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Kyrion

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  1. On surveillera quand même l'hésitation en fin d'échéance concernant l'amplitude de la dorsale et du décrochage polaire qui pourrait être sensiblement plus incisif que ce modélisent pour l'instant les déterministes. Que ce soit sur l'ens CEP ou GFS, on retrouve la même zone d'incertitude sur l'Atlantique (amplitude de la dorsale) et sur le bassin Méditerranéen (thalweg) : Le Groënland est verrouillé donc probablement pas de blocage par AG, en revanche on ne peut exclure une dorsale plus ample et un passage temporaire en flux de NO/N qui pourrait plus favorable aux plaines (environ 1/3 des scénarios du panel).
  2. J'espère qu'Arôme voit juste avec cette ligne secondaire qui s'initie et s'évacue en bordure de côte ; au radar j'ai l'impression que cela a tendance à se regénérer un peu plus au nord que prévu mais j'espère me tromper :
  3. On en reparlera peut-être sur le topic des vigilances mais vu l'absence de conscience du risque (par faute d'éducation ?) je me demande s'il ne faudrait pas passer par la coercition (malheureusement) : alerte rouge -> couvre feu. Pour le tweet, j'ai presque envie de dire qu'il est suffisamment intelligent pour poser la question même si cela nous parait évident. Intensité un peu en baisse à Cannes mais le picto grêle apparait sur le radar MF au nord de Fréjus.
  4. Sympa de te revoir sur cette partie du forum Lolox ;). Pour compléter ton analyse, je rajouterais qu'une première différence apparait même en amont (D1) de l'anomalie dont tu fais mention (D2). Du coup, je vais y aller aussi de mon schéma : Pour moi tout commence à se jouer avec la trajectoire de cette anomalie (D1) dont je parlais précédemment. En effet, plus celle-ci prendra une trajectoire méridionale, plus elle sera capable d'advecter des anomalies de HTP vers les latitudes nordiques ("AG") offrant un terrain favorable à la prochaine advection (D2). Dans le scénario idéal que représentait le CEP d'hier matin, cette anomalie D1 s'isolait même rapidement vers l'Europe occidentale ce qui créait une cassure au niveau du jet (pointillés violet) permettant ainsi à l'advection suivante d'alimenter d'autant plus rapidement notre début d'AG/dorsale Atlantique tout en drainant une partie du vortex polaire présent sur la Scandinavie. La sortie matinale de l'européen reste dans la même lignée bien qu'en modérant un peu le décrochage, en images ça donne ça au niveau du z500 : A gauche, la situation initiale où l'on voit que CEP envisage dès cette échéance un isolement plus massif de HTP en direction de l'Islande. A droite, 24h plus tard, l'évolution dont je parlais avant avec isolement rapide de notre dépression initiale qui permet d'ouvrir la brèche pour notre dorsale Atlantique et dans le même temps drainer le VP présent sur la Scandinavie. Pour finir, la comparaison cette fois entre CEP (gauche) et GFS (droite) où l'on voit toutes les conséquences que peux avoir l'isolement plus tardif et moins méridional de cette anomalie initiale. L'interaction est moins forte avec le vortex polaire et notre ex AG alimenté bien plus tardivement, la dorsale est plus précaire : Ensuite, au-delà de ces détails de petites échelles concernant la 1ère partie du topic on a toujours, comme tu le dis, ce forçage à long terme envisageant la mise en place d'un courant dépressionnaire à composante polaire. Probablement favorable aux massifs, pour la plaine on aura le temps d'en reparler .
  5. C'est une bien maigre consolation mais la seule """chance""" pour les particuliers et les autorités en ce qui concerne la gestion de crise c'est que les 2 épisodes se sont produit un week-end. Je me demande quelles auraient été les consignes, notamment auprès des employeurs privés, si une alerte rouge avait été déclenchée en semaine.
  6. Pas véritablement un message de suivi mais cette récurrence à voir les mêmes secteurs touchés est quand même assez impressionnante avec quasiment un copier/coller entre l'épisode passé et celui prévu (même si on peut espérer qu'il soit moins durable mais probablement un peu plus intense...) :
  7. Etonné par le grand calme (la sagesse ?) qui règne sur ce topic . Alors effectivement, la majeure partie de l'échéance couverte par ce topic est désormais cernée avec une bonne fiabilité. En revanche, je trouve les sorties des dernières 48h très intéressantes pour la fin de la 1ère décade/début de 2ème décade de décembre. Si on se place à une échelle hémisphérique on observe en fin d'échéance un très net ralentissement du courant zonal avec un vortex polaire fortement chahuté tant côté Pacifique qu'Atlantique. C'est un signal d'autant plus notable qu'on retrouve le même mouvement sur la moyenne : On déborde clairement sur le prochain topic mais je pense que celui-ci sera animé avec un placement prometteur du vortex polaire. Impossible de dire s'il sera marqué par les premiers frimas hivernaux généralisés mais il y a clairement un potentiel pour l'Europe de l'ouest. Ca sera à développer sur le topic approprié mais la stratosphère semble également marquer quelques signes de perturbations avec un vortex polaire qui -de manière très schématique- pourrait rester durablement du côté de notre cadran hémisphérique. Si on se contente de la carte européenne, il n'y a effectivement rien d'intéressant à se mettre sous la dent et c'est bien cette carte qui nous intéresse car elle concerne la France mais je pense vraiment qu'on joue avec un beau potentiel pour la deuxième décade de décembre. Nota : je parle bien de potentiel avec tout ce que ça implique comme prudence à ces échéances .
  8. Au-delà du coup de froid désormais probable j'ai bien l'impression qu'on assiste également au 1er virage de l'hiver avec la bascule vers une nouvelle synoptique qui conditionnera probablement une bonne partie du mois de décembre. Pour mémoire, l'air de rien, ça fait plus d'un mois qu'on se trouve dans une circulation à peu de chose près identique avec une réalimentation constante d'un petit anticyclone Groënlandais (AG) lequel a contraint le courant jet à prendre une direction plus méridionale qu'à l'accoutumée favorisant un train de dépressions vers le bassin Méditerranéen (pointillés violets). Par mouvement de balancier, les hautes pressions ont trouvé refuge sur l'Europe centrale. La similitude est assez frappante à plus d'un mois d'intervalle : 17 octobre - 25 novembre Il semblerait bien que le puissant déferlement polaire sur l'Amérique du nord déstabilise totalement cette mécanique sur les points énoncés précédemment : - l'imposante dorsale va emporter feu notre anti Groënlandais (1) - le courant jet, après le temporaire flux de nord, va reprendre une composante zonale plus classique dont la latitude reste à définir (2) - l'Europe du nord va renouer enfin avec des conditions dépressionnaires plus classique pour la saison (3) Un "renversement" de circulation qu'on retrouve également sur les anomalies de géopotentiels (aujourd'hui vs j+10) notamment sur la bassin Atlantique, le Groënland et la Scandinavie. Notre vortex polaire jusqu'à présent dormait essentiellement sur son côté droit (Russie orientale/Asie), il a désormais basculé sur le dos avec les bras écartés de part et d'autre de l'hémisphère (Amérique du nord - Scandinavie). Reste à savoir si lors de ses respirations une dorsale pourra trouver la brèche et favoriser une dynamique à dorsales atlantiques ou si au contraire l'on rentre dans une longue phase de zonale (l'option blocage, quel qu'il soit, paraissant hors de propos) : Edit : beaucoup de messages postés pendant que je rédigeais et que je rejoins ;). On a l'impression qu'on peut "gratter" un peu de froid encore mais les grands mouvements sont lancés pour un match entre dorsale Atlantique (AR) et zonale anticyclonique. L'hésitation portant sur le doux/humide ou frais/humide tout ce qu'on semble pouvoir exclure ce soir, c'est le froid durable.
  9. Une fois n'est pas coutume, je ne suis pas vraiment d'accord avec Sebb et Thib ;). J'ai un peu de mal à voir l'installation d'un AF stricto sensu ou en tout cas ça ne me semble pas être la seule issue. J'ai l'impression que notre AA a tendance à conserver des racines plutôt océaniques que véritablement françaises ou européennes comparativement aux années précédentes (2017 et 2018 pour des exemples réçents). Que ce soit sur l'ens CEP ou NAEFS, on se retrouve plutôt en bordure orientale de l'anticyclone des Açores donc pour moi on pourrait se situer plutôt dans une dynamique à tendance dépressionnaire que dans un océan de hautes pressions comme cela a déjà été le cas à pareille époque : Bon ça n'exclut pas sur le long terme que la cellule de hauts géopotentiels se décale vers l'est et aboutisse à un AF (GEM et nombreux scénarios du panel il est vrai d'où une moyenne plutôt anticyclonique) mais ça ne me semble pas inéluctable. Mais bon ça sera à discuter sur le prochain topic. @Tomdu17 : tu devrais tenir compter des remarques qui t'ont déjà été faites. A ces échéances, l'analyse de la T° 850hPa est beaucoup trop réductrice et du run par run n'a guère de sens si on ne met pas la sortie en relief avec les autres modèles et ensembles. Et je ne parle même pas du fait d'évoquer déjà de la neige en plaine .
  10. Petit coup de chaud sur le topic après les sorties matinales, on sent que la reine des saisons a débuté . Beaucoup d’analyses pertinentes postées sur ce topic du coup pour apporter quelque chose de nouveau je trouve qu’il est intéressant de faire une rétrospective sur la très belle performance de l’ens CEP. En effet, entre la sortie de dimanche dernier (gauche) et celle de ce matin (droite), on observe une belle concordance quant au positionnement de nos principaux centres d’action. Placement du vortex polaire, hauts géopotentiels aux abords du Groënland, hautes pressions européennes... tout y est (à une échelle synoptique évidemment) : Pour revenir à la prévision, outre les fortes précipitations qui concernent actuellement le pourtour Méditerranéen, il faudra surveiller le potentiel coup de vent en milieu de semaine prochaine. Pour la première fois depuis début novembre on va retrouver temporairement une circulation zonale avec un courant jet capable de traverser la France alors que jusqu'à présent il plongeait en direction de la Péninsule Ibérique. On devine sur le 12z de GFS que le phasage entre anomalie de surface et courant jet prend bien avec cette courbure nettement identifiable aux abords du Finistère. Comme l'avait mentionné Ciel d'encre et Bruno en début de topic, l'arrivée de cette dépression coïnciderait avec de fortes marées (99) et pourrait donc offrir un "beau" spectacle : Cependant, cette séquence tempétueuse ne devrait être qu'un bref interlude avant un nouveau ralentissement du courant jet en fin de semaine. Ce ralentissement associé à une reprise de la cyclogenèse sur le continent nord américain (cf : message de Sasturgis) devrait permettre de réalimenter notre blocage Groënlandais agonisant. Déterministes concordants et écart-type faible, on peut dire ce soir que cette dorsale ne fait a priori plus guère de doute ce soir (attention : échelle d'écart-type dynamique sur IC ce qui peut être trompeur sur le degré d'incertitude) : Concrètement, après un mercredi tempétueux, le reste de la semaine devrait être bien plus calme et doux. Probablement assez ensoleillé sur le pourtour Méditerranéen mais bien plus humide sur le reste du pays. C'est à partir de samedi que se situe selon moi la limite de prévisibilité ce soir. En effet, si on reprend la carte des écart-type, on retrouve 3 zones d'incertitudes liées entre elles et qui conditionneront la synoptique de la fin de ce topic : - Groënland : incertitude sur la capacité de la dorsale à se propager vers les latitudes les plus septentrionales - proche Atlantique : hésitation quant au positionnement de la dorsale, classiquement plus celle-ci aura des racines occidentales plus les chances d'observer un déferlement polaire seront importantes et vice versa. - Scandinavie : hésitation quant à la propagation de la dorsale après son élévation. Selon les scénarios, la dorsale se propage vers la Scandinavie et coupe rapidement le thalweg de ses racines polaires ou au contraire demeure sur l'Atlantique et favorise un déferlement polaire plus massif et durable sur l'Europe. Objectivement, les sorties de ce matin ont mises en avant ce qu'on peut espérer de mieux en terme de sensations hivernales mais leur isolement et l'absence de récurrence de ce scénario ce soir montre toute la fragilité de cette synoptique. Si on travaille avec la moyenne, on peut dire que malgré une dorsale d'ampleur le vortex polaire devrait tout de même rester bien concentré. Passage temporaire en flux de nord et retour à des températures de saison voire plus fraiches, probablement ; véritable décrochage polaire ça me parait tout de même compliqué même si on ne peut totalement l'exclure. Un juste milieu sera probablement trouvé entre la moyenne matinale à tendance dépressionnaire et celle de ce soir : En revanche, on peut tout de même noter que cette dorsale Atlantique semble s'inscrire dans la durée avec pour la première fois des indices de blocage qui s'agitent avec un vrai signal de fond sur le long terme (≥ 10). Or, tant que celle ci restera positionnée de telle manière, le terrain restera favorable à des décrochages polaires sur l'Europe... mais quid de la France ?
  11. Oui, et même en hiver ça ressort nettement sur les cartes d'anomalies de géopotentiels sur le trimestre DJF ces 5 dernières années (par rapport à la moyenne 81/10) bien qu'il s'agit plutôt du secteur nord Atlantique. Si on se place à l'échelle hémisphérique, il s'agit même du secteur où l'anomalie négative est la plus prononcée : A mettre en relief par rapport aux 5 années qui ont précédé : On ne fait pas sur une moyenne sur 5 années et j'ai choisi cela de manière totalement arbitraire mais ça donne quand même une idée des régimes dominants malgré les variations intra-saisonnières. Je ne sais pas quel est le poids du RC dans cette tendance mais on semble vraiment manger notre pain noir ces dernières années. Désolé pour ce HS climato .
  12. Oui, et je pense que tes 2 phrases que j'ai mis en gras sont liées et expliquent l'atermoiement (relatif) des modèles à cerner la synoptique qui couvrira l'échéance de ce topic. C'est en raison de la faiblesse de la cyclogenèse au niveau du Labrador que l'on arrive à cerner moins facilement que d'habitude ce qu'il adviendra de ce blocage Groënlandais. J'ai l'impression qu'il y a un effet de seuil relativement important selon que ce simili blocage arrive ou non à s'isoler. Dans le premier cas, à partir du moment où celui-ci arrive à s'isoler, il permet de drainer sur son flanc oriental (flèche noire) des anomalies de basses tropopauses qui, au contact des "hautes pressions" (flèche rouge) vont renforcer l'instabilité barocline (pointillés rouge). On se retrouve donc dans un environnement favorisant le renforcement du courant jet avec les conséquences que l'on connait dès lors qu'une anomalie arrive à y trouver appui (0z matinal) : A contrario, dès lors que l'on n'observe pas d'isolement on se retrouve avec une zone de contact entre anomalie basses et anomalies hautes bien moins marquée. On assiste alors plutôt à une série de thalwegs surfant sur un courant jet bien moins marqué. Il devient dès lors beaucoup plus difficile pour une dépression de se creuser sur cette succession de vagues formée par un courant discontinu (GFS 12z). Le potentiel tempétueux s'en trouve fortement réduit : En tout cas, comme tu le mentionnes cela reste encore très ouvert puisque même un isolement relatif et temporaire de ce blocage Groënlandais permet d'accélérer rapidement le flux, le CEP du soir en est un bon exemple : Edit : Quant au positionnement du VP, je reste sur ma faim et un peu étonné de ne voir pour l'instant davantage de modélisations favorables à un déferlement polaire sur l'Europe occidentale. Même si les modélisations ne sont pas forcément plaisantes, je trouve que l'on a connu un placement des centres d'action bien moins favorable par le passé.
  13. Je soupçonne la réalisation d'un bonhomme de neige .
  14. La comparaison est intéressante puisque la synoptique modélisée (droite) propose beaucoup de similitudes avec celle de novembre 2016 (gauche). On y retrouve également un profond thalweg qui, pincé entre HGP atlantique et européennes, mettra énormément de temps à se combler : Mais contrairement à 2016, les reliquats du thalweg ne devrait pas s'isoler sur la Péninsule Ibérique mais se diriger vers l'Adriatique ce qui laisse supposer un épisode peut-être moins durable : Je pense que c'est vraiment cette phase qui est à surveiller avec la petite dépression de surface qui se forme en aval du thalweg et qui fournit le plus gros potentiel précipitant. Pour l'instant, comme dit précédemment, elle semble se diriger rapidement vers le sud et donc on devrait rester sur quelque chose d'intense mais temporaire contrairement à 2016 : Comme en témoignent les petites hachures blanches, cela pourrait aussi occasionner potentiellement un bel épisode quelque part sur le massif central/Pyrénées à l'interface de ces remontées de sud favorisées par le creusement secondaire et l'air frais advecté par la dépression sur la côte ouest : Passionnant à suivre en tout cas, vous n'allez pas vous ennuyer !
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