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Tristan06

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About Tristan06

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  • Birthday 09/28/1995

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  1. La saison se lance petit à petit dans le Sud avec les premiers orages e masse d’air chaude, les convections printanières et tout ce qui va avec.. Sauf la chaleur. Les mois de février et Mars ont été particulièrement cléments et anticyclonique. Avril semblait changer la donne. Le 4 avril une dégradation orageuse concerne le Sud-Est, en journée alors que de fortes cellules préfrontales et grêligènes se forment sur le 06, une tornade touche Villeneuve-Loubet, je l’observerai de loin sans pouvoir prendre de photos. Des orages devraient remonter en soirée sur le littoral, placé à Théoule j’attends leur développement. Ils passent d’abord au large, puis semblent remonter plus vers l’Est, déplacement à Antibes donc. Après de longues heures d’attente entre les fortes averses avec des flashs diffus une cellule se démarque vers 00h et remonte sur le Cap, je lance les poses sans grande conviction tellement l’activité est anarchique, le plafond est bas, plusieurs cellules sont susceptibles d’impacter au radar, ça flash une fois en mer, une fois dans l’arrière-pays, c’est le bordel. Après quelques poses sans la moindre activité électrique un flash me surprend, un double impact tombe dans le cadre, enfin ! 1/ Il ne fallait pas le louper, la cellule me concerne la minute suivante, fortes pluies et grêle, le front passe avec toujours des impacts de temps en temps mais impossible à capturer. Je rentrerai dans la demi-heure suivante. 3 jours plus tard, le 7 avril, première situation diurne de l’année, des cellules sont prévues de se développer par évolution diurne dans le centre Var. Placé près du Luc j’observe avec mon compère Varois une cellule exploser devant nous. Le rideau devient compact et le tonnerre ne tarde pas à se faire entendre, que ça fait du bien de retrouver ces ambiances ! La foudre sort de temps en temps : 2/ La pluie nous rattrape par la suite et tout devient mou, on sent qu’il manque encore un peu de chaleur. La chasse se terminera aussi vite qu’elle a commencé. Les dernières chasses restent en demi-teinte avec peu de clichés exploitables.. 3 jours plus tard encore une fois, une situation diurne bien plus dynamique se met en place, de forts orages sont susceptibles de se former.. sur le Var pour changer ! La dégradation devrait se dérouler en deux temps, des cellules devraient se développer en début d’après-midi entre l’Ouest 06 et le centre Var avec un balayage en fin de journée bien plus actif d’Est en Ouest. Je me place donc près de Carcès en début d’après-midi alors que des cellules semblent se développer le long d’une ligne Fayence/Le Luc, je dépasse de très belles bases ayant toujours dans l’idée d’intercepter le plus gros plus au Nord du Var en deuxième partie d’après-midi. Oui mais voilà les cellules sont de plus en plus intéressantes alors que je les dépasse. Je suis à peine trop au Nord à Carcès, du mauvais côté de la convection. Néanmoins quelques manifestations électriques sont observables derrière les collines : 3/ C’est pas folichon, d’autant que la convection explose bien plus au Sud que prévu. Dilemme donc, pousser au sud et prendre le risque d’aller trop au Sud et que la convection se tasse le temps d’y arriver ou rester sur mon intuition du Verdon.. Oui mais le ciel n’est pas folichon au Nord, pas folichon du tout et les enclumes commencent à couvrir le ciel.. Ok mais c’est risqué de partir au Sud.. Mon compère m’appelle et me dit que de fortes cellules se forment au Sud de Brignoles avec une grosse activité électrique, je reçois des photos d’un puissant orage stationnaire sur Fayence ( à 10km de chez moi).. Je suis bien dégouté, me retrouvant au milieu, le c*l entre deux chaises. Tant pis je reste sur mon intuition et me dirige vers le Verdon, d’autant qu’au satellite une zone reste sous le soleil dans l’extrême Nord-Ouest Var. Direction Saint-Julien, village dominant ce secteur. Sur la route je regarde désespérément le radar plus au Sud avec de puissantes cellules orageuses entre Brignoles et Fayence.. et si j’étais resté là bas ? J’aurais eu le temps d’intercepter de forts orages finalement.. Arrivé sur Saint-Julien le soleil est là, une cellule convective stagne sur Valensole mais sans foudre, d’autres cellules commencent à se former sur Manosque plus au Nord, mais assez peu actives. Le ciel se couvre, une faible pluie tombe alors que des averses se forment progressivement un peu partout, le ciel n’est pas engageant.. Les minutes passent.. Des rideaux stagnent à peine plus au Nord avec des bases plus sombres par contre, la cellule sur Valensole commence à redonner de lourds coups de tonnerre, on dirait que finalement ça commence à bien se goupiller. Puis un coup de tonnerre plus proche se fait entendre alors qu’il pleut sur mon point de vue, il semble venir du Nord, je cadre donc dans cette direction, un impact se montre rapidement ! 4/ Enfin un peu de foudre ! Oui mais c’est encore une fois anarchique, rien à voir avec ce que j’aurai pu avoir plus au Sud. Néanmoins plus les minutes passent plus quelque chose semble s’organiser sur moi. De lourdes bases se forment plus à l’Ouest alors que la pluie se renforce sur le point d’observation. Celui-ci est d’ailleurs le point culminant du village, on ressent que l’électricité augmente dans l’atmosphère, le poteau en fer à côté de moi commence même à grésiller, pas très rassurant. Vue vers le Nord-Ouest, pas de doute quelque chose se forme pile sur moi : 5/ Les bases deviennent charbonneuses alors que les intras résonnent au-dessus de moi, pas de foudre alors que l’orage est tout proche.. Quand ça veut pas ! Puis la pluie arrive, je suis trop exposé ici il faut que je me déplace, rapidement la grêle se montre, les conditions deviennent dantesques. J’avais repéré un parking avec une belle vue un peu plus bas, on va donc shooter de la voiture. La cellule est maintenant sur moi et explose au radar, le tonnerre se fait de plus en plus fréquent, la grêle redouble d’intensité. Puis un impact tombe plein cadre en contrebas, sauf que l’appareil est trempé, puis un deuxième, les deux photos sont ratées.. C’est pas vrai ! J’oriente mieux la voiture pour éviter de me faire rincer même dans l’habitacle, la foudre semble s’acharner devant : 6/ Ok là on commence à rattraper la chasse. Une puissante cellule semble stationner sur moi, je me retrouve rapidement sous le noyau électrique avec de la foudre qui devient fréquente. Quand tout à coup .. 7/ Rien que cette photo sauve toute la journée ! Les couleurs chaudes de la soirée donnent une magnifique ambiance alors que les rideaux de grêle passent les uns après les autres, la place passager est remplie de grêlons de 1cm de diamètre, mais le spectacle est trop beau ! L’orage commence à s’éloigner : 8/ Mais est toujours bien électrique : 9/ Il durera encore une bonne quinzaine de minutes avec de la foudre plus noyée qu’auparavant, un dernier impact en fin d’orage pour l’ambiance avec encore pas mal de grêle au sol : 10/ Je rentre finalement bien content de ma chasse qui était pourtant très mal partie, une très bonne journée diurne, ça manquait ! Le temps redevient stable pour quelques jours par la suite mais une situation à retour d’est semble se profiler pour le 4/5mai. Plus les runs avancent et plus celui-ci s’annonce esthétique, un des plus beau depuis longtemps sûrement. Une descente froide massive devrait rapidement déstabiliser la masse d’air entre Italie et 06 dans la nuit du 5 mai, tous les indices sont au vert pour une belle dégradation. Après avoir hésité niveau placement le choix est fait de rester dans l’air sec pour avoir une belle vision des structures orageuses. En effet cela est typique des Retours d’Est par chez nous, la confrontation entre air très sec ( fin de Mistral) et air humide (vent de Sud-Est) offre l’opportunité d’observer des orages isolés en ciel clair, ça ne manquera pas pour cette nuit là une nouvelle fois. Placé sur Antibes à 02h00 du matin le ciel est totalement dégagé avec un vent de Nord-Ouest modéré, un orage sur Gênes donne des flashs lointains et des cumuls s’agglutinent sur la Ligurie. Petit à petit ils grossissent, un orage ne tarde pas à se former sur le littoral ligure : 11/ Progressivement la convection explose de partout sur la Ligurie, des cellules se forment de façon anarchique, une formidable décharge (pas passé loin du jet bleu) illumine toute la structure : 12/ Puis rapidement cette convection explose à son tour, une cellule se forme derrière Vintimille, l’ambiance est superbe, un sommet pénétrant est observable, preuve de la forte convection : 13/ Puis, comme prévu la convection prend plus proche, sur le mon Agel, l’effet tremplin se met en place avec le vent de Sud-Est, les reliefs maritimes font leur effet et une cellule explose rapidement : 14/ Petite explication : 15/ Alors que plus à l’Ouest à Antibes ( à à peine 10km de là) les étoiles rayonnent toujours autant et l’air est particulièrement sec. C’est ce qui fait le charme des retours d’Est, la confrontation entre air sec avec les restes de Mistral et le vent à dominante Est s’humidifiant sur la méditerranée permet d’observer clairement la convection et ses fonctionnements. D’où le placement dans la zone Antiboise, c’est premièrement un point de vue qui permet d’observer une grande partie du département mais également une zone qui se retrouve toujours le plus longtemps dans la zone sèche des retours d’Est. Très rarement sur des années d’observation de ce type de situation sur ce point de vue j’ai pu me retrouver sous les précipitations trop rapidement. Enfin bref, la convection continue et ce que cette cellule nous dit c’est qu’elle continue de se développer, les antennes de Radio Monaco se font foudroyer : 16/ Les lueurs du jour commencent à se montrer à l’Est alors que la cellule s’avance vers Nice. Mais celle-ci perd d’un coup en intensité. La convection ne parvient pas à se maintenir, sûrement une poche d’air trop sec. Un dernier coup de foudre ramifié tombe près du col d’Eze : 17/ Puis tout se tasse. Nous sommes un peu déçus de la tournure des évènements, le 06 aurait dû être bien plus concerné que ça d’après les modélisations. Le jour se lève et le ciel est néanmoins très instable sur tout le littoral à présent. La bascule d’Est est arrivée sur Antibes et un vent de face avec de la pluie froide incite mon compère à prendre le chemin du retour, anticipant la suite vers l’Esterel. Je reste néanmoins un peu plus longtemps ayant un léger sentiment qu’une cellule pourrait quand même se former à nouveau dans le coin vu l'aspect des bases au-dessus de moi. Je retourne à la voiture, au chaud. Le temps de ranger tout le matos et de me déplacer un peu un flash me surprend, phares de voitures ou orage ? Le tonnerre qui suit me confirme mon intuition, ça reprend, mais derrière moi. Une cellule explose rapidement au radar et se dirige vers Cannes, je fonce donc vers l’Ouest du Cap. Sur la route seulement des flashs aperçus mais un ciel bien instable avec un beau sillage turbulent. Arrivé à mon spot je cours pour installer le matos quand un magnifique impact ramifié tombe juste devant à 500m, vite les réglages et une petite prière pour que cela retombe dans la baie juste devant, je n’aurai pas à attendre longtemps, une formidable décharge m’aveugle : 18/ Les réglages sont bons, l’impact tombe à 1km, parfait ! J’aurai de la chance car ce sera les deux seuls ramifiés dans la baie, la cellule s’éloigne vers Cannes, nouvel impact très puissant sur l’île Sainte-Marguerite, la cellule va vite : 19/ Puis la pluie me concerne à l’arrière, je suis fatigué et j’ai froid d’autant que les impacts s’éloignent en mer, il est temps de rentrer. Voilà pour cette première partie de printemps, la saison a du mal a vraiment se lancer mais quelques situations sortent déjà du lot cette année, à voir la suite, la fin de semaine prochaine s'annonce agitée !
  2. Je possède la version 1 depuis 2011, la meilleure cellule de déclenchement française et de loin ! Au niveau réglages cela dépend de chaque situation, mais la base est de tout mettre en manuel (balance des blancs, isos, ouverture, MAP, etc,..) cela permet au boitier de déclencher très rapidement dès le changement de luminosité détecté par la cellule. Le D5300 possède un lagtime de 0.080sec ce qui est une très bonne performance. Après niveau ouverture j'essaye toujours de rester entre F/10 et F/16 ce qui est suffisant de jour avec un iso entre 100 et 150/200 max avec tous les autres réglages en manuel et pas en automatique et l'appareil en mode rafale. En situation avec beaucoup de lumière ne pas hésiter à fermer un peu plus pour toujours obtenir le temps de pose le plus long possible, c'est je pense la base des photos d'éclairs diurnes, toujours rechercher le temps de pose le plus long avec une perte de qualité la plus faible possible (plus on ferme le diaphragme moins la photo sera de bonne qualité). Mais les situations à forte lumière ambiante vont de toute façon provoquer des ratés dans la capture de la foudre. L'idéal est une situation avec une faible luminosité, ce qui permet d'avoir un temps de pose assez "long" de jour tout en ne fermant pas beaucoup et donc de garder une bonne qualité sur le cliché. Après il n'y a pas de réglages miracles, toujours essayer de fermer le diaphragme le plus possible sans perdre de qualité, ne pas mettre les isos trop hauts, toujours rechercher le temps de pose le plus long, tout mettre en manuel et normalement tu devrais déjà obtenir de bons résultats. Un petit truc qui, selon moi, a fait ses preuves mais qui n'est peut-être qu'une impression de mon côté, j'essaye toujours d'orienter la cellule juste au-dessus de la base orageuse et pas directement en dessous. Ce n'est peut-être qu'une impression mais sachant qu'un éclair se déclenche d'abord dans le nuage le fait d'orienter la cellule vers le haut (pas trop non plus) permet peut-être de gagner quelques micro-secondes en détectant le changement de luminosité à peine avant l'impact au sol et d'avoir plus de chance d'avoir l'éclair, c'est en tout cas l'impression que j'ai depuis quelques années.
  3. Superbes orages cette nuit ,particulièrement en Ligurie où ceux-ci se sont montrés particulièrement éléctriques. Un magnifique spectacle vu d'Antibes avec de la convection illuminée par de nombreux éclairs pendant plusieurs heures. Sur le 06 de belles cellules ont également pris en fin de nuit entre la Roya et l'Est de Nice comme envisagé, seul bémol celles-ci sont mortes en arrivant sur Nice. Néanmoins grâce à une petite réactivation locale la foudre s'est montrée bien proche en baie de Golfe Juan au lever du jour, les passagers du yacht ont du avoir chaud aux fesses ! Lien photolive : https://www.infoclimat.fr/photolive-photos-meteo-242560-ramif-.html
  4. Puissant retour d'Est à attendre la nuit prochaine entre Monaco et Fréjus. Surement un des plus actifs depuis bien longtemps. A partir du milieu de nuit, avec l'arrivée de l'air froid en altitude en milieu de nuit sur des basses couches encore relaitvement douce, un fort conflit de masse d'air va se mettre en place. On retrouve un air très froid à 500hPa avec -26/-27°c sur des basses couches encore douces grâce à l'établissement d'un vent d'Est bien humide. Les Thetas restent donc élevées et on retrouve des points de rosée à 8/9°c sur l'Est du département en fin de nuit au moment de l'arrivée de l'air froid. Ce conflit de masse d'air devrait donc permettre le déclenchement d'une convection parfois puissante sur l'Est du département. Rajoutons à ceci le creusement d'une méso-depression de surface entre le 06 et la Ligurie comme l'a très bien expliqué Calou, et la formation d'une puissante convergence entre vent de Nord-Ouest et vent d'Est et nous obtenons le cocktail parfais pour la formation d'orages grêligènes entre la Roya et l'Est de Nice en milieu de nuit, cas d'école d'un retour d'Est dynamique. Compte tenu des valeurs d'instabilité assez élevées et de la dynamique mise en jeu, le risque d'orage parfois forts est non-négligeable tout comme le risque de grêle abondante (de petit diamètre) entre le littoral et le moyen-pays. Ce genre de situation peu facilement donner des accumulations de 5 à 10cm de grêle au sol. Avec la bascule du front les orages vont rapidement se décaler vers l'Ouest par la suite pour concerner le pays Grassois, le bassin Cannois et plus tard l'Esterel et la région de Fréjus, normalement ceux-ci ne devraient pas dépasser la région de Sainte-Maxime, rencontrant un air bien trop sec, et s'évacuer rapidement en mer avant le début de matinée. A suivre tout ça !
  5. Très intéressant ce sujet, même si je ne pense pas que l'on puisse parler véritablement d'une raréfaction des orages, plutôt comme cela a été évoqué précédemment un manque de dynamique flagrant ces dernières années. J'apporte mon petit retour d’expérience sur la période 2000/2019 dans le Sud-Est avec une affirmation qui revient souvent, le manque de plus en plus présent des situation d'automnes très dynamiques. On se souvient de la période entre 2000 et 2005 sur le pourtour méditerranéen avec une succession d'épisodes diluviens (2002/2005 notamment) de plusieurs jours sur nos contrées notamment en septembre avec des situation très organisées et souvent catastrophiques, durant ces mêmes années d'autres situations non-automnales avaient également été remarquables sur le plan orageux mais encore une fois des situations pilotées par des dynamiques atmosphériques bien rodées, chose qu'il semble manquer ces derniers années. L'automne 2014 avait été un fidèle souvenir au début des années 2000 avec une succession de dégradation organisées grâce à une synoptique à l'échelle de l'hémisphère Nord particulièrement favorable mais à part cette année là les automnes méditerranéens ne sont plus vraiment à la hauteur de ce que l'on a pu connaître. Alors peut-être que le facteur "exceptionnel" de ces dégradations du début des années 2000 y joue, statistiquement parlant il est assez rare de retrouver des dégradations aussi dynamiques plusieurs années d'affilée. Le fait est que les automnes, et notamment les mois de septembre, ne sont plus autant sujets qu'avant à des dégradations de grand ampleur sur nos contrées, il n'y à qu'a voir ces dernières années, on se retrouve souvent avec un anticyclone persistant et un été indien près de la méditerranée en septembre et des dégradation intervenant plus entre octobre et novembre, donc moins dynamiques et avec des conflits de masse d'air moins importants donc des orages moins "remarquables". Autre type d'orage récurrent dans notre région, les orages diurnes, nous en discutions avec d'autres passionnés il y a peu, avant 2009 il était fréquent de voir les orages diurnes balayer tout le var et les Alpes-Maritimes pour finir sur le littoral et mourir en mer au printemps. Depuis c'est bien plus compliqué, les orages ne parviennent pas à vraiment tenir passés les derniers reliefs et meurent rapidement. La faute à des flux moins favorables mais également à, encore une fois, un manque certain de dynamique leur permettant de se réalimenter en atteignant le proche littoral. De ce fait, même si les orages diurnes ne sont pas moins fréquents, ils sont cependant plus concentrés aux reliefs que lors de la période 2000/2009. On peut aussi noter que l'année dernière fut l'année la plus orageuse depuis des dizaines d'années, sauf que toutes les dégradations ou presque manquaient systématiquement de dynamique atmosphérique, nous nous retrouvions avec des marais barométrique persistants mais peu dynamiques et des orages très (trop) pluvieux et peu esthétiques. Pour revenir sur la question des "spanish plume" et des fameuses dégradations SW/NE il est vrai que celles-ci se font plus rares ces dernières années même si on recense quelques cas chaque année malgré tout, la faute peut-être à ce manque de dynamique atmosphérique récurrent, il y a longtemps que nous n'avons pas vu de dégradation de ce type évoluant en MCS ou MCC faisant la moitié de la France.. Après, apporter une explication à tout ça est laborieux car la période d'analyse est trop courte, je pense qu'il y a plusieurs facteurs qui entrent en jeu : - le fait, comme l'a très bien fait remarquer @Vincent_L, que l'on idéalise les situations passées, forcément une dégradation que l'on a vécu avant a plus de saveur, elle sera bien plus marquante car on s'en souvient justement, pas forcément parce qu'elle était exceptionnelle, mais parce qu'elle est arrivée à une période où la connaissance des orages était en plein boom et que l'on s'obstine à vouloir retrouver exactement la même situation dans chaque dégradation possédant des similitudes. - le fait aussi, mais cela est plus un jugement personnel, que nous retrouvons plus d'extrêmes qu'auparavant sur le plan atmosphérique, par exemple des situations anticycloniques durables, des situations de marais barométriques durables ou même des situation dépressionnaires durables mais un manque de changement rapide au niveau de l'atmosphère. Les période de canicules se terminent doucement avec un petit coup de frais et pas une dégradation orageuse généralisée. Pour prendre un autre exemple, la récurrence de basses pressions de l'année dernière sur la péninsule ibérique nous apportant un temps durablement instable sur l'Europe de l'Ouest mais somme toute assez peu dynamique car pas vraiment de transition entre grosse période de chaleur et gros coup de frais/froid. Néanmoins les orages ne me semblent pas moins récurrents bien au contraire, ils ont peut-être juste un peu moins de saveur qu'avant car chaque dégradation de grand ampleur nous semblait exceptionnelle vu le peu de recul de données que nous avions ne serait-ce qu'au début des années 2000. L'explosion d'internet y joue aussi, avant un orage photographié par un chasseur semblait exceptionnel car il n'y avait pas 20 autres personnes dessus, on se souvient des supercellules de 2005 capturées dans le Sud-Ouest par Pierre-Paul, des supercellules aussi bien formées en 2005 cela semblait fou, pourtant maintenant on sait et on voit qu'il y en a bien plus qu'on le pense, il suffit juste d'être sur la bonne cellule au bon moment.
  6. Ahah merci les gars, faut dire que les orages diurnes c'est vraiment un type d'orages à part sur notre région, surtout sur le 83. Honnêtement la chasse partait mal avec un choix de privilégier le NO 83 alors que la région de Fayence à 15km de chez moi s'est faite bombarder toute l'après-midi. Mais finalement le choix a été bon, vu que la zone avait été épargnée jusqu'à la fin d'aprem, l'arrivée des outflows des orages du Centre Var et le petit forçage descendant du 04 a permis de faire exploser le tout avec des cellules très électriques pour la saison. Cet après-midi les mêmes zones devraient être touchées avec un maximum d'intensité pour le NO et l'Ouest 83 en fin de journée. Attention aussi à la zone entre Aups et Fayence dans l'après-midi, zone où je me dirigerai.
  7. Très belle après-midi orageuse une nouvelle fois sur le Var avec des orages bien dynamiques et toujours grêligènes à souhait. 2 phases dans la dégradation avec une première ligne d'orages forts entre le pays de Fayence et le Nord Toulonnais en début d'après-midi (10cm de grêle à Fayence quand même) et une deuxième plus tardive entre le Verdon et Trets, bien électrique celle-ci. Un petit exemple pris de Saint-Julien-le-montagnier : lien photolive : https://www.infoclimat.fr/photolive-photos-meteo-241826-boom.html?&auteur=6035 Re-belotte demain !
  8. En effet temps très sec sur le 06 mais surtout de fortes rafales de vent dès les premiers reliefs se propageant parfois jusqu'au littoral. Le milieu d'après-midi devrait être encore plus venté dans ce secteur. A noter 151km/h relevés à Sospel dans la dernière heure, 122km/h à Saint-Cézaire et en général entre 100 et 120km/h sur le moyen et haut-pays. Plusieurs départs de feu à signaler autour de Grasse depuis ce matin.
  9. Ahhh l’hiver ! C’est long l’hiver pour les passionnés d’orages que nous sommes, l’automne nous apporte souvent de grosses dégradations dans le Sud et puis d’un coup pouf ! Plus rien… Enfin ce n’est pas totalement vrai pour le Sud-Est, la saison ne s’arrête vraiment jamais par ici, elle ralentit entre Décembre et Mars mais généralement nous avons le droit à au moins une ou deux dégradations orageuses par mois. Déjà le 19 décembre un orage particulièrement actif a balayé le 06 apportant son lot de foudre et de grêle mais également de clichés, toujours sympathique ! Janvier fût plus calme, le 9 un retour d’Est s’est montré avec les premiers orages de 2019 devant sur le littoral 06, trop anarchique pour capter la foudre mais le coucher de soleil vers Fréjus fût un des plus beau que j’ai pu observer ! 1/ Avec des mammatus particulièrement développés, quel spectacle pour janvier ! 2/ Le reste du mois fût plus calme avec seulement quelques dégradations neigeuses à basse altitude en fin de mois, rien de vraiment instable. Arrive maintenant février. Depuis 2015 toutes les fins de mois de janvier et tous les débuts de mois de février ont été à un moment donné orageux sur la CA : - 1er février 2015, orages en ciel clair devant Monaco - 3 février 2016, orages de Retour d’Est à la frontière Italienne - 3 février 2017, fort orage entre Saint-Tropez et l’Esterel et déluge de foudre - Fin janvier 2018, orages esthétiques au lever du jour sur le Sud du Var Tout ceci annonce la couleur, d’autant plus que plus les prévisions avancent, plus le temps semble s’annoncer orageux pour.. le début du mois de février entre le 1 et le 2. Une dépression vient s’isoler devant le Var, induisant une intrusion douce en basse couches alors que l’air froid déboule en altitude pour Est PACA, ça sent plutôt bon, l’instabilité et la dynamiques sont en forme pour la saison. Le risque orageux devrait débuter Samedi 2 avant le lever du jour. Les chasseurs connaissent se dilemme, horaire de m*rde, impossible de dormir avant à cause de l’adrénaline donc chasse en mode zombie. Je me place en milieu de nuit vers le Rayol sur la corniche des maures, attendant des déclenchements orageux qui n’arrivent pas. La nuit est longue et le sommeil ne se trouve pas dans la voiture. Ce n’est qu’au lever du jour que la convection explose dans les Maures, plafond parterre, foudre noyée, je suis extenué, le risque de trombe est faible pour le secteur car la convection est induite par le forçage orographique pour le moment. Allez tant pis on rentre faire une sieste, le risque orageux devrait être présent toute la journée et surtout en soirée sur le 06. J’arrive chez moi sous l’orage et la grêle mais rien de photogénique, mon compère Varois est à ce moment là devant une succession de trombes devant Hyères. ok… Allez passons, il est temps de se reposer. 14h, je me réveille après une bonne sieste, les orages se sont succédés toute la matinée sur le 06 mais rien de bien électrique, je n’ai pas raté grand-chose… pour le moment.. Vers 16h alors qu’une ligne de cumuls et de congestus stagne devant Nice je reçois des photos sur facebook, double trombe devant Nice. Bon là ça commence à bien faire, ça fait plusieurs trombes ratées en moins de 5 heures. J’avais prévu de me placer bien plus tard mais voyant que les modèles confirment le potentiel du soir sur le 06 et que la convergence devrait se renforcer d’ici la soirée dans le secteur je pars en trombe (sans jeu de mot) de chez moi, direction Antibes. Arrivé là bas le ciel est prometteur, les congestus sont toujours là. Je n’aurais pas à attendre longtemps pour qu’un gros tuba (ayant sûrement temporairement évolué en trombe) se forme devant mes yeux : 3/ On sent que l’instabilité augmente au fil des minutes, la convection se fait de plus en plus puissante et il ne manque pas grand-chose pour que cela tourne à l’orage. Le coucher de soleil est magnifique alors que tout est calme sur Antibes : 4/ Le soleil se couche petit à petit et la ligne de congestus grandit à vue d’œil. Puis un renflement apparaît quasiment au même endroit que la petite trombe une demi-heure plus tôt. Il grossit, grossit, pas de doute un tuba va se former. En moins de 30 sec un fin tube s’étire vers la surface, ça y est, trombe esthétique ! La première de 2019 et la 8ème en 4 mois ! 5/ Elle perdurera 10 bonnes minutes, pour vous donner une idée de la structure générale : 6/ Celle-ci alternera entre phases plus larges et plus fines, pour le plaisir de mes yeux et de quelques passants intrigués par le phénomène. "C'est une tornade ça non ?", "Une trombe marine oui !" 7/ Le tuba persistera jusqu’à la nuit mais le buisson durera une bonne dizaine de minutes. Place aux choses sérieuses maintenant, la nuit tombe mais la convection se fait de plus en plus franche sur Nice. Un rideau dense se forme et j’arrive à apercevoir la convection entre les nuages, un CB ne va pas tarder à se former, je lance donc les pauses. Quelques minutes plus tard un flash me sort de mon ennui, ça y est c’est parti ! 8/ Je suis au sec, il fait froid mais l’adrénaline du premier bel orage de l’année permet de tenir. Je discute avec quelques promeneurs intrigués de me voir ici. L’orage évolue vite, un nuage mur se forme sur son flanc Sud-Est sous le courant ascendant alors que la foudre continue, elle est accompagnée de deux éclairs ascendants sur les collines de Nice : 9/ La foudre tombe toutes les minutes environ, le train de cumulus est en place et alimente l’orage, il devrait durer. Je reçois de nombreux reports de conditions très difficiles sur Nice à cause de la grêle, pas étonnant vu d’ici. Un cadrage plus serré permet de mettre en évidence la foudre qui tombe sur les premières collines de Nice : 10/ Puis après une petite pause niveau keraunique je remarque que la convection explose un peu plus au sud, cela monte à vue d’œil, même en pleine nuit, un cadrage plus large s’impose : 11/ Je me dis qu’un extranuageux pourrait sortir de cette ligne convective, ce serait beau surtout en cette saison mais pourquoi pas ! Je n’aurai pas à attendre longtemps, une formidable décharge illumine toute la convection et un impact tombe en marge de l’orage, cries de joie dans le calme Antibois ! 12/ Un deuxième extra 30 sec plus tard me permettant de faire une petite superposition : 13/ Je suis aux anges, mais le spectacle n’est pas fini, nouvelle formidable décharge illuminant toute la structure (cramé même à F/13 au départ) : 14/ Cela fait plus d’une heure que l’orage ne bouge pas, Nice se prend beaucoup d’électricité et de grêle : 15/ 16/ Puis tout se calme tout à coup alors qu’un flash se montre dans mon dos, des cellules se sont formées sur l’Esterel m’incitant à me déplacer de l’autre côte du cap. 5min plus tard, matos installé plus rien alors que ça reflash dans mon dos, une nouvelle cellule s’est formée au même endroit sur Nice, retour à la case départ ! Tout devient plus anarchique mais les décharges sont toujours là, l’ambiance reste sympathique mais je suis déjà bien rassasié. Puis 2 minutes plus tard l’activité électrique s’arrête complètement alors que le radar est toujours prometteur. On sent que la dégradation commence à s'essouffler je laisse les pauses au cas où. Une ultime décharge illumine toute la ligne orageuse sonnant le glas de cette dégradation ! 17/ Voilà, maintenant retour à un temps de saison avec du soleil et de l'anticyclone, pour combien de temps .. ? De toute façon Mars approche et c'est généralement le début des choses sérieuses près de la méditerranée !
  10. Quelle soirée sur la région Niçoise, au moins deux trombes au milieu d'après-midi (ratées pour ma part) suivie de 2 autres quasiment au même endroit à l'heure bleue (pas ratées celles-ci ^^). S'en est suivi un orage grêligène stationnaire se baladant entre l'aéroport et la Turbie toute la soirée, un spectacle magnifique mais beaucoup de difficultés sur la région Niçoise. Lien photolive : https://www.infoclimat.fr/photolive-photos-meteo-239558-extra.html
  11. Ce matin c'est un peu le fouilli dans les modèles comme on pouvait s'y attendre quant au retour d'Est de Mercredi. Les retours d'Est sont très difficiles à appréhender par les modèles car ils dépendent de paramètres précis et donc le phasage est important. Le paramètre principal qui explique ces différences entre GFS, WRF, ARPEGE et CEP est, comme expliqué hier, le placement du creusement. Sur les mailles larges le creusement est vaste et des petits creux se baladent un peu partout dans la zone en rouge : Ce qui dans le fond est normal, la maille est trop large pour appréhender un creusement explosif à petite échelle. On se retrouve donc de temps en temps avec un creusement vers la Corse, un coup à l'Est un coup à l'Ouest, un coup au Nord un coup au Sud. Cependant en zoomant un peu plus avec les mailles fines on remarque que toutes font creuser entre CA et Corse avec une petite dépression explosive qui se développerait dans la nuit de Mardi à Mercredi. C'est celle-ci qui va engendrer le Retour d'Est qui nous intéresse tant pour Est-PACA. Maintenant encore une fois c'est le placement de ce creusement qui va être déterminant et si celui-ci va rester un peu devant nos côte ou filer directement vers l'Italie ou le Sud. Sur Arpège il creuse trop vite et file vers la Corse et le Golfe de Gênes, du coup pas assez d'humidification en basses couches sur la CA donc retour d'Est présent mais faiblard. Sur WRF c'est mieux car ça se décale moins vite et pivote ensuite vers le Sud directement, forcément ça réagit bien plus niveau précipitations sur ce modèle avec un épisode "majeur" entre 06 et 83 : Alors neige ou pas neige ? Tout dépendra du placement de ce creusement, idéalement il faudrait qu'il se cale entre Corse et Continent, pas trop loin des côtes, pas trop creux, etc,.. ce genre de situation tient à pas grand chose on le sait mais aujourd'hui on ne peut pas dire que le risque devient de plus en plus faible, ce sont les ajustements de dernières minutes qui conditionneront le déroulement de la dégradation. L'idéal pour Est Paca serait qu'il se place dans cette zone et qu'il y reste au moins quelques heures, le temps que tout se mette en place (c'était le scénario du wrf d'hier soir) Avec un placement comme ça, pas trop d'advection douce, de l'humidité en pagaille et neige abondante entre 83 et 06 et possiblement Est 13. Mais tout cela va encore bouger dans les deux prochains jours on le sait, chaque run est sensiblement différent de l'ancien, ce matin GFS était bof, ce midi il est très bon. Si rien ne bouge d'ici Mercredi on peut espérer de la neige jusqu'au proche littoral sur 06, en plaine sur 83 avec des quantités parfois assez importantes vu l'instabilité près du littoral. Personnellement je pense que le retour d'est va se produire, reste a savoir son étendue et son intensité, il peut très bien se cantonner a quelques averses sur le littoral comme une grosse dégradation généralisée à Est PACA mais impossible à dire pour le moment. Mais ce qu'il faut remarquer c'est la composante de plus en plus Nord/Sud des sorties (sauf arpège qui persiste dans la dominante Nord-Ouest) qui est favorable à un creusement qui stagne plus devant PACA et donc un Retour d'Est plus conséquent et organisé. Wait and see, chaque sortie est un petit coup de stress !
  12. On commence à y voir un peu plus clair avec les sorties de mailles fines pour Mardi/Mercredi sur PACA. Comme on pouvait l'envisager et malgré l'inexorable décalage à l'Est des centres d'actions principaux des creusements apparaissent avec l'arrivée de l'air froid sur la méditerranée entre Corse et Continent. D'où l'importance des mailles plus fines, en maille large ce n'est pas spécialement encourageant mais plus en détail c'est clairement plus intéressant pour la CA et potentiellement jusqu'au 13. On se retrouve donc avec un creusement entre le Var et la Corse à peine le front passé, ce qui engendrerait un pivotement du flux en basses couches et une ré-humidification de la masse d'air alors que l'air froid aurait déjà déboulé sur nos régions. De ce fait le risque de neige dès la nuit de Mardi à Mercredi devient important sur 13/83/06. Déjà en journée de Mardi le front principal va traverser nos régions apportant de la neige à basse altitude en toute zone, autour de 400/500m en général, potentiellement moins entre 84/13 et 83 grâce à une arrivée d'air froid mieux phasée avec le passage du front. La situation la plus intéressante reste néanmoins ce Retour d'Est qui se déclencherait directement après le passage du front voir pendant son passage entre 83 et 06 et jusqu'à l'Est 13. Difficile d'établir des zones plus précises, le risque de neige est présent sur toute la CA. Il faudra affiner par la suite le déroulement de ce Retour d'Est, il est encore tôt pour vraiment définir son déroulement mais si le creusement s'effectue effectivement dans cette zone c'est une situation très favorable à la neige jusque dans les plaines intérieures du 83 de l'Est 13 et jusqu'à très basse altitude sur 06 et Est 83. Les dernières mailles fines vont en tout cas dans ce sens avec une période à surveiller pour ces zones entre Mardi soir et Mercredi soir. La durée de l'épisode dépendra du temps que le creusement restera près de nos côtes, si il part direct vers la Corse le Retour d'Est sera temporaire, si il stagne un peu plus entre Corse et Continent il pourra durer plus longtemps et apporter des quantités plus importantes. Autre élément important et comme on pouvait s'y attendre vu le conflit de masse d'air, une petite instabilité est présente près des littoraux du 83 et 06 ce qui annonce un aspect convectif des potentielles chutes de neige, on sait ce que ça peut donner .. A confirmer tout ça, la suite est encore floue mais de nouveaux risques de Retours d'Est pour Est PACA dans les jours suivant, à affiner en temps et en heure.
  13. Pour en rassurer quelques uns, quelques exemples de synoptiques de gros épisodes neigeux pour PACA : En haut à gauche : 40cm de neige sur Brignoles et neige du Luc à Aix En haut à droite : épisode généralisé sur le 13 jusqu'au littoral En bas à gauche : 40 cm sur Grasse et Fayence, neige du littoral 06 à l'Est Var En bas à droite : période hivernale durable sur PACA avec nombreuses averses de neige sur PACA jusqu'au littoraux. Tout ça pour dire que même avec une dépression pas forcément bien placée des épisodes neigeux "majeurs" peuvent survenir ! En comparant à la situation de la semaine prochaine, c'est vrai que rien d'hivernal et risque faible de neige .. A suivre, le parallèle et la plupart des modèles sont du même acabit de toute façon.
  14. Se baser sur les deux seul modèles qui sont à peine moins bons à l'échéance choisie pendant que l'ultra grande majorité des autres modèles sont "dantesques"... Comment dire .. Le seul changement de ce soir est matérialisé par ce décalage à l'Ouest sur GFS qui, comme expliqué plus haut, favorise un peu plus d'humidité par chez nous. Sur ce run on a quand même de la neige modélisée au moins temporairement pour tout le pourtour. Arpège s'obstine a voir la coulée un peu plus à l'Est mais on est en limite de modélisation et on ne sait pas ce que la suite va donner bien qu'on peut se faire une petite idée en regardant UKMO justement, d'autant plus qu'UKMO s'est rallié ce soir aux autres modèles. Des décalages il va encore y en avoir dans les prochaines sorties de toute façon, dans les grandes lignes rien ne change, le froid est confirmé, attendons maintenant les mailles plus fines avant de tirer des conclusions hâtives. Le potentiel est énorme, enjoy et à voir CEP ce soir !
  15. Attention à ne pas tirer de conclusions trop hâtives notamment concernant le placement potentiel de la dépression méditerranéenne. On peut le dire aujourd'hui la coulée froide est assurée, ce qui reste à définir reste le placement du creusement, seulement ensuite il sera possible de se plonger un peu plus dans les détails. Sur les sorties de ce matin on a une tendance à un léger décalage à l'Est il est vrai ce qui engendrerait un creusement assez explosif dans la zone suivante : Il semble donc pour le moment exclu un creusement dans le Golfe du Lion, exclu donc le risque de grosse advection douce pour PACA. Maintenant reste à savoir où le creusement va se placer exactement, c'est ce qui déterminera des perspectives humides généralisées ou non. Pour le moment sur les mailles larges nous avons des creusements assez massifs et surtout très étendus, notamment sur GFS qui est le modèle qui creuse le plus et qui envoi la dépression le plus à l'Est -> conséquence le pourtour méditerranéen se retrouve sous un risque de Mistral asséchant la masse d'air. Pourtant il est dur de se baser sur ce run pour établir une tendance, d'une part car la dépression file bien trop à l'Est un peu vite mais également car la plupart des autres modèles voient le creusement stagner dans le Golfe de Gênes, ce qui est statistiquement plus "logique". Il est encore tôt pour définir des régions plus à risque que d'autres, à la limite vu la synoptique générale Est PACA et Corse semblent les mieux placés à l'heure actuelle mais tout le pourtour possède un risque de neige à un moment ou un autre, ce qui est intéressant aujourd'hui c'est que non seulement le froid semble assuré mais il est même renforcé au fil des runs. Alors froid sec ou chutes de neige ? Difficile de savoir pour le moment, si les centres d'actions restent dans cette dynamique plusieurs paramètres vont être déterminants : - Le placement exact du creusement principal : *à l'Ouest de la Corse => perspectives humides pour tout le pourtour mais plus particulièrement pour PACA mais attention au risque d'advection douce *Entre Corse et continent => PACA et particulièrement Est PACA en ligne de mire, la situation parfaite pour la CA avec une petite orgie neigeuse à la clef *Dans le Golfe de Gênes => Corse en ligne de mire et dans une moindre mesure la CA par retour d'Est dont la puissance resterait à définir 1 ou 2 jours avant, risque de Mistral pour le reste du pourtour *Italie du Nord => Bien plus sec pour tout le monde mais attention au risque de creusement secondaire dans le Golfe de Gênes - La puissance du creusement : Plus le creusement sera puissant plus les isobares seront resserrés et plus le risque de vent asséchant la masse d'air sera présent comme c'est le cas sur le 06z de GFS. - Le risque de creusement(s) secondaire(s) dans ce vaste système dépressionnaire : Nous nous basons pour le moment sur des mailles larges qui n'arrivent pas à appréhender les effets météorologiques et topographiques locaux, on sait combien le risque de creusement secondaire est important lors de descentes froides sur une méditerranée encore "douce" particulièrement en mer Ligure. On sait également combien un creusement secondaire peut changer la donne niveau précipitations, même si le creusement principal se situe en Vénétie, un creusement secondaire n'est pas exclu compte tenu du vaste système dépressionnaire mis en jeu. Enfin bref, tout ça pour dire que la situation est encore magnifique aujourd'hui et que le froid et le changement de temps semblent bel et bien assurés, il faudra affiner dans les prochains jours notamment grâce aux mailles fines mais synoptiquement parlant c'est beau, d'autant plus que comme expliqué au-dessus, il y a encore beaucoup de paramètres plus locaux qu'on ne voit pas. D'après les dernières sorties il semble tout de même que PACA et Corse soient, POUR LE MOMENT, les plus à risque pour voir l'or blanc.
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