Cirus

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À propos de Cirus

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    Cumulus congestus
  • Date de naissance 04/03/1994

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  1. Cirus

    Tendance Hiver 2018-19

    Je n'irais pas jusque là quand même. Certes, nos derniers hivers n'ont pas été aussi catastrophiques que des hivers du type 2013/2014 ou 2015/2016, mais on a quand même eu des séquences zonales encore assez récemment, notamment pendant l'hiver 2017/2018. Bien que celui-ci ait connu des fenêtres météorologiques froides, au début et à la fin de l'hiver, il ne faut pas oublier que cette période hivernale a été très contrastée et que sur une majeure partie de l'hiver (grosso modo de mi-décembre à mi-février), une récurrence plutôt zonale ponctuée d'intermèdes un peu plus ondulatoires (ondulations essentiellement européennes) a été de la partie avec à la clef un mois de janvier 2018 assez remarquable (forte pluviométrie en particulier dans l'est et le centre est de la France, déficit d'ensoleillement généralement supérieur à 30% sur l'hexagone, anomalie thermique nationale d'un peu plus de +3°c ... mois de janvier le plus chaud depuis 1900 (merci au RC x( )). Plus globalement, on peut constater qu'en termes d'occurrence de régimes de temps ou plutôt de positionnements des grands centres d'actions, l'activité dépressionnaire au-dessus de l'Atlantique est généralement assez omnipotente depuis 2013 et que les conditions anticycloniques nous collent souvent à la peau en France. Ce qui était un peu moins le cas au cours des années antérieures à 2013. L'un des grands absents reste le régime à anticyclone groenlandais, peu entrevu au cours des années précédentes. Par le passé, de pareilles périodes, fortement dominées par le complexe dépressionnaire au-dessus de l'océan et caractérisées par une faible occurrence en régime NAO- ou à anticyclone groenlandais ont déjà eu lieu. Pour mieux caractériser la puissance du régime d'ouest au-dessus de l'océan, j'ai réalisé un petit graphique excel. La courbe bleue représente les anomalies de vents zonaux à 500 hpa (dans la moyenne troposphère) par rapport aux normales 1981-2010, au-dessus d'une zone délimitée par le 60e et le 50e parallèle, et par les longitudes -60° et -20° , ce qui correspond grosso modo à la zone de l'Atlantique située entre Terre-Neuve et les îles britanniques (courbe déjà exploitée par 13V l'an dernier, mais pas exactement au niveau de la même zone je crois). Il s'agit ici d'une moyenne glissante de 36 mois afin "d'éliminer" le bruit de fond, de lisser la courbe et afin de mieux apprécier le "signal global" (attention : il ne faut pas prendre au pied de la lettre ce graphique) . A ceci, j'ai rajouté également le nombre moyen de tâches solaires (moyenne glissante sur 13 mois) en vue de visualiser l'activité solaire (courbe verte), c'est loin d'être impertinent. Et en plus de cela, j'ai placé les SSW majeurs (ou réchauffements stratosphériques majeurs) qui se sont manifestés depuis 1958 (bâtonnets oranges). Tendanciellement, on remarque 4 périodes qui sortent du lot avec des anomalies positives de vents zonaux, et donc tendanciellement un régime d'ouest plus important. La période du début des années 90 étant la plus imposante, elle est suivie après par 3 autres périodes de moindre importance : entre autre celle que nous avons vécu depuis grosso modo 2013 et que nous vivons toujours actuellement, une séquence au milieu des années 70 ainsi qu'au milieu des années 80. Il est notamment possible de noter que ces "phases" au cours desquelles, le flux d'ouest était en moyenne un peu important (là c'est un peu un abus de langage car il s'agit d'une moyenne glissante de 3 ans !) sont précédées par des pics d'activités solaires (avec un certain temps de retard). Ce commentaire est à mettre en parallèle avec l'analyse de 13Vents d'il y a 2 ans ou le très long post de Gugo de cette année . Toutefois, réciproquement, on ne peut pas faire la même observation sur ce graphique, un pic d'activité solaire n'est pas systématiquement suivi par un "cycle" au cours du quel, en moyenne, le régime d'ouest est plus puissant. Par ailleurs, 3 de ces 4 périodes sont marquées par l'absence de SSW majeurs sur plusieurs années (voir grandes flèches rouges). Dans les années 1990, cette absence a duré près de 10 ans, dans les années 70 : 4 ans. Et plus récemment, après le SSW du 18 janvier 2013, il fallu attendre 5 ans avant de voir se manifester un nouveau SSW majeur (cette année au cours du mois de février). A titre d'informations, nous avons en moyenne 6 SSW majeurs approximativement chaque décennie. Cette remarque n'est pas dénuée de sens car un SSW majeur génère dans certains cas (pas dans tous les cas) la désorganisation du complexe dépressionnaire et donc davantage de flux méridiens vers les latitudes septentrionales et l'affaiblissement de l'activité dépressionnaire au-dessus de l'Atlantique. L'absence d'un tel phénomène est donc plus susceptible de laisser le régime d'ouest en pleine vigueur au cours de la saison hivernale. Tout ceci peut donc nous interpeller sur l'existence possible de grands cycles plus ou moins réguliers, plus ou moins variables, mais certainement très difficiles à définir à des échelles de temps de plusieurs mois, voire plusieurs années. Bien évidemment, je ne vais pas pouvoir produire une tendance saisonnière pour l'hiver prochain à partir de ce que je viens de vous partager. Je remarque juste que depuis quelques temps, l'activité dépressionnaire sur l'atlantique a souvent tendance à nous importuner, hivernophilement parlant (même si c'est un peu moins le cas maintenant : exemple de l'hiver dernier). Ceci va-t-il se poursuivre l'hiver prochain ? Je ne suis pas en mesure de le dire, seulement à l'analyse des éléments que je viens de vous exposer.
  2. Cirus

    Concours TSM 2018

    Félicitations à toi (et aux autres aussi ^^)!! Pareil, j’ai eu ma rentrée à l’ENM lundi, pas en TSE, mais en M2 SOAC (Sciences de l’Océan, de l’Atmosphère et du Climat). On sera sans doute amené à se croiser dans les couloirs de l’école
  3. Cirus

    Suivi du temps dans le Nord-Ouest - Mars 2018

    Quelques photos prises par une amie, sur la route, à l'est de Brest il y a 20 minutes... Sinon, ici, à Plouguenast, il commence à pleuvoir avec une température de 6,2 deg.. G.E.N.I.A.L. !
  4. Cirus

    Suivi du temps dans le Nord-Ouest - Mars 2018

    Le ciel est à présent couvert à Plouguenast (22). Tx de 9,1°c, il fait 8,6°c en ce moment même. Quel contraste avec les températures observées dans le nord du Finistère ! Une petite ligne d'averses est en approche, il n'y aura pas de flocons, c'est certain
  5. Cirus

    Suivi du temps dans le Nord-Ouest - Mars 2018

    La température devrait commencer à chuter à partir de 14h environ, avec l'arrivée progressive de l'enroulement pluvio-neigeux situé actuellement sur le Finistère. Peut-être quelques flocons (sur un malentendu, on sait jamais) en fin de journée (cf WRF), mais de toute façon, je ne serai plus là pour le constater, je serai en route pour Nantes ^^.
  6. Cirus

    Suivi du temps dans le Nord-Ouest - Mars 2018

    La température a bien grimpé en cette fin de matinée. Il fait actuellement 8,3°c. Toujours plein soleil, bien que les nuages soient un peu plus nombreux que tout à l'heure. Juste pour signaler mon emplacement, je vous montre où je me trouve (croix rouge) ... C'est comment dire ... AFFLIGEANT
  7. Cirus

    Suivi du temps dans le Nord-Ouest - Mars 2018

    Ambiance "printanière" ici, dans le sud 22 à Plouguenast (en faisant tout de même abstraction de la température). Grand soleil, et petit cumulus dans le ciel. Il fait pas loin de 6 degrés. Et dire que selon les modèles, il y a encore environ 4 jours, le début des hostilités auraient commencé là maintenant avec de bonnes chutes de neige et des températures qui auraient eu beaucoup de mal à dépasser 0 degré au meilleur de la journée ... X) S'il tombe de la neige la nuit prochaine et demain ici, je ne serai plus là pour la voir.. je repars pour Nantes en fin d'après-midi X) J'aurais plus ou moins tout raté cet hiver, c'est dingue !
  8. Cirus

    Suivi du temps dans le Centre-Ouest - Février 2018

    Sur Saint-Herblain actuellement : Dsl pour la qualité mauvaise des photos (prises depuis mon smartphone)^^ Edit : ça continue à tomber mais les flocons sont minuscules.
  9. Cirus

    Prévisions stratosphériques à moyen & long terme

    L'activité ondulatoire venue de la troposphère a bien eu un rôle à jouer et je ne dis pas le contraire. Dans le cas du SSW de janvier 2009, plusieurs études ont également souligné l'importance des "précurseurs mésosphériques" dans l'initiation du SSW majeur de janvier 2009, qui auraient été eux-même forcés par la propagation rapide d'ondes de la troposphère vers la mésosphère . Voici une de ces études : http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1029/2011MS000067/full
  10. Cirus

    Prévisions stratosphériques à moyen & long terme

    En tant que tel, le réchauffement stratosphérique majeur projeté pour la mi-février est toujours autant remarquable. Selon le modèle GEOS, on atteindrait une température moyenne inédite à cette période de l'année au-dessus de l'hémisphère nord, au-delà du 60e parallèle, dans la moyenne stratosphère. Mieux qu'un long discours, je poste directement l'évolution modélisée de cette température moyenne pour les 10 prochains jours. On crève le plafond, c'est le cas de le dire. Par la même occasion, en liaison avec une brèche profonde au cœur du vortex polaire, le renversement des vents zonaux moyennés au 60e parallèle à 10 hpa sera effectif à partir du 11 février, suivi d'un plongeon prononcé au sein de la plage négative du graphique que vous pouvez retrouver ci-dessous. L'entaille au sein du tourbillon cyclonique (via la présence d'une crête d'altitude de grande ampleur) se maintiendrait suffisamment longtemps pour affaiblir - plus ou moins lentement certes, mais sûrement- les 2 "cellules filles" du vortex polaire, que ce soit dans la moyenne ou dans la basse stratosphère. On tient là un évènement tout de même très intense, relativement analogue en certains points, aux SSW de février 1981, de janvier 1985 et plus récemment au SSW de janvier 2009, ou à bien d'autres SSW majeurs, en particulier en termes de répartition spatiale des centres d'actions à 10 hpa. Bien entendu, ces situations ne sont pas identiques entre elles et la "comparaison" s'arrête à cette couche de l'atmosphère (car je n'ai pas trop le temps de creuser davantage ^^). Par exemple, dans le cas de janvier 2009, le SSW a été en grande partie initié par de fortes ondulations venues de la basse mésosphère/haute stratosphère, alors que dans notre cas actuel, c'est plutôt l'ascension (et l'amplification avec l'altitude) des ondes venues de la troposphère qui vont jouer en grande partie sur cet événement à venir... bien que les perturbations atmosphériques venues de la haute stratosphère/ basse mésosphère ont eu leur part de travail. A notre niveau, la situation pourrait devenir potentiellement explosive pour le complexe dépressionnaire après le 20 février et sur la première quinzaine de mars, avec la migration possible de hauts géopotentiels en direction des latitudes septentrionales de l'hémisphère nord. Il n'est pas non plus impossible que les effets de ce SSW majeur se prolongent au-delà de la mi-mars si le tourbillon cyclonique reste durablement malade dans la basse stratosphère (et c'est le cas de la plupart des SSW majeurs avec éclatement du vp). La propagation vers le bas est assez certaine. Toutefois, il reste à définir la nature ou l'ampleur de l'érosion du vortex polaire dans la basse stratosphère, suite au SSW de la seconde décade de février, mais cette altération, dans la basse stratosphère, bien qu'elle ne soit pas très visible est quand même effective, notamment au niveau de la "cellule fille" du vortex polaire située au-dessus du continent américain. On peut donc espérer de belles occasions, hivernophilement parlant, sur la période que je viens de mentionner un peu plus haut, sauf en cas de flux défavorables, même si les ondulations pourraient mieux s'épanouir vers les latitudes nordiques ^^.
  11. Cirus

    Suivi du temps dans le Nord-ouest-Fevrier2018

    Photo prise ce matin par ma mère à Gausson (sud 22, 15 km au nord de Loudéac), un peu avant 6h. Au vu du radar, ça a l'air de bien tomber. Le sud 22 est dans l'axe d'un beau couloir neigeux.
  12. Cirus

    Suivi du temps dans le Centre-Ouest - Février 2018

    Je pense que je vais fuir de Nantes plus vite que je n'en suis arrivé Très léger saupoudrage ce matin sur les voitures, les toitures et la végétation.. compte tenu de ce qu'on pouvait espérer il y a encore un peu plus de 48h, c'est la douche froide X'D Heureux de me retrouver dans un secteur à flop X'D Ca doit flopper tellement que certains ne doivent plus savoir comment cela fonctionne ... extrait d'une conversation entendue de loin dans le tram hier soir : "Il ne neigera pas demain! Il fait trop froid pour neiger!" Quand même dommage que je ne sois pas dans les Côtes d'Armor en ce moment, il est tombé 5 cm de neige sur plusieurs secteurs, notamment chez mes parents
  13. Cirus

    Suivi du temps dans le Nord-ouest-Fevrier2018

    Franchement décevant sur Nantes ce matin en sachant que les runs étaient tout de même assez dantesques il y a encore un peu plus de 48h Il a fallu se contenter d'une très fine pellicule de neige avec tenue sur les voitures, la végétation, les toitures et un peu sur les trottoirs. Bref... à chier ! Dommage que je n'étais pas dans le 22, il est tombé 5 cm de neige environ chez mes parents entre Saint-Brieuc et Loudéac !
  14. Cirus

    Prévisions stratosphériques à moyen & long terme

    Je n'ai pas suivi les modèles pendant 2/3 jours d'affilés en début de semaine et je dois dire que j'ai été très surpris par le revirement des projections numériques, si on peut appeler ça comme ça. Clairement, c'est de l'artillerie lourde qui nous attend à partir de j+8. Au vu de l'échéance, l'éclatement du vortex polaire ne fait quasiment plus aucun doute dans la moyenne stratosphère. Celui-ci serait effectif à partir du 12 février environ. Toutefois, il reste à mesurer l'intensité et la durée de cet éclatement exacerbé en partie par la propagation ascendante d'ondulations "euro-atlantiques" (à relier avec l'AS projeté pour ces prochains jours) et s'amplifiant très rapidement en direction de la haute stratosphère. Globalement, les modèles ne font pas dans la dentelle et certains runs sont parfois impressionnants avec une entaille très profonde au sein du vortex polaire, d'autres sont toutefois plus mesurés. Je pense que nous avons de quoi être optimiste, hivernophilement parlant, pour la fin de l'hiver et le début du printemps météorologique (mars). Bien entendu, il faudra suivre de près, dans les prochains runs, la profondeur (propagation vers la basse stratosphère), l'intensité et la durée de cette désorganisation du tourbillon cyclonique car ces 3 "composantes" inhérentes à notre futur SSW peuvent jouer grandement sur l'occurence de survenue de blocages au-dessus du quadrant "euro-atlantique". Voilà ce que je peux dire très brièvement, quant à la situation entrevue par les modèles. Dommage que je ne sois pas plus disponible en ce moment pour faire une analyse plus détaillée... il faudrait tout de même que je trouve du temps car c'est vraiment passionnant de suivre une telle situation, cela ne se produit pas tous les hivers
  15. Cirus

    Tendances Hiver 2017-2018

    Pour le moment, nous n'avons aucun scénario à SSW majeur sur GFS et GEFS avant le 11 février. Dans la stratosphère et au regard des modélisations, la situation générale est tout de même assez laborieuse et peu satisfaisante pour quelqu'un à la recherche d'une désorganisation profonde du vortex polaire. La configuration devrait tout de même changer aux alentours du 6/7 février, avec l'amplification assez rapide avec l'altitude d'une ondulation de la troposphère vers la haute stratosphère au-dessus de la région "euro-atlantique", tandis que la crête d'altitude quasi stationnaire située au-dessus du quadrant pacifique devrait se maintenir à tous les étages de la stratosphère, malgré un léger affaissement sur les modélisations. Ceci aurait pour effet direct de recentrer tendanciellement le vortex polaire vers le pôle, en raison de la présence simultanée de 2 ondes, de part et d'autre de l'hémisphère nord. Cette évolution est projetée depuis plusieurs jours, mais des incertitudes subsistent notamment quant à la capacité des ondes planétaires à altérer la structure verticale du vortex polaire. En l'état actuel des modélisations, après le 7 février, cette altération serait assez faible, malgré des runs différents. Les modélisations oscillent essentiellement entre la survenue de 2 minimas dépressionnaires au sein du complexe de bas géopotentiels (bipolarisation tendancielle du vortex) -sans toutefois que la moindre scission n'apparaisse- , l'allongement du tourbillon en forme d'haricot géant, et le maintien d'une courbure assez cyclonique en périphérie (peu d'effets). Ainsi, l'intensité de cette altération reste encore à appréhender, mais on constate que pour le moment, il est difficile d'entrevoir un scénario avec un éclatement du vp et que le chemin est encore loin avant d'aboutir à un renversement des vents zonaux. On semble tout de même plus près de retomber dans les mêmes travers que 2007, 2008, 2014 ou 2016 avec des poussées subtropicales d'amplitude variable à répétition, se propageant difficilement sur la verticale, ou avec une érosion faible à modérée du vortex polaire malgré de multiples pulsions dans la stratophère. Ce type de séquence peut s'achever avec un SSW majeur tardif ou un réchauffement final précoce, mais ce n'est pas systématiquement le cas. Il reste à suivre de près les prochaines modélisations, car on n'est pas forcément à l'abri d'agréables surprises. En tout cas, il faudra plus que de simples rayons laser pour mettre en déroute notre soucoupe volante. Pour le reste, espérons que la phase 7 de la mjo nous permette de sortir de cette interminable récurrence. Encore faut-il que dynamiquement, ça "fonctionne".