meteor

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  1. meteor

    Statistiques et anomalies climatiques globales

    Bon j'ai continué mes investigations dans la limite de mes capacités, peu étendues malheureusement. Avec les données NODC (et toutes leurs imprécisions pour les périodes avant ARGO) j'obtiens un flux de chauffage océanique de 0.41W/m2 pour l'HN et 0.21W/m2 pour l'HS seulement de 1976 à 2000. L'explication ne semble pas venir de là. Ensuite sans doute que le forçage est encore plus localisé aux continents de l'HN, mais dans ce cas comment expliquer une aussi forte montée en température (0.32°C/décennie sur les continents pendant cette période)? Bref, faut avoir les modèles adéquats et être un pro... Get out of there meteor!
  2. meteor

    Statistiques et anomalies climatiques globales

    Je me suis livré à une petite comparaison. Si on tenait compte du fait que de, par exemple 1976 à 2000, presque tous les aérosols ont été émis dans l'hémisphère nord et presque rien dans l'hémisphère sud, cela impliquerait un forçage moyen sur ces périodes , de 0.32W/m2 dans l'HN et 1.97W/m2 dans l'HS, soit 6 fois plus. Bizarrement le réchauffement de l'HN pdt cette période est de 0.214°C/déc (0.32°C pour les terres, 0.14°C pour les océans) tandis que pour l'HS c'est 0.09°C/décennie (0.17°C pour les terres et 0.08°C pour les océans). Alors, certes certes, une partie de l'explication pourrait venir d'un flux de chauffage océanique plus élevé dans l'HS que dans l'HN, mais tout de même 0.5°C d'élévation pour un forçage moyen de 0.32W/m2, soit un rapport de 1.56K/(W/m2) (qu'on pourra si on veut relier à la sensibilité) Au secours! Bon ceci dit si on calcule pour l'HS, à très gros coups de serpe encore, on a un delta T sur 24 ans de 0.22°C pour un forçage moyen de 1.97W/m2 et donc environ 0.11°C/(W/m2). Soit 14 fois moins que dans l'HN. Well, ceci serait à développer bien sûr, mais finalement cela pourrait être un signe, comme le pensent quelques uns, que le forçage des aérosols troposphériques a été largement surestimé et notamment l'effet indirect qui pourrait être quasiment nul. Attention les calculs ci dessus considèrent que les forçages sont constants de 1976 à 2000, ce qui n'est bien sûr pas le cas. Mais c'est plutôt l'esprit que la forme qu'il faut regarder.
  3. Non je n'en parle pas car c'est encore très incertain. Il y a deux effets: l'un lié à l'augmentation de la teneur en CO2 qui provoque une rétroaction négative (par exemple fertilisation tant sur les terres que sur les océans) l'autre, antagoniste, lié à la variation climatique qui provoque plutôt une rétroaction positive. Si on rentre là dedans on n'est pas sorti...
  4. Je rajoute encore un petit truc. Les températures évoquées dans le post initial le sont dans le cadre d'un scénario RCP 8.5. Si on ne considère que le CO2, ce scénario prévoit 28.82Gt/an de C émis en 2100. Nous en sommes à 10.07Gt/an (sans compter l'usage des sols) en 2017. Si on considère les 4 dernières années où les émissions ont été raisonnables et n'ont augmenté que de 2.2% sur 4 ans et si on considère, soyons pessimistes qu'on ne fait rien et qu'on continue comme ces 4 dernières années, on arrive à 16 Gt/an en 2100. En gros cela fait un forçage supplémentaire de 3.1W/m2 au lieu de 5.6W/m2 en 2100 par rapport à 2017. Si on a la chance d'avoir une sensibilité climatique de l'ordre de 2.5°C (ce que je pense personnellement mais bon), çà nous donne une température d'équilibre de 2.1°C, en plus, au lieu de 3.8°C, températures auxquelles il faut rajouter ce qui est déjà dans le tuyau (0.8°C). Disons que pour fixer les idées, en tenant compte de la sensibilité transitoire, cela ferait 2°C en plus en 2100 au lieu de 3.2°C. A mon avis ça limite d'autant les extrêmes dont on parlait plus haut. Les 50 à 55°C deviendraient alors 47 à 51°C. Bon c'est un peu moins mais ceci pour rebondir sur le fait que le scénario d'émission est ultra important et vous n'avez pas besoin de moi pour le savoir. J'ai lu quelque part, ne me demandez pas où, qu'un scénario très vraisemblable serait qu'on augmenterait encore jusqu'à 13Gt/an jusqu'en 2050 environ et qu'ensuite ça baisserait pour atteindre 5 à 8 Gt/an en 2100 et ce par la montée en régime d'énergies alternatives et suite à la raréfaction (ceci incluant les difficultés d'exploitation) des ressources en carbone fossile. Cela finirait par ressembler à un scénario entre le RCP 4.5 et le RCP 6.0. Bien sûr aussi tout ceci s'entend sans les géo ingénierie (chère à moi) et contre géo ingénierie (chère à Sirius). Bref tout cela pour dire que je ne pense pas que nous arriverons à de telles extrémités non pas car impossibles climatiquement parlant, mais peu probables techniquement et économiquement parlant. Ceci dit ce n'est pas non plus le sens du topic, pardon donc pour cet aparté.
  5. Oui d'ailleurs j'ai raconté une bêtise. La borne supérieure, çà ne veut pas dire grand chose. En supposant un effet de serre de type Vénus, exemple idiot certes, la borne supérieure serait bien plus haute. Dans le cas de Vénus, avec cependant un albédo très fort (0.7 environ, je sais plus, qui limite un flux solaire plus élevé que sur Terre), la température de surface est de 484°C. Nos 55°C, c'est glacial à côté. Et encore, pour Vénus, certaines hypothèses évoquent des températures de l'ordre de 800°C lorsqu'il y avait, en plus, plein de vapeur d'eau dans l'atmosphère. Des températures de cet ordre, on en aura dans 1 milliard d'année environ, sur Terre, quand l'activité solaire augmentera vraiment.
  6. J'ajoute que la borne supérieure de température, en tenant compte d'une atmosphère rigoureusement claire, sans absorption, avec un albédo nul, une convection nulle, une inertie nulle est, à 45° de latitude, de 113.5°C, compte tenu également d'une insolation au zénith de 1265W/m2 le 21 juin.
  7. Je ne vois pas bien ce qu'il y a d'impossible physiquement pour éviter d'avoir des températures de 50°C et au delà, en cas de scénario d'émissions type RCP8.5 et si l'augmentation de température moyenne est bien celle prévue par les modèles. De plus, il faut se méfier de raisonnements de bon sens (j'en fais aussi et souvent des faux d'ailleurs 🙁) en opposition aux résultats de modèles qui prennent en compte bien plus de paramètres et font intervenir bien plus de calculs que l'esprit humain ne peut appréhender. En tout cas, ce qui a été annoncé ne semble pas incompatible avec les projections telles qu'elles apparaissaient en 2013 à l'occasion de la sortie de l'AR5 du GIEC: Il s'agit ici de valeurs lissées sur 20 ans. Les records de température n'apparaissent donc pas, mais la variabilité à l'échelle régionale n'étant pas prévue diminuer, au contraire, ces records sont devraient outrepasser largement les valeurs lissées sur le graphe de droite qui représente lui-même la situation sur le plan global, pas régional. Voir par exemple le chapitre 12 page 1066 de l'AR5. "Changes in the absolute value of temperature extremes are also very likely and expected to regionally exceed global temperature increases by far, with substantial changes in hot extremes projected even for moderate (<2.5°C above present day) average warming levels (Clarket al., 2010; Diffenbaugh and Ashfaq, 2010). These changes often differ from the mean temperature increase, as a result of changes in variability and shape of the temperature distribution (Hegerl et al., 2004; Meehl and Tebaldi, 2004; Clark et al., 2006). For example, summer temperature extremes over central and southern Europe are projected to warm substantially more than the corresponding mean local temperatures as a result of enhanced temperature variability at interannual to intraseasonal time scales (Schär et al., 2004; Clark et al., 2006; Kjellstrom etal., 2007; Vidale et al., 2007; Fischer and Schär, 2009, 2010; Nikulin et al., 2011; Fischer et al., 2012a). Several recent studies have also argued that the probability of occurrence of a Russian heat wave at least as severe as the one in 2010 increases substantially (by a factor of 5 to 10 by the mid-century) along with increasing mean temperatures and enhanced temperature variability (Barriopedro et al., 2011; Dole et al.,2011)."
  8. meteor

    Sommet climat Paris 2015

    Ce qui est surprenant c'est qu' Arrhénius a fait ses prédictions en 1896, avant que Max Planck établisse sa loi sur le rayonnement du corps noir en 1900. C'est ce qu'on appelle un visionnaire, génial, au demeurant.
  9. meteor

    Statistiques et anomalies climatiques globales

    Non pas beaucoup de nouveau dans cet article qui n'est pas à proprement parler une étude mais une compilation de risques de rétroactions biophysiques déjà connues ainsi que de cascades de ces mêmes rétroactions. Les auteurs emploient d'ailleurs à profusion des "si" et le conditionnel. En gros il y a peut-être des seuils, ou un seuil plus global, mais on ne sait pas où, ni quand on le passera. D'aucuns parleront d'une piqûre de rappel, d'autres d'une manifestation supplémentaire d'alarmisme. Perso j'y ai remarqué un paragraphe que j'ai trouvé intéressant mais peu repris par les médias.
  10. meteor

    Statistiques et anomalies climatiques globales

    Selon NCEP juillet 2018 est le 3ème plus chaud avec 0.41°C d'anomalie par rapport à 1981-2010. On est à 0.39°C depuis le début de l'année. Toujours très chaud donc, mais qui peut encore en être surpris?
  11. meteor

    Statistiques et anomalies climatiques globales

    C'est plutôt Claude Lorius, pas Laurius. C'est un glaciologue de 86 ans. En théorie, les records de température devraient être battus régulièrement avec le RC. D'ailleurs qu'en est-il au niveau mondial? La France représente moins de 1% de la surface terrestre et statistiquement ce n'est pas très représentatif. Les records dépendent, de par leur amplitude par rapport à la moyenne (voir les 14.6°C d'Arkus), à l'évidence, de conditions synoptiques qui ne se reproduisent pas très souvent. Mais statistiquement, c'est imparable et cela doit se démontrer, les records de température maximale doivent et vont tomber.
  12. meteor

    Lien entre Réchauffement Climatique et Inondations

    Sans minimiser les inondations, bien entendu, le fait que la convection augmente parallèlement à l'augmentation des précipitations est un bienfait en ce sens que cela limite la température de surface. Le problème étant, qu'effectivement, il semblerait que les précipitations se concentrent. Ce qui n'est jamais bon. Mais c'est à confirmer...
  13. meteor

    Statistiques et anomalies climatiques globales

    Merci pour cet article, très intéressant. Si j'ai bien compris, ce Niño 2016 a présenté un comportement très inhabituel et cela explique un peu mieux pour moi en tout cas, les anomalies positives très exacerbées pendant cette période. Je pense même que, non seulement il n'a pas évacué la chaleur emmagasinée précédemment, mais qu'un phénomène (les nuages bas) a contribué à augmenter encore la chaleur puisque l'anomalie de flux net était positive contrairement à ce qui s'était passé dans les autres Nino de la période (pour 98 on ne sait pas, dommage). citation: "After 2014, net TOA flux anomalies are generally positive due to the large negative anomalies in reflected SW, which overwhelms positive outgoing LW anomalies. The positive anomalies in net TOA flux following the 2015–2016 El Niño stand in marked contrast with those for the other El Niño events during the CERES period (2002–2003, 2004–2005, 2006–2007 and 2009–2010). Following those events, net TOA flux anomalies are generally negative"
  14. meteor

    Statistiques et anomalies climatiques globales

    anomalie globale prévue en 2018 A la suite des dernières prévisions de l'ENSO, comme par exemple celle de CFS v2, et à l'aide de mon modèle (CE), j'évalue l'anomalie globale de température de 2018 à 0.38°C. Dans ma propre base, elle serait donc la 4ème plus chaude à quasi-égalité avec 2017 (0.39°C). Voici ci dessous les anomalies CE pour les 4 dernières années en comparaison avec HadCRUT4 et NASA-GISS. On notera le caractère atypique de l'année 2017 pour NASA-GISS, le comportement de l'Arctique n'y étant sans doute pas étranger mais ce serait à voir avec plus de précision. Pour le moment, jusqu'au mois de mai, l'anomalie NASA-GISS est de 0.38°C.
  15. meteor

    Statistiques et anomalies climatiques globales

    Intéressant. Il faut peut-être rappeler qu'il ne s'agit pas d'une rétroaction classique au sens où çà n'intervient pas dans la sensibilité climatique à l'équilibre, contrairement à la rétroaction vapeur d'eau par exemple. Celle qui est mentionnée dans l'article agit plutôt de façon plus ou moins provisoire dans la répartition du chauffage entre surface et océan profond. Je ne sais pas si un terme bien défini existe dans ce cas.