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Youri

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  1. Bonjour à tous ! 01/09: 23.5°C / 34.5°C 02/09: 23.0°C / 30.2°C 03/09: 23.5°C / 32.2°C 04/09: 24.2°C / 33.1°C 05/09: 21.5°C / 31.7°C PP: 27.2 mm 06/09: 21.8°C / 34.1°C PP: 0.2 mm 07/09: 23.5°C / 35.6°C PP: 1.0 mm 08/09: 22.0°C / 31.8°C PP: 8.4 mm 09/09: 22.1°C / 30.5°C PP: 1.0 mm 10/09: 23.6°C / 32.9°C 11/09: 25.0°C / 32.6°C 12/09: 21.4°C / 28.3°C PP: 0.8 mm 13/09: 22.6°C / 35.3°C 14/09: 20.2°C / 31.7°C PP: 18.8 mm Pour le moment, le mois ne s'annonce pas trop mal, quoique l'année dernière la première quinzaine a été nettement plus arrosée que ça. D'après les prévisions de GFS le spectre d'un mois de septembre trop sec semble écarté car la mousson semble devoir maintenir une influence efficace pour les deux prochaines semaines au moins. Mais normalement c'est justement à partir de la deuxième quinzaine de septembre que les pluies commencent à se raréfier, donc il aurait mieux valu qu'on ait plus d'eau avant... Les pluies à venir risquent à présent d'être moins régulières et moins bien distribuées géographiquement. Mais le maintien d'une bonne pluviométrie n'est pas non plus à écarter. C'est ce que GFS semble promettre mais on le prendra avec des pincettes, car si par ici on peut s'y fier pour mesurer le POTENTIEL pluvieux, il n'est plus à démontrer qu'il n'en est rien pour les quantités et le nombres d'épisodes...
  2. Bilan du mois d'août 2021: Tnm: 22.8°C (pour une norme de 23.1°C donc -0.3°C d'anomalie) Txm: 31.3°C (pour une norme de 31.6°C donc -0.3°C d'anomalie) Tm: 26.4°C (pour une norme de 26.7°C donc -0.3°C d'anomalie) Précipitations: 221 mm en 13 jours > 0.1 mm et 12 jours > 1.0 mm(pour une norme de 235 mm en 17 jours > 0.1 mm et 14 jours > 1.0 mm) Ce qui nous fait donc un mois d'août incroyablement... normal avec peut-être un jour ou deux de pluie manquant.
  3. @boubou07c'est sûr ! D'ailleurs, Kayes n'est pas une ville ou j'aimerais séjourner pendant la période de canicule... Déjà que sur Ouaga c'est difficile à supporter, alors à Kayes bon... D'autant plus si le vent est encore plus discret (car la ville semble aussi plus abritée par des hauteurs environnantes). Comme j'en parle presque chaque année à partir de mars / avril, le vent et l'humidité sont extrêmement importants dans le ressentis final... Tant que l'Harmattan souffle avec vigueur, même si son souffle est brûlant, on en tire un très bon parti, car avec l'évaporation instantanée de la sueur, on sent la chaleur de l'air sur la peau mais on n'étouffe pas, personnellement ça me donne juste un peu sommeil surtout dans l'après-midi. Et si l'on reste dans un endroit peu aéré on transpire abondamment mais en sortant dehors, au vent, on a l'impression temporaire d'un souffle d'air frais (malgré qu'il soit à plus de 40°C) qui permet de se sentir bien mieux, là encore grâce au refroidissement de la peau induit par l'évaporation rapide de toute cette sueur. Mais dès que ce vent se fait plus discret, voire absent, place au ventilateurs électriques quand il y en a, ou sinon, à la ventilation à la main, avec le bon vieux éventail. Sinon là ça devient vite dur à supporter. Mais le summum est atteint quand la mousson remplace l'Harmattan et que l'air devient humide. Si les matins sont déjà très chauds, ils sont rendus supportables par un (souvent vigoureux) vent de sud-ouest, auquel on peut s'exposer pour se protéger, au moins jusqu'à 11h, heure à laquelle le vent faiblit drastiquement. Jusque là on sent que la sueur est abondante, mais elle arrive encore à s'évaporer sous l'action de ce vent, même si on voit déjà que c'est beaucoup moins efficace, la moindre parcelle du corps moins aérée dégouline littéralement. C'est la période ou les gens qui aiment se sentir toujours "propres et secs" ne peuvent pas "survivre" ici sans climatisation, et s'ils sont forcés de le faire (coupure de courant...) abandonnent souvent fierté, raison et dignité ( j'exagère à peine ). Et le clou du spectacle, c'est quand le vent tombe carrément, mais que l'air reste tout aussi chaud et humide. Là, la santé en prend vraiment un coup, car sans ventilation artificielle, il n'y a presque aucun moyen de se rafraîchir et c'est là que irritabilité, impatience, perte d'efficacité interviennent, y compris dans mon cas. Alors j'imagine que des coins comme Kayes, avec une période chaude encore bien pire qu'à Ouaga, avec en plus moins d'aération, doivent être vraiment très, très éprouvants. A la rigueur, les villes du Sahel vraiment profond, comme Gao ou Tombouctou, bien qu'atteignant de plus hauts sommets thermiques, ne sont peut-être pas si pires, vu qu'elles restent sous l'influence de l'Harmattan plus longtemps ce qui doit les rendre moins lourdes, même si plus chaudes, dans un premier temps. Mais en contrepartie, leur saison pluvieuse est, elle aussi, nettement plus chaude et lourde (car la mousson y est moins efficace) donc du coup difficile aussi de trouver du répit... leur saison la plus appréciable reste la période novembre-mars avec bien sûr une préférence entre décembre et février où là, vraiment, on respire voire frissonne, surtout la nuit et au petit matin, et où l'air reste tiède en journée sans plus... Malgré des températures pouvant quand même dépasser 30°C par moments, tous ceux ici qui ont goûté à l'Harmattan, je pense, s'accorderont avec moi pour dire que le ressenti est parfois trompeur, plus frais que ce que le thermomètre laisse présager, un 30°C voire 35°C paraissant alors parfaitement agréables avec le vent, et les 15°C matinaux semblent quand à eux proprement glacials, surtout si l'on est amené à se laver dehors ou à faire toute activité impliquant un contact avec de l'eau...
  4. Bonjour à tous ! 13/08: 23.7°C / 31.2°C 14/08: 20.9°C / 25.9°C PP: 42.2 mm 15/08: 22.6°C / 31.0°C 16/08: 23.3°C / 29.6°C 17/08: 21.8°C / 29.6°C PP: 18.8 mm 18/08: 22.3°C / 29.5°C 19/08: 20.6°C / 30.3°C PP: 4.4 mm 20/08: 22.8°C / 35.4°C 21/08: 23.5°C / 30.1°C 22/08: 22.1°C / 30.5°C PP: 12.8 mm 23/08: 23.2°C / 34.6°C 24/08: 26.1°C / 36.1°C 25/08: 23.6°C / 32.1°C 26/08: 22.3°C / 31.8°C PP: 9.4 mm 27/08: 22.6°C / 32.8°C 28/08: 24.5°C / 32.8°C PP: 1.8 mm 29/08: 21.1°C / 28.8°C PP: 14 mm 30/08: 23.7°C / 31.7°C 31/08: 23.0°C / 32.2°C A suivre d'ici quelques temps le bilan du mois d'août !
  5. Non, c'est la façon de répondre en reprenant mon "pas si important que je ne le pense" pour répondre "tu penses bien" qui m'avait fait sourire sur le coup 🙂 sinon rien de méchant, il n'y a pas grand chose à comprendre donc c'est normal que tu n'aies pas compris du coup. 😄
  6. Bonjour à tous ! Suite et fin des relevés de juillet et bilan... 27/07: 22.5°C / 27.6°C PP: 7.2 mm 28/07: 22.7°C / 31.9°C PP: 17.6 mm 29/07: 23.0°C / 30.3°C 30/07: 23.2°C / 32.5°C 31/07: 21.6°C / 28.0°C PP: 17.8 mm Bilan du mois de juillet 2021: Tnm: 23.5°C (pour une norme de 23.6°C donc -0.1°C d'anomalie) Txm: 32.3°C (pour une norme de 32.6°C donc -0.3°C d'anomalie) Tm: 27.4°C (pour une norme de 27.7°C donc -0.3°C d'anomalie) Précipitations: 200 mm (pour une norme de 220 mm) Vous l'aurez donc bien compris, nous avons ici un mois de juillet typique, pile dans les normales. Au niveau des précipitations, je me base sur la fiche de @mottoth mais sachant que Ouaga et Ziniaré ont tout de même une petite différence en terme de pluviométrie annuelle (à mon avis une cinquantaine de millimètres) donc je considère que 20 mm de déficit sont négligeables, d'autant plus que le nombre de jours de pluie est conforme à la normale (12 jours, ayant tous totalisé plus de 1 mm, pour une moyenne de 12.6 jours). Malgré tout, la perception par les paysans et par tout ceux qui voient surtout le côté agronomique, est fortement impactée par les dix jours de coupure entre fin juin et début juillet, et vont jusqu'à parler de "faux départ" pour parler de la période mai - juin qui fut bien arrosée, en raison de la poche de sécheresse accompagnée de températures élevées qui a suivi avant le retour des pluies, et qui a poussé certains agriculteurs à recommencer leurs semis. Paradoxalement, la végétation naturelle, elle, ne s'est jamais aussi bien portée, la verdure est omniprésente et assez en avance, d'ailleurs mon allergie aux graminée a démarré avec près de 3 semaines d'avance cette année. Donc j'ai plutôt tendance à considérer cette saison comme excellente pour le moment. Mais, comme d'habitude, on scrutera la fin de saison pour pouvoir tirer un vrai bilan. Car si septembre se montre plus sec que la normale, c'est sûr que couplé aux retards de semis dus à la (seule et unique) poche de sécheresse, certains risquent de mal récolter. -- Passons à août: 01/08: 22.7°C / 30.0°C 02/08: 23.2°C / 31.7°C 03/08: 25.4°C / 34.7°C 04/08: 21.5°C / 29.3°C PP: 45.0 mm 05/08: 23.0°C / 29.4°C 06/08: 22.8°C / 31.8°C PP: 6.0 mm 07/08: 21.0°C / 31.8°C PP: 38.8 mm 08/08: 21.6°C / 32.7°C PP: 0.2 mm 09/08: 24.6°C / 33.0°C 10/08: 23.6°C / 33.3°C PP: 22.0 mm 11/08: 21.4°C / 27.3°C PP: 7.2 mm 12/08: 23.1°C / 30.9°C
  7. Bonjour @boubou07 Effectivement il y a des différences de températures notables entre certaines régions qui sont pourtant climatiquement assez proches. Mais ces derniers temps en comparant les données de certaines villes, ici au Burkina Faso, il m'est venu une explication assez simple à laquelle j'aurais dû penser depuis bien longtemps: l'altitude, qui est un paramètre que l'on néglige souvent par ici car la zone n'est pas considérée comme "montagneuse". Mais pourtant force est de constater que les différences de quelques centaines de mètres entre certaines localités sont largement suffisantes pour changer la température de plusieurs degrés, ainsi que la ventilation... Je me suis souvent dit que les différences entre Ouagadougou et Bobo étaient essentiellement dues à la latitude, ce qui est bien sûr vrai, MAIS il y a aussi le fait que Ouagadougou est à 315 m, tandis que celui de Bobo est à 430 m. Une différence qui peut justifier d'un gradient pouvant aller jusqu'à 1°C entre les deux aéroports toutes saisons confondues, qui vient s'ajouter à la plus grande influence de la mousson du côté de Bobo par rapport à Ouaga. En regardant les données de Banfora, plus au sud-ouest que Bobo, j'ai souvent remarqué que les températures y étaient (légèrement) plus élevées, tandis que celles d'Orodara, aussi à l'ouest / sud-ouest de Bobo mais plus au nord que Banfora étaient encore un peu plus fraîches que celles de Bobo. Des données sommes toutes peu étonnantes quand on voit qu'Orodara est à 530 m donc plus haute que Bobo, et que Banfora est autour de 300 m donc plus bas même que Ouaga ! Entre Banfora et Ouaga, là on peut dire que la différence thermique est vraiment uniquement portée par la latitude tandis que Bobo et Orodara sont aussi favorisées par une altitude plus élevée, ce qui, cela va sans dire, optimise aussi l'aération et améliore aussi le ressenti (j'ai remarqué que Bobo était souvent plus venteuse que Ouaga lors de mes quelques séjours). Prenons maintenant Kayes, qui est située à... 50 m d'altitude. Pas du tout étonnant, de ce fait, qu'elle soit l'une des villes les plus caniculaires du Mali (voir du Sahel à cette latitude), car avec 300 m de différence avec Bamako et Ouaga entre autres, on a 2°C de plus toutes saisons confondues, donc en y ajoutant la différence de latitude, on a forcément des pics de chaleur encore plus extrêmes en période caniculaire et une aération sans doute moindre... Pour aller plus à l'ouest, à Kédougou au Sénégal, cette ville a beau être a la même latitude que Ouagadougou et Bamako, bien arrosée (1 250 mm annuels) elle est légèrement plus chaude, car elle aussi, a plus basse altitude, que les deux autres villes (150 m). Après peut-être que le rôle de l'altitude n'est pas aussi important que je ne le pense, mais ça me paraît somme toute logique, surtout lorsque la différence excède 200 m, que ça pèse dans la balance.
  8. Bonjour ! Merci pour cette contribution, ça fait plaisir de voir que ce sujet fait un peu parler de cette région du monde, qui manque encore pas mal de passionnés ! Vous allez sans doute me trouver pointilleux (j'aime ce mot en ce moment...) mais je ne puis m'empêcher de réagir sur cette partie de votre message. En fait, c'est plutôt le contraire, vers l'ouest la végétation et la pluviométrie se portent de mieux en mieux, car l'influence de la mousson augmente, même si la saison pluvieuse ne dure pas plus longtemps. L'ennui avec Bamako - Kayes, c'est qu'il est inexact de dire qu'on va vers l'ouest, on va plus vers le nord-ouest (même si dans le découpage administratif du Mali, il est vrai qu'on parle de l'ouest), et vous remarquerez donc avec cette carte des isohyètes que j'adore, que si Bamako (lat 12.6°N) frôle l'isohyète 1000 mm, Kayes (lat 14.4°N) dépasse à peine 700 mm (en fait la pluviométrie est la même qu'à Ziniaré bien que la saison soit cependant un peu plus courte à Kayes, ce qui est normal vu sa position plus septentrionale). Alors que si on allait vraiment vers l'Ouest, on ne ferait que gagner en pluviosité (et pluviométrie): Prenons une ville à peu près à la même latitude que Bamako, Kéniéba (12.8°N), reçoit quasiment 1200 mm, et si on pousse plus à l'ouest encore, à Kédougou (Sénégal, lat 12.5°N), on s'approche des 1300 mm ! Les conditions plus "favorables" qui règnent à Mopti sont principalement dues à la présence du fleuve Niger, car ce n'est pas ses 500 mm de pluies annuelles qui vont la "sauver" ! Mais oui, nous sommes bien d'accord, les conditions varient énormément avec le relief et la nature du sol. Cependant à latitude égale, plus on va vers l'ouest, plus il pleut et plus la végétation est abondante. L'assèchement de la végétation qu'on observe de Bamako à Kayes est donc essentiellement dû à sa position plus septentrionale, qui cause bien évidemment une augmentation de la température, une diminution de la durée de la mousson et aussi de la pluviométrie annuelle. Mais Kayes peut encore se considérer comme chanceuse, car, au Burkina, à latitude égale à celle de Kayes (14.4°N) on est à 450 mm annuels dont en pleine zone sahélienne. Voici la carte que j'aime utiliser pour les isohyètes: -- Il est temps de se mettre à jour pour les relevés de juillet à Ziniaré 04/07: 22.4°C / 37.2°C PP: 7.2 mm 05/07: 20.5°C / 30.1°C PP: 56.4 mm 06/07: 24.5°C / 35.5°C 07/07: 26.5°C / 34.0°C 08/07: 26.6°C / 33.8°C 09/07: 24.1°C / 29.7°C 10/07: 23.9°C / 32.1°C PP: 6.0 mm 11/07: 24.2°C / 30.6°C PP: 1.6 mm 12/07: 24.0°C / 33.3°C 13/07: 19.7°C / 29.2°C PP: 43.2 mm 14/07: 22.7°C / 31.0°C 15/07: 23.8°C / 34.6°C 16/07: 21.6°C / 34.2°C PP: 4.6 mm 17/07: 24.7°C / 32.3°C 18/07: 23.4°C / 31.2°C 19/07: 23.0°C / 34.3°C 20/07: 26.3°C / 33.3°C 21/07: 21.0°C / 27.7°C PP: 30.0 mm 22/07: 23.8°C / 31.8°C 23/07: 21.5°C / 28.9°C PP: 2.8 mm 24/07: 22.7°C / 30.5°C 25/07: 24.4°C / 32.8°C 26/07: 23.1°C / 33.4°C PP: 5.6 mm J'ai démarqué les épisodes vraiment consistants des simples averses en utilisant deux couleurs. Pour le moment la saison se caractérise par des épisodes relativement espacés, des séquences sèches marquées, mais rien de vraiment anormal (à part la grande séquence sèche de fin juin et des premiers jours de juillet qui s'est vraiment montré tueuse pour les activités agricoles par endroits). Certaines années, il pleut beaucoup plus fréquemment, mais avec moins de gros cumuls, d'autres années, il pleut moins fréquemment mais avec presque à chaque onde d'est de copieux cumuls... Les petites averses quasi-quotidiennes et moins torrentielles sont plutôt l'apanage du mois d'août, mais ça dépend des années...
  9. Bonsoir ! @dann17 oui je comprends très bien ce que tu veux dire Il est logique que les grandes classifications climatiques se préoccupent plus des grands traits communs, comme tu le dis, qu'aux différences "de maillage fin". C'est pourquoi il y a ce que j'appellerais des sous-classes climatiques, que chaque pays/région a tendance à utiliser pour subdiviser un climat d'ensemble en un certains nombre de sous-climats si j'ose dire. Il est aussi vrai que Köppen classifie (pour reprendre les mêmes exemples) Niamey et Ouaga comme Bsh (semi-aride chaud) contrairement à Bobo-Dioulasso, Sikasso et Bamako qui sont Aw (climat de savane sec/humide) bien qu'une classification plus "pointilleuse" comme celle que tu établis avec ton indice hydrique ne classerait ni Niamey ni Ouaga en zone semi-aride. De même pour les notions de climat sahélien, soudano-sahélien, soudanien... J'ai pu lire de nombreuses subdivisions issues de ces climats (qui sont en fait déjà des subdivisions ) comportant, entre autre, de subtiles nuances telles que (du plus sec au plus humide) Sahélien, sahélo-soudanien, soudano-sahélien, soudanien, soudano-guinéen, guinéen et j'en ai peut-être sauté... Avant je pensais que sahélo-soudanien et soudano-sahélien revenaient au même, jusqu'à ce que je me rende compte que le climat dit sahélo-soudanien avait en fait plus de caractéristiques sahéliennes que soudaniennes, et vice versa pour le climat dit soudano-sahélien... Sans compter les climats "nord soudanien et sud soudanien"... Bref, de quoi s'arracher les cheveux en termes de classifications quand on sait que tout cela revient en fait globalement au même climat, si on le prend "en gros". Un climat dit "sahélien", selon certains auteurs, se termine à l'isohyète 600 mm, mais selon ta classification, Niamey qui reçoit 540 mm n'en fait pourtant pas partie car tu le classifies dans le domaine soudano-sahélien, en fait si j'ai bien compris ton point de vue, tu ne parlerais de climat sahélien que si ton IhA tombait sous les -45 donc en semi-aridité... Ce que je retiens c'est que tout cela est surtout décelable par l'étude du couvert végétal... Effectivement comme tu le dis, la forêt sèche dans le sens où tu la décris est possible dès Niamey tout comme sur Ouaga ; à la nuance près que sa composition ne serait pas la même. Sur Niamey (qui semble recevoir à peu près la même pluviométrie que la zone entre Tougouri et Dori dans laquelle j'ai pris les dernières photos) on aurait une bien plus grosse proportions d'épineux, des arbres généralement plus petits, un couvert herbacé assez ras et discontinu en saison des pluies, ponctué, dans les zones creuses, dites de bas-fond, de zones plus boisées, plus riches en espèces d'arbres, de plus grands spécimens et d'un couvert herbacé plus fourni, et, dans les zones les plus élevés, d'une quasi-absence de végétation. Sur Ouaga, on retrouve plus d'espèces d'arbres, plus grands, moins d'épineux (mais tout de même encore beaucoup car j'en conviens, ils dominent encore nettement le paysage), plus de grands arbres moins adaptées à la sécheresse... un couvert herbacé en saison pluvieuse plus dense, plus haut... Mais là encore, on retrouve un couvert bien plus dense dans les creux (bas-fond) où on y retrouve quasiment le paysage des environs de Pô, et, sur les hauteurs, une désolation avec presque que des épineux chétifs et peu d'herbe, même en saison pluvieuse, autour et sur les collines... (Tu as déjà remarqué que la photo que j'ai prise du haut du mont de Boudtenga sens le... sec!) Donc effectivement, selon la nature du sol et le relief, on peut en effet trouver des zones au paysage identique aussi bien à Niamey qu'à Ouaga (par exemple), mais ce que l'on trouve en plaine à Niamey ressemblera à ce qu'on trouve dans les zones plus élevées sur Ouaga, et ce que l'on trouvera dans les creux à Niamey ressemblera plus à ce qu'on trouvera en plaine sur ouaga... Ces faits rendent la transition "très" douce lorsqu'on parcourt la route du sud-ouest au nord-est, au point qu'il est difficile de dire à quel moment tel écosystème commence ou se termine, il y a beaucoup de chevauchement, de fragmentation, on retrouve en effet des zones boisées partout, (mais de moins en moins en allant vers le nord-est) et des zones arides aussi partout (mais de moins en moins en allant vers le sud-ouest). Mais en revanche lorsqu'on prend d'un seul coup les deux extrêmes la différence est suffisamment claire. Merci pour les deux photos, effectivement c'est un exemple qui illustre ce que tu dis, car à les voir comme ça, de mes propres yeux, je ne devinerais pas facilement qu'il s'agisse de la même zone biogéographique... Mais je suis sûr qu'il existe des subdivisions pour différencier le climat de cette partie de l'Espagne de la Crète ! Et merci pour le lien que je m'emploierai à lire avec passion dès que j'aurai un moment. Excellente soirée !
  10. @dann17 après il faut regarder le type de végétation, et le terrain. Sur la première photo on voit clairement qu'entre les arbres, il n'y a pas grand chose à tirer de la terre, sauf dans certaines parcelles... Sur la deuxième c'est clair que comme de l'eau de roche, ce sont des terres cultivables même si elle ne payent pas de mine en pleine saison sèche. Les mêmes en saison des pluie seraient nettement plus tranchées je pense... Si, vers Gando, l'homme n'intervenait pas, ce serait presque partout couvert d'herbes sèches et cette couleur ocre du sol ne serait pas dominante (sauf en fin de saison sèche, ce qui est peut-être le cas, lorsque les termites ont "rongé par la racine" la plupart des herbes sèches. Dans la photo des environs de Niamey comme tu dis, je vois bien les zones pourvues en arbustes, en herbes sèches... et aussi les nombreuses zones complètement stériles où j'en mettrai ma main au feu que même en saison des pluies, il n'y aura presque rien dessus, le couvert herbacé ne sera pas uniforme. Bon, je comprends ton ressenti, mais moi je vais maintenant parler du mien... Après tout l'essence d'un débat, ce sont bien les opinions divergentes Je vais maintenant poster 2 photos pour chacun des 3 lieux suivants : Pô (pluvio environ 900 mm), région de l'Oubritenga donc là où je suis (pluvio environ 750 mm) et route Tougouri-Dori (pluviométrie environ 500 mm), que j'ai pu prendre au cours de mes quelques escapades dans le pays... Ces photos ont le mérite, comme les tiennes, d'avoir été toutes prises en saison sèche. Et ces trois zones sont dans la même zone climatique. Allons-y pour les environs de Pô (900 mm): Allons-y maintenant pour notre cher Oubritenga... Watinoma, Boudtenga... bref des environs de villages (750 mm): Watinoma et celle-là prise d'une colline à Boudtenga Maintenant passons à la route Tougouri-Dori (500 mm) Eh bien... Tu ne m'ôteras pas de l'idée que la différence est flagrante surtout d'un extrême à l'autre, et bien qu'elles soient toutes dans la zone "vert clair" de la carte avec un climat xérique... Vu de la terre, c'est autre chose Je préfère les classifications suivantes, qui elles, ont le mérite de montrer clairement les différences climatiques que tu juges "exagérées", et dans lesquelles Niamey et Ouaga ne font pas partie du même domaine, ni même Pô qui est clairement à la frontière avec la zone soudanienne. Entre Dori et Pô, je ne pense pas me tromper en affirmant que le nombre d'espèce végétales varie au moins du simple au quadruple... Cela dit, je suis toujours ouvert aux arguments, ça me passionne... Et je pense aussi que les lecteurs doivent aimer suivre ce débat N'oublie pas que mêmes les grands climatologues dont les classifications climatiques sont restées ont du mal à tomber d'accord sur la limite du Sahel à proprement parler... nous n'avons donc pas fini de débattre !!!
  11. Merci @dann17! Pas d'inquiétude, je ne suis pas superstitieux. C'est juste une remarque que j'ai pu faire après 9 années (donc 9 saisons des pluies consécutives), enfin 8 saisons entières... Ces dernières années nous avons presque pris l'habitude de ne presque rien avoir en mai et en juin, jusqu'au fameux "saut" de mousson fin juin, mais d'avoir septembre et octobre bien arrosés. Mais il m'a aussi semblé que les quelques années connaissant des pluies régulières en mai et juin ont eu beaucoup plus de poches de sécheresse au coeur de la saison... Et un mois de septembre particulièrement secs ou aux pluies très mal réparties... En tous cas ici à Ziniaré. Je n'en ferai bien sûr pas une règle d'or mais je ne peux m'empêcher de le noter. Effectivement je me rappelle de la carte et de tes indices. Très bien faits au passage 🙂. Sur la carte, on voit quand même que le climat de Niamey est proche de la limite avec le climat de steppe, par rapport à celui de Ouagadougou. D'autres villes plus à l'ouest et plus méridionales comme Boromo à 200 km d'ici appartiennent aussi au même domaine, mais sont nettement plus humides, et le paysage n'a rien à voir entre Niamey et Ouaga, pas plus qu'entre Ouaga et Boromo (beaucoup plus proche de la zone sub-humide)... bien que ces villes soient classées dans la même zone. Que ce soit à Niamey, ou à Ouagadougou, le paysage ne ressemble pas vraiment à celui d'une forêt, même sèche... C'est clairement une savane, avec de l'herbe et des arbres plus ou moins espacés... Mais il y a effectivement des zones d'arbres (enfin je dirais plutôt arbustes voire buissons) très serrés qui pourraient effectivement se référer à cette fameuse "forêt tropicale sèche". Mais ces zones ne sont pas généralisées. Elles alternent avec des zones purement herbeuses, et d'autres totalement arides avec peu d'herbe et quelques épineux chétifs... Ce classement dépend en fait aussi de la nature du sol et des éventuels fleuves et autres zones humides créant un milieu favorable à certains écosystèmes qui seraient autrement difficiles à supporter uniquement grâce à la pluviométrie (par exemple le parc bangr weeogo à Ouaga !) Mais il est vrai qu'il y a aussi la modification des paysages par l'homme qui fausse souvent le tout: même ici, à Ziniaré, les quelques zones clôturées laissées à l'abandon mais protégées des coupes sauvages de bois montrent TRES clairement un écosystème beaucoup plus riche, plus boisé... qu'il ne l'est en dehors... Et ces zones sont le vrai reflet de ce que serait le paysage si on le laissait un peu respirer...
  12. Bonjour à tous ! Il est (plus que) temps de tirer le bilan du mois de juin 2020, avant d'attaquer la suite des observations de juillet. Tnm: 24.2°C au lieu d'une moyenne de 25.4°C (-1.2°C) Txm: 35.4°C au lieu d'une moyenne de 35.5°C (-0.1°C) Tm: 29.8°C au lieu d'une moyenne de 30.1°C (-0.3°C) Précipitations: 144 mm (en 10 jours avec pluie, ayant chacun totalisé plus d'1 mm) au lieu d'une moyenne de 94.2 mm (en 7 à 9 jours avec pluie selon que l'on considère respectivement les précipitation supérieures à 1 mm ou celles supérieures à 0.1 mm) Nous avons donc, pour la première fois depuis quelques années, un mois de juin un peu plus frais et par contre nettement plus humide que la normale. Mai et juin ont tous les deux été humides, alors que ces dernières années, c'était plutôt le contraire. Ma modeste expérience m'a montré que, le plus souvent, plus la saison pluvieuse est hâtive (beaucoup de pluie en mai et juin), plus elle connaît de longues séquences sèches en cours de saison et une fin précoce (septembre et octobre souvent plus secs que la normale), alors que lorsqu'elle est tardive (peu de pluie en mai et juin), plus les épisodes pluvieux en juillet-août-septembre sont nombreux et intenses et plus la fin est, elle aussi, tardive (on l'a vu ces dernières années avec des mois de septembre et octobre bien arrosés, alors que mai et juin avaient été très secs). Cela n'a probablement pas de fondement scientifique, mais plus je reste ici, et plus ça semble se révéler vrai. Actuellement, nous connaissons d'intenses épisodes pluvieux suivis... d'intenses séquences sèches (ça fait déjà 2 fois dans ce mois de juillet que nous connaissons une séquence sèche suffisamment longue pour causer un flétrissement de la végétation herbacée, par endroits...) Cela démontre aussi ce que @mottothet @dann17 ont déjà souligné dans la partie "climats du monde" sur les climats du Sahel, et de la zone soudano-sahélienne et soudanienne. Des zones comme Niamey, qui sont plutôt sahéliennes, peuvent connaître régulièrement des séquences sèches parfois longues, même au coeur de la saison humide, tandis que les zones soudaniennes comme Bamako (même latitude que Ouaga mais plus à l'ouest) n'en connaissent que très rarement voire jamais. Et, le c*l entre deux chaises, il y a Ouagadougou et sa région, qui est en zone soudano-sahélienne, et ce n'est pas pour rien, car elle possède des caractéristiques mixtes: souvent des saisons pluvieuses bien intenses, avec peu de séquences sèches, mais, à peu près aussi souvent, des saisons moins intenses, avec des séquences sèches suffisant à mettre à l'évidence une sécheresse de surface dont la strate herbacée souffre parfois pendant plusieurs jours avant le retour de la pluie... seul le mois d'août semble complètement épargné par ce risque par ici (quoique parfois c'est limite, quand la pluie fait 5 ou 6 jours à jouer avec nous en passant une fois trop au nord, une fois trop au sud, mais en raison d'une couverture nuageuse beaucoup plus importante, il est rare que les herbes en arrive à faner, ou alors seulement pendant une journée ou deux dans les sols les plus arides).
  13. Youri

    Côte d'Ivoire

    Oui, mais il semble cependant que, depuis ce matin, il y a des signes qui montrent que la bande côtière entre dans sa "petite saison sèche", car sur l'océan, ça s'est bien dégagé, l'instabilité à fait un bond en latitude vers le nord, vers l'intérieur des terres, et on sent bien ce matin en regardant l'image satellite, que l'alizé qui remonte du sud est bien vigoureux, que les stratus et autres nuages bas se forment beaucoup plus profondément à l'intérieur des terres qu'il y a encore quelques jours. C'est peut être en lien avec une vigoureuse onde d'est qui circule en ce moment au sahel, on voit bien que le mousson s'est considérablement renforcée au point d'apporter les nuages bas océaniques jusqu'à Ouaga ici... Et il est connu que dans cette configuration, c'est l'Afrique de l'ouest continentale qui passe à l'action est connaît sa veritable saison des pluies, tandis que la côte tend à être beaucoup plus calme en raison du fait que la convergence se fait beaucoup plus au nord.
  14. Re-bonjour ! Passons maintenant à la situation sur le terrain. Le mois de juin s'est montré très bien arrosé, avec un total de 145 mm, ce qui est bien supérieur à la moyenne, et il y a eu 10 jours avec des précipitations. Malheureusement, depuis la dernière pluie du 25 juin, nous subissons une poche de sécheresse: depuis cette date, nous n'avons plus eu la moindre goutte et cela fait maintenant le 9e jour. J'ai bon espoir que cela reprenne sans tarder mais une nouvelle fois, vu la façon dont la saison avait commencé, rien ne pouvait laisser entrevoir une telle coupure (certains agriculteurs devront sans doute recommencer leurs semis). Dans beaucoup d'endroits, les herbes et plantes basses dépérissent déjà sérieusement, certaines ayant fermé leurs stomates depuis déjà 4-5 jours, surtout là où les sols sont peu profonds. 19/06: 20.9°C / 30.2°C PP: 21.2 mm 20/06: 23.4°C / 34.9°C 21/06: 24.0°C / 35.2°C PP: 1.6 mm 22/06: 23.8°C / 32.9°C 23/06: 23.2°C / 36.1°C PP: 2.4 mm 24/06: 25.1°C / 35.0°C 25/06: 19.7°C / 28.3°C PP: 28.0 mm 26/06: 23.7°C / 34.5°C 27/06: 23.2°C / 35.9°C 28/06: 24.8°C / 35.8°C 29/06: 24.5°C / 36.2°C 30/06: 24.4°C / 35.9°C -- 01/07: 26.4°C / 38.3°C 02/07: 26.3°C / 35.0°C 03/07: 26.1°C / 36.0°C Actuellement il fait 37.2°C. Une chaleur bien forte pour la saison, et les minimales sont également bien élevées. Je ne m'imaginais pas qu'on pouvait encore atteindre de tels sommets après qu'il est déjà tant plu... Encore une énième illustration que tout est possible ici et que bien malin serait celui qui pourrait prévoir quoi que ce soit avec précision...
  15. Merci @Thundik81 pour ces articles. Il y a en effet bien du travail en la matière, car le service météo du pays est, malgré ce que l'on peut entendre de certaines bouches, très lacunaire, et d'ailleurs très impopulaire car la plupart des gens à qui on parle (et qui ne sont bien entendu pas initiés au difficultés de cette science) disent toutes la même chose "la météo dit n'importe quoi, ils n'ont jamais été capable de prévoir qu'une pluie allait tomber à un point A ou B, ou qu'un coup de vent allait faire des dégâts à tel ou tel endroit... ils informent les gens qu'une nappe de poussière recouvre le Burkina mais la veille personne n'a entendu que cette nappe de poussière allait justement nous recouvrir". Je ne fais que citer, et je suis conscient du fait que vu la situation générale du pays et de ses habitants (surtout en ce moment dans certaines régions), l'amélioration du service météo apparaît logiquement comme la dernière des priorités. Quant à l'impopularité du service et de ses prévisions, il est évident que le citoyen lambda ne connaît pas forcément la notion de risque, d'incertitude, de réseau d'observation peu dense et autres... seuls les initiés savent qu'on ne peut que très difficilement prévoir avec précision l'endroit où un orage pourra éclore dans certaines situations, et quel sera son potentiel pluvieux ou venteux à un point A ou B. La prévision des orages s'améliore dans le monde, mais il est connu que certains paramètres menant à leur formation dans cette partie du monde sont encore imparfaitement compris, malgré plusieurs programmes d'étude concernant la mousson africaine. Le citoyen lambda ne se rend pas compte qu'il est dans l'une des régions du monde où il est le plus difficile de prévoir les précipitations (en saison sèche, tout est plus facile, entendons-nous, vu que le paramètre précipitation disparaît totalement des préoccupations du prévisionniste). Comme ici, presque toutes les précipitations sont orageuses, et que la saison est en définitive plutôt courte, et que par-dessus tout, plus de la moitié de la population du pays dépend de ces orages pour leurs cultures vivrières... on comprend vite le problème de prévision... et la déception des populations. On ne peut pas jeter la pierre au service météo national, qui ne fait que composer avec la technologie disponible, et on ne peut pas non plus jeter la pierre aux populations qui critiquent le service météo car, partout dans le monde, le citoyen lambda non passionné de météo s'attend à ce qu'une prévision "bien faite" dise "il pleuvra dans votre ville tel jour de telle à telle heure...", même si nous savons tous sur ce forum que c'est déjà utopique par chez nous, surtout lorsqu'il s'agit d'orages, mais alors ici... 🙄 Ici, les intempéries ont toujours surpris tout le monde, je suis bien placé pour le savoir, chaque jour est une surprise en saison des pluies... on ne sait jamais à l'avance qu'il y aura réellement. Surtout aux deux extrémités de la saison (début/fin) ou même sur l'image satellite, la formation des gros paquets orageux paraît totalement aléatoire (alors qu'au milieu de la saison, elle suit plus souvent les ondes tropicales qui sont assez visibles sur les images satellite, ce qui fait qu'il est un peu moins difficile d'estimer le moment où la probabilité de pluie est la plus forte). Le 1er septembre 2009, l'orage stationnaire qui a déversé 260 mm sur une grande partie de Ouaga a été une totale surprise pour les populations. Même si certains services "hors Burkina" comme la NOAA avaient peut-être sorti des cartes avec un zonage des régions à risque de fortes précipitations, jamais la population n'a pu avoir accès au moindre spot télévisé ou radio-diffusé du style "attention il y a un risque accru d'inondations ces prochains jours". Tout service d'alerte météo est totalement inexistant ici, et même si je comprends que les priorités du pays sont en ce moment beaucoup plus existentielles, il n'empêche que les intempéries font parfois de gros dégâts, avec beaucoup de sinistrés, et éventuellement des blessures et décès... Une meilleure approche serait donc une bonne chose, mais à mon avis, sans vouloir être pessimiste, ce n'est pas pour demain...
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