mottoth

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À propos de mottoth

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    Cumulus congestus
  • Date de naissance 02/05/1975

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    Villeurbanne (69), Aeroport St Exupery (69), St Genis les Ollières (69)
  1. Climats du monde

    Je ne sais pas si @dann17 confirmera ou infirmera le caractère xérique, mais en tout cas je ne m'attendais à plus de précipitations. J'ai l'habitude de ne pas trop me documenter avant de travailler sur une fiche et j'ai donc souvent des surprises, et la faible d'au annuelle reçue dans cette partie du Texas en est une pour moi.
  2. Climats du monde

    Je ne suis pas allé chercher la climato plus ancienne de Lisbonne, mais il est fort possible en effet que aout 2010 soit le mois le plus chaud des mesures modernes de t° (soit depuis 1950 environ); en tout cas il surnage largement les autres mois chauds de la période 2000-2017, une période pas vraiment froide... Bien vu, je ne pensais pas que la réponse serai trouvée aussi facilement. Du coup je m'étais amusé à inclure la réponse dans la question, ostie de calice ! #446. Corpus Christi Début d'une série sur le Texas, voire plus si affinités... Corpus Christi ("le corps du Christ", quel étrange choix de nom...) est une ville Texane dont l'agglomération regroupe environ 440 000h. Monterrey est à 350kms, Houston 300kms, et Dallas 570kms. La topographie de la région est plate et très peu rugueuse. Le golfe du Mexique est à 35kms. Vue vers l'est, vers la ville et le golfe. La station étudiée est sur l'aéroport civil, à 12kms du centre ville. Ce climat subtropical est bien différent de celui de Dallas, située 570kms plus au nord: - l'hiver est évidemment plus doux ici (+6°c de Tm en janvier, soit un gradient d'environ 1°c/100kms). L'été est presque aussi chaud ici, et nettement plus humide en Td (+4°c de Td) donc au final le ressenti est plus chaud ici. - le régime de précipitation est très différent, notamment la position du minimum annuel: il est ici en hiver (DJF), se rapprochant des climats tropicaux plus au sud, alors que Dallas reçoit plus de pluies hivernales issues de la zone barocline. A contrario le minimum pluvio est estival à Dallas, alors qu'ici c'est la 2e saison la plus arrosée (après l'automne). Les précipitations sont avant tout très irrégulières durant toute l'année, ce qui explique l'allure chaotique du diagramme ombrothermique et l'éloignement de certains cumuls mensuels moyens de la période 2000-2017 par rapport aux normales de la NOAA. Le cumul annuel a par exemple oscillé entre seulement 305mm en 2011 (40% de la normale) et 1143mm en 2015 (151% de la normale), soit un ratio de 3.26. Les échanges méridiens sont importants dans les plaines américaines, et c'est encore vrai dans le sud du Texas. On retrouve donc des roses des vents partagées entre sud et nord durant la saison de soleil bas. Par contre en été un courant thermique quasi constant s’établit du golfe su Mexique vers l'intérieur du continent bien plus chaud: le vent "marin" de sud-est domine, et il apporte cette forte hygrométrie estivale avec des Td tropicaux. En hiver on trouve des fluctuations drastiques des température en lien avec les bascules de vent et des pérégrinations en latitude de la zone barocline. Voici donc un exemple au bilan normal mais montrant malgré tout de beaux contrastes: 2004-2005. Cet hiver fut notamment marqué par une exceptionnelle chute de neige durant la nuit de noël, avec 11cms en sol le matin du 25 (noël blanc par 27°N !). La tn de ce jour-là est également la tnn de ma période d'étude. Notez aussi les grandes variations du Td et de l'HR en fonction des bascules de vent. BONUS: - un exemple détaillé de refroidissement, pris en janvier 2007. 11°c de perdus en 1h ! - un exemple détaillé de coup de chaleur hivernal, avec un coup de vent d'ouest sec de quelques heures seulement, durant l'hiver dernier (2016-2017): Au printemps mars en encore assez contrasté, puis les descentes polaires deviennent de moins en moins fréquentes et de moins en moins marquées au fur et à mesure que l'on progresse vers l'été. Elle disparaitront complètement en juin, lorsque l'air subtropical voire tropical aura complètement gagné sont emprise sur la région. Remarquez sur l'exemple ci-dessus comment les RR sont réparties: plus de la moitié du cumul de cette saison tient à deux journées (le 11/04 et le 28/05). Voici le tableau regroupant toutes les lames d'eau quotidiennes du mois de mai sur ma période d'étude: C'est presque toujours vrai: le gros des pluies tombe de manière violente, et en l'absence d'épisode torrentiel les mois finissent secs. Le cumul mensuel médian de mai n'est que de 66mm, bien en dessous de sa moyenne (97mm), signe de l'irrégularité des RR. Et la quasi totalité des 97mm de cumuls moyen sont répartis sur 4.2 jours avec RR>1mm, signe de la violence des RR (les jours avec un cumul d'au moins 1mm reçoivent en moyenne 23mm, c'est beaucoup). Voici l'exemple de l'été dernier (2017), finalement le plus normal malgré le cyclone Harvey fin aout: il faut dire que les RR avaient été plutôt timides jusque là, et que Corpus Christi a été relativement épargnée par Harvey. En dehors des éventuels systèmes tropicaux l'été se déroule donc dans la chaleur et l'humidité tropicale constantes, et est ponctué par quelques orages et averses qui ne donnent généralement pas beaucoup d'eau. BONUS: deux exemple de mois d'été plus extrêmes: - aout 2012, le plus chaud de ma période d'étude et même le mois le plus chaud tous mois confondus selon la NOAA. Mois marqué aussi par une bonne sécheresse. - juillet 2005: le plus arrosé de ma période d'étude, avec une série d'orages diluviens en début de mois. Cependant aucune des ces RR ne provient d'un quelconque système tropical. L'automne débute par le mois le plus arrosé de l'année, septembre. Les systèmes tropicaux sont en partie responsables du caractère bien arrosé de ce mois, mais ce ne sont pas les seuls: sur cet exemple de 2006 les 3 grosses lames d'eau de septembre proviennent du retour de la zone barocline dans le secteur, avec encore beaucoup de chaleur et d'humidité - et donc d'énergie - en basses couches. A partir de la fin octobre le temps retrouve une dynamique hivernale, avec de rapides changements de flux et des écarts de t° de plus en plus fréquents et importants. BONUS: le mois d'octobre 200, déjà montré sur la fiche de Monterrey. Ce mois fut marqué par un coup de froid extraordinairement puissant et précoce: Histoire de bien appréhender le caractère tout à fait anormal de cet épisode, voici le tableau de toutes les tx d'octobre de ma période d'étude: Aucune autre tx entre 2001 et 2017 ne s'est approché de celles de début octobre 2000... Pour la première décade sans l'année 2000 la txn serait de 20°c (le 7/10/2005) ! Les moyennes glissantes sur 5 jours (2e colonne) nous donnent une indication des anomalies: 20°c sous les normales le 8/10, 22°c en dessous le 9/10 !!! On voit même l'impact de 2000 sur ces moyennes glissantes: en enlevant 2000 la Tx moyenne du 8/10 serait de 30.8°c au lieu de 30.0°c. Voilà, c'est tout pour aujourd'hui !
  3. Climats du monde

    #446. Mais où que c'est qu'c'est donc, ostie ? Retour du jeu de la devinette climatologique avec ce tableau... Quel endroit peut bien présenter un régime pluviométrique aussi moche irrégulier en se basant sur la période 2000-2017 ? Je ramasse les copies demain.
  4. Inondations aux Canaries

    Je ressort ce topic du grenier pour parler non pas des inondations de octobre 2014 mais de la chaleur de octobre 2017: dans la continuité de l'anomalie chaude au Maroc, ce mois a été particulièrement chaud dans l'archipel, avec un pic de chaleur concomitant à l'arrivée du cyclone Ophélia dans les eaux Européennes. Voici les tableaux pour les 3 stations que je suis dans cet archipel, je rappelle à ceux qui ne seraient pas bien habitués à mes résumés que la climatologie utilisée est uniquement 2000-2017. LANZAROTE: TENERIFE: - Tenerife Sud - Tenerife Nord: Les anomalies chaudes et sèches de cette station en altitude sont assez remarquables lors des coups de chaleur. Octobre 2017 fut le plus chaud de ma période d'étude (2000-présent) pour les 2 stations de l'ile de Tenerife.
  5. Quelques compléments de ce mois extraordinaire avec les résumés mensuels des quelques ville que je suit au Maroc. Rappel: la climatologie est celle de 2000-2017. Toutes les villes ci-dessous ont connu en 2017 leur mois d'octobre le plus chaud depuis au moins 2000. TANGER: Cette station très océanique n'a pas connu de Tx extraordinaire, mais la constance et la persistance de la chaleur fut remarquable. CASABLANCA / Nouasseur: Un mois très semblable au bilan de Rabat. Le 39.8°c du 12/10 est le nouveau record de txx de ma période d'étude, peut-être même s'agit-il d'un record plus remarquable. AGADIR: Et plus dans l'intérieur, ce fut également très chaud: MARRAKECH: Chaud, et sec également avec une HR mensuelle 23 points plus basses que la valeur habituellement observée en octobre. FES: Fès a enchainé les mois extraordinairement chauds depuis mai 2017 et la série continue donc... La pluviométrie fut également largement inférieure aux normales de partout, et particulièrement dans les deux villes les plus au nord de ce suivi: Fèz (13% de la normale), et Tanger (18%).
  6. Climats du monde

    #445. Sal. Dernière étape de cette série en Afrique de l'Ouest, l'ile de Sal, au Cap Vert. Elle compte aujourd'hui environ 40 000h, chiffre en rapide augmentation (la population a quasiment triplé en 20 ans). Dakar est a 625kms, Nouakchott 760kms, Conakry 1280kms. L'archipel du Cap Vert fait partie de l'écorégion de la Macaronésie, comme les Canaries ou les Açores: Tenerife sud est pourtant à 1415kms, Terceira 2480 kms ! L'archipel, en vague forme de fer à cheval, est divisé en deux: les iles au vent (Barlavento) au nord, et les iles sous le vent au sud (Sotavento). Les différentes iles ont des morphologies très hétérogènes: l'ile de Fogo est un immense volcan qui culmine à 2829m d'altitude, alors que celle de Sal est très plane. Le climat de Sal étudié aujourd'hui sera donc peu influencé par le relief, et à priori exempt de phénomène de foehn ou de renforcement orographique des précipitations: un très bon exemple du climat "standard" de l'archipel, mais probablement assez éloigné de certains micro climats comme celui du flanc nord de l'ile de Santa Antão bien plus humide. Il n'y aura cependant pas d'autre fiche sur le Cap Vert, l'aéroport de Sal étant le seul site qui a partagé synops et METARs avec suffisamment de régularité depuis l'an 2000 (j'ai tenté une fiche sur Praia, la capitale, vite abandonnée...). Dans sa plus grande dimension l’archipel s'étend sur 320kms, de la cote ouest de Santo Antão à la cote est de Maio. L'ile de Sal mesure 30kms du nord au sud, et environ 9 à 10kms de large au niveau de l'aéroport. La station synoptique étudiée était sur l'aéroport et a à priori bougé de presque 800m durant la période d'étude, dans un espace bien plus dégagé: sur les dernières années (depuis environ 2010) j'ai constaté un léger accroissement des amplitudes thermiques diurnes et l'apparition de différences entre les synops et les METARs, ces derniers étant à priori toujours issus de mesures faites sur l'ancien site dont le parc à instrument n'a pas été démonté. La position est en tout cas bien centrale, la plus "continentale" possible (l'océan n'est tout de même pas loin, à 3.8kms vers l'est). L'imagerie satellite met en évidence le sable ou le sel drainé par les alizés depuis les plages de l'est de l'ile: à la louche le vent moyen semble venir du gisement 35° ou 40°, à confirmer plus bas sur les roses des vents. Ce climat est au final pas beaucoup plus modéré que celui de Dakar pour ce qui est des Tm: le décalage des saisons est similaire, la Tm de février est ici seulement 0.4°c plus douce qu'à Dakar et celle de septembre 0.9°c plus basse. Bien sur les txx ne peuvent plus flirter avec les 40°c ici, à plus de 600kms de la côte Africaine. Et la saison des pluies est si ridicule que l'on retrouve à peu près le même niveau d'aridité qu'à Nouakchott... pour synthétiser (et caricaturer) le climat de l'ile de Sal c'est: les t° de Dakar, les précipitations et les alizés de Nouakchott. Le vent souffle en effet fort toute l'année ici, et il dévie peu au cours des mois: les roses des vents nous montrent un alizé à peu près constant qui oscille autour du nord-est, et confirment le pronostic motivé par les trainées de sable laissées par le vent. Le vent constant modère bien sur les amplitudes thermiques diurnes qui toutes au long de l'année se limitent à une moyenne de 6°c, malgré la position de la station en retrait de l'océan. J'ai bricolé un exemple normal d'hiver avec janvier 2014 et février 2017. Les températures sont évidemment d'une grande monotonie, mais toujours agréables. Le temps est assez variable et pas du tout au beau fixe: les nuages bas sont très envahissants, et lorsque l'Harmattan souffle assez fort pour dissiper cette grisaille il apporte avec lui de la poussière: les phénomènes de brumes sèche et de poussière généralisée sont assez fréquents, en janvier la visibilité est mauvaise (<5kms) environ 12% du temps - soit 2h50 par jour en moyenne -, et ce n'est pas en raison de bancs de brumes mais bien cette poussière Saharienne. Les épisodes les plus intenses voient même la visibilité tomber à moins de 500m. Ce n'est qu'en juin que la t° commence à monter pour de bon, mais c'est toujours aussi monotone: Enfin voici un exemple de pic thermique et de saison humide, bricolé à partir de 2 années différentes car je ne trouvais pas d'exemple vraiment bon. On constate que ici même durant cette saison la poussière généralisée est encore observée régulièrement. Elle est en fait drainée bien plus loin, puisque l'on peut en prélever jusqu'à Trinidad et Tobago au sud de l'arc antillais, et elle est un acteur important de la saison cyclonique de l'Atlantique nord: les poches d'air sec et poussiéreux peuvent contrarier voire inhiber le développement de systèmes tropicaux qui les aspirent. C'est d'ici justement que partent certaines des ondes qui dégénèrent en tempêtes ou cyclone tropicaux plus à l'ouest en Atlantique, et le moins que l'on puisse dire c'est que le point de départ est timide: les précipitations sont brèves, irrégulières, et cumulent rarement beaucoup. La chaleur est bien là, l'humidité tropicale aussi, mais les alizés encore trop forts contrarient la formation de pluies convectives. Un seul cyclone a été observé dans les parages depuis le début des observations modernes: le cyclone Fred, en aout 2015. Hélas je n'ai pas de données de cette journée où l'aéroport avait fermé. Voilà, c'est tout pour aujourd'hui !
  7. Temps en Espagne

    J'ai fait une fiche climato sur Malaga, c'est ici.
  8. Suivi du temps ailleurs au Canada.

    Ah, Terrace a encore fait reparler d'elle !
  9. Suivi du temps ailleurs au Canada.

    Probablement un synonyme de "pizzas"
  10. Climats du monde

    Je connais très mal Trewartha... Quelle différences entre un climat Sahélien et Soudanien ? Ce n'est pour l'instant qu'une idée dans ma tête... mais oui ça serais top ! #444. Conakry On pénètre dans la partie de l'Afrique où le manque de données synoptiques est criant, et d'où je me suis tenu éloigné jusqu'à présent en raison de cela. J'ai tellement de trous dans les données qu'il est inenvisageable d'en tirer une climatologie quotidienne ou mensuelle, on peut tout juste espérer tirer des moyennes qui tendent vers les normales climatologiques. Et au final vous allez voir que l'exercice est plutôt concluant, malgré presque 50% de données horaires manquantes. Conakry est la capitale de la Guinée, cette agglomération compterais dans les 2 millions d'habitants. Ziguinchor est à 440kms, Dakar 710kms, Bamako 700kms. La ville a été fondée sur un petite ile au bout de la péninsule de Kaloum, puis s'est étendue sur le continent tout le long de cette péninsule et plus loin dans les terres en suivant la crête qui la prolonge. A environ 25 kms des côtes le relief s'élève rapidement à 500m voire 1000m, ce qui suffit à apporter un renforcement orographiques des pluies de la mousson de sud-ouest. Vue vers le nord-est, dans l'axe de progression de cette urbanisation très atypique (je n'avais jamais vu de ville ne s'étendant que le long d'une seule dimension: sa longueur dépasse les 38kms alors que sa largeur ne dépasse jamais 5 kms). Les zones de plaines côtières les plus basses ne sont pas construites probablement en raison de leur caractère inondable - nous verrons très vite en quoi le concept de zone inondable est à prendre très au sérieux ici. La station étudiée est sur l'aéroport, à 12kms du centre historique sur l'ile de Tombo. En 444 fiches c'est la première fois que je suis confronté à des pluviométries moyennes de plus de 1000mm/mois... La saison humide de Conakry est d'une rare violence, cette ville est littéralement noyée sous les pluies en juillet et aout. Et pourtant on retrouve aussi une saison sèche bien affirmée, avec presque 0mm en décembre et janvier. Les stats de RR obtenues sur les données 2000-2017 disponibles sont issues d'un échantillon particulièrement faible de données (38% de complétude, sur seulement 16 ans), mais sont néanmoins assez proches des vieilles normales 1961-1990 consultables sur le web: - lame d'eau annuelle 2000-2017: 3942mm, soit à peine +4.2% que le cumul 1961-1990 (3784mm) - pour les mois les plus arrosés, les écarts des mes données 2000-2017 par rapport aux normales 1961-1990 sont: +4.2% en juillet, -2.7% en aout. Soit au final des écarts très acceptables pour une base de donnée aussi endommagée, ce qui m'encouragera à renouveler l'expérience avec d'autres villes d'Afrique noire dont la disponibilité des données est tout aussi catastrophique. Je vous le dit tout de suite: il n'y aura pas de fiche pour les pays plus au sud de la Guinée comme la Sierra Leone (Freetown) ou le Liberia (Monrovia). Ces pays trop souvent ravagés par la guerre et la pauvreté ne partagent (quasiment) aucune données sur le réseau synoptique, ils ont d'autres chats à fouetter. Conakry semble être l'un des points les plus humide de cette partie de la côte africaine, par exemple Freetown située 115 kms plus au sud mais avec un arrière pays beaucoup plus plat reçoit presque 1m de moins de RR sur l'année: Encore plus au sud Monrovia (à 475kms) reçoit elle aussi nettement moins de pluie que Conakry malgré une saison des pluies plus longue (voici un tableau de la DWD, celui de wikipedia ayant des valeurs de RR complétement fausses): Bref, dans cette direction la prochaine fiche faite par mes soins sur cette région sera probablement Abidjan, à 1160kms de Conakry, donc j'ai trouvé pertinent de vous montrer ces deux tableaux ci-dessus car je n'aurais pas de travail personnel à vous présenter sur les climats entre Conakry et Abidjan. Conakry est donc concerné par un climat Tropical de Mousson (Am de Köppen), la saison sèche se déroulant sous l'harmattan et la saison humide sous le flux de mousson de sud-ouest. Cependant en raison du caractère très maritime de la station, les brises prennent localement le pas sur cette circulation générale que l'on ne retrouve pas toujours sur les roses des vents (l'Harmattan est bien timide): En regardant de plus près les tableaux horaires on retrouve une tendance au vent à tourner dans le sens des aiguilles d'une montre au cours du cycle jour/nuit de 24h. Les exemples de saison seront pris uniquement en 2016 et 2017, la disponibilité des données ayant fait un grand bon en avant ces dernières années et notamment depuis aout 2016 et le passage du format synop au format BUFR pour le codage des observations. De l'espoir donc pour les mises à jours à venir de cette fiche Le début d'année est sec mais aussi très beau: le temps est généralement dégagé et l'hygrométrie tombe parfois en journée, rendant la chaleur supportable. Seul bémol: une épaisse brume de chaleur, probablement combinée aux poussières apportées par l'Harmattan depuis le continent, et que les brises trop faibles ne parviennent pas à dissiper. Mars et avril sont les mois les plus chauds de l'année, même si la différence avec janvier est finalement peu sensible. Cette chaleur reste modérée comparé à ce que l'on a vu au Sénégal: Le thermomètre approche souvent 35°c mais les dépasse rarement, 35°c étant la txx annuelle médiane. L'humidité monte doucement et jusqu'en avril on trouve de temps en temps des journées plus sèches avec des chaleurs pas trop lourdes. La brume sèche se dissipe à la faveur d'un vent de terre de plus en plus discret. Mai est encore chaud et souvent orageux, et voit une hygrométrie tropicale s'installer pour de bon. Les orages de mai ne sont que de gentilles petites salves comparé au reste de la saison humide... Voici un pic pluvio de juillet et aout bricolé à partir de juillet 2017 (un peu excédentaire en RR malgré deux cumuls journaliers manquants) et aout 2016 (un peu déficitaire en RR, la valeur manquante du 20/08 ne changeant à priori pas trop la donne). C'est du mauvais temps quasi-continu, avec des répits qui durent rarement plus de 24h. Que d'orages, que d'eau !!! Les lames d'eau supérieures à 100mm/24h sont habituelles. Ce déchainement des éléments explique facilement pourquoi les plaines côtières n'ont pas été urbanisées: elles doivent être régulièrement inondées. Bien sur la chaleur est très modérée, et les tx peinent à dépasser 25°c durant les journées le plus pluvieuses. J'en décompte même une poignée (pas sur cet exemple) qui évoluent seulement entre 23°c et 24°c ! En revanche l'hygrométrie est au taquet, à plus de 90% d'HR moyenne. C'est également une saison très grise, avec seulement quelques après-midi de soleil par mois. Voici un exemple détaillé d'un épisode particulièrement pluvieux de juillet 2015, avec 528mm en 3 jours: Enfin pour finir un exemple de fin d'année: les dernières averses surviennent en novembre, puis courant décembre le Td s'abaisse de façon notable et l'on retrouve avant la fin du mois un temps beau en sec d'hiver: le Td moyen passe de 23.9°c le 01/12 à 19.9°c le 31/12. Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. La prochaine étape sera le Cap Vert, avant un changement de continent. La suite de l'Afrique sera pour plus tard, j'en ai marre de travailler des données aussi "compliquées".
  11. Climats du monde

    Non Par contre je songe à remplacer la liste des fiches du début de ce topic, qui commence a être longue (440+) par une carte Google Maps, zoomable, avec des liens sur les marqueurs, quelque chose de ce genre: http://www.inmet.gov.br/portal/index.php?r=estacoes/estacoesAutomaticas Je ne sais pas si il est possible d'intégrer une carte google maps dans un message du forum, peut-être que @Sebaas ou un autre modérateur pourra-t-il me dire si c'est faisable avant que je me lance dans la création fastidieuse d'un KML qui regrouperait toutes les fiches et leur lien direct sur le forum. #443. Tambacounda Tambacounda est la plus grande ville de la moitié est du Sénégal, elle compte environ 80 000h. Ziguinchor est à 310kms, Dakar 430kms, Podor 355kms, Nouakchott 560kms, Bamako 615 kms. Même remarque que pour Ziguinchor: c'est plat mais on distingue un réseau important de cours d'eau, ce qui indique qu'il y a de l'eau à évacuer et que l'on est pas dans une zone sèche. A environ 90kms au sud-ouest vers Vélingara on distingue ce qui est à priori un cratère de 48kms de diamètre: ce genre de structure saute aux yeux aujourd'hui que l'on dispose de DEMs globaux visualisables chez soi, mais ce n'est qu'en 1999 - au début de l'ère numérique - qu'elle a été découverte, et son origine météoritique n'a pas encore été établie avec certitude. Le fleuve Gambie passe entre Vélingara et Tambacounda. La station étudiée est sur l'aéroport, à 4kms de la ville. D'après Köppen en est dans le domaine semi-aride, il manquerait environ 125mm annuels d'après son critère pour sortir de ce domaine. Pourtant la saison humide ne fait pas semblant, tant par l'hygrométrie que les lames d'eau. Il est a noter que contrairement à d'autres climats semi-arides ou en marge (je pense notamment au nord de l'Australie), la variabilité de la saison des pluies est faible et l'on est assuré d'un arrosage conséquent entre juillet et septembre: sur les dix saisons vraiment complètes dont je dispose (2008 -> 2017), la lame d'eau moyenne de la période Juillet-Septembre est de 612mm, l'année la plus sèche fut 2014 (511mm, soit seulement 17% de déficit) et la plus humide 2010 (797mm). Variabilité plutôt faible donc, mais je pense que celle ci augmente au fur et à mesure que l'on progresse vers l'est: je vous renvoie au suivi de @Youri sur le temps au Burkina Faso, où il explique bien à chaque saison des pluies leur caractère aléatoire et stressant pour les hommes et la nature, et qu'un bon cumul sur la saison ne sert pas forcément à grand chose s'il est mal réparti dans le temps (comme en 2012 où les pluies sont arrivées trop tard sur des cultures grillées)... Les grandes famines des années 70 et 80 au Sahel et en Éthiopie sont également là pour nous rappeler le caractère précaire de la saison des pluie d'une large bande sur le flanc nord de la zone tropicale Africaine. Les roses des vents montrent très bien l'Harmattan qui souffle du nord-est en hiver, et la mousson Africaine de sud-ouest en été. On en reparlera sur les exemples de mois types, mais même ici c'est le mois d'octobre qui a tendance à être le plus pénible à supporter : les Td encore élevés font grimper la t° ressenti à des niveau aussi hauts voire plus hauts que les chaleurs plus sèches du pic thermique d'avril / mai. La courbe a dos de chameau décrite par les Tm annuelle est ici vraiment prononcée, avec un minimum secondaire presque aussi "froid" que le minimum hivernal. La saison des pluies est également longue à s'installer, elle arrive en douceur contrairement à la mousson indienne. Nous allons donc passer en revue les 12 mois de l'année, découpée en 6 "mini-saisons": L'hiver, en décembre et janvier, est la moins désagréable des saisons mais présente tout de même des désagréments: la poussière est fréquente et souvent gênante, avec une visibilité souvent mauvaise. De plus les tx sont déjà élevée, on peut atteindre 40°c même au cœur de l'hiver. Les bons côtés de cette période sont l’absence d'humidité et des tn très respirables. Février et mars voient la t° monter assez rapidement, dans une ambiance toujours sèche mais souvent poussiéreuse. En mars il fait déjà trop chaud pour le commun des mortels. Notez sur cet exemple de 2007 le premier et éphémère flux de mousson de l'année les 25 et 26/03, avec la hausse du Td associée. Le pic de chaleur se produit en avril et mai (il déborde souvent sur début juin, on le verra sur l'exemple suivant). Les nuits chaudes n'apportent pas vraiment de répit. La mousson de sud-ouest prend de plus en plus souvent le dessus au fur et à mesure que la saison avance, et vers la mi-mai elle s’établit pour de bon, avec pour conséquence un Td qui devient pénible. L'arrivée du flux de mousson ne signifie pas pour autant le début de la saison des pluies: on ne trouve que quelques orages précurseurs en avril ou mai. Juin voit les plus gros changement dus à l'installation de la mousson: le début du mois est souvent encore caniculaire, on y trouve même les combinaisons de chaleur et d'humidité les plus fortes de l'année sur de courte périodes. Puis les orages se font plus virulents et plus fréquents, la chaleur baisse d'un cran mais demeure forte jusqu'en juillet où l'on trouve encore facilement quelques jours secs d'affilé. Selon moi le cœur de la saison des pluies est vraiment aout et septembre, en conjonction avec le minimum thermique secondaire et les plus basses Txm de l'année. L'orage se manifeste de façon quasi quotidienne, notamment la nuit. Les plus fortes averses orageuses apportent des tn agréables, proches de 21°c ou 22°c. Ce n'est pas si gris que cela, rares sont les journées sans soleil. Enfin voici la fin de la mousson en octobre et l'assèchement/stabilisation du temps en novembre. L'humidité reste forte on octobre, et avec les chaleurs qui reviennent le ressenti est souvent très lourd. Il faut attendre le retour de l'Harmattan courant novembre pour bénéficier d'une baisse sensible du Td. Il fait alors vraiment chaud, souvent plus proche de 40°c que de 35°c, c'est le pic annuel secondaire de chaleur. Voilà, c'est tout pour aujourd'hui.
  12. Suivi du temps dans le Centre-Est

    -2.5°c hier soir à 21h au thermo voiture à St Genis les Ollières, -3.0°c ce matin à 8h sous stratus et avec pas mal de gelées blanche. Jusqu'à -4.5°c à Craponne à la même heure. De retour à Villeurbanne: +3°c, stratus et faible bise à 9h.
  13. Climats du monde

    En parallèle à l’élaboration de nouvelles fiches je suis sans cesse en train de remettre à jour les plus anciennes avec de nouvelles données et/ou de nouvelles cartes. J'ai ainsi profité de ma période sans internet pour booster un peu la génération de cartes topographiques pour les anciennes fiches: depuis quelques jours toutes les fiches Européennes (+ la Turquie) ont leur carte sauf Amsterdam et Helgoland. Le seul autre continent à être à jour actuellement est l'Amérique du Sud. Depuis hier soir j'ai fait l'ouest de l'Asie et quelques fiches de l'Océan Indien: L'occasion pour vous de vous replonger dans d'anciennes fiches... Je continue à bosser sur cet aspect, et je me laisse volontiers prendre au jeu car j'ai toujours aimé les cartes, les atlas... Je passe donc parfois plus d'une demi-heure sur une seule d'entre elles.
  14. Climats du monde

    Finalement ma connexion vient d'être rétablie, alors que la hotline m'annonçai demain midi. Donc place à la suite: #442. Zinguinchor. Ziguinchor est la deuxième ville du Sénégal, avec environ 230 000h. Dakar est à 275kms, Podor 480kms, Nouakchott 640kms, Bamako 895 kms. Cette région du sud-ouest du Sénégal s'appelle la Casamance, et Ziguinchor est sur la rive sud du fleuve du même nom. La région est assez plate, néanmoins on distingue un dense réseau de cours d'eau qui creusent un peu le relief, signe que l'on a quitté le domaine aride. La ville est à 54kms de l'océan. Deuxième signe que l'on a quitté le domaine aride ou semi aride: le paysage parait nettement plus vert sur l'imagerie satellitaire, comparé aux régions vues précédemment (Dakar, Podor, la Mauritanie...). La station étudiée est sur l'aéroport, à 3kms du centre ville et 3.4kms du fleuve. On trouve un climat tropical de savane d'après Köppen, avec deux saisons très marquées: la saison sèche ne voit pas une goutte pendant 5 mois, et a saison humide voit des précipitations vraiment abondantes. Le régime de t° est plus classique que celui de Dakar, avec la courbe en dos de chameau et le maximum thermique de printemps. Cependant il est une hybridation entre les climats purement côtiers du Sénégal et les climats de l'intérieur tels de Podor ou Tambacounda (la prochaine fiche, qui sera postée d'ici deux jours maxi): si durant la saison chaude on atteint facilement les 40°c en journée, en revanche les nuits restent relativement fraiches, et l'on ne connait pas de nuits torrides avec des tn de 30°c ou plus comme on en trouve plus vers l'intérieur. Les brises océaniques viennent en effet rafraichir cette saison en soirée, et ceci est visible sur les tableaux horaires avec dès le mois de février un vent dominant qui bascule à l'ouest à 18hTU: Voilà donc le chainon manquant entre les climats du littoral et ceux plus dans le continent: il nous montre que en progressant vers l'intérieur les tx montent d'abord, puis plus loin dans les terres les tn se mettent à monter. Voici une petite synthèse de la saison printanière avec les fiches précédentes, les données chiffrées sont pour le mois d'avril: - immédiatement sur le littoral les tn et tx sont basses, l'amplitude thermique est faible, et les t° sont d'une grande monotonie. Ex: Dakar (TNm/TXm 19°c/25°c) et Nouadhibou (17°c/27°c). - à quelques kilomètres du littoral les tn restent basses et les tx connaissent une grande variabilité, typiquement de 25°c à 40°c suivant l'orientation du vent. Ex: Nouakchott (8kms de l'océan, 20°c/33°c), Saint Louis (5.5kms de l'océan, 19°c/32°c, données préliminaires non vérifiées). - à 50kms de l'océan les après midi sont chaudes mais les brises océanique parviennent jusqu'ici en fin de journées et garantissent des tn encore assez basses. Ex: Ziguinchor (21°c/38°c). - plus loin les Tn, de moins en moins modérées par les brises et courant océaniques, se mettent à progresser vers le haut aussi vite que les Tx (Ex: Podor, 145kms de l'océan, 23°c/40°c), puis même plus vite une fois que le niveau de Tx plafonne (Ex: Tambacounda, 315kms de l'océan, 26°c/41°c, données préliminaires). Les roses des vents sont bien lisibles et reflètent la circulation générale, partagée entre l'Harmattan en saison sèche et la mousson Africaine en saison humide: L'hiver (décembre et janvier principalement) le temps est souvent très beau et la chaleur généralement supportable, c'est le cœur de la saison touristique en Casamance. Seuls quelques épisodes de poussières viennent de temps en temps troubler cette saison. Voici le maximum thermique, mars et avril. On a donc d'importantes amplitudes thermiques diurnes, grâce aux brises océaniques qui viennent rafraichir les soirées. Les 40°c sont souvent atteints mais la chaleur ne monte pas vraiment plus haut, la txx annuelle médiane étant de 42°c. Comme dans quasiment tous les climats tropicaux les dernières semaines avant la saison des pluies dont pénibles en raison de la forte humidité déjà présente. C'est bien visible sur cet exemple de 2012, où sur des tx à peine moins fortes que celles d'avril se superpose un Td souvent supérieur à 20°c. Voici une saison des pluies parfaitement normale, 2015. Les pluies sont fréquentes, souvent orageuses, et occasionnellement diluviennes (RRx annuelle médiane: 99mm/24h). Le temps est plus souvent gris que beau, et l'hygrométrie moyenne accablante (près de 90% en aout et septembre). Octobre est le mois probablement le plus pénible de l'année, comme à Dakar: l'humidité tropicale ne s'est pas encore évacuée, et le beau temps revenu donne des tx à nouveau caniculaires. Il faut attendre courant novembre pour que les choses s'arrangent. Voilà, c'est tout pour aujourd'hui !
  15. Climats du monde

    Oui, c’est sur mon plan de route mais probablement pas tout de suite: j’ai prevu deux autres fiches sénégalaises avant, et je pense encore une autre fiche (Conakry) avant de finir cette region par le Cap vert. J’aurais pu inverser l’ordre mais je suis en panne d’internet pour 48h et j’ai recuperé uniquement les donnes senegalaises pour travailler hors ligne. Donc la procjaine fiche sera Zinguinchor, jeudi matin si tout va bien.