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dann17

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  1. Salut Cotissois 31, Désolé, mais ton message est incompréhensible, ou presque ! Et « qualité OMM » ou « qualité expert », c'est quoi ?
  2. Bonjour à tous ! Désolé de ne pas être revenu plus tôt, mais je tiens à vous remercier d'avoir, cette fois-ci, réellement pris part de façon constructive à cette discussion sur la pertinence des indices, et notamment de l'humidex. Je vais finalement devoir reconnaître que Damien49 n'a pas tort lorsqu'il dit ceci : Après m'être relu, je dois admettre avoir donné l'impression d'exagérer le lien, la corrélation entre l'humidex et l'énergie. Il est vrai que cet indice a initialement été conçu non pas pour quantifier le niveau de chaleur de l'air, mais bien pour quantifier la chaleur ressentie par le corps. Bon, cela étant dit et admis, je vais toutefois répéter quelque chose d'important : ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain ! Car bien que le but de cet indice (et la façon dont il a été construit) puisse tout logiquement induire un sentiment de méfiance justifié, il n'en demeure pas moins qu'il reste très pertinent sous plusieurs aspects. Je vais y revenir... Je n'ai pas écrit « humidex = chaleur », ni « humidex = chaleur sensible + chaleur latente ». Non, j'avais écrit « chaleur = chaleur sensible + chaleur latente ». Et ce que je rajoutais, c'est que l'humidex était bien plus approprié pour représenter et pour « quantifier le niveau de chaleur » que la seule température qui, comme nous le savons tous, n'est pas la chaleur. Mais là encore, je le sais, ce que j'écris là n'est pas physiquement exact. Et tu l'as remarqué... Alors creusons la question. Voilà ce que tu m'as rétorqué : Je vais être obligé de te dire que je connais bien toutes ces questions, Damien (je ne confonds rien, c'est volontaire...), et que je dois reconnaître que c'est ton cas également : alors oui, tu as raison, la chaleur correspond bien à un transfert d'énergie. Alors il est vrai que, au sens strict, il serait plus convenu de parler de l'enthalpie (H). En l'occurrence, l'enthalpie de l'air représente la quantité d'énergie contenue dans l'air. H augmente avec la température de l'air (chaleur sensible : Q = mc ΔT) et avec la chaleur latente (Q = mL). Et la chaleur (Q) correspond bien au fameux transfert dont tu parles et qui se trouve être effectivement la variation de l'enthalpie, telle que Q = ΔH. Nous sommes d'accord ! Mais tu comprendras que pour M. et Mme tout-le-monde (même pour des passionnés de climato ou de météo comme ici sur ce forum) qui ne sont pas forcément familiers avec ces notions de thermodynamique, et notamment avec ce concept de l'enthalpie (!), j'ai cru bon de ne parler que de « chaleur », même s'il eût été préférable encore de parler d'énergie. Alors, allons voir maintenant ce que donnent les valeurs d'enthalpie (puisque c'est bien par là qu'il faut passer). Bunk est intervenu de façon pertinente, mais il s'est trompé avec les valeurs qu'il avance : Tout à fait : il y a effectivement plus d'énergie (càd que l'enthalpie est plus élevée) dans un air à (27°C / 80% HR) que dans un air à (36°C / 20% HR), contrairement à ce qu'indique l'humidex. Cependant, le calcul n'est pas exact (tu surestimes énormément l'enthalpie spécifique de la vapeur d'eau !). Prenons le tableau suivant : https://www.thermexcel.com/french/tables/enthalp.htm On y voit que l'enthalpie de l'air humide (càd l'énergie totale) contenue dans ces deux parcelles d'air est : 73,08 kJ/kg pour (27°C / 80% HR) et 55,13 kJ/kg pour (36°C / 20% HR). L'écart est finalement beaucoup plus faible que ne le laisse supposer Bulk ! Cela dit, vous avez raison, il y a un écart, mais il n'est que de 18 kJ/kG (et non pas 1200 !!) : Dans le 1er cas, le Td vaut 23,2°C : cela correspond à une augmentation de 45,9 kJ/kg due à la vapeur d'eau. Dans le 2ème cas, le Td vaut 9,5°C : ce qui correspond à une augm. de 18,9 kJ/kg due à la vapeur d'eau. Donc, l'excès de vapeur d'eau dans le cas (36°C / 20% HR) entraîne une diminution de 27 kJ/kg par rapport à (27°C / 80% HR). Quant à la « chaleur sensible », celle-ci est responsable d'une augmentation de 9 kJ/kg entre les 2 états. Bref, tout ça pour dire que l'humidex est en quelque sorte à « mi-chemin » entre la seule prise en compte de la température et l'explication purement thermodynamique, càd que l'humidex tient compte approximativement 2 fois moins de l'impact énergétique de la vapeur d'eau que ne le fait l'enthalpie. Cela provient probablement du fait, à mon avis (et Bulk l'a plus ou moins bien expliqué), que le mode de calcul de l'humidex confère un résultat plutôt assez proche de celui de la « thêta e », de même que de la « thêta w » (« température du thermomètre mouillé »). Cela à cause du fait que notre corps (qui est constitué à 70 % d'eau ; et je pourrais extrapoler - faire le même raisonnement - avec le sol !) est sans doute plus sensible à la « chaleur sensible » qu'à la « chaleur latente ». Donc cela fonctionne pas mal de la même façon qu'avec le « thermomètre mouillé » : la température d'un sol atteinte en bout de ligne ne descend pas aussi bas que le Td lorsque de l'évaporation s'y produit. C'est donc bien pour cela qu'à mon avis, l'indice humidex semble bien fonctionner et reste très homogène dans une même masse d'air. Cirrus l'a très bien remarqué : Alors, bien entendu, reste la question du « ressenti ». Celui-ci est évidemment différent d'un individu à l'autre. Mais ce qu'il faut comprendre, c'est qu'un (30°C , Td 25°C) sera toujours plus chaud (pour tout le monde ! Tout le monde dira qu'il aura « plus chaud », sans savoir que la température est la même) qu'un (30°C , Td 10°C). C'est une certitude. Quant à la comparaison entre un (36°C / 20 % HR) et un (27°C / 80%), l'humidex donne la même valeur. Mais cela ne signifie pas qu'il s'agisse de la même chaleur ressentie. Évidemment qu'on n'aura pas la même sensation ! Mais, grosso-modo, en termes de niveaux de chaleur ressentie, les deux cas seront approximativement semblables. Ces comparaisons ont été réalisées à partir d'un échantillon de plusieurs personnes dans de très nombreuses conditions de T et de Td lorsque l'élaboration de l'indice humidex était en cours. Je comprends bien ce que tu veux dire, mais ce qu'il y a de certain, c'est que la prise en compte des couples T et Td séparés ne pourront aucunement apporter une comparaison entre le niveau de chaleur de deux conditions différentes. Par ailleurs, sur l'utilité d'un tel indice, je mentionne de nouveau (par ex) le cas du couvreur de Rennes, mort parce qu'il n'avait pas été jugé pertinent de diffuser cette information pourtant capitale (humidex de 45). Encore une fois, de tels indices ne sont sans doute pas parfaits, mais je pense sincèrement qu'ils ont toute leur place en climatologie. Peut-être serait-il bon, désormais, de reconnaître leur utilité publique indéniable. Il ne coûterait pas grand-chose de simplement ajouter ce type d'information. Merci de m'avoir lu, et d'avoir fait l'effort de bien comprendre !
  3. Bonjour Damien, Oui, j'ai préféré ne pas répondre à ton message précédent, et je suis content de voir que tu t'es rendu compte que ta réaction était disproportionnée, et pas très raisonnable. Maintenant je comprends mieux, et j'espère surtout, très sincèrement, que tout va bien pour toi ! Tu me reprochais de ne « jamais lâcher le morceau » : oui, c'est sans doute vrai, mais c'est simplement que, lorsque j'ai un message à faire passer (que je juge important ou utile), je mets un point d'honneur à apporter un raisonnement détaillé et argumenté. Tant qu'on ne me démontre pas que j'ai tort, ou tant que je ne me rends pas compte que je me trompe, j'explique tout, cartes sur table, afin que la conversation (le débat ?) soit franche et je détaille pour m'assurer que tout le monde comprenne bien mon raisonnement. Alors, certes, cela engendre inévitablement ce ton « professoral » de ma part. Je m'en excuse. Je reconnais sans peine que cela puisse être irritant (je vois bien que j'agace beaucoup d'entre vous !) lorsque je réponds de la sorte à des adultes qui ne sont pas mes étudiants. Je viens donc de souligner le fait qu'il faut me démontrer que j'ai tort. Or, jusqu'à ton message d'hier, à part prendre de haut tout ce que je disais, tu ne m'avais apporté aucun argument, et tu t'étais même montré méprisant et arrogant en me signifiant que tu n'avais même pas à me répondre ! J'ai également mis un point d'interrogation après « débat », car j'ai l'impression qu'il est de moins en moins facile de débattre sereinement d'une manière générale dans la société, et donc sur ce forum de discussion également : les gens acceptent de moins en moins la contradiction sans se dire qu'il s'agisse d'attaques personnelles et, souvent, ils esquivent le débat de fond - un peu comme tu l'avais fait. C'est donc la raison pour laquelle je ne suis pas d'accord avec toi lorsque tu dis que je « n'accepte jamais de me remettre en question ». Ça, c'est faux, et je l'ai d'ailleurs montré plusieurs fois ici sur IC. Bref, mettons tout ceci de côté, et permets-moi de répondre aux arguments que tu as enfin apportés - ce dont je te remercie - et rentrons dans le vif du sujet. Ce qui m'ennuie, c'est que tu persistes à mélanger, à confondre les deux concepts que sont la température et la chaleur. Oui, les records (appelés à tort records de « chaleur », et c'est cela qui engendre cette confusion) de hautes températures sont très souvent liés à cette subsidence adiabatique associée à une masse d'air déjà chaude (donc haute thêta E) et associée à une surchauffe du sol par le soleil. Oui, nous sommes évidemment d'accord là-dessus. Sauf que ! Sauf que, comme je viens de le dire, tu confonds encore hautes températures (dons mesurées à l'aide d'un thermomètre) et forte chaleur. J'ai déjà expliqué ce qu'est la chaleur dans deux messages, je ne vais donc pas le faire une 3ème fois ! Alors oui, la température se mesure avec un thermomètre, mais pas la chaleur ! Et la chaleur se détermine à l'aide d'un indice, d'un calcul (c'est là qu'entre en jeu l'humidex). Or j'expliquais que lorsqu'on parle de « vague de chaleur », on a pris l'habitude en Europe notamment de raisonner uniquement en termes de températures. Car, je le répète, généralement, au cours des ces événements très chauds en Europe, il n'y a qu'une très faible teneur en vapeur d'eau (donc très faible chaleur latente) combinée aux fortes températures, si bien qu'il est bien souvent inutile de mentionner l'humidex : un (40°C, Td 10°C) est très peu différent d'un (40°C, Td 3°C) par exemple. Ou alors, tu refuses de reconnaître qu'il y a une différence entre température et chaleur. Ce qui serait plus embêtant ! Pardonne-moi, mais tout ceci n'est pas très clair, et, de nouveau, tu redeviens agressif et tu donnes l'impression de vouloir te « défiler »... Le but n'est pas de montrer que les températures seront moins élevées à cause de la présence d'une certaine quantité de vapeur d'eau. Non, le but est de montrer que la chaleur résulte d'un couplage entre la chaleur sensible et la chaleur latente, càd l' « addition » suivante si tu préfères : chaleur = part de chaleur sensible + part de chaleur latente. C'est quand même incroyable ! Tu le fais exprès ?? Une fois de plus, je suis obligé de te répéter que je n'ai jamais dit ça ! Voici ce que je t'avais répondu : « Un indice ne sert pas à substituer l'information délivrée par chacune des deux mesures. Non, un indice sert à délivrer l'information de synthèse résultant du couplage entre les 2 informations brutes initiales. Pour être plus clair : on ne cherche pas à avoir « plus d'information » que les deux mesures en elles-mêmes. Non, on cherche à obtenir une autre information (à savoir la synthèse) que les deux mesures prises séparément ne peuvent pas délivrer. En l'occurrence, ici, la chaleur. » Non, sérieusement, ça devient pénible ! Eh bien si, justement ! Ces deux cas peuvent (attention : je n'ai pas dit que c'était forcément toujours le cas !) tout à fait être présents dans la même masse d'air. Et c'est d'ailleurs précisément ce qu'il s'est passé durant la canicule : lorsque le Midi était concerné par un air sec engendré par une certaine subsidence, en même temps, de l'autre côté du Massif Central, la chaleur était effectivement très « humide ». C'est à dire qu'on avait en quelque sorte une certaine quantité de chaleur sensible et peu de chaleur latente dans le Midi, et un peu moins de chaleur sensible + un peu plus de chaleur latente côté centre-ouest. Mais, dans les deux cas (càd tant dans le Midi que dans le centre-ouest), le niveau de chaleur global était grosso-modo le même : les humidex étaient sensiblement les mêmes, puisque la même masse d'air concernait les deux régions, et même une grande partie de la France. En d'autres termes, ce sont les phénomènes orographiques qui ont modifié la part des deux contributions (chaleurs sensible et latente) dans cette masse d'air au niveau du sol, sans pour autant modifier le niveau global de chaleur. Et j'irai même plus loin : d'une manière générale, dans une même masse d'air (et évidemment à la même altitude, même latitude, à la même heure du jour, dans des conditions d'ensoleillement similaires, et sans particularités de la nature du sol qui viendraient apporter un biais comme la présence de l'océan rafraîchissant par ex), ce ne sont pas tant les températures qui seront à peu près semblables et homogènes, mais bien les humidex ! Le fait que cet indice (l'humidex) donne des valeurs trop semblables aux températures est effectivement maladroit, et porte à confusion, je suis d'accord, tu as raison : il ne s'agit pas d'une température, mais d'un indice. Cela dit, sa construction (son principe) est tout à fait respectable : il s'agit d'une formule empirique faisant intervenir température de l'air, la pression partielle de vapeur d'eau, la pression atmosphérique, masse molaire moléculaire de l'eau ainsi que son enthalpie d'évaporation. Tu poses toutefois une bonne question : pourquoi fixer un seuil (d'environ 8°C je crois) pour calculer l'humidex ? Cela est dû au fait qu'en dessous de 7-8°C, la teneur en vapeur d'eau devient trop faible (négligeable) pour apporter une contribution en chaleur latente : une température de 7-8°C, c'est une température de 280 K, et cela correspond à une certaine quantité de chaleur sensible qui de beaucoup supérieure à la chaleur latente d'une particule d'air ayant une HR de 100 % à cette température. Mais au-delà de 20°C (de Td), par exemple, la part en chaleur latente augmente très rapidement (la courbe est exponentielle). Maintenant, s'agissant des autres variables (comme la thêta e très connue et reconnue), eh bien c'est pareil : il s'agit aussi de formules empiriques, tout comme l'humidex ! https://en.wikipedia.org/wiki/Equivalent_potential_temperature Tu sais, des météorologues et des climatologues de pays pourtant très avancés dans ce domaine (Etats-Unis et Canada) utilisent ces indices (humidex et heat index), et les diffusent officiellement. Donc peut-être serait-il pertinent de ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain... À défaut de vouloir utiliser les indices nord-américains, MF pourrait peut-être en élaborer un... ?
  4. Changement de masse d'air depuis hier, à partir du moment où le Td s'est mis à plonger. Hier, la température a réussi à atteindre les 25,0°C vers midi. Mais il ne faisait plus que 22°C (Td à 5-7°C) à 17h, malgré le soleil, donc bien moins chaud. Nous sommes donc sortis de la masse d'air subtropicale, pour nous retrouver dans la masse d'air « polaire » : la lumière a radicalement changé, le ciel est de nouveau très bleu (il n'y a plus de brume de chaleur, plus d'instabilité). Ce matin, Tn de 5,3°C. Là, il est midi, le soleil tape fort, mais la température peine à monter et dépasse seulement les 19°C.
  5. Nuit vraiment désagréable : pas moins de 20°C ici, avec une Tn de 20,2°C (et un Tdn de 19,5°C, donc un humidex min de 27) ! Une très grosse averse orageuse (de 00h30 à 01h30) et une seconde vers 04h du mat auront laissé 41,2 mm ! Nous sommes en mi-journée, la température a légèrement augmenté (plutôt ensoleillé), et il fait donc dans les 24°C, mais le Td rebaisse enfin : il est passé de 20°C à 15°C en ce moment. Hier après-midi, la température du lac avait atteint les 28-29°C !!
  6. lol Ça fait un peu idéologique, ça, dis moi ! Ça fait carrément : « je ne suis pas d'accord avec toi, parce que, par principe, je ne veux pas être d'accord avec toi, donc je ne suis d'accord sur rien ! Et je n'ai pas à m'en expliquer, je n'ai rien à prouver... ». Et, si, si, c'est le lieu, justement ! Et donc, quoi, tu en déduis alors qu'il n'a pas fait aussi chaud à cause de cette humidité ? Si c'est ça que tu réponds, alors tu n'as pas compris ce qu'est une masse d'air, et par extension, la quantité de chaleur contenue dans une masse d'air. Tous les météorologues le savent, eux (si 'CFR' passe par là...) : ce qui importe, c'est la « thêta e » (la fameuse température potentielle équivalente à 850 hPa). C'est elle qui est prise en compte. Et je l'ai dit : cette « thêta e » résulte d'un couplage entre T et Td (mais à 850 hPa). Bref, ce qu'il faut que tu comprennes, Damien, c'est que la masse d'air qui a envahi la France durant cette vague de chaleur était extrêmement chaude, justement. Et chaude comme jamais elle ne l'avait été jusque là, et ce malgré des températures parfois moins élevées que celles qui avaient eu cours en 2003. Il faut vraiment que ça soit compris, ça : la teneur en vapeur d'eau est, au même titre que la température, une forme de chaleur. Mais évidemment, ça n'est pas populaire, notamment en Europe où l'on n'est que trop rarement (et tant mieux !) confronté à des Td aussi élevés combinés à des températures déjà très hautes également. Tu sais, tous ceux qui l'ont vécu te le diront : un (35°C, Td 30°C) par exemple est clairement plus chaud qu'un (40°C, Td 5°C), que tu le veuilles ou non. Et ce n'est pas qu'une impression, qu'un ressenti que tu juges subjectif. Non, c'est réel : le 1er cas correspond à de l'air contenant plus d'énergie (plus de chaleur) que le 2ème cas. Ça ne se mesure pas, ça se calcule. Oui, c'est con, mais c'est comme ça. D'où les indices. C'est là qu'on voit que tu n'as peut-être pas bien compris. Un indice ne sert pas à substituer l'information délivrée par chacune des deux mesures. Non, un indice sert à délivrer l'information de synthèse résultant du couplage entre les 2 informations brutes initiales. Pour être plus clair : on ne cherche pas à avoir « plus d'information » que les deux mesures en elles-mêmes. Non, on cherche à obtenir une autre information (à savoir la synthèse) que les deux mesures prises séparément ne peuvent pas délivrer. En l'occurrence, ici, la chaleur. La chaleur étant d'ailleurs tout sauf subjectif ! Je répète qu'il s'agit d'une grandeur physique essentielle ! Sache qu'il existe des tas d'indices (que ce soit en physique, en biologie, en médecine, en sciences sociales et humaines, en économie...) qui sont utilisés et qui résultent d'un calcul (souvent empirique) effectué à partir des données brutes mesurées. Ces indices permettent d'avancer, de progresser dans notre compréhension des différents phénomènes qui nous entourent. Ils ne sont évidemment pas parfait (ils ne peuvent pas l'être), mais ils sont bien souvent indispensables. Absolument ! Je prendrai l'exemple du couvreur (de toits) de Rennes qui est mort d'un coup de chaleur lors de cette canicule : en effet, il ne faisait peut-être « que » 35°C à Rennes à ce moment-là (35°C, c'est beaucoup, mais on avait déjà vu pire), mais l'humidex atteignait les... 45 ! Valeur jamais atteinte à Rennes jusque là. Or un 35°C « sec » (comme ceux auxquels on était habitué jusqu'ici dans cette ville) est, qu'on le veuille ou non, beaucoup moins chaud qu'un 35°C, Td 23°C (donc hx de 45). Ce malheureux gars l'aura appris à ses dépens. Si les medias (et donc MF) avaient diffusé ce genre d'information, ce terrible accident ne se serait probablement pas produit. Je suis malheureusement bien d'accord avec ça. Il y a toute une éducation à faire en ce sens, à mon avis. Je pense qu'il faudrait vraiment que MF s'y mette, car ce genre de canicules risque malheureusement de se reproduire de plus en plus fréquemment à l'avenir.
  7. Bon... Je voudrais tout de même préciser que, s'agissant la physique, de la thermo et de la physique de l'atmosphère, je connais un peu la question... tu peux me croire ! Je dis pas ça pour me la ramener (comme on dit), mais bien pour que tu comprennes que je ne suis pas stupide au point de dire qu'il ne faut pas tenir compte des paramètres physiques et mesurables que sont la T et le Td ou l'HR pour faire des rapports climato. Ensuite, j'ai l'impression que beaucoup de monde encore ne connaît pas bien la différence entre la température et la chaleur... Alors voici ce que j'avais expliqué il y a quelques jours : La température est un paramètre directement mesurable par un appareil de mesure qui se trouve être bien évidemment le thermomètre, lui-même devant être abrité dans un abri spécifique et homologué. Les valeurs de température prises par les stations MF de classe 1 et 2 (voire 3 dans certains cas) sont indiscutables. La température mesure donc le niveau d'agitation moléculaire (ici de l'air) et correspond à ce qu'on appelle la chaleur sensible. La chaleur est, quant à elle, une autre grandeur physique (« thermodynamique » pour être plus précis). Mais cette grandeur physique, en climato, n'est malheureusement pas mesurable à l'aide d'un appareil de mesure conventionnel. La chaleur est une forme d'énergie : ici, il s'agit de l'énergie contenue dans l'air. Cette chaleur est la combinaison (le couplage) de deux informations, deux paramètres mesurables : la chaleur sensible et ce qu'on appelle la chaleur latente. La chaleur latente correspond - pour faire court - à la quantité d'énergie emmagasinée dans les molécules de vapeur d'eau. On parle couramment de la teneur en vapeur d'eau de l'air, elle-même directement corrélée à ce qu'on appelle le « point de rosée » (Td). Cette teneur en vapeur d'eau est ce second paramètre mesurable par un autre appareil de mesure : l'hygromètre (bien que celui-ci mesure en fait l'humidité relative ; mais je n'expliquerai pas pour ne pas alourdir mon propos). Ce qu'il faut savoir, c'est que, pour des teneurs en vapeur d'eau suffisamment élevées (Td > 10 ou 15°C environ), la température seule ne donne pas une très bonne idée du niveau de chaleur contenue effectivement dans l'air. Tu me dis qu'il suffit de prendre la T et l'humidité relative (ou le Td). Le problème, c'est que ces deux informations prises en parallèle (prises à part) ne nous indiquent pas quel couple (T, Td) correspond à la plus grande quantité de chaleur contenue dans l'air : comparaison impossible. C'est pour cette raison qu'un indice (le fameux « humidex », mais il en existe d'autres - bien qu'un peu moins pertinents à mon avis) a été créé. Un indice est un outil mathématique permettant de synthétiser l'information issue de plusieurs paramètres indépendants (ici la température et la teneur en vapeur d'eau), de façon à délivrer une information plus pertinente, et surtout quantifiable. Il existe au passage un appareil de mesure permettant de mesurer, ou plutôt d'estimer le niveau de chaleur contenue dans l'air....... nous-mêmes ! Oui, notre corps ! C'est la raison pour laquelle on nous parle de « chaleur ressentie ». Mais bien évidemment, notre corps ne nous permet pas de quantifier cette chaleur. Alors bien sûr, comme tous les indices, la précision ne peut pas être élevée, puisqu'ils résultent de calculs empiriques. C'est pour cette raison que j'estime qu'il n'est pas nécessaire de donner une précision de l'ordre du dixième pour l'humidex : l'unité suffit. Mais ce n'est pas parce que les indices peuvent être plus ou moins imprécis qu'ils ne sont pas pertinents. Bien au contraire ! C'est donc bien l'humidex qui va le mieux (même si la valeur est imparfaite, je le répète) déterminer et quantifier le niveau d'énergie donc de chaleur contenue dans l'air. Et les combinaisons T et Td obtenues ces jours-ci dans beaucoup de régions n'avaient sans doute jamais été atteintes jusque là. En d'autres termes, bien que les températures n'indiquaient parfois rien d'extraordinaire, le couplage entre elles et les teneurs en vapeur d'eau était quant à lui inédit. C'est à dire que l'humidex n'a sans doute jamais été aussi élevé dans beaucoup de régions de France ! C'est à dire qu'il n'avait jamais fait aussi chaud ! Information que les seuls thermomètres n'ont, souvent, pas pu mettre en lumière. Seuls de tels indices permettent la comparaison des niveaux de chaleurs atteints, tant d'un point de vue géographique que temporel. Je n'ai jamais dit qu'il fallait que des rapports climato faisant intervenir l'humidex remplacent ceux prenant uniquement la température en compte ! Que les choses soient claires. Mais il faut absolument que vous compreniez (car désormais, cela devient indispensable, comme cette canicule inédite nous l'a prouvé !) qu'il devrait être nécessaire de présenter en plus des cartes ou des rapports faisant apparaître cet indice. J'indique au passage qu'il existe déjà ce qu'on appelle la température potentielle équivalente au niveau 850 hPa (une variable très importante en météo, et fonctionnant exactement sur le même principe, càd qu'elle provient également du couplage entre T et Td), mais celle-ci n'est valable qu'à ce niveau 850 hPa. Bref, un peu d'ouverture d'esprit, s'il vous plaît !
  8. Je suis surpris qu'aucune analyse n'ait tenu compte de l'humidex jusqu'à présent, càd de ce qui représente le plus fidèlement la réelle intensité en termes de chaleur qu'a connu la France durant cette dernière canicule. On parle bien de « vague de chaleur », et non pas « vague de hautes températures » ! Et qu'on ne me dise pas que c'est exactement la même chose, car ce serait faux. Car là, il est certain qu'en termes d'intensité de la chaleur, cette année dépasse toutes les autres, incluant celle de 2003.
  9. Oui, le Td de 24°C est apparu comme un cheveu sur la soupe...
  10. Chaleur étouffante aujourd'hui : si nous sommes partis d'une température minimale tout à fait normale pour la saison (11,2°C), en revanche, la chaleur - la forte chaleur, même - a vite pris le dessus sous un soleil puissant, faisant monter la température à 32,0°C (nouvelle Txx de l'année) et l'humidex jusque 38 ! Il est 18h50 (comme 19h50 en France), et il fait encore 30,0°C (Hx 35) ! Je le mentionne car ici, généralement, ça redescend beaucoup plus rapidement. Voici les 4 premiers jours de juillet : 1er juil : 13,2°C / 26,8°C ; 5,0 mm en 55 min la nuit 2 juil : 14,4°C / 24,7°C ; 5,0 mm en 1 h la nuit et en 15 min en fin de journée. 3 juil : 10,3°C / 25,6°C ; 0 mm 4 juil : 11,2°C / 32,0°C ; 0 mm (jusqu'à présent - 19 h). C'est l'été ! Les lilas sont en fleurs depuis quelques jours seulement... (ah, on n'est pas trop dans le Midi : les effets du petit hiver se font sentir longtemps après... !) Ah, et j'oubliais : la température du lac (dans les 40 cm en surface) est aujourd'hui de 27 à 28°C ! Même 29°C (!) localement, dans certaines « criques » accumulant l'eau chaude de surface par l'action du vent.
  11. Absolument. En tout cas, je le suis de mon côté, sincèrement. J'espère ne pas devoir me sentir visé... Ah, c'est certain !
  12. Et on me dit que c'est moi qui suis agressif dans ma façon de m'exprimer... Bon, écoute, je vais tout de même me permettre de « causer », si tu veux bien, parce que : 1- oui, j'ai bien vu la carte de Ced30 a postée 2- je connais un peu les données MODIS (Aqua et Terra) et les « Land Surface Temperatures » (LST), puisque ayant travaillé avec... 3- les 48 ou les 50°C (lol) pris par le thermomètre de monsieur Machin du bled d'à côté, eh ben j'ai tendance à m'en méfier grandement. Alors, je ne vais pas déballer tout l'attirail, mais je voudrais juste que tu saches que, bien que des modèles d'ajustement aient été créés dans ce but, la LST ne permet malheureusement pas d'en déduire avec une précision suffisante la température de l'air à 1m50 au-dessus du sol. Pour deux raisons : 1- les conditions de turbulence de l'air passant au-dessus du sol 2- la nature du sol elle-même : l'irradiance mesurée par le capteur dépend trop fortement de l'émissivité du sol, elle-même dépendant de la teneur en eau (entre autres) de la végétation et du substrat. En bref, ces cartes de LST donnent en général une assez bonne corrélation, mais il existe des divergences parfois marquées, au point qu'il n'est pas possible d'utiliser ces cartes pour en déduire les températures de l'air effectives. Sinon, on n'aurait plus besoin de thermomètres au sol et toute la logistique que ça représente ! http://pcag.uwinnipeg.ca/Prairie-Perspectives/PP-Vol11/Li-Guo-Dixon-He.pdf « The results show that, despite high correlations, LST cannot be used as a direct substitute for air temperature at weather stations due to the large differences in their absolute values »
  13. Dis, c'est une blague, j'espère ?! Tu es de Marseille, c'est ça ?
  14. Ils auraient dû la placer carrément dans la benne, tant qu'à faire... ou même sur le gravier sombre qu'on voit à côté...
  15. Septembre 2018 : +0,8 °C Octobre 2018 : -2,3 °C Novembre 2018 : -1,9 °C Décembre 2018 : -0,6 °C Janvier 2019 : -0,3 °C Février 2019 : -0,5 °C Mars 2019 : -0,6 °C Avril 2019 : -1,3 °C Mai 2019 : -1,4 °C Juin 2019 : -1,1 °C 9 mois d'affilée déficitaires : c'est en effet une série impressionnante !
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