Arkus

Adhérent Infoclimat
  • Compteur de contenus

    4 224
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    2

À propos de Arkus

Personal Information

  • Lieu
    Toulouse

Visiteurs récents du profil

Le bloc de visiteurs récents est désactivé et il n’est pas visible pour les autres utilisateurs.

  1. Arkus

    Suivi du temps dans le Sud-Ouest -Juin 2018

    Et pourquoi pas dès demain ? Arôme avait pratiquement sous-estimé les Td d'aujourd'hui, et pourtant il voit justement des valeurs jusqu'à 22°C pour demain. De toutes façons j'imagine que si on part sur un régime de temps complètement sec, l'effet des pluies de printemps va vite disparaître sur l'humidité des sols. Ce serait intéressant d'avoir une mise à jour des cartes que tu as l'habitude de poster.
  2. Arkus

    Suivi du temps dans le Sud-Ouest -Juin 2018

    En effet, sur Toulouse aussi c'est fait : 30.8°C à Blagnac à 16h. Mais ce qui est remarquable, c'est la moiteur très prononcée, qui pour une fois ne se limite pas au Pays Basque ! Quasiment 20°C de Td, soit un humidex de 38, on démarre fort pour une première journée de ce type.
  3. Arkus

    Suivi du temps dans le Sud-Ouest -Juin 2018

    Nouvelle Txx annuelle pour pas mal de monde dans le SO aujourd'hui, je suppose. En tout cas c'est le cas sur Toulouse avec 27.9°C à Blagnac et 29.1°C à la Cité de l'Espace. Valeurs cependant déjà approchées en mai et même pratiquement en avril. Mais contrairement à ces épisodes de printemps, arrivé fin juin ce sont des températures clairement de saison, la Tx moyenne pour un 19 juin à Blagnac étant de 25.5°C (ou plutôt "était", sur la période 81-10). Par contre demain les choses sérieuses commencent avec la barre des 30°C qui devrait être franchie sans difficultés, on pourrait aller jusqu'à 32°C d'après les dernières mailles fines.
  4. Arkus

    Suivi du temps dans le Sud-Ouest -Juin 2018

    Suite aux débats sur le degré de "pourritude" de ce printemps, j'avais sorti quelques chiffres sur 1 mois à Toulouse et St-Girons, montrant que ce n'était pas si catastrophique par rapport aux moyennes et records passés, mais en émettant la possibilité que l'on observe des choses plus tranchées en étendant la période à 6 mois : Voici donc les résultats, qui j'espère finiront de me réconcilier avec @seb93100 ! Sachant que la période fortement humide et grise du printemps se combine avec la période humide et grise de l'hiver, on pouvait logiquement s'attendre à des chiffres plus éloignés de la moyenne, et c'est bel et bien le cas. Si on laisse de côté les températures qui sont proches de la moyenne sur les deux périodes, pour tous les autres paramètres (cumuls de pluie, fréquence des pluies et ensoleillement), les écarts sont plus forts : et à nouveau c'est St-Girons qui s'en sort le moins bien, avec même des records battus, ce qui étaye bien le ressenti cette fois ! Ci-dessous donc les écarts à la moyenne les plus marqués dans le sens "pourri" sur 6 mois glissants récents, et les plus forts écarts par le passé sur une période similaire (6 mois glissants inclus dans la période décembre - juillet) : Pour Toulouse, pas de records, mais des écarts assez marqués surtout sur les cumuls de pluie et l'ensoleillement. Sur St-Girons, on est plus ou moins au niveaux des records sur tout ce qui concerne la pluie et l'ensoleillement : - Pour les cumuls de pluie, à +/- 1 mois on trouve des excédents plus forts, mais celui de 2018 et déjà très important, et en fait à peu près record sur la période exacte où il a été relevé. - Pour la fréquence des pluies, on vient de battre un record absolu de fréquence des pluies sur 6 mois : 105 jours sur les 6 mois centrés autour du 7 mars 2018, contre un précédent record à 97 jours autour du 13 octobre 1960. En termes d'excédents, avec 40 jours de trop on est en record sur la période, par contre c'était un peu plus marqué en 1960, mais en deuxième partie d'année - Enfin l'ensoleillement est lui aussi le plus faible relevé sur 6 mois autant en valeur absolue qu'en écart à la moyenne. Il est plus difficile de parler de records vu la courte période de la série de données, mais à 2.7 écarts-types sous la moyenne, on peut considérer sans risques que c'est une belle valeur. 3 graphes sur St-Girons pour illustrer ça plus en détail. Je rappelle que les statistiques sur 6 mois sont datées au centre de la période, donc les séries qui s'arrêtent mi-mars prennent bien en compte les données jusqu'au 16 juin. - Cumuls de pluie, où l'on voit que l'on talonne les recors sur la période : - Fréquence des pluies, où on additionne un fort excédant à une moyenne déjà au plus haut, ce qui aboutit sur un record absolu sans difficultés. 40 jours d'excédent sur 6 mois, en gros ça fait 3 jours de pluie supplémentaires toutes les 2 semaines, et pendant une moitié d'année, ce n'est pas rien ! - Et enfin l'ensoleillement, très logiquement la moyenne sur 6 mois glissants remonte en théorie dès que la moitié de la période arrive sur la nouvelle année. Or, cette année il y a eu comme une sortie de route, avec le cumul qui a continué à diminuer jusqu'à maintenant pratiquement, une vraie descente aux enfers 😁
  5. Arkus

    Enlever des photos par paquets

    C'est vrai que ça serait pratique, cela dit ce serait dommage que certains anciens messages perdent leurs images, le but de l'hébergement sur IC était précisément d'éviter ça. A défaut de meilleure solution, tu peux déjà trier les fichiers par taille et supprimer les plus volumineux.
  6. Arkus

    Climatologie mai 2018

    Je ne sais pas trop si c'est le meilleur endroit pour mettre ça, mais voici un chiffre qui illustre bien le caractère exceptionnel de la persistance synoptique que l'on a eu sur une grosse deuxième moitié du printemps 2018. J'avais déjà fait l'exercice de comparer les températures moyennes de Toulouse et Strasbourg sur un mois glissant pour taquiner @Orage99 dans feu le topic des lamentations : Avec le recul que l'on a, j'ai réitéré l'exercice non pas sur 1 mois mais 2 mois glissants. Quelle ne fut pas ma surprise de constater que l'on a pulvérisé le record en la matière pour les Tm et Tx moyennes : - Jusqu'à 2018 et depuis 1945, Strasbourg avait réussi à avoir au mieux une Tmm 0.7°C plus haute que Strasbourg, c'était arrivé sur les 2 mois glissants centrés autour du 27 avril 2009. En 2018, cet écart est monté à 1.3°C autour du 12 mai. - Pour les Txm, le record précédent était de 2.1°C sur la même période d'avril 2009, dorénavant on passe à 3.1°C, sur les deux mois centrés autour du 7 mai 2018 ! Les graphes pour ces deux séries, qui permettent de biens visualiser ce qu'il s'est passé :
  7. Arkus

    Suivi du temps dans le Sud-Ouest -Juin 2018

    Techniquement, c'est une description correcte. Pour être sûr qu'il s'agit d'un tuba, il faudrait s'assurer qu'il y a de la rotation, ce qui n'est pas visible pour une structure aussi éphémère et petite vue du sol. Mais seule la présence de rotation peut expliquer la formation d'une structure lisse et allongée comme ça sous la base d'un cumulus. Cela dit ça doit être assez fréquent, et passer la plupart du temps inaperçu.
  8. Arkus

    Le topic du Jardinage.

    Tiens j'ai pensé à vous sur ce topic en tombant là-dessus hier : http://www.melakarnets.com/index.php?post/2018/06/04/Les-tips-perma-de-tata-Mélaka Si c'est pas trop tard, ça vaut le coup de tester, en tout cas il n'y a pas grand chose à perdre !
  9. Arkus

    Suivi du temps dans le Sud-Ouest -Juin 2018

    Pour revenir à dimanche, pas eu le courage de remonter à Pech David, j'espère que ce n'était pas photogénique car les conditions étaient bonnes avec l'orage passant sur l'ouest de l'agglo et la colline au sec. La déception du reste de la journée a sans doute pesé dans la balance avec des orages bien peu photogéniques. Deux images tout de même, l'une dans l'après-midi du côté de Bram dans l'Aude, une cellule à l'arrière de celle qui a traversé tout le Massif Central : ça commençait à s'organiser, avec un bon vent d'est entrant dans l'orage, au radar l'écho s'est légèrement recourbé autour du courant ascendant (on le devine sur l'image), mais pas de rotation visible. Un peu de foudre sur la partie droite. En soirée, retour en région toulousaine pour intercepter les cellules venant du Gers. Intra à 100% quasiment sans surprise, mais beau sillage turbulent nocturne tout de même, depuis Grisolles : Ah et puis pas plus tard que cet après-midi, tranquillement concentré sur mon boulot, je jette un coup d'oeil par la fenêtre et que vois-je ? Un petit tuba sous un cumulus ! Je dégaine le téléphone avant qu'il ne se dissipe un instant plus tard. J'ose à peine vous mettre la photo tant la qualité est misérable, mais enfin un tuba est un tuba !
  10. Arkus

    Tendance été 2018

    Merci pour ce lien, très intéressant ! Alors pour nuancer un peu, l'article précise bien que selon leurs résultats, le scénario 3, d'arrêt complet de l'AMOC conserve une chance négligeable de se produire. En revanche l'accent est fait sur le scénario 2, dont ils estiment que la probabilité est nettement plus forte qu'estimé jusque là : c'est pour lui que sont valable les 45%. Sachant que même dans ce cas les conséquences pour l'Europe ne sont pas anodines : comme on le voit sur la carte, le réchauffement est presque effacé sur les Iles Britanniques. Par ailleurs il est dit que l'arrêt complet de l'AMOC tel que simulé dans les modèles utilisés, s'il devait arriver par un incroyable concours de circonstances, serait plutôt un phénomène progressif (étalé sur 50 ans, c'est pas vraiment le jour d'après), tandis que le blocage local de la convection océanique, lui serait un phénomène assez abrupt, se produisant en moins de 10 ans : c'est déjà un peu plus brusque. Pour préciser encore, le scénario 2 est un mode à part entière bien spécifique : il n'est même pas forcément associé à un ralentissement global de la circulation, c'est juste un blocage local de la convection. Et donc potentiellement il pourrait être assez difficile à anticiper si on ne regarde pas au bon endroit.
  11. Ah ok ! Oui, il y a souvent convergence côté Espagne, même si le relief est moins régulier : on voit régulièrement des cellules qui se forment sur le piémont, et on tendance à y rester.
  12. Arkus

    Suivi du temps dans le Sud-Ouest -Juin 2018

    Pour ma part j'ai suivi l’initiation des cellules hier soir en bordure du plateau de Lannemezan (je ne devais pas être très loin d' @Enzo T.). Mais je suis un peu resté sur ma faim par l'absence de structure visible et de foudre. Ensuite, c'est vrai que c'est devenu assez stroboscopique, j'ai pu les suivre pendant un bon moment mais ai du finir par lâcher l'affaire entre Aubiet et Mauvezin tant c'était le chaos : nombreuses coulées de boue, tapis de feuilles et de grêle, et pour finir, arbres en travers de la route. Bien costaud !
  13. Euh c'est-à-dire ? Les Pyrénées forment une chaîne assez haute et régulière pour créer une frontière hermétique dans la basse troposphère : les vents de basses couches ne communiquent pas. C'est pour cela qu'en général les orages ont beaucoup de mal à franchir la chaîne, d'autant que les niveau d'instabilité sont souvent différents entre un côté et l'autre.
  14. Il y a un forçage naturel au niveau de Hautes-Pyrénées, par effet de convergence entre vent d'ouest et vent d'autan, avec en plus un effet d'upslope sur le plateau de Lannemzan : les vents de basses couches sont forcés de monter. C'est une zone où on voit fréquemment les orages se déclencher, et hier il y avait des tentatives de convections profonde depuis le milieu d'après-midi. C'est à l'arrivée d'un petit amas pluvio-instable depuis l'Espagne que cette convection latente a explosé en soirée. Ensuite l'intensification du système a en effet pu couper l'alimentation instable aux orages supposés se former sur l'Aquitaine. Ce que je n'explique pas vraiment c'est pourquoi les modèles s'obstinaient à voir les cellules s'éteindre rapidement sur le Gers, dans un environnement cisaillé et fortement instable. Pour le coup, l'intuition aurait eu tendance à être plus proche de la réalité que les modèles !