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lame2

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  1. Sans chercher plus loin les causes profondes de ce changement qui sont plus complexes à identifier, on note au moins une cause assez visible à cette évolution de circulation sur l’Atlantique; On va passer d'une circulation méridienne avec plongée constante d''une branche du jet sur le centre Atlantique vers le sud, puis après un méandre prononcé, remontée de cette branche vers l'Islande: A une circulation plus zonale avec la branche Atlantique du jet qui va s'orienter progressivement ouest/est dans les 120 heures: Cette orientation aurait pour effet de permettre à la goutte froide dont tu parles de reprendre une circulation zonale vers la France plutôt que de la faire stagner sur le centre de l'océan. Ensuite, cette circulation d'ouest faiblement ondulante s'imposerait plus largement avec l'avancée du talweg Atlantique vers l'est et avec un abaissement progressif de la zone barocline sur l'Europe de l'ouest. Dans ce nouveau contexte, au gré des ondulations le flux varierait entre OSO dans un 1er temps au moins.
  2. C'est plutôt un cauchemar! Le pire, c'est que c'est la réalité actuelle:
  3. Ça devient de plus en plus méridien sur les modèles pour la 2ème partie d'échéance. Même GFS Det qui nous laisse très majoritairement en marge du décrochage continental et quasi continuellement sous l'alimentation douce de l'immense couloir de HP, n'en reste pas moins impressionnant dans sa modélisation de la branche du jet qui court, après un méandre très serré sur l'Atlantique, du cœur de l'Océan jusqu'en Sibérie. Dans ces conditions, il y a de quoi "ramener" vers l'ouest en retour, au moindre décalage à gauche de cette branche du jet. C'est ce recalage pas à pas plus à l' "ouest" de la dorsale que les calculateurs nous proposent en ce moment. Et ça peut évidemment ne pas suffire et nous laisser le cul entre 2 chaises.... comme le plus souvent dans ces conditions.
  4. Finalement GEFS laisse une part plus importante que je ne pensais au doute comme signalé plus haut. On a encore pas mal de modélisation avec un jet d'ouest qui n'arrive pas à réellement s'imposer en fin d'échéance. Et même ceux-là, envisagent parfois une reprise méridienne à l'arrière. On a même à nouveau des scénarios de mise en place de blocage qui reviennent (dédoublement du jet Atlantique= une branche qui monte vers les hautes latitudes, une autre qui plonge vers la méditerranée en opposition au cut-off continental). Bon ben, y a plus qu'à attendre le CEP...
  5. Les modèles ont encore surestimé la capacité de l'air froid en très haute altitude (en l’occurrence associé au talweg Groenlandais)à pénétrer profondément et sur la durée vers le sud. C'est flagrant quand on regarde le diagramme Z500 du 12z d'hier et celui de ce midi. La correction est importante, elle va sans doute se poursuivre dans le GEFS de ce soir. GEFS 12Z hier soir: 6Z de ce midi (correction en cours...): Evidemment si tout cet air froid ne descend plus aussi massivement, la donne n'est plus la même. C'est énervant et intrigant de voir se répéter ce genre "d'erreur" des modèles ces dernières années. Et on n'était pas à 144h... GFS 12 z hier et GFS 12Z de ce soir à l'échéance de mercredi prochain:
  6. Le CEP nous fait un pschitt ce matin, avec un déferlement mou et une dorsale qui ne s'amplifie pas, un jet d'ouest qui reprend très vite à l'arrière. Un simple coup de froid rapide....Dingue quand même. C'est peut-être le caractère très particulier, atypique de la mise en place de cette configuration qui pose difficulté. Ce fameux déferlement Groenlandais, dès qu'il devient plus mou sur la modélisation, la belle mécanique s'enraye. L'Européen est isolé parmi les déterministes dans cette configuration, il l'est même si on le challenge par rapport au panel GEFS (2 scénarios correspondants). Mais c'est le CEP et on commence à connaître cette musique depuis quelques années.
  7. De temps en temps le 18z aime nous envoyer du rêve. Ce soir, il sort le grand jeu avec succession de poussées subtropicales remarquablement cadencées pour se relayer et ancrer un blocage qui drainerait vers nous des masses d'air de plus en plus glaciales dans une rythmique exceptionnelle. On le prendrait à la légère si on ne savait pas que les modèles flirtent de runs en runs avec ce type de synoptique et que les ingrédients de ce type de mécanique sont tous proches avec nos acteurs synoptiques du moment. Quand on voit comment cela se passe lorsque le talweg déferle de cette façon, c'est impressionnant. Et il a au moins le mérite de nous montrer le potentiel de la situation. Pour autant, on reste prudent et on a encore bien en tête les scénarios GEM par exemple ou quelques scénarios GEFS qui continuaient dans le 12 z de nous servir des miettes voire moins de cette situation.
  8. Oui doubleKnacki, le jet à la sortie du continent a son importance mais, déjà à 96 h, on a des différences importantes dans la forme, le comportement, la trajectoire du talweg Groenlandais et aussi dans sa capacité à soulever des anomalies hautes vers la Mer de Norvège. L'écart-type à 96h met déjà bien en évidence ces divergences: (D'ailleurs on dirait presqu'un foetus ce truc là ..... il va accoucher d'une souris ou d'une vague de froid??) Les mêmes éléments d'incertitude qu'hier subsistent, on les remarque aussi en comparant les 2 cartes GFS// et CEP à 96h dans les zones mises en évidence: Sur CEP: Un talweg plus allongé, déjà orienté franchement NO et porté par le jet descendant vers le sud de l'Espagne, et une advection commençant à former une bulle de HTP vers la mer de Norvège propulsée à l'avant du talweg du fait de son avancée vers le sud. On devrait commencer à y voir plus clair demain soir comme le disait Kéké plus haut. En tout cas, dans ce contexte d'instabilité intense des modèles, le CEP impressionne par sa répétition systématique d'un scénario quasi identique;
  9. Oui ça reste indécis entre le coup de froid passager et un épisode plus hivernal et durable. On voit pas mal de variations concernant l'ampleur de la dorsale initiale, elle est souvent un peu revue à la baisse. Dans ce cas, la branche Ouest du jet reprend peu à peu le dessus sur l'ouest Atlantique en rejoignant celle qui entoure la dorsale, elle finit par imposer une circulation d'ouest si elle ne bifurque pas suffisamment vers l'isolement qui commence à se former en Mer de Norvège. Ça se joue souvent à peu de chose car lorsque la dorsale est plus ample, cette branche est quasi inexistante où bifurque plus haut en latitude. Plus tard, le jet se sépare en 2 sur l'Atlantique: une branche plonge vers la méditerranée, une autre monte vers les hautes latitudes et l'épisode est plus durable. EDIT: bon, ben le CEP va rassurer tout le monde...jusqu'au prochain run 😁. Belle démo du scénario 2 en tous cas 😊
  10. Tu fais bien de le préciser car la 1ère étape de cette possible séquence hivernale, à savoir la capacité du décrochage Arctique à nous atteindre n'est unanime sur les modèles que depuis les 12z de ce soir,. Ce midi encore, ce point initial faisait encore l'objet d'hésitation sur les modèles. Il faut déjà que ce point s'ancre de façon unanime sur les sorties à venir pour que cela devienne solide. A force de désillusions, on devient très prudent.
  11. Grosse avancée de GEFS ce soir qui jusqu'à ce midi proposait encore des scénarios de mise en place rapide d'un flux d'ouest sans aucun déferlement Arctique sur nous, rappelons-le. Pour être un peu basique et faire des raccourcis, ça donnait ça sur le plancher des vaches en données brutes (T2M) sur Paris avec des scénarios doux voire très doux: Ce soir exit ces scenarios! le T2M a pris une bonne claque avec un moyenne sous les 0°C pour 2 à 3 jours (à ne pas prendre au pied de la lettre, hein) La descente Arctique devrait donc nous atteindre c'est quasi inévitable. Sa trajectoire sera déterminante pour savoir quelle régions seront concernées par un épisode hivernal. Pour l'instant, il est clairement trop tôt pour se prononcer mais toutes les régions sont potentiellement concernées. La question de la durée de cet épisode froid ce pose également. De ce point de vue, on remarque encore une fois que la puissance et la trajectoire du déferlement sont importantes par rapport à cette situation. Les 3 derniers runs GFS sont riches d'enseignement quant à l'importance de sa puissance et de sa vitesse lorsqu'on se focalise sur le jet de NNO qui en serait à l'origine. On remarque au fil des runs qu'il devient plus puissant et surtout que le max de puissance a tendance à s'étendre vers le sud de runs en runs à 156 h (par exemple). Sud GB ce matin (0z GFS), du sud Islande à sud GB ce midi (GFS0z) et Sud Islande et Ouest Bretagne ce soir: L'autre élément déterminant concernant ce talweg Groenlandais concerne sa trajectoire, en fonction de celle-ci sa capacité sera plus ou moins grande à soulever des anomalies positives de tourbillon subtropical vers la Mer de Norvège. Cet isolement ouvrirait les horizons pour que l'ondulation à l'arrière s'amplifie par la suite dans ce secteur. Le CEP est un des modèles les plus prometteurs en ce sens: Pour autant, l'amplification n'est pas parfaite ensuite puisque le blocage naissant a tendance à partir haut en latitude sur la fin du run mais c'est anecdotique pour le moment. On remarque d'ailleurs à nouveau que le talweg Groenlandais rompt avec le vortex polaire, ce qui a aussi son importance quant à la mise en place d'un éventuel blocage. En tous cas, on flirte souvent avec un blocage hivernal sur pas mal de modélisations ce soir avec un caractère atypique sur les éléments qui en seraient à l'origine. Effectivement, l'ondulation initiale pourrait être assez modeste au moment du déferlement d'où une importance accrue des éléments aval de ce phénomène. Le scénario 4 GEFS est un des scénarios les plus hivernaux du panel (le jaune qui descend à -10°C sur les T2M de Paris au-dessus 😁), il propose lui aussi une ondulation initiale faible mais un isolement important en Mer de Norvège, un jet de NO qui descend jusqu'en méditerranée et une rupture franche du talweg Groenlandais: Ce type de scénario est minoritaire pour le moment mais il est à garder à l'esprit car plusieurs modèles se rapprochent de cette projection .
  12. Beau blocage sur le CEP quand même. On sait qu'il aime bien nous envoyer des cartes de ce calibre mais c'est beau à voir malgré tout. L'ennui avec ce type de cartes, c'est qu'elles ne peuvent qu'être moins belles au fil des actualisations 😄, on y est de plus en plus habitué ces dernières années. Pour autant et pour rester objectif, il faut noter que le CEP continue à être partiellement rejoint par les autres, c'est une signe qu'il est au moins partiellement dans le vrai. C'est aussi le modèle qui envisage le plus de dynamisme dans le déferlement du talweg groenlandais en flux de NO entre 144 et 168 h. C'est sans doute la rapidité et la trajectoire de ce déferlement qui change la donne et qui fait transiter ensuite la circulation d'ONO en situation de blocage (isolement initial de HTP en mer de Norvège en aval du talweg et amplification à l'arrière par rupture partielle du vortex elle même accentuée par le jet qui s'oriente SSO à la sortie du continent Américain).
  13. On assiste effectivement à un rapproché de GFS par rapport au CEP notamment dans la trajectoire du talweg Groenlandais qui plongerait davantage vers nous en lien avec une dorsale plus ample, GFS// s'en rapproche encore davantage avec sa tentative de blocage dans les échéances suivantes initiée dès la descente du talweg comme sur le CEP. En tous cas, si le schéma CEP continue de s'affirmer, il faudra vraiment surveiller la trajectoire de ce talweg si elle ne "s'océanise" pas trop. De ce point de vue, la position du jet vers 100 h pourrait être déterminante lorsqu'il plonge vers le SE de l'Espagne: on remarque au fil des actualisations des sorties que la branche suivante qui porterait le talweg aurait tendance à suivre à peu près la même trajectoire dans sa plongée vers 180 h:
  14. On n’y voit pas plus clair ce matin. Et le CEP est le modèle qui me paraît le plus en décalage avec les autres déterministes. Très vite, vers 96h, il donne une orientation clairement NO à la circulation à partir du talweg positionné au sud du Groenland, c’est le modèle le plus prompt dans ce sens. Cette circulation produit 2 effets ensuite: Elle permet à la branche du jet orientée NO et plongeant vers la méditerranée de se renforcer Elle permet, lors de la descente en flux de NO au talweg Groenlandais, de soulever des anomalies de HTP entre Islande et Scandinavie pour créer un début de blocage (cf post de Kyrion) Ce scénario est très périlleux, notamment entre 144h et 168 h où le talweg finit par déferler en flux de NO, activant ainsi le début de blocage, on sent alors que la branche NO du jet continue à être la plus puissante. A l’arrière l’ondulation suivante a toute la place pour se déployer et s’amplifier pour ancrer un blocage aux hautes latitudes, le jet a considérablement ralenti du fait de la rupture du talweg en 2. Si la branche Ouest entre Groenland et sud Scandinavie avait repris la main (cf GFS notamment) il en était finit du début de blocage. On sait que les blocages ou les changements de circulation naissent souvent d’un déferlement, ce type de phénomène se retrouve à plusieurs reprises sur les sorties successives des modèles à des échéances différentes depuis plusieurs jours, c’est peut-être donc une porte de sortie.
  15. Grossièrement, ce que je voulais dire (je n'ai pas trop le temps de développer) , c'est que le courant de NO initial permettrait à la masse d'air de conserver majoritairement des caractéristiques arctiques, moins il y aurait de cyclo (les modèles varient encore sur ce point), moins il y aurait des remontées subtropicales à l'avant : La courbure du jet orienté ONO et plongeant vers la méditerranée favoriserait cette situation: Ensuite, je te rejoins, dans une circulation de NO bien établie, avec une zone barocline bas en latitude, s'il y a un décrochage d'anomalies basses massif, la masse d'air pourra conserver majoritairement ses caractéristiques arctiques surtout s'il y a du dynamisme (gfs//6 z). Si elles tangentent un peu trop à l'ouest et ne descendent pas avec un dynamisme puissant, elle soulèverait du tourbillon subtropicale en aval insuffisant pour procurer des conditions pleinement hivernales .
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