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Les Forums d'Infoclimat

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Peaksoul

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  1. Salut ! Ça fait 4 ans que je développe tranquillement Infos Météo, un petit compte Twitter, devenu blog, devenu petit site, et espérant maintenant devenir magazine en ligne. Vous m'avez peut-être déjà croisé quelques fois dans des articles plus ou moins hasardeux, des interviews inattendues, et des visuels plus ou moins réussis : beaucoup de choses ont été essayées jusqu'à présent, avec son lot de développements fructueux et son lot de flops (bien cachés dans les archives :D). Aujourd'hui le projet me semble suffisamment mature pour passer à la vitesse supérieure. Nicolas m'a rejoint en septembre pour participer notamment à la publication des prévisions, et ça a été très positif pour le projet : on travaille bien ensemble, ça se voit nettement dans les stats, et c'est surtout super motivant pour faire encore plus ! On cherche donc de nouvelles personnes motivées pour participer aux différentes missions de cette année. > Jeter un oeil à Infos Météo < Infos Météo s'est organisé progressivement sur une structure de magazine météo. Plutôt que de proposer des outils techniques ou des expertises, on produit des articles ou autres contenus d'information. On s'ouvre ainsi à des approches plus larges de la météo, qu'elles soient scientifiques, politiques, culturelles ou autres. En somme on essaye de se rapprocher plutôt des pratiques du journalisme, en restant indépendant des principaux acteurs de la météorologie. Pour autant, on garde aussi une mission de médiation des savoirs météorologiques, de sorte que les informations conviennent à la fois à un grand public et aux amateurs de météo plus technique. En somme, il s'agit de réunir sur un même site à la fois de la vulgarisation et de la formation, de l'analyse technique, et du journalisme scientifique. Concrètement, on cherche pour cette année à se développer sur 4 axes : les prévisions, les suivis en direct, les tutoriels de formation, et le journalisme. Pour les prévisions, il faut être capable de comprendre les sorties de modèles disponibles en ligne, de les comparer, et d’en tirer les tendances générales de l’évolution de l’atmosphère. Il faut aussi être capable de critiquer les modèles et de soulever les particularités des modélisations (par exemple, des situations originales, peu fiables ou au contraire étonnamment fiables). Et le top, c’est aussi d’avoir un regard critique sur sa propre prévision, ainsi que celle des autres. Pour les suivis, il faut avoir un fort esprit de synthèse pour expliquer rapidement les enjeux majeurs et les points forts d’une évolution météorologique en temps réel. Il faut comprendre les outils en ligne d’observations météorologiques, notamment les radars de précipitations, les cartes de mesures, et les images satellites. Pour utiliser notre système de suivi des orages, il faut aussi être prêt à utiliser Adobe Illustrator (mais c'est toujours ouvert aux développements !). Pour la formation, il faut surtout être capable d’expliquer clairement, pas à pas, tout en prenant son temps. Il faut évidemment, pour ça, savoir clairement ce que l’on veut expliquer ! C’est peut-être simple mais très important : c’est-à-dire qu’il faut savoir à quel public on s’adresse et quels sont ses intérêts. Il s’agit surtout de proposer des tutoriels, ou une organisation des tutoriels, que ce soit pour des savoirs pratiques ou théoriques. Pour le journalisme, il faut surtout être curieux des implications de la météorologie dans la société, et vis-versa. Il s’agit de repérer des sujets intéressants qui témoignent d’une ou des cultures du temps, des sujets de société qu’elles soulèvent, des controverses sociales et/ou scientifiques qui peuvent éclater. Bref, c’est du journalisme scientifique ! Ce sont nos axes prioritaires, mais évidemment plein d'autres choses sont possibles ! Par exemple, un coup de main pour améliorer notre présence sur les réseaux sociaux serait bienvenue. Aussi, on commence à réfléchir à une migration sur serveur dédié, et donc une possible refonte du site qui exploiterait toutes les possibilités que ça ouvre : si vous êtes calés là-dessus ça pourrait nous aider à mettre en forme le projet ! Si ça vous intéresse, on explique tout un peu plus en détail sur cette page. Et si vous avez d'autres idées qui colleraient bien au projet, hésitez pas à venir en discuter :). Comme ça reste tout du bénévolat avec de l'huile de coudes de passionnés, l'objectif est aussi de se faire plaisir : on est assez open pour essayer des nouveaux trucs, c'est pas grave si ça plante ;p. Et puis sinon on peut aussi juste discuter de tout ça :o.
  2. Salut ! C'est juste cette semaine jusqu'à samedi, l'expo Cieux sous Tension sur la chasse aux orages de Basile Ducourneau, notamment dans la Tornado Alley : à Paris, galerie L'inattendue (de la Maison des Initiatives Etudiantes), 50 rue des Tournelles (Paris 3ème). Le vernissage a lieu aujourd'hui à 18h ; c'est un peu en dernière minute mais mieux vaut tard que jamais :') ! Pour cette année de disette orageuse sur Paris, jme dis que ça pourrait réchauffer quelques coeurs :p.
  3. Bon, c'était pas grand chose mais l'ambiance avec les bases nuageuses très basses à l'approche de la ligne orageuse et la lumière rasante était du plus bel effet ! Et puis surtout, j'ai eu l'improbable opportunité de suivre la formation d'un nuage-mur assez joli, au sud de Magnanville. C'était trop beau pour être vrai, j'ai décidé de sortir prendre une douche pour prendre la photo ! Sinon, c'est aussi bien tombé ; enfin rien d'exceptionnel mais les champs ont quand même complètement dégorger (j'imagine qu'ils peuvent plus absorber grand chose vu toute la flotte qui tombe depuis 1 mois). Y a du y avoir quelques inondations par endroit, les pompiers sont intervenus par-ci par-là après. Par contre, j'ai vu qu'1 seul coup de foudre dans tout ça. Et évidemment l'air est encore incroyablement humide. Décidément le temps est vraiment étrange cette année.
  4. Je suis dans le train de Mantes pour Paris, et Villennes-sur-Seine commence à être sérieusement touché ; faut dire que c'est un petit paradis de riches, vieilles et grosses maisons idylliquement posées sur les petits ilots de la Seine avec des barques habituellement au bout des jardins - qui se regroupent maintenant au hasard de leur dérive. Les routes aux abords entre Villennes et Poissy commencent à être inondées. A noter que les voies ferrées longent parfois les bords de la Seine et l'eau est parfois très proche, comme à Villennes mais aussi vers Mézières. Les bas-cotés de la voie ferrée y sont inondés. Et les petits cours d'eau qui se jettent dans la Seine à cet endroit sont aussi bien hauts. Le trafic des TER Paris-Normandie est très fortement perturbé, a priori à cause des intempéries. Je crois que l'interruption du trafic ne se joue plus à grand chose, d'autant plus que les orages à venir risquent de compliquer la situation, des crues soudaines pourraient se former facilement.
  5. Magali Reghezza, directrice du département de géographie à l'ENS, avance une estimation des dégâts dus aux crues de 30 milliards d'euros, sur la Tête Au Carré à France Inter. Ca me parait beaucoup mais en même temps, on parle tellement de Paris qu'on a pas trop idée de l'ampleur des dégâts sur les affluents de la Seine et sur le bassin du Cher qui connait aussi une crue très importante ... Bref si ça se confirme, c'est énorme.
  6. Sur le bulletin du bassin de la Seine de Vigicrues : http://www.vigicrues.gouv.fr/niveau2.php?CdEntVigiCru=7#IF5 Par ailleurs, le niveau a dépassé celui de 1982 ... en aval de Paris, à Suresnes. Est-ce que d'autres petits affluents majeurs pourraient entretenir une crue aussi en aval de Paris ? Je trouve ça assez surprenant. Mais jm'y connais moyen moyen en cruologie :'D.
  7. Joli spectacle ici aussi, des éclairs en veux-tu en voilà ! J'étais dans une position un peu délicate à Mantes : on récupérait toute la flotte avant de voir arriver le coeur des cellules, pas très pratique pour prendre des photos, mais j'imagine que les gens juste au sud des cellules ont du se régaler. Vu la forme du radar, il pourrait y avoir qqes fortes rafales prochainement là-dessous.
  8. Je suis vers le sud-ouest de Toulouse, je surveille de près ce qui s'est formé dans le sud-ouest du département (pour mon dernier jour de vacances, ça fait plaisir :3) ! Ca ressemble de plus en plus à une supercellule au radar, avec déviation du flux, presque-split, et des intensités remarquables. Manque de chance, de visu vers le sud, tout est bien gris, mais rien ne se démarque.
  9. Tout s'est merveilleusement goupillé pour moi cette semaine : 2 jours avant les orages, je récupérais un nouvel objectif, un filtre et un vélo, et les maigres espoirs de voir un orage passer vers l'ouest de l'Ile-de-France se sont concrétisés ; et pas qu'un peu ! Je m'attendais pas à grand chose, et pourtant, l'orage que j'ai vu passer dans la nuit du jeudi 11 au vendredi 12 juin était superbement bien fichu ! Au milieu des champs, j'en revenais pas de voir se former ce qui après coup ressemble plus à un arcus bien agité, mais que je considérais plutôt comme un nuage-mur. J'ai suspecté une supercellule ; je sais qu'aux radars, ça donne pas vraiment envie, mais je pense qu'on serait plus d'un à se poser la question sur le moment vu la forme que ça prenait :'). Enfin, peu importe la structure que c'était, c'était une super chasse . Y a beaucoup de photos, j'en ai fais un petit récit ici : https://jionotz.wordpress.com/2015/06/13/feintes-orageuses-de-nuit-recit-en-images-des-orages-nocturnes-du-11-juin-2015-a-mantes-la-jolie/ Je vous dépose le meilleur ici ~ Orage vers le sud-ouest : Orage vers le sud-est :
  10. Bon, bah jvais faire des jaloux, mais sur Mantes, c'était un vrai spectacle, comme j'en ai pas vu depuis longtemps. J'avais d'abord la vue sur les cellules qui passaient à l'ouest, puis cet orage qui m'est arrivé droit dessus ... Il était magnifique ! Plein de clichés de ce que je pensais être un arcus avec une base bien déchiquetée de nuit avec des éclairs ; mais quand je regarde mes photos, j'hésite fortement à me dire qu'il s'agit d'un nuage-mur ; d'autant plus qu'à son arrivée, y a pas vraiment eu de rafales. Si c'est le cas, pourquoi pas une supercellule, la pluie était nettement détachée. En tout cas, la foudre était bien présente, foudroiement toutes les 10 secondes avec des impacts à 2 pas. J'ai pris quelques risques en quittant mon champ un peu tardivement, donc un petit coup d'adrénaline en plus :3.
  11. À la limite, une fois que des orages avaient fini par s'amorcer sur la région, dans le doute, autant laisser la vigilance pendant leur passage. Par contre, le commentaire de la vigilance m'a fait sourire :') : "Des orages violents finissent de traverser le Centre et l'Ile-de-France."
  12. Mantes vient de se faire arroser goulument pendant 30 minutes. Quelques rafales et des éclairs, mais c'est sûrement le cumul qui se démarque le plus dans les caractéristiques de ce petit orage /emoticons/smile@2x.png 2x" width="20" height="20"> !
  13. Il faut bien faire attention à ce qui t'intéresse vraiment, et ne pas plonger tête la première dans ce qui t'apparaît au loin comme la solution la plus évidente. Tu as encore le temps avant de te jeter corps et âme dans un métier : je te conseillerais d'affiner ta passion plutôt que de faire un plan de carrière. Être passionné de météo, c'est très large ! Essaye de préciser ce qui te fascine vraiment avant de le prendre pour acquis. C'est quoi la météo pour toi ? Qu'est-ce qui te plais quand t'en fais ? Et d'ailleurs, est-ce que t'en fais ou est-ce que tu en regardes ? Est-ce que tu préfères observer le ciel, comprendre les nuages et l'atmosphère, ou est-ce que tu préfères suivre les cartes des modèles numériques, établir des prévisions et des incertitudes ? Ou encore, est-ce que tu t'intéresse aux phénomènes en tant que tel, ou aux sensations qu'ils provoquent ? Ou à la réaction de la société, aux façons de gérer les situations météorologiques particulières ? On peut imaginer plein d'autres questions dans ce genre. Profite de ta passion pour en apprendre plus sur ce qui t'intéresse, sur ce qui t'intrigue, et t'en apprendra sûrement plus qu'en te cloisonnant dans une discipline particulière. Il vaut mieux que tu laisse libre court à ton intérêt personnel avant de l'enfermer dans une simple catégorie professionnelle. Comme ça a été dit plusieurs fois, le métier d'ingénieur météo peut avoir de quoi décevoir à plus d'un titre quand on est passionné de météo. Il n'y a pas que la météorologie qui parle de la météo, très loin de là ! J'étais un peu pareil, passionné de météo depuis le collège, et considérant alors tout naturellement que je voulais devenir météorologiste, puisque j'aime la météo. Mais j'ai raté le concours d'entrée à l'ENM, et heureusement pour moi. Parce qu'entre temps, j'ai fais plein de choses à côté, et j'ai découvert des façons infinies de travailler sur la météo sans être météorologiste pour autant. D'abord, il y a tout ce qui relève de la photo, de la vidéo et de la création audiovisuelle qui peut être très intéressant. Les créations artistiques qui s'inspirent de la météo sont aussi très riches et méritent beaucoup d'intérêt. La gestion des risques et catastrophes est en plein coeur aussi des phénomènes météo, et dans ce cas les formations en géographie peuvent être plus pertinentes que celles en maths et physique. Aujourd'hui je suis en histoire et philosophie des sciences ; rien à voir a priori, et pourtant j'ai jamais autant intégré la météo dans mes études qu'auparavant. Là encore je découvre tout plein de domaines qui s'y intéressent : la météo dans différents langages et différentes civilisations, et son interprétation ; l'histoire de la météorologie, et comment elle s'est développée en tant que discipline scientifique autonome ; ou encore les considérations sur la météo au moyen âge, ce qu'on savait, ce qu'on interprétait et ce qu'on intégrait dans d'autres croyances ; ... Les sujets sont infinis en météo, ils vont beaucoup plus loin que la seule météorologie opérationnelle de prévision numérique du temps. Alors prend bien le temps de considérer ce qui t'intéresse véritablement /emoticons/smile@2x.png 2x" width="20" height="20">.
  14. À mon avis, les risques de neige et de pluies verglaçantes sont groupés à cause des difficultés à prévoir la distinction entre ces deux phénomènes. Dites-moi si je me trompe, mais la pluie verglaçante se forme lorsque de l'air un peu plus doux en altitude transforme les précipitations en pluie, alors que les températures sont proches de 0 en surface. A priori, plus un nuage s'avance vers l'air froid, plus la température de sa couche d'air doux baisse, et peut rapidement atteindre une valeur limite où les précipitations se forment alors en neige (collante, du coup). Donc, sur ces zones limites où la température en altitude autoriserait aussi bien de la pluie que de la neige, il parait pertinent de relier les deux phénomènes. C'est la seule explication possible que j'ai pu imaginer. Parce qu'ensuite, il y a d'autres formations possibles de verglas, comme le dépôt d'une couche d'eau sur les routes qui gèle la nuit ou des brouillards givrants, qui n'ont pas grand chose à voir avec des précipitations neigeuses. Déjà à propos de ces conditions, il est étrange de les réunir avec le risque de chutes de neige. Et concernant les risques à proprement parler, il me semble bien que leurs atteintes respectives aux activités sont assez nettement différentes. On ne conduit pas de la même façon sur 3cm de neige fondue que sur une route avec des plaques de verglas : si en effet, le risque final est bien de glisser et de perdre le contrôle du véhicule, on ne le prévient pas du tout de la même façon dans les deux cas. Et je ne parle même pas du risque de surpoids causé par la neige qui a encore moins de choses à voir avec le verglas. Associer neige et verglas n'a de sens que si l'on estime qu'il est encore trop délicat de bien prévoir distinctement les deux phénomènes ; ce qui m'a l'air d'être le cas actuellement (c'était peut-être pas le cas y a 10 ans). Enfin, l'enjeu de la communication vient seulement après s'être mis d'accord sur ce point. Si on estime être capable d'émettre des vigilances distinctes pour les deux phénomènes, alors il n'y a plus qu'à faire un pictogramme distinct pour chaque phénomène. Si l'on conserve les deux phénomènes en une vigilance, alors il me parait très important de bien expliciter la bivalence de cette vigilance, ce qui a priori n'est pas le cas avec le pictogramme actuel, qui mériterait donc d'être retravaillé. Quand bien même les vigilances sont toujours accompagnées de bulletins détaillés qui explicitent la nature et les caractéristiques de l'aléa prévu, le sens donné par la seule lecture des images ne doit pas être considéré à la légère, comme l'a très bien montré cette situation : en dépit de discours et d'explications, bon nombre de personnes retiennent ce que disent les images.
  15. Ce sujet est un petit trésor pour moi, vu que je m'intéresse précisément aux problématiques des rapports entre météo et médias. Du coup, j'ai fais une (petite) enquête pour comprendre comment, à partir de la première Conférence Scientifique Publique Mondiale sur la Météorologie, les médias arrivent à annoncerune apocalypse à cause du réchauffement climatique dans 30 ans, pour au final nourrir un climatoscepticisme qui retombe sur le dos du GIEC. Si vous avez un peu de temps devant vous ... http://infosmeteo.wordpress.com/2014/08/31/rechauffement-climatique-et-apocalypse-comment-les-medias-nont-pas-parle-de-la-wwosc/
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