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TreizeVents

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  1. Sur les modèles, toujours pas de porte de sortie aux conditions anticycloniques et douces sur l'Arctique, alors qu'on est désormais en plein dans la phase critique du rayonnement solaire (solstice proche). Je ne serais pas étonné d'un résultat catastrophique en terme de volume sur le mois de mai. On fait en prime un joli combo de fonte massive côté Canada / Pacifique, et de flux persistants de nord-est entre Svalbard et Groenland qui évacuent de gros volumes de vieille glace depuis l'Arctique central vers le nord Atlantique (export de Fram). Il va vraiment falloir espérer qu'on renversera vite la vapeur sinon l'été sera sacrément mal engagé.
  2. Amélioration sensible du temps aujourd'hui comme prévu, avec 47 minutes d'ensoleillement et 13.2 mm depuis le lever du jour...
  3. On rejoue cette année le très mauvais cocktail de mai 2010 : températures largement au dessus des normes sur le bassin arctique et ensoleillement largement favorisé par des conditions inhabituellement anticycloniques. Attention au risque de décrochage brutal du volume...
  4. Après trois jours de précipitations presque ininterrompues et une cinquantaine de litres par mètre carré de flotte reçus, il y a un truc chaud et jaune qui vient d'apparaître dans le ciel depuis environ une heure. Curieuse et surprenante apparition...
  5. Effectivement, on dirait qu'il y a un problème sur les données de température des stations espagnoles dans la base NASA/GISS. Par exemple pour la Corogne, on est à 13,2° de Tm mensuelle sur les données Infoclimat (qui collent également à celles de l'AEMET), contre un inexplicable 18,4° sur le même mois et la même station dans les données GISS ! Même si la base GISS réalise des traitements d’homogénéisation et d'ajustement, à ce niveau il y a quand même un sérieux problème. C'est encore pire à Salamanque avec 10,2° de Tm réelle, contre 18,7° sur la base GISS. Il y a du y avoir une pêche dans la remontée et/ou le traitement des données espagnoles, car de ce côté des Pyrénées les valeurs sont cohérentes (par exemple Bordeaux est à 13,0° de Tm réelle et à 12,6° dans la base GISS).
  6. On notera quand même que le Gers, le Lot et Garonne, le Lot, ou encore le Tarn, étaient (et sont encore) en vigilance verte MF...
  7. J'ai pris le temps de lire en partie cette nouvelle étude, et dans le fond ses conclusions ne sont pas autant orientées que dans l'article de Futura Sciences. L'étude avait surtout pour objet de retracer un historique des fréquences entre les épisodes EP (est Pacifique, dits aussi classiques) et les épisodes CP (centre Pacifique, autrement appelés Modoki). Et sa conclusion centrale, c'est qu'il y a eu ces dernières années une nette domination des épisodes CP, ces derniers étant devenus plus fréquents, alors que les épisodes EP devenaient plus rares. Précision étant faite que le nombre total d'épisodes est resté stable (pas d'évolution statistiquement significative). L'étude relève effectivement en revanche que les épisodes EP, s'ils ont été plus rares, ont été en revanche particulièrement intenses. Mais les auteurs eux-mêmes n'en tirent aucune conclusion particulière, en premier lieu car ils ont utilisé des proxies qui avaient davantage vocation à «capturer» le type d'épisode que sa puissance. Il existe déjà une très belle étude multi-proxies qui a permis de reconstruire un historique des épisodes ENSO depuis la fin du XVIe siècle, consultable ici (sautez directement à la page 31 si vous voulez voir directement un graphique des résultats). Cette étude montre qu'il y a eu une certaine intensification des épisodes El Nino sur le XXème siècle, mais avec un pic principal centré entre 1900 et 1920, ce qui rend délicat tout raccourci trop rapide avec le RC. L'étude parue cette année sur l'évolution entre les types d'épisodes Nino sur laquelle s'appuie l'article de Futura Science ne remet pas en cause ces conclusions précédentes (ce n'était de toute façon pas l'objet), et de ce fait je pense que l'auteur de Futura a peut-être tiré un peu vite. Au demeurant, telle que je la comprends maintenant, la nouvelle étude est finalement tout à fait cohérente avec celles qui ont mis en lumière le renforcement sensible des alizés ces dernières années : une résistance accrue des vents d'est empêche les ondes kelvins de progresser vers le continent américain, forçant la «piscine chaude» à émerger dans le Pacifique central au lieu de progresser traditionnellement plus à l'est. Avec au final davantage d'épisodes CP au détriment des épisodes EP. Ce qui n'empêche nullement de passer, au sein de cette tendance générale, quelques épisodes EP sévères (2015).
  8. Ça doit être le même journaliste qui s'occupe des pourcentages...
  9. Le gros du contenu de chaleur résultant de l'onde initiée en début d'année est effectivement en train de se dissiper, faute d'avoir été réalimenté par d'autres séquences de renversement des alizés ces dernières semaines. Cela étant, il n'y a pas de rebascule de la thermocline, on reste ancré dans des anomalies positives sur les 100 premiers mètres de l'océan, ce qui reste plutôt un indicateur d'El Nino et en tout état de cause incompatible avec le développement d'une Nina. Un nouveau bon coup de vent d'ouest étant en cours sur le Pacifique occidental, le contenu de chaleur devrait repartir à la hausse sur les prochaines semaines. En surface les anomalies chaudes persistent sur tout le Pacifique équatorial, la poche froide près des côtes américaines s'est dissipée, on est en signature Nino faible qui tient toujours sur ce critère. Il n'y a pas grand chose à rajouter, on a heureusement mis de côté le plus gros du risque de développement d'un épisode sévère grâce à des conditions atmosphériques qui sont restées plutôt sages jusqu'à présent. La NOAA Vient de mettre à jour son suivi et estime à 70% la probabilité que cet épisode de Nino faible perdure cet été, et à 55/60% sur l'automne. Cela me paraît à la fois prudent et réaliste. Intéressant, mais je suis un peu circonspect : pas mal d'études parues ces dernières années ont soulevé un accroissement significatif des régimes d'alizes dans le Pacifique, Comme ici, qui auraient au contraire nettement favorisé les régimes de Nina et affaibli les potentiels épisodes de Nino. Cela me paraît au premier abord un peu antinomique ?
  10. Kenneth est le cyclone le plus puissant qu'ai connu le Mozambique
  11. Attention Bernardt à ne pas non plus trop idéaliser un passé où tout refroidissement aurait systématiquement été pluvio-orageux, par opposition à un présent qui serait devenu celui des transitions sèches. Historiquement, les coups de douceur en flux d'est à sud-est finissent régulièrement en refroidissement sec au nord, et ce n'est pas une spécificité des années récentes (ça l'est peut-être plus, mais il faudrait aller dans les séries statistiques pour le confirmer ou l'infirmer). Tiens quelques exemples avec la station de Beauvais juste pour la décennie 1970 : 16 avril 1971 : refroidissement sec en flux de nord après deux jours avec Tx > 20° en flux d'est (Carte) 11 avril 1974 : quatre jours de douceur en flux d'est (Carte) et refroidissement sec dans une synoptique similaire à celle d'aujourd'hui 21 avril 1976 : trois Tx >= 20° en flux d'est doux (Carte) puis refroidissement sec avec un retour d'air scandinave 16 avril 1979 : trois Tx >= 19° en flux de sud est (Carte) puis bascule au nord avec 0,4 mm en tout et pour tout
  12. Après le passage pluvio-instable d'hier, beau coup de vent de sud / sud-est assez inhabituel pour cette période de l'année. Beaucoup de branches à terre et même un arbre sur le retour de Dax, non pas que les rafales soient spécifiquement fortes, mais le combo rafales turbulentes et direction atypique sur une végétation qui a désormais bien sorti les feuilles provoque plus dégâts qu'un traditionnel coup de vent d'ouest / nord-ouest.
  13. Joli coup de tabac au sud de Dax, l'arcus à l'avant était particulièrement esthétique mais s'est destructuré en arrivant. J'étais en train de tondre la pelouse, j'ai eu le temps de finir mais pas de ranger le matériel, j'ai toujours la tondeuse dehors et le dessus est sacrément propre Pas mal d'activité électrique qui perdure et pluie soutenue, pas de grêle. Rafales estimées à 70 km/h, la serre s'est à moitié détachée. Et ça reprend par le sud, de bons coups de canons qui font trembler les murs.
  14. Il va falloir profiter de fin de la parenthèse bien fraîche, parce qu'on va enchaîner sur une énième interminable séquence douce, cf diagramme de Paris : Je trouve assez remarquable cette manie depuis quelques années à sortir des flux d'est très doux en avril.
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