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Météofun

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  1. Merci à vous ! Et aussi merci pour les discussions fortes intéresantes, ta superposition Alexy (c'est pas facile avec les différences de projection) ou encore l'image sat de Fourmi103. D'ailleurs au sujet des images MODIS si on veut profiter des images reprojettées, il existe cette page : http://rapidfire.sci.gsfc.nasa.gov/subsets/ mais même s'il y a de très nombreux domaines, malheureusement tout les globe n'est pas couvert, en particulier au-dessus des océans. Sinon c'est ici que l'on peut avoir toutes les info(s) (lol) concernant les abrévations utilisées par le programme de diagnostique SATREP. http://www.knmi.nl/satrep/faq.html#6 On note que c'est un programme automatique comme précisé ici : http://www.knmi.nl/satrep/faq.html#2 Ce n'est donc, je pense, pas à prendre au pied de la lettre même si y'a parfois des commentaires rajoutés après-coup. Ceci dit c'est très abouti est très performant je trouve. Pour l'intéressante discussion sur le MCS avec Damien et Simon je sais pas trop : il faudrait regarder dans le détaille. C'est vrai que le système a pris naissance au sein d'un très gros MCS particulièrement durable dans le temps, ce qui a probablement son importance. Une des raisons probables de sa longue durée c'est sa présence au coeur de la goutte froide d'altitude et du tourbillon de surface. Donc forcément les valeurs de tourbillon initiale étaient déjà importante (ce qui change de la rotation parfois observé dans les gros MCS durables dans d'autres environnements synoptiques) mais n'exclue pas un certain rôle à cette échelle. Ce n'est qu'une fois qu'il a quitté le coeur, et est donc rentré dans un environnement plus barocline qu'il a véritable explosé (on voit ça très bien avec l'outil SATREP qui permet d'associer des images sat avec des champs CEP). Je pense que le caractère barocline a été déterminant, au moins en temps que phénomène déclenchant. Mais pour observer l'aspect barotrope il faudrait étudier en détaille les axes de contraction-dilatation de tourbillon (à échelle assez large, mais aussi à l'échelle du système), ce qui n'est pas évident étant donné l'échelle que l'on regarde et que les modèles sans initialisation spécifique passent à travers. En faite je pense qu'on a tous à peu près la même vision mais qu'on a du mal à aller plus dans le détaille … A suivre, mais je ne suis pas sûr qu'avec les éléments dont on dispose on puisse vraiment aller plus loin sans partir dans des supputations hasardeuses ...
  2. Effectivement, joli petit bébé … Faute de temps je serai assez bref, mais je vous renvois vraiment sur les champs SATREP : http://www.satreponline.org/index.php Je vous laisse analyser les champs du CEP en les superposant avec les images sat et regarder les difficultés des modèles globaux à prendre en compte cette petite structure. Cependant en regardant dans les archives on observe bien sa mise en place. Elle correspond cependant assez bien au petit maximum d'advection de température à l'étage moyen ainsi qu'à une petite anomalie chaude. Pour la question précédente Damien, on reconnaît quand même de faibles advections de TA, mais non insignifiantes et relativement persistantes même si le modèle ne les phase pas forcément parfaitement avec le système. Ceci qui laisse quand même penser que si le mode de croissance barotrope a probablement dominé, notamment influencé par le cisaillement convectif, la croissance barocline a probablement joué un rôle non négligeable, j'y reviens un peu plus loin. Il y a quand même une différence assez significative de ce système avec les cyclones classiques qui n'a pas encore été évoquée (autre que l'échelle, la température de la mer, l'origine extratropicale du tourbillon, …), mais on le voit bien sur cette image de retraitement, issus de SATREP qui montre la température des sommets des nuages : Et on voit en particulier que les sommets des nuages de Grace sont parmis les plus chauds des différents amas convectifs présents sur la zone. C'est une caractéristique assez remarquable de ce genre de système qui montre que le coeur chaud n'est pas très présent dans les hautes les hautes couches, avec donc une tropopause assez basse par rapport à l'environnement, ce qui est tout à fait cohérent avec la présence du thalweg d'altitude. C'est une signature assez classiques des systèmes tropicaux ayant une origine extratropicale et qui est très nette ici. Pour finir, je vous propose ici une carte de ce matin (vers 6h50 UTC) des champs de vent Quickscat ( http://manati.orbit....a.gov/quikscat/ ) : Et ici une image sat retravaillée à la même heure (7h UTC) où l'on distingue très bien les amas convectifs ( http://oiswww.eumets...UROPE/index.htm ) : et là, une correspondance entre les deux (voir les lettres sur-apposées) : On note que Grace est très loin d'être le seul système convectif à générer des vents tempétueux sur la zone : les système convectifs très venteux sont même fréquents … Et le champs de vent atténue d'autant le caractère « spectaculaire » des images sat qu'on s'aperçoit que ce système tropical montre une dissymétrie remarquable dans ces vents de basses couches, ce qui laissent franchement à réfléchir sur son mode de formation et relative un peu son classement par le NHC (même si les asymétries sont loin d'être rare dans les systèmes tropicaux, là c'est quand même particulièrement extrême et montre la difficulté à classer ce genre de système hybride). Je n'ai pas le temps de chercher davantage, mais on note quand même que parmi tous les systèmes convectifs venteux qui affectent cette large région, Grace est un de ceux qui ont probablement été le plus affecté par les légers forçages d'altitude, tent dans le positionnement que la durée (ce qui montre le rôle probable joué par la baroclinie), et aussi un des plus proches de la zone centrale du tourbillon cyclonique présent à plus grande échelle avec la convergence qui y est associé. Il faudrait affiner davantage mais je donne là, pour ceux que ça intéresse, quelques pistes de réflexions pour aller fouiner plus loin.
  3. Bha mince ... Si un jour j'avais su qu'on pouvait spéculer sur les bouquins de météo, j'en aurais acheté un wagon de celui-là pour les revendre maintenant ! ! En attendant, je revends le mien 150€ : si y'en a qui sont intéressé, contactez-moi par MP ! :lol:
  4. Effectivement si tu n’as pas ton concours via les CPGE, ton choix est très bien. C’est du moins ce que je pense après avoir suivis ce master sur Paris (j’ai fini le M2 l’année dernière). Via ce Master, tu peux faire une petite préparation pour tenter le concours spécial IENM (tu rentres directement en seconde année de l’ENM retrouver ceux qui sont passé par le concours CPGE). Je ne sais pas pour le concours CPGE, mais celui-là tu ne peux effectivement le passer que 3 fois dans ta vie. L’année dernière il n’y avait que 2 places et l’année d’avant 3 (plus à chaque fois une place sans affectation chez MF derrière). Mais, même en cas d’échec (honnêtement, c’est le plus probable, il ne faut pas se voiler la face …), la formation à ce concours, si elle n’est pas particulièrement dure (le niveau du concours est élevé et nécessite beaucoup de rapidité, mais la difficulté n’est pas très énorme au regard d’autres matières) permet d’acquérir des automatismes tout à fait utiles pour la seconde année et la suite. Si tu as des questions sur ce master, n’hésite pas à me contacter par MP, où même sur le forum si tu penses que tes questions peuvent en intéresser d’autres. Bon courage pour ton année de prépa !
  5. Pardon Yann… Je n'avais aucune intention de paraître sec. Si c'est le cas, je m'en excuse. C'est vrai que je suis parfois habitué à faire des messages un peut plus (trop ?) long et donc usuellement moins direct … Je ne faisais allusion à personne en particulier, mais simplement en général sur ce thème qui reviens finalement assez souvent dans les discussions. Ben déjà, il est bien précisé dans la dernière phrase du résumé de cet article : http://www.agu.org/p...4JC002403.shtml« The long-term trend in the observed sea ice area does not appear to be related to the trend in the SAM index. » Donc cette étude n'arrive pas à statuer sur des corrélations entre les deux séries de données au regard des seuils de significativité statistique. Et l'autre article que j'avais signalé dans mon message précédent regardait clairement la composante non-annulaire du signal. De plus, dans les oscillations du SAM, il a une composante principale annulaire, mais il y a aussi des réponses non strictement zonales au SAM. Par exemple, dans les phases positives, il y a notamment la présence d'un minimum de pression dans les zones Amundsen-Ross. De façon similaire (et même beaucoup plus extrême), l'Oscillation Arctique dans l'hémisphère nord n'est pas un mode annulaire parfait, loin de là même … En effet, les oscillations de l'AO sont très liées avec celles de la NAO et celles de la PNA (Pacific North American) Oscillation qui génèrent des anomalies méridiennes marquées sur ce mode théoriquement très zonal. Le découplage des phénomènes physique par le biais de ces indices simpliste n'est pas du tout évident même s'ils arrivent quand même souvent à résumer efficacement les principaux modes de variabilité. Il faut toutefois faire attentions aux conclusions que l'on en tire et aux causes et implications physiques que l'on souhaite mettre en évidence en se basant sur ces modes (initialement simplement statistiques). Je vais terminer en mettant 2 images assez parlantes issues de l'article. C'est quelque chose que je ne fais ici que de façon exceptionnelle car c'est théoriquement interdit vue que l'article n'est pas en libre accès et que j'ai pas envie de me faire taper sur les doigts … Mais on va dire que la culture et les discussions scientifiques que l'on a sur ce forum peuvent le justifier dans ce cas précis … Voici la première image que je vous montre : on notera que le seuil de significativité à 95% de la corrélation est fixé à 0.4 … Ce qui en dit long sur la faible significativité … Et voici une table de corrélation en en fonction des régions avec la carte pour localiser les différentes zones :
  6. C'est bien parce que si se référer uniquement aux anomalies de température sans considérer les anomalies de vent pour étudier les anomalies de glace amène à des raisonnements tronqués, l'inverse est aussi vrai … Et en particulier il semble bien que les oscillations du SAM n'apportent pas entière satisfaction pour expliquer la tendance du comportement de la banquise Antarctique : http://www.agu.org/p...4JC002403.shtml Et notament il y a de fortes différences de tendance en fonction des régions. Le SAM, comme son nom l'indique, est une oscillation annulaire (c'est-à-dire en anneau autour de la Terre, on pourrait donc aussi dire zonale : c'est une oscillation du comportement zonal de la circulation atmosphérique -c'est vrai que j'avais pas très bien expliqué ça tout à l'heure-). De ce fait, pour étudier plus en détail la variabilité et les tendances, on fait plutôt appel à la circulation non-annulaire, c'est-à-dire essentiellement les oscillations méridiennes. http://www.agu.org/p...9GL037524.shtml
  7. Et même ‘taf95’ pour aller plus loin et avoir une idée des raisons physiques (conditions thermodynamiques, dynamiques et/ou radiatives), on ne peut pas se contenter uniquement des conditions synoptiques. Je ne sais pas ce que tu disposes comme données, mais un thermogramme est beaucoup trop limité : se serait beaucoup mieux (et à la limite avant même les conditions synoptiques) d’avoir plus d’info sur les conditions locales (humidité et vent notamment, mais aussi éventuellement couverture nuageuse et sa hauteur, brouillard éventuel, …).
  8. Effectivement Yann … car c’est en fait tout l’inverse qui est observé depuis les dernières décennies. En effet, à l’image de l’oscillation arctique présente dans l’hémisphère nord, il y a aussi une oscillation antarctique qui prend souvent le nom de SAM (Southern hemisphere Annular Mode) ou AAO (AntArctic Oscillation). Or ces dernières décennies la tendance est plutôt à un renforcement de la phase positive (même si c’est peut-être un peu moins vrai ces dix dernières années), c'est-à-dire un renforcement de la circulation d’ouest.Une des raisons de cette évolution serait lié au trou dans la couche d’ozone et son impacte sur le profil de température, donc de la dynamique. Pour cela je vous envoie sur 2 petites présentations que je trouve assez parlantes : http://www.esrl.noaa.gov/research/themes/o3/pdf/OzoneClimateInteractions1.pdf http://www.esrl.noaa.gov/research/themes/o3/pdf/OzoneClimateInteractions2.pdf Les études sur le lien entre ces variations du SAM et d’extension des glaces autour de l’Antarctique (comme évoqué dans la seconde présentation) sont l’objet d’une recherche encore assez ouverte. En effet certaines, au-delà du SAM, préfèrent étudier justement la variabilité non-annulaire pour s’appuyer sur la variabilité régionale des anomalies de glace. C’est à suivre dans le futur.
  9. Pour ceux que ça interesse je reviens sur certains points : Pas forcément : certaines advection froide de basse couche se produisent avec un vent marqué : c’est parfois le cas dans certains cas de flux d’est continentaux (mais effectivement, dans ce cas, sauf temporairement la nuit, l’inversion n’est pas situé dès le niveau du sol mais un peu plus haut). De même les inversions présentent avec une chape de nuage bas sont monnaie courante, même si leur mise en place est un peut différente de ce qu’on peut connaître avec un ciel clair et que là aussi l’inversion n’est pas au niveau du sol mais juste au sommet de la couche de nuage. Par une inversion en ciel clair on peut par exemple voir se former le brouillard d’abord près du sol : à partir de là la température ne remonte pas encore mais en tout cas elle arrête de descendre, essentiellement du fait que le brouillard est à une température très proche de l’air au niveau du sol et envoie un flux infra-rouge vers le sol quasiment égale à celui qui le quitte. L’apport d’énergie latente par la condensation n’est pas complètement négligeable dans l’affaire mais agit au second ordre et de plus il ne fait que ralentir le refroidissement et non réchauffer l’atmosphère car si la condensation se poursuit c’est bien que le refroidissement s’accentue.Etant donné que le refroidissement par le bas c’est arrêté avec l’arrivé du brouillard l’air se mélange un peu par turbulence. Dans ce cas, près du sol, la température peut avoir tendance à remonter, tandis que plus haut elle s’abaisse, et ceci pour deux raison : d’une part parce que initialement une partie de l’air froid près du sol monte en altitude tandis que l’air chaud situé plus haut se retrouve plus bas et en plus par les mouvements adiabatiques l’air qui s’élève se refroidie dans dis que l’air qui descend se réchauffe. Dans la pratique on observe plus un mélange (donc une homogénéisation des températures) plus ou moins rapide avec l’intensité de la turbulence. Quand je parle d’homogénéisation c’est en tenant compte du fait que la turbulence tend à « neutraliser » le profil thermique, c’est-à-dire que progressivement on a une température qui décroit du sol jusqu’à l’inversion (la couche de nuage est située juste sous celle-ci). Jusqu’à présent j’ai parlé de turbulence : elle est nécessaire pour casser la stabilité de l’inversion initiale présente dans les très basses couches qui rend l’atmosphère très stable et qui n’a pas du tout envie de se mélanger. Il y a toujours un petit peu de turbulence (mais très faible par calme plat et air très stable), mais c’est bien sur beaucoup plus efficace s’il y a un peu de vent. Une fois le profil homogénéisé, le réchauffement près du sol est parfois important par rapport à la période avant brouillard où l’inversion débutait dès le niveau du sol. Du coup, souvent, l’échauffement est suffisamment important pour que le brouillard s’évapore au niveau du sol et évolue en stratus très bas. Il faut parfois l’aide du faible réchauffement diurne avec la petite part de rayonnement qui arrive encore à atteindre le sol, et d’autres fois ce n’est pas suffisant et on reste dans le brouillard, très joli l’hiver lorsqu’il est givrant ! Et autre chose, moins le profil est stable plus turbulence devient marquée : donc pour casser l’inversion l’évolution est lente au début et s’accélère vers la fin. Une fois que le brouillard est formé, le refroidissement par perte radiative se fait par le haut de la couche de brouillard puisque c’est elle qui émet vers l’espace beaucoup de rayonnement sans en recevoir trop en retour. Du coup le refroidissement à lieu par le haut, ce qui accélère le brassage par petites boucles convectives et/ou turbulence dans la couche situé entre le sol et cette inversion. Ce qui est important dans l’affaire de l’effet de Serre avec l’humidité contenue dans la colonne d’air, ce n’est pas l’humidité présente dans les premiers mètres et même dizaines de mètres glaciaux (là c’est vrai qu’elle est nécessairement très faible et ça ne change justement quasiment rien), mais c’est plutôt le contenu en humidité de l’air plus doux situé au-dessus de l’inversion. Les variations d’humidité à ce niveau ont beaucoup plus d’importance, particulièrement pour les zones situées à basse altitude. Les flux de chaleur en provenance du sol sont très faibles, surtout à partir du moment où on atteint une certaine durée et que les sols ont pu se refroidir dans les premiers décimètres, voire mètres. Mais c’est vrai qu’ils existent et sont parfois bien visibles en faisant fondre par le sol la neige très isolante tandis qu’il fait très froid au-dessus. Mais c’est plus sur le raisonnement scientifique qu’il y a un problème.Même lorsque la température s’est stabilisée à un point très bas, la surface du sol continue à être plus froide que l’air suite à la différence entre le rayonnement émis et le rayonnement reçu, et donc à refroidir l’air, avec ou sans flux de chaleur en provenance du sol. Alors évidement s’il n’y avait pas ces flux de chaleur la température de surface serait peut-être encore plus froide (il faudrait quand même regarder les ordres de grandeur et voir si c’est réellement significatif à ce niveau). Mais il n’empêche que le sol continue à refroidir l’air en dépit de ces flux de chaleur du sol. Si la température s’est stabilisé c’est que l’air n’est jamais complètement statique et que la micro-turbulence permet à l’air de se renouveler lentement mais c’est suffisamment efficace pour stabiliser la température. Alors il y a certaines situation où il faut un différentiel énorme en température pour que se soit efficace (et d’autant plus que la stabilité est très importante) avec donc un niveau de stabilité très bas. La raison directe de l’arrêt de la baisse des températures est à chercher de ce côté.
  10. Ca m'a toujours laissé assez dubitatif ce genre de correspondance … Exemple tout bête : le climat de Montréal et de Bordeaux n'ont rien à voire alors que ces deux villes sont situées à des latitudes similaires… Alors trouver une correspondance entre altitude et latitude est un peu hasardeux … Et puis on peut trouver une correspondance pour la température, mais ça n'aura rien à voir pour les précipitations ou l'ensoleillement par exemple … Si on veut faire des études climatiques, mieux vaut directement travailler sur les données et faire les conclusions qui s'imposent (notamment en biologie et environnement par exemple) sans recourir à ce genre d'approche très aléatoire … Ce qui n'empêche pas, par exemple puisque vous en avez déjà parlé, de faire des comparaisons sur les différence d'étagement de la végétation en regardant quels sont les paramètres qui ont le plus d'influence.
  11. Effectivement il n’y pas de formulation simple de la Td car il faut passer par des formulations empiriques … Il y en a de plusieurs sortes qui donnent parfois des écartes de quelques dixièmes en fonction de leur qualité. Heu … Sinon Julien j’ai bien trouvé avec une T de 20.7 °Cet une HR de 57% une Td de 11.88 °C sur le calculateur du lien donné par Cirus, ce qui est effectivement la valeur correcte …
  12. Pour avoir quelques infos sur la croissance de la glace j'ai trouvé ce document qui peut être intéressant : http://iahs.info/red...a054/054005.pdf Sur ce document on appréciera les unités dans le système international … (sic) mais il a l'avantage d'être techniquement abordable. Et pour ceux qui veulent aller plus loin il y a sur le Net pas mal d'articles sur les modèles thermo-dynamiques plus complexes, mais ça devient justement beaucoup plus compliqué. Sinon, merci fsd8tr pour ces infos sur les bouées ! Super intéressant ! Je pense que les 2 décrochements de Mars et Juillet dans l'épaisseur de la Banquise peuvent (à vérifier quand même) venir de zone de convergence qui oblige des plaques à se chevaucher (c'est d'ailleurs tout à fait compatible avec la zone où se trouve la bouée qui correspond à celle de l'accumulation de glace ancienne, ou légèrement en bordure de cette zone). Pour la petite couche d'eau chaude juste sous la glace c'est vrai que c'est bizarre … Peut-être un phoque qui s'est frotté sur le capteur ? ? Plus sérieusement je ne sais pas mais c'est vrai que c'est très peu épais comme zone, et de surcroit, encadré par deux zones plus froide, et pourtant présent avec un mois d'écart alors que 30 cm en dessous la température n'a pas bougé d'un pouce ! ! Vers -280 cm on voit bien un problème instrumental puisque les points de chaque date sont décalés, or ici il n'y a que deux profils concernés et en plus sur le dernier s'est remis comme initialement … Donc comme toi, je suis assez surpris : y'en a qui ont des avis ?
  13. Oui c'est exagéré de dire que les conditions ont été glaciaires cet été. En revanche, on voit bien à partir des réanalyses NCEP (disponibles ici : http://www.cdc.noaa....es/printpage.pl ) que les températures de ces deux derniers étés, et 2009 en particulier, ont été nettement plus fraîches que ceux des années précédent comme en témoigne ce petit montage :http://images.meteoc...arctic_ltj5.jpg Evidemment les anomalies thermiques restent en moyenne légèrement positives en moyenne par rapport à la moyenne 68-96, il faut comparer les dernières années entre elles. On peut lire aussi ce petit résumé qui anticipe la fin de saison : http://nsidc.org/arcticseaicenews/ En revanche, pour la banquise, les anomalies thermiques sont loin de tout faire : les anomalies de flux sur le transport et l'éventuelle dislocation de la banquise sont aussi très importantes. De ce côté l'année 2007 avait été très particulière.
  14. Certes, mais on arrive quand même à avoir une estimation de l'épaisseur des glaces. Je ne connais pas exactement la technique utilisée dans ce cas précis (technique d'observation et du traitement des données et part de modélisation), il faudrait que je cherche. Mais même si on a des informations parcellaires on arrive à obtenir des états initiaux corrects en alliant observations et modélisation via une assimilation de données ad-hoc. C'est le principe utilisé en météo : les états initiaux ne partent pas ex-nihilo (là ce serait complètement foireux) mais d'une prévision de base qui proviens de l'état initial précédent (c'est schématique car maintenant les techniques d'assimilation de données fonctionne en temps continue ou presque). Sinon en météo on aurait le même problème au-dessus des océans de l'hémisphère sud par exemple (même si les observations satellites y remédient de plus en plus). Ainsi même avec des observations spatio-temporellement très limité on arrive à avoir un état initial hautement perfectible mais qui tient à peu près la route. C'est vrai que ça fait beaucoup comme évasion de glace … C'est d'ailleurs assez parlant sur l'animation … Mais en même temps on voit que le taux de renouvellement de la glace est important vue la part de glace jeune, cette part ne faisant d'ailleurs qu'augmenter … Enfin, il y a toujours eu beaucoup de variabilité interannuelle à ce niveau : http://www.nasa.gov/...okfig4_full.jpg http://www.nasa.gov/...erfig2_full.jpg Et en plus en terme de volume sur la glace ancienne si il y a eu une baisse un peu plus importante après l'été 2007, il n'y a pas de rupture à ce niveau par rapport aux deux années précédentes comme en témoigne ce graph (qui a d'ailleurs déjà été montré) : http://www.nasa.gov/...090707-full.jpg Il faut bien faire attention à regarder toutes les données avant de faire des raccourcis un peu rapide …
  15. Sans certitude absolue, mais on dirait quand même bien que c'est le pourcentage d'occurence pour chaque secteur de vent ... Pas très sympa de leur part de ne rien indiquer du tout ...
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