lame2

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  1. Il y a quand même des différences notables avec Mai. Le mois dernier jusque début juin, on avait un blocage Islando-Scandinave qui obligeait le talweg Atlantique à s'étirer vers le centre de l'Océan rompant en cut-off réguliers qui nous amenaient l'instabilité orageuse de façon récurrente. Dans la projection des modèles, il n'y a pas un tel schéma. On remarque plutôt la mise en place d'un flux de SO bien installé haut en latitude entre Terre-Neuve et le sud de la Scandinavie en 1ère partie d'échéance et un cut-off isolé et vissé au large de l'Espagne, prompt à nous envoyer des bouffées d'air de plus en plus chaud venant d'Afrique avec un oméga assez bas en latitude sur la France dans un 1er temps. Cette synoptique peut rapidement se figer et évoluer en situation caniculaire (à surveiller). On pourrait, dans un 2nd temps, éventuellement passer dans une synoptique plus proche de celle qu'on a connue, si le blocage se propageait en latitude et vers l'Est. Dans ce cas, le talweg pourrait davantage pousser ses cut-off vers nous mais ce n'est pas le scénario majoritaire pour le moment et c'est trop loin pour se positionner.
  2. lame2

    Suivi du temps dans le Nord Ouest- juin 2018 .

    Pluie diluvienne cet après-midi au nord et à l'est du Mans. Ma cour inondée, je n'avais jamais vu autant d'eau chez moi: La rue à la sortie de mon village:
  3. Oui, des diagrammes comme celui-ci (Paris), extrêmes en d'autres temps pas si lointains, deviennent quasi banals maintenant. En tous cas, les amateurs de sensations estivales seront servis: le contraste avec les semaines passées va être saisissant pour de nombreuses régions! Et, pour la fin d'échéance, il est possible qu'une dégradation se mette en place en liaison avec l'approche du talweg Atlantique rompant éventuellement en cut-off vers la péninsule ibérique (remontées chaudes et instables possibles par le SO mais à confirmer).
  4. lame2

    Suivi du temps dans le Nord-Ouest - Mars 2018

    Il y a de beaux contrastes de température dans le NO Plus de 7°C d'écart de température en moins de 100 km par exemple entre Conneré ( 12°,3 C en Sarthe) et Chartres (4.9°C en Eure et Loir) au même moment!
  5. Ça y est, il est maintenant clair que le décrochage continental va atteindre la France de plein fouet. Nous devrions perdre entre 10 et 15°C en 2 jours en fonction des régions. Il va maintenant être possible de s'attarder sur les réglages fins et les risques de neige. Par définition, une telle masse d'air froide continentale est plutôt stable mais elle pourrait quand même ramener de l'humidité de Mer du Nord notamment voire ramener de l'humidité Atlantique si elle tangente vers l'océan ou plus sûrement provoquer un conflit de masse d'air plus au sud si un creusement méditerranéen se met en place. A toi de jouer Gugo
  6. Que de scénarios Gugo. Concernant UKMO, il ne serait pas si sec que ça en fin d'échéance pour le NO avec un potentiel faiblement neigeux entre samedi et dimanche au moment de l'arrivée de la goutte froide. Mais c'est anecdotique pour le moment. Il est surtout important de voir quelle sera la trajectoire de cette fameuse anomalie glaciale dans un 1er temps, ensuite nous serons en mesure de mieux cerner les possibilités neigeuses. Retenons que UKMO, GFS, ARPEGE, FIM et le CEP dans une moindre mesure envisagent que la goutte froide nous atteindrait quasi directement en transitant peu ou pas par la GB ou la mer du nord, elle garderait, dans ces conditions toutes ces caractéristiques continentales et particulièrement froides. De l'autre côté NAVGEM, ICON et GEM envisagent une trajectoire via la GB avec en conséquence un potentiel hivernal moins présent. On est en fait toujours confronté au même dilemme qu'avant mais avec une différence importante: le scénario 1 est maintenant repris à l'unisson par 3 de nos déterministes les plus performants et par la majorité ensembliste, ce qui n'est pas rien.
  7. Cette goutte froide venant de l'Est donne tout de même l'impression d'être une sorte d'ovni météorologique avec cette masse d'air à -12, -13 voire -15°C à 850 hpa capable de donner des journées quasiment sans dégel sur une bonne partie des régions et des chutes de neige possibles presque partout si elle arrive sur la France avec une trajectoire continentale sans transiter par la GB. Tout ça après la mi mars! GFS et UKMO confirment ce scénario et donc leur précédent run, c'est un signal fort. Les modèles ne vont plus tarder à cerner la trajectoire de cette goutte froide ( nous arrivons dans les échéances courtes) et si le CEP de ce soir se ralliait, on pourrait presque commencer à farter les skis en plaine. Le scénario ICON /GEM serait hivernal mais sans commune mesure avec ce que proposent GFS/UKMO. Sinon je remarque que les déterministes sont souvent beaucoup plus.pertinents que les ensembles à appréhender les blocages Scandinaves ou Islandais en général. Les ensemblistes sont souvent plus performants pour envisager les GA à LT.
  8. Nous ne sommes plus très loin du money time concernant l'appréhension de la situation de la toute fin de semaine et le début de la suivante. Et le signal que GFS envoie dans son run 6z est sans doute important à prendre en compte car il reprend le "scénario extrême" d'un déferlement continental arrivant directement sur la France. Ce scénario était en perte de vitesse sur les dernières sorties et il reprend davantage de vigueur sur ce coup là.
  9. Le scénario d'un déferlement du décrochage continental vers la GB (scénario 2 dont je parlais hier) continue a prendre du galon ce matin même si UKMO et quelques scénarios GEFS continuent à envisager un déferlement direct sur la France (scénario 1: le plus extrême pas complètement abandonné). Le scénario 2 revêt un caractère aléatoire pour nous dans sa dimension hivernale car si l'isolement Scandinave initial n'est pas relayé dans le bon timing par une nouvelle dorsale Atlantique, la goutte froide continentale aurait tendance à s'évacuer vers l'Atlantique laissant la France majoritairement en marge de la descente froide. Les modèles, dans leur majorité n'envisagent pas cela, le relai Atlantique est modélisé fonctionner le plus souvent, de sorte qu'un flux nordique se mettrait en place après que la goutte froide ait "atterri" sur la GB en début de semaine prochaine (à confirmer cependant). Pour la toute fin de semaine, on surveillera encore la trajectoire de la goutte froide Sibérienne qui, si elle déborde sur la France pourrait occasionner un épisode de neige car elle serait associée à un front (petite frange NO et N du pays davantage exposés pour le moment). les phénomènes hivernaux pourraient davantage concerner la moitié nord que le sud sur la semaine suivante si le scénario 2 l'emporte et si un flux nordique se met en place.
  10. Le CEP confirme le scénario 2 dont je parle plus haut qu'il soutenait déjà ce matin: décrochage continental principalement sur la GB descendant ensuite vers nous en flux de nord en lien avec le renouvellement de l'isolement initial Scandinave plus à l'ouest. C'est un scénario très froid pour la saison même s'il est moins extrême que le scénario 1 qui nous enverrait lui, directement un décrochage continental en flux de NE (sans doute pas loin d'être inédit dans son intensité). Le scénario type CEP a quand même la particularité d'être potentiellement plus humide et durable que le scénario 1 lorsque le renouvellement de l'isolement se produit plus à l'ouest comme sur les déterministes qui le soutiennent, le projettent. En faisant la synthèse, il me semble que c'est le scénario finalement majoritaire car une partie des scénarios GEFS de type 1 sont finalement proches de l'Européen en envisageant un décrochage initial avec un parcours plus septentrional que GFS/UKMO. Quant au scénario FIM, il s’apparente au scénario 3 dont je parle plus haut: affaissement partielle d'une partie initiale du blocage sur l'Europe continentale et décrochage continental qui ne nous atteint pas. Il est soutenu malgré tout par 8 scénarios GEFS. Je continue pour autant à penser que ce scénario est en perte de vitesse car il était initialement ultra majoritaire sur les ensembles et qu'il n'est finalement soutenu que par 1 déterministe.
  11. Si on fait un tour d'horizon des différentes modélisations, on se rend compte qu'on a toujours 3 familles de scénarios: 1- scénario potentiellement très hivernal porté par UKMO et GFS avec un isolement Scandinave descendant peu à peu vers le nord de la GB et drainant le décrochage continental glacial jusque sur sur la France . Ce scénario est globalement repris par 11 scénarios GEFS avec un drain continental parfois un peu plus "nord" que sur les 2 déterministes pré-cités mais qui touche plus ou moins partiellement la France et plus ou moins longtemps. 2- scénarios plus aléatoire d'un point de vue hivernal avec un isolement initial un peu plus haut en latitude que sur UKMO et GFS et redescente du décrochage continental principalement sur les îles Britanniques: projection correspondant aux déterministes ICON 12z, GEM 12z, CEP 0z. Sur ces déterministes, le blocage serait renouvelé sur l'Atlantique ensuite et la France serait finalement soumise à un flux nordique froid et humide. Côté GEFS, 3 scénarios correspondent à la projection initiale avec un renouvellement du blocage plus à l'ouest qui échoue finalement et avec la France qui resterait très majoritairement en marge de la descente froide. 3- scénario non hivernal porté par aucun déterministe (sérieux) avec affaissement d'une partie du blocage sur l'Europe continentale et avec la France soumise à un flux Atlantique en bout de course. Ce scénario qui était antérieurement très majoritaire sur GEFS est tout de même encore porté encore par 8 scénarios de l'ensembliste ce soir . Les 2 1ers scénarios sont davantage modélisés que dans les projections antérieures et prennent donc du galon et il est à noter que le passage entre ces 2 familles de scénarios est ténu car ils sont très apparentés l'un à l'autre. Seules des variations infimes du positionnement initial de l'isolement et de son comportement par la suite modifient la trajectoire du drain continental vers la GB ou vers la France. Et comme il a été dit, si le 1er scénario l'emporte, nous serions soumis à des conditions hivernales assez exceptionnelles sur la France pour la saison. En attendant le CEP 12z.
  12. Il semble rester 2 scénarios avec quelques variantes ce matin (en attendant le CEP): - celui de l'extension de l'isolement vers le NE de la Scandinavie ayant pour effet de ramener le décrochage continental vers l'Europe de l'ouest avec affaissement progressif de ce même isolement vers la mer du nord qui aurait pour effet d’accélérer la descente du drain continental sur la France scénario GFS-UKMO et une partie de l'ensemble GEFS avec intensité variable de la descente continentale) - celui de l'affaissement d'une partie de l'isolement sur l'Europe centrale qui aurait pour effet de faire retomber le décrochage plus à l'est, la France resterait en bout de course de la circulation Atlantique (GEM et l'autre partie de GEFS). Il est à noter que, pour le moment, le décrochage serait d'une intensité rare sur GFS et UKMO, et il serait aussi intense que de courte durée sur l'Américain avec un effondrement rapide de la goutte froide en méditerranée. Mais il est pour le moment trop tôt pour se projeter plus loin car les éléments initiaux ne sont pas calés. Enfin, cette circulation du jet principale très sud est très favorable à la situation projetée par GFS/UKMO, car chaque talweg en plongeant vers la méditerranée peut potentiellement nourrir un blocage et favoriser la mise en place d'une circulation de NE sur l'Europe. Edit: le CEP propose un 3ème scénario proche de GFS/UKMO avec un isolement plus haut et qui s'affaisserait moins; la goutte froide passerait majoritairement principalement dans un 1er temps sur la GB.
  13. Oui c'est vrai et d'ailleurs la moyenne des scénarios a sérieusement fléchi (-5°C à 850 hpa) 1 grand 1/4 NE pour la fin d'échéance et le début de la suivante. Le scénario médian ENSCEP fait d'ailleurs largement penser à l'évolution qu'a connu GFS entre son 6z et son 12z. Le scénario GFS de la mi journée envisageait un affaissement rapide d'une partie de l'isolement Scandinave sur l'Europe centrale éloignant ainsi le décrochage continental sur l'Europe de l'Est et le scénario GFS du soir envisage au contraire l'amplification de l'isolement vers le nord de la Scandinavie, favorisant l'écoulement du décrochage vers nous.
  14. Oui les scénarios des déterministes n'ont rien de loufoques. Rappelons que depuis plus de 2 jours, les modèles envisagent un fort isolement Scandinave associé à un décrochage continental particulièrement massif et intense pour la saison, certes, mais cette modélisation est devenue solide. La grosse interrogation que suscite cette synoptique est effectivement la capacité qu'aurait ce décrochage à déborder vers l'ouest jusqu'en France. De ce point de vue, il y a ce soir une évolution notable sur UKMO, GFS et CEP. Les 3 modèles envisagent une amplification de la poussée méridienne capable d'une part, de rapidement rabattre l'essentiel de la coulée continentale sur la façade orientale et méridionale de l'isolement, et d'autre part, de la faire s'écouler jusqu'à nous portée par une branche de NE du jet qui nous rappelle la précédente coulée de la toute fin février. Maintenant, même si l'insistance répétée des déterministes à envisager régulièrement ce déferlement particulièrement froid, interpelle. Et que la répétition, elle-même d'un scénario extrême déjà vu dans ces grandes lignes intrigue fortement aussi; lorsqu'on replace ce type de scénarios dans les ensembles et dans les projections déterministes précédentes, on remarque que sa survenance reste encore aléatoire. Il suffit notamment que l'amplification initiale soit un peu moins intense et s'amplifie moins, pour que le drain continental s'écoule sur l'Europe de l'Est ou centrale comme sur le 6z GFS par exemple.
  15. Oui la prévisibilité devient faible en fin d'échéance et début de la suivante avec cette circulation à nouveau très méridienne qui semble se mettre en place. L'isolement Scandinave est vu ample par de plus en plus de projections et le décrochage continental associé est par voie de conséquence lui aussi vu massif par de plus en plus de modèles. Resterons-nous majoritairement en marge de l'influence continental ou pas? Difficile à dire pour le moment? La suite sera en grande partie dépendante de la circulation d'ouest sous isolement: capacité à envoyer de nouvelles pulsions en mesure de renforcer le blocage naissant ou à nous envoyer des effluves océaniques en bout de course? Quoi qu'il en soit, tout le monde a remarqué qu'il y a un potentiel hivernal tardif particulièrement intense pour la saison dont "l'atterrissage" jusque sur la France reste aléatoire. L'aspect durable de la circulation méridienne envisagée sur notre quadrant milite malgré tout en faveur de conditions hivernales nordiques ou continentales tardives fraîches ou froides à un moment donné (fin de topic ou topic suivant).