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_sb

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  1. J'allais poster sur le sujet ! Dès vendredi, une première possibilité pour un coup de vent localisé peut s'envisager, avec une interaction entre front froid et SG et forte intrusion sèche, plusieurs options venteuses s'ouvrent, pas uniquement en tant que creusement secondaire. Dimanche, la situation paraît plus incisive et pourrait être généralisée, avec de fortes pluies associées. L'échéance est encore assez lointaine.
  2. 12.8 mm aujourd'hui et une Tn de 16.5°C à Aubagne-MF. Le cumul provisoire et sans doute définitif du mois s'élève à 96.6 mm, plus haute valeur depuis mai 2020 (102 mm). Le cumul provisoire de 2021 se monte à 372 mm (normale annuelle à 600), le cumul glissant (octobre 2020 - septembre 2021) est à tout juste 500 mm. Pour rappel, le généreux septembre -> décembre 2019 s'était approprié plus de 585 mm. Puisse 2021 être aussi prolifique !
  3. Un modèle régional dépend toujours d'un modèle parent dont il impose les conditions aux limites et initiales. Cependant, aux limites du domaine régional, la question du « bord » se pose. Le maillage n'est pas le même, la paramétrisation diffère, etc. La méthode la moins onéreuse est une interface abrupte (en gros, le modèle régional applique les données du modèle global sur la maille extérieure pour son calcul de la dernière maille intérieure). À moins que la conception ait changé dans les dernières versions, c'est le cas des WRF. Une méthode plus onéreuse consiste à créer une zone tampon à maillage et paramétrisation variables autour du modèle régional, avec une interface discrète liant progressivement les deux modèles. Le projet MPAS, qui était en concurrence avec FV3 lors du changement du cœur de GFS à la version 15, en est un exemple. Le résultat est théoriquement plus réaliste. Son coût est encore très (trop) élevé. Des méthodes intermédiaires sont à l'étude, parfois en opérationnel. C'est le cas d'ICON et de ses modèles régionaux, dont ICON-D2. Pour faire court, autour du domaine d'ICON-D2 une zone tampon large de 14 mailles est créée à l'extérieur composée de deux bandes, l'une intérieur de 10 mailles (la plus proche du domaine régional), l'autre extérieur de 4 mailles (plus éloignée du domaine régional). Le but est de générer une interpolation entre ICON-EU et ICON-D2. Dans la bande externe (4 mailles), les paramètres sont introduits par ICON-EU, typiquement les paramètres non issus de calculs. Dans la bande interne (de 10 mailles), les paramètres sont poussés depuis ICON-D2, typiquement ceux dont le (re)calcul est nécessaire. On obtient ainsi une transition moins abrupte mais encore imparfaite. C'est pourquoi, pour des éléments dominants à échelle fine, qui plus est dépendant de l'orographie vue différemment entre le modèle parent et le modèle enfant, les résultats peuvent fortement varier. Cela peut expliquer en effet les écarts avec la situ Gard/Ardèche de cette nuit alors que la perturbation britannique où les éléments à échelles synoptiques contraignent plus fortement la modélisation, est mieux appréhendée.
  4. Si la situation dégénère sur le golfe de Gênes, les thermomètres corses, sous l'alimentation synoptique du système orageux, scorent joliment ! 35.2°C à Calvi par exemple, 33.9°C à Piedigriggio, 33.8°C à Oletta, 32.5°C à Ajaccio, 31.5°C à Corte.
  5. À échelle hémisphérique, deux poids lourds semblent décider à prendre les choses en main sur le quadrant euro-Atlantique : - une pulsion chaude sur l'est canadien, - une autre pulsion chaude sur l'Europe orientale et l'ouest asiatique, résultante de la poussée actuelle sur la Scandinavie. Du coup, les BG se loveraient confortablement entre les deux, l'AA servant d'assise à ce « fauteuil ». À échelle synoptique, l'enjeu pour notre temps sensible, semble être le comportement qu'adoptera l'AA. Comme soulignés par les intervenants précédents, la barocline gagnera ou perdra quelques degrés de latitudes selon l'axe que prendra l'AA. On peut s'en convaincre avec les écarts-types associés à la carte précédente où ceux-ci sont élevés à l'interface AA/BG sur le centre de l'Atlantique. Les possibilités cycloniques au nord des Antilles à cette échéance apparaissent. Cette nuit, un front assez actif abordera le nord-ouest. Plus au sud et en s'enfonçant dans les terres, il perdra rapidement de l'intensité. Les nuages seront néanmoins nombreux. Le contraste thermique est important sur l'océan, favorisant cette activité. Cependant, après une temporaire direction au nord-ouest, le flux s'orientera rapidement à l'ouest, voire au sud-sud-ouest à l'arrière, si bien que la masse d'air fraîche remontera sur le Royaume-Uni et n'effleurerait que les côtes de la manche. En effet, comme déjà décrit, le gros noyau de BG, bien calé, fera du surplace et les noyaux secondaires graviteront autour. La pulsion sur la Scandinavie est massive. Mardi serait un bis repetita, avec un nouveau front actif balayant surtout les côtes de la Manche, les autres régions restant en marge. La prévision du Jet est semblable à celle de la veille, marquant encore plus nettement, le mouvement giratoire autour de ces BG islandais, permettant à la majeure partie du pays d'éviter un temps trop maussade. Malgré tout, le Jet se renforce en amont, le creusement de surface associé à la perturbation pourrait générer des rafales de 60 à 80 km/h des côtes bretonnes aux côtes calaisiennes. Mercredi verrait l'arrivée et le balayage d'une nouvelle perturbation, peu active en raison d'un contexte plus mou et moins contrasté. La suite resterait marqué par la succession de perturbations, plus ou moins actives, impactant de préférence le NW. La moyenne GEFS ci-dessous illustre bien les conditions de fin de semaine actuellement prévues. Un énième coude du Jet, une barocline proche laissant présager à la fois ce défilé frontal et la possibilité de grand frais, peut-être de coup de vent si la dynamique se renforce, sur le quart nord-ouest du pays. Une des principales inconnues reste la profondeur des ondulations. Côté températures, le temps fréquemment maussade devrait faire perdre quelques degrés sur une plus ou moins large partie nord. La persistance des BG relativement proches affaibliraient également la masse d'air au fur et à mesure, à nuancer là encore, selon la hauteur de la barocline et la profondeur des ondulations.
  6. Une relecture supplémentaire n'aurait pas été du luxe.
  7. C'est une semaine très calme qui se profile. Temps sec avec quelques débordements sur les Alpes frontalières, l'Italie restant sous influence orageuse. Les températures baisseraient lentement pour atteindre un niveau de saison l'après-midi ; les minimales présenteraient une légère anomalie négative. Lundi : temps ensoleillé, vent faible de nord dominant dans les terres, de sud-ouest en mer, températures agréables, jusqu'à 23-25°C l'après-midi, parfois plus sur l'W-LR et SE-PACA où l'influence marine sera davantage contrariée. Mardi : légère baisse des températures, minimales et maximales, avec un vent de nord synoptiquement établi (Mistral rhodanien, Tramontane) de faibles intensités. Mercredi : encore très doux près des littoraux, le mercure poursuivrait sa légère baisse à l'intérieur des terres, vers 8-12°C le matin. Il dépasserait localement et difficilement les 25°C l'après-midi, en raison d'une Tramontane et d'un Mistral se renforçant et élargissant leurs domaines vers la Provence. Jeudi : Fraîcheur au petit matin, 20 à 25°C l'après-midi, peut-être un peu plus selon l'évolution venteuse : les vents de nord molliraient. Vendredi : journée semblable à la veille a priori, avec un vent de nord disparaissant ou, du moins, faiblissant fortement. Week-end : tendance indécise avec un risque à envisager de fortes pluies. Durant ces cinq jours, la configuration anticyclonique dominerait, grâce à une faible dorsale d'altitude et à un anticyclone de surface bien établi. La faible du champ de pression, tant au sol qu'en altitude, de l'Italie à la Grèce se maintiendrait, pilotant ce flux de nord et occasionnant de favorables conditions à des orages isolés sur le massif alpin.
  8. 12.8 mm ici (Aubagne-MF) sous l'orage, avec quelques détonations dont une à environ une demie seconde après l'éclair, tout a tremblé. Tn en cours 😉
  9. Pluies modérées et rafales pour l'instant, sans plus, quelques grondements lointains, rien de plus. Ça se rapproche, le tonnerre est plus vif et plus fréquent. Rapidité de la convection cette nuit sur les Cévennes gardoises et ardéchoises, entre 00h et 00h30 UTC : (images vapeur d'eau) En milieu de nuit, avec des cellules isolées qui remontent sur la BVR et l'ouest de PACA. L'activité naît sur les Apennins du nord et s'étend sur le nord de PACA : À midi (10h UTC) : Image visible sur le domaine restreint:
  10. Pluies modérées à fortes ici, grondements lointains, vent de NE en rafales. Rideau en approche par le nord. Vers l'est, en coupe, l'orage est au nord et aborde la Sainte Baume.
  11. Idem sur Aubagne, @13008, le vent tourbillonne par rafales et le ciel devient bien sombre par l'ouest. Le pic de Bertagne est encapuchonné. 24.3°C sur le balcon.
  12. C'est vrai que c'est « très bien foutu » ! C'est clair, simple, concis, rythmé et surtout bien amené, la construction est une nouvelle fois réfléchie. Ce pourrait être diffusé en prime time sans souci et ferait sans doute le plus grand bien !
  13. Averses en milieu de nuit, grondements lointains un peu plus tard avec quelques flashs visible, grande douceur, rien de transcendant. Contrairement à ce que je lis ici et là, je trouve que les prévisions ont été plutôt correctes : - les probabilités (en valeurs brutes comme en analyses) étaient très élevées sur les Cévennes gardoises et ardéchoises où les plus gros cumuls étaient attendus. - sur la BVR, le risque était présent, ce fut dans la fourchette basse, avec peu d'organisation et peu de cellules actives. - sur les plaines languedociennes, le risque était plus anecdotique mais une courbure un peu plus franche du creusement de surface sur Lion aurait marqué une situation plus tendue sur ce secteur. - sur PACA, l'épisode est en cours : il était prévu désorganisé, avec des cellules isolées remontant durant la nuit à l'avant du système principal, ce fut le cas. Cet axe principal commence son balayage sur W-PACA, il devrait perdre de son intensité au fur et à mesure. À voir. Ça s'active nettement sur le golfe de Gênes et, dans une moindre mesure, vers le cap Corse, comme prévu également. Il y a toujours un gros travail à réaliser entre risques et certitudes !... Même gros travail à faire sur la prévision qui est une école de l'humilité. Tous passionnés ici, on a tous envie de vivre des évènements hors du commun plutôt que des trucs banaux. Juger a posteriori les prévisions à l'aune de ses propres envies n'est pas un jugement équitable. Beaucoup sont déçus, c'est compréhensible, mais ce n'est pas la prévision qui est en cause, c'est surtout le passionné qui interprète. Sur l'Hérault, ça peut se discuter, perso, je trouve que l'orange était justifié vu le risque faible de violentes cellules sur l'est du département. Le flop, si un jour je devais employer ce mot, ce serait l'inverse : quand il se passe un évènement important qui n'a pas été anticipé. Enfin, s'il était si simple de prévoir le temps, ça se saurait depuis longtemps. Pas pour rien qu'une telle débauche de données soient accessibles, que les équipes de prévisionnistes échangent et discutent de chaque situation, etc. Parler de « flops », « modèles ou prévisions à la ramasse », « encore un plantage », etc, c'est dénigrant, limite insultant, pour les prévisionnistes dont c'est le métier à temps plein, les chercheurs, les modélisateurs, ... Alors ici, sur ce forum, on est à des années-lumières de ces gens-là, un peu d'humilité serait bienvenue, même si nous sommes passionnés. L'imagerie sat montre des sommets à 14 000 m en seconde partie de nuit, en bout d'alimentation sur l'axe de convergence de surface.
  14. AROME aux conditions imposées par ARPEGE et AROME aux conditions imposées par IFS, d'aujourd'hui 15h UTC à demain 15h UTC : (MF + hymex.org/medlab)
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