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Les Forums d'Infoclimat

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Barth61

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Posts posted by Barth61

  1. il y a 2 minutes, TreizeVents a dit :

     

    Ok, le point pour toi, je pensais vraiment qu'il n'y avait rien qui justifiait ce "63 %" mais en fait c'est son taux de réussite moyen mois par mois des dernières années (mais donc pas une fiabilité liée à cette prévision en particulier). Je retire donc.

     

    Après pourquoi pas, mais c'est comme si on présentait une prévision de GEFS à J+8 en donnant une fiabilité correspondant aux résultats moyens du modèle, peu importe qu'au cas particulier les scénarios soient lissés ou éclatés. Pas tout noir donc, mais pas tout blanc non plus.

     

     

    Si on part par là, vu qu'on doit être en pifométrique à quelque chose comme 70 % de mois plus doux que la normale ces dernières années, avec ce raisonnement on peut annoncer systématiquement des anomalies thermiques positives en annonçant une fiabilité encore meilleure - mais nous sommes bien d'accord, ça n'apporterait pas grand chose au fond. C'est juste pour démontrer la limite du raisonnement.

     

     

     

    Je suis d'accord avec toi pour la suite. Il faudrait voir la méthodologie et quelles critères rentrent en jeu dans ces chiffres ;)

    • J'aime 1
  2. il y a 3 minutes, th38 a dit :

     

    OK, mais il dit que sa prévision de mai est à 63% de fiabilité. C'est pas la même chose que la fiabilité générale de ses prévisions qui, sur 8 ans, sont à 63% de fiabilité.

    Il aurait fallu qu'il dise en amont de son texte que ses prévisions sont à 63%. Et que pour mai, si il voit une fiabilité meilleure que d'habitude, moins bonne ou à peu près égale...

     

    Après c'est de la communication. 62 ou 63 %, franchement ça me passe par dessus, enfin vous voyez ah ah !

    En tout cas un mois de Mars dans les normes.

    Avril, dans les normes, voir "frais".

    Mai sera donc déterminant !

    • J'aime 2
  3. Il y a 1 heure, TreizeVents a dit :

     

    Sans remettre en cause le fond de la prévision (comme le dit le proverbe, la critique est aisée mais l'art est difficile), ce qui me fait tiquer sur ce genre de prévisions, c'est le "environ 63 % de fiabilité".

    Je suis peut-être de mauvaise langue, mais ce genre de pourcentages précis en prévision météo, c'est rien d'autre que le nombre magique sorti du pifomètre personne pour se donner une fausse illusion de sérieux.

    Vous imaginez Météo France en train de te dire qu'il y a 63 % de chances d'entendre le tonnerre demain à Bourges, ou qu'il y a 63 % de chances (et pas 62 ou 64 hein, 63) d'avoir 1 mm de pluie mercredi prochain ?

     

    Eh bah les critiques .... On continue ? Aller une image :

    Vérification des tendances saisonnières

     

    Voilà comment il calcul sa probabilité. Et franchement, pourquoi pas. Après ça reste subjectif peut être, mais pour le résultat du 63% est plutôt cohérent.

    Je suis neutre, mais franchement, dés qu'on creuse un peu les sujets, on voit que tout n'est pas blanc, ni noir... 

     

    @+

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  4. il y a 48 minutes, RidersOnTheStorm a dit :

    Oui, l'évolution est défavorable pour demain matin. 

     

    Ca se sentait déjà sur les modélisations d'hier après-midi.

     

    Sur Paris, par exemple, l'air assez froid n'arriverait à z850 qu'en cours/fin de journée (Arôme n'envisage un passage sous les -4°C à 850 hPa qu'à partir de 17 heures), après la raréfaction des précipitations.

     

    Ainsi, les températures en basses couches resteraient trop élevées pour voir du solide.

     

    Donc peut-être quelques flocons et/ou du grésil du côté du Val d'Oise ou des Yvelines, probablement pas grand chose ailleurs.

     

    Bon samedi. 

     

    Là, je suis d'accord ;) On surveillera à nouveau les gelées lundi matin.

    • J'aime 1
  5. Ce matin, GFS/UKMO/CEP et GEM voient tous un temps relativement sec, excepté peut être sur la façade Est et/ou SE sur les journées de vendredi/samedi. En effet l'anticyclone va remonter vers la grande bretagne/mer du nord pour nous laisser un flux d'Est, avec donc des températures bien fraiches le matin (beaucoup de gelées à prévoir) et des après midi tout juste de saison, du moins jusqu'à Vendredi. A partir de Samedi, les températures remonteraient progressivement pour être dans les normes, voir un peu au dessus ?

     

    Bref, cette première quinzaine d'Avril est vraiment froide.

    • J'aime 5
  6. Il y a 4 heures, Nono1212 a dit :

    Premièrement, la météo n’est pas une science exacte. La T850 n’est pas un paramètre suffisant pour déduire la nature des précipitations. En effet la pluie est possible sous -10°c à 850hpa. C’est davantage le cas au printemps où l’écart entre la T850 et et la température du sol est important, sauf si averses fortes par isothermie il y a, sauf que les modèles ne voient pas non plus des averses très fortes pour ces prochains jours en RP. De plus la situation actuelle ne nous donne pas un flux de Nord-est mais un flux de Nord-ouest. Pour preuve:

     

    Je sais bien... mais là, ça ne devrait pas empêcher des flocons d'intervenir. La t850 ne fait pas tout, mais elle y contribue très grandement.

    Puis bon... faut déjà avoir des averses pour chez vous ah ah ! C'est pas gagné !

    • J'aime 2
  7. il y a 7 minutes, Nono1212 a dit :

    Après, personnellement, et à force d’avoir vécu plus de flop neigeux que de réussîtes neigeuses, ce qui a finit par impacter la psychologie de nombreux hivernophiles dont moi en nous rendant parano face à de telles situations, tant qu’arpège ne voit pas de neige, je resterait relativement réserver.

    De plus j’ai trouver que durant cet hiver, arpège a été plutôt  bon sur la nature des précipitions et parfois leur absence. Durant la première décade de janvier la plupart des modèles voyaient des RDE neigeux tandis qu arpège ne les voyait pas ou s’il y avait c’était sous forme pluvieuse, ce qui s’est produit ainsi. Au contraire, à chaque fois qu’arpège a prevu des précipitations sous forme de neige, à chaque fois il avait vu juste. 
    Après, je ne me base que sur cet hiver mais bon...

     

    Sinon, c’est vrai que selon plusieurs modèles il y a un risque d’averses de neige sur la région demain après-midi et dans la nuit de mardi à mercredi, mais arpège lui voit que de la pluie, donc méfiance..

     

    Alors... Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais on va avoir du -8 à -11°C à T850, un flux de Nord à Nord-Est... c'est neige. Même à Cherbourg, je vais voir quelques flocons à mon humble avis. On va avoir quand même des températures très froides, voir les plus froides de la saison (pour l'ensemble T850 de la France).

     

    Arpège n'a pas été bon cet l'hiver (pas non plus mauvais). Mais il se gaufre sur les quantités, la localisation, même si certaines situations ont été relativement bien prévu. Bref, je mise sur quelques averses de neige chez vous, par ci par là !

     

  8. il y a 3 minutes, RidersOnTheStorm a dit :

    Salut,

     

    Arpège 0z droit dans ses bottes ne prévoit pas de neige sur la région au cours des prochaines 72 heures.

    WRF 0z lâche l'affaire et fait circuler le petit front secondaire de mardi soir à l'ouest de l'IDF.

     

    Ca se complique !

     

    Encore une fois, ARPEGE est très moyen sur la nature des pp. Arôme est bon. GFS est bon.

    Surtout quand y'a du -8 à -11°C à T850, des flocons, vous en verrez. En pleine journée, pas impossible qu'il y ait 2/3 gouttes avant, mais bon.

     

    Bref arrêtez avec ARPEGE, il est pas des plus performant là dessus.

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  9. Meteociel c'est quand même devenu la référence en matière de tous les outils et modèles de météo. Espérons que ça revienne vite, surtout pour ceux qui ont bossé dessus ! Courage !

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  10. Il y a 13 heures, TreizeVents a dit :

     

    Mais finalement, tu réponds quand même à côté du point principal que je voulais mettre en exergue au départ : le problème ce n'est pas fondamentalement la force de la relation directe entre l'AO et les températures en Europe du nord, mais le fait que la valeur de cet hiver s'écarte très sensiblement de la distribution et que de point de vue cet hiver est un "OVNI" (dans le mauvais sens pour nous passionnés hivernophiles, mais ça les chiffres s'en moquent).

     

    Finalement, on se rejoint quelque peu. La relation AO et températures en Europe du Nord n'est pas parfaite. Et c'est bien là le problème.... La distribution n'est pas "bonne", et il existe bien une relation entre le r² et l'écart type... Comme tu peux aussi le constater, j'ai montré que 1963 est le parfait OVNI en France, avec un écart-type du même accabit que 2021 pour les régions de l'Europe du Nord en 2021. La question que l'on doit se poser, parce que, les statistiques, c'est bien, mais ça ne résout pas les réels problèmes, c'est quels facteurs et autres paramètres rentrent en jeu ? Nous avions déjà parlé de cela dans un autre topic, mais j'y reviens plus tard.

     

    Citation

    Exemple bateau, j'ai monté des séries fictives avec une fonction alea que j'ai mets en graphique, par ordre décroissant de leur R².

     

    Sur la seconde distribution, on constate l'existence d'une valeur excessivement éloignée du reste de la population. C'est très net visuellement sur le graphique que ce point est un "outlier", et on peut l'exprimer mathématiquement, σ = 4,43 avec une loi normale. Je n'ai pas besoin de savoir si R² est plutôt bon ou plutôt mauvais pour me rendre compte que cette valeur est aberrante ; ce n'est pas le sujet et r² ne me dira rien la dessus. Peu importe que je puisse trouver des distributions avec un meilleur R² (première image) ou avec un moins bon r² (dernière image), même avec une bête fonction alea.

    A juste titre, on pourrait néanmoins me dire que le fait que cette valeur soit sortie sur une fonction aléatoire prouve qu'elle peut quand même bien être obtenue par pur hasard mathématique. C'est vrai, mais il m'a fallu une dizaine de lancers différents de 250 valeurs indépendantes chacun pour l'obtenir.

     

    Si j'en reviens à ma problématique de cet hiver en Europe du nord, la valeur de 2021 pointe à 3,07σ (valeur non définitive et qui pourrait encore augmenter)

    Et j'ai toujours en mémoire une répartie de Paix, dans sa prose parfois loufoque mais qui visait si juste :

     

     

    Dans le fond le R² n'est ici pas le sujet : si tu peux me démontrer que 2021 avec son σ = 3,07 est une valeur banale, là c'est moi qui veut bien te payer un coup à boire.

    J'ai pas envie d'aller faire le calcul précis, mais en probabilité on doit être à quelque chose comme une chance sur 500 de sortir une telle valeur (écart >=|3,1σ|), et une sur mille de le faire en positif comme ici.

    Et perso, me dire qu'à la louche on avait, indépendamment de tout autre paramètre et à la grosse (et même très grosse) louche, une chance sur mille de autant se faire enfler, j'avoue que ça me chatouille désagréablement :ph34r:

    Surtout que j'ai l'impression que cela fait un paquet de fois qu'on se fait enfler ces dernières années. S'il y a un dieu des probabilités météorologiques la haut, c'est clair qu'il aime pas les hivernophiles français depuis quelques années.

     

     

    Pour te répondre, j'ai fait moi même l'exercice ci-dessous :

    J'ai repris ta fonction f(x) = 076x + 11 (on se permet les approximations :D).

    Sur une droite bien linéaire ça donne ça :

    image.png.8e6eb13f738ce18b84d62d67c65e2804.png

     

    Bref, une droite, où la chance d'avoir une répartition parfaite est de 100% => la chose la plus improbable en climat, mais il fallait bien commencer quelque part :D.

    Après cette superbe droite, j'ai donc commencé à casser ce r², c'est vrai, c'était trop beau. J'ai donc ajouté du +1 puis -1, une ligne sur 2 => r² = 0.991.

    C'est normal, on ne s'éloigne pas trop de la droite, et la répartition reste parfait à +/-1. Rien de neuf.

    Même exercice avec du +2 et -2 => le r² dévie tranquillement à 0.977. Normal, l'écart type grandit, mais ça reste peu significatif. 

     

    J'ai donc sortie l'artillerie lourde : j'ai donc modifié cette série de données comme suit : +5, +1, -5 et -1, et ainsi de suite. Ce qui donne ça :

     

    image.png.8c8f25ae4de478906955b33fa4ff38e0.png

     

     C'est un peu bateau bien-sûr, mais on remarque que le r² diminue grandement cette fois-ci !

    Et si on fait le même exercice en faisant : -10 -1 +10 +1, on trouve un r² de 0.7034.

    Tout ça pour montrer quoi ? Et bien ceci :

     

    image.png.aad261a93d7a061165614bba10103fc9.png

     

    Que remarque t-on ? Une corrélation forte entre l'ET et le r². Ce n'est pas étonnant, vu qu'il existe un lien entre les deux. Donc, si une répartition est imparfaite, alors l'écart type grandit, et la corrélation n'est pas bonne. J'insiste donc que si le r² n'est pas bon, alors pour trouver le prochain point dans cette distribution, ce sera limite du aléatoire.

    Dans notre cas concret (le point 2021), nous avons 38% environ  de tomber sur une valeur qui sort d'une zone où la plupart des valeurs s'y trouvent. De ce constat, ça veut dire qu'on trouvera des valeurs qui sortent donc du cadre, mais il existe une probabilité non nulle même si faible d'avoir une valeur aberrante. Et qu'est ce que cela signifie ? Cela veut dire qu'il manque un autre ou des autres paramètres, pour avoir une meilleure répartition. Et dans notre cas des 38%, cela veut dire, et nous en avons déjà parlé dans un autre topic, qu'il existe des conditions initiales, une évolution synoptique, qui ont été très défavorables à avoir des conditions très froides. Au moins on se rejoint sur ce point, dans la finalité, pour dire que 2021 est un OVNI pour son époque. Mais c'est un constat, et les explications, en dehors d'un climat qui évolue perpétuellement, existent donc. 

     

    Pour continuer un peu, et comme on parle d'Ecart-Type, j'ai donc garder la même fonction, mais en réalisant une loi gaussienne :

    image.png.4933ef79f3d99a1df681cfb35b579f20.png

     

    Répartition suivante : 8.33% entre 0 et 10 ; 20,8% entre 10 et 20 ; 41,6% entre 20 et 30 ; 20,8% entre 30 et 40 et 8.33% entre 40 et 50.

    Si dans notre cas, nous étions comme ça, il y aurait même pas de discussion, et surtout, cette loi normale ne nous apporte pas grand chose. Une valeur entre 0 et 10 (3 écart-type) parait normal, et donc possible sur cette étude, même si la probabilité reste faible, elle existe. Mais ce que je veux montrer, est c'est pas tellement où se trouve notre point vis à vis de notre axe horizontale, mais plutôt vertical :

     

    image.png.22d52bccdf6d9340f19909b59569a05b.png

     

    J'ai donc refait le même exercice, avec des valeurs qui part dans tous les sens, mais en gardant surtout la loi gausienne, et notre fonction f(x) = 0.76x+11, qui s'est légèrement modifié, mais ça reste proche.

    Que remarque t-on ? La même répartition entre 0 et 10, puis entre 10 et 20 etc. Soit, la probabilité d'obtenir le seul point négatif, en x=3, reste la même probabilité que précédemment. Et pourtant, la valeur de ce point en x=3, obtient une valeur en y, complétement délirante, mais pourquoi ? Cela me fait penser à 2021. La probabilité d'avoir une valeur x n'a pas évolué en soit, mais sa valeur en y oui. Et au vue des répartitions imparfaites, comment l'expliquer réellement ? Cela veut bien dire que dans ce monde réel, d'autres éléments ont joué en défaveur contre nous, même si la probabilité est faible, elle existe. De plus, ce genre de valeur OVNI, comme l'a été 1963 pour son époque en France, est possible :

    => Cela veut donc dire que ce genre de valeur, à l'échelle climatique, même avec une probabilité de 1/500, reste là, surtout au vue de l'écoulement du temps (en quelques millions d'années et/ou milliards au choix)

    => Cela veut dire aussi qu'il y a donc plusieurs paramètres qui rentrent en jeu.

    => Cela veut dire aussi, que l'on prend, à tord ou à raison, un climat standardisé, qui ne l'est pas, et qui évolue tout le temps. En gros, dans un climat X donné, on aura donc des points avec des écarts-types monstrueux arrivant de temps en temps.

    => On voit donc la limite des statistiques, puisque celle ci fait un constat, mais n'explique pas réellement toutes les composantes qui rentrent en jeu.

    => Et enfin, une donnée comme 2021 qui se produit, mais qui reste isolé dans une répartition non parfaite, n'est pas alarmante en soit. Par contre, même avec une répartition imparfaite, si une valeur 2021 se produit de plus en plus souvent en s'accélérant, alors, oui, on pourra sous entendre que quelque chose se passe. Admettons que 2022 et 2024 soit du même acabit, cela voudra dire que nous avons définitivement changé de climat une nouvelle fois.

     

    Enfin ça c'est l'aspect statistique, mais concrètement, pourquoi 2021 est elle un hiver bien fade pour l'Europe ?

    => Quelques intervenants ont signalés déjà cet anticyclone de l'Europe de l'Est très mal placé, et qui a envoyé un flux de SO à S sur l'Europe du Nord. La douceur a donc une première explication, même en France. Mais pourquoi nous avons eu cet amas, et de manière général, des HP bien présente sur le continent empêchant réellement le froid de venir ? L'explication, qui n'est pas tout noir ou tout blanc, vient d'un facteur RC, bien-sûr, qui lui même a modifié certains paramètres, mais pas que. L'indice AO/NAO, depuis les années 1990 restent très souvent positifs par rapport aux années des années 50-80. J'ai même publié un graphe qui montre que cet indice était positif dans les années 1880-1920, est-ce aussi dû à un cycle ?

    => Peu de blocage réel, étonnant, mais on a pas cassé 3 pattes et un canard, pour un blocage en forme. Généralement, on a eu une simple pulsion Atlantique en Décembre, un petit passage d'AS/pulsion Atlantique en Janvier, avant d'avoir un blocage, avec des valeurs de hautes anomalies bien faiblardes pour des indices AO/NAO négatifs en Février, mais nous aurions pu jouer avec du très gros. D'ailleurs, c'est un peu la question que je me posais : Pourquoi cette année, nous avons eu des blocages assez faibles (au niveau de leur puissance) malgré une belle AO/NAO ? Quand on compare à 2009/2010 ou autre, on peut se poser la question ? Malgré un vortex affaibli. J'essayerai de voir si cette année, ne s'éloigne pas des standards niveau blocage, malgré donc un vortex bien faiblard.

    => En France, ça s'est soldé par des flux trop maritimes, et dans tous les topics de prévision LT, pas mal d'intervenants râlent. Et c'est bien normal.

    => Enfin, et nous l'avons vu en février, une AO dans le plancher des vaches, les hautes anomalies se sont vite cassées vers le Canada, et en regardant dans les archives, c'est généralement le cas, excepté quelques points comme 1963 ou 1985, mais rien d'étonnant dans une répartition imparfaite.

     

    Bref, tout ça pour dire que cet hiver, et de façon général les interactions climatiques, ne sont pas si simples que cela, et que se reposer sur un seul indice n'est pas suffisant pour expliquer le fond du sujet. Après, dans le fond, je ne pense pas qu'on soit en désaccord total TreizeVents. Enfin pour moi, tout n'est pas blanc ou noir, tout est nuancé, et sur ceux, je vous laisse vous faire votre propre avis :)

    J'espère avoir été clair dans mes explications. Aller à bientôt, je ne vais plus beaucoup roder ici pendant quelques jours/semaines. A+

     

     

     

     

     

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  11. il y a 33 minutes, TreizeVents a dit :

     

     

    Comme exposé plus haut, l'intérêt d'une comparaison directe entre les indices AO/NAO et les températures en France est très limité car notre pays se situe en zone tampon d'influence de ces deux marqueurs synoptiques. Le R² à 0,006 suffit à dire que cela ne marche pas et qu'il n'y a pas besoin d'aller plus loin pour s'en rendre compte. Maintenant, démontrer que cela ne vaut rien en France et qu'on y trouve une corrélation qui "n'est pas aussi simple et aussi solide qu'on le croit", on peut arriver au même résultat avec les observations de Cuba ou du Sri Lanka. Mais le fait que cela ne marche pas en France (ou à Cuba) n'empêche pas que cela marche ailleurs et ne signifie pas que les résultats Scandinaves ne valent rien. D'après les cartes de réanalyses, on a d'ailleurs toutes les chances de trouver des meilleures corrélations pour l'AO en Alabama, en Libye et en Mandchourie qu'en France.

     

    Autre remarque, quand on analyse les corrélations entre les observations d'une région et un indicateur climatique de large échelle, plus la zone étudiée est petite en surface, plus la corrélation a des chances de s'étioler voir de devenir nulle. Un exemple parlant :

    --> Sur la zone Europe du nord (5° ouest à 45° est et 50° à 75° nord) on a R² = 0.564

    --> Sur la zone Russie occidentale (45° à 90° est, même latitude) on a R² = 0.459

    --> Sur la zone Russie orientale (90° à 140° est, même latitude) on a R² = 0.409

    --> Sur les trois zones réunies on a R² = 0.622, donc davantage que chacune prise séparément.

     

    Et pour l'anecdote sur Moscou prise toute seule, on a R² = 0.241 pas de quoi en faire un plat. Je peux donc démontrer facilement que l'AO seule n'a pas de relation franche avec les températures moscovites. Cela fausse t-il pour autant l'existence d'une relation sur l'Eurasie dans son ensemble ?

     

    La France est bien petite, et des comparaisons auto-centrées sur notre petit bout d'hexagone avec des indices de grande échelle comme ceux-ci ne peut que conduire à une sortie de route.

     

    Et sur le R² en lui-même, il n'y a pas de seuil précis qui indique à partir de quel moment une corrélation peut être jugée intéressante en climatologie. Si tu considères qu'il faut attendre d'arriver à 0,8 pour considérer qu'il existe une relation et qu'en dessous de ce seuil la relation n'est pas prouvée, outre le fait que tu vas faire tousser un paquet de climatologues, tu devrais réussir à prouver sans grande difficulté qu'il n'y a aucune relation entre les canicules estivales et les périodes anticycloniques, qu'en hiver le vent d'est n'est pas plus froid que le vent d'ouest, ou encore que les régimes de blocage en hiver ne favorisent pas le froid en Europe continentale. "Just kidding", j'ai regardé par hasard les données du SOI (indice atmosphérique de l'ENSO) et les températures de surface en zone Niño 3.4 en période hivernale depuis 1870, et R² = 0,69. Avec un seuil minimal à 0.8, tu peux donc même prouver qu'El Niño n'est pas corrélé avec lui même.

     

     

    Parfait ton message, cela montre bien la limite d'une corrélation.

    Certains endroits sont plus sensibles (est ce vraiment étonnant pour l'Europe du Nord plus proche du vortex ?), et surtout mieux placés de façon général pour avoir une meilleure corrélation. Mais ça s'arrête juste là.

    C'est intéressant, mais cela montre bien qu'il y a aussi d'autres éléments à prendre en considération, surtout que l'AO/NAO, est un peu la conséquence d'une synoptique aussi.

     

    Enfin, le r², j'insiste, mais ça prouve la solidité d'un résultat, notamment dans ce cas. Or, ça veut dire, qu'avec un r² de 0.622 cela signifie que l'équation de la droite de régression est capable de déterminer 62,2% de la distribution des points. Autrement dit, tu as 37,8% d'avoir un point en dehors de ta zone de "confort". Ce qui est tout simplement énorme, surtout dans le meilleure des cas. Mais comme dit plus haut, cela n'empêche pas d'avoir quelques bases pour la suite, mais désolé, cela signifie que ça reste difficile.

    De plus pour l'enso, tu sais très bien que c'est bien plus complexe, et ta correspondance montre bien, là aussi, une difficulté et que d'autres éléments prennent jeu dans ce concert, c'est le climat ! Mais ça reste intéressant.

     

     

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  12. Le 22/02/2021 à 18:47, TreizeVents a dit :

     

    On devrait tourner sur un bilan légèrement positif sur l'Europe du nord (de l'ordre d'un demi-degré), avec quelques disparités (faible déficit sur le sud de la Norvège ou vers la Biélorussie par exemple, plutôt excédentaire de la Laponie à l'Allemagne).

     

    Par ailleurs, chose intéressante, je me suis amusé à une comparaison entre l'indice AO moyenné sur l'hiver et les bilans thermiques de cette zone, qui se définit traditionnellement en latitude comme un carré situé entre 50° et 75° nord et en longitude entre 5° ouest et 45° est. L'intérêt, c'est que cette zone est justement celle qui est la plus sensible à l'AO et qui présente les meilleurs niveaux de corrélation de tout l'hémisphère.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    118396528_AOCorrlation2.png.0349aa32a402200ec195c5200fc0a20b.png

     

     

    On n'est pas surpris, il existe une corrélation assez manifeste : les hivers froids sont corrélés à des indices AO plutôt négatifs, et inversement. Et plus l'hiver s'écarte de la ligne , plus ses températures se sont inhabituellement décorrélées de l'AO : quand le point est très largement au dessus de la ligne c'est que l'hiver a été bien plus frais qu'attendu au regard de l'indice et quand le point est très en dessous c'est qu'au contraire l'hiver a été beaucoup plus doux qu'attendu.

     

    Sur ce point, 2021 (placement avec des données provisoires au 20/02) est indéniablement très doux au regard de son indice AO. Il rejoint en cela 1977 qui avait été un peu un OVNI de sa période .. et le fameux hiver 2010 qui a fait l'objet d'une abondante littérature scientifique sur le fait qu'il avait été anormalement peu froid au regard des indices synoptiques tels que l'AO.

     

    Je fais ça en "brut", mais considérant l'équation de la droite de régression, au regard de ses valeurs provisoires l'hiver 2020-2021 ressort avec 4,25° de plus que la valeur théorique attendue au regard de son indice AO. 2009-2010 avait atteint +4,36° et 1978-1979 était à +4,00°. Dit autrement, le bilan de cet hiver dépasse de plus de 4° la valeur théorique attendue à partir du seul indice de l'AO. Et ce qui est surtout parlant, c'est que l'écart entre la valeur observée et la valeur attendue dépasse 3σ, ce qui nous montre à quel point cet écart est exceptionnel même s'il n'est pas inédit. Et il n'est pas dit que les derniers jours du mois, prévus exceptionnellement chauds dans toute l'Europe du nord, ne fassent pas passer l'écart définitif de 2021 au dessus de celui de 2010.

     

     

     

    C'est intéressant, mais globalement, ça nous apprends pas énormément de chose. Enfin, si qu'une AO négative, est généralement plus propice à des anomalies de températures négatives, et l'inverse et vraie.

    2010, 1977 et 2021, des années où la corrélation n'a pas bien fonctionnées, mais il semblerait qu'à première vue, nous avons quelque chose de plutôt robuste ?

     

    Pour appuyer les propos de TreizeVents, on pourrait commenter ce graphique ci-dessous, que j'ai grossièrement fait (Anomalie température France VS AO moyenné) :

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    On voit bien une certaine corrélation, d'hivers froids entre 1950 et 1987, avec un indice AO souvent autour de -1 à -1,5 en moyenne. Puis le coup d'arrêt intervenu dans les années 90, avec un flux d'ouest omniprésent, et des hivers généralement plus doux. L' AO s'abaissant petit à petit dans les années 2000, jusqu'au pic 2010/2013, où nos hivers ont été généralement plus frais. Depuis 2013, on peut dire que l'AO est redevenu positif une nouvelle fois, avec des hivers de nouveaux pus doux.

     

    Une corrélation donc qui semble bien fonctionnée, même en France donc.

     

    Je me suis donc amusé à faire l'exercice pour la France, mais qu'avec une AO moyenné sur DJF, fortement négative et/ou une anomalie température bien négative aussi. Voici le résultat :

     

    image.png.308c54a5e34be7a3d20b10cd039c135c.png

     

    Que remarque t'on dans des valeurs extrêmes ?

     => Toujours une "certaine corrélation", mais en même temps, beaucoup de disparité. Une droite avec un r² <0,8, ça veut dire que la qualité de la droite est vraiment nulle. J'aimerai bien voir ta droite @TreizeVents avec ce fameux r². Mais je pense que tu dois être en-dessous de 0.8. Ainsi la qualité de la droite du graphique ci-dessus, est vraiment à l'ouest… Vous pourriez me dire que c'est dû à la conjugaison des paramètres extrêmes que j'ai choisis, mais même dans ce cas, on devrait trouver un r² plus robuste tout de même.

    => Deuxième chose, 1963 est un OVNI, même par rapport au climat passé.

    =>Troisième chose : Nous avons plusieurs hivers (1977, 1966, 1980 et 2004) qui sont complétement passé à côté, malgré une AZO favorable, et même assez largement. Le pire cas, que TreizeVents à déjà notifié, est 1977, où nous n'avons pas reçu grand chose malgré une AO moyenne de -2,6 sur DJF. En attendant les chiffres de 2021, celui-ci devrait se situé, en mode OVNI, au-dessus de 1966 ! Ainsi on peut dire que cette année 2021, vient mettre un pavé dans la marre en plus, sur une "certaine corrélation".

    => Quatrième chose : On remarque qu'il y a pas mal de points froids quand l'AO est compris entre 0 et -1,5 en moyenne.

     

    J'ai donc pris l'AO max de chaque hiver (en négatif) pour voir si ça va un peu mieux :

     

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    Qu'est ce qu'on remarque ?

    => 1963 est toujours un OVNI. C'est assez parlant. 

    => On voit, tout de même, qu'on a souvent des anomalies de -1 à -2°C en France avec une AO entre -2 et 0.

    => On remarquera aussi qu'à partir d'une AO aux environs de -2 à -4, la variabilité est très forte ! Pourquoi ? 

    => J'ajouterai aussi que des valeurs d'AO inférieur à -2 sont assez rare, et nous n'avons pas tellement de recul non plus.

     

    Conclusions :

    => Une certaine corrélation, évidement ! Dire le contraire serait vraiment de mauvaise foi. Mais, la corrélation n'est pas aussi simple et aussi solide qu'on le croit.

    => Les valeurs d'AO qui sont comprises entre 0 et -2 environ, ont le plus de chose d'aboutir à des situations froides en général => moins fortes en intensité, plus longue ?

    => Les valeurs au-delà de -2, et surtout au-delà de -2,5, sont moins nombreuses, et surtout montrent une sensibilité accrue. En regardant rapidement des mois avec une AO très fortement négative (en-dessous de -2,5), le blocage monte généralement très vite, avant de partir assez vite vers le Canada, nous plaçant par la suite dans un flux d'ouest et/ou sud-ouest derrière. Seul 1985, et surtout 1963 sont des exceptions à la règle. Sujet à développer ?

    => 1963 est vraiment un OVNI, même par rapport au climat des années 50/70.

     

    Pour moi, cette petite analyse apporte/soulève des points. Pourquoi l'indice AO est moins souvent négatif ? (voir graphique ci-dessous) Cycle ? Des hivers plus froids sont ils à craindre à nouveau dans la décennie à venir ?

    File:Arctic Oscillation.svg

     

    La variabilité de l'AO, niveau températures, pourraient s'expliquer par des interactions puissantes, et donc des centres d'actions plus puissants et plus à même de créer de gros chamboulement sur l'HN. Les masses d'airs en jeu seraient donc, à chaque fois, très froides/douces en fonction des centres d'actions. On peut d'ailleurs le voir sur l'AO de février où nous avons titiller un gros potentiel. Mais ces gros chamboulements, sont aussi sujets à des centres d'actions qui ne sont pas habituels… Un avis qui reste donc ouvert.

    On peut aussi, supposer, que 2021, confirme les observations faites sur cet hiver où nous n'avons pas eu de réels centres d'actions bien positionnés. Ce que je veux dire, l'indice AO/NAO n'est pas suffisant, pour déterminer une corrélation solide. Il manque, pour moi, d'autres paramètres qui rentrent en jeu, lesquels ?

     

    J'essayerai d'analyser avec d'autres paramètres, mais je manque de temps. Veuillez m'excuser si c'est un peu "brut", mais j'ai essayé d'être le plus concis possible.

     

    Barth,

     

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  13. Les écossais qui ne veulent pas reporter le match… étonnant :D

     

    Bon je sais pas si je vais regarder le match, on va pas avoir notre équipe type et l'entrainement va être quelque peu tronqué, j'ai peur qu'on se fasse aplatir.

    La bonne nouvelle sera le prochain match avec le retour d'une équipe presque type.

  14. @Kyrion et @tao : je vous rejoint.

     

    Même si nous avons une AO/NAO bien négative, et donc des situations potentiellement intéressantes, dans les modélisations et parfois sur le terrain, cet hiver aura été un raté, excepté la semaine de Février dans le Nord.

    Vous résumez très bien à vous deux cet hiver :

    - Peu de blocage => Décembre ce sont deux pulsions qui amènent des BP sur la France mais de manière très maritime (l'AR en cause notamment).

    - Janvier, un petit blocage en milieu de mois relativement favorable, mais toujours embêté par l'AR...

    - Février, enfin une vraie opportunité, qui se soldera par une belle semaine froide dans le Nord avant que le redoux revienne en force.

     

    Bref, heureusement qu'il y a la semaine de Février et 2 ou 3 coups de blancs sympathiques… Ce sera donc un hiver mitigé, et surtout assez frustrant à cause des centres d'actions qui n'ont pas été bon pour nous.

     

    Au final, et en attendant le résumé sur l'Europe sur DJF, on peut dire que les prévisions saisonnières n'ont pas été très bonne pour l'Europe, surtout pour Janvier/Février.

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