Cirus

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  • Date de naissance 04/03/1994

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  1. Prévisions stratosphériques à moyen & long terme

    J'accorde de l'importance aux différentes phases de propagation, à la distribution spatiale des easterlies ou des westerlies dans le temps... Ce qui est différent de chercher à savoir si la QBO- occupe une tranche d'atmosphère plus importante que la QBO+ sur une période donnée (ou inversement). En outre, dans la situation des hivers 1996/1997 et 2005/2006, une amorce de QBO+ est apparue en cours d'automne ce qui n'est pas le cas pour nous à l'heure actuelle. Au mois de novembre de ces configurations passées, on avait d'un côté des westerlies surplombant des easterlies (voir les 2 premières coupes verticales), tandis qu'aujourd'hui, c'est l'inverse, même s'il ne reste plus grand chose des westerlies en basse stratosphère.
  2. Prévisions stratosphériques à moyen & long terme

    Je vais aussi insister sur le fait que les hivers 1985-1986 et 1995-1996 sont des hivers présentant des similitudes notables avec notre hiver actuel, par rapport aux forçages externes, que ce soit au niveau de l'activité solaire, de la QBO ou de l'ENSO. Je poste le graphique ci-dessous pour apprécier de manière globale, ces ressemblances. Nota Bene: les annotations chiffrées sur le graphique désignent les valeurs d'ONI (Oceanic Nino Index). Entre tous ces cercles noirs sur ce graphique, nous avons plusieurs points communs : - Une niña relativement faible en termes d'anomalie thermique au-dessus de la zone "niño 3.4" pour le trimestre décembre-janvier-février. Certes, les profils de SST le long de l'équateur ne sont pas exactement les mêmes (notamment en ce qui concernent les placements des anomalies négatives les plus significatives, mais aussi au regard de "l'étalement ou de la concentration géographique" de ces anomalies), mais dans les grandes lignes, malgré des différences notables, on remarque tout de même des analogies non négligeables. Petite comparaison entre 1985/1986, 1995/1996 et aujourd'hui: - Une migration vers le bas des vents d'est dans la stratosphère tropicale. A l'heure actuelle, les vents d'est occupent quasi intégralement la basse et la moyenne stratosphère. Sur l'échantillon considéré, la situation la plus proche est celle de la période hivernale 1995/1996 avec des easterlies descendant jusqu'au niveau 40hpa, et viennent ensuite les hivers 1964/1965 ('"interface" à environ 30hpa) et 1985/1986 ("interface" à environ 20/30 hpa). - Une activité solaire faible, proche du minimum (cf 1er graphique). Avec tout ça, et à partir des bases de données pour l'indice NAM (ou indice AO, plus parlant pour tout le monde), j'ai fait une moyenne des coupes verticales d'AO des hivers 1964/1965, 1986/1986 et 1995/1996... Ce qui donne ceci : Les plages de couleur rouge correspondent à des valeurs négatives d'AO. Les plages bleues, quant à elles, correspondent à des valeurs positives de ce même indice. Désolé pour la qualité du graphique, j'avais fait ça un peu vite en septembre. En prenant individuellement chacun de ces 3 hivers, on remarque en tout cas au premier regard l'absence de SSW majeur sur la quasi totalité de la période hivernale (à l'exception des mois de mars et d'avril, où on observe un SSW final dans le cas des hivers 1985/1986 et 1995/1996) et un indice AO très rarement inférieur à -1 à 10 hpa. Par la même occasion, et comme évoqué précédemment, les hivers 1985/1986 et 1995/1996 ont été marqués par un déphasage récurrent entre la troposphère et la stratosphère. Ce fut un peu moins le cas de l'hiver 1964/1965, mais là aussi, on peut observer quelques séquences de découplage, notamment en seconde partie d'hiver. Pour finir, un autre point en commun entre ces 3 cas est également la persistance sur une bonne partie de l'hiver des conditions AO- en troposphère Au regard du vent zonal à 10 hpa le long du 60e parallèle, et selon les réanalyses et les prévisions de ces prochains jours, on suit très grossièrement les tracés de 1985/1986 et de 1995/1996, pour le moment. A mon avis, il sera peut-être être difficile de décrocher un SSW digne de ce nom sur une bonne partie de l'hiver. On pourrait s'attendre à une succession entre brèves phases de renforcement du tourbillon cyclonique et courtes séquences de ralentissement du jet de la nuit polaire sur les prochaines semaines. Pour le reste, la stratosphère va-t-elle prendre le dessus sur la troposphère ? Ou le déphasage va-t-il perdurer ? Ces hypothèses ont été détaillées un peu plus haut. En tout cas, ces hivers passés montrent qu'un déphasage (avec des conditions AO- en troposphère et plutôt AO+ en stratosphère) tenant sur la durée est possible. Ce scénario n'est pas à prendre à la légère.
  3. Tendances Hiver 2017-2018

    Au-delà de mes prévisions de raclette généralisée ;-P , et suite aux bonnes , voire excellentes interventions de plusieurs forumeurs (13Vents, Gugo, Faycal, ... dsl si j'en oublie certains), je ne vois pas grand chose à rajouter pour le moment ... peut-être quelques éléments complémentaires à apporter à certains posts, comme le post de Faycal, mais c'est tout. Beaucoup de choses ont été abordées en 9 pages et c'est très bien ;-)
  4. Tendances Hiver 2017-2018

    Sur les modélisations d'hier, il n'y a que GFS qui voit une franche accélération des vents zonaux moyennés au niveau du 65e parallèle à 10 hpa. Il est même bien au-dessus du panache GEFS avec des valeurs atteignant environ 35 m/s, d'ici le 12 novembre. En ce qui concerne le CEP d'hier, les projections ne vont pas jusqu'au 12 novembre, mais jusqu'au 5 novembre. Au 5 novembre, le U60N atteindrait 22,8 m/s, ce qui serait légèrement sous les normes de saison. Après, je n'ai pas d'éléments de comparaison avec les graphiques que tu as posté juste au-dessus puisque les paramètres ne sont pas tout à fait les mêmes. Toutefois, je reste très méfiant avec les scénarios GEFS, j'ai souvent remarqué par la passé que GEFS sous-estimait tendanciellement, et pas qu'un peu, la puissance du vortex polaire. Avoir un net renforcement du VP est du domaine du possible.
  5. Tendances Hiver 2017-2018

    La première phrase, je parlais de mon cas strictement personnel, sur cette partie du forum, pour expliquer pourquoi j'étais dans l'incapacité de lui répondre. Ca fait un peu plus de 2 ans que je viens très rarement sur le forum ou sur d'autres sites. Donc si je viens ici c’est plus pour lire, pour échanger quand j'en ai l'occasion. Les résultats (que ce soit ici ou sur d’autres sites météo), je les regarde, mais c’est secondaire, comme je l’ai dit plus haut, car ça fait longtemps que je n’ai pas le temps de m’y intéresser pour les analyser, les confronter, car ça demande du temps comme toujours. Et franchement, je ne vois pas l'intérêt d' "infirmer" ou de "valider" les méthodes des autres intervenants sur le forum, à partir des résultats obtenus. Je ne suis pas légitime à le faire. Pour le reste (seconde phrase), je ne parle plus de mon cas personnel, sur cette partie du forum, et je ne vois pas de divergence avec ce que tu as dit.
  6. Tendances Hiver 2017-2018

    Je peux te faire une prévision pour cet hiver, et elle est 100% fiable ^^ Qu'il fasse froid, ou qu'il fasse doux, cet hiver, ça sera RACLETTE ! ... en tout cas pour moi ^^ Ou pour tout le monde, je paye ma tournée, là au moins, je suis sûr que j'aurai raison Bon blague à part, je ne pourrai pas te répondre sur le tas car j'en ai aucune idée, ça fait très longtemps que je ne m'intéresse pas aux résultats, enfin ça reste secondaire ^^. Le plus important, c'est la méthode, la manière par laquelle on parvient aux résultats. Et après, on peut s'intéresser aux résultats.
  7. Suivi du temps dans le Nord Ouest

    J'ai fait une petite virée sur la côte d'émeraude cet après-midi et je n'ai pas été déçu. Il y a eu beaucoup de brouillard sur la côte et en mer à l'est du Cap Fréhel, surtout autour de la Baie de la Fresnaye, où la visibilité était vraiment pas top. Toutefois, en allant vers l'ouest du Cap Fréhel, le ciel était quasiment dégagé et on pouvait observer de loin ces bancs de brouillard qui faisaient penser à certains moments au Morning Glory d'Australie. Sur la plage de Château Serein à Plévenon : Sur le Cap Fréhel, dans le brouillard (vue sur l'amas du cap et l'extrémité de la pointe du Jas) : Entre la pointe du Jas et la pointe de la Guette (vue sur l'amas du cap et sur la Pointe du Jas): Au même endroit : Dsl pour la qualité des photos, photos prises depuis mon smartphone ...
  8. On sent tout de même depuis quelques temps que la récurrence tend à opérer un certain "glissement" avec des changements subtiles tant sur le dynamisme que sur le positionnement des centres d'action. Ceci est d'autant plus visible depuis la séquence caniculaire qui a touché une majeure partie de la France au mois de juin. A chaque salve de la récurrence, à chaque intermède, des grains de sable s'invitent dans les rouages de celle-ci et on semble s'éloigner lentement des conditions supra synoptiques propres à la fin du printemps / début d'été, même si la circulation générale imprime toujours la même rythmique. Après, ce "glissement" est-il une simple variante de notre récurrence, inhérente à l'avancée dans la saison estivale, ou une transition longue et lente vers une synoptique totalement différente à ce que nous avons connu au printemps et au début de l'été... je ne saurai le dire. En tout cas, la question se pose, d'autant plus que les changements de récurrence sont souvent moins francs, moins directs, moins perceptibles en saison estivale qu'en saison hivernale. Pour récapituler une partie de mes propos, voici une illustration qui montre bien la différence entre 2 périodes allant de début mai à fin juin d'une part (dominance du régime AL ou Atlantic Low) et allant de fin juin à aujourd'hui d'autre part (dominance du régime AR ou Atlantic Ridge) : Sur la première période, les pulsions chaudes occidentales étaient en partie pilotées par les talwegs atlantiques. En revanche, sur la seconde période, les talwegs plutôt de faible envergure suivaient la courbure de l'anticyclone des Açores (qui avait repris du poil de la Bête) et allaient s'isoler en goutte froide au large des côtes européennes. Sur les modélisations actuelles, on aperçoit toujours ce second schéma avec le maintien d'une dorsale atlantique et le décrochage d'anomalies basses sur sa frange nord-est.
  9. Suivi du temps dans le Nord-Ouest

    Je confirme, ça bombarde pas mal sous la cellule orageuse en ce moment même. Flashs en continu près de Loudéac, là où je me trouve.
  10. Suivi du temps dans le Nord Ouest

    Averse de neige d'une durée de 10 minutes qui vient tout juste de se terminer chez moi au nord de Loudéac. Température de 0,5 degrés. Fine pellicule de neige, sur la pelouse, les toits, les voitures. Rien sur les routes.
  11. Prévisions stratosphériques à moyen & long terme

    Voici le lien qui va te rediriger vers les modélisations CEP : http://www.geo.fu-berlin.de/en/met/ag/strat/produkte/winterdiagnostics/ Tu trouveras les niveaux 150, 100, 70, 50, 30, 20, 10, 7, 5, 3, 2 et 1 hpa Pour les modélisations GFS : http://www.cpc.ncep.noaa.gov/products/stratosphere/strat_a_f/ Pour le reste, ton hypothèse est réalité. Mais, il existe des exceptions fréquentes, car la position grossière du vortex polaire ou des ondulations ne correspond pas systématiquement entre 2 niveaux de la stratosphère (par exemple entre les niveaux 1 hpa et 50 hpa...). Dans l'idéal, il aurait été pertinent d'avoir à disposition des modélisations du vortex polaire en 3 dimensions, car tout devient un peu plus clair. Cela existe, j'en ai déjà vu mais seulement dans les forums étrangers où les passionnés sont également développeurs. Pour en revenir à ces histoires de niveaux stratosphériques, on s'en tient au niveau 10 hpa (plus rarement 30 hpa) car c'est le niveau de référence dans la littérature scientifique, et pour l'ensemble des analyses strato. Mais rien n'interdit l'utilisation des cartes hémisphériques relatives à la basse stratosphère. Cela peut même s'avérer très important pour comprendre les mécanismes en oeuvre à l'occasion de certains événements stratosphériques, pour apprécier la propagation d'une perturbation stratosphérique vers la basse stratosphère.
  12. Prévisions stratosphériques à moyen & long terme

    Je répondrai aux questions ce soir (après, je ne sais pas encore si ce sera en début, en milieu ou en fin de soirée). Je suis très peu disponible pour répondre en journée, je suis vraiment désolé.
  13. Prévisions stratosphériques à moyen & long terme

    A ce jour jour, nul doute que l'on s'enfonce tout droit vers un ralentissement dans la durée du courant circumpolaire. Toutefois, le caractère majeur du SSW entrevu n'est pour le moment pas du tout acquis. CFS est toujours favorable à la mise en place d'un SSW significatif, mais GEFS, de son côté est beaucoup plus timoré, avec des scénarios relativement éparpillés. La dispersion d'ensemble est même plus importante, comparée aux jours précédents. On avance donc dans la semoule et il est toujours très périlleux de s'avancer sur les conséquences de ce futur SSW. Les ondes mises en jeu dans ce SSW demeureraient assez stationnaires dans les prochaines semaines. D'un côté, nous assisterons à l'amplification d'une crête chaude d'altitude au-dessus de l'Alaska. De l'autre côté, le vortex polaire, dont l'affaiblissement est à surveiller de très près dans les prochaines modélisations, surplombera une partie du continent eurasiatique. Chez GFS, on constate très peu de modifications quant aux placements des centres d'actions dans les 2 prochaines semaines. Il en est de même chez CFS pour une majeure partie du mois de février. Ainsi, la circulation générale dans la moyenne stratosphère pourrait donc rester bloquée encore très longtemps, si on s'en tient aux modélisations actuelles. Dans ce futur SSW, on retrouve des analogies assez importantes avec certains SSW passés. Je n'ai ici considéré que les SSW qui se sont manifestés entre la fin du mois de janvier et la fin du mois de février. Rien que sur les 15 dernières années, j'ai pu retrouver 3 SSW majeurs similaires à notre futur SSW au regard du dynamisme d'altitude : - Le SSW du 25 janvier 2006 (U60 = -30 m/s) - Le SSW du 26 février 2007 (U60 = - 8 m/s) - Le SSW du 24 février 2008 (U60 = - 15 m/s) Entre chacun de ces SSW, la configuration stratosphérique s'est avérée être la même (perturbations à ondes n°1 et placements des centres d'action relativement similaires). Pourtant, on peut tout de même reporter des différences de taille entre ces 3 animations. Sur l'animation de 2006, le vortex polaire s'est fait complètement anéantir par l'amplification d'une ondulation. La crête chaude d'altitude établie a forcé l'apparition d'un drain continu d'anomalies basses de géopotentiel en propagation rétrograde (circulation d'est d'anomalies basses suivant la "courbure" du blocage). Au bout du compte, il n'en est plus rien resté du tourbillon cyclonique à la suite de ce SSW. Ensuite, par échelle d'intensités décroissante, on retrouve le SSW de 2008. Les hauts géopotentiels ont réussi à prendre le contrôle sur le vortex polaire. L'affaiblissement du tourbillon cyclonique a été accentué, mais ce dernier n'a pas été en grande partie détruit, contrairement au SSW de 2006. Viens ensuite le SSW de 2007, avec beaucoup moins d'effets néfastes pour le VP. Il avait été peu affaibli par la poussée de hauts géopotentiels. On a donc 3 situations relativement proches les unes des autres par rapport à la configuration hémisphérique en moyenne stratosphère, mais les différences apparaissent au regard des intensités des phénomènes. Les issues de ces 3 SSW ont été par la même occasion bien différentes. Pour les 3 illustrations qui suivent, vous trouverez à votre gauche un profil vertical de NAM ou Northern Annular Mode (équivalent de l'AO), et à votre droite un composite des anomalies de pression en surface sur les 30 jours qui ont suivi le SSW considéré. Dans le cas du SSW de 2006, les conséquences sur le vortex polaire ont été conséquentes et la propagation de la perturbation s'est effectuée rapidement en direction de la troposphère. La perturbation stratosphérique a même été suffisamment importante pour affaiblir le tourbillon cyclonique sur une assez longue durée dans la basse stratosphère (jusqu'au mois de mars, comme nous pouvons le voir sur le profil vertical de Northern Annular mode ci-dessous). Au-dessus de l'Atlantique et de l'Europe, cela s'est traduit par 3 séquences à blocage nordique : - A la fin du mois de janvier : blocage centré entre l'Islande et le nord des îles britanniques - A la fin du mois de février : blocage centré d'abord sur le nord du continent européen, puis évoluant vers le Groenland, et le nord du continent américain - A la fin du mois de mars : pareil qu'en février approximativement Ensuite, comme nous avons pu le mentionner précédemment, le SSW de 2008 a été moins violent que le SSW de 2006. Il en a été de même en ce qui concerne les effets du SSW. Les effets se sont en effet propagés très lentement en direction de la basse stratosphère et de la troposphère. Sur les 20 jours qui ont suivi le SSW, le complexe dépressionnaire troposphérique est resté plutôt bien confiné au-dessus des latitudes arctiques et subarctiques. Cela s'est traduit par une période de courant zonal au-dessus de l'Atlantique et de l'Europe, avant que les premiers effets n'arrivent plus tard (sur la fin du mois de mars et le début du mois d'avril) avec 2 poussées méridiennes assez importantes au-dessus de l'Atlantique. Pour finir, parlons du SSW majeur de 2007, le plus faible des trois. Les effets se sont révélés très limités dans le temps : décrochages d'anomalies négatives de NAM quasi inexistantes. L'Atlantique et l'Europe ont été dominées par une répartition plutôt zonale des centres d'actions (circulation ondulatoire faible à modérée). Il a fallu attendre la fin du mois de mars pour voir un AS apparaître. Vers la mi-mars, un blocage a vu également le jour au-dessus de la mer des Tchouktches (au-dessus du "quadrant pacifique") ... ce schéma global est une conséquence typique des displacement events qui ne sont pas suffisamment puissants (pourtant ici il s'agissait bien d'un SSW majeur). Parmi les 3 cas que je vous ai exposé, les modélisations actuelles se rapprochent plus des SSW des 24 février 2007 et 26 février 2008. Quelques scénarii envisagent un scénario à la sauce 2006 dans la moyenne stratosphère, mais ces scénarii sont marginaux pour le moment.
  14. Prévisions stratosphériques à moyen & long terme

    Pour le moment, la dislocation du vortex stratosphérique n'est pas d'actualité, mais il est tout à fait possible qu'un tel scénario surgisse dans les modélisations futures. A l'heure actuelle, dans le panel GEFS, et même chez CFS (pour le mois prochain), le scénario majoritaire est la mise en place d'une puissante perturbation stratosphérique à onde n°1 (amplification d'une unique ondulation) migrant plus ou moins aisément vers les régions arctiques. Cette perturbation à onde n°1 -si elle est assez puissante- est capable d'anéantir complètement le vortex polaire (sans qu'il y ait de scission/rupture) en créant un drainage massif et plus ou moins continu d'anomalies basses le long de la courbure anticyclonique du "dôme" de hauts géopotentiels en place au-dessus des régions arctiques. Certains scenarii GEFS l'envisagent à terme. Pour revenir à ta question, les SSW majeurs augmentent effectivement les occurrences d'apparition de blocages nordiques ou de remontées douces en direction des régions arctiques. Toutefois, la corrélation ne se vérifie pas à 100%. Il existe des contre exemples, quand la propagation de la perturbation stratosphérique s'effectue mal ou lorsqu'il y a un déphasage entre la troposphère et la stratosphère. Dans notre cas, il est probable que le complexe dépressionnaire se fasse chahuter (et donc que des remontées douces viennent s'inviter au-dessus des régions arctiques), mais tout n'est pas certain comme je le disais. Si le SSW majeur est assez puissant pour semer le trouble dans la circulation générale en troposphère, sur une longue durée, jusqu'au début de printemps, ce n'est pas bon pour la banquise arctique, c'est sûr.
  15. Prévisions stratosphériques à moyen & long terme

    Comme mentionné dans certains posts plus haut, on assiste, chez GFS, à l'amplification d'une ondulation côté Alaska et à l'affaiblissement du vortex polaire côté européen pour ces prochains jours. Aucune perspective de scission du vortex polaire : nous avons affaire à un déplacement du tourbillon cyclonique (displacement event), comme nous pouvons le voir dans l'animation ci-dessous (Géopotentiel et température à 10 hpa jusqu'au 2 février). Chez l'ensembliste GFS, les incertitudes apparaissent à partir du 28 janvier (voir le panache GEFS ci-dessous pour l'U65). Nous aurons bien une baisse relativement significative de la composante zonale des vents d'altitude le long du 60e parallèle (U60) à 10 hpa. Mais passée cette étape, il est difficile d'apprécier la tendance que suivrait ce paramètre : poursuite du ralentissement ? Stabilisation ? Reprise très faible du courant circumpolaire ? Renversement de l'U60 à compter des premiers jours de février (cf qq scénarios GEFS)? Difficile d'y voir plus clair également du côté du modèle saisonnier CFS. Celui-ci continue à entrevoir des possibilités de SSW majeur sur le mois de février, mais l'arrivée à maturité de cet éventuel SSW majeur est toujours très mal appréhendée. Les incertitudes s'étalent en effet entre début février et les tous premiers jours du mois de mars. En cas "d'avortement", une reprise faible à modérée du tourbillon cyclonique entre l'évènement stratosphérique qui nous est proposé en bout de tunnel par de nombreux scénarios GEFS, et l'éventuel SSW majeur (s'il est rejeté plus loin dans le futur) n'est pas non plus à exclure. Autrement, je ferais une analyse plus poussée de la situation, quand on aura une meilleure visibilité sur ce qui se passera début février. On est un peu toujours dans le flou...