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Les Forums d'Infoclimat

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Nomad

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About Nomad

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    Altocumulus
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  1. Bonjour à tous, Je vois au travers de certains posts que vous suivez les comptes FB et twitter des différentes communes impactées. Sachez que le groupe VISOV (Volontaires Internationaux en Soutien Opérationnel Virtuel) effectue un relai centralisé et réactif de toutes ces informations dès qu'un événement menace la population. La diffusion est réalisée notamment au travers de FB et twitter. Les informations sont fiables puisque VISOV a un partenariat officiel avec la Préfecture qui coordonne la gestion de crise. VISOV
  2. Exact 😀 Les guides ont évalué le risque au préalable. Ce n'était pas profond et le fond c'était plutôt terreux.
  3. Merci à tous les 2 et aussi à ceux qui ont "liké" les posts ! J'ai pris cette habitude de faire voyager ma famille au travers de ce petit journal de bord. Ca leur occasionne parfois de petites frayeurs en attendant le prochain message. 😄 Je reviens tout juste du Brésil, je vous mettrai des photos prochainement 😉
  4. Belle compo ! Il ne devait pas faire chaud .... https://www.infoclimat.fr/photolive-photos-meteo-249067-roc-toulau.html
  5. On va peut être rattraper notre "retard" ce soir si le flux remonte légèrement. Gros coup de canon à l'instant
  6. Et pour ceux que je n'aurais pas encore perdu en forêt entre temps, voici cette aventure en vidéo (6min) 😉 Vidéo
  7. Je me suis réveillée plusieurs fois avant l'heure de me lever. J'ai vu que les guides se sont retrouvés au sauna, peut être pour le pot de départ d'un des leurs ? Car Adrien part avec nous ce matin, après un contrat de 3 mois. C'est lui qui nous emmène à l'aeroport. Il est 4h15, je me lève à la lumière du téléphone portable. Je rassemble les quelques affaires restantes et je sors. Il ne fait pas chaud. Samuel, Justine, Xavier et moi arrivons en même temps, pile à l'heure du rdv. On attend 5 min, 10 min, 15 min .... Adrien aurait il raté le réveil ? On téléphone aux numéros d'urgence indiqués sur ma feuille : non attribués. Sur notre feuille d'accueil on trouve un numéro, rattaché à Adrien. Xavier télephone, ça sonne puis c'est le répondeur. Xavier insiste, ça décroche. Pas de bol, c'est pas le bon Adrien. Au même moment un minibus arrive. Il n'y a pas un mot pendant l'heure de trajet. Je pense qu'Adrien aussi n'avait pas envie de partir. A l'aéroport on enregistre les bagages puis contrôle de sécurité sous l'oeil d'un viking coiffé d'un bonnet de père Noël ! Un petit tour dans l'unique boutique puis nous sommes appelés à embarquer. C'est à Kuusamo que je dis au revoir, « Näkemiin », à la Finlande, en espérant revenir très vite … Le voyage retour se passe sans encombre. Arrivée à la maison il ne reste qu’à déballer les affaires. Le lendemain matin je vais goûter le miel « Garlic Honey » que j’ai ramené. En ouvrant le pot une drôle d’odeur s’échappe … peut être que mon nez me trompe ? Non, vraiment ce pot a une odeur particulière que je connais mais qui ne ressemble pas au miel ? J’allume l’ordinateur et recherche la traduction de « Garlic » … Je comprends mieux, il ne me reste plus qu’à trouver des recettes dans lesquelles utiliser un miel à l’aïl !!
  8. Le premier qui me dit qu'il a bien dormi est un gros menteur. Sauf peut être Xavier que j'ai entendu ronfler une bonne partie de la nuit. Les chiens se sont agités plusieurs fois à grands coups d'hurlements. J'ai entendu nos guides se lever et j'ai vu la lueur des frontales dans la nuit. Il doit être 8h, le poêle est éteint depuis un moment. A vue d'oreilles il doit faire 10° dans la cabane. Aussi vite que possible j'attrape mon collant et mon haut pour les fourrer dans le duvet. Ca permettra peut être d'atténuer le choc thermique. J'attends le dernier moment, celui où Maud décrète qu'il est l'heure de se lever. Vite vite j'enfile mes vêtements (dans le duvet, douée la fille) puis je saute à bas du lit. Il faut maintenant remettre les chaussons dans les bottes puis enfiler pantalon et manteau. Je file au bloc toilettes. Ouf pas de Gaïa dans le trou ! Yannick et Yasmin s'activent auprès des chiens. Je ne vais pas voir les miens pour ne pas créer de l'excitation pour rien. Petit déjeuner dans un grand calme. Les guides ont passé une nuit difficile. Ils ont du aller chercher une jeune chienne qui pleurait pour la faire dormir avec eux. Pour les remercier elle a uriné deux fois sur leurs affaires. Séance rangement et ménage. Toutes mes affaires sont déjà prêtes alors je fais la vaisselle avec Justine. Ensuite je porte les bacs d'eau sale dans un grand récipient extérieur avec un filtre. Briefing avant le départ. Nous allons de nouveau aider le groupe 1 à partir. Je fais équipe avec Daniel. Nous allons tous ensemble vers les chiens qui comprennent que c'est l'heure. On ne s'entend plus. J'harnache 3 chiens tant que Daniel fait les 2 autres puis nous attelons. On se débrouille bien puisque qu'aucun guide n'a besoin de venir. Je tiens les chiens de tête qui sautent comme des furies. Tout à coup je sens que quelque chose casse sous mon gant. Le mousqueton qui relie les 2 chiens vient de céder. Je rattrape au vol les 2 colliers et j'hurle "Jasmin !". Elle est à 5m de moi mais c'est l'intuition qui lui fait relever la tête car elle ne peut pas m'entendre. 53 chiens déchainés ça fait du boucan. Jasmin fait une drôle de tête en voyant le mousqueton. Heureusement Maud vient nous sauver avec un mousqueton de rechange. Les chiens du groupe 1 s'eloignent. Les nôtres pleurent d'impatience, je vais enfin voir les miens. Jasmin nous explique comment procéder pour qu'on puisse partir sans aide. On enterre l'ancre, fixe la corde à l'arbre et on va harnacher. Il faut faire vite. On déplace les chiens en les soulevant par le collier pour qu'ils ne nous traînent pas. Tout le monde est prêt, sauf moi car Gaïa s'est coincée dans le harnais de Tonttu. Joli foutoir mais elles se débrouillent elles même. Vrai départ cette fois, on lâche les hors bords ! J'évite un arbre, un second. On passe sur la route. Oh mince la descente ... j'arrive pas à rattraper le frein qui est trop remonté ! En une seconde le traineau prend de la vitesse et la ligne de trait se détend, la piste tourne.... Dans le meilleur des cas c'est grosse gamelle, dans le pire je vais heurter les chiennes. Avec l'énergie du désespoir je sors ma botte droite sur le côté du taineau. Dans une gerbe de neige monumentale et avec un style inédit je parviens à reprendre le contrôle. C'était tout sauf académique mais ça a marché. On continue notre parcours dans la forêt, avec plus ou moins de distance entre nous. La plupart du temps on est seuls avec nos chiens sans aucun bruit que celui du traineau qui glisse. Je me retourne parfois pour vérifier qu'un animal nous suit pas. Je freine dans les descentes, je cours dans les montées. Je prends de l'assurance sur le traineau : j'enlève mes gants, je filme et prends des photos. Il ne me manque qu'un thé avec des petits gàteaux et ce serait parfait. Le thé je le sors de la thermos à la pause. Il est bouillant ? Pas de problème, j'y fais tomber un peu de neige d'une branche d'arbre proche. Comme à chaque pause, calins aux chiens. Je préfère les avoir dans ma poche car s'ils arrêtent de tirer je suis mal. D'ailleurs je trouve que Tonttu et Gaïa baissent le rythme. Je pense que Tonttu en a marre de toujours compenser Gaïa qui tire toujours à gauche. Quand l'attelage trotte bien c'esf un régal. Parfois c'est moi qui nous plante toute seule : j'ai du mal à prendre les virages serrés. Ca viendra sur la fin de journée, je fais quelques dérapages partielllement contrôlés pour éviter d'encastrer le traineau dans un arbre. Il y aussi des moments où je rate les freinages : ma seconde botte est en dessous du frein ou je ne ralentis pas assez dans le virages et les chiennes doivent forcer. A ce moment là il y en a toujours une pour me regarder d'un air de dire "Qu'est ce que tu fous ?" "Désolée les filles !" Et je cours un peu pour me faire pardonner. Pause repas, un mésangeai imitateur vient essayer de récupérer des miettes. Un petit marbre réchauffé aux flammes pour finir et nous voilà prêts à repartir. C'est l'occasion de faire de beaux départs avec mes bombinettes qui s'essoufflent 100m plus loin. Jasmin m'explique enfin que j'ai 3 pré retraitées dans l'attelage ! A noter que seules qui tirent au flan sont les plus jeunes ... Avec le jeu des distances j'arrive à un croisement où je me retrouve seule. C'est bizarre car le groupe m'attend normalement. La piste comporte un virage à gauche ou elle file un peu puis va à gauche de nouveau. J'ai l'impression d'être déjà passée par la 1ère à gauche. "Toun, à gauche" Personne au bout du fil. "Tonttu. GAUCHE !". Rien, la chienne veut prendre la 2nde à gauche. J'entends bien les autres attelages au loin mais impossible de savoir sur quelle piste ils sont. Ne prennons pas de risque, j'attrape le talkie : - (moi) Jasmin pour Mélanie - ..... - (moi) Jasmin pour Mélanie - ...... - Jasmin c'est Maud, tu en es où ? - (Jasmin) J'attends mon dernier traineau (Tu vas l'attendre longtemps ton traineau si tu me réponds pas !!) - JASMIN, c'est Mélanie. Je prends à gauche ou tout droit ? - Tu prends à droite ..... ça veut surement dire tout droit ... Il commence à faire noir. On rejoint le groupe de Maud puis on les laisse prendre de l'avance pour rentrer. Puis c'est à notre tour de revenir. On vient arrêter les traineaux sur le pont, là d'où nous sommes partis la veille. Daniel et un autre garçon viennent m'aider. J'ai à peine le temps de remercier mes chiens pour ces deux belles journées, ils sont vite chargés dans le chenil roulant. Daniel me récupère au vol ma feuille d'attelage, dernier souvenir. Retour à l'auberge, je file prendre une douche. Ma colocataire revient et le silence disparait aussi vite. Je m'échappe pour redonner le matériel prêté. A 19h je vais manger à l'auberge. Ce soir c'est du renne avec de la purée. On discute un peu avec les australiens puis je repars direction le sauna. En arrivant dans l'espace détente je trouve Jasmin et 3 log men (les gars de la logistique) à l'apéro. Il y en a un qui me tend un verre. "C'est du local ?" "Non, de l'ardéchois !" Je reste quelques minutes puis je m'éclipse. Je ne prends pas le risque d'aller au sauna à bois. Si je transpire ce que je viens de boire, une étincelle suffira pour que je m'embrase. Je vais dans le bain norvégien, un peu tiède à mon goût. Il est à 33° mais l'air à -5° ne permet pas d'en profiter pleinement . Je demande si je peux ajouter du bois dans le poêle. Les gars me répondent qu'ils vont me passer un tuyau d'eau chaude ce sera plus rapide. Effectivement l'eau du tuyau à 45° réchauffe vite le tout. Je profite toute seule de la vue sur le lac. Au bout d'un certain temps je sors avec précautions. Tout le sol est recouvert d'eau glacée, c'est une patinoire. J'attrape ma serviette Décathlon. Oups .... elle est figée dans la position qu'elle avait sur le banc, gelée ! En rentrant je finis ma valise tandis que Sandrine cherche désespérement son passeport. Quand nous nous couchons je rouvre le rideau. Dans la nuit ça me permettra aussi d'admirer le paysage jusqu'au dernier moment.
  9. Ce matin c'est le grand départ. Hier soir nous avons eu un briefing par Maud, Yannick et Jasmin (prononcez Yasmine). Maintenant place à la réalité. Notre chauffeur nous emmène mais se trompe de route. Ca nous permet de croiser une dizaine de rennes. Nous rejoignons finalement les guides et les chiens au coeur du parc. Nous allons être divisés en 2 groupes. Je serai dans le second avec Justine et Xavier, encadrés par Jasmin notre guide (femme) de nationalité allemande. Nous aidons au départ du 1er groupe. C'est de la folie, les chiens hurlent et sautent dans tous les sens. On ne s'entend pas, on communique par gestes. Je comprends mieux pourquoi certains panneaux de signalisation penchent : on s'en sert pour attacher les traineaux. Le premier groupe démarre avec des départs échelonnés. Ils disparaissent rapidement. Un peu de silence enfin. On avance nos traineaux en bois et d'autres membres de l'équipe viennent nous aider. On m'amène Tonttu et Gaïa. Elles sont noires et se ressemblent beaucoup. Une fille les attache et repart pendant que j'accroche Fun derrière elles. Fun est toute petite, elle a le gabarit d'un gros chat. Soudain ça grogne et paf, les deux chiennes se battent ! Je leur balance de la neige avec mes bottes, rien à faire. Jasmin arrive et leur balance ses bottes sans la neige, ça marche mieux. On attelle Kaya et Erin derrière les 3, donc juste devant le traineau. Ce sont les chiens de "wheel". On dirait des renards. J'ai donc un attelage à 5 : deux chiennes qui peuvent pas se piffrer, 1 chat et 2 renards. J'ai pas trop le temps de jauger mes chances de survie, Jasmin arrive en courant et m'explique que je fermerai la marche, "tiens, un talkie si tu as un problème". Ok ... Ca va partir, tout le monde est sur les nerfs. On n'entend plus rien, les chiens sont dressés sur les pattes de derrière. J'ai un peu peur. Les 3 traineaux partent. Un gars vient décrocher l'ancre et monte sur un patin pour m'accompagner quelques mètres. Les fauves sont lâchés et je m'aperçois que j'ai oublié de poser une petite question : "Comment ça tourne ??" " T'inquiète pas c'est comme une voiture". Toi mon gars si tu n'as pas de meilleur conseil je préfère autant que tu descendes de mon traineau. C'est d'ailleurs ce qu'il fait alors que le premier virage approche. Cramponnée à la barre, les pieds sur des patins de 4 cm de large (avec des bottes pointure 52), je vois une descente après la courbe. Penser à freiner pour garder la ligne tendue.... Quelques centaines de mètres plus loin Jasmin s'est arrêtée pour vérifier si on est encore vivants. On repart rapidement car les chiens sont difficiles à tenir à l'arrêt. A la pause de midi nous rejoignons le 1er groupe. C'est pas forcément évident de stationner les chiens. On s'arrête puis on arrime le traîneau avec une ancre dans le sol et une corde à un arbre. Les chiens de tête sont attachés à un arbre pour éviter qu'ils aillent voir les voisins. On mange rapidement des hot dogs au bord d'un lac puis il faut repartir. Même surexcitation des chiens, on galère à faire demi tour auprès de la cabane. L'attelage de Jasmin part dans la mauvaise direction. Le mien coupe le virage et met le traineau dans les branchages. J'ai même Erin et Kaya qui trouvent le moyen de se mettre de chaque côté d'un tronc d'arbre. Heureusement lorsque je crie "Kaya. Gauche" la chienne comprend et saute de l'autre côté du trait. On finit par s'en sortir et c'est reparti. Montée, descente, montée, descente... je freine dans les descentes pour pas percuter les chiens et je les aide dans les montées en courant derrière le traineau. Avec mon haut, ma veste de ski et ma veste grand froid je suis en nage. J'ai l'impression que mon attelage avance moins vite que les autres. J'en parle à Jasmin pendant une pause. "Tu les aide un peu en descendant des patins ?" Si ça continue il va falloir que je les mette dans le traineau ? Nous traversons même un lac gelé. On se croierait suspendus entre ciel et eau. L'après midi se termine à la frontale dans l'obscurité. Nous arrivons au nouveau "fire camp" (refuge). Ici il y a deux dortoirs éloignés de 100m et un bloc cabane à bois/toilettes à 50m). Notre groupe dormira dans le 1er dortoir auquel est accolé un sauna. Dès l'arrivée il faut être organisés. Les chiens sont mis à l'attache sur des lignes de chaînes. Ensuite Justine et moi allons remplir des poubelles d'eau à la pompe (manuelle bien sûr). Pendant ce temps les autres s'occupent des feux et du bois. De leur côté les espagnoles tentent de s'incruster dans notre dortoir au motif qu'on leur a dit de venir ici. Maud, qui les encadre, nous croise et déclare qu'elles comprennent ce qu'elles veulent. Je crois qu'elle en a marre car elle déloge les espagnoles vite fait et les colle à la corvée de cuisine. J'apprendrai le lendemain que c'était Alana qui les avait envoyées chez nous ! Le reste du groupe cuisine aussi ... le repas des chiens. On débite à la hache des blocs de viande congelée de 10kg. Chacun chien aura sa portion. On leur prepare aussi une soupe de croquettes. Une fois qu'on a distribué puis récupéré les 53 gamelles. On file sur le lac pour creuser le trou d'eau. Yannick, Samuel et Daniel s'y collent. Avec un pic à glace et une hache ils entament les 15cm de glace. Daniel échappe de peu au bain tout habillé lorsque le bloc de glace sur lequel il se tenait bascule. Maintenant que tout est prêt on abandonne les espagnoles à leurs légumes et on file tous au sauna. Il est très chaud. Je n'ai pas le courage d'aller au lac me rincer mais Maud nous épargne cette peine en nous envoyant à Justine et moi une grande gamelle d'eau glacée à toute volée. Il est maintenant temps de passer à table. Nous avons droit aux pâtes au saumon et petits légumes, ça fait plaisir ! Mais ce n'était rien à côté du dessert : un succulent pain perdu ! Et comme Gabriel, le cuistot, est un farceur il a mis du rab : 1 pain perdu supplémentaire pour 11 personnes. Daniel et Yannick se le partagent, l'un parce qu'il a la plus grande carrure, l'autre parce que c'est un végétarien qui n'est pas bien loti les midis. Pendant le repas Maud nous raconte des anecdotes : celle du client qui voulait faire sécher sa chaussure sur un buche sur le foyer ou celui qui s'était perdu dans la forêt. Elle nous parle aussi des chiens. Il y a en un qui s'échappe souvent la nuit et qui va dormir dans la cabane à bois ou, si celle ci est fermée, sous les toilettes. Il parait que ça fait bizarre dans l'obscurité de voir 2 yeux dans le trou ! Au fait, ce chien c'est Gaïa.... j'espère qu'elle sera sage cette nuit. Pendant que les espagnoles font la vaisselle (il y a une justice), on entame une partie de jeu. Au 3ème tour et après la 3ème tablette de chocolat on jette l'éponge, trop fatigués. Il est temps de se rechausser, mettre les gants, la veste grand froid et la frontale. Un dernier tour aux toilettes (pas de Gaïa en vue) et direction le duvet. Dans la pièce principale il ya 2 lits superposés. Je dors sur la couchette du haut de l'un. Xavier et Justine occupent l'autre. Toutes nos affaires sont accrochées un peu partout pour sécher. On a mis les gants sur les tringles à rideaux. Mon maillot de bain est à un clou au dessus de mon lit. Extinction des feux. Ou plutôt de la lumière seulement car le poêle continue de ronfler. D'où je suis je peux voir sans bouger le foyer et la vue par la grande fenêtre. S'il y a de l'action je ne raterai rien.
  10. Aujourd'hui on part en motoneige avec Maud et Yannick. Ils nous font un briefing appuyé et prennent les empreintes de carte bancaire en cas de casse. Sur internet j'ai vu qu'une fille avait eu un accident ici. Elle a foncé dans un arbre : 2 bras cassés ainsi que la machoire, sans compter les frais de dégâts matériel. On signe une décharge puis on loge nos affaires chacun dans un sac étanche de 30L. Direction les motoneiges. Je suis en équipe avec Samuel, un australien. Tout de suite je le rassure, je lui explique que je suis meilleure conductrice que bûcheronne. La veille j'ai fait une démonstration de folie avec la hache : 5 coups, 3 dans l'axe du billot et un seul a entamé la bûche. 😇 On part pour un tour de chauffe avec les 5 motoneiges. Très vite on s'aperçoit d'un problème : les espagnoles du groupe sont des boulets. Elles arrivent à percuter la motoneige de la guide ! Depuis 2 jours elles nous saoûlent à arriver en retard le matin et ne pas participer aux "corvées collectives" mais là c'est du grand art. On se lance enfin dans la rando, à 10km parce qu'elles ont peur! Comme elles veulent absolument conduire on fera un parcours saccadé à 10km/h. Ça sent la révolte dans le reste du groupe. L'allure réduite permet au moins de profiter du paysage puisque nous verrons 3 rennes. A midi on s'arrête manger en haut d'une colline. Pas loin d'ici on voit les montagnes russes (les vraies, pas celles du parc). Au menu l'habituelle soupe lyophilisée, que je prends aux champignons cette fois, hmmm ! Puis burgers : empilage de pain, steack de poulet (sans certitude), fromage, galette legumes, oignons, bacon. C'est bien bon mais ça ne valait pas le dessert ! Un brownie réchauffé sur les grilles du barbecue, un délice ! On range tout, la nourriture restante va dans la glacière pour qu'elle ne gèle pas, et on repart. La nuit tombe et on conduit à la lueur des motoneiges. Maud met les espagnoles en lieu sûr et nous laisse nous défouler sur une piste de course improvisée. On repart gentiment sans trop d'encombre mis à part Xavier qui est éjecté de sa motoneige avec classe et nous qui nous plantons en équilibre sur un monticule de terre. Arrivés à la cabane, tous contents nous nous dépêchons de détacher nos affaires pour aller nous installer. "Attendez il faut s'occuper des motoneiges" Ah bon, on les borde et on leur souhaite bonne nuit ? Maud nous explique qu'il faut enlever toute la neige et la glace accumulée entre les chenilles et les parties moteur. Nous voilà lancés dans une séance de nettoyage à 4 pattes dans la neige à la lueur des frontales. Avec nos petits bouts de bois difficile d'ôter toute la neige durcie .... on se rechauffe ainsi pendant 30min. Enfin nous avons le droit de penser à s'installer. Le site est composé de 3 cabanes : 1 dortoir avec cuisine, 1 sauna et un espace toilettes/stockage bois. Les 3 sites sont espacés de 100m (là normalement vous commencer à comprendre que ça va poser problème pour la suite). Nous devons poser nos affaires et preparer collectivement la soirée. Moi j'allume le feu et les bougies du dortoir, d'autres s'occupent de celui du sauna, certains vont chercher du bois ou de l'eau dans le lac et d'autres regardent les précédents s'activer (c'est pas cafter que de dire que leur nationalité est espagnole). Une fois que tout est prêt nous avons droit à un petit goûter thé et gâteaux puis nous sautons dans les maillots. Maud nous a convaincu que ça ne servait à rien d'y aller habillés. Nous sautillons gaiement dans la neige par -10° jusqu'au sauna (100m je rappelle). Le sauna lui est à 80° avec ses 2 foyers. A 8 dans le petit sauna c'est une super ambiance. Un court moment nous nous étonnons de l'absence des espingouines mais on se dit qu'elles prennent peut être de l'avance sur la rando de demain ? On a beau vouloir retarder le moment mais il faut bien sortir du sauna pour respirer. Alors ? Option lac gelé ? J'accompagne les australiens pour prendre la température du truc (au sens propre). Le ponton recouvert de neige aboutit à une échelle de fer qui plonge dans une eau noire. Autour du trou une glace d'1cm. Je les encourage mais reste au sec (-10°, si ma sueur glae et tombe je serai sèche ?). Retour au sauna, re-suée, re-dehors. Je me motive un peu plus et entraîne Justine avec moi pour la tentative. Xavier, son père, nous suit avec l'appareil photo. Réussite totale car on entre jusqu'aux épaules. Je refais encore un tour sauna/lac avec les australiens puis je rentre tranquilement à la cabane (rien ne sert de courir, je ne sens plus mes pieds). Je me change dans un coin du dortoir, semant la panique chez les espagnoles qui croient que je convoite leur lit... La salle devient un bazar monstre où les maillots de bain sont suspendus entre les vestes et les gants. Les chaussures et les bottes s'accumulent près du poêle. Je profite de quelques minutes avant le repas pour aller faire des photos. J'installe le trépied à 10m de la cabane, dans l'obscurité. Il n'y a aucun bruit, ou quand il y en a un ça fait peur. Maud a bien parlé des ours, des élans et des carcajous (gloutons) pas très aimables ... On se serre autour de la table pour déguster une sorte de paēlla riz légumes chorizo. En dessert j'ouvre grand les yeux : une fondue au chocolat et aux fruits !! Qui est de corvée vaisselle ? Moi et le second austalien. On apprend à faire la vaisselle avec 2 bassines d'eau, l'une qui vient du sauna et l'autre de la vaisselle. On termine la soirée avec un jeu de carte où ni la chance ni la stratégie n'ont servi à personne, encore moins les 2 espagnoles parties se coucher. J'ai redouté ce moment mais je n'ai plus le choix .... il faut aller aux toilettes avant de se coucher et surtout prévoir de ne pas avoir envie de se relever cette nuit ! Les toilettes (à 100m de la cabane pour mémoire) sont eux aussi sans eau ni électricité, mais aux normes handicapés ! Maud nous précise que si besoin (😆) on peut aller partout dans la forêt. Pour le coup, vu la nuit noire et l'ambiance, si je dois me lever en pleine nuit je n'irai pas plus loin que le bas des escaliers !! Le reste du groupe m'a laissé le lit au dessus des espagnols (ça se paiera). Je grimpe dans ma couchette et je m'installe dans un duvet bien douillet. D'où je suis j'ai une vue à travers 3 fenêtres du chalet. Je me réveille plusieurs fois dans la nuit et je peux imaginer des ombres... Maud et Yannick préparent des toasts grillés sur le foyer. Après le petit déj il faut tout ranger pour les suivants. Comme nous ils trouveront la cabane propre et un feu prêt à être allumé. Avant de redémarrer on descend au bord du lac. Quelques nuages roses apparaissent pour le lever du soleil (il est presque 10h). Des traces de loutres sont bien visibles. Maud a décidé de répartir les espagnoles en tant que passagères sur les motoneiges. Elles demandent au couple d'australiens de se les coltiner. Le rythme change totalement de celui d'hier, on gagne direct 20km/h. Ca bombarde ! A la 1ère pause Alana jette l'éponge et se débarasse de son boulet. Du coup Samuel et moi nous recupérons chacun un poids mort. Et c'est reparti ! On franchit des ponts et une rivière. La conduite est plus difficile car la piste est verglacée et l'espagnole ne m'aide pas dans les dévers. A la pause de midi on s'arrête près d'un canyon au bout duquel il y a des peintures rupestres de 4 000 ans. On ne peut pas y aller car le lac n'est pas assez gelé. Le repas débute par une petite soupe (poulet ... à ne pas retenter). Il se poursuit avec du saumon en papillote et son riz au légumes. Le dessert c'est un gateau aux pommes. Il est temps de repartir. Je n'ai pas fait 100m que je passe à côté de la trace et je sens basculer la moto. Je réussis tant bien que mal à la retenir de toutes mes forces tant que ma passagère de traviole me fixe de ses grands yeux vides de toute étincelle intelligente. Yannick arrive en courant et m'aide à remettre d'aplomb la moto sur le chemin. En fin de randonnée j'aurai 2 nouvelles alertes dont une où je replante la moto. Comme je la sens stable je repars dans un grand coup de gaz. Je finis la rando fatiguée à force de compenser 2 fois plus le sac à patates de derrière. Après diner je décide d'aller faire des photos au bord du lac. Je m'équipe un peu car il fait déjà -12° ! Je m'installe et lance une photo. Tiens ça marche pas ? Zut j'ai oublié la batterie sur le chargeur, quelle nouille. Aller retour à la chambre en bonhomme michelin. Je lance ma photo. Sur l'écran je vois un arc vert au loin ... ah ? Jevroise Yannick qui me parle d'un petit arc boréal sans être plus motivé que ça. Je m'en moque, c'est ma première aurore boréale de toute ma vie ! Je m'installe et patiente. Qu'est ce qu'il fait froid. Je suis seule maintenant (ils sont au chaud les autres ...) et j'ai l'impression de voir la luminosité changer. Toujours au loin, derrière la colline, je vois comme des lueurs faibles de phares. Et tout d'un coup je les vois bien. Les lueurs sont vertes, pas très hautes. Elles ondulent au dessus des arbres. MA PREMIERE AURORE BOREALE ! Ca fait bizarre, presque peur. J'admire et déclenche l'appareil. Je shoote comme je peux, ne sachant pas quelle longueur de pose choisir. Quand j'en ai plein les yeux je cours aussi vite que possible au chalet pour prévenir ma colocataire. Je rentre la tête par la baie vitrée à toute vitesse. Elle a le casque sur les oreilles, je pense qu'elle ne m'entend pas mais ma tête est explicite. Je claque la porte et repars en courant. Ma coloc rameute pas mal de monde mais le plus gros est passé. Il ne reste que quelques lueurs. Je patiente longtemps puis je rentre. Il fait -14°. Demain c'est Touttun, Gaïa, Kayla, Erin et Fun qui m'emmènent en balade. On espère mieux s'en sortir que le groupe d'aujourd'hui qui a eu 2 blessés.
  11. Aujourd'hui c'est journée raquettes avec Matthieu et Charles. Pendant le briefing les guides nous demandent de les aider à emporter le pique nique. Je m'arrange pour que tout le monde me voit prendre les tablettes de chocolat. Comme ça ils devraient me surveiller et ne pas me perdre en forêt. Ensuite on saute sur les raquettes et on fonce dans la forêt du parc national. On ne verra pas d'animal mais quelques traces : renard, mulot, lièvre, hermine, martre et .... loutre ! La loutre descend les pentes en toboggan sur son ventre. Après 8km de brassage de poudreuse, on s'arrête sur une aire de pique nique à la finlandaise. Il y a des wc, une cabane avec du bois et une aire de grillade avec la grille et les pics. Le tout est en parfait état, aucun détritus, aucun tag. Tout le monde peut utiliser le bois avec la hache à disposition. Une fois que la corvée de bois est finie je demande si je peux faire un tour sur le lac gelé pour voir les trous des pêcheurs. Charles est ok mais précise "si tu traverses la glace surtout tu paniques pas. Si tu hyperventiles tu tiens 1min. Si tu es calme tu as 10min". C'est rassurant. Une petite soupe lyophilisée pour attaquer le repas. Puis les guides nous donnent des épis de maïs qui ont cuit en papillotte dans une sauce beurre / aïl. Après ce sera des croquemonsieur miel/chèvre. Pour terminer des pommes cuites en papillotte avec un morceau de chocolat. Un pic epeiche passe par là pour faire l'animation. Les guides nous racontent des anecdotes de leur travail en été au Spitzberg et en Islande. Il est temps de repartir alors que la luminosité baisse déjà. Il est 14h. On a un peu froid à cause de notre corps qui se consacre à la digestion. En même temps vu comment on s'empiffre ... Je commence à aboir froid aux mains alors je me décide à utiliser une chaufferette de chez Décat. J'ai acheté 2 boites de 15, pour les pieds et les mains. Autant que ça serve ! Je craque les chauferettes et patiente. 5min rien, 10 min rien. Ils vont m'entendre chez Décat. On repart par le lac gelé. Matthieu frappe la glace avec hache régulièrement pour vérifier qu'il y a au moins 5cm pour nous supporter. On continue vers le Nord sans rencontrer personne. Donc ça fait un peu bizarre quand mon téléphone se met à sonner au milieu de nulle part. C'est la compagnie aérienne Finnair qui me contacte à propos de ma valise. En retour de leur anglais avec accent finnois, je leur explique de façon laborieuse que j'ai bien reçu mon sac hier et que je ne peux pas rester longtemps au téléphone. Ils sont gentils mais ils tombent au mauvais moment, je sens plus mes doigts. "Douce chaleur diffuse pendant 5h", c'était la publicité de la chaufferette. Ce n'est pas si mensonger si on considère que mes doigts sont à 0° et que je ressens une chaleur diffuse de la chaufferette d'environ 2°. Ca fait 30min que je les ai craquées. On continue d'avancer et d'apprendre sur les arbres, la nuit tombe. Il faut maintenant allumer les frontales. Je commence à reprendre espoir de ne pas perdre mes doigts quand je sens une réelle chaleur des chaufferettes. On doit effectivement s'approcher des 45° annoncés. Une fois le sang revenu dans le bout des doigts c'est franchement agréable. On termine notre expedition à 16h dans la nuit noire. J'ai deux fours à la place des poches. Retour à l'auberge où les guides nous encouragent à aller au sauna puis dans le lac glacé (3°). Je me laisse influencer par le sauna. Je rentre dans le 1er sauna à bois, 70° et une belle ambiance traditionnelle. Je croise un autre employé qui m'incite à finir la séance en allant dans le puits de glace. Je finis par me demander s'ils ont engagé des paris ou s'ils ont mis une caméra pour rigoler ? Je ressort pour tester le bain norvégien. Je manque de cuire ma jambe. C'est juste impossible d'y rentrer. Je me rabat sur le sauna electrique qui a une vue sur le lac. J'y trouve un finlandais qui se révèle être un excité de l'arrosage de pierres chaudes (+10° à chaque fois). Le corps en ébullition c'est le moment ou jamais... Direction le bout du ponton. Charles a conseillé la zen attitude et l'absence de réflexion, je pose mon cerveau sur la glace. Un pied, deux pieds dans le trou. Je me laisse glisser dans l'eau jusqu'aux épaules. Je ne peux pas compter jusqu'à 10, tout est gelé dans les tuyaux de connexion. Je me relève (oui, l'eau arrive à mi cuisse mais ca fait moins d'effet si je le dis au depart) et ressors. Je rassemble mes chaussures et mon cerveau et rapatrie le tout vers une douche chaude. PS : Il est 23h et dans la poubelle les chaufferettes commencent à tiédir
  12. La nuit a été longue et le jour ne s'est pas levé avant nous. A 8h30 on file au petit déjeuner qui est copieux. A 9h on a rdv avec Maud et Yannick nos guides, qui nous remettent le paquetage : bottes et veste grand froid. Moi je me fais remarquer car j'ai besoin d'une thermos et d'une frontale, les miennes prennant du bon temps on ne sait où. Un peu de stress ... comment s'habiller et être sûr de ne pas trop emmener ou pas assez ? Plusieurs cavalcades jusqu'au chalet puis on part enfin. Quelques km en voiture avant d'être largués en pleine forêt. Equipés des raquettes on découvre l'auberge vue de l'autre côté du lac. Alors qu'on fait une pause sur le lac, une détonation retentit sous nos pieds. La glace craque, on s'éclipse en se faisant légers. Sur un autre bras de rivière on aperçoit une tête noire. Ce sont des loutres qui viennent se faire admirer sur la berge. Il paraît que c'est rare car notre guide n'en a vu que 3 fois en 7 hivers. On poursuit en observant des traces d'animaux (lièvre et tétras) et en marchant sur la végétation enneigée (myrtilles et thé du labrador). On arrive à notre campement du midi. Ici les guides nous apprenent à faire du feu avec de la pyrite et un couteau. Maud nous montre aussi comment fumer le saumon. La soupe lyophilisée m'a ouvert l'appétit. Le saumon était juste excellent. La digestion s'est faite dans le tipi autour des démonstrations de Maud sur les animaux. On repart les raquettes à la main et on remonte au chenil des chiens de traîneau qui se trouve à côté. C'est 200 chiens qui aboient pour souhaiter la bienvenue. Ils veulent tous être caressés. Maud nous expliquent le fonctionnement du chenil et on peut s'y balader en entrant dans n'importe quelle cage. Il fait nuit noire maintenant et il est seulement 15h. On nous emmène à la ferme aux rennes. Je n'imaginais pas grand chose car j'avais lu que c'était un attrape touriste. Sauf qu'en descendant du minibus on s'est fait accueillir par les proprios et jeter direct dans l'enclos des rennes. Je me suis retrouvée avec une poignée de lichen dans les mains et un renne qui la broutait ! Il faut faire attention car leurs bois sont immenses et à mon avis il en faudrait peu pour se faire prendre par une orbite en les approchant comme ça. Les proprios nous ont ensuite emmenés dans leur grange aménagée. Après un film d'explication, la patronne sort des beaux costumes sami traditionnels et propose de les essayer. Maud et Yannick reviennent nous chercher et nous proposent de retourner au chenil. Allez, c'est reparti en sens inverse. En chemin je demande à Maud si elle a des nouvelles pour les bagages. Aucune, ils ne sont pas arrivés. Déception. Heureusement les chiens sont là pour nous ramener les pieds dans la neige. Il faut nourrir 200 affamés ! On fait ça sous la supervision d'Adrien. Encore un bon moment. Rapatriement à l'auberge, je suis assez fatiguée. Je file dans la salle d'eau. Je prends la décision de faire une petite lessive en même temps que la douche. J'aimerais bien me faire un schampoing aussi. Dommage, ils n'ont fourni qu'un petit savon en forme de sapin. Dommage .... mes yeux s'arrêtent sur le lavabo ... à moins que ... Je sors de la salle d'eau un peu plus propre, avec des vêtements un peu moins sales et une odeur de PoussMouss sur la tête. J'arrive à l'auberge quand les autres sont en train de servir. "On t'a dit la bonne nouvelle ? Ta valise arrive ce soir !".
  13. Bonjour à tous, Le froid et la pluie qui s'abattent sur Dax me donnent envie de me replonger dans mes dossiers photos et de vous faire partager mes derniers voyages. Il y en a eu quelques uns depuis la dernière actualisation de ce topic ! En voici un, agrémenté de mon récit que j'avais rédigé au jour le jour. ---------- Bordeaux, décembre 2018 Hier soir je me suis endormie à 21h. Je me suis réveillée toutes les heures jusqu'à 1h30. De 1h30 à 3h j'ai fait les 4 coins du lit .. A l'aéroport à 4h pétantes les comptoirs n'ont ouvert qu'à 4h45. Dans la file d'attente mélangée des 2 vols, Paris et Amsterdam, un couple agé devant moi me demande si tout le monde va à Paris. Je leur répond que non pas forcément, s'ils ont de la chance on leur donnera peut être un billet pour la Thaïlande. Du coup ils rigolent et me demande si je vais en Thaïlande. "Ah non, pas cette fois, je vais en Finlande, et vous ?" "Nous on part 10 jours en Thaïlande". 😮😁 Le premier vol pour Paris n'était pas très calme. En m'installant dans mon siège j'entends des éclats de voix et deux hommes qui se battent à l'arrière. C'était un etranger qui allait être reconduit à la frontière, escorté par des policiers en civil. Il a hurlé pendant tout le vol. Le second vol pour Helsinski était beaucoup mieux. J'ai utilisé mon premier mot finnois : "kiitos" (merci) et je pense même qu'on m'a comprise ! Heureusement que j'avais pris un sandwich avant de partir car sur ce vol de 11h à 14h il n'y a pas eu l'ombre d'un biscuit. Après un lever à 3h et sans petit déj ça aurait fait un poil long .... En atterrissant à Helsinski je vois que l'avion gèle, je sais pas si c'est normal ? Avec ce nouveau vol vers Kuusamo je lève un doute évoqué en arrivant : les avions volent dans toutes les conditions ! Celui-ci a de la neige colmatée sur les hublots .... Je vais déchanter 30 min plus tard quand ça bouge comme dans un shaker avec vue sur une tempête de neige à l'extérieur. Sachant qu'on a plus de chances de survivre à un crash en étant à l'arrière de l'avion, j'envisage de squatter les toilettes pour l'heure restante. Finalement on se pose à Kuusamo avec de petites sensations de neigeplanning ... En sortant de l'avion on est directement dans le bain. Pas de bus ou de satellite, on va direct sur le tarmac vers un tout petit aéroport. Dans la salle de délivrance des bagages on attend patiemment. Les valises arrivent au compte goutte, il y a toujours cette petite angoisse qui s'accentue au fur et à mesure : "et si mon sac n'était pas là ?" Et le tapis s'arrête. Et mon sac n'est pas là. Nous sommes 5 à être concernés. On sort retrouver notre agence qui prend les choses en main. En l'espace de 20min on a déclaré l'absence des bagages et on sait que nos valises font du tourisme à Roissy .... L'agence nous rappatrie en minibus au camp à 80km de distance. On espère avoir les bagages demain. En attendant on découvre une magnifique auberge et des jolies chambres.
  14. Une petite cellule orageuse vient de passer sur St Paul les Dax. Elle était accompagnée d'une pluie très dense et de 3 ou 4 gros coups de tonnerre. Elle parait poursuivre son chemin sur l'axe Dax / Mont de Marsan, ça risque de ne pas faciliter les conditions de circulation sur cette route qui cache parfois des poches d'eau !
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