Jump to content
Les Forums d'Infoclimat

Ce tchat, hébergé sur une plateforme indépendante d'Infoclimat, est géré et modéré par une équipe autonome, sans lien avec l'Association.
Un compte séparé du site et du forum d'Infoclimat est nécessaire pour s'y connecter.

_sb

Adhérent Infoclimat
  • Content Count

    2681
  • Joined

  • Last visited

  • Days Won

    14

3 Followers

About _sb

  • Rank
    Cumulus congestus
  • Birthday 10/06/1971

Personal Information

  • Location
    Aubagne (Les Passons, à l'est) (13400)

Recent Profile Visitors

14864 profile views
  1. L'étage moyen se déstabilise ici, avec de nombreux Ac de toutes obédiences (floccus, castellanus, ...) après une journée parfaitement ensoleillée. Vent de sud-ouest plus humide. À suivre ...
  2. AROME 12Z n'est pas incitatif pour de l'orage demain en PACA, il garde cela pour la mer, loin des côtes, avec une convergence de surface toujours aussi éloignée. Illustration avece la CAPE. Pourtant ARPEGE 12Z est davantage attractif car il couple mieux la CAPE, visible aussi sur AROME, avec la langue de theta-e, chaude et humide qui vient lécher les côtes de PACA et s’immisçant même dans l'intérieur. EURO4 et de nombreuses autres mailles fines envisagent cette évolution, avec une dynamique d'altitude molle pouvant laisser présager des orages localisés mais costauds, d'autant plus qu'on se rapprochera de la frontière italienne (tout PACA peut être impactée). Énième flop ou jackpot ? MF semble jouer sur les deux tableaux en mettant en jaune orage l'ensemble du pourtour méditerranéen sans se prononcer véritablement sur le caractère orageux. Cela traduit-il peut-être de leur côté l'hésitation qu'on peut ressentir à l'égard des modélisations précitées.
  3. IFS ENS EXT jusqu'au 20 juillet inclus, anomalies hebdomadaires des T2m suivi de l'anomalie du cumul total des précipitations, toujours au 20 juillet : Le dôme chaud d'altitude en Scandinavie associé à des vents de sud à sud-est sur l'Europe centrale pour les deux prochaines semaines amène une surchauffe sur une moitié nord de l'Europe.Sur un quart sud-ouest nous concernant, l'anomalie froide provient des BG qui nous influenceront directement depuis le Royaume-Uni ou le proche-Atlantique. Ce sera durant cette période que les excédents de précipitations se réaliseront. Ces vents continentaux, froids en hiver, chauds en été, assècheront progressivement le continent jusqu'à l'Atlantique. Dans ce type de configuration, on peut imaginer aisément quelques thalwegs atténués amenant de l'humidité. Les 2 premières décades de juillet seraient finalement proches des normales climatiques, ce qu'on pourrait traduire comme relativement fraîches en comparaison du passé estival récent. Côté précipitations, la persistance de vent continentaux apporterait un déficit relatif en précipitations bien qu'on puisse encore facilement imaginer des anomalies thermiques d'altitude circuler sur le sud de l'Europe, en contre point des thalwegs atlantiques précédemment cités. Mais globalement, après les excédents de juin, juillet équilibrerait avec des déficits. En revanche, la modélisation ne fait pas état d'un dôme saharien, brûlant et aride, arpentant la Méditerranée ou l'Espagne vers le nord. C'est la vision de l'ensemble étendu d'IFS (46 jours) La vision du modèle saisonnier SEAS5 d'ECMWF n'est pas forcément identique. Au niveau des précipitations, les deux se rejoignent (juin +, juillet -). Au niveau des températures, SEAS5 maintient une tendance légèrement négative sur juillet (normale 81-10), ce qui pourrait alors être ressentie comme « frais » par beaucoup. Le modèle italien GLOBO garde l'option fraîche pour le mois de juin, accompagnée d'un assèchement progressif durant la dernière décade. La version britannique avec UKMO, lissée sur les 3 mois estivaux, laisse entrevoir une tendance plus chaude et plus humide avec des pressions globalement plus basses en Méditerranée orientale et une Europe du nord sous des pressions plus élevées. On resterait ainsi sous des notes continentales avec des incursions de basses pressions par l'est déstabilisant, probablement par pulsion, la masse d'air. C'est du moins ce que laisse entendre les anomalies de pressions en basses et hautes altitudes couplées au léger excédent de précipitations modélisé. À voir la prochaine mise à jour, si les choses ont évolué, comme l'ont fait bon nombre de ses confrères. Les autres modélisations ont déjà été commentées me semble-t-il. Enfin, on pourrait également regarder du côté des indices.
  4. Avec l'expérience, ça s'apprend vite aussi
  5. Sur la plupart des sites, la version UKMO présente est la version "publique" avec une énorme résolution horizontale de 2.5° ! Les sites font alors une interpolation (les méthodes peuvent varier ce qui fournit des résultats légèrement différents d'un site à un autre ...) entre deux points de grille pour obtenir les valeurs intermédiaires. À gauche, une version « classique » du Z500, avec une interpolation linéaire sur une résolution de 0.5°. À droite, la version brute de décoffrage à 2.5° d'après les GRIB publics du Met'Off : C'est encore plus impressionnant avec la pression au niveau de la mer (MSLP) : À noter que les scores d'évaluations / vérifications des modèles concernant UKMO considèrent la version haute-résolution native à 0.1°, ce qui n'a évidemment rien à voir et fort heureusement, sinon ces scores seraient abyssaux !
  6. _sb

    Weewx

    $ nano -l <fichier_à_éditer>
  7. On garde toujours le schéma d'ensemble, à savoir : une onde progressant actuellement sur le continent nord-américain viendra en milieu de semaine (mardi / mercredi) déloger les BG de Scandinavie pour y propulser une bulle très chaude de HG. La fenêtre est courte, autour de 24h, mais l'onde est suffisamment puissante et le gradient thermique horizontal se resserre temporairement. À partir de là, la possibilité de blocage s'accroît avec un dôme de HG sur la Scandinavie tendant à progresser lentement vers l'ouest. En spoilant l'ouverture du topic suivant, cette évolution vers l'ouest produirait la formation d'un GASC (HG sur le Groënland, BG sur Sole) en isolant le noyau de BG. Même si des divergences demeurent encore nombreuses à une échelle plus locale, ce scénario tient la route. On aurait ainsi un point clé vers 144H, lors de l'éjection vers le nord de la bulle chaude. À 144H, on a en fond la moyenne d'ICON ENS 00Z avec le passage du bras chaud vers le Scandinavie, via grosso modo, la Manche, entre deux noyaux froids. Pour le point situé à 2.5°E et 50°N, soit dans le nord de la France, on a les valeurs correspondantes à différents modèles : ICON ENS moyenne, écart-type, scénario le plus bas et le plus haut, IFS ENS moyenne et écart-type , GEFS moyenne et écart-type et enfin UKMO déterministe (ne pas tenir compte des « scaled value »). Les écarts-types sont à diviser par 100. Effectivement, ICON explore la bonne voie (cf ensemble avec une moyenne dans les clous) mais se disperse trop (écart-type multiplié par 7 et 12 par rapport à IFS ENS et GEFS respectivement) : ce n'est pas une configuration où il est à l'aise, sa conception « méso-échelle », utile dans d’autres situations, le fait interagir trop violement lors du passage de l'onde. Mais sa moyenne est tout à fait correcte. À 144H, avec IFS, IFS ENS, GEFS et UKMO (valeur x 10, les anglais ne font jamais comme tout le monde ! 😛 ), le passage de l'onde gagne désormais en robustesse. Ce passage s'accompagne aussi d'une dynamique d'altitude plus poussée (gradient thermique resserré). Pour notre côté, soit sur la « rive droite » de l'onde, le noyau froid devrait gagner logiquement en dynamisme lui aussi (jusqu'à quel niveau ?...). IFS propose une dynamique marqué, plus atténué sur la version « parallèle » pour reprendre un terme de la NOAA que n'emploie pas ECMWF. Temps frais (dégradé NW / SE) et bien pluvieux, peut-être venteux sur la façade atlantique (pluies sur 6h) : Avec GFS, le décalage de 500 à 1000 km du noyau froid vers le SE décalerait les pluies sur la façade est et une fraîcheur quasi généralisée. Avec ICON, encore un peu plus sud (cf première carte), les pluies se limiteraient à une moitié sud, plus au nord, le flux d'est maintiendrait un temps plus sec, comme ce faut le cas plusieurs fois ces dernières semaines. M'enfin, on peut envisager sérieusement un temps agité, peut-être pas pour tout le monde mais il devrait y avoir une certaine dose d'actions sur le pays. En poursuivant jusqu'à la fin de la semaine, on reste sous influence directe des BG (extrêmité finale de ce topic) : IFS + IFS exp, GFS, GEFS avec une poussée vers l'ouest des HG scandinaves se rapprochant de plus en plus du Groënland. (IFS exp davantage qu'IFS ope). Les températures se radouciraient partout mais l'humidité se maintiendrait, possiblement orageuse mais tout autant possiblement stratiforme suivant le placement des bulles froides. La perspective suivante d'un GASC serait intéressante à suivre ! PS : 13V et DoubleKnacki ont aussi rédigé leur analyse complémentaire durant la rédaction de la mienne
  8. Ne connaissant pas, je pose simplement l'info : mise à jour d'HMON, Hurricanes in a Multi-scale Ocean-coupled Non-hydrostatic, le 9 juin : https://www.weather.gov/media/notification/scn20-51hmon_v3_0-0.pdf
  9. Dimanche matin, passage pluvieux avec quelques orages possibles noyés dans la masse, plutôt un temps à escargots à priori qu'un temps à chasseurs d'orage ... Ceci à cause d'un fond de thalweg nous impactant en bout de ligne avant reprise du Mistral. Toutefois, un risque d'une forte ligne orageuse, en gros des Baléares à Gênes, donc en mer, faut pas exagérer dans ses rêves , est bien présent. Celle-ci tangenterait les côtes de l'E83 et du 06 en toute fin de nuit ou première moitié de matinée dimanche. Question : proches des côtes ou loin des côtes ? To be or not to be a chaser ? On a un fort apport d'humidité et une puissante convergence de surface bien structurée sur de nombreuses modélisations, bien à l'avant du front froid. La CAPE s'élève sur les mailles fines au-dessus de 1000 J/kg, dépassant les 1500, un LI évoluant entre -4 et -6, ... Version du WRF ARW 3 km du consortium LaMMA, intéressant structurellement, comme son homologue MOLOCH, mais éloignée des côtes : EURO4 est moins esthétique sur la configuration mais plus près des côtes : La PE d'AROME ne voit rien quant à elle, même son scénario maximum, avec les paramètres disponibles, n'est pas significatif. Le déterministe (12Z) ne réagit pas. Quoique la dernière mouture d'AROME (18Z) semble vouloir réagir en toute fin d'échéance avec une convergence qui se lie mieux. Faudra voir avec le 00Z de demain matin l'évolution que prendra le modèle de MF, sa PE permettra sans doute de calibrer davantage ce potentiel plus intéressant qu'il n'y paraît de prime abord.
  10. Tu es encore en preview, c'est pour ça. Ton message apparaît selon les disponibilités des modérateurs mais l'horodatage de ton message est inchangé : on a donc le bon moment pour ton observation. Mistral par rafales avec un vent moyen relativement faible et donc de fortes rafales par moments. Passages nuageux plus ou moins importants par moments amenant une sensation de fraîcheur dès que le soleil était absent. Tx de 23.3°C, avec, comme d'habitude, une hausse du mercure dès la levée du Mistral, autour de minuit (meteonews) :
  11. IFS est comme les autres modèles, il hésite et « explore » des voies tout en gardant fortement les marqueurs décrits précédemment. Sur les écarts-types, on constate du premier coup d'œil que la situation est compliquée depuis un moment sur notre quadrant. À droite, l'écart-type standard reflétant les incertitudes de l'ensemble en cours (le 12Z en l’occurrence). À gauche, l'écart-type normalisé sur les 30 derniers jours. Les zones d'incertitudes les plus hautes (tendant vers le violacé) sont étonnamment identiques, illustrant la difficulté des modélisations depuis un bon moment... D'ailleurs dès lundi, et les prémices s'aperçoivent pour dimanche soit à peine à une échéance de H+48, ce constat s'établit ! C'est d'autant plus « troublant » que la moyenne (lignes, à gauche) n'est pas très éloignée du déterministe (lignes, à droite) qui pourrait être interpréter, sans consulter les écarts-types, comme un gage de robustesse de la prévision ! On a donc pas fini d'avoir le tournis, à mon avis ! 😛 Si on se risque malgré tout à une échelle plus grande avec la MSLP, on a toujours un marais barométrique dans une situation de col en surface. Toutefois, les écarts-types restent tout aussi importants illustrant la difficulté supplémentaire qu'apporte les interactions haute et basse troposphère dans ce contexte mouvant. Orage ou pas orage, pour moi, c'est bien trop tôt pour en estimer la probabilité. Ce qui semble certain à grande échelle, et cela sur tous les modèles disponibles (même chez ceux où se paramètre n'est pas déduisible directement), ce sont les vigoureux échanges ondulatoires de température (toujours la même échéance de H+144):
  12. ou moi ? L'ensemble du set expérimental (qui sera, je le rappelle, la version opérationnelle d'IFS le 30 juin) a été complété il y a une quinzaine de minutes sur le serveur d'ECMWF. Le temps de générer manuellement les cartes du coup et voilà, l'ensemble 00Z des cartes est enfin au complet. J'attends malgré tout une réponse sur ces difficultés (apparente ?) de la dissémination des GRIB des sorties expérimentales. ICON a souvent mauvaise presse alors que c'est un modèle très jeune (à peine 5 ans, un bébé !), avant-gardiste et prometteur ! UKMO 12Z ressemble furieusement à IFS 12Z à H120. De là à imaginer qu'il suit la même route ensuite, c'est peut-être osé mais c'est possible. Par rapport à son OOZ, IFS persiste dans les grandes lignes bien que localement, sur notre bout d'Europe, les décalages de quelques centaines de km sur le proche Atlantique des BG soufflent le chaud et le froid sur les humeurs des orageophiles, estivophiles et autres automnophiles ! UKMO 12Z
  13. La situation perd en prévisibilité en effet comme signalé par les dernières interventions. En cause notamment une montée en puissance ondulatoire en sortie du Pacifique qui met à mal les modélisations. La version d'UKMO avec ses très grosses mailles prend peut-être la meilleure option en lissant davantage les interactions ? À suivre ... Aujourd'hui et durant ces prochaines 48h, près des côtes californiennes, on a un minimum orageux qui propulse sur son flanc est une pulsion chaude en direction de l'ouest canadien. Cette pulsion déstabilise la circulation en provoquant la naissance d'une onde qui va se propager vers l'Atlantique puis l'Europe se soldant par l'isolement d'une bulle chaude sur la mer du Nord et la Scandinavie et d'un axe de bas géopotentiels du Groënland à la Méditerranée orientale, via les Açores et Gibraltar. IFS modélise la même situation au départ et à l'arrivée mais avec un chemin intermédiaire quelque peu différent : Entre les deux, pas mal d'incertitudes. Les BG semblent avoir la main sur l'hémisphère avec une circulation de nombreux noyaux aux latitudes moyennes. Jusqu'à quand ? Les précédents intervenants ont déjà détaillés les perspectives plus locales qui s'ouvrent, je ne rajouterai pas une couche supplémentaire. Je n'ai accès ni aux serveurs datas ni au serveur web d'ECMWF depuis ce matin, ni en local ni depuis un serveur! Pourtant, je ne vois passer aucune info relative à un problème de leur côté. Y avez-vous accès ? EDIT : il a fallu que j'en parle pour que ça se débloque !! J'ai parlé trop vite, l'accès se fait mais les datas sont parcellaires sur le serveur "expérimental" ...
  14. Ah et j'oubliais les mises à jour long terme (autour de 2025) avec une résolution horizontale de l'IFS ENS à 5 km (IFS DET prévu vers 3.5 km) pour une résolution verticale de 137 niveaux, comme IFS DET. Une implémentation progressive des équations non hydrostatiques dans le cœur d'IFS bien que la base suive toujours l'approximation hydrostatique.
  15. Concernant ECMWF et particulièrement IFS, quelques nouvelles ont été confirmées durant les UEF 2020 : La future version 48r1, celle qui remplacera la 47r1 en cours d'expérimentation (cf ci-dessus), verra sa résolution horizontale pour IFS ENS augmenter pour être équivalente à celle du déterministe (~ 0.1°). Une grosse part de cette mise à niveau concernera les physiques relatives à l'humidité. Enfin, pour cette version 48 sinon 49 mais tout de même prévue pour la 48, un gros travail sur les paramètres proches du sol (typiquement T2m, Td2m, Vent 10m, nuages de basses couches et turbulences), avec entre autres une collaboration avec des équipes de MF sur une meilleure représentation de la végétation et de sa saisonnalité mais aussi une reprise des algorithmes de post-traitement pour la génération des températures et des points de rosée à 2m. Infographie extraite de ces UEF 2020 [1] : Peut-être une mise à jour intermédiaire de moindre étendue début 2021 qui est évoquée (47r2). ECMWF confirme que la réduction des observations aériennes durant la période de confinement n'a pas eu un impact significatif / mesurable sur la qualité des prévisions. Le mois dernier, quelques interventions ont été produites chez ECMWF au sujet de l'intelligence artificielle et de l'apprentissage profond [2]. Pour ceux que cela intéresse : les ECMWF Summer of Weather Code 2020 [3]. Enfin, l'union fait toujours la force. Ce tweet de Florian Pappenberger, directeur de la division Forecast d'ECMWF l'illustre encore. [1] : Using ECMWF’s Forecasts 2020 qui se sont tenus du 1er au 4 juin inclus. Le lien ci-après recense programme (touchant de nombreux sujets) et enregistrements. https://www.ecmwf.int/en/learning/workshops/using-ecmwfs-forecasts-uef2020 [2] : https://www.ecmwf.int/en/learning/workshops/machine-learning-seminar-series [3] : https://github.com/esowc/challenges_2020
×
×
  • Create New...