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Arkus

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  1. C'est vrai que dans le Centre les chiffres sont assez impressionnants, déficit quasi systématique depuis plus d'un an : Du coup en année glissante, on tombe à 414 mm, pour une moyenne à 744 mm, très loin de l'écart-type (124 mm) qui est limité en région océanique, contrairement aux régions méditerranéennes : Si on regarde dans le passé, ce n'est toutefois pas inédit, on a déjà fait un 361 mm de fin août 1948 à fin août 1949 : Sauf qu'en 2019, on a une différence notable par rapport à l'époque :
  2. 9.6°C de Tn à Blagnac ce matin, et donc première Tn sous les 10°C ce qui est relativement précoce par rapport à la climato récente. Il faut remonter à 2010 pour trouver plus tôt (le 31 août, 5 jours seulement après les 40°C les plus tardifs ! ). Par contre dans les années 50 à 80, les Tn de moins de 10°C en août étaient quasi systématiques.
  3. C'est plutôt précoce. Je manque malheureusement de données sur la période 1994-2008, mais on est nettement plus tôt que toutes les années depuis 2008, et même par rapport 1975-1994, ça reste tôt :
  4. Mieux que ça, c'est même une des plus fortes anomalies normalisées de Tm quotidienne, tous mois confondus ! La plus forte en fait selon ma méthode de calcul (non officielle) :
  5. On est loin derrière 2003, mais on a pris le large devant la 3ème place, 2006 qui était à 22 jours au 29 août et 23 en fin d'année :
  6. Belles averses orageuses sur l'agglo toulousaine en effet, pratiquement stationnaires, donnant des cumuls très disparates. Fort Blagnac a bien fonctionné avec seulement 0.8 mm. La carte Netatmo confirme avec quasiment rien sur Blagnac sud, St-Martin du Touch et Ponts Jumeaux, et à côté de ça de bons cumuls sur Cornebarrieu, Colomiers, Tournefeuille (encore !), le max étant sur cette dernière ville avec 42 mm ! La lame d'eau radar est éloquente : On notera aussi la nouvelle Tn tropicale de Blagnac qui vient d'être validée avec 21.2°C.
  7. Je n'ai peut-être pas été assez clair en disant que je parlais de la zone de neige fraîche la plus étendue visible à gauche du Cylindre. Si on veut être vraiment précis, elle est située au Cuello de Marboré, sur la crête qui relie le Pic au Cylindre, et on voit également du blanc sur le sommet du Cylindre et du Mont Perdu, même si la forme des sommets ne permet pas d'en voir beaucoup. Par contre depuis le Pico Mondicieto où est la caméra, on voit bel et bien le sommet du Pic du Marboré, situé à gauche du cylindre, simplement sa forme aplatie comme ne l'indique pas son nom l'empêche de ressortir de manière évidente de l'image. Pour s'en convaincre, on peut ouvrir Google Earth, avec une vue virtuelle identique à celle de la caméra : Et à la même verticale un peu plus haut, le Pic est bien là avec sa couleur beige caractéristique :
  8. Touche blanche éphémère au Pic du Marboré ce midi. À l'heure qu'il est ça a déjà fondu. https://www.alberguesyrefugios.com/webcams
  9. Et nous sommes donc à 19 nuits tropicales à Blagnac depuis le début de l'année (2ème rang au 18 août, derrière 2003 qui avait 28 occurrences à cette date). Pour comparaison il n'y a eu que 12 gelées sur l'ensemble de la dernière saison froide (3ème plus basse valeur) ...
  10. Merci à tous ! Allez, c'est cadeau, en version améliorée Je te le souhaite. Ces orages méditerranéens, rien de tel pour avoir la dose de foudre ! En fait ce n'est pas tout à côté, mais pas non plus si loin que ça, au regard du potentiel. En y réfléchissant, il vaut mieux faire une fois un gros trajet pour quelque chose de solide, que plein de petites sorties foireuses, qui cumulées commencent à faire de la distance aussi. Je me rends compte que par manque de motivation et à force de foirages répétés, j'ai tendance à restreindre de plus en plus mon rayon autour de Toulouse, et j'envisage de moins en moins de sorties comme j'ai pu le faire par le passé vers le bordelais et ou encore au delà vers les côtes charentaises (environ 350 km, guère moins que Barcelone). La Catalogne doit être l'exception tant le potentiel orageux et photographique est supérieur, je dois y aller autour d'une à deux fois par ans, et j'ai très peu souvenir d'avoir été déçu. La seule chose qui me manque encore est une belle trombe, mais pour le reste c'est souvent de belles structures sous un ciel étoilé, de la foudre esthétique, de l'extranuageux, ...
  11. Bonsoir à tous, Quelques mots sur la dégradation orageuse qui a touché la Catalogne dans la nuit du 11 au 12 août dernier, pour déboucher sur un épisode de foudroiement facilement parmi les plus esthétiques qu'il m'a été permis de photographier jusque là ! Tout commence par les modèles qui entrevoient un potentiel dans la région déjà plusieurs jours avant, mais la prévision n'est pas une mince affaire (comme souvent dans le secteur) tant les versions divergent. A l'origine, le secteur le plus intéressant semblait le piémont pyrénéen, avec un flux maritime qui réalimenterait les cellules pendant plusieurs heures sur les reliefs. Connaissant un peu les très beaux paysages qu'abrite le secteur, ça semble être une belle option. Mais a fur et à mesure des sorties la côte semble également propice à l'éclosion de cellules assez intenses avec une instabilité très marquée. Par exemple CEP voit des pointes de CAPE à 4000 J/kg plus au sud, et jusqu'à plus de 2000 au voisinage immédiat des orages ! Globalement on a deux camps : les mailles larges (CEP, Arpège) qui concentrent l'activité près de la côte, et les mailles fines qui privilégient le piémont pyrénéen, en particulier Arome qui ne voit quasiment rien sur la côte, et EURO4, seulement sur le tard. N'arrivant pas vraiment à trancher, je décide de laisser les deux options ouvertes en arrivant par les montagnes, et en envisageant de me décaler plus tard vers la côte si la situation s'y prête. Visiblement je n'ai pas été le seul à suivre cette trajectoire. Je me place donc en début de nuit sur les hauteurs de la vallée du Segre, on sent bien le vent venu de la mer, et les bourgeonnements sont là, éclairés par la lune : Je reste quelques temps pour observer l'évolution de la situation, mais assez vite les choses ne prennent pas comme Arome le suggérait, d'autant que le ciel commence à se boucher de plus en plus. Pour ne pas hypothéquer la deuxième option, je m'étais laissé jusqu'à minuit environ avant de descendre s'il ne se passait rien, l'heure est donc arrivée. De plus, des développements semblent se mettre en place au satellite et au radar sur les hauteurs côtières au dessus de Tarragone, là où les mailles larges l'envisageaient, je plie donc bagages, et file vers la plaine. Très vite des flashs apparaissent dans cette direction et les cellules remontant vers le NE dans un flux rapide ne se retrouvent pas si loin de ma position. Étant situé à l'arrière, j'ai la vue sur les structures dans leur ensemble et déjà pendant que je roule, plusieurs impacts extranuageux spectaculaires sortent des sommets ! Je fais donc une pause assez vite vers Guissona, mais malheureusement quelques cumulus se sont intercalés et masquent une partie des canaux : Je reste un moment à observer le défilé des cellules. Pour l'instant la ligne est entièrement dans les terres, le potentiel visuel sur la côte est encore incertain. Mais au bout d'un moment, le ciel se brouille de plus en plus de mon côté et la ligne commence à s'enraciner sur le littoral. Si les cellules individuelles se déplacent vite, la ligne elle-même se propage encore assez lentement, je décide donc de la traverser pour voir ce qui se trame de l'autre côté. Je prend Cervera, puis Igualada, traverse quelques noyaux de pluie de manière assez courte heureusement, globalement les intensités restent acceptables pour rouler. Arrivé à Vilafranca del Penedès, petite pause pour décider du point de chute. Les choses ont bien évolué : la pointe de la ligne s'est désormais bien intensifiée, et longe la côte vers le NE, la destination est évidente : Sitges ! Je programme le GPS et m'engouffre dans la succession de virages et de tunnels de la C15 en espérant arriver à temps. Une fois arrivé versant littoral, je suis presque au sec et je commence à voir des impacts pleuvoir sous des bases bien denses : cette fois je comprends qu'il y a du lourd à la clé. Le GPS m'annonce 9 minutes restantes avant d'arriver, dans ma tête je pense en rigolant comme à chaque fois dans ce cas : "les 9 minutes les plus longues de ma vie". A partir de là la conduite est quasi automatique, le cerveau est focalisé sur une seule chose : arriver, déballer l'appareil, lancer les poses. Une fois sur place, l'activité ne faiblit pas du tout, dès le deuxième déclenchement, voici ce qui sort : F8, il va falloir fermer un peu ! Les impacts sont très brillants, à impulsions multiples. Je suis à 17 mm (EXIFs erronés) pas mal d'impacts tombent hors cadre, parfois à droite, mais surtout à gauche, des fois bien proches, l'ambiance est quelque peu tendue ! Le centre ville de Sitges visible vers le milieu du cadrage est à un peu moins de 2 km. Et ça ne loupe pas, un double pile dessus : Puis : Désormais on peut voir le rideau très dense qui a bien avalé le paysage par rapport à la première image, la suite est inéluctable, à ce stade toute tentative de fuite est vouée à l'échec : Je me fais balayer sans attendre par de fortes rafales, des seaux d'eau, et une chose que je n'avais pas du tout anticipé, absorbé par les photos : des grêlons qui commencent à tambouriner sérieusement sur la voiture. Je cherche à tout hasard un semblant d'abri, mais rien à attendre de ces zones de lotissements, et je ne peux pas aller très loin, dès la première épingle la rue est un torrent avec des jets d'eau qui jaillissent des égouts. L'orage passe quand même assez vite mais aura le temps de laisser 52 mm à l'aéroport de Barcelone situé à 20 km. A Sitges, l'AEMET relèvera une rafale à 97 km/h, mais en regardant la position de la station, celle-ci est au niveau du péage de l'autoroute qui dans une vallée encaissée et protégée à l'ouest. En ville, des vidéos montrent le front de mer bien amoché avec de nombreux palmiers à terre, en plus des torrents d'eau dans les rues et des points bas inondés. Niveau grêle, je m'en sors honnêtement, avec quelques belles marques de plus sur la voiture. Une petite sieste et je rentre au petit matin dans une ambiance bien humide. Une fois de plus, la région n'a pas déçu !
  12. Arkus

    Temps en Espagne

    J'étais sur Sitges, ce fut un orage mémorable ! On a eu droit à tout : belle structure à l'avant, foudre spectaculaire en quantité, puis des trombes d'eau, grosses rafales de vent (97 km/h relevés par l'AMET sur Sitges, des dégâts en ville) et enfin de la grêle de bonne taille (pas pu bien voir de nuit avec la flotte, mais au bruit et aux marques sur la voiture, je dirais environ 3-4 cm). Une des images, je posterai probablement un sujet plus étendu :
  13. Excellente nouvelle ! Mais pour l’anecdote le Tdx de la fiche de Toulouse est déjà obsolète puisque la station a atteinte 24.3°C entre deux orages vendredi dernier. Ce qui fait un sacré bond par rapport aux 22.2°C de la fiche initiale.
  14. Tout s'explique ! 😁 Bon, belle soirée orageuse sur Toulouse pour clôturer ce coup de chaud humide, une soirée comme on a trop peu souvent ! Belle structures lors de la première salve, et belle activité électrique lors de la seconde. Pour illustrer cette dernière, un des derniers impacts pris depuis Pech David tout juste avant de plier bagages, le vent commençait à sacrément secouer, d'où un malencontreux flou du 1er plan : Sinon, belle journée climatiquement sur Blagnac avec cette Tn remarquablement haute à nouveau, puis une pointe d'humidex à 43 dans l'après-midi et surtout je suis étonné que personne n'ait relevé le Td horaire de 24.3°C juste après la 1ère salve d'orages ! A priori encore un nouveau record sur la période récente, j'espère que @Ventdautan nous fera un retour sur les données 6 minutes, qui sait, peut-être a-t-on dépassé les 25°C ?
  15. Il y a probablement plusieurs manières de procéder. La plus défendable me semble de faire tourner des modèles météo / climatiques bien calibrés, sur une assez longue période et de regarder la valeur max sur cet endroit, mais c'est un peu lourd. Sinon une méthode statistique très simple, si on possède une série d'observations assez longue sur cet endroit est de regarder la plus forte anomalie relevée sur la saison du max et de la reporter sur le jour moyen le plus chaud. Avec le contexte du réchauffement on peut en plus corriger cette anomalie de la tendance climatique. Pour l'anecdote j'avais utilisé cette méthode l'année dernière pour illustrer une discussion sur l'évolution des records de Tx en France, dans laquelle j'avais estimé le record potentiel de Bourges en 2018 à 41.6°C, alors que le record de l’époque était encore celui de 2003 à 39.9°C. Il se trouve que Bourges à enregistré cette année le 25 juillet un nouveau record ... à 41.7°C, avec justement les conditions optimales décrites ! Bon, on est d'accord que le fait d'être tombé aussi proche est largement dû au hasard, avec beaucoup d'autres villes ça serait tombé plus loin au dessus ou en dessous, mais ça montre quand même que cette méthode n'est pas délirante. La discussion en question :
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