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JB63

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    Altocumulus

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  1. Bonjour, Je fais remonter ce sujet car je me suis penché sur les températures moyennes de la station de Lyon-Bron dont la représentativité est souvent sujette à caution en raison de l’ilot de chaleur urbain de l’agglomération Lyonnaise et de l’environnement de la station, de plus en plus urbanisé. Notamment sur la période 1981-2010 pour laquelle une température moyenne de 22.2°C est mesurée en juillet, ce qui paraît pour beaucoup un peu élevé pour la région lyonnaise. Attention, cette « étude » est à prendre pour ce qu’elle vaut, elle n’est pas établie par un climatologue ! J’ai calculé les températures moyennes mensuelles trentenaires « théoriques » de la station de Bron, sur les périodes 1951-1980 (qui me servira de calage) et 1981-2010 (objectif des calculs). Stations utilisées : Ambérieu, St Etienne-Andrézieux et Grenoble St Geoirs, stations relativement proches de Bron puisque localisées respectivement 41 km au nord-est, 56 km au sud-ouest et 44 km au sud-est ; Mâcon (64 km au nord de Bron) et Montélimar (128 km au sud), dans l’axe Saône Rhone. J’aurais souhaité prendre une station rhodanienne (au sud) plus proche de Bron que Montélimar (Valence par exemple), mais je ne dispose pas des données nécessaires et il ne s’agirait pas d’une station synoptique. J’ai donc choisi de garder Montélimar. La distance de chacune de ces stations a été prise en compte (facteur 0.20 pour Mâcon, 0.22 pour Ambérieu, 0.15 pour Montélimar, 0.21 pour Andrézieux et 0.22 pour St Geoirs) ainsi qua leur altitude (gradient considéré : 0.6°C pour 100 m d’altitude).Résultats des calculs Période 1951-1980 Sur la période 1951-1980, les écarts (L3) entre les moyennes mesurées à Bron (L2) et celles que j’ai calculées (L1) montrent : Des valeurs mesurées « trop chaudes » de mars à septembre, au maximum 0.3°C en avril et en juillet. Les valeurs mesurées à Bron sont donc plus chaudes au printemps et en été que les valeurs calculées; Des valeurs calculées « trop froides » de novembre à février, au maximum 0.2°C en novembre, décembre et janvier. Les valeurs mesurées à Bron sont donc plus froides en automne et en hiver que les valeurs calculées. Su l’année, les valeurs mesurées à Bron sont 0.1°C plus chaudes que celles calculées, ce qui me paraît peu significatif.Ces écarts entre valeurs mesurées et calculées peuvent provenir de nombreux facteurs : Pour les valeurs calculées : choix méthodologiques (choix des stations utilisées pour les calculs…) ; Pour les valeurs mesurées à Bron : environnement de la station, ilôt de chaleur urbain, caractéristiques climatiques « locales » de la plaine de Lyon… L’ensemble de ces facteurs, et certainement bien d’autres non identifiés ici, interviennent, probablement plus ou moins selon les saisons. J’ai pris le parti de considérer que ces écarts sur la période 1951-1980 constituaient un bruit de fond de la station et qu’ils correspondaient à un correctif à apporter aux valeurs calculées sur la période 1981-2010. Je considère donc que l’ICU et l’environnement de la station de Bron sont peu significatifs sur la période 1951-1980 ce qui ne me parait pas déconnant, bien que l’aérodrome ne soit pas localisé en rase campagne à la fin des années 1970 (cf photos ci-après).1978 Récent Période 1981-2010 Sur la période 1981-2010, les écarts (L6) entre les moyennes mesurées à Bron (L5) et celles que j’ai calculées (sans correctif – L4) montrent à nouveau : Des valeurs mesurées « trop chaudes » au printemps et en été. Par rapport à la période 1951-1980, les écarts sont cependant plus importants (au maximum +0.6°C en juillet, puis +0.4°C en juin et août) et sur une période plus longue (mars à octobre) ; Des valeurs mesurées « trop froides » de novembre à février, mais de façon plus ténue que sur la période 1951-1980 ( +0.1°C en novembre et +0.2°C en janvier). Une fois le correctif (L3) calculé sur la période 1951-1980 apporté aux écarts (L6) entre températures mesurées et calculées sur la période 1981-2010, les écarts (L8) deviennent peu significatifs d’octobre à mai (0 à 0.1°C). En période chaude, on constate que les températures mesurées sont « trop » chaudes de 0.2°C en juin et septembre, et de 0.3°C en juillet et août.La caractéristique de cette « anomalie » qui conduit à observer les températures « anormalement » chaudes principalement sur la période estivale de la période trentenaire la plus récente n’est pas sans rappeler l’environnement actuel assez urbain de la station de Bron. Toutefois, si cet écart venait à représenter la surchauffe estivale de cette station (plus précisément le surplus de surchauffe entre les périodes 51-80 et 81-00), on constate que les températures moyennes n’en sont que modérément influencées (au maximum, 0.3°C en juillet - je m'atendais à plus). D’autre part, si l’on excepte les quatre mois d’été, les températures moyennes calculées (+ correction) et mesurées sont très proches.
  2. Même si ça n'apporte pas grand chose au débat, le plus grand nombre de Tx > 35°C sur la base de stations fiables ne serait donc pas en PACA, LR, Corse ou même Midi Pyrénées, mais dans le sud Rhône Alpes. Je n'aurais pas pensé, même pour quelques dixièmes de jours.
  3. JB63

    Climat toulousain

    Je voulais dire que belle ile reçoit tout de meme un quart de pluie en moins que toulouse en été, et a un ensoleillement superieur...de quoi compenser une bonne partie des tm plus elevees de toulouse et l'humidité de l'air liée a l'océan
  4. JB63

    Climat toulousain

    C'est bien ce que j'ai fait avec le ratio 2x temperature / précipitations? Un peu empirique je te l'accorde si c'est a cela que tu voulais en venir. Et 10mm a belle ile, avec son ensoleillement supérieur a celui de toulouse, induiraient je pense une certaine sécheresse, malgré une humidité de l'air logiquement elevée et des temperatures moindres
  5. JB63

    Climat toulousain

    Bonjour à tous, Je lis avec intéret ce topic, vous interventions sont très intéressantes. Malheureusement, je n'ai pas de temps d'intervenir régulièrement. Contrairement à ce qu'on lit parfois, les cumuls de précipitations ne sont pas réguliers sous climat océanique "pur", avec un ratio souvent compris entre 2 et 3 entre le mois le plus sec et le mois le plus humide (81-00): à Brest 60 mm en juin pour 148 mm en décembre, à Belle Ile, 34 mm en juin pour 87 mm en octobre, à La Rochelle 39 mm en juin pour 92 mm en décembre, à Biarritz, 69 mm en juillet pour 186 mm en décembre, Quand on progresse dans les terres, que ce soit en direction du bassin parisien ou du bassin aquitain (océanique dégradé), les cumuls de précipitations deviennent plus réguliers au cours de l'année: à Chartres, 40 mm en février pour 62 mm en octobre, à Agen, 49 mm en mars pour 75 mm en mai, à Angers, 39 mm en août pour 71 mm en décembre, à Toulouse, 38 mm en août pour 74 mm en mai. Côté précipitations estivales (JJA), on obtient pour quelques stations "sèches" (avec entre parenthèses le nb de jours >=1 mm): Toulouse: 145 mm (18 jours) Auch: 150 mm (19 jours) Angers: 134 mm (19 jours) On observe encore moins de précipitations en été sur certains coins du littoral altantique (hors climat méditerranéen donc): Belle Ile: 108 mm (!) (19 jours) Oléron: 120 mm La Rochelle: 127 mm (19 jours) La "sécheresse" estivale de Toulouse trouve donc son équivalent, en terme de quantité et de fréquence de précipitations, dans bien d'autres contrées au climat océanique dégradé (notamment l'Anjou) ou au climat océanique "pur" (valeurs plus faibles à Belle Ile ou La Rochelle). Niveau ensoleillement, que ce soit sur l'année ou en été, la région Toulousaine ne présente pas des scores exceptionnels pour un climat océanique (données du site MF...91-00?): en été, 680h à Angers, 720h à Toulouse, 730h à Agen et Bordeaux, 775h à Carcassonne (déjà bien faible pour un climat méditerranéen) 790h à La Rochelle (ou Lyon, sous un bien autre climat). Sur l'année: 1799h à Angers, 2031h à Toulouse, 2035 à Bordeaux, 2106h à La Rochelle. Cela n'engage que moi, mais Toulouse connait un climat océanique dégradé assez classique avec des précipitations plus régulières qu'en climat océanique pur ou qu'en climat méditerranéen, au même titre que le bassin parisien. Il n'y a pas de sécheresse estivale marquée, le niveau de précipitations estivales est plus élevé à Toulouse qu'en Anjou ou que certains secteurs du littoral atlantique. L'ensoleillement (estival ou annuel) n'est pas remarquable à Toulouse, nombre de stations non méditerranéenne font mieux. Cependant, il est vrai que les températures estivales sont élevées pour un climat océanique dégradé, mais resteraient un peu limitées pour un climat méditerranéen de plaine. Quant à la combinaison T°/Précipitations, sur un diagramme PP/2*T°, on obtiendrait, pour les 3 mois d'été: -1 mois sec à Toulouse, (excédent de 16 mm pour les 3 mois) -1 mois sec à Belle Ile (excédent de 1,6 mm pour les 3 mois) -1 mois sec à Angers (excédent de 18 mm pour les 3 mois) -2 mois secs à L'ile d'Yeu (excédent de 3.3 mm pour les 3 mois; juin 17.1°C/39.7mm, juillet 19.1°C/37.8mm, aout 19.3°C/36.8mm). Bref, pour moi, statistiquement, rien de plus méditerranéen à Toulouse que dans d'autres contrées incontestablement océaniques (pures ou dégradées) en été. Je ne les ai pas mais les humidités relatives estivales pourraient être un bon indicateur
  6. Bonjour, Pour réaliser cette figure, je pense qu'il faut: 1- créer une "base de données" (excel par exemple) avec les données suivantes: mois (X), heure (Y) et T°(Z). Mettre, pour un mois donné, la même température à 0h et à 24h. 2- utiliser un logiciel d'interpolation qui calcule un Z pour tout couple (X, Y) à partir de la "base de données", et qui permet ensuite de générer facilement la figure recherchée. Comme logiciel en question, je connais SURFER, mais il doit en exister bien d'autres, peut-être gratuits. Bon courage
  7. Bonjour, Le rubrique climatologie du site Infoclimat (http://www.infoclimat.fr/climatologie/) propose les normales calculées sur la période 1961-1990 des stations de Rouen-Boos, Le Havre (au Cap de la Hève) et Dieppe. Pour les records absolus de températures, de rafales de vent et de précipitations en 24h (tenus à jour), tu peux consulter le site http://www.lameteo.org/records.html (stations de Rouen et Dieppe). Sur le premier lien que j'ai posté, Rouen connait 3.4 jours de neige en décembre sur la période 1961-1990, soit un peu plus que les stations voisines plus maritimes (1.4 jour à Dieppe, 1.5 au Cap de la Hève et 2 à Deauville).
  8. Marseille obs Palais Longchamp (knmi)période 1900-2002. Tn les plus basses: 19290213 : -14.3°C 19560210 : -13.3°C 19290214 : -13°C 19560211 : -12.8°C 19560212 : -12.2°C 19560202 : -12°C 19401225 : -11.4°C 19560203 : -11.3°C 19870112 : -10.5°C 19850109 : -10.2°C 19850115 : -10.1°C 19050103 : -10°C
  9. Merci pour cette carte! Elle permet de visualiser la singularité de la valeur de Clermont-Ferrand / Aulnat (139 km/h), vis à vis non seulement des stations de plaine:81 km/h (Vichy) et 72 km/h (Issoire), mais aussi des stations de plateau. Super document!
  10. Bonjour pottok, Je salue une fois de plus ton travail. Toutefois, comme je l'avais déjà évoqué il y a quelques temps, les cartes des records de froid ne peuvent pas faire l'objet d'interpolation étant donné que les périodes de mesures ne sont pas les mêmes entre les différentes stations. Par exemple, quand on regarde la carte des records de Tn en décembre, la station de Lyon Bron présente un record de froid 4 à 8°C plus faible que celui des stations alentours, à savoir St Etienne, Grenoble, Ambérieu, St Etienne et Mâcon. Bien sur, ce constat est artificiel et est lié a la période de mesures bien plus ancienne pour Lyon qui permet de faire apparaître un record vieux des années 30. En Auvergne, même remarque: un record de froid 5 à 10 °C plus bas à Clermont qu'à Vichy, Aurillac ou au Puy, la station de Clermont étant largement la plus ancienne des 4 stations auvergnates. Finalement, en caricaturant à peine, les records de froid les plus faibles dans le centre-est ne sont pas représentatifs de la capacité d'une station à "fabriquer du froid", mais de leur ancienneté, ce qui n'est pas ton but! C'est sans doute pour cette raison que tu n'as pas conservé les -23°C de Paris Montsouris datant de 1879, station qui aurait alors été la plus froide de tout le bassin parisien. Et on sait tous que les conditions de mesures n'auraient pu expliquer un tel écart d'environ 6 à 8°C entre Montsouris et les stations voisines! Les passionnés de climatologie auront vite compris que si Lyon présente un record de froid 8.4°C plus faible que celui de Mâcon, ce n'est pas que le Lyonnais peut connaitre des températures abyssales par rapport à celles du Mâconnais, mais que les périodes de mesures ne sont pas les mêmes. En revanche, le visiteur "lambda", pourrait ne pas le comprendre! Je souhaitais simplement attirer ton attention sur cet aspect. A mon humble avis, ne conserver que les records postérieurs aux années 1950 gommerait déjà pas mal d'abérations. Sinon merci pour les cartes d'ensoleillement, sur la période 91-2010. Très intéressantes, car portant sur des mesures "fiables" et sur une période de 20 ans! C'est mieux que les moyennes 91-2000 présentées par Météo France
  11. Bonjour, Il doit pourtant s'agir de la même station: Port La Nouvelle (Phare, alt 5m), ouverte depuis 1856 et possédant une série pluvio inintérompue depuis 1923 en terme de précipitations quotidiennes. Il n'y a pas d'autre poste à Port la Nouvelle au 19 ème siècle. Comme tu l'indiques, il est bien étonnant de passer de 37 cm sur 51-70 à 57 cm sur 71-00, surtout que la station n'a pas été déplacée (ou non déplacée de façon significative) sur la période 1951-2000 (souce Climathèque). Peut-être un changement d'environnement du pluvio? Mystère!
  12. Le nombre d'heures de pluie est un paramètre intéressant au niveau du ressenti que l'on peut avoir. Il est disponible dans le livre de MF sur les normales climatiques 1961-1990, peut-être également dans celui des normales 1971-2000 que je n'ai encore jamais consulté. par contre j'ignore si c'est un critère très fiable en terme de mesure, notamment dans les années 60 ou 70 (un peu comme les anciennes mesures d'ensoleillement). Dans Météo de la France, en % d'heures pluvieuses: Brest: 14% Nancy: 12% Besançon, Pau: 11%, Lyon, Strasbourg, Lille, Bourges, Caen: 10% Paris le Bourget, Bordeaux, Toulouse: 9% nantes, Clermont-Fd: 8% Nice: 7% Ajaccio, Perpignan: 6% Marignane: 5% Pas de quoi faire une carte...
  13. Belles valeurs supérieures à 25°C au nord du Massif Central aujourd'hui. Les valeurs les plus élevées ont été relevées dans l'Allier et le nord-est de a Creuse où les températures étaient généralement comprises entre 26 et 27°C en plaine. A noter les 27.9°C de Vichy-Chermeil, les 28.0 de Chambon Voueyzes (23, alt 329 m) et les 29°C du secteur de Montluçon (28.7°C à Montluçon aérodromme et 29.0°C à Montlucon).
  14. Bonjour, Le seuil des 25°C est dépassé en de nombreuses stations, notamment au nord du massif. A 14h UTC, on relevait: - Respectivement 25.1 et 25.2°C à Clermont/Aulnat et Issoire en limagne puydommoise. - Plus au nord, 25.8 à Augy-sur-Aubois (18), 25.9°C à St Yan (71), 26.1°C à Montbeugny (03), 26.2°C à Lurcy-Lévis, 27.3°C à Vichy (03) et 28.4°C à Montluçon-aéro (03) - Dans la Creuse, 26.4°C à la StatiC de Gouzon (mais 27.2°C à 13h), 25.5°C à Auzances (564 m)et 25.8°C à Boussac. De fortes amplitudes sont observées en cours de journée, au moins 25°C à Montluçon (où la mini est d'environ 3°C)! Idem à Gouzon. En altitude, on relève une vingtaine de degrés à 1000 m, 18.7°C au sommet du Puy de Dôme (1415 m), comme au Lioran (1238 m). Ce ne sont pas les maxi, seulement les températures horaires de 14hUTC (http://meteo-climat-bzh.dyndns.org/index.php?page=tactu).
  15. Bonjour, En Auvergne, tout le monde est logé à la même enseigne! Le bilan présenté sur le serveur hydrologique régional montre un déficit en plaine comme en montagne. http://www.eauenauvergne.fr/reg_meteo.html Sur la période janvier-février 2011, on note des cumuls fréquemment inférieurs à 30 mm dans les zones abritées, avec des déficits qui atteignent 82% à Ruynes en Margeride. A noter toutefois le score impressionnant d'Issoire, qui atteint 61 % de la normale avec 29 mm sur les deux mois (grâce à un mois de février très humide, 26 mm, soit 122 % de la normale!). En plaine, les cumuls sont donc ridicules, mais c'est une situation presque normale. Exprimés en millimètres, les déficits sont faibles (10 à 20 mm ?Edit: j'ai vu un peu léger, disons plutot 20 à 40 mm de façon générale). En revanche, les déficits montagnards sont bien plus significatifs, et moins habituels: en janvier-février, il manque près de 300 mm au Lioran.
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