gaet34

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À propos de gaet34

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    Cumulonimbus capillatus
  • Date de naissance 11/05/1991

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    Mérignac (33) / originaire de Grabels (34)

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  1. Bonsoir Effectivement il est encore trop tôt pour dégager tel ou tel scénario plutôt qu'un autre, cependant le 06 devrait être le département le plus touché et même plutôt la Ligurie vu le trajet "médian" de la dépression. Les valeurs modélisées (vent Pmer RR) sont notables mais pas inédites pour nos régions méditerranéennes habituées aux gros coups de tabac notamment en fin d'automne ! La dépression est tout de même à surveiller de près dans la mesure où certaines régions ont connu des intempéries récentes (Var Haute Corse). Il ne s'agira pas d'un "medicane" même si les valeurs modélisées pourront approcher celles d'un ouragan (ie vent moyen > 118km/h) dans la mesure où le processus d'intensification sera purement barocline (ascendances forcées par la position du jet) et non par diabatisme.
  2. gaet34

    Suivi de l'épisode Méditerranéen du 14 au 16 Octobre 2018

    Salut A Castanet le Haut (données de 06tu j à 06tu j+1) 18.1 mm le 8 4.2 mm le 9 181.2 mm le 10 22.6 mm le 11 20.0 mm le 12 27.0 mm le 13 111.3 mm le 14 190.2 mm le 15 20.0 mm (provisoires) aujourd'hui Soit 594.6 mm en 9 jours. Remarquable même pour le pot de chambre héraultais, le précédent record (depuis l'ouverture en 2008) datait de la période du 22 au 30 octobre 2011 avec 532 mm. En 24h glissantes, le maximum revient au poste de La Salvetat avec 311 mm, et 532 mm sur 9 jours.
  3. Répétons-le, ne jamais prendre au pied de la lettre un run de modèle, qui plus est non-hydrostatique, dans un sens comme dans l'autre ("on va passer au travers" ou "énorme déluge pile chez moi"). Les signaux ensemblistes permettent de dégager les zones les plus à risque, mais de mon expérience Arome est sous-dispersif et n'écarte pas assez les possibles de son run de contrôle (de plus, pas assez de membres pour des raisons de coût de calcul). J'ai oublié d'évoquer l'est de la Corse tout à l'heure, un peu dans la même config que sud LR, mais dans la nuit de mercredi à jeudi , avec une focalisation d'un axe d'air chaud très instable convergeant durablement sur le relief. Là aussi il y a des signaux > 300mm, mais cette fois en 24h
  4. MF dispose également de Arome-IFS couplé à CEP qui est souvent d'une grande aide à la décision, et qui ne réagit pas forcément sur les mêmes secteurs ni avec la même intensité que Arome couplé à Arpege. Journée de mercredi à suivre de près, ça pourrait effectivement dégénérer quelque part entre 66 et 83 avec des orages stationnaires. Le 66 et 11 plus durablement exposés au risque, dès ce soir en fait, mais en terme de virulence orageuse, 13 et 83 pourraient également avoir quelque chose de vraiment costaud demain après-midi, avec une probabilité de stationnarité un peu moins nette que sur le sud et l'ouest de LR. Dans la nuit de mercredi à jeudi, éloignement des forçages d'altitude, mais le flux va durablement rester orienté au secteur sud, à l'avant d'un autre talweg bien plus profond. Il devrait donc continuer à pleuvoir abondamment sur les Cévennes. Au total, des accumulations > 400 mm sur la semaine sont possibles.
  5. gaet34

    Prévisions Sud-Ouest Octobre 2018

    C'est vrai qu'à l'automne le sud-ouest profite parfois de conditions foehnées quand les régions méditerranennes prennent leurs épisodes. Mais là, neigeounet, la situation est un peu différente avec un cut-off bien dynamique qui progresse vers le nord-ouest en se positionnant sur le Golfe de Gascogne, rabattant ainsi des axes de fortes theta'w depuis la Méditerranée. Combiné au fort dynamisme d'altitude, la situation est bien favorable à une sorte de frontogénèse avec des pluies à caractère orageux (ce que propose Arpege), rien à voir avec ce qui va se passer près du Golfe du Lion cela dit où l'instabilité sera bien plus forte. Je serais donc plus prudent, pour moi c'est pas exclu que ça tourne à la pluie malgré le vent de sud-est Avec le mouvement de a dépression d'altitude, les pluies méditerranéennes devraient également largement déborder sur les versants atlantiques, raison pour laquelle le Tarn et l'Aveyron sont passés en vigilance orange à 16h. On attend jusqu'à 150 mm sur les bassins amont Thoré, Agout, Dourdou notamment. L'autan devrait bien souffler dans son domaine, rafales > 60 km/h sur les hauteurs du sud-ouest Massif Central, 80/100 sur Midi Toulousain et au pied de la Montagne Noire
  6. gaet34

    Suivi de l'ouragan Florence

    Il est fort probable que Florence atteigne la catégorie 5 sur son trajet maritime, mais honnêtement on n'est pas à 10 kt près au niveau de l'atterrissage pour qu'il y ait des conséquences dramatiques : un mix entre Katrina et Harvey, avec les Outer Banks (région à la vulnérabilité similaire à celle du delta du Mississippi) possiblement sur le quadrant nord du cyclone, là où il y a la submersion marine la plus grave. Ensuite, les cumuls qui pourraient être observées sur le piémont des Appalaches avec la stagnation du système : plus de 500 mm d'ores et déjà envisagés par les modèles, on peut imaginer plus. Dernier petit détail, Florence pourrait profiter du Gulf Stream pour un dernier petit boost avant atterrissage.. si c'est en cat.5, ce qui est encore hypothétique, ce ne serait que le 5ème de l'histoire des Etats Unis, après "Okeechobee" en 1928, "Labor Day" en 1935, "Camille" en 1969 et "Andrew" en 1992
  7. Cela a déjà été partiellement fait en réduisant le coefficient qui prend en compte l'énergie cinétique turbulente. Impossible de trop diminuer ce paramètre sinon les scores du modèle se dégradent. Et de manière générale on préfère les fausses alarmes que les non détections. Heureusement que les modèles ne sont pas parfaits et qu'il reste un peu de plus-value à y apporter de la part des météorologues, sinon on automatise tout et on peut annoncer des rafales à 160 km/h demain en Gironde
  8. Forte dégradation orageuse en vue, néanmoins c'est le cas parfait où Arome surestime dans la plupart des cas, et ce assez nettement, l'étendue et l'intensité de ses fortes rafales. Plusieurs facteurs atténuants à prendre en compte - la nébulosité en moyens / hauts de l'après-midi qui pourrait tourner à l'orage AcCasGen notamment dans les landes et consommer une partie de l'énergie (notamment Dcape) - la surestimation de la couche d'air sec de basses couches, paramètre indirectement pris en compte pour le calcul des rafales Arome.
  9. Bonsoir, Ce que tu appelles conditions anticycloniques, ça correspondrait pas à des journées bien ensoleillées ? Il faut en outre bien distinguer vent moyen et rafales. Dans ces cas là, les plus basses couches de l'atmosphère se réchauffent deviennent instables. Des rouleaux de convection apparaissent, et la turbulence (qui au départ résulte de la friction de l'atmosphère avec le sol) augmente, ce qui a pour but d'homogénéiser la couche limite et de la ramener à un état plus stable. C'est un domaine très complexe, mais en gros, toutes choses égales par ailleurs (c'est pourquoi je présume qu'il s'agit de journées bien ensoleillées, c'est à dire sans variation des conditions météo), la turbulence est proportionnelle à l'intensité de chauffage perçu. Cette homogénéisation des paramètres thermodynamiques génère de la variation de quantité de mouvement. Le vent (notamment rafales) est donc plus fort et a tendance à souffler vers les basses pressions, c'est à dire vers la source de chaleur. Il y a ensuite le relief qui canalise l'écoulement, et l'influence de Coriolis qui entre en jeu en faisant "tourner" ce vent selon la verticale. La nuit, et jusqu'en milieu de matinée environ, le flux radiatif est inversé : la turbulence diminue par ce seul effet (attention, il y a d'autres sources de turbulences) et les très basses couches de l'atmosphère tendent à revenir à une situation de calme, avec un vent nul. Ce sont des généralités, mais il y a des contre-exemples ; par exemple, le vent est généralement plus fort au-dessus d'une couche limite nocturne que diurne, c'est de manière très simplifiée ce qui explique pourquoi le vent peut être plus fort en montagne la nuit qu'en journée. Les processus de couche limite sont moins prédominants dès lors qu'une circulation synoptique est bien établie, par exemple en cas de fronts marqués, avec un fort gradient isobarique sur de vastes échelles, selon la règle de Buys Ballot où l'on néglige tout hormis le gradient de pression et la rotation de la Terre. L'atmosphère réelle varie entre ces deux cas théoriques : le cycle diurne du vent de la couche limite se combine aux variations de vent de grande échelle. Un bon moyen d'illustrer cela, c'est de se représenter une situation à fortes giboulées, c'est à dire avec une masse d'air froid et du vent fort en altitude. En mer (= friction faible donc turbulence faible) la force du vent moyen dépend quasi-uniquement du gradient de pression, tandis que la différence entre les rafales et le vent moyen va dépendre de l'instabilité et donc de l'intensité du froid en altitude, en considérant les variations de la température de la mer négligeables. Sur terre, il y a non seulement de la friction, mais aussi un cycle diurne marqué de la température des basses couches. La force du vent moyen dépend toujours des structures de pression de grande échelle, mais avec une plus grande influence des processus de couche limite. La force des rafales est toujours étroitement liée à l'instabilité (plus précisément la Dcape) qui est quasi-nulle la nuit. A l'arrière d'un front froid le gradient isobarique tend en outre à se desserrer, c'est pour cela qu'en ce genre de situations, le vent "tombe" généralement la nuit, au plus près du sol (moins vrai dès les premières hauteurs) où l'on observe parfois du calme.
  10. Merci pour ce sujet, je suis 100% d'accord avec les propos de @meteor Il faut bien se replacer dans le contexte de l'étude déjà parue l'été dernier. On considère un été particulièrement chaud dans le scénario d'émission de GES le plus défavorable. On ajoute donc un forçage radiatif d'une dizaine de W/m². Le reste c'est de la physique avec des boucles de rétroaction qui s'amplifient et qu'un modèle comme ALADIN climat semble suffisamment robuste pour simuler quelque chose de cohérent à 2m. Exemple de rétroaction qui s'amplifie, c'est les températures hivernales en Arctique Pourtant, d'après l'intuition : "il fait nuit et il y a de la banquise, donc c'est un puits radiatif et donc pas de raison qu'il fasse moins froid qu'avant". Voilà le graphique depuis 1958 pour DJF au-delà de 80N : sur les deux dernières décennies, la tendance est de +3°C par décennie L'erreur de Jouzel (volontaire ou non, déformation des medias pour avoir plus de clic ?), c'est d'évoquer ces températures à l'horizon 2050, alors que dans la simulation en question, elles n'apparaissent pas avant 2075 http://iopscience.iop.org/article/10.1088/1748-9326/aa751c/pdf
  11. gaet34

    Suivi du temps dans le Sud-Ouest - Août 2018

    63.3 mm: 39 pour la première vague orageuse, 24.3 sur la deuxième
  12. gaet34

    Suivi du temps dans le Sud-Ouest - Août 2018

    Oui effectivement après réflexion c'est bien plus que 50 mais compte tenu de la faible réaction des rivières et de l'absence d'obs et de retours terrain on peut pencher vers du 120-150 en max hier soir. Quant au 8mm de 23h ce n'est pas une conn*rie mais le révélé spc de pessac sur Dourdou. J'ai beaucoup de doutes mais j'ai tendance à plus faire confiance aux pluvios qu'aux lames d'eau radar Dans le débat sur Twitter avec Sebaas il s'agissait de la valeur à 22h les 50. Je reconnais qu'abaisser de 270 à 50 était un peu abrupt. Impatient d'avoir de tes retours également
  13. gaet34

    Suivi du temps dans le Massif central - Août 2018

    L'an dernier avec plus de 200mm sur Landos en quelques heures, la Loire était montée rapidement à plus de 1000m3/s ce qui n'est pas le cas ici sur les stations vigicrues du Lot Dourdou et même Célé. Je suis donc effectivement très circonspect sur les lames d'eau radar. À 23h, 8mm observés / 114. estimés à St Cyprien sur Dourdou, et 21 mm observés /52 estimés à Leynhac de l'autre côté de la vallée du Lot. Du coup je pense que le radar prend les gros échos de grêle du multicellulaire au dessus d'une couche d'air restée plus sec près du sol. La mosaïque radar intègre les plus forts échos qui peuvent être issus de radar auxquels on applique déjà des algorithmes de correction (exemple coefficient d'amplification pour tenir compte de précipitations devant les plus forts échos) C'était arrivé il y quelques semaines (je n'ai plus la date en tête) dans les Pyrénées Atlantiques ; plus de 120 mm estimés et seulement 20/30 dans tous les pluvios, on avait conclu à un rapport 4/4.5 entre la lame d'eau brute et la lame d'eau réelle.
  14. gaet34

    Suivi du temps dans le Sud-Ouest - Août 2018

    Bonsoir, Elle appartient à la CNPE du Blayais, et les données ne sont pas disponibles sur l'espace données publiques de MF ni même accessibles à la vente. Je me suis quand même permis ici d'évoquer le record absolu. Elle est en activité depuis 1995.
  15. gaet34

    Suivi du temps dans le Sud-Ouest - Août 2018

    Salut Certaines stations ont des records antérieurs à cette fameuse journée du 4 août 2003 : Pauillac 41.0°C le 31 juillet 1975 Sauternes 41.8°C le 2 août 1906 (!!) (soit le plus vieux record absolu encore valable en France, partagé avec la station de Châteauroux) A la station de la centrale du Blayais ouverte depuis 1995 le record est de 38.1 le 30 juin 2015 Sur les stations ouvertes après 2003, les records absolus ont été établis soit le 30 juin 2015, soit le 19 juillet 2016. Enfin, certaines ont un record absolu en 2003, mais le 5 août (Cadaujac, 40.0) ou le 13 (St Sulpice de Pommiers, 40.3