mottoth

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À propos de mottoth

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    Cumulus congestus
  • Date de naissance 02/05/1975

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    Villeurbanne (69), Aeroport St Exupery (69), St Genis les Ollières (69)
  1. J'ai du mal m'exprimer, pour moi en effet ce scénario d'ICON est diamétralement opposé à GFS et pour moi il vend du rêve... je préfère la prolongation du froid même sec plutôt que l'option GFS.
  2. Les sorties répétées de GFS sont tout de même très inquiétantes pour nous, il se pourrait bien que son ensembliste se rallie complètement aux déterministes très doux à partir de jeudi qui se succèdent depuis hier matin. Et face à ce poids lourds CEP est l'un des seul à être crédible, mais lui aussi commence à nous la jouer un à la GFS avec un det qui tire vers le doux... ICON, GEM, etc, ils nous vendent du rêve mais la réalité du réajustement systématique vers le scénario le moins hivernal nous pend une fois de plus au nez. Je suis personnellement très pessimiste pour la poursuite du froid après mercredi, la montagne risque bien d'accoucher d'une souris.
  3. Chaleur extrême au Moyen Orient

    Retour également en 2017 avec le mois de juillet à Dubai, j'ai l'impression que chaque année l'ICU grandit de plus en plus, désormais il est quasiment impossible de passer sous les 30°c en juillet et aout. Le mois qui suit est donc le plus chaud de ma période d'étude et probablement plus chaud de l'histoire de Dubai:
  4. Climats du monde

    #471. Serhetabat. Serhetabat (anciennement Gusgy ou Gushgy) est la ville la plus méridionale du Turkménistan, elle compte seulement 5200h. Termez est à 500kms, Asgabat 465kms, Samarcande 635kms. Nous nous situons dans une zone de collines au sud du désert du Karakum. Les frontières avec l'Iran et l'Afghanistan sont proches: le Kopet Dag fait frontière avec l'Iran jusqu'au delà d'Ashgabat, les chaines du Torkestan et du Safid sont intégralement côté Afghan. Derrière le Safid la ville Afghane d'Herat est à 105kms de distance. La topographie dans les environs immédiats de Serhatabat est très rugueuse et nous allons bientôt voir qua la ville est située dans un creux qui se comporte comme un trou à froid en hiver. Vue vers l'est. Les dénivelés sont modestes mais le terrain est constitué d'une multitude de creux et de bosses, et la ville est construite dans un creux un peu plus plat et large, au bord d'une rivière. A première vue ce climat diffère peu de celui de Termez, à part la quantité de précipitations plus abondante: le régime de RR est sensiblement le même, avec un maximum plus hivernal que printanier, et la sécheresse estivale est absolue. L'hygrométrie estivale est d'ailleurs vraiment basse ici, digne des déserts avec des HRm inférieures à 25%. Le régime annuel d'hygrométrie a d'ailleurs un maximum de printemps, c'est une nouveauté que l'on retrouvera beaucoup en Iran (encore une ou deux années de patience pour l'Iran, le temps que je collecte un peu de données supplémentaires). Les Tm sont sensiblement les mêmes qu'à Termez, avec un hiver tempéré et un été caniculaire, et l’ensoleillement annuel dépasse ici aussi les 3000h. La plus grosse différence de ce climat avec celui de Termez vient de la variabilité du temps bien plus importante ici, on peut même la qualifier d'extrême et l'on verra pas mal d'exemples édifiants un peu plus loin. Les vents dominants sont encore une fois essentiellement des brises, et ils sont grossièrement orientés le long de la vallée d'un des affluent du fleuve Murgab, nord-est / sud-ouest. En été le vent de nord-est / NNE domine un peu plus, c'est un courant thermique bien établi entre les plaines et les montagnes de la chaine du Safid. Toujours dont cette alternance brises de montagnes / de vallée: le vent vient des plaines en journées (secteur 30°), il descend des montagnes Afghanes la nuit (secteur 210°). Par 35°N, la région est dominée pas les hautes pressions subtropicales de la cellule de Hadley, cependant durant la saison de soleil bas les perturbations tempérées voire sibériennes descendent régulièrement attaquer cet ordre établi: si l'on a observé ce mécanisme déjà partout en Asie Centrale, il a un côté exacerbé ici dans ce cul-de-sac formé par les montagnes Afghanes et Iraniennes: les flux de sud connaissent un regain de chaleur due au foehn, les flux de nord sont bloqués par les reliefs et les précipitations renforcées par un effet orographique. On obtient donc une variabilité spectaculaire, que le spectacle commence: L'hiver 2005-2006 a un bilan normal, mais des mois très contrastés avec un mois de janvier froid qui compense à lui seul la douceur de décembre et février. Lors des redoux le seuil de chaleur (25°c) peut être atteint même en plein hiver, et lors des coups de froid la neige peut tomber de façon copieuse et les gelées qui suivent sont amplifiées par le TAF dans lequel est situé la ville. Le désert du Karakum n'est pas loin, et l'agitation apporte donc aussi souvent des vents de sables (mais peut-être celui ci vient t-il aussi du sud). NB: les reports de visibilité sont bloqués à 4kms (limite haute), ils ne servent donc la plupart du temps pas à grand chose... la visi moyenne est évidemment le plus souvent largement supérieure à 4kms, elle doit être même souvent très bonne (50kms ou plus). BONUS: le mois de janvier 2008, avec une anomalie mensuelle hallucinante pour cette latitude et même une série de -25°c ! Notez aussi le gavage neigeux en début de vague de froid, le scénario rêvé de tout hivernophile: Voici un printemps à peu prêt normal, malgré les petits excédents sur les tn dus a un léger surplus de couverture nuageuse. C'est bien sur très contrasté, et cela me rappelle le climat d'Ashgabat, la capitale également situé en piedmont le long de la chaine du Kopet Dag. En mai les choses changent et le temps devient rapidement plus stable, on passe en régime estival. En été les hautes pressions subtropicales imposent leur diktat... ces hautes pressions sont en altitude évidemment, car au sol on a un minimum de pression thermique. Le temps devient rapidement très monotone, ce qui a de quoi surprendre après un hiver et un printemps si mouvementés. Revoici l'automne 2009, le même exemple qu'à Termez. Il montre là aussi un exemple de calme absolu durable en octobre, puis le démarrage de l'agitation hivernale en novembre, où l'on passe en deux semaine de +33°c à -10°c. Notez les HR vraiment basses durant les grands calmes de septembre et octobre. Pour finir voici quelques exemple d'excentricités de ce climat, pour le plaisir: - Juin 2000: un bref et soudain rappel de l'hiver le 13/06, avec une journée de crachin complètement insolite à cette période de l'année. Sur ma période d'étude la deuxième tx la plus basse de juin est de 22.1°c ! - Novembre 2016: 52°c d'amplitude sur le mois ! - Décembre 2012: le grand frère de novembre 2016, avec là aussi 52°c d'amplitude sur le mois. J'ai observé le 25/12/2017 une tn nocturne de 20.8°c , sous le foehn (tn rabaissée dans l'après midi hélas), ça en dit long sur la variabilité : quel autre endroit au monde peut connaitre en décembre des tn inférieures à -25°c et supérieures à 20°c ? Même au Texas ou dans les grandes plaines Américaines ce la doit être dur à trouver... A propos de décembre 2012, remarquez encore les fortes précipitations par flux de nord, avec l'effet bloquant des montagnes au sud: presque 40mm le 12/12, et 27cms de neige au sol en fin de mois avec ce froid polaire. Voilà, c'est tout pour aujourd'hui !
  5. Climats du monde

    La prochaine vous plaira aussi alors Enclaves ou exclaves, attention il y a des subtilités, par exemple Vorukh est l'une des exclaves du Tadjikistan qui est enclavée au Kirghizstan ! Pour l'Afghanistan c'est mort bien entendu, depuis la guerre soviétique le pays a disparu du réseau synoptique. Termez est assez proche de Mazar-I-Sharif et donc assez représentative du climat de la frange nord de l'Afghanistan entre les montagnes et l'Amou-Daria.
  6. Climats du monde

    #470. Termez. Retour en Ouzbékistan, Termez en est la ville la plus méridionale, proche de la frontière Afghane et de la grande ville de Mazar-I-Sharif (65kms de distance). La ville compte environ 140 000h, et est à 190kms de Dushanbe, 375kms de Khorog, 265kms de Samarcande et 480kms de Tashkent. Termez est au bord de l'Amou-Daria, qui ici défini la frontière avec l'Afghanistan. Nous sommes dans une plaines largement ouverte sur l'ouest, les montagnes sont trop éloignées pour apporter un quelconque surplus de précipitations orographiques comme à Dushanbe. Vue vers le sud, la station synoptique est sur l'aéroport (une importante base aérienne pour les forces occidentales en Afghanistan), à 8kms du centre ville. La classification de Köppen y voit un climat désertique, cependant pas si loin de la semi-aridité (il manque à la louche 30mm de RR annuelles). La continentalité thermique est évidemment très forte, et le régime de précipitations typique des zones sèches bordant les climats méditerranéens: ici le maximum de printemps propre à l'Asie Centrale n'est plus vraiment présent. L'hiver peut connaitre des coups de froids particulièrement sévères (la tnn de quasi -22°c est plus basse que celle de Dushanbé ou Samarcande), tandis que l'été est caniculaire avec des 40°c récurrents, c'est d'ailleurs la ville la plus chaude de l'Ouzbékistan. Deux vallées semblent canaliser la plupart des vents: - celle de l'Amou-Daria vers l'OSO. - celle qui remonte jusqu'à Dushanbe vers le NNE. Les tableaux horaires nous montrent encore une fois un régime de brises de montagne/vallée, malgré les faibles pentes des vallées concernées: - brises diurnes de montagnes de NNE (descendant la vallée qui mème vers Dushanbe) - brises nocturnes de vallée d'OSO (remontant la vallée de l'Amou-Daria). Les années se ressemblent peu d'une sur l'autre, et malgré un bon panel d'hiver (18) j'ai eu du mal à trouver quelque chose de représentatif. Voici donc l'hiver 2002-2003, avec un bilan bien dans les normes (autant t° que RR) mais avec un coup de froid complètement hors norme par sa précocité (début décembre) et son intensité (-18.5°c de tnn, contre une tnn annuelle médiane de -9.3°c). En dehors de ce coup de folie du thermomètre l'hiver est plutôt "sage", avec des gelées rarement sévères et/ou de petites neiges occasionnelles, puis de bons redoux printaniers avec le seuil de 20°c facilement atteint. Le beau temps n'est pas toujours au rendez-vous, avec pas mal de grisaille humide... l'HR hivernale n'est d'ailleurs pas vraiment celle d'un climat purement aride. BONUS: l'incroyable janvier 2008 marqué par 3 semaines de gel intense. Je n'ai pas fini de vous le ressortir ce mois ci... hasard ou non j'ai retrouvé la trace de ce froid hors norme jusqu'à Salalah (Oman) en remettant cette fiche à jour il y à quelque jours. Au printemps les Tm connaissent une pente importante à la hausse, ainsi, si mars est encore susceptible de connaître quelques frimas (gelées voire neiges tardives), avril et mai sont déjà résolument tournés vers l'été, d'autant plus que l'instabilité printanière est ici nettement moins présente que plus au nord et plus dans les montagnes. La nouveauté ici par rapport aux climats vus ces dernières semaines (Kirghizstan, Tadjikistan, vallée de Fergana...) c'est les vents de sables qui proviennent de l'ouest, du désert du Karakum. Les changements de temps sont donc souvent marqués par un coup de vent bien sableux. Dès le mois de mai la chaleur est déjà écrasante. L'été est généralement calme et très chaud, et encore une fois de plus en plus stable en allant vers aout et septembre: de temps en temps un coup de vent et de poussière vient troubler la routine, avec souvent une nuit très chaude à la clé, mais ces épisodes sont de plus en plus rares au fur et à mesure que l'été s'avance. Le plus souvent, le ciel est complètement bleu avec un vent discret et des amplitudes thermique diurnes proches de 20°c, apportant des nuits respirables malgré la canicule diurne. L'exemple d'automne ressemble un peu à celui de Khorog, avec de très longues séquences de beau temps complètement stable (octobre notamment), mais il n'est pas pris la même année (2009 contre 2012 à Khorog). Sur cet exemple on trouve cependant un peu plus d'activité en novembre, avec un dernier coup de chaleur estival (c'est assez typique de la première décade de novembre, d'ailleurs), puis le retour de l’instabilité hivernale avec plus de vent et parfois du sable en plus des faibles pluies. BONUS: un mois de novembre assez particulier avec une longue période de poussière entre le 6 et le 19, soit deux semaines avec une visibilité mauvaise et même quelques jours sans insolation mesurable (du 13 au 15) tellement l'obstruction du ciel était forte. Ça remuait pas mal sous ce nuage de poussière, avec une tempête le 13 et aussi des tx qui ont joué au yo-yo en fonction des bascules du vent. BONUS: un dernier mois de novembre très contrasté et très arrosé, car parfois l'automne n'est pas un long fleuve tranquille non plus: Voilà, c'est tout pour aujourd'hui !
  7. Climats du monde

    Plus que la sublimation et le grand soleil, il y a un facteur qui fait que la neige à du mal à tenir dans certains coins comme le lac Karakul: le vent. Il peut venir à bout d'un saupoudrage d'un ou deux cms en une demi-journée, en soufflant et vaporisant ces neiges très légères qui ne collent pas au sol car tombées par des des t° très largement négatives. Et comme l'abri du Pamir vis-à-vis des perturbations hivernales provenant de l'ouest ne permet pas d'abats neigeux conséquents, le vent doit souvent tout disperser avant la prochaine neige et ainsi il est difficile qu'une vraie couche arrive à se constituer.
  8. Climats du monde

    Lieu que j'ai déjà pu visiter deux fois, voici les photos de la dernière en 2014:
  9. Climats du monde

    Considérant le peu de précipitations, ils suffit de quelques mm en plus ou en moins pour donner des gros pourcentages d'anomalie auquels il ne faut donc pas apporter trop d'importance. Si les paysages sont enneigés ? C'est la question que je me pose aussi, et je ne suis pas aidé par les données synoptiques notamment celle de Karakul ou j'ai l'impression que l'enneigement n'a pas été reporté toutes les années. La modification d'albédo du sol par la neige est en effet très importante ici dans ces climats enclavés au temps souvent calme et beau, et c'est pour ça j'en parle régulièrement depuis quelques fiches avec exemples à l’appui (Naryn, Khorog, les hauts plateaux du Pamir...). Je ne sais pas d'où viennent ces différences, mais un facteur d'1 à 7 ça fait beaucoup. Les données de RR incluses dans les synops ne m'ont pas paru trop problématiques, notamment car elle correspondent bien au obs de temps présent (ww) et temps passé (w') qui font rarement état de précipitations (j'ai encore une fois plus de doutes sur les synops de Karakul que de Murghab). En revanche la source de la page wiki est discutable (weatherbase), c'est un site qui agglomère des données à l'apparence très hétérogènes et sans mentionner la source de celles ci. Mais en effet il est urgent de de disposer de plus d'années d'observations synoptiques pour étoffer ces deux fiches et pouvoir avoir un peu plus confiance en les résultats obtenus. Non, à ma connaissance les synoptiques les plus hautes sont au Tibet et c'est des altitudes voisines de 4700m. J'ai d'ailleurs déjà fait Wudaoliang à plus de 4600m d'altitude au nord du plateau du Tibet. J'ai pas tout compris sur tes éléments de vocabulaire, par exemple que veut dire kizil ? C'est bien la même chose que Kyzyl, ou Kzyl-Orda au Kazakhstan (une ville sur ma "to-do list") ?
  10. Climats du monde

    # Hors-Série. L'est du pamir et du Tadjikistan: Murghab et le lac Karakul. Pour en finir avec le Tadjikistan voici un aperçu des climats des plateaux de la partie est du Pamir, zone très inhospitalière et peu habitée. Depuis mi-2013 les données synoptiques de deux stations de cette région sont disponibles et servent donc de base à cette présentation: - Murghab est le plus gros village (4000h) le long de la Pamir Highway, qui relie Osh à Khorog. Khorog est à 225kms, Kashgar 215kms. - Le lac Karakul et son petit village sont à plus de 3900m d'altitude au creux d'un cratère météoritique, à 102kms au NNO de Murghab. Khorog est à 245kms, Fergana 215kms et Kashgar 195kms. A ne pas confondre avec le lac du même nom côté chinois à 140kms de distance au pied du Kongur Shan. Sur la gauche de cette carte on retrouve les chaines de l'ouest du Pamir déjà présentées sur le fiche de Khorog. Il y a également les chaines les plus élevées du Pamir comme la chaine de l'Académie des Sciences (!) où l'on trouve l'ancien pic du Communisme (7495m), qui fut le point culminant de l'ex-URSS. Le pic Lénine se trouve également dans la Trans-Alay range, déjà présentée sur la fiche de Fergana. Plus à l'est on trouve de hauts plateaux entre les chaines intérieures du Pamir, puis la Sarykol Range qui délimite l'est du Pamir. L'appartenance du Kongur Shan (également appelé Pamir Chinois) au Pamir fait débat chez les géographes. Murghab et le Lac Karakul se trouvent donc sur ces hauts plateaux, à 3590m pour Murghab et 3930m pour le village du Karakul. Vue vers le SSO de Murghab. La station synoptique se trouve à 2.5kms du village, un peu plus bas dans le fond de la vallée, une position à priori idéale pour enregistrer de très basses tn au coeur du lac d'air froid. Jusqu'à présent je n'ai jamais osé vous montrer des stats basées sur une période d'étude aussi courte, considérez donc ces données juste à titre indicatif... cependant les courbes de t° ressemblent déjà un peu à quelque chose. On trouve un climat sans véritable chaleur, avec évidemment des hivers très froids et de fortes amplitudes thermiques comme suggérées par la topographie. La rigueur des t° était attendue, en revanche le fait marquant est la sécheresse du climat avec de rares précipitations: c'est le jour et la nuit comparé à Khorog, avec la barrière orographique apparemment infranchissable des chaines du Pamir vis à vis des perturbations en provenances des plaines d'Asie Centrale. D'ailleurs le régime de RR s'apparente plus à ceux que l'on trouve côté chinois avec un maximum d'été qui fait écho à la mousson asiatique. La rareté de précipitations hivernales fait que l'enneigement n'est même pas garanti malgré le froid intense. Voici trois exemples d'hiver aux fortunes diverses: - Janvier 2015 semble représenter les conditions normales, avec un faible enneigement (probablement irrégulier) qui génère un froid "moyen". - Janvier 2018: sans neige, on constate des température nettement moins froides et une hygrométrie bien plus basse - Janvier 2017: froid intense au dessus d'un couche de neige à priori plus régulière que le premier exemple. Le grand calme atmosphérique au sein de l'abri du Pamir permet l'apparition d'un froid radiatif puissant. Des conditions hivernales donc apparemment très variables d'une année sur l'autre, principalement en fonction de la constitution et de l'état de la couche de neige au sol. L'été la chaleur est rare et les nuits toujours bien fraiches, mais au moins le beau temps souvent présent rend les conditions souvent plutôt agréables. On trouve ici un peu d'instabilité et d'averses convectives, contrairement à Khorog ou Dushanbe. Voici une vue vers l'ONO du village de Karakul et de son lac. La station synoptique est à 250m du bord du lac, qui est évidemment gelé une bonne partie de l'année. Même période d'étude très courte que Murghab, qui appelle donc la même prudence dans l'interprétation des résultats. Cependant on a là aussi des belles courbes de t°, qui suggèrent que les moyennes obtenues sur moins de 5 ans de données sont déjà assez proche des valeurs normales. Le manque de chaleur en été nous fait basculer dans le domaine des climats polaires... à 0.1°c près ! Bon quelque soit l'évolution de la Tm de juillet avec l'ajout de données supplémentaires ce qui frappe ici c'est en effet le caractère inhospitalier de ce climat du à l'absence de véritable été, il peut par exemple geler même en juillet. Et l'aridité semble enfoncer le clou par rapport à Murghab, même si j'ai des doutes sur les reports de RR qui semblent souvent incomplets. Le peu de données dont je dispose suggère ici un régime plus typique d'Asie Centrale avec à nouveau un (timide) maximum de printemps. La très bonne tenue de l'insolation (presque 3100h annuelles) ne contredit pas cette aridité, avec notamment un très bel été qui semble en effet peu soumis à l'instabilité convective. L'irrégularité des précipitations hivernales ne garantie pas non plus ici un enneigement constant, sans compter le vent assez présent ici qui doit pouvoir facilement souffler une mince pellicule. Nous allons donc retrouver ici aussi des conditions hivernales qui varient largement d'une année sur l'autre en fonction de l'état de la couche de neige au sol. Voici un mois d'hiver à priori normal, janvier 2018, avec semble-t-il une absence de neige au sol (je doute un peu de mes données). Notez le vent souvent pénible, et le très bon ensoleillement. Voici le début 2017, plus froid surtout en février après la constitution d'une couche de neige qui permis la mise en place de froids très intenses lorsque le vent tombe pendant plusieurs jours. Enfin pour l'été voici le même exemple qu'à Murghab avec 2016. Souvent beau et pas trop venté, mais hélas sans aucune chaleur. Voilà, c'est tout pour aujourd'hui.
  11. Suivi du temps à Moscou et Russie

    Que la fête commence, on attend votre livraison !
  12. Chaleur extrême au Moyen Orient

    Aujourd'hui on reparle de la ville de Salalah, dans le sultanat d'Oman, qui possède l'un des climats les plus étonnants du monde avec sa saison grise et bruineuse en plein été. Mais ce n'est pas de cette période spécifique dont il s'agit aujourd'hui... retour sur deux mois de l'année passée (2017) marqués par des épisodes vraiment rares: - Février 2017: un coup de frais en provenance du nord, apportant beaucoup de vent et de sable, ainsi que la 2e tx la plus basse depuis au moins 2000 et aussi le Td le plus bas de cette même période (-23.5°c). Le deuxième épisode de renversement du vent les 19 et 20/02 montre bien que normalement cela ne s'accompagne pas toujours de fraicheur. Zoom sur les journées du 3 et du 4/02/2017: - Juin 2017: le plus chaud de ma période d'étude (2000-2017), avec des tx portées par deux journées extraordinaires en début de mois, même si le reste du mois a lui aussi montré une chaleur et une hygrométrie anormalement élevées. Pour bien comprendre le caractère rarissime de ces tx, voici le tableau complet de toutes les tx de juin de la période 2000-2017, hors 2017 la txx était de 36.6°c (le 4/06/2008) et l'on ne trouve quasiment aucune tx supérieure à 34°c: Ce qui c'est passé les 1/06 et 5/06/2017 tient a de rarissimes renversements du vent, qui normalement en juin est un vent de mousson stable de sud, vent maritime apportant une modération constante des tx. Voici le détail des ces deux journées, avec l'irruption du vent du désert pendant quelques heures entrainant chute du Td et montée vertigineuse de la t°:
  13. Climats du monde

    Oui, évidemment.
  14. Climats du monde

    #469. Khorog. Khorog est l'unique véritable ville de la moité est du Tadjikistan, qui est occupée intégralement par les différentes chaines du Pamir. La ville compte environ 30 000h. Dushanbe est à 270kms, Fergana 320kms, Kashgar 430kms et Srinagar 480kms. La ville est à la confluence du Panj (sud-nord, qui deviendra l'Amou-Darya dans les plaines) et du Gunt (qui arrive de l'est). La vallée du Panj délimite la frontière avec l'Afghanistan (Fayzabad, les massifs du Kuh-e Safed Khers et de l'Hindou Kouch). A l'est se trouvent les différentes chaines parallèles est-ouest et leurs profondes vallées qui constituent la moitié ouest - la plus montagneuse - du Pamir (l'est est fait de hauts-plateaux aux différences d'altitude moindres). Curiosité géographique, on trouve à 90kms au sud le début du corridor de Wakhan, ce panhandle Afghan qui à l'origine devait faire tampon entre l'empire Russe (au nord) et l'Empire Anglais (au sud) au XIXe siècle. Aujourd'hui cette partie de l'Afghanistan s'interpose entre le Tadjikistan et le Pakistan; cette vallée sépare également les massifs du Pamir (au nord) et de l'Hindou Kouch (au sud). Je n'ai pas pu localiser la station avec certitude... j'ai deux localisations potentielles mais aucune des deux ne me convainc pleinement: - l'emplacement A, à l'ouest de la ville, est plus conforme à l'altitude attendue (2075 ou 2080m selon les sources, qui situerais la station dans le tiers ouest de la ville). - l'emplacement B, à l'est, colle plus avec les roses des vents qui montrent seulement deux directions principales: NNO et Sud, en phase avec l'orientation du relief dans cette partie de la ville. Le relief immédiatement à l'est semblerais aussi expliquer le si faible ensoleillement en toutes saisons (jamais plus de 76% de la durée maximale théorique) par son ombre portée le matin. Mais l'altitude doit se situer dans la tranche 2100-2150m, et la structure observée à cet emplacement qui pourrais être le parc à instruments n'est peut-être qu'un répartiteur électrique vu que la centrale hydro-électrique est juste à côté. En fait les deux structures que j'ai encadré en rouge pourraient être des répartiteurs, en dans l'attente d'imagerie satellite encore plus précise je ne peux pour l'instant trancher entre les deux emplacement, même si le B semble plus coller aux observations de vent et d'insolation. 4.5kms séparent A de B. Vue vers l'est: la ville s'étend le long des derniers kilomètre de la rivière Gunt avant la confluence avec le Panj. Les vallées sont profondes et peu larges dans toute cette zone du Pamir. Voici un climat qui pourrait ravir pas mal de passionnés ICéens: des hivers froid (mais pas trop) et neigeux (couche médiane maximale: 41 cms le 22/02), des été beaux et chauds (mais pas trop, txx médiane annuelle dans les 36°c), des amplitudes thermiques diurnes intéressantes en toutes saison. Comme déjà évoqué durant la mise en situation l’ensoleillement est fortement pénalisé par la situation en fond de vallée dans l'ombre du relief, suivant les mois on a tout au plus que 70% (en hiver) à 76% (en été) de la valeur d’ensoleillement possible... en prenant 73% en moyenne annuelle on aurait une durée annuelle d'insolation corrigée de 2409h sans relief, ce qui n'est finalement pas énorme pour cette région (presque 2600h à Fergana et 2900h à Samarcande): le Pamir réactive et piège les perturbations hivernales plus longtemps, ce qui engendre un temps au final souvent gris (58% du temps en février) et neigeux. Et c'est selon moi la surprise de cette fiche: la neige qui tombe parfois en abondance à l'approche de la fin de l'hiver et du pic pluviométrique de printemps. A contrario l'automne et le début de l'hiver sont des saisons souvent très stables comme ailleurs en Asie Centrale, et il faut attendre généralement la période de noël pour que l'enneigement démarre: le régime de t° qui en résulte se différencie donc des villes voisines avec un surplus de froid radiatif en janvier et février. Il n'y a qu'à comparer la différence de Tm entre février et décembre: elle est négative ici (-0.9°c), février est plus froid que décembre, ce qui à cette latitude et en milieu fortement continental est très étonnant. Sur la même période d'étude cette différence est positive partout ailleurs dans la région: +0.9°c à Dushanbe, +0.7°c à Samarcande, +1.6°c à Fergana. Le vent est souvent très faible et certaines roses des vents ne ressemblent pas à grand chose. D'après les données détaillées (jamais montrées ici, la présentation serais trop lourde): - le vent d'ONO est le plus présent en fin d'après-midi / début de soirée, c'est une brise de vallée - le vent de sud n'a pas d'heure de prédilection en hiver: il semble de nature perturbé mais pas foehné. En été il n'est pas foehné non plus et s'observe plutôt aux mêmes heures que celui d'ONO... ce qui m'empêche d'en conclure quoi que ce soit, il est souvent difficile d’interpréter les vents lorsqu'on a pas été observer sur place. Avec encore pas mal de trous dans les données j'ai eu du mal à trouver un exemple de saison hivernal complet et bien représentatif. Voici donc l'hiver 2015-2016, avec un léger déficit de RR (février surtout) et un temps souvent beau qui accentua les amplitudes thermiques diurnes. Après un début décembre perturbé et remarquablement doux le froid hivernal s'installe en deuxième décade mais reste un peu "bridé" par l'absence de neige: regardez comme après le début de l’enneigement à noël le froid baisse d'un cran, avec des tn qui passent facilement sous les -15°c. Notez aussi le comportement de l'hygrométrie par temps froid, nettement moins sèche une fois la neige arrivée. L'exemple ci-dessus de 2015-2016 manque tout de même de relief, et a le défaut de montrer un mois de février très sec alors que c'est normalement le plus enneigé. On corrige cela avec une partie de l'hiver 2016-2017: - grand froid en janvier (la vague de froid de janvier 2017 est la deuxième plus forte de la période d'étude, après janvier 2012). - neige à gogo fin janvier et en février. Je n'ai que 13 hivers sur les 18 de ma période d'étude avec des données d'enneigement complètes: un seul a été sans neige, et 3 ont connu des couches de neige supérieures à 70cms, dont celui-ci avec un record de 90cms au sol le matin du 15/02. BONUS: je viens d'y faire allusion, le voici: un extrait du seul hiver sans neige (2013-2014), et donc sans ce surplus de froid radiatif. Voici un printemps normal (léger déficit de t° imputable aux tn). La neige disparait mi-mars, proche de la date moyenne (10/03), et la suite de la saison est souvent belle malgré les refroidissement perturbés typiques de cette saison. L'été 2013 est un exemple au bilan parfait, mais cependant marqué par un niveau de chaleur inhabituel fin juillet: l'été est d'une grande régularité ici, et au lieu des 35.8°c médians avoir une txx de 37°c - à seulement 0.4°c de celle de la période d'étude - est assez remarquable. La sécheresse est vraiment forte, on aurait pu s'attendre a un peu d'averses convectives avec toutes ces montagnes mais il n'en est rien, la cloche de hautes pressions subtropicales en altitude ne lâche rien. NB: les valeurs de Td, comme à Dushanbe, ont l'air corrélées à la Tm, signe selon moi de la mauvaise qualité des mesures avec une sonde qui a du mal avec des HR basses. Avec un substrat aussi sec (en cette saison) et aucune advection d'humidité il n'y a aucune raison d'observer de telles variations, et le Td devrait stagner assez bas qu'il fasse chaud ou moins chaud. Et enfin un exemple d'automne, normal thermiquement mais exagérément sec et stable. A suivre...
  15. Beyrouth-Liban, météo et climat, hiver 2017-2018

    Voici une carte altimétrique que j'ai faite il y a quelques mois, j'ai mis en évidence la plaine de la Bekaa et les deux chaines parallèles du Liban et de l'Anti-Liban: