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Tomar

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  1. Je me demandais pourquoi j'hésitais à poster ici, j'ai vite eu la réponse, Dann qui fait du Dann comme toujours. 1ère phase, arguties inutiles : - 1,2 ° de différence, c'est plus froid, pas très légèrement plus froid. Et par ailleurs, sur les normales trentenaires, la différence est plutôt de 1,5 ou plus suivant les sources ou stations - pour l'été il est plus sec sur les 3 mois d'été à Lyon, avec en plus un minimum estival qui commence à apparaitre nettement Tout ça alors que je disais que les climats des deux villes étaient très proches - c'est donc vraiment du pinaillage juste pour le plaisir de pinailler 2ème phase, les tartines "ma vie mon œuvre" et je remets en question de manière péremptoire les études sérieuses publiées ailleurs, alors que ça pourrait être j'ai des doutes là dessus, je pense plutôt que... Non, avec toi c'est toujours : ils se trompent, c'est comme ça, point. Alors qu'on parle de travaux de chercheurs confirmés. Dann, je veux bien prendre en compte tes théories, mais tu peux nous montrer ce que tu as publié si tu remets en question les travaux des autres ? Je suppose que c'est fait avec ton directeur de recherche du CIRAD ? S'il n'y a rien à montrer, j'aurai du mal à les prendre en considération. Faute de quoi, sujet clos pour moi.
  2. Elles y sont peut-être, mais si comme moi, tu commences à entendre moins bien tu ne t'en es pas encore aperçu ! ;o)
  3. C'est une façon de voir, logique pour un humain qui a le temps de faire évoluer ses référentiels sensoriels, et par contre gardes ses référentiels mentaux - climat méditerranéen = près de la Méditerranée. Sentiment renforcé par le visuel, la végétation n'est plus adaptées au climat actuel et reflète le climat d'avant. Mais par contre l'objet de l'étude, c'était justement d'adapter la végétation - en l’occurrence culture, fourrage à la nouvelle donne climatique. Qu'on l'appelle climat méditerranéen d'avant ou d'après, ça on s'en fiche un peu en fait, l'important pour les locaux - surtout agriculteur c'est d'être conscient que leur climat n'est plus celui de 1950 - et d'adapter les cultures en s’inspirant de celles du domaine méditerranéen. * By the way, un élément m'a traversé l'esprit qui montre les limites de la tentative de faire évoluer les bornes des types de climats : si les pôles continuent à se réchauffer comme ils le font actuellement et que le cap Nord, Mourmansk, voir le Svalbard, avec 8 ou 10 °c de plus à la fin du XXIème siècle, se retrouvent avec un climat proche de celui de l'Ecosse du XXème siècle, on considérerait toujours que ce sont des climats sub-polaires ou polaires ? Je complète encore, désolé, j'ai l'esprit d'escalier. En effet, il y a toujours une distinction entre le climat de Toulouse et celui de Narbonne, et elle perdure, mais c'est aussi parce que le climat du Languedoc, dixit la même étude - avec les données pour Montpellier pourtant moins sec que Narbonne - est en train de virer semi-aride, alors que Toulouse en est loin. Je reprends le tout dernier # de l'étude pour les perspectives 2050 : "Le déficit climatique (eETP ‐ eP) et l’indice d’aridité (eP/eETP), annuels ou saison MJJA, évolueraient donc à une vitesse proche de 1980 ‐ 2009, les lignes d’iso‐climat continuant de remonter (+0.3 à +0.5°N/décennie). Vers 2040 ‐ 50, les trajectoires climatiques auront doublé : les plaines méditerranéennes seront entièrement passées de sub‐humides à semi‐arides (eP < 0.5 eETP sur l’année). Le climat méditerranéen sub‐humide couvrira le Sud‐Ouest au ‐ delà d’Agen, la vallée du Rhône jusqu’à Lyon et le sud du Massif Central à altitude <600 m. "
  4. C'est déjà le cas : Lyon et Turin sont proches climatiquement, avec quelques nuances : automne et hiver assez nettement plus froids à Turin, et été plus sec à Lyon. En descendant la plaine du Po, l'été se réchauffe, mais en descendant la vallée du Rhône aussi. Avec l'évolution du climat, on passe en vallée du Rhone de Cfa à Csa, la limite remontant petit à petit. En un siècle, a T moyenne à augmenté d'un bon degré. Le gradient "classique" est de 1° tous les 100 km, donc si on se limite à la T, la limite a du remonter d'au moins 100 km aussi par rapport à il y a un siècle. Donc c'est plutôt 30/35 km en 30 ans Il faudrait affiner avec les précipitations puisque ce qui caractérise le climat méditerranéen c'est essentiellement l'aridité estivale (associant T et précipitations), mais pour les T c'est net, d'autant que le réchauffement est justement plus marqué en été, avec une forte accélération ces dernières décennies (on est sur une augmentation > à 0,3°C par décennies depuis 50 ans). Je ne sais pas si vous connaissez le projet CLIMFOUREL (adaptation agro au changement climatique dans le sud de la France, avec les régions, les organismes de recherche compétents - INRA, CIRAD...). https://opcc-ctp.org/etudes/FOCUS-PSDR3-CLIMFOUREL_Clim_Chgt.pdf D'après eux (étude sortie en 2011 je crois), les zones iso-climatiques ont remonté de 100 à 300 km de 1950 à 2009, ce qui fait que Carcassonne, Montélimar et ... Toulouse auraient déjà basculé en climat méditerranéen. Evidemment la végétation (que se soit spontanée/sub-spontanée ou cultivée) ne s'est pas encore adaptée au climat actuel, ce qui justement justifiait le projet.
  5. Ca ne rigole pas cette vague de froid, et là les prévisions ce matin c'est quasiment le jour d'après à LT - désolé je ne savais pas où poster ça : on frôle les -40 °C à 850 hPa tout près de Québec !!! C'est déjà arrivé ?
  6. En qqs mots : on constate que le fort réchauffement arctique s’accompagne d’un refroidissement hivernal dans les zones hypercontinentales eurasiatiques et américaines (récurrence accrue du schéma d’anomalies + au pôle et anomalie – en Russie/Sibérie et en Amérique continentale en hiver). Est-ce transitoire, ou cela résulte-t-il d’une modification du schéma de circulation global (effet de compensation cher à Cotissois : disparition des glaces polaire, implique fort réchauffement pôle N, compensé par refroidissement zone continentale au sud du cercle polaire), avec renforcement des échanges méridiens et /ou accentuation du refroidissement radiatif avec des HP hivernales plus stables. Le papier cité par Higurashi opte pour le transitoire (réfroidissement serait dû à la variabilité naturelle et on peut s’attendre à un réchauffement continental en hiver)
  7. Hello Judd Pas vraiment en fait : cf. ci-dessous, données noaa. Les années les plus actives sont par ordre décroissant 2005 (suivi d'un hiver froid), 1995 (suivi d'un hiver doux), 2004 (suivi d'un hiver froid), 1950 (suivi d'un décembre bien froid puis janvier février plutôt doux), 1961 (suivi d'un hiver doux). Ensuite, c'est 1998, 1999, 2003... suivis divers doux ou neutres. C'est donc pour le moins contrasté, mais pas de saison cyclonique intense avant les grands hivers des années 80. Eh oui, toujours pas de formule magique pour prévoir le futur hiver. Les
  8. Oui, comme décrit ici et plus haut, plusieurs raisons pour expliquer la grisaille des rives de la Baltique et de la Russie d'Europe en hiver - avec aussi la latitude élevée, l'ouverture aux entrées maritimes... Les Russes que je connaissais appelaient ça le temps Balte - brumasse voir neige fine fondue et T oscillant autour de 0 pendant les mois d'hiver. Et ils préfèrent encore le froid sec, même si en effet dès qu'ils peuvent les moscovites qui peuvent se le permettre quittent leurs frimas pour passer 1, 2 ou 3 semaines près des ou sous les tropiques. Je dérive un peu sur ce qui est dit un peu plus haut aussi sur le abords de la Baltique. Autant l'hiver est franchement déprimant, autant l'été est plutôt agréable. Nettement plus qu'en nord-Bretagne par exemple : plus chaud, nettement plus ensoleillé, et une mer nettement plus "baignable", souvent autour de 20°C. Et comme la Baltique est très peu salée, la végétation est bien moins brulée par le sel et il y a de la verdure et des arbres vraiment en bord de plage. Plutôt sympathique (enfin pour moi). Bonne continuation Mottoth pour ton exploration méthodique du NE de l'Europe et de la grande plaine russe.
  9. Bonjour Dann Je suis en vacances, un petit peu de temps pour réagir ici - ça ne durera pas (rassure toi je vais vite cesser de te casser les pieds ;o) Désolé de te contredire, mais non, Science et Nature ne sont pas des revues de vulgarisation, pas du tout (et j'en sais un peu quelque chose... comme d'autres ici certainement). Des revues généralistes, certes, mais ce sont encore les meilleures revues scientifiques au monde - vraiment rien à voir avec de la vulgarisation. Après pour Köppen... J'en ai justement parlé il y a qqs semaines avec des anciens collègues du secteur environnement au ministère (ESR) qui publient encore en climato. Et bien Köppen leur va bien (avec les réserves citées plus haut, mais qui se retrouvent dans les autres classifications) et ils s'en servent. Donc non, on ne peut pas dire que Köppen n'a quasiment aucune utilité, puisque c'est encore utilisé comme référence par des spécialistes de la climato (ceux que je connais). Bonne continuation, et bonne fin d'été.
  10. C'est pourtant toujours la classification la plus utilisée, même aujourd'hui. Et pas seulement pour de la vulgarisation, elle est encore fréquemment utilisée dans des articles scientifiques de climatologie. Prenez 2 seconde pour faire qqs recherches dans les revues les plus prestigieuses telles que Science et Nature. Donc oui, ça reste LA référence, malgré ses imperfections - et il y en a toujours, car il y a toujours des effets de seuil quand on catégorise, et on est toujours obligé de regrouper des climats de plus en plus différents, à moins de tomber dans un pointillisme qui rend la classification inutilisable.. Le plus important est de prendre un peu de recul par rapport à cet outil bien pratique, enfin il me semble.
  11. C'est subjectif. 25/28°C, sans vent, avec une luminosité correcte mais un ciel qui reste couvert, ça peut sembler plus estival que 20°C sous le soleil mais très venté. Sans compter l'arrivée d'averses sporadiques possibles malgré un bon ensoleillement (typiquement après le passage d'un front froid). Les attentes sont différentes en fonction du climat. Ca me rappelle mon étonnement lors de mes premiers séjours estivaux dans le centre de l'Angleterre, le nord des Pays-Bas ou en Irlande : les gens s'extasiaient et trouvaient la journée magnifique, alors que moi j'avais vécu une journée très médiocre avec 18 °C de maximum, du vent et un soleil assez présent mais pas assez chaud pour donner une impression de bien être.
  12. Ok, merci meteor. Une assez grande volatilité donc, avec des swaps de facilement 4 degrés pour un impact d'environ 0,15 °C sur la T globale - mais c'est finalement plus limité que l'impact de l'anticyclone sibérien en hiver (qui génère des anomalies plus marquées et plus vastes, en fonction de sa présence ou non et de sa position), et ça n'explique qu'une moitié du récent rebond de T globale. Ce qui m'étonne s'est la rapidité du swap en Antarctique, avec ensuite de longues persistances d'anomalies marquées - j'imaginais que le climat en Antarctique était plus stable, mais c'est surement une idée préconçue.
  13. Très intéressé par la péninsule ibérique aussi, avec sa très grande variété de climat, du très océanique, au semi-continental d'altitude, au franchement subtropical plus ou moins aride. J'imagine qu'il y aura la Catalogne, dont le caractère méditerranéen du climat est parfois moins marqué que plus au nord en France (en tous cas pour l'été). Ca m’intéresserait de comparer la cote catalane à la Côte d'Azur. Et les villes du sud du Levant qui ont vu ces dernières années des vagues de chaleur mémorables très voir extrêmement précoces.
  14. Une question naïve : l'Antarctique a vu pendant plusieurs semaines des anomalies négatives de T assez marquées, qui avaient un impact significatif sur la T globale. En 3 jours, cette anomalie négative récurrente est devenu largement positive sur l'Antarctique (proche de + 2), et en conséquence l’anomalie globale a fait un bond (d'environ 0,3 °C, en tout cas sur CCI : http://cci-reanalyzer.org/ Ces données d'anomalies de T sur l’Antarctique sont elles fiables ?
  15. Brrr ! Des gelées blanches fin juillet ! Pauvres légumes en effet. Décidément c'est pas pour moi ce climat - c'est sans doute mon côté légumes ! - mais il en faut pour tous les goûts !!!
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