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Les Forums d'Infoclimat

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TeKRunneR

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  1. La structure de Maria n'est plus aussi régulière, mais son oeil est quand même assez énorme (et vraiment pas très loin des côtes de la République Dominicaine) :
  2. Les 2 yeux ont cohabité pendant plusieurs heures (les images radar sont d'ailleurs assez impressionnantes). Du moment que l’œil externe existait ça reste quand même une bonne nouvelle que l'interne disparaisse juste avant d'arriver sur Porto Rico. Visiblement dans cet œil les vents sont montés à une vitesse quasi-équivalente à du F4...
  3. Euh, Porto Rico c'est quand même un territoire américain, son économie n'est pas vraiment en bonne santé mais en termes de PIB/habitant c'est pas loin de la Guadeloupe... En fait c'est même un des grands territoires les plus "riches" de la zone. Rien à voir avec Haïti, qui est loin le plus pauvre. Cela étant dit, ça va quand même faire très mal si Maria leur arrive en plein dessus en forte cat 5.
  4. Une remarque en voyant cette page. Dans le premier tableau à droite, il est écrit qu'un niveau de 100 pieds correspond à une crue centennale. Puis dans celui juste en-dessous, on peut lire : 28/04/2009: 100', 18/04/2016: 102.5'. En ajoutant celle d'aujourd'hui, ça en fait un paquet de crues centennales en moins de dix ans... Sans connaître spécialement l'endroit mais en voyant le bulletin du NHC ou des choses publiées avant le cyclone sur la vulnérabilité de Houston (par exemple : https://projects.propublica.org/houston/), j'ai l'impression que beaucoup craignaient surtout la submersion (comme pour Katrina ou Sandy), et ont été surpris par des inondations venant des terres plutôt que de la mer.
  5. De même. Je travaille sur des sujets en rapport direct avec le changement climatique et ses conséquences, mais ma spécialité est l'économie et les sciences politiques, pas la climatologie. Les échanges sur ce forum et les contributions telles que celles de TreizeVents sont vraiment utiles pour obtenir des informations "fraiches" et simples à comprendre sur ce qu'il se passe. Sinon, je ne sais pas quelle est la probabilité d'un tel événement, mais je ne peux me débarrasser de l'impression que si les conditions ne s'améliorent pas significativement, le pack va finir par se détacher complètement du Canada et Groënland. Cela ouvrirait alors la voie à une situation où courants marins et vents entraineraient la fragmentation complète du pack, avec à la clé une perte totale de la glace par fonte en "glaçons" isolés et / ou expulsion par les détroits...
  6. Dans mon souvenir cet éclatement s'était produit nettement plus tôt dans la saison en 2013. Du coup j'ai pris la machine à remonter le temps du forum, et effectivement on parlait de ça ici début mars. L'éclatement avait même commencé mi-février. Ça risque d'être plus compliqué pour que ça regêle cette année.
  7. Les chiffres officiels de l'IEA s'arrêtent effectivement en 2013. Mais en ces temps de négociations ardues sur le climat, l'IEA communique aussi sur ses chiffres préliminaires, pour fournir des données aussi "fraiches" que possible. C'est un peu plus dur à trouver parce que ça ne figure pas dans leurs rapports officiels, il faut regarder leurs communiqués de presse (voir là par exemple : http://www.renewableenergyfocus.com/view/43917/iea-reveals-co2-emissions-stalled-in-2015/). En 2014 et 2015 ceux-ci montrent non pas une diminution mais une stabilisation des émissions. J'avoue que personnellement j'ai plus tendance à croire que cet écart est du à des erreurs et imprécisions plus ou moins volontaires dans la comptabilité carbone plus qu'à des phénomènes naturels. Mais cela ne reste qu'une intuition, basée sur le fait que tout le monde a effectivement grand intérêt à sous-estimer ses propres émissions, et qu'il est quasiment impossible de vérifier la qualité des données. Il y a quelque temps j'avais vu passer des études montrant que les fuites de gaz naturel sur les sites d'extraction étaient largement sous-estimées; or vu la force de l'effet de serre du CH4, il suffirait de seulement quelques pourcents de perte dans l'atmosphère pour qu'une centrale au gaz ait un bilan carbone aussi mauvais qu'une au charbon. C'est important quand on sait que le gaz est depuis quelques années beaucoup mis en avant pour remplacer le charbon (aux US notamment). D'un autre côté certaines choses bougent clairement, au moins dans certains pays. La Chine est en train d'opérer un revirement important sur le charbon (en partie parce que sa croissance a nettement ralenti), en Inde c'est un peu moins net mais tout de même notable. Et pour le coup ça ne semble pas être des bobards, cette tendance s'observe à plusieurs niveaux, notamment dans le secteur minier. La mise en faillite de Peabody (plus grand producteur de charbon au monde) la semaine dernière en constitue une bonne illustration.
  8. En termes économiques le problème c'est que le pétrole, tout comme avec un bon nombre de matières premières, a une élasticité-prix faible. Comme c'est un bien difficile à substituer, un changement important du prix n'entraine qu'une faible variation de la demande. Et inversement, une faible variation de la demande (ou de l'offre) peut entrainer un changement important du prix. Plus précisément, le prix répond surtout non pas aux changements absolus d'offre et de demande, mais aux changements par rapport aux anticipations. Le pétrole étant un bien hautement stratégique, de nombreux agents économiques effectuent des prévisions à plus ou moins long terme sur son prix, selon les informations disponibles. Lorsqu'un événement affecte significativement la demande (crise économique, récession dans les grandes économies) ou l'offre (instabilité politique dans un producteur majeur, boom du pétrole de schiste, etc.), les niveaux réels s'éloignent des prévisions, et le prix peut changer brutalement. Du coup tout cela signifie que les variations à court, voire à moyen terme du prix du pétrole ne fournissent pas un signal utile sur l'état absolu de l'offre, donc des réserves. A plus long terme cela fonctionne mieux, mais on reste exposé à des évolutions technologiques potentielles, qui peuvent rendre accessibles des réserves jusque-là jugées non compétitives. Et cela n'est pas intrinsèquement lié au fonctionnement de marchés en particulier (même si certains instruments de spéculations peuvent contribuer à amplifier ces phénomènes) : cela dérive avant tout de la difficulté de substituer le pétrole, et donc de sa faible élasticité-prix. De toute façon d'un point de vue climat toutes ces problématiques de peak oil ne sont à mon avis pas fondamentales. Il y a bien suffisamment de pétrole, de gas et de charbon restant dans le sous-sol pour se retrouver dans un monde à +5° en 2100 si on continue sur la trajectoire historique. Donc il va falloir d'une manière ou d'une autre trouver une manière de fonctionner qui permette d'en laisser une partie significative sous terre. Accessoirement, cela signifie probablement un monde avec un prix du pétrole bas (hors taxe carbone potentielle), puisqu'il faudra que la demande baisse fortement.
  9. Moi non plus le nucléaire français ne me fait pas spécialement peur. Ni le nucléaire allemand ou britannique. Le nucléaire chinois? Euh, un poil plus, surtout quand on voit la gestion de leur dernière catastrophe industrielle (Tianjin). Indien? Encore un peu plus, pour connaître un peu le pays. Mais qui aurait confiance dans des réacteurs nucléaires construits en Libye, en Syrie, en Somalie... ? En Irak vers Mosoul on a déjà du mal à empêcher un barrage hydroélectrique de s'effondrer, alors qu'est-ce que ce serait avec une centrale nucléaire... Le traitement des déchets est peut-être le problème principal lorsqu'on parle de pays stables et avec de bons standards technologiques, malheureusement ces pays ne sont pas les seuls à émettre du CO2. D'autant que la stabilité des pays n'est pas une caractéristique constante. Le nucléaire peut être une partie de la solution sur le plan énergétique, dans certains cas, mais ça m'étonnerait que cela puisse être la principale solution.
  10. Je ne comprends pas vraiment le raisonnement utilisé ici. Déjà "l'évolution observée depuis plusieurs décennies va se poursuivre, jusqu'à son terme." cela veut dire quoi exactement? Le terme de quoi? A quelle date est-on censé atteindre ce terme? Ensuite, il est déjà hasardeux de faire des prédictions climatologiques uniquement à partir de modèles purement mathématiques sans bases physiques, alors fixer une limite supérieure aux températures uniquement parce que c'est la valeur maximale que peut atteindre un indicateur défini arbitrairement, ça me semble vraiment douteux. Je rappelle que les scénarios "forte croissance, forte intensité carbone" du GIEC ça tape dans le +4° global en 2100, donc encore nettement plus pour les températures sur les terres. Si les conditions politiques, économiques et technologiques de ces scénarios étaient vérifiées, alors une hypothèse d'hivers à 8° ne serait pas extrême. Ou en tout cas il me semble que ce travail ne démontre pas en quoi ce serait extrême, ni en quoi les températures devraient nécessairement se stabiliser à une valeur ou à une autre.
  11. Ca n'aura pas duré bien longtemps, dix jours plus tard on est visiblement remonté au niveau des records...
  12. Une image issue d'un post de Jeff Masters (http://www.wunderground.com/blog/JeffMasters/february-smashes-earths-alltime-global-heat-record-by-a-jawdropping) histoire d'illustrer un peu le caractère exceptionnel de l'anomalie de février :
  13. Je reproduis quelques propos d'Adam Scaife, du Met Office, sur ce qu'on peut envisager vu les El Nino passés (source: http://www.carbonbrief.org/analysis-how-2015-became-the-hottest-year-on-record) D'après cela, il faudrait donc que cet El Nino soit particulièrement atypique pour éviter que 2016 ne soit pas un nouveau record (ou alors qu'un autre phénomène vienne en atténuer les effets?)
  14. D'après la NOAA c'est le 1er ouragan (connu) à se former en janvier dans la région depuis 1938, et la 4e tempête tropicale depuis le début des archives en 1851. D'autant plus remarquable qu'il y a à peine quelques jours Pali a battu le record de l'ouragan connu le plus précoce dans le Pacifique central.
  15. Oui, le prix du pétrole a un fort impact sur l'alimentaire. D'ailleurs je pense que c'est bien pour ça qu'on n'a pas trop entendu parler de cette chute pourtant spectaculaire en 2015 : les prix des produits baissent, mais les coûts de production aussi, donc les agriculteurs locaux ne se retrouvent pas en difficulté majeure.
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