de départ est tout à fait arbitraire, et on peut démontrer ce qu'on veut selon que l'on choisit l'une ou l'autre. Mais je n'ai pas parlé de baisse à partir de 2002, mais de stabilisation suivie d'une baisse.
  3. Ce n'est pas tout à fait exact. Les SST (températures de surface de la mer) sont un bon point de repère. D'abord la mer représente 70 % de la surface du Globe. Ensuite, les SST sont représentatives de l'état énergétique de la couche marine supérieure (les 150 premiers mètres). La masse de cette couche est très supérieure à la masse de l'atmosphère, et l'évolution de sa température apparait donc comme la plus représentative de l'évolution réelle des conditions énergétiques de la surface de la Planète, et pilote très certainement la température de l'ensemble de l'atmosphère, dont évidemment, les températures de surface. Or on constate que les SST, après une période de stabilisation depuis 2002 commence à baisser nettement. Les SST ont connu une chute historique en novembre 2007 qui expliquent les valeurs anormalement basses des températures moyennes de janvier 2008. Il serait peu scientifique d'ignorer ce phénomène de baisse des SST, dont l'origine est finallement inconnue. Il se passe actuellement quelque chose de nouveau dans la mer, qui ressemble fort à une rétroaction négative. Et n'allons pas dire simplement "c'est La Niña". La Niña, c'est le nom qu'on donne précisément à cette chute de température. On n'explique pas un phénomène simplement en lui donnant un nom, de même qu'on n'explique pas la température élevée d'un malade en disant "c'est la Fièvre"...
  4. D'habitude, il faut plus longtemps que quelques mois pour que les explications révolutionnaires (et souvent catastrophiques) comme celle de M. Rignot pour "l'effet Zwally" qui expliquait l'accélération des glaciers par la présence de l'eau de fusion de surface atteignant le fond et ayant un effet de lubrification, soit remise en cause, et finalement remises à leur vrai place, c'est à dire pas grand chose. D'une façon amusante, c'est le site Real Climate qui fait cette mise au point... Je les cite : "That each of the three glaciers has a reduced velocity in 2006 and 2007 despite some exceptional melt conditions in 2007 further suggests that meltwater is not the dominant driver of the acceleration of the main outlet glaciers" The fun is that it is precisely bolt comments in the hereabove cited post which are rebutted... /emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20">
  5. Il me semble (mais ce n'est qu'une intuition), que l'agriculture, même marine, est mieux employée pour la nutrition (animale ou humaine) que pour faire des carburants. On voit actuellement combien il est facile de déséquilibrer le système mondial de production de nourriture simplement en remplaçant un peu de culture vivrière par la culture de plantes destinées à la fabrication de carburants. Ce qui se passe sur la terre aujourd'hui pourrait bien aussi se passer un jour dans la mer. Le concept "d'énergie globale" (net energy) qui consiste à calculer toutes les énergies fossiles utilisées directement ou non pour la fabrication d'un carburant est un concept très dangereux, à manipuler avec précaution, car il peut amener à des non-sens.
  6. Je crois que le qualificatif d'"intelligent" donné à l'utilisation des algues en question pour la fabrication de biocarburants est pour le moins excessif. En effet, cela revient tout simplement à remettre dans l'atmosphère tout le CO2 que les algues avaient séquestré... C'est le type même de la fausse bonne idée. L'intérêt (théorique) des biocarburants, consiste à retirer de l'atmosphère une certaine quantité de CO2 pour se donner ensuite l'autorisation de l'émettre. Il est évident que si on ne l'en retire pas et qu'on se contente d'en repousser l'émission, cela n'a aucun intérêt... L'enfer est décidément pavé de bonnes intentions. (Surtout l'enfer vert).
  7. Je ne suis pas glaciologue, donc, mes informations sur le comportement des crevasses, je vais les chercher chez les spécialistes. Cependant, au lieu de recopier les citations, j'ai pour habitude 1) de les lire, 2) de me fier aux chiffres plutôt qu'aux commentaires. En ce qui concerne la lecture, que dit (rapidement) l'article ci-dessus ? D'abord, que la surface de fonte estivale d'un certain glacier a augmenté. Çà, c'est incontestable. La température de surface monte, donc la fonte de surface augmente. Rien de bien nouveau. Ensuite, la "preuve" de l'existence de cette fameuse lubrification par l'eau de fonte de surface est amenée d'une façon , pour moi, incompréhensible et pourtant, je suis traducteur scientifique... Voyons le texte : "In relative terms, however, the outlet glaciers speedups represent increases of less than 10 % relative to their annual means. Thus, proportionately the slow-moving inland ice is far more sensitive to seasonal speedup than are the rapidly flowing outlet glaciers, making it unlikely that recently reported large (> 1 km/yr) speedups on Jakobshavn and other outlet glaciers can be directly attributed to enhanced basal lubrication from increased surface melt". Traduction littérale : "En termes relatifs, néanmoins, les augmentations de vitesse des glaciers terminaux (près de la mer, je suppose) représentent une augmentation de moins de 10 % par rapport à leur moyenne annuelle. Par conséquent, proportionnellement, la glace intérieure (par opposition aux glaciers terminaux, NDLT) est, de loin, plus sensible à l'augmentation de vitesse saisonnière que ne le sont les glaciers à circulation rapide, rendant incontestable le fait que les grandes augmentations de vitesse récemment rapportées (plus de 1 km/an) pour le glacier Jakoshavn et d'autres glaciers terminaux peut être directement attribuée à l'augmentation de la lubrification du socle liée à l'augmentation de la fonte de surface". J'aurais envie d'ajouter : "et voilà pourquoi votre fille est muette". Certes, on ne demande pas au chercheur de base d'écrire comme Mark Twain, mais, un minimum de logique est indispensable dans un texte scientifique. Là, je n'en vois honnêtement aucune. Le fait que l'augmentation de vitesse annuelle des glaciers terminaux représente moins de 10 % d'une part, et que les glaciers continentaux sont plus sensibles à l'augmentation de vitesse saisonnière (là, on se demande vraiment ce que ça signifie NDLT) d'autre part, serait une preuve indubitable de la lubrification ??? La suite du texte explique qu'on a observé des écoulements d'eau à l'intérieur du glacier, (mais au moyen d'une nouvelle caméra qui n'avait apparemment jamais été utilisée auparavant) : rien de nouveau sous le soleil. Les "moulins" dans les glaciers sont une chose connue (même si je ne suis pas glaciologue). La suite est plus intéressante : un "lac" de fonte s'est vidé à la vitesse des chutes du Niagara (ça, c'est pour frapper le peuple, c'est comme la marée au Mont St Michel, remontant "à la vitesse d'un cheval au galop". Puis, le glacier s'est mis à monter (uplift) de 1,2 m (forcément, avaler 0,03 km3 d'eau en moins de 2 heures, ça remue), puis à augmenter sa vitesse horizontale de 8 km par an... Seulement, au bout de 24 heures, le phénomène s'était arrêté, montrant, s'il en était besoin, que l'eau n'était décidément pas le lubrifiant idéal, puisqu'elle gèle rapidement... Par ailleurs, aucune référence à des observations antérieures qui auraient au moins pu donner une idée de l'évolution constatée. Le deuxième texte est plus logique. On y développe les idées suivantes : Les crevasses (de profondeur limitée, comme expliquées dans mon post précédent) peuvent être remplies par de l'eau de fusion superficielle, et hydrofracturées par la pression hydrostatique, à une vitesse supérieure (2 à 18 heures) à la vitesse de regel de l'eau. Ça, je veux bien l'admettre dans certains cas. De là, l'auteur explique que c'est une source de lubrification de la base. Oui, mais, pendant combien de temps ? Quelques heures supplémentaires, certainement, le temps nécessaire, encore une fois, au regel de cette eau. Et comme il s'agit de phénomènes locaux, je doute fort que celà puisse amener l'ensemble du glacier à se déplacer vraiment plus rapidement Pensons à un train de marchandise arrêté dans une pente, dans lequel on desserre quelques freins : ce n'est pas pour ça qu'il va se mettre à avancer... Pour terminer, et pour rassurer les anxieux, je retournerai à l'idée de départ du post qui était l'influence réelle de l'accélération de la fonte constatée sur certaines franges côtière du Groenland sur le niveau de la mer. J'ai pris les dernier chiffres publiés par l'Université du Colorado à Boulder, qui concernent l'évolution du niveau de la mer d'Alaska (je n'ai pas trouvé plus près du Groenland). Voici les chiffres : Comme déjà dit, on ne constate aucun changement significatif de pente malgré " the most extreme melt year in 2007". Décidément, les chiffres sont impitoyables... Pour Zazou :1) 14 000 présentations "en ce moment même" à San Francisco : décidément, les participants ne doivent pas beaucoup dormir... 2) "No comment" : il y a des cas où, effectivement le commentaire est délicat...
  8. En ce qui concerne Vanuatu, des études sérieuses montrent une influence importante des variations barométriques sur le niveau de la mer, masquant pratiquement les autres causes possibles. El Niño et La Niña semblent les 2 causes principales de ces fluctuations. Les locaux seraient, bien sûr, très heureux d'être indemnisés, mais n'arrivent pas à apporter des éléments très précis à leur dossier. Il y a en effet toujours eu, dans la région, des iles qui disparaissent et d'autres qui apparaissent. Sur un plan plus général, la montée du niveau moyen des océans est essentiellement due jusqu'à présent, à l'expansion thermique de l'eau. (Et pas à la fusion de la glace). L'imprécision actuelle sur la montée future tient essentiellement au fait que l'expansion thermique des océans pour une quantité de chaleur donnée n'est pas une constante : elle dépend de la profondeur des couches réchauffées, et cette profondeur et surtout son évolution future n'est pas très bien connue.
  9. Je crois qu'un bon graphique vaut mieux que tous les discours : On ne voit pas, sur ce graphique, et comme je le disais dans mon post précédent un changement significatif dans la pente de l'évolution annuelle du niveau des océans. Ou alors, l'Université du Colorado à Boulders a été mal renseignée. Mais, il faut aussi remarquer que la relative sagesse des températures et des évènements climatiques brutaux à l'heure actuelle incitent à trouver d'autres choses pour maintenir le bon peuple en haleine...
  10. La "fusion" observée des glace du Groenland est essentiellement propagée par un monsieur d'origine française qui travaille au Jet Propulsion Laboratory à la NASA et qui s'appelle Eric Rignot. Il est vrai que lorsqu'on observe la zone dite d'ablation des glaciers, c'est à dire la zone où la glace tombe dans la mer, comme c'est le cas du Groenland, on ne peut être qu'impressionné, comme a du l'être l'actuel ministre de l'environnement, Jean-Louis Borloo. Les choses ne sont pourtant pas aussi simple. Une grande activité d'ablation pour un glacier prouve que celui-ci "avance" rapidement. Généralement, cela indique que le glacier est "nourri" plus abondamment par les précipitations, et que la glace, qui se comporte comme un fluide visqueux "coule" plus rapidement. C'est tout. L'explication de la "lubrification" de la glace au contact du sol par l'eau de fusion superficielle ne tient pas trop la route : en effet, il est connu que les crevasses des glaciers, pour impressionnantes qu'elles soient, ne descendent jamais très bas, pour une raison simple : la masse glaciaire est à une température très inférieure à 0°C, même si la surface fond à certaines époques, et donc l'eau regèle rapidement avant d'arriver au niveau du socle rocheux. D'autre part, la pression hydrostatique ferme tout simplement les fissures au-dessous d'une certaine profondeur. Malgré les descriptions apocalyptiques de certains journalistes à ce sujet, il est donc douteux que de l'eau liquide (non saline) existe sous la masse énorme des glaciers groenlandais. On ne sais pas si le bilan global (quantité de glace qui disparait par rapport à la quantité de glace qui se forme) est positif ou négatif : les estimations varient entre -50 km3 et +250 km3 par an. En effet, l'estimation de variation d'épaisseur de la glace par satellite est difficile, en particulier sur la frange côtière. Du coté de l'Hémisphère sud, on observe un phénomène à peu près identique : la partie ouest de la péninsule antarctique a vu récemment (2002) le départ d'une grande quantité de glace sous forme d'un énorme iceberg. Il faut remarquer la similitude des 2 phénomènes : dans le cas du Groenland, la partie "fondante" est la partie sud. Dans le cas le l'Antarctique, il s'agit de la mer de Wedden, située dans la continuité du courant circumpolaire. Dans les 2 cas, il s'agit donc de zones soumises à l'arrivée de courants marins chauds. Le renforcement de ces courants pourrait expliquer la situation observée, et aussi la résistance paradoxale des océans au réchauffement : en effet, l'eau issue de ces courants chauds et baignant les côtes septentrionales ou australes plus froides perdent leurs calories en faisant fondre la glace, et la différence de densité due à leur refroidissement provoque leur plongée vers les abysses. Cette plongée est, logiquement, compensée par une remontée d'eau froide vers la surface, ailleurs sur le globe (phénomène d'upwelling) et cette remontée d'eau froide refroidit la mer en surface et expliquerait, au moins en partie, la stagnation des températures de surface depuis une dizaine d'années. Un autre phénomène est, lui aussi, à remarquer : la "fusion" des glaces polaires n'est pas accompagnée par un changement significatif dans la pente de l'évolution annuelle du niveau des océans. C'est donc, soit qu'elle intéresse surtout de la glace flottante, soit qu'elle est compensée par des précipitations polaires en augmentation. En ce qui concerne la rapidité nouvelle et inattendue du phénomène, je crois que c'est surtout la rapidité des publications sur le sujet qui est remarquable...
  11. Je m'aperçois que je n'ai jamais répondu avec précision à cette question, et donc je remédie à cet oubli. Oui, l'efficacité du puit diminue lorsque les SST augmentent. C'est une donnée physique, la solubilité des gaz diminue avec la température. Mais, dans le cas présent, la hausse brusque des SST (ainsi que sa baisse tout aussi brusque) n'est évidemment pas due à l'augmentation du CO2 atmosphérique, mais à d'autres causes locales. Par contre, si on observait une augmentation de la SST moyenne annuelle de 3° C consécutive à une hausse du taux de CO2 atmosphérique, et donc, pour fixer les idées, et pour prendre une hypothèse moyenne du GIEC, si le CO2 était à peu près doublé, alors là, on s'apercevrait que l'efficacité du puit océanique augmenterait fortement, à cause de la fameuse loi de Henry. Ce qui s'applique dans la loi de Henry, ce ne sont pas les variations du taux de CO2, mais le taux de CO2 lui-même. Il ne faut pas confondre une fonction et sa dérivée Est-ce plus clair ?
  12. J'ai trouvé à la NOAA exactement le fichier que je cherchais.
  13. Je suis en train d'essayer de verifier une de mes hypothèses de base, à savoir que l'océan absorbe ou relâche du méthane au cours de son voyage des tropiques vers le pôle nord, et celà en fonction de la température de surface absolue. Pour vérifier çà, j'ai repéré 5 stations de mesure du méthane atmosphérique qui fonctionne depuis assez longtemps, et qui sont situées toutes les trois à peu près sur le trajet du Gulf Stream. Ces stations sont les suivantes : Key Biscayne près de la Floride (LATITUDE: 25,67°N, LONGITUDE: 80,2°W) CH4 depuis octobre 1983 jusqu'à décembre 2006. Terceira Island (LATITUDE: 38,77°N, LONGITUDE: 27,37°W), CH4 depuis mai 1983 jusqu'à décembre 2006. Tudor Hill (LATITUDE: 32.27°N, LONGITUDE: 64,87°W) CH4 depuis mai 1989 jusqu'à décembre 2006. St David Head (LATITUDE: 32,37°N, LONGITUDE: 64,65°W), CH4 depuis février 1989 jusqu'à décembre 2006. Heimaey, Islande (LATITUDE: 63,4°N, LONGITUDE: 20,28°W) CH4 depuis octobre 1992 jusqu'à décembre 2006. Pour toutes ces stations, j'ai le taux de méthane hebdomadaire. Mon objectif est de comparer les SST absolues au voisinage de ces stations avec ce taux de méthane atmosphérique.Les SST me causent souci. Les données du Hadley Centre au format ASCII sont mensuelles, et pour une zone de 5° x 5°. C'est à mon avis trop faible comme fréquence (il me faudrait 1 semaine) et trop peu précis. Il me faudrait 1° x 1°. De plus, elles sont données en anomalie par rapport à la période 1961 - 1990. Si l'un de vous connaissait une source fiable de SST absolues selon une grille de 1° x 1° et avec une fréquence de 1 semaine, (et si possible en ASCII), j'apprécierais beaucoup... Sinon, il me faudra plusieurs jours pour transcrire les données à partir du format .nc qui, lui, donne bien des grilles de 1° x 1°, mais non exploitables en automatique pour autre chose que des cartes... Merci d'avance.
  14. Je n'ai pas dit ça, ou alors je me suis mal exprimé. Il est évident que la circulation thermohaline est bouclée et qu'elle n'a aucune raison de s'arrêter. (Lorsque j'ai dit "Cette instabilité provoque la plongée des couches supérieures (qui ne sont pas forcément les plus froides, comme le montre le graphique) vers les abysses, jusqu'à ce que l'instabilité repasse au-dessus de 1.", je voulais dire que si on examinait la situation depuis la surface vers le fond de la mer, (de gauche à droite sur le graphique) toute l'eau qui était en zone d'instabilité était sujette à plonger. Par contre, à partir d'une certaine profondeur, l'eau est en situation de stabilité, et il n'y a donc pas de plongée à partir de cette profondeur (Ce qui ne signifie d'ailleurs pas que les couches supérieures ne continuent pas leur descente au-delà de ce point). Le "jusqu'à ce que" était spatial, pas temporel. Est-ce plus clair ? La vitesse du courant thermohalin est très variable selon les régions : en surface, dans l'Atlantique Nord, elle se mesure en km/h car elle intéresse seulement une faible couche. En profondeur, par contre, le circuit "retour" se fait à une vitesse de seulement quelques mm par seconde parce que la section concernée est beaucoup plus importante. Je n'ai pas de chiffre concernant la vitesse de plongée, mais compte tenu des différences de densité en surface, elle doit être plutôt de l'ordre du mètre par minute.
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