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Les Forums d'Infoclimat

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Cirus

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Everything posted by Cirus

  1. Je rejoins les messages précédents. A l'échelle nationale, il devient de plus en plus difficile de tirer dans le négatif. A titre d'exemple, nous avons tout de même enchaîné 9 hivers sans avoir une température moyenne strictement inférieure aux normales 1951-1980 sur la période Décembre-Janvier-Février en France. Une telle séquence n'est toutefois pas inédite et s'est déjà observée sur les années 1990 et 2000 (12 hivers consécutifs de 1993 à 2004). Et que dire des hivers 2015-2016 et 2019-2020 où nous avons culminé à des niveaux exceptionnels... Avec le réchauffement climatique, je ne serai pa
  2. Le vortex polaire stratosphérique peut tout à fait connaître une fin brutale et précipitée d'ici fin mars / avril, et il y a même des chances que ce soit le cas... surtout quand le vortex polaire est d'une telle puissance en février/mars (ex : 1997, 2011 pour les cas les plus forts comme cette année). Un lent déclin du VPS (ou une série d'attaques franches) n'est pas non plus à écarter totalement. Pour l'heure, on ne voit aucune porte de sortie à la situation que nous connaissons depuis déjà 2 mois. Si on s'égare -par simple curiosité- au-delà d'une échéance de 14 jours, le scénario d'un évent
  3. Plus sérieusement, bien que la dynamique de départ associée au SSW était peu reluisante, les modélisations ont tout de même énormément basculées en l'espace de quelques jours, en cours de semaine. Et encore, le terme "basculement" est un doux euphémisme. Rare de voir un tel chavirement (environ +25/30 m/s d'U60 à 10 hpa sur GFS et GEFS entre samedi dernier et ce samedi pour l'échéance du 9/10 février). Le retour de bâton pourrait être sévère après le 6/7 février. Après un court intermède, on repartirait sur une nouvelle intensification du vortex polaire stratosphérique ! Il nous reste 1 mois a
  4. 🎵 Viser l'hiver, ça ne me fait pas peur 🎵 🎵 Même à l'usure, j'y crois encore et en coeur 🎵 🎵 Des sacrifices, s'il le faut j'en ferai, j'en ai déjà fait 🎵 🎵 Mais toujours le poing levé 🎵 🎵 ... 🎵 Sur ce, RDV au prochain hiver
  5. Depuis hier et surtout ce matin, les modèles plongent et on commence à voir fleurir les premiers scénarios à SSW majeur autour du 8-10 février sur l'ensembliste GEFS (sur 11 états initiaux pour être précis). Nous sommes bien évidemment sur des échéances démesurées, mais il est à noter que le panache d'ensemble sur GEFS0z n'est pas dispersé de façon très significative (à part 2/3 membres GEFS) jusqu'à J+15. GFS0z suit par ailleurs à peu près la même tendance, sans pour l'heure proposer un renversement des westerlies à 10 hpa (on n'y est toutefois pas très loin sur le déterministe).
  6. Et ce n'est malheureusement pas près de s'arrêter ... Le VPS est en roue libre et envoie clairement du steak. On baigne dans une séquence de NAM+ durable en stratosphère (et avec propagation en troposphère), ce qui n'est pas sans rappeler certains "hivers sombres" comme 2013/2014 ou 2015/2016. A voir si ça se décante un peu en février, mais on est loin de l'agitation des 2 précédents hivers à très grande échelle. Rien de bien passionnant une nouvelle fois, comme en décembre, et je me demande bien pourquoi je viens poster ici... Enfin bref, rien de mieux qu'une petite b
  7. Pour le coup, le paramètre Z500 est plus intéressant et beaucoup plus pertinent à exploiter que les cartes d'anomalies thermiques (réchauffement climatique oblige) et de précipitations. Ceci donne en tout cas une meilleure idée de la tendance de fond qui se dégage en termes de schémas atmosphériques susceptibles de se produire sur les modélisations saisonnières. L'analyse des cartes d'anomalies de géopotentiel permet de prendre de la hauteur, même si les projections peuvent être particulièrement lissées (il faut garder à l'esprit que d'importantes disparités peuvent avoir lieu). Il convient t
  8. Malheureusement, il ne s'agit que d'un run GFS (deux runs si on inclut le GFS18z d'hier) et ce genre de modélisations peut très vite disparaître/basculer surtout quand on se penche sur des échéances démesurées (+ 15 jours)... mais éventualité à surveiller tout de même. L'impulsion subtropicale est également modélisée sur les autres runs, mais celle-ci est plus tempérée/modérée. Même si on prenait le run GFS0z pour acquis, il faudrait une attaque plus sérieuse pour espérer une désorganisation réelle du vortex polaire (ce qui n'est pas le cas sur GFS0z à 15 jours d'échéance, même si le VP se dé
  9. On notera de nouveau les performances assez déplorables de GEFS sur la fin du mois de novembre et le début du mois de décembre. Un ralentissement prononcé du courant circumpolaire d'ouest s'est malgré tout observé en moyenne stratosphère, mais celui-ci n'a malheureusement pas tenu sur la durée. L'insistance de l'ensembliste à modéliser un effondrement du zonal stratosphérique aux échéances lointaines aura finalement été assez trompeuse. Nous sommes à présent confrontés à une phase d'intensification du vortex polaire et le diagramme GFS+GEFS+CMC-GEPS est sans équivoque avec des cou
  10. Je suis disposé à répondre à d’éventuelles questions par MP ou sur un topic parallèle. Vu le caractère totalement HS de l’échange, je n’ai pas cherché à développer ou à vulgariser davantage. La finalité du message était surtout de remercier _sb et de répondre à son message. Si tu n’as jamais entendu parler de R (langage de programmation), de RStudio (son IDE, ou environnement de développement intégré) ou de la notion de packages (et autres), NORMAL que tu ne comprennes « strictement rien à la totalité du message », et ce n’est pas l’objet de ce topic. Malheureusement, v
  11. Merci beaucoup de l'info. Je n'avais pas réalisé qu'il y avait moyen d'extraire les variables désirées depuis le portail NOMADS. Sur R, le package rNOMADS fait le job et dispose de fonctions utiles pour télécharger (avec ou sans extraction des variables) et manipuler simplement les fichiers grib . Il faut toutefois avoir l'exécutable wgrib2 (pour les fichiers grib2) ou wgrib (pour les fichiers grib) au préalable, sinon rien ne marchera. Mais il est également possible de se passer de cette librairie rNOMADS. Je viens de tester (avec et sans rNOMADS) sur RStudio et c'est franchement très ra
  12. Ce qui est également précisé dans le tweet sur lequel je me suis appuyé comme source dans le post précédent : On verra bien ce que donnera le nouveau GFS ces prochains mois. Je ne connais pas ses performances au niveau de la stratosphère.
  13. Bien que le scénario mis en avant par ton analyse soit une possibilité parmi les possibilités, je rappelle tout de même que CFS et GEFS récidivent souvent dans la sous-estimation, notamment à cette période de l'année. Je n'ai toutefois pas de statistiques sous la main, mais après plusieurs années de lecture de ces courbes, le constat est bien là. Qui plus est, on est encore très loin d'un accord entre les modèles numériques et les projections de GEFS ne suffisent pas, ici, pour appréhender l'ensemble des évolutions possibles pour la fin du mois de novembre. Certes, GEFS plonge assez remarquab
  14. Je suis également passé par Chateaubriand il y a 6/7 ans (MPSI puis PSI) et l'ambiance y était effectivement sympa ! J'avais tenté le concours commun mines ponts (en visant l'ENM) mais je m'étais carrément loupé dans pratiquement toutes les épreuves. Il y avait juste le français-philo où je m'en étais bien sorti (14 de mémoire). Au passage... je serais curieux de savoir si Georges -le poisson rouge mythique des HX1- existe toujours ^^ Bon courage pour la suite 😉 Vu ton niveau, l'ENM ne semble pas être hors de portée, loin de là 😉
  15. Peut-être que Cotissois fait référence à l'un de ces tweets que j'ai vu circuler ces derniers jours. Je ne sais pas... https://twitter.com/WorldClimateSvc/status/1185233647756075009?s=20 Je ne suis pas très à jour sur les études qui sont sorties récemment à ce sujet. Mais sur les papiers parus il y a au moins 4/5 ans, c'est effectivement l'inverse qui était souvent mis en avant.
  16. Les sources (si toi ou quelqu’un d’autre en a) ? Merci
  17. Il est encore un peu trop tôt pour en parler. Du côté des projections numériques, les modèles saisonniers européen (SEAS5 pour le CEPMMT) et anglais (GloSea5 pour le Met Office) ont été très récemment réactualisés. Comparée à la mise à jour du mois précédent, la signature NAO+ persiste et tend même à se renforcer (et c'est bien visible sur le modèle anglais pour le champ de géopotentiel à 500 hpa) pour le trimestre décembre/janvier/février. Rien de neuf sous le soleil, mais ces modélisations sont toujours à prendre avec beaucoup de recul (fortes disparités possibles et
  18. Autant dire que pour le moment, cela s'engage "mal" sur les modèles saisonniers pour le trimestre DJF 2019/2020... La configuration atmosphérique serait tendanciellement typée NAO+/AO+ et cette signature est relativement bien présente sur les modèles de MF, du CEP, du Met Office, du DWD ou encore du CMCC. Réactualisation du mois de septembre parue aujourd'hui : Source : Copernicus https://climate.copernicus.eu/charts/c3s_seasonal/ Bien entendu, cela peut encore largement changer et ces cartes peuvent cacher des disparités importantes en t
  19. Ton avis est légitime. Aux échelles sub-saisonnières, il est possible d'avoir une meilleure visibilité sur le risque de survenue de phénomènes remarquables à certaines occasions. Toutefois, de façon générale, l’exercice est particulièrement périlleux et il s'avère souvent très difficile, voire "impossible" de dresser une tendance claire et objective, quant à ce genre d'événements. Des avancées/percées importantes sont nécessaires afin d'améliorer la qualité des tendances dans le sens où tu l'entends. D'ailleurs, à ce titre, une offre de stage avait été proposée au CNRM pour le seme
  20. J'ai presque envie de dire le contraire... A moins que tu aies fait uniquement allusion à la seconde quinzaine du mois de janvier où là je suis totalement d'accord avec toi. Au regard de la configuration moyenne depuis le 1er décembre 2018, ce sont des anomalies hautes de géopotentiels qui ont concerné l'Europe de l'ouest. Certes, l'hiver météorologique n'est pas encore tout à fait terminé, mais au vu de l'invasion de hauts géopotentiels projetée par les modèles pour la fin février sur l'Europe occidentale, il est très difficile d'imaginer une atténuation de ces anomalies moyennées sur la péri
  21. Sage commentaire mais je pense qu'il est tout de même possible de s'aventurer (prudemment et dans une certaine mesure) dans le constat de @piloutop. Petit exemple avec GFS ... Je me permets de partager un tweet publié par Andrea Lopez Lang en début de mois (voir ici). Il s'agit d'une animation réalisée à partir de coupes verticales d'anomalies de géopotentiels (moyennées au-delà de 60°N à plusieurs niveaux de pression) pour plusieurs runs GFS allant du 20 novembre 2018 au 3 février 2019. Les plages jaune - orange - rouge correspondent à des anomalies positives de géopotentiels tandis que
  22. Je me permets de remonter ce post car la question me paraît tout de même assez importante. Ce sujet peut revenir régulièrement certaines années et on sait comment certains "médias météo" usent de l'approche stratosphérique pour anticiper la survenue d'une potentielle vague de froid en France, à l'échelle sub-saisonnière (au-delà de 2 semaines d'échéance). Entre un SSW et une vague de froid en France, il y a quand même un sacré problème d'échelle. Le premier a une envergure énorme et est en capacité d'anémier le vortex polaire dans sa globalité. Le second est un événement "périphérique" (événem
  23. Histoire de refermer un peu la parenthèse "Régis" et de repartir sur une note un peu plus positive pour la suite de cet hiver (tout en faisant échos au message d' @Iconoclaste de ce matin), je me permets de partager le très bon tweet d'Etienne Kapikian : https://twitter.com/EKMeteo/status/1082311443792433152 La propagation associée à "l'après SSW" semble gagner en profondeur sur les derniers runs GFS, notamment vers le 20 janvier.
  24. Tu pousses le bouchon un peu trop loin maurice régis ! https://www.youtube.com/watch?v=ASc40_mpZjU "... smiley à l'égard d'un certain pseudo "Cirus", amateur météo dont l'ego semble surdimensionné" Ce n’est certainement pas à moi d’en juger vis-à-vis de ma propre personne. Cependant, c’est étrange de lire ceci de la part de quelqu’un qui me connaît très peu voire pas du tout. En termes de remarque constructive, c’est un zéro pointé. Quant à la morale de fin de publication, il convient également de l’appliquer à soi-même et pas uniquement aux autres.
  25. Dans le cas présent, je ne pense pas qu'on puisse parler "d'influence retour". Il est peu probable que l'émergence de la crête d'altitude actuelle ait été causée par le SSW ou par sa phase d'initiation. La troposphère peut également se débrouiller seule. Autrement oui, l'activité ondulatoire venue de la troposphère (si elle se maintient bien après le SSW , ce qui n'est pas systématiquement le cas) peut catalyser la chute verticale vers le bas.
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