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  1. Bonsoir, N'ayant jamais l'occase de sortir du live, les images apparaitront petit à petit, non chronologiquement. En vidant les cartes mémoires de ce soir, il y a quelques petites choses... Première scène le matin du jeudi 17 juin 2021. Impact touchant Neuilly-sur-Marne (93): Belle nuit.
  2. Salut ! ⚡ Il reste encore une petite quinzaine de jours pour clore la saison automnale 2020 mais au regard des prévisions et du confinement, je peux dire que la saison est terminée (n'en restera qu'un éventuel bonus entre fin novembre et fin février). J'ai donc bouclé le traitement de mes photos de septembre et octobre et vous les propose dans un condensé... pas si condensé que ça 😅 Promis, je n'ai gardé que le meilleur, avec quelques suppléments pour la transition/déroulé de ce qui sont au final pour moi des reportages complets, plus qu'un simple "Hall of fame" photographique. C'est donc parti : 6 septembre Il y a des nuits comme ça où l'on se demande ce que l'on fait la... et ce 6 septembre en fait partie ^^ Les modèles météo sont plutôt sympas pour la Catalogne en journée et surtout en soirée. Pour l'unique fois de l'année, j'effectue une chasse en co-voiturage (le principe ne me dérange pas mais le covid étant la, je limite tout au max... je ferais donc une exception pour cette situ), avec @Néant27. On a aussi un oeil sur la situation vers le golfe de Gênes, à peine une semaine après le premier déchainement de trombes, mais bon... c'est pas le même temps de trajet ni le même coût, et je ne connais absolument pas le coin. On décolle donc en fin de matinée pour se placer un peu après la frontière dans les environs de Figueras et suivre l'évolution diurne prévue dans un premiers temps sur les Pyrénées. Les ambiances seront belles mais la foudre ne se montrera pas, tout au plus quelques éclairs internuageux... "classic shit", aurais-je envie de dire ^^' -1- -2- En toute fin d'après-midi on reprend la route direction Barcelone pour le plat principal de la soirée. On arrive un peu in-extremis au point de chute pour une séquence digne d'un mauvais jour automnal dans l'Hérault : foudre noyée, crasse, flotte continue gênant la prise de vue... nous ne sommes pas tombé sur la bonne situation. Et quand de l'autre côté ce fut le graal de l'année, peut-être même de toute une vie, le coup de massue est encore plus fort. Ainsi vont les traques... l'unique capture pour la route quand même, histoire de : -3- 9 septembre Les 9 et 10 septembre, je tenterais des coups de poker dans la région, entre Gard et Aude, pour un résultat à nouveau nul. La patience est une vertu... un art de vivre 🙃 Dans la nuit du 9 au 10, des orages pourraient se former... je ne me souviens pas si cela pouvait ou non toucher terre mais toujours est-il que je mets le réveil pour 2h. Un regard au radar m'indique que des orages se sont formés mais ils sont bien trop lointains, à 100km de la côte. Je jette quand même un oeil au balcon pour voir si je vois quelque chose, et effectivement, des lueurs se montrent dans le ciel étoilé. J'active alors le mode "flemme extrême" et installe le trépied au balcon pour tenter la capture de sprites. Je n'ai jamais traqué spécifiquement ces phénomènes lumineux mais par opportunité, je tente la chose. L'environnement urbain n'est vraiment pas l'endroit idéal pour cela, c'est donc du pur "sur un malentendu". Et après plusieurs années de bonne audition ( 😄 ), la défaillance est certainement arrivée. Sur les près de 200 déclenchements, seuls 4 ou 5 ont imprimé une lueur liée à l'une des cellules en mer. Et sur ces quelques captures, l'une d'elle a attiré mon attention : en faisant défiler trois photos (avant, pendant, après), je décèle bien un petit trait vertical qui apparait pile au-dessus de la lueur correspondant à une décharge électrique au sein de l'orage. Cela reste très fade... mais en poussant les réglages sur le RAW (qu'on se le dise, la qualité est pourrie ^^), le petit trait apparait bien rouge et net ! Avant de m'enflammer, j'ai comparé avec d'autres photos, en poussant à l'identique les réglages pour m'assurer qu'il ne s'agirait pas d'un artefact lié à la lentille de l'objectif et des lumières urbaines, mais ce pique rouge n'apparait clairement que sur cette photo la. En réalité, j'ai une seconde photo qui pourrait en dévoiler deux au-dessus d'une autre lueur mais c'est beaucoup trop ténu pour s'en assurer. J'ai, sans trop de doutes, enfin capturé mon premier red sprite. C'est presque insignifiant, mais ça fait plaisir 😃 Nul doute que j'aimerais en capturer dans de meilleures conditions mais il me faudra la bonne situation, le bon timing, pour tenter quelque chose de plus qualitatif ! Je réserve néanmoins ces observations aux orages distants et garde la priorité à la foudre proche si un orage traine dans les parages. -4- Et en détails : -5- 19 septembre Un épisode cévenol/méditerranéen est annoncé pour ce jour la, le premier de l'automne et enfin le retour des orages en Languedoc... ce début septembre fut bien calme et donc décevant, en automne chaque jour qui passe voit se rapprocher les situations où l'instabilité vient faire défaut pour un beau spectacle, donc "gâcher" les deux premières décades de la transition été/automne m'a bien dégouté. Bref, enfin de l'action à venir même si je me prépare psychologiquement à la tartine de stratus pour gâcher le spectacle. Cela ne ratera évidemment pas, l'Hérault est un vrai calvaire pour cela. La situation se déroulant en week-end, je me positionne dès le début des hostilités, en pleine nuit vers 3h du matin. Les orages se mettent en place sur les Cévennes où ils vont perdurer de longues heures et provoquer des inondations remarquables dans les gorges de l'Hérault. Comme je le disais, crasse au programme donc la fin de nuit ne sera composée que de lueurs. Par moments, quelques trouées apparaissent et permettent d'observer la convection s'agglutiner du littoral vers l'intérieur des terres pour aller alimenter le machine monstrueuse en marche sur les reliefs : -6- Avec une potentielle prolongation de la ligne orageuse en plaine, on décide de se replacer sur le littoral pour voir ce qu'il en est (j'étais avec Fabien). Vers midi, constatant l'évolution de la situation, on se quitte. Je mange, attend un peu de voir puis décide de repartir dans l'intérieur. La ligne orageuse s'est légèrement décalée vers l'est et touche maintenant le nord du pays gangeois. Je me place pile au sud de la ligne, du côté du Pic St-Loup. Le ciel est noir à l'horizon, on sent que c'est l'apocalypse sur les reliefs mais l'activité électrique ne se dévoile pas. Témoin de ce plafond toujours "moisi", le pic a sa tête dans les nuages : -7- @Albert Sanchez., présent dans la Gard, m'indique voir de la foudre sortir du déluge. Pourtant séparés de peu de kilomètres... je ne tarde alors pas à prendre la direction de l'est. Le ciel devient moins crasseux, plus tourmenté, et arrivé à mon point de chute je constate effectivement que se trouver légèrement sur la bordure de la ligne offre une vision toute autre : l'horizon diluvien se dévoile et la foudre avec ! -8- -9- Des averses me touchent de temps à autre, la ligne se décale un peu. Globalement, la foudre restera peu esthétique. Ce que je retiens, c'est surtout l'ambiance typique du déluge automnal sur les montagnes, on sent la lourdeur des masses d'eau ! @quentinrey m'a rejoint, on va finalement se replacer sur le littoral héraultais pour la soirée à venir où la phase "méditerranéenne" de l'épisode devrait se dérouler. Avec Fabien également, le trio que nous formons constatons une fois encore la foire au flashs que forme les orages qui se sont maintenant mis en place dans les plaines intérieures. C'est du lourd mais il n'y a rien de visible... On se replace à nouveau pour avoir la vue sur l'arrière de ces orages qui au final vont épargner notre position. L'ambiance est toujours la mais pas de foudre. Vers la mer, le ciel se dégage un peu et dévoile une tour convective que je me mets à photographier avec l'un de mes appareils. À ce moment la, Fabien nous interpelle, il semble voir un abaissement en direction de l'aéroport. En y regardant, effectivement, il y a quelque chose de sombre et suspect... Fabien réalise un pose rapidement et confirme la chose ! Une tornade (ou une trombe) est en place !! Sur l'appareil avec lequel je photographiais, j'étais au 16-35mm... j'ai donc, comme un imbécile, voulu aller changer d'objectif sur l'autre appareil qui se trouvait plus loin. Le temps d'effectuer tout ce bazar, le phénomène avait disparu... Grosse erreur de ma part, ça me servira de leçon En triant mes photos et avec l'horaire du phénomène, je pense avoir dans le cadre la convection à l'origine du phénomène : -10- Sur les photos prises à la va-vite ensuite, il y aura un éclair à l'horizon qui éclaire ce qui pourrait être les restes de cette tornade, mais c'est quand même un peu tiré par les cheveux... -11- -12- Morale de l'histoire : qu'importe le caillou vissé à votre boitier, au moins une pooooooooose !!! ^^ Les orages vont petit à petit s'éloigner, avec quelque peu d'esthétisme mais la belle foudre ne sera pas de la partie, un cas d'école de passage automnal inesthétique dans l'Hérault : -13- -14- -15- Il est près de 23h, je suis levé depuis 3h du matin... il est temps de rentrer. Pour décharger les photos, recharger les batteries, manger un bout... et repartir 😵 Quelques cellules orageuses se sont en effet formées à l'arrière après minuit, dans l'Aude. Elles évoluent lentement en prenant la direction du littoral ouest héraultais. Le ciel est redevenu étoilé dans la zone et voila que se profile un autre cas d'école des situations automnales par-ici : les cellules "annexes", pré ou post épisode, qui offrent souvent des choses bien plus intéressantes pour le capteur que la situation principale qui met tout le monde au taquet ^^ Alors que l'activité électrique reste faible sous ces cellules, la vision des flashs depuis chez moi me motive à aller observer ça à nouveau sur le littoral. La foudre est la mais lointaine, ne formant que des spaghettis à l'horizon. Une des cellules commence à former une ligne, qui va démarrer une activité électrique frénétique, et sa forme au radar se dévoile au loin avec une structure linéaire : -16- Le bord de la ligne sur la mer se dévoile avec une enclume sous les étoiles, l'ambiance est magnifique : -17- Je me place sur la plage pour voir ce qu'il y a en mer. Le stroboscope est de toute beauté, la foudre beaucoup moins, représentant de petits spaghettis très lumineux sous la base. La ligne n'est pas encore toute proche, en même temps... mais il en sera de même quand elle se rapprochera. La foudre, la belle foudre, si difficile à avoir, décidément... -18- -19- -20- La ligne ne va finalement pas toucher ma position mais continuer en mer en s'affaiblissant, me donnant un seul impact relativement proche mais totalement cramé, ainsi que quelques éclairs internuageux zébrant le ciel jusqu'à la plage. Dans l'évolution de la ligne et du certainement forçage secondaire qui la provoque, une petite cellule isolée prend naissance au large de la Camargue. Je vise dans sa direction et elle se met à clignoter. Le ciel n'est pas encore totalement couvert donc la convection se dévoile parfaitement. Je me met à rêver ce que je rêve toute l'année et plus particulièrement à l'automne, à savoir ces orages dans ces zone avec convection massive et qui lâchent des extranuageux. Fabien en fait de même sur la plage à quelques kilomètres de moi. Et ce rêve n'est pas exagéré car celle-ci commence à lâcher des éclairs extranuageux à un rythme soutenu, ces petits filaments qui jaillissent du bouillonnement et promettent que les suivants finiront par se connecter au sol... et bien non. Bienvenue dans les montagnes russes émotionnelles de l'Hérault et de 2020. Plus d'une dizaine d'extra et jamais aucun ne voudra nous offrir le graal tant attendu. N'en restera que ces quelques belles visions malgré tout : -21- -22- Vers 5h du mat', il était temps de prendre le chemin du lit après un peu plus de 24h de traque. Le lendemain, une légère évolution diurne aura lieu mais n'aboutira à rien par ici, seulement une ou deux cellules bien pluvieuses mais muettes. 21 septembre Avec les orages esthétiques s'enchainant sur la Côte d'Azur, j'étais à deux doigts de faire un tout-droit pour le Var ce jour la à la sortir du boulot. La prise d'ampleur de la convection sur le Gard va finalement me ramener à la raison. Je suis friands de ces convections massives et bien lumineuses dans un ciel plutôt limpide : -23- Et vais donc observer ça avec les collègues habituels sur l'est héraultais. C'est une vraie barrière de cumulonimbus qui s'offrent à nous du nord Gard jusqu'au Vaucluse et au-delà : (panoramique) -24- Une jeune et puissante poussée convective sur le nord-est du Gard nous dévoilera un abaissement de condensation marqué avec même une forme suspecte pendant 1 ou 2 min : -25- Dommage qu'il ne faisait pas déjà nuit, le spectacle aurait été grandiose. La foudre reste lointaine, et comme souvent avec l'évolution diurne, elle s'éteint avant que la nuit ne soit la : -26- -27- 22 septembre La configuration reste instable ces jours suivants, c'est une fois encore ces jours la qui peuvent donner les meilleures choses. Et cela va se vérifier aujourd'hui. À la sortie du boulot, des cellules sont en place dans l'intérieur ouest héraultais et se dirigent lentement vers le littoral. Situation assez molle. Sans trop de conviction, je me dirige vers le littoral pour observer ça. Une cellule finit par transiter jusqu'au littoral en direction de Sète. Elle est plutôt bien active mais ne dévoile pas grand chose, tout juste deux extranuageux à un moment, que je n'aurais pas. Les coups de canon sont parfois forts alors que rien n'est visible. La cellule finit par arriver sur le littoral, la lumière est sympa alors que des gouttes commencent à tomber sur ma position : -28- La pluie me pousse à me replacer + à l'est, 10min de route... Fabien va directement sur la plage quant à lui. Et forcément... l'activité électrique se renforce à ce moment la! Arrivé à mon point de chute, je me rends compte que je rate un sunset orageux, je repars aussitôt à ma position de départ, direction la plage... Une course qui me fait bien stresser car la foudre extranuageuse se dévoile :ninja: Montage des trépieds, des appareils, le stresssssss... Et finalement, l'extase ! La foudre me boude au début sur l'orage qui se trouve en mer (hors cadre, au travers des poses...), on remarque qu'un nouveau rideau apparait au niveau de Sète, la convection est forte au-dessus, il faut viser dans le tas... -29- (le nouveau rideau n'est pas encore en place sur cette photo, on voit que ça bouillonne dans la zone où il apparaitra bientôt). Un @Néant27 se cache dans le paysage -30- 🥰 Enfin ! Enfin de la belle foudre après plusieurs jours de course effrénée. La même en grand-angle avec l'autre boitier : -31- -32- -33- -34- -35- -36- Après cette séquence foudre qui est un véritable soulagement, la pluie commence à arriver. Repli au port de Carnon où l'on se rejoint avec Fabien. Pluie et vent empêchent toute prise de vue, même de la voiture, alors que la foudre continue de s'abattre relativement proche mais de manière plus espacée. La cellule finira par s'en aller tout en déclinant. Retour au bercail? Pas tout à fait ! Le ciel se dégage et la Lune commence à émerger... mais de la convection se dévoile au-dessus de la mer : -37- Les minutes passent et l'attente se justifie de plus en plus, la convection prend de l'ampleur, c'est une vraie ligne de cumulus qui bourgeonnent de la pointe camarguaise en direction de l'ouest, loin en mer. Il est alors 22h passé, et jusqu'à plus d'1h du matin soit près de 3h, la convection va donner naissance à des cellules qui vont se succéder toujours au même endroit, au large de l'Espiguette, avec une belle alimentation. Je fais face à ce dont je rêvais, c'est superbe à voir, je m'imagine déjà la belle foudre ressortir à nouveau, voir un extranuageux... mais non, bienvenue dans l'Hérault. Seulement 4 flashs vers la fin de cette séquence, sur 3h de convection... Peut-être la plus grosse frustration depuis que je chasse. Avoir les conditions parfaites... sans l'essentiel 😐 Pour compenser l'absence d'activité électrique et figer la convection, et malgré les lumières de la côte, obligé d'exploser les ISO (avec objo ouvrant à F4 minimum) avec 6400 à 10000 ISO donc les photos suivantes sont plutôt bien bruitées, mais elles refletent plus fidèlement ce que l'on pouvait voir devant nous. -38- -39- -40- Comble de l'ironie, des orages se développent également plus au large (~100km) en prenant la direction de PACA et sont bien visibles avec des flashs et de la foudre, visuellement "sous" la convection toute proche et inactive... -41- -42- Toujours avec une haute sensibilité, la manifestation du premier flash après 2h de convection se traduit par une photo... lumineuse ! -43- (en réalité, c'était peut-être déjà le 2ème flash... ma mémoire flanche !) Puis, correctement exposé avec l'autre boitier, les 2 ultimes manifestations de cet "orage". Du flash uniquement, au moins ça de pris. -44- -45- Une journée au final en deux teintes : l'extase, le bonheur d'un côté, la frustration extrême de l'autre. À l'image de cette année tout particulièrement, où de très nombreuses situations m'amènent à "pester"... mais avec quelques belles choses entre qui me font passer pour un ingrat 😄 24 septembre Dernière journée instable de cette séquence et de septembre. Encore une journée qui part sur du "mouais"... mais qui de part l'insistance à se positionner devant, va finir par m'offrir de très belles choses. En sortant du boulot, des cellules sont en place sur l'ouest et le nord du département. Le ciel est vraiment peu engageant avec un voile d'altitude, une ambiance bien triste... je me pose au spot de Montaud pour avoir une vue globale. La foudre est peu présente sous ces orages encore une fois, je ne capturerais qu'un seul impact en direction du Gard, photo floue... ok tout s'en mêle ^^' La situation semble se tasser, mais à bien regarder le ciel à l'horizon vers l'ouest, c'est encore instable. Une nouvelle cellule éclot en centre-hérault et prend la direction du littoral, semble t-il... je me trouve dans son axe, dans l'axe du panache, et cela ne me plait pas particulièrement. Je risque de ne pas avoir la bonne vue sur la cellule si celle-ci s'active, électriquement parlant. Sans trop d'hésitation, direction le littoral. Le ciel reste encore un peu brouillon, mais la cellule se dévoile bien mieux : -46- Au radar, cela forme au-fur-et-à-mesure que la masse instable progresse vers l'est, une grappe de 2 ou 3 cellules : C'est celle la plus à l'est qui va nous intéresser. La structure prend forme... -47- Et me laisse sans voix : -48- A ce moment la, j'ai l'impression de voir la belle jupe d'une supercellule. J'ai réalisé un timelapse, pas de rotation discernable pour ma part bien qu'on sent des mouvements différents entre les couches. J'ai plutôt l'impression qu'il s'agit d'un pseudo arcus déchiqueté. Je vous montrerais ce timelapse à l'occasion, je n'ai pas traité mes vidéos cette année, je pense réaliser une petite vidéo avec les différents rushs de l'année. Quoi qu'il en soit, quel que soit le type de cet orage, il était structurellement très esthétique et illuminait ma fin de journée ! Ça partait mal avec ce ciel de mort... et pourtant ! -49- -50- -51- -52- La structure va se rapprocher de moi jusqu'à passer devant, tout en se décomposant. La foudre restera très rare, et les rares impacts seront loupés (hors cadre). -53- -54- -55- La nuit va commencer à s'installer. Pour autant, je ne rentre pas. Le ciel est encore instable au loin (bien que visuellement, ça ressemble à un ciel de giboulées...) et le radar toujours chargé d'averses ça et la. L'une de ces averses, sur le nord de l'Hérault, ne payant pas de mine au radar, se met à s'illuminer alors que la nuit est tombée. Illuminer... ce n'est peut-être même pas terme approprié ! En effet, c'est carrément de la foudre, très véloce mais bien visible, qui se dévoile à l'horizon. Je mets alors en place le bazooka, au delà de 300mm... et ça rentre : -56- La journée tourne encore mieux donc Mais ce n'est pas fini : une nouvelle cellule éclot au large de Sète. Bien active au niveau des précipitations, elle reste muette longtemps... longtemps... trèèès longtemps. À s'en arracher les cheveux une nouvelle fois. En fait, je me dis qu'elle n'attendait simplement qu'elle soit un peu plus proche de ma position. Au sec, j'ai donc droit à un nouveau bonheur kéraunique : -57- -58- -59- Et le bouquet final avant que les gouttes ne soient la et que la cellule se taise à nouveau : -60- Un dernier internuageux vient s'inviter à la fête et me donne une capture originale, l'avion qui tournait dans la zone pour son approche finale vers l'aéroport Montpellier Méditerranée est figé par l'éclair, apparaissant "en chair et en os" au delà des classiques signaux lumineux : -61- 11 octobre Nous voici en octobre. Les jours sans orages se sont à nouveau enchainés à un rythme trop long à mon goût. Pour ce 11 octobre (nuit du 10 au 11), c'est une nouvelle fois PACA qui pourrait tirer son épingle du jeu avec un retour d'est. C'est un week-end, c'est peut-être la dernière occasion de l'année à pouvoir être tenté dans ce coin, et rien n'est prévu chez moi... alors, pour la première fois en dix ans, je tente le coup sur les Alpes-Maritimes (il était temps !). Les modèles s'accordent pour voir quelque chose se déclencher durant la nuit, plutôt en fin de nuit... mais pourquoi pas dès 2/3h sur certains. N'étant absolument pas fan des imprévus, surtout à longue distance, je prends les devants et me retrouve à Antibes dès... minuit. J'y retrouve des passionnés, notamment @Vianouz, c'était enfin l'occasion de se voir autrement que virtuellement ! Nous patientons donc plusieurs heures... quelques nuages bas viennent gâcher le ciel de temps à autre (ma parole, je les ramène avec moi!). Un orage italien clignote looooin à l'horizon. Le premier signe du retour d'est dans le coin se manifeste un peu après 2h du matin avec l'apparition d'un petit écho pluvieux au large de Nice, qui va ensuite persister sur la côte à l'est de Nice durant plus de 2h. En approchant des 4h du mat', des cellules éclosent bien plus au large et deviennent orageuse. C'est loin et peu esthétique, quelques petits canaux à l'horizon, puis un bouillonnement qui s'illumine un peu sous une trouée du ciel : -62- Au large de Nice, la convection est toujours en place... ça mijote dans la zone depuis le premier écho dans la nuit, mais avec le ciel devenant un peu moins crasseux et l'apparition de la Lune, cela devient visuellement plus évident : -63- Et puis vers 5h, les averses sur Nice apparaissent et se renforcent. Le ciel est prometteur. Je n'avais jamais traqué dans ce coin mais les nombreuses images qui passent chaque années nourrissent mon imaginaire, c'est alors un réel plaisir d'enfin s'y retrouver, de contempler la convection massive qui flotte sur le trait de côte, sur les lumières à l’infini dessinées par les baies et caps qui s'enchainent le long d'une côte accidentée. Bon, il est évident que je rêve de voir un extranuageux, je suis un peu dans la meilleure zone de France pour ça (et les exemples des semaines passées renforcent cette envie ^^) mais il n'y en aura point sur cette situation, du moins pas d'aussi esthétique que l'on pourrait l'imaginer : -64- Et la foudre finit enfin par apparaître ! Un peu lointaine forcément mais pas tant que ça, et le cadre s'y prête bien avec les reliefs derrière. La zone aéroportuaire de Nice va se faire pilonner à plusieurs reprises. Le rythme de la foudre n'est pas dingue mais mis bout à bout, ça fait quand même une sacrée densité de foudroiement dans un espace restreint ! On observera ça jusqu'à ce que la pluie ne prenne trop le dessus sur notre position : -65- -66- -67- -68- -69- -70- -71- La pluie est desormais trop importante, le retour d'est commence à se décaler, on se sépare. Je prends la direction de Théoule avec toujours des flashs dans mon dos. Le temps de se replacer, le jour se lève. Je ferais un arrêt express avant que la pluie ne re-débarque et aurait la surprise de capturer ça (vu sur l'ordinateur), impact bien au large de la zone de précipitations : -72- Direction le Cap Roux où je retrouve à nouveau nombre de passionnés. Orage en direction de Théoule donc, formant une pseudo ligne : -73- Mais aussi plus à l'ouest en direction de Fréjus et en mer où des cellules popent et lachent parfois de la foutre extranuageuse en air complètement sec (incapturable, car presque improbable de viser à cet endroit... ^^ et pourtant!). Foudre aussi dans le rideau, plus "classique" visuellement : -74- -75- Entre les deux, en mer, le Soleil se joue du ciel instable pour donner de magnifiques lumières : -76- -77- Les orages vont approcher tout en se calmant, cela se transforme en vaste masse pluvio-instable... je me redécalle un peu en direction de Fréjus puis prend finalement le chemin du retour, le risque orageux de la fin de journée suivante étant revu à la baisse et n'ayant pas la foi de patienter toute la journée. Une belle première expérience dans le coin ! 14 octobre Une nouvelle fois, les côtes azuréennes à l'honneur. Une sacrée réccurence notamment cet automne. Et encore de la grosse qualité photographique à la clé pour les chasseurs locaux En semaine, évidemment... on oublie ^^ Mais la situation venteuse associée dans le coin permet une bonne observation à longue distance, j'irais donc voir ça depuis la plage et ça valait le coup, très beaux bouillonnements par delà l'infini de la Méditerranée : -80- -81- 23 octobre Oh ! De l'action en Languedoc ? Ah ! L'unique situation dans le coin ce mois-ci, en diurne. En résumé : la foudre n'en fait toujours qu'à sa tête ! Je me positionnerais en bordure de la vallée de l'Hérault, la convection se met en place, les rideaux se rapprochent... et zéro foudre. Pourtant, les radars sont beaux... mais non, rien de visible. Le plafond est bas et ce n'est vraiment qu'en toute bordure du déluge que les structures se révèlent et la visibilité devient correcte. Je me décale un peu pour reprendre de l'avance, puis capture ça avant de devoir à nouveau fuir : -82- -83- Fuite que je pensais avoir anticipé, mais pas suffisamment. Je ne suis qu'à quelques centaines de mètres de l'entrée d'autoroute quand le déluge commence à arriver. Je vais subir durant quelques minutes une furie comme rarement vécu avec certainement de bonnes rafales descentes me projetant des murs d'eau. Impossible de m'échapper avec le voitures qui roulent à 20km/h devant moi. Puis, la grêle s'en mèle : machine à laver totale ! Je finirais par récupérer l'autoroute et rapidement sortir de ce bazar : de bonnes sensations ! La suite de la traque sera un échec, toujours pas de foudre et la ligne s'éloigne dans le Gard. Ainsi s'ahève la saison. Ou presque. Le 7 novembre, nouvel épisode méditerranéen. Confinement oblige, je tente des photos du balcon mais la situation va finalement surtout rester en mer et se décaler vers les Bouches-du-Rhône. Rajoutez à cela la crasse nuageuse toujours horriblement présente et vous obtenez un bon flop des familles, l'essence consommée en moins 😄 Conclusion Si vous arrivez au bout, je vous félicite ! 🥳 Je n'ai pas eu le temps (ou moins la motivation) de traiter mes photos et faire mes récits au fil de l'année donc ça finit en énorme condensé, certainement un peu indigeste j'en conviens 😅 Un automne en demi teinte : cela aurait pu être mieux et j'en attendais +... et d'un autre côté, je reviens avec de bons souvenirs et quelques très belles photos. On va donc retenir le positif ^^ Si je fais un bilan à l'année (c'est la troisième année que je le fais de façon assidue, j'avais bien tenté en 2013 mais avais laissé tomber), cette saison rocambolesque m'aura fait parcourir 10 542km sur 12 départements différents (et 1 trip en Espagne). J'ai pour habitude de "noter" les traques mais sans trop me prendre la tête, du coup pour cette année le bilan est de 13 "top", 17 "50/50" et 30 "flop", pour donc 60 chasses (dont quelques chasses au balcon). Sur ce... le meilleur à vous pour cette fin d'année en espérant que 2021 soit un peu plus joyeux et plus prolifique pour notre passion. Never stop chasing comme dirait l'autre ⚡
  3. Bonjour Nous voila quasiment au coeur de l'automne météorologique, saison des prolongations en régions méditerranéennes et d'un déclin de l'activité orageuse à l'échelle du pays. Je vous propose de vous replonger avec moi dans le mois d'août, le mois le plus prolifique cette année pour ma part. Il y a à boire, à manger, à simplement déguster ou à carrément exploser les papilles ^^ C'est parti. Spoiler alert : c'est un pavé ! 😛 PS : n'hésitez-pas à cliquer sur les photos pour avoir leur taille réelle et mieux profiter des détails (petite exception avec le 1er août qui est inclus dans mon sujet précédent. Le mois avait bien démarré!) 3 août - Hérault La fameuse nuit avec les extra-nuageux d'anthologie au large de la Côte d'Azur. C'était tellement beau sur le papier... mais en semaine, sans congés, c'était inaccessible. De part la situation avec du vent à l'ouest offrant une visibilité parfaite, je suis quand même allé observer ça depuis la plage près de chez moi. Je n'ai pas assisté à la cellule proprement dite car elle s'est développée bien trop tard (j'ai capitulé avant minuit) mais une petite cellule isolée sur les Alpes m'a offert des illuminations à l'horizon, derrière les pyramides de La Grande-Motte : -1- à 400mm 8 août - Hérault Samedi, début d'une séquence instable de plusieurs jours. Cela démarre par une timide évolution diurne sur les Cévennes. Le genre de situation que peu tentent, tant c'est voué à "pas grand chose", mais c'est pour moi le plaisir de repartir dans la nature et observer. Voir et capturer quelque chose de beau, sur un malentendu. Le plaisir simple de repartir en traque dans la chaleur estivale ❤️ Je me rends sur le massif de la Séranne (centre-nord Hérault) pour trouver un bon compromis : difficile de glisser plus à l'intérieur des Cévennes et pas envie de faire trop de route compte-tenu de la situation faiblarde. Après un peu d'attente, la convection finit par m'offrir une belle cellule peu mobile juste devant moi. Elle sera le symbole de cette année avec une activité électrique uniquement intra-nuageuse, pas le moindre éclair aperçue, pas même un petit flash pour l'honneur ^^ -2- Lassé de cette inactivité et au regard de la stationnarité des précipitations, potentiellement solides, je décide de foncer dans le tas. Pas de gros risque puisqu'au final, j'arrive dessous quand l'orage s'évapore. J'expérimente simplement le passage des >30°c à 18°c sous l'ultime déluge et les routes fumantes. La lumière est belle : -3- 9 août - Aveyron Instabilité à la hausse ce jour-ci. L'Aveyron reprend du service, le Pas de l'Escalette n'a plus de secrets pour moi ^^' On se rejoint avec @Néant27 en début d'après-midi à la limite Hérault/Aveyron pour observer la mise en place de cette nouvelle situation d'évolution diurne. Les premiers orages éclatent sur la Lozère entre autres, c'est encore loin. On observe la convection, pas de foudre visible : -4- On s'en rapproche un peu. Toujours pas d'activité électrique visible, nous avons encore affaire à un déluge... d'intranuageux ^^ -5- Puis nous remontons encore un peu pour arriver au spot de Brunas, où nous observerons l'orage en sympathique réunion de passionnés avec la présence de Daniel, Mickaël et Gwenael. Un peu de foudre au programme mais toujours lointaine. Les cellules passant au plus proche de Millau ne voudront pas suffisamment s'électriser, ce lieu est fréquemment frustrant pour sa capacité à voir passer des orages mais sans que la foudre ne se dévoile au plus près. Enfin si, il y a eu 1 coup de foudre vraiment proche dans la vallée sur la fin d'une cellule mais je ne l'ai pas eu (hors cadre), shootant depuis la voiture à cause de la pluie. De belles ambiances malgré tout et une bonne ambiance, c'était déjà très cool -6- -7- -8- Les couleurs ne sont pas vives mais ça suffit au plaisir, avec ces belles couleurs dorées du Larzac estival. -9- -10- -11- Nouveau petit rideau bien blanc qui prend devant nos yeux... Zéro foudre aaaaaah ^^ -12- Pas de foudre...! -13- Les deux seuls coups de foudre d'une toute dernière cellule passant aux portes de Millau. Celui-ci est dans le cadre, l'autre plus proche est tombé bien à droite hors cadre un peu avant. 10 août - Aveyron Troisième jour de traque d'affilé, quel plaisir de pouvoir à nouveau enchainer ainsi ! Nous sommes lundi donc il va falloir jongler avec le travail. Pour ce jour, on prend les mêmes et on recommence ! À la sortie du boulot, direction le spot de la veille, on se rejoint à nouveau avec Fabien. J'hésite un peu à me diriger plus au nord car l'activité orageuse se concentre sur la partie centrale de l'Aveyron, mais nous feront finalement le constat que nous sommes plutôt bien placés et l'activité devrait se rapprocher quelque peu de nous. L'ambiance est à nouveau bien belle avec une barrière convective lorsque j'arrive à La Cavalerie. Petit stop "moumousse et enclume" : -14- Un peu plus tard et un peu plus proche, belle barrière sombre et convective : -15- Le vent est fort, alternant les phases d'inflow et d'outflow. La foudre se montre de temps à autres à l'horizon mais elle reste rare et souvent noyée, encore une fois. -16- Dans le prolongement de cette ligne d'instabilité, de nouvelles cellules commencent à prendre sur le sud-ouest du département. On commence, sans trop s'enflammer, à y croire pour du potentiel nocturne dans le coin : -17- -18- Dans le déluge au loin et au téléobjectif, un éclair se démarque des autres. La convection devient de plus en plus belle derrière le plateau du Lévézou et l'activité électrique se réveille. Le soleil décline et colore l'horizon... C'est beau ! -19- -20- Et ce que nous attendions arrive finalement ! Bien que les orages semblent être sur le déclin, l'activité foudre se réveille et presque toutes les dernières manifestations électriques de la soirée se feront sous la forme de coup de foudre : une activité bien peu intense mais de qualité ! Seul regret, qu'une fois encore l'orage vienne s'échouer si près du but en ne nous offrant pas d'impact proche du mythique viaduc. -21- -22- -23- -24- -25- -26- -27- 22h, clap de fin ! Enfin une belle séance et ça permet de ne pas rentrer tard 12 août - Aveyron/Hérault Après une pause d'une petite journée (ce scandale 😛 ), retour... dans l'Aveyron ! Ou presque ! Un peu la même situation que ces derniers jours mais avec un potentiel plus nocturne. À la sortie du boulot dans l'après-midi, quelques cellules sont déjà en cours dans le sud-ouest (et sur le Cantal il me semble). Je décolle, bien précocement (mais quitter Montpellier en fin de journée est un enfer, je n'hésite plus à prendre de l'avance pour ne pas me bouffer les nerfs dans la circulation) et stationne au Caylar en attendant de voir comment cela évolue et où se positionner. Fabien et @Albert Sanchez me rejoignent. Après une longue attente, quelques sandwich, un début de match de Ligue des Champions, la convection se montre bien vigoureuse à l'ouest. Nous bougeons et commençons à faire quelques poses sur notre point de chute une dizaine de km à l'ouest. Mais la cellule intéressante semble encore + au sud-ouest et nous n'avons pas la vue, on se dirige donc vers un spot que je n'avais jamais testé, c'est l'occasion. Et nous trouvons dans le noir de la nuit le plus célèbre des mangeurs de Big Mac de France avec son acolyte @Romain77430 On assiste donc tous ensemble à ce beau spectacle convectif à l'horizon, isolé, qui se rapproche lentement. Festiflash mais pas de foudre extranuageuse hélas (arrivés trop tard apparemment ^^'), on a même droit à quelques étoiles filantes au-dessus de nos têtes puisqu'il s'agit du pic d'intensité des Perséides ! -28- Hélas, au-fur-et-à-mesure que la cellule (se transformant petit à petit en ligne) se rapproche, une horrible crasse en basse couche rapplique... Quelle plaie ! -29- Ce retournement de situation nous contraint à rebrousser chemin, on redescend dans l'Hérault. Avec mon trio de départ, on se positionne au Lac du Salagou... l'ambiance est super douce, ce sont les belles nuits estivales où tu chasses en t-shirt en pleine nuit, le top ! Côté ciel, ça l'est moins... ça flash fort mais le plafond nuageux est très encrassé, on ne voit la convection que par intermittence. Bien que la ligne se rapproche avec les bases et le rideau enfin visible, la foudre se fait rare. Il faudra attendre le tout dernier moment pour voir quelques impacts : -30- -31- La base est particulièrement sympa, je pousse les ISO pour imprimer le sillage turbulent juste avant de devoir se réfugier dans la voiture : -32- La encore, comme au viaduc de Millau, impossible d'avoir la foudre sur le lac ^^ Le déluge est tel qu'il est impossible de shooter depuis la fenêtre. L'activité foudre se renforce juste en passant sur nous (peut-être un impact sur le lac, mais déluge tel qu'on ne voyait rien), dommage car si nous avions été plus à l'est, on aurait pu se faire bien plaisir... On se quitte alors, je vais tenter de repasser à l'avant de la ligne mais c'est bien difficile de rouler, moins de 100km/h sur l'autoroute, c'est le déluge ! Le sec est enfin retrouvé aux portes de Montpellier. Fabien et moi hésitons quant au placement, on va finalement viser le + à l'est possible (sans faire trop de route quand même, il est déjà 2h du mat'!) en allant sur le littoral. L'activité électrique s'est un peu calmé durant les dix dernières minutes du trajet. Il ne me reste plus que 2min de route à faire quand je vois un impact. Puis deux... trois. J'enrage ! ^^ Une petite réactivation au sud de la ligne s'opère près de Montpellier et c'est un déluge de foudre ramifiée qui va s'abattre durant moins de 5 minutes ! Alors que je réinstalle le matos en urgence, la foudre continue de tomber, c'est le genre de timing qui rend fou car tu sens que tu vas te faire troller en beauté pour 2 pauvres minutes... mais finalement, j'aurais le grand honneur de pouvoir capturer les derniers coups de foudre. Merci Zeus, vous êtes bien urbain ! 😅 -33- -34- La, c'était le soulagement C'est vraiment la pointe de la ligne, le ciel est vite dégagé comme l'indique la petite loupiote orange au-dessus de l'horizon à gauche : il s'agit du Mont Saint-Baudille. La ligne s'éloignera rapidement sur le centre/nord du Gard avec une activité électrique soutenue mais plus lointaine et relativement noyé, il est près de 3h du matin, il est temps d'aller se coucher après une nuit finalement bien sympa malgré les aléas ! 13 août - Hérault/Gard Le rythme ne faiblit pas. Après une courte nuit et le dur labeur, nouveau décollage. Encore de l'évolution diurne au programme, je me positionne sur le nord-est héraultais pour observer les cellules sur les Cévennes avec Albert. Un orage prend naissance sur le nord héraultais entre Caylar et massif de la Séranne. Cette journée me plait particulièrement pour son ambiance convective, bien digne de ce que j'aime et j'attends en été dans le coin. Convections, enclumes, entrecoupés d'un ciel limpide : ne manque que la foudre... encore une fois ! -35- L'enclume s'étale, une structure nuageuse intéressante et plutôt rare (pour moi) se forme dessous avec une petite bande semblable à des nuages lenticulaires : -36- Entre cette cellule et celles présentes sur les Cévennes (véritable barrière de cumulonimbus au nord et à l'est), la convection n'a pas de mal à monter malgré l'enclume, de nouveaux rideaux vont apparaitre : -37- -38- Finalement, alors que l'orage à mon ouest se meurt, l'une des cellules sur les Cévennes lâchera quelques positifs dans une lumière relativement dure pour la photo. Je ne remarquerais cette capture qu'après coup : -39- Les orages se décalent dans l'intérieur du Gard, je vais tenter de m'en rapprocher. Le ciel est gris, il pleut, conditions difficiles pour photographier les quelques coups de foudre qui tombent à moitié noyés dans les rideaux juste devant moi. L'évacuation des orages me permettra deux/trois captures mais c'était plus sympa à observer qu'à photographier au final : -40- Pas de prolongation nocturne ce jour-ci, repos ! 15 août - Aveyron Simplement deux jours de repos et c'est reparti, une récurrence tellement plaisante, enffffin ! Nous sommes samedi, dégradation orageuse dans le sud-ouest pouvant toucher l'Aveyron dans la nuit... alors on repasse une énième fois le Pas de l'Escalette ! Mode solo et patience extrême activé ! Je me positionne sur le Lévézou en fin de journée et observe la première salve orageuse qui évolue du Tarn à l'ouest aveyronnais et qui va me passer devant, à distance raisonnable, en se dirigeant vers Rodez et le nord du département. Encore une ambiance bien clean et démarquée : -41- L'enclume de ce système orageux recouvre une grosse partie de l'ouest du département, une vision plutôt agréable : -42- La foudre devient visible sous le rideau le plus épais. Malgré la distance, elle est relativement bien visible et tombe toujours au même endroit... alors zoom à 300mm et bam ! ^^ -43- La ligne avance vers le nord, de la foudre plus proche (mais toujours lointaine) se dévoile alors que la nuit commence à bien tomber : -44- -45- Pas mal d'éclairs capturés mais au final je ne retiens que ces trois la, les autres sont bien plus classiques/lointaines. Accalmie vers 22h, je vais alors patienter jusqu'à presque 2h du matin. Entre temps, alors que les étoiles sont revenues et qu'il ne fait "que" 18°c, et après voir regardé Lyon martyriser Manchester City, je vois les éclairs tout petits, tout orangés, tout au loin à l'horizon... ils se trouvent dans les environs de Montauban mais la visibilité permet une fois encore une bonne observation. Aux environs de 2h, donc, des échos apparaissent sur le sud Aveyron... ouiiii La longue attente paye, l'instabilité se déclenche belle et bien ! Petit replacement d'une dizaine de minutes pour avoir la bonne vue. Et la... soupe à la grimace. Malgré de belles cellules au radar, l'activité électrique naissante reste uniquement intranuageuse. Je suis bien dégouté sur le moment car c'est le genre d'activation dont je rêvais avec la vue en altitude sur les paysages ondulés à l'ouest de Millau/nord de Saint-Afrique : -46- Le ciel était encore étoilé, pas de convection visible mais ce plafond instable qui indique que ça bouge au-dessus. La cellule la plus active (et la plus proche, ça tombe bien) glisse au sud de Millau, passant sur le Larzac, et m'offre enfin un coup de foudre : -47- La cellule s'éloigne et se situe maintenant à l'est de Millau. Soudain, l'activité électrique devient frénétique et la cellule isolée dans le ciel étoilé se met à donner des flashs extrêmement vifs et blanc, imprimant dans ma rétine un magnifique bouillonnement ! La joie m'envahit à ce moment la, il est 3h du mat', je suis seul dans un calme absolu et je me retrouve avec une beauté convective nocturne. Dans ces moments la, on se sent comme privilégié : -48- Avec cette photo je comprends mieux la soudaine activation frénétique, la poussée convective est puissante avec un magnifique pileus (ou velum?). La foudre s'abat à nouveau : -49- -50- -51- Constatant cette telle poussée et la cellule se décalant un peu trop sur la vue bouchée, j'hésite longuement... puis me replace un peu. Et je fais bien, car pas longtemps après avoir replacé mes trépieds, j'ai le bouquet final : -52- (bon, je chipote, mais il y a quand même de la foutue crasse inutile qui a trouvé le moyen de taper l'incruste pour cacher une partie de l'extra ^^) Retour au bercail vers 5h du mat', claqué et heureux ! 16 août - Hérault/Vaucluse Et ainsi, arrive la touche finale de cette longue période instable dans le sud de la France. Petite ironie du sort, je suis en congés depuis vendredi soir pour une semaine qui s'annonce calme alors que la précédente ne m'a pas laissé de répit alors qu'il fallait se lever tôt ^^ Mais j'aurais donc le loisir de chasser en tout début des congés et cela me permettra de traquer sans soucis le dimanche soir s'il le faut. Il me semble que c'était prévu, je ne suis plus sur, mais une activation orageuse a lieu sur l'est héraultais dimanche à la mi-journée. M'étant couché à presque 6h du mat', la motivation est zéro (surtout la grosse fatigue physique). Néanmoins, un regard au radar puis à la fenêtre me donne un bon coup de fouet pour au-moins observer ça de chez moi. Dans un premier temps, pas de foudre, mais une très belle structure aux portes de la ville avec un rideau dense. L'ambiance diurne est somptueuse : -53- -54- Rideau très dense, couleurs bleutées, ça ne fait pas semblant. Il y a un peu de tonnerre mais rien de visible, j'enrage une nouvelle fois face à ces orages incapables de donner de la foudre alors qu'il y a tout pour ! Dans mon attente de voir la foudre tomber face à moi, je ne réagis pas de suite aux gros coups de canon qui viennent de ma droite... À ma droite, il y a la tranche de mon immeuble, je ne vois rien... Le temps de me replacer en catastrophe, je vois de mes propres yeux ce que je viens de rater ces 3/4 dernières minutes : des impacts en air sec, très certainement extranuageux, pilonnent Le Crès/Castelnau-le-Lez. J'en rate un parfait qui tombe sans entrave visuelle, je ne capturerais que celui-ci qui a le mauvais goût de tomber derrière le cèdre. Ça montre néanmoins la beauté de la chose à cet instant, cela aurait été parfait avec un spot plus adéquate : -55- Plus à l'ouest de Montpellier, d'autres cellules prennent et se mettent également à pilonner ! Hélas, entre le replacement et l'extrême rapidité des extranuageux, la cellule n'en capture quasiment aucun. Une superbe ambiance en tout cas et encore une fois épaté par l’imprévisibilité des orages qui ne donnent rien et décident d'un seul coup de devenir très généreux en foudre massive. L'activité se calme pour le début d'après-midi. Une nouvelle salve orageuse est prévue dans l'après-midi vers les reliefs, je mange donc rapidement et reprends la route alors que des orages se sont activés sur les Cévennes. Au regard du radar et du ciel, il faudrait bouger assez loin dans l'intérieur pour observer ceux-ci. Sur le chemin, un petit écho apparait dans le prolongement sud, plus proche du montpelliérain... et c'est la que je fais une grosse erreur ! Au lieu de parier sur cet écho naissant, je me dis que ça ne va pas aller très loin et que seul l'orage sur les reliefs va tenir, comme semblaient le voir les modèles. Grossière erreur de ma part... j'arrive vers Claret, j'observe l'orage des reliefs qui passe non loin avec des mouvements nuageux impressionnants et un peu de foudre lointaine : -56- La cellule entre ma position et Montpellier devient un nouveau petit monstre et se met, comme celles de la mi-journée, à pilonner de la foudre extranuageuse ! Hélas, je ne suis vraiment pas bien placé (Fabien m'a rejoint), on va tenter de se repositionner à l'avant mais le temps de trajet est assez long, on se retrouve sous un déluge monstre. Arrivés vers Sommières (Gard), on fait un stop pour faire le point, on a repris un peu d'avance sur la cellule. Je sors de la voiture, dos à la cellule, et que vois-je : l'extranuageux qui tombe en air sec face à moi ! Aaaaah 🤬 Comme une évidence, les dix minutes qui nous séparent du spot vont être fatales, la cellule se meurt à notre arrivée. Si j'avais suivi la logique qui est de se concentrer sur les jeunes cellules, au sud d'une ligne/front, je me serais trouvé à ce spot depuis le départ et j'aurais certainement ramené de grosses photos. Un peu dépités, on regarde la cadavre d'enclume filer sur le Gard ^^ Mais on ne s'avoue pas vaincus : les modèles envisagent des orages en vallée du Rhône pour la soirée/nuit. De mon côté, je suis chaud (je m'enflamme souvent ^^), aucune contrainte de temps grâce aux congés. Fabien hésite mais finalement il se chauffe aussi. C'est certainement notre meilleure décision de l'année ! On prend la direction d'Orange/Châteauneuf-du-Pape. Sur l'autoroute, on voit déjà, au soleil déclinant, de très belles poussées convectives sur l'Ardèche. Cela nous met en confiance. Arrivés à bon port, le ciel n'est pas totalement dégagé et gâche un peu le spectacle convectif vers l'Ardèche. Ce n'est pas forcément une mauvaise nouvelle, ça veut dire qu'on est dans la zone d'instabilité, c'est surement bon signe pour plus tard. Les orages vont glisser lentement de l'Ardèche à la Drôme tout en restant assez éloignés. On préfère ne pas monter trop haut, pour des raisons de distance mais aussi car on a bon espoir que ça prenne plus proche. Dans l'immédiat, en début de nuit, nos yeux se tournent vers l'est où un très bel orage sévit vers les Hautes-Alpes, nous gratifiant d'une splendide convection et de quelques extranuageux : -57- -58- -59- Les orages à notre nord ont atteint la Drôme et vont fortement s'activer en foudre. Je crois que @Vincent_L et @fryz peuvent en témoigner, c'est même déjà fait dans le sujet de Vincent Une nouvelle fois, la régularité de l'activité dans une zone donnée va nous permettre de zoomer dessus car, ça reste quand même loin de nous ! -60- La crasse sur notre position se morcèle par moment et permet de voir la bête au-dessus : -61- -62- À défaut de proximité, l'usine Isover d'Orange offre une composition sympathique avec le déluge de ramifiés (c'était d'ailleurs intéressant de voir les fumées des cheminées évoluer à gauche, à la verticale puis à droite en fonction de l'avancement de la cellule, pourtant + éloignée au nord) : -63- -64- L'orage avance sur les Baronnies (il me semble, pas certains de ma géographie la ^^) et dévoile par moment des structures agressives : -65- Un bel impact en air sec entre les montagnes, au loin (164mm) : -66- Puis, une capture très cool et inattendue s'offre à moi. Il s'agit de la montagne à gauche sur la précédente photo, nommée "Garde Grosse" sur les cartes IGN, 944m d'altitude, au sud-est de Nyons (Vaucluse). Déjà content du rendu qu'offre la luminosité de cet impact qui tombe sur le flanc de la montagne, malgré la distance, on peut voir un traceur ascendant partir de l'antenne située au sommet ! Un bel exemple des "possibles" de la foudre. Photo très fortement cropée sur capture à 164mm également : -67- BON. Si on fait le bilan de la journée, c'est pas si mal quand même ! Toujours ces aléas, toujours ces loupés mais toujours ces captures intéressantes. Et si nous savions... si nous savions que nous étions à une petite heure du déluge de foudre de l'année (pour notre part ^^). À peu près au moment de ces dernières observations à l'est, c'est l'ouest qui nous fait de l'oeil avec l'éclosion de plusieurs échos pluvieux sur le Gard entre Alès et Nîmes. Le ciel est toujours couvert sur nous... le signe ultime?! On fait cinq minutes de route pour avoir la vue adéquate, au-dessus de Châteauneuf-du-Pape. Vincent et Vincent (mille sabord!) arrivent sans aucune concertation préalable quelques instants après. Comme un signe qu'il n'y avait plus qu'à ! Parmi les cellules, l'une d'elle se renforce particulièrement et prend pile notre direction. Elle reste néanmoins inactive pendant un bon moment alors que ça se rapproche "dangereusement" de notre position. Une activité intranuageuse finit par apparaitre... c'est mou. Puis, un premier impact : -68- Mais ça reste mou... Et puis, quasiment comme Vincent D. l'avait dit (sur le ton de l'humour), au terme de 5 minutes environ, l'activité électrique explose totalement. Elle s'abat plus au sud, d'abord petite à l'horizon mais se rapproche rapidement (j'ai l'impression que le plafond nuageux n'était pas haut). Nous allons alors vivre une séquence absolument jouissive, un bombardement de foudre ramifiée avec un enchainement soutenu. La vision de ses propres yeux reste un must mais nous offrira aussi du très bon aux capteurs ! Trêve de blabla (je vous propose un certain nombre de photos mais il y a eu bien + d'impacts, mais bon ça reste redondant et elles ne sont pas toutes de qualité, je conserve les meilleures ) : -69- -70- -71- La version avec un appareil en grand angle... -72- et l'autre avec le 50mm. Dédoublement au point d'impact sur cette petite falaise au bord du Rhône ! -73- Marrant comme l'impact de droite, bien plus proche, est pourtant bien moins lumineux. Je n'ose imaginer le même que celui de droite ^^ -74- Pincez-moi je rêve 😍 A nouveau un bifide in-extremis, carrément sur le Rhône cette fois ! -74- Allumage d'un arbre au bord du Rhône, la version grand angle avec un appareil... -75- ...et le détail au 50mm (mais pas loin du hors cadre ^^) On ne sait pas où donner de la tête, cela va tellement vite. Un gros moment de flottement, d'extase, comme hors du temps ! Les gouttes commencent à arriver et la foudre est quand même très très proche ! Le gros de la cellule nous passe juste au sud, de même que l'activité électrique (heureusement pour nous ^^'). Hélas, impossible d'avoir la vue sur la plaine devant nous à moins d'aller à pied au bord de la tour, bien trop risqué. La foudre se déchaine au plus près : -76- -77- La pluie devenant trop gênante, j'installe un appareil dans la voiture et laisse l'autre dehors avec une protection contre la pluie. C'est un peu la galère ^^ -78- L'orage passe au final bien rapidement devant nous et l'activité "folle" cesse également rapidement. V & V tentent la poursuite, Fabien capitule (pas de vacances pour lui :s), je continue les captures de mon côté. La cellule s'éloigne, lâche encore des impacts, bien moins spectaculaires et plus dans les précipitations. J'ouvre un peu plus l'un de mes appareils et boom : -79- À nouveau un impact proche ! Il s'agit d'un extranuageux à l'arrière de la cellule. Un autre s'offrira à moins, plus éloigné et pas cramé pour le coup. Il marque la fin de la chasse : -80- Quelle journée ! Quelles 24 dernières heures même ! De persévérance en patiente, de moments de joie en moments de frustration, j'obtiens finalement ma meilleure séquence de l'été et certainement de l'année (à moins d'un miracle automnale mais je n'y crois guère). Merci dame nature ❤️ Et plaisir partagé pour le coup ! Le reste du mois d'août À la suite de cette prolifique séquence estivale en seconde décade, le reste du mois sera bien plus sage. Trois dates à retenir : le 21 août avec une dégradation orageuse plutôt décevante du côté de Rodez dans l'Aveyron. Je joue de chance dans l'histoire quand même avec cette cellule préfrontale qui m'offrira une capture intéressante, un très bel extranuageux d'un côté avec la Lune de l'autre : -81- Le 28 août ensuite, situation bancale en France avec un risque orageux sur les Pyrénées-Orientales alors que le golfe de Gênes est en ligne de mire. Pour diverses raisons, je n'ai pas misé sur Gênes (fatigue de fin de semaine, distance trop longue, pas d'expérience dans le coin (faut connaître les spots, un minimum de choses quand tu pars à l'étranger + période covid)). Au final, j'aurais quand même du me faire violence et miser la-dessus... je suis allé chasser du néant (à "seulement" 1h30 de chez moi environ) avec ceci comme ultime trophé (autant dire que quand j'ai vu les photos du lendemain à Gênes j'ai ragé, et puissance dix une semaine plus tard ) : -82- Et le 29 août, petite surprise nocturne capturé du domicile avec un peu d'activité orageuse vers la vallée de l'Hérault et ce très bel internuageux : -83- Et pour être tout à fait complet, le 30 août il y a eu un peu d'instabilité type giboulées dans mon coin, j'ai observé ça pas loin en mode "sur un malentendu". Il n'y en a eu point ^^ Bilan : (si vous lisez ça, c'est que vous avez survécu à mon avalanche de photos et de blablabla, bravo !! :D) après une saison plutôt très mitigée, se rattrapant un peu sur le mois de juillet, ce mois d'août fut un excellent cru ! C'est même certainement mon meilleur mois d'août depuis que je chasse, ce mois étant généralement plus calme avec seulement une ou deux chasses. Un fort plaisir retrouvé de pouvoir enchainer les chasses Vous m'avez certainement vu me lamenter ça et la en septembre, il est vrai que je suis tellement fasciné par ces ambiances que j'ai vite fait de vouloir la suite et quand elle n'arrive pas (et qu'à côté, c'est festival sur festival ^^), j'ai du mal à me tenir en place Mais objectivement (et même pour septembre), j'ai réussi à voir et photographier de belles choses quand même, je ne suis pas à plaindre. Un grand merci comme toujours à Zeus (et affiliés) et dame nature pour ces beaux instants vécus, instants précieux tant le temps si vite... Je vous dis à bientôt pour le sujet de septembre, qui sera moins étoffé mais pas dénué d'intérêt grâce à l'épisode méd' du milieu du mois et des quelques jours annexes. Christian
  4. Bien le bonjour tout le monde! Commençons par les présentations : Moi c'est Corentin, dit C.A. (prononcez "Céha", le premier qui dit "Ka" ou "Sa" ou que sais-je, je lui lance une malédiction 😁), habitant en région nantaise, bébé chasseur d'orages dans le sens où ayant le permis mais pas encore de voiture, je peux pas vraiment partir en chasse pour le moment. Normalement ce sera pour la saison prochaine, mais en attendant de pouvoir entrer dans la grande confrérie des chasseurs d'orages, va falloir se contenter de photos prises à domicile, avec toutes les contraintes que cela implique. Jusqu'alors, 2020 était une année bien pauvre en orages. Pourtant, la semaine dernière a offert de belles situations sur l'ouest que j'ai pu photographier. Et même si ce ne sont pas mes premières photos d'orage, loin de là, c'est la première fois que je me décide à vous les partager : Première situation, soirée du 11 août : Le 11 août, un risque orageux était prévu pour le 44, mais je n'y prête pas plus attention que ça. Mais, vers 23h, je commence à apercevoir des flashes depuis ma fenêtre. Sauf que j'ai une très mauvaise visibilité dans cette direction. Je descends donc juste en bas de chez moi pour photographier ce qui s'avère être un orage extrêmement électrique situé au nord du département : 1/ L'ambiance est superbe avec ces éclairs incessants sous un ciel étoilé (on peut reconnaître le W de Cassiopée en haut à droite) 2/ 3/ (photolive : https://www.infoclimat.fr/photolive-photos-meteo-260297-pile-electrique-sous-cassiopee.html?&auteur=38167) 4/ Comme vous pouvez le voir, l'activité reste essentiellement intra-nuageuse. De toute manière, avec la distance, il aurait été compliqué d'avoir des impacts... 5/ 6/ 7/ Peu à peu, l'orage s'éloigne et la vue d'ici devient de moins en moins intéressante. Je décide donc de rentrer chez moi, déjà content de cette soirée, sans me douter que les heures suivantes seront encore plus palpitantes... D'autres orages se forment au cour de la nuit, puis tout au long de la matinée suivante, mais je n'arriverai à rien photographier de bien et l'activité se calme durant l'après-midi.
  5. Orage du 10 Juillet 2020, Le mont Mézenc depuis Champclause (43). Vendredi dernier, de forts orages étaient envisagés par les modèles sur l'extrême Est de la Haute-Loire. Difficile pour moi de me faire une idée du meilleur spot pour la journée, mais je fais le choix du haut relief altiligérien à ~1300m d'altitude avec vue imprenable sur le toit de la Haute-Loire, le mont Mézenc. A mon arrivée peu avant 16h00, la convection est déjà bien en place, et une cellule arrive très vite à maturité. En altitude c'est quitte ou double, le temps est trop vite changeant, ne tolérant presque jamais l'erreur de positionnement, et le risque de brouillard est très important. J'ai un peu plus de 24°C au thermomètre de la voiture, j'ai peur d'un comportement explosif des orages. La première structure ne paye pas de mine, le rideau n'est pas magistral mais les bases sont bien propres, elle transite rapidement d'ouest en est, et lâche le premier impact de la journée. C'est dans la boîte. - 1 - Nikon D500, 80mm (DX), 1/40s, F/13, ISO 50. D'autres impacts vont tomber mais je décide de rester cadré très serré à 80mm, et ça tombe hors cadre. Tant pis, ça fait parti de la game ! L'activité foudre va baisser très temporairement d'un cran, et la cellule s'évacue. Je contemple un peu le ciel, et je suis très vite convaincu que tout va se régénérer sur place exactement au même endroit. A partir de ce moment là, tout va dégénérer, et aller très vite. Une base très menaçante se développe et s'étale. L'humidité laissée par le précédent orage est d'un coup aspirée, et j'observe un abaissement mythique du niveau de condensation. Les fractus deviennent multiples, et apportent avec eux leurs lot de situations suspectes. Je n'ai aucun visuel sur les bourgeonnements au dessus, mais de toute évidence tout doit prendre une tournure d'explosion convective là-haut. - 2 - Nikon D500, 65mm (DX), 1/50s, F/11, ISO 50. - 3 - Nikon D500, 65mm (DX), 1/40s, F/9, ISO 50. La cellule de déclenchement commence à s'affoler et à me remplir la carte SD, mais je constate rapidement que sur ce nouvel orage, aucun impact ne va se décider à sortir. Activité intra / inter-nuageuse intégrale. Quelques minutes passent, l'orage se décale sur le Mézenc, et là encore on franchi une nouvelle étape dans la virulence de la convection. Une structure de type arcus se dessine très rapidement, et viens même couvrir la tête de la montagne. Très grosse ambiance, très grosse claque visuelle... - 4 - Nikon D500, 46mm (DX), 1/60s, F/7.1, ISO 100. - 5 - Nikon D500, 40mm (DX), 1/40s, F/5.6, ISO 50. L'orage continue de grossir et finit par avaler complètement le Mézenc. Possible transition supercellulaire, difficile de l'affirmer. Sur le terrain et au radar j'observe bel et bien un rapprochement de ma position alors que je suis situé au nord du système orageux, et la structure est pourtant emportée d'ouest en est. Simple extension du corps orageux ou rotation dissimulée... Je ne m'avancerai pas mieux. - 6 - Nikon D500, 16mm (DX), 1/80s, F/7.1, ISO 100. - 7 - Nikon D500, 16mm (DX), 1/30s, F/5.6, ISO 50. Puis les choses se gâtent. L'orage s'approche dangereusement et un vent glacial se lève sur ma position. Je profite quelques derniers instants du privilège qui m'est offert, et je me replie dans la voiture. Le risque foudre sur ce secteur très exposé est important. J'attends que les choses se calment, et l'orage s'évacue à l'est peu à peu. Je reste en marge immédiate du noyau intense avec seulement quelques grosses gouttes et de fortes rafales, et ce n'est qu'une fois le rideau de précipitations atténué que je constate vraiment le caractère violent de l'orage. Le paysage en face de moi à changé de couleur, nous n'avons pourtant pas fait un bond en hiver, mais il a revêtu son manteau blanc. La grêle a fait parler d'elle, et ce n'est vraiment pas passé loin... - 8 - Nikon D500, 80mm (DX), 1/200s, F/7.1, ISO 100. Après ce déchaînement orageux, l'activité convective baisse significativement en Haute-Loire. Les réserves semblent avoir été copieusement dévorées, et la grêle au loin fait chuter le thermomètre en dessous du seuil de confort pour la tenue légère... Je rentre alors à la maison, quasiment sans foudre mais avec un gros gavage structurel en mémoire. A bientôt !
  6. La soirée du 1er octobre 2019 m'a offert une belle surprise orageuse au sein d'un automne décidément trop calme sur nos régions languedociennes. Vous allez voir que la capture de la foudre ne tient parfois à pas grand chose et qu'il faut une bonne dose de chance et de persévérance ! Les orages étaient prévus et ils ont été au rendez-vous. C'est toutefois sans grande conviction que je prenais la route en début de soirée : l'activité s'annonçait plutôt faible, noyée dans la masse et le balayage orageux très rapide. Pour une fois je ne fonçais pas dans le tas, à savoir vers le piémont cévenol où les orages étaient déjà à l’œuvre dès la fin d'après-midi : je décidais de miser plutôt sur le Sud du Gard qui devait être touché plus tard dans la soirée. A la nuit tombée, le Nord de Nîmes était concerné mais rien de photographiable depuis les Costières où j'étais positionné : seuls de puissants flashs auxquels succédaient de lourds grondements lointains trahissaient la présence de quelques puissants impacts dans la masse. Rapidement j'étais enveloppé par la pluie, sans avoir pu réaliser la moindre image... Repositionné dans le secteur de Saint-Gilles, toujours sur les Costières, je commençaient à me dire que cette sortie allait être un énième fiasco, comme trop souvent cette année ! Je lançais toutefois des poses au cas ou... Quitte à être sur le terrain autant tenter le coup ! Vers 22h05 la pluie faiblissait pour quasiment cesser sur ma position quand tout d'un coup, sans aucun signe avant coureur, un impact bien net et bien lumineux surgit de nulle part tombait devant moi ! Pas de doute une jeune cellule était en train de s'activer sous mes yeux : un peu lointaine (entre Nîmes et Beaucaire) mais idéalement positionnée car sans pluie et sans nuages bas parasites entre la zone de foudroiement et moi. 22h08 : premier impact de foudre visible de la soirée. Pas loin d'être hors cadre mais bel et bien dans la boîte. Les lumières visibles à droite sont celles de Saint-Gilles. 22h09 : biiiim ! Quatre impacts simultanés (et même un cinquième hors cadre à gauche) éclairant un plafond nuageux magnifique ! En moins de deux minutes, la situation était passée d'orages très peu actifs à une situation de rêve pour la foudre. 22h10 : encore de superbes impacts de foudre ramifiés, bien nets dans l'air frais ! Les pointillés rouges correspondent à un avion venant de décoller de l'aéroport de Nîmes-Garons tout proche. 22h11 : le rythme des impacts n'est pas excessivement soutenu mais très régulier, environ 1 par minute. On distingue encore les lumières de l'avion qui poursuit son décollage. 22h12 : bouquet final avec encore des impacts simultanés. La cellule se décalait ensuite rapidement sur les Bouches-du-Rhône avec encore beaucoup de foudre mais plus lointaine et davantage noyée dans les précipitations. Quand je vous parlais de chance... Si cette cellule n'avait pas éclot à cet endroit (d'où j'avais une vue dégagée) et si je n'avais pas patienté jusqu'au dernier moment malgré l'absence d'éclairs vraiment visibles depuis 3 heures que j'étais sur le terrain je n'aurais ramené aucune image de ces orages... Alors que là, en 5 mn de folie électrique j'ai pu capturer de très esthétiques impacts : assez inespéré sous cette dégradation orageuse somme toute très classique de début octobre. En espérant quand même pouvoir assister à un véritable épisode méditerranéen d'ici la fin de l'automne !
  7. Cette saison 2019 se montre décidément plus timide que les autres années avec des dégradations certes, mais toujours assez espacées si bien que le nombre de chasse annuel est, en cette fin-août, bien en deçà de la moyenne. Septembre s’annonçait similaire aux mois précédents avec un anticyclone assez mal (ou bien pour certains) placé et donc un temps désespérément calme. Il faut savoir que cela fait des années que nous n’avons pas connu un VRAI mois de septembre dans le Sud, à savoir des dégradations méditerranéennes violentes et des orages l’étant tout autant. Pourtant au fil des prévisions, il semblait qu’un potentiel non-négligeable de retour d’Est se profilait pour Est PACA. Plus les runs sortaient, plus ceux-ci étaient engageants, voire même violents pour certains. Sauf qu’on a l’habitude dans le Sud-Est que les retours d’Est soient petit à petit diminués en approchant de l’échéance donc la méfiance restait de mise au fil des runs. Pourtant, plus on approchait de l’échéance et plus celui-ci était renforcé. Les runs du matin du 5 septembre sortent et c’est l’extase, tous les modèles s’accordent pour du très gros autour de l’Esterel. Placés sur les hauteurs de Fréjus vers 22h00, nous attendons dès le milieu de soirée le développement des orages. Comme toujours le ciel est limpide et il est difficile d’imaginer une dégradation violente pour les prochaines heures. Comme toujours également un orage se développe au loin sur la Ligurie et nous permet de faire passer le temps avec une activité lointaine. Progressivement les nuages s’amoncellent sur l’Esterel, au satellite on peut voir le front se mettre en place sur l’Est du 06, matérialisé par une bande nuageuse s’avançant rapidement vers l’Ouest et venant bientôt buter contre le Mistral encore présent sur le point d’observation. 00h00, le ciel est maintenant parsemé de congestus plus à l’Est, certaines convections sont particulièrement puissantes, l’orage est imminent. 6 minutes plus tard très exactement, un écho apparait sur Antibes, 30 secondes plus tard le premier flash. Tout se passe exactement comme prévu (ce qui est rare pour ce type de dégradation). Une cellule se démarque et se bloque en plein milieu de l’Esterel, la convection est très puissante mais elle n’a pas encore flashé contrairement à sa petite sœur derrière. Puis, première décharge (qui a du faire peur à pas mal d'automobilistes sur l'A8 juste à côté car il tape en air complètement sec) : 1/ A partir de là, comme souvent, tout s’accélère, ça se met à flasher de partout et assez frénétiquement, la foudre sort mais nous espérons un autre extranuageux (qui n’arrivera pas). L’activité devient démentielle avec des éclairs toutes les 2/3 secondes, majoritairement des intras. Le radar indique de la grosse grêle près de Tanneron, très rare de voir un écho comme ça en pleine nuit. Très vite c’est tout l’horizon Est qui s’illumine en continu de flashs, parfois de coups de foudre mais assez anarchiques. Nous ne savons pas trop où en donner de la tête tellement l’activité est violente et étendue. Les cellules qui se dirigeaient dans un premier temps vers nous sont stoppées par un air plus sec sur zone, si bien que nous nous retrouvons rapidement dans le seul coin sec de la région. Un appareil cadre plus au Nord alors qu’une cellule explose derrière les premières collines : 2/ Le deuxième cadre plus au Sud-Est alors que des cellules se régénèrent en continu sur la même zone : 3/ Puis bizarrement les cellules à notre Nord se meurent et l’activité se concentre à nouveau exclusivement sur l’Esterel. Les flashs permettent de distinguer une virulente convection dans la baie de Fréjus, nous espérons un extranuageux avant que le ciel ne se couvre de nouveau, il n’arrivera pas. Je laisse donc un des deux appareils cadré sous cette base pendant que l’autre continue de shooter la foudre plus sur les reliefs, il faut donc jongler entre les cadrages et les réglages si bien qu’à un moment donné je ne fais même plus attention à ce qu’il se passe devant moi. Puis tout à coup, cris de joie de mon compère « Oh p*tin c’est tombé dans la baie ! », j'ai en effet vu un flash plus gros que les autres. J'attends la fin de la pose, n'étant pas sûr de l'avoir eu, en effet, c'est bien tombé dans la baie : 4/ Une cellule se démarque en remontant sur Fréjus, elle donnera exclusivement de la foudre pendant 5/10 minutes, un pur régal, nous sommes ébahis par le spectacle et surtout, toujours au sec ! Double impact très ramifié avec traceur ascendant (visible en zoomant) sur Port-Fréjus : 5/ Et ça continue ! (petite pensée à @Cyclone30 qui s’est malheureusement retrouvé sous la flotte à ce moment là…) 6/ D’autres impacts seront capturés, un peu moins esthétiques. Puis une cellule se développe sur nous, la bascule commence à se mettre en place, la foudre tombe assez proche plus au Nord mais pluie de face, impossible de shooter à présent. Nous nous déplaçons donc pour avoir une vue vers l’Ouest, les cellules ayant tendance à se décaler vers cette zone. L’une d’entre elle est toute proche, sur les collines d’en face et la foudre tombe de temps en temps. Parfois de manière bien esthétique (l'impact tombe sur la flèche d'une grue): 7/ Pas mal d’impacts capturés là encore mais je retiendrai surtout cette formidable décharge à un peu plus de 2km sur les collines de Sainte-Maxime : 8/ La cellule continuera son petit bonhomme de chemin vers le Sud tout en perdant progressivement en intensité, mais donnant encore de belles décharges de temps à autre. Nous nous replacerons pour observer la fin des orages près de l’Esterel mais pluie de face et activité anarchique, ce sera pour le plaisir des yeux pour moi, mon compère s’en sortira mieux. Il est 4h du matin, nous venons de vivre 5h de folie, l’orage de l’année sur la région.. Le lendemain, après le boulot et une petite sieste, de nouveaux orages prennent sur le 06, assez mous mais donnant de temps en temps de bonne salves de foudre. Je suis bien rassasié de la veille et bien fatigué mais la tentation est trop forte, nouvelle chasse. Le seul impact potable de la journée sur les hauteurs de Villeneuve-Loubet alors que les cellules s’évacuent vers le littoral : 9/ Le lendemain une situation se profile dans le Golfe de Gênes et encore une fois, la tentation est trop forte pour manquer le spectacle. Les modèles sont un peu perdus niveau horaire et intensité mais je décide de me placer vers Gênes aux alentours de 22h, le début étant censé être pour 00h00. Pourtant sur l’autoroute une cellule explose alors que je ne suis pas encore arrivé sur zone. Vient maintenant le dilemme, la convection est visible et elle lâche des extras bien sentis, mais je ne suis pas sûr que celle-ci tienne donc autant essayer de se rapprocher du target initial. Je sors de l’autoroute après Savone alors que l’activité devient une nouvelle-fois démentielle, un éclair toutes les 2sec. J’ai cependant oublié un petit détail, nous sommes samedi soir et je dois traverser plusieurs villes côtières pour me rapprocher de la cellule. Je perds donc un temps fou à slalomer entre les Italiens bien éméchés et rate une bonne partie du spectacle. Néanmoins après une dizaine de minutes de route je tombe sur un très beau point de vue face à la cellule qui perd malheureusement rapidement en intensité. Le spectacle est néanmoins magnifique : 10/ Je suis ensuite rejoins par l’équipe de Zenastormchaser et nous discutons de la suite de la dégradation, eux-aussi ont été un peu surpris par ce début de dégradation bien plus tôt que prévu. Tout à coup des flashs se montrent dans notre dos, vite suivis de coups de tonnerre assez fracassants. Une cellule se développe juste derrière nous à Varazze. Pas le temps de réfléchir, il faut s’orienter vers elle. Première pause … 11/ Cette cellule donnera une activité régulière et très esthétique pendant 15/20min avant de mourir : 12/ Mes compères partent plus à l’Est mais trop loin pour moi, la suite de la nuit devrait rester orageuse dans le coin donc je reste sur ce point de vue trouvé par hasard et qui domine tout le Golfe. Néanmoins plus les heures passent et plus le constat devient évident, la première cellule semble avoir perturbé la dégradation dans la zone, l’air semble trop sec pour que de nouveaux orages se forment alors que plusieurs structures supercellulaires concernent l’Ouest de la Ligurie. Pas de regrets néanmoins car l’activité à peine au large est on ne peut plus esthétique : 13/ 14/ Ces cellules alterneront avec phases actives et inactives une bonne partie de la nuit. Le jour se lève ensuite, je prends le chemin du retour voyant que le risque de trombe se décale lui-aussi plus à l’Ouest. Sur le chemin du retour j’observerai des cellules se développer entre Corse et continent bien plus près que prévu du 06. Une trombe parviendra même à se former sous l’une d’entre elle, je ne pourrai que l’observer de l’autoroute, impossible de m’arrêter pour shooter, belle surprise quand même. On pourrait croire cette période orageuse finie, pourtant il n’en est rien, 2 jours plus tard, nouvelle dégradation sur le Sud-Est. Des orages sont prévus de remonter en fin de nuit par la mer sur les côtes Varoise. Placé près du Rayol, j’observe quelques coups de foudre sous une cellule ayant attendu le lever du jour pour se développer : 15/ La suite sera trop pluvieuse, les forçages étant plus forts en mer. Enfin un vrai début d'automne près de la méditerranée, du moins dans le Sud-Est, espérons que ça continue !
  8. Salut Après un premier mois d'été au bilan honorable (pour rappel, si vous ne l'avez pas vu : https://forums.infoclimat.fr/f/topic/54220-mes-traques-du-1er-mois-dété-2019/), nous voila au coeur de la saison avec le fameux mois de juillet ! Et quel début de mois... on sort d'une canicule exceptionnelle avec ni plus ni moins que le record national de Tx dans la région, les températures restent au-delà du raisonnable bien que moins extrêmes, et on en voit enfin le bout avec un temps qui pourrait à nouveau tourner à l'orage pour ce début de semaine. Mardi 2 juillet, possibles orages diurnes en milieu/fin d'après-midi. Direction le secteur du Pic St-Loup à la sortie du boulot. La chaleur est pesante, les cumulus sont isolés, l'ombre n'est pas encore la... on se pose avec Quentin à l'arrière du pic, avec ce paysage que j'aime tant dans le coin, végétalisé mais également aride, évoquant (à demi-mot, peut-être un poil enjolivé dans mon imaginaire ^^) les paysages de l'Arizona, les cactus en moins. Les orages se mettent en place sur les Cévennes, la convection est belle, la lumière devient magique, les bases hautes et tourmentées, les cigales dans la place... et la foudre terriblement absente ! Je réussirais à capter un impact, l'un des rares, mais le troll viendra quand il sera temps de se repositionner + au sud à l'approche de la pluie : celle-ci s'abat relativement proche quelques minutes après que nous ayons rangé le matériel, puis une fois la route prise. Un grand classique ! Le reste de l'observation sera le constat du déclin des orages du jour, pas de séance nocturne au programme, retour à la ville et sa fournaise nocturne ! -1- -2- -3- -4- -5- -6- Mercredi 3 juillet, rebelote, avec un débordement en début de soirée possible mais incertain, les joies des orages diurnes. Je prends la direction de la limite Hérault/Aveyron pour observer des orages déjà présents aussi bien sur le nord/nord-ouest héraultais que sur l'Aveyron. Je risque de me retrouver sous le panache des orages mais ceux-ci sont peu mobiles et la pluie somme toute faible, c'est jouable... La encore, les éclairs se jouent de mois avec une activité électrique absente sous les cellules aveyronnaises : -7- Ça crépite à ma gauche, sur l'Hérault, dans une direction où la vue m'est plus bouchée. Je vais donc me résoudre à viser vers ces orages présents dans les environs de Bédarieux en trouvant une petite fenêtre de tir. La foudre est présente, bien présente même, et je finis par obtenir ce que je suis venu chercher, au-delà des petits spaghettis récoltés : -8- À ce moment la je suis satisfait et me dis que je ne reviens pas sans rien ! L'orage s'affaiblit, je me place pour observer un autre dans la direction de Millau où je rate quelques impacts. Par la suite, voyant des orages descendre de Rodez vers Millau, je me dis qu'il y a une carte à jouer pour Millau... sachant que côté Hérault, la convection s'effondre. J'y vais, je m'arrête à la Cavalerie pour faire un point, et constate avec amertume que les orages tendent à s'affaisser... aie aie aie, encore un coup classique ! Dans le même temps, malgré la distance, je vois de la grosse convection en direction du Gard : un bel orage est né dans les environs de Nîmes, il évolue dans un flux lent en direction de la baie d'Aigues Morte. Pas une minute à perdre, l'interception peut se faire, c'est de toute façon sur le chemin du retour ! Mais il faut compter une bonne heure de route jusqu'au littoral... gros stress, surtout une fois arrivé aux abords de Montpellier où je constate que l'orage se maintient, il s'est même renforcé et je commence à voir la foudre depuis l'autoroute. Au passage de Montpellier, petit constat : ça bourgeonne dans tous les sens dans le coin... ENFIN arrivé sur le littoral, délivrance : j'arrive à temps pour immortaliser de la foudre, il fait encore jour mais c'est beau : -9- Un avion de ligne s’apprête à atterrir à l'aéroport de Montpellier (Frégorgues), sur la droite. -10- -11- -12- Mais rapidement, les premières gouttes arrivent. Obligé de me replacer à Palavas, bravant le bazar de la haute saison touristique... Le vent est puissant, inflow et outflow se relaient. Une capture rapide : -13- Puis je rejoins Fabien, plus éloigné de la foule et avec une vue plus dégagée. L'ambiance est phénoménale, le vent est puissant, il faut chaud, l'orage fait du sur-place vers la Grande-Motte et l'étang de l'Or.... et le meilleur se prépare devant nous ! La convection présente dans le coin finit par exploser, des orages se forment sur le nord de l'Hérault et le tout va se propager jusqu'aux portes de Montpellier. Une spectacle électrique digne de l'été, enfin un vrai déluge de ramifiés ! Les premières captures sont hélas floues, vent beaucoup trop puissant sur l'appareil avec son téléobjectif, je n'ai pas eu le réflex(e) de me mettre devant l'objectif dès le début pour couper ce vent... mais tant pis, les prises avec l'autre appareil passent et les suivantes avec le télé vont rattraper la chose. Quand en plus, l'horizon est dégagé derrière le Pic St-Loup et nous offre le rougeoyant d'un coucher de soleil... on frise la perfection -14- -15- -16- -17- -18- -19- -20- -21- -22- La pointe de la ligne orageuse formée vers la vallée de l'Hérault va finir par s'étendre jusqu'à Montpellier, avec toujours un sacré pied de pluie, avant que le tout ne commence à décliner : -23- -24- Et quelques derniers impacts accompagnés de spiders viendront frapper les environs du Pic, encore une fois : -25- Un baroud d'honneur ensuite avec quelques éclairs sur de la convection en provenance de l'ouest héraultais mais c'est un amas de pluie stratiforme qui viendra clore la soirée, peu avant minuit, le lent déclin de cette grand zone orageuse. L'occasion du hasard pour croiser la route de @Cyclone30 et @Henri bubuf et discuter des traques du jour sous cette pluie faible. Voila enfin LE spectacle estival de juillet que l'on attendait, il est quasi toujours au rendez-vous ici, et il le fut en début de mois cette année ! Les kilomètres et le stress avalé ont été récompensés, c'est cool Le week-end suivant s'annonçait tout aussi épuisant... et tout aussi réussi, mais ce sera dans un prochain reportage ! @bientot et merci pour votre lecture, comme d'habitude !
  9. Bonjour ! On s'était quitté avec une première traque "lointaine" printanière dans le Lauragais le 10 mai. Le reste du moins de mai fut toujours aussi laborieux avec des évolutions diurnes vers le 25 mais la foudre n'était pas vraiment au rendez-vous. Passons alors en juin, premier mois de l'été météorologique, premier mois où l'on peut vraiment espérer rencontrer de beaux orages riches en foudre. Ce sujet concernera tout ce beau mois de l'année. Les premiers jours débutent dans la continuité de la morosité printanière, nous avons droit à plusieurs dégradations "nuageuses" par ici dans l'Hérault, voir faiblement pluvieuses, avec des sillages turbulents pour seul petit lot de consolation. Pas de quoi me motiver à vous les présenter. Le 9 juin, la journée débute par des orages à bases élevées très matinaux en provenance de la mer. De belles ambiances avec les hauts rideaux de précipitations qui s'inclinent fortement à l'approche du sol à cause du vent d'est en basse couche. Hélas, l'activité électrique se cantonne à quelques manifestations internuageuses, c'est relativement frustrant ! (beaucoup, en fait ). L'après-midi, avec @mangasource, on prend la direction d'un sommet du massif de la Séranne sur le nord de l'Hérault pour observer d'éventuels orages et se pré-positionner, l'occasion de faire un peu de tourisme avec les touristes ! Les orages ne viendront pas, on va finalement se diriger vers Millau avec @Néant27 en début de nuit pour espérer voir des orages nocturnes en provenance du sud-ouest. Le pari ne sera pas très gagnant, les quelques cellules voulant bien s'électriser passent un peu trop au nord alors que celles plus proches ne donneront rien. Et cette fois-ci, contrairement à la matinée, les impacts sont de la partie. Je conserve une photo au téléobjectif, pour le souvenir : PS : comme toujours, le format du forum réduisant la taille des photos, n'hésitez-pas à les ouvrir dans une nouvelle fenêtre pour profiter de la qualité max (1500px de largeur, la hauteur variant selon mes envies au moment du post-traitement ^^) -1- On passe ensuite au 14 juin. Je suis en congés donc libre de toute contrainte, la traque s'annonce matinale puisqu'une situation similaire au 9 juin se met en place. Reformation du trio pour une observation lointaine et peu convaincante depuis le pied de la Séranne en direction de la mer. Le jour qui se lève dès 4h30/5h, c'est bien frustrant et n'aide pas une situation qui est déjà peu esthétique. Fabien retourne chez lui, nous effectuons un stop avec Quentin à l'ouest immédiat de Montpellier pour observer encore un peu les cellules en mer. De nouveaux orages vont se former et remonter du littoral en direction de la vallée de l'Hérault. L'ambiance est vraiment belle entre le soleil qui se lève et ces bases élevées qui se présentent face à nous. Les impacts restent hélas encore une fois très rares (les rares se produisent au loin), encore une belle occasion manquée de parfaire un tableau déjà bien féérique : -2- -3- -4- -5- -6- -7- Le coup de foudre n'était pas loin. Une cellule plus active que les autres commence à se former et remonter en centre Hérault, en direction de la Séranne. On hésite à s'en rapprocher compte-tenu de l'activité électrique décevante de cette matinée. Elle commence néanmoins à lâcher des coups de foudre... mmmh que faire? Risque de flop? Risque d'être sous la pluie? Les 5 à 10min de réflexion nous serons fatales. Voyant la foudre commencer à se déchainer, on décolle et le coup classique qui met en pétard tout traqueur d'orage se produit : durant les 15min qui nous séparent du point d'arrivée, c'est un déluge de foudre dans un ciel somptueux... et une fois arrivé, en toute bordure des rideaux, la foudre se calme déjà et s'en va derrière le massif... la raaaaaage ! On pourra profiter des derniers beaux instants malgré tout, la base était sympathique : -8- -9- -10- Le lendemain, samedi 15 juin, de forts orages sont prévus sur l'est du Massif Central, la vallée du Rhône puis les Alpes. Météo-France se mouille en émettant la vigilance orange dès vendredi 16h. Voila une parfaite et symbolique occasion de retourner en vallée du Rhône avec le compère @Albert Sanchez. Nous décollons dans la matinée, sachant qu'il nous faut 2h à 2h30 de route. Nous quittons nos si chères (🤢) entrées maritimes une fois le passage à l'ouest d'Avignon, le ciel est prometteur dans la vallée et les premiers orages sont déjà en place sur la Lozère. Ils produisent déjà de la grêle honorable, le ton de la journée est donné. Nous avions comme cible les environs de Valence, en restant dans la plaine. L'étude de la situation en direct nous pousse à chercher un point de chute un peu plus au nord de Valence. Après avoir remis un peu d'essence, tourné viré ça et la pour chercher une route un peu plus haute que les autres, on fait finalement demi-tour à l'entrée de Châteauneuf-sur-Isère et nous plaçons sur le territoire communal de Bourg-lès-Valence. Un orage arrive depuis les Monts d'Ardèche, nous n'allons donc pas attendre longtemps après notre arrivée. L'écho sur les radars est assez monstrueux, cela sent la grêle.... bon, ma voiture venant tout juste d'être remise "à neuf", j'aimerais lui éviter le martyre de la grosse grêle Mais il n'est pas encore temps de cela, à cet instant c'est l'admiration qui va monter crescendo avec l'approche du monstre : -11- Cette petite vue trouvée au hasard est parfaitement dans l'axe de l'orage avec des coquelicots au premier plan... plaisant pour rajouter des couleurs Déjà, le rideau commence à apparaître sur les reliefs et montre son potentiel : -12- -13- -14- -15- -16- Ok, ça va faire mal... -17- -18- Comme vous l'avez vu, l'activité électrique est encore une fois bien décevante (mais trèèès largement compensée par ce rare tableau qui nous est offert!). Le spectacle son et lumière est tout de même présent grâce aux agriculteurs, les canons et fusées anti-grêle fusent dans tous les sens... dérisoire... -19- -20- -21- -22- OK ! La ça va faire très mal ! Une dernière pour la route et il faut vite partir : -23- Avant d'arriver, nous avions fait demi-tour comme je le disais... l'heureux hasard voulu qu'il y ai une station service à cet endroit. Au moment de détaler, je me souviens de ce détail... alors GO ! 5min top-chrono pour s'y rendre, les voitures n'avancent pas vite (logique me direz-vous), les premières gouttes arrivent ainsi que de puissantes rafales... 5min de stress qui finalement le font totalement, nous arrivons sous cette mini() station (seulement 2 pompes, l'abri est donc étroit) juste à temps. Un premier "poc" se fait entendre, on se dit : "C'est la grêle?!"... puis les autres poc arrivent et va s'en suivre ce que vous avez du voir à la télé : un carnage de grêle sur son passage... on peut dire qu'une bonne étoile était avec nous, ou du moins, au-dessus de la voiture ^^ Le temps que la grêle se calme, je sors affronter la pluie pour ramasser quelques "cailloux" dans les herbes du bas côté : -24- Ne pensant jamais à embarquer une règle avec moi, j'ai utilisé celle du smartphone (parfaitement calibrée, j'ai comparé avec une vraie) mais la glace, ça glisse ^^ pas évident de faire tenir ça sur l'écran. Dans leur longueur, ces grêlons difformes mesuraient 6 à 7cm pour les plus gros : -25- Quelle séquence de dingue ! Première fois que je fais face à de tel grêlons, j'évite généralement les gros corps grêligènes. Cet été, ça envoi à ce niveau la, on dirait qu'il n'y a aucune dégradation sans un orage à minima qui lâche son lot de grosse grêle. Une fois l'orage passé nous revenons sur nos pas pour observer les orages suivants qui arrivent, bien moins puissants pour le coup, le spectacle est désolant sur la route avec des feuilles dans tous les sens et surtout des cultures dévastées (vignes, pommiers...). Avant de vous montrer la suite, voici un rapide timelapse de l'arrivée de la bête ainsi que du déluge sous la station : Nous nous replaçons ensuite à l'est de Valence pour voir les dernières cellules. Il pleut pas mal, des ambiances sympa mais c'est brouillon. On finira par avoir quelques impacts finalement, de quoi bien terminer cette traque : -26- -27- Deux jours plus tard, le 17 juin, ambiance complètement estivale sur Montpellier avec de beaux cumulonimbus en direction de la Provence et des Alpes, j'aime tant cette chantilly convective : -28- C'est ensuite trois journées consécutives d'instabilité qui vont venir clore le mois de juin, juste avant l'épisode caniculaire mémorable. Le 19 juin, direction le sud Aveyron à la sortie du boulot. Une belle ligne de convergence stationne dans les environs de Millau, elle se prolonge en Lozère où à ce niveau, ça précipite. Cette ligne ne donnera rien ici, au final : -29- On va ensuite patienter une bonne partie de la soirée avec @Néant27, @Seziou / Zarge ©, @Romain77430 et d'autres près du viaduc de Millau pour les potentiels orages de la nuit en provenance du sud-ouest. Finalement, une supercellule se forme vers Toulouse et va être la seul signe d'espoir orageux dans le coin ! Il faudra donc effectuer une nuit très courte en semaine, je n'aime pas mais l'orage est plus fort que moi (oui, c'est vaguement inspiré d'un slogan d'une défunte marque de consoles!). L'évolution de cette supercellule va nous faire séparer, on va finir au St-Baudille avec Fabien, non sans mal pour atteindre le sommet avec un troupeau de brebis laissé à leur solitude nocturne (avec tout de même deux chiens de bergers qui nous voyaient d'un mauvais oeil mais qui ont étonnamment bien fait la circulation ). L'activité électrique s'estompe à notre arrivée, l'orage se rapproche, c'est d'un désespérant.... puis vers 3h du mat', l'activité reprend soudainement et va nous offrir la délivrance ! La structure se dévoile et des ramifiés tombent en prime... oufff, fatigue justifiée !! -30- -31- -32- -33- Le clou du spectacle Première foudre nocturne bien ramifiée de l'année -34- Version plus large avec l'autre appareil. Le lendemain, 20 juin, nouveau déplacement à la sortie du boulot. Cette fois-ci, pas besoin d'aller très loin, je reste dans l'arrière-pays montpelliérain. Positionnement idéal, conditions idéales, rideaux parfaits... et ZERO foudre. Je pète un cable... sérieusement, cette absence de foudre alors que tout y est et surtout cette répétition de situations depuis deux mois devient énervante ^^' -35- Cette instabilité face à moi s'éloigne mais des signes ne trompent pas, des bases sombres stationnent vers la Séranne. À force de patience, un fin rideau commence à apparaitre : -36- Et devient énorme en l'espace de quelques minutes : -37- Mais la aussi, c'est la foire aux flashs... ce n'est pas faute d'avoir une ambiance à la limite du Monsoon américain 😧 Dans le même temps, le paquet convectif ayant une tronche stratiforme plus à l'ouest en approche de la vallée de l'Hérault se met à lacher de la foudre avec insistance, je le vois un peu malgré les collines qui me bouchent la vue. Ça finit de m'achever... je dois me contenter de ça ici (ça reste joli à voir, hein, mais bon ^^) : -38- Mais en fait, après le marteau... l'enclume, pour m'achever ! Quentin me rejoint et dans le même temps la situation finit par exploser sur ma position... si bien qu'il nous est maintenant impossible de shooter de l'extérieur et notre repositionnement ne nous offre pas la vue la mieux dégagée. Sur la route, je vois un impact tomber à maximum 1km... NON MAIS SÉRIEUX? La foudre arrive maintenant que c'est pile sur nous... bref, en galérant comme un imbécile dans l'habitacle de la voiture, j'arriverais à capturer 2/3 éclairs noyés à l'arrière : -39- Vous l'aurez compris, le ragomètre a explosé ce jour-ci ^^ Heureusement, ce dernier jour d'instabilité, jour du solstice d'été, le 21 juin, va m'offrir une belle récompense. Nouvelle journée de dur labeur, nouvelle sortie en direction de notre magnifique arrière pays. Les orages étaient déjà en place et filaient déjà vers l'extrême nord-est de l'Hérault, c'était un peu trop juste niveau timing. Après ce rapide constat sur le terrain avec mes deux compères habituels de ce mois, on observe cela filer avec un air de défaite. Dans mon éternel optimisme (naïveté? ^^ elle s'entremêle souvent avec le pessimisme aussi), je regarde l'évolution de ces orages sur le sud Ardèche au radar mais aussi le ciel en direction des Cévennes. Nous sommes au début du week-end, ce genre de situation peut parfois déborder sur les Cévennes gardoises, le ciel laisse entrevoir cette possibilité avec de la convection encore présente + à l'ouest... j'entraine Quentin dans cette intuition, direction le bassin alésien ! Le spectacle convectif est plaisant sur les montagnes : -40- Plus proche de nous, dans le sillage des orages que nous avons loupé vers 16h, une mignonne convection prend de la vigueur en se dirigeant vers Uzès (localisation approximative). Elle retombera assez vite : -41- -42- -43- Petit à petit, bien qu'au radar les orages s'éloignent sur l'Ardèche, on voit que les poussées convectives tout en se décalant vers le nord-est prennent de + en + au sud. Le scénario que j'avais en tête semble bien se mettre en place. On voit de mieux en mieux les rideaux derrières les montagnes, l'activité électrique est encore une fois très faible mais on ratera un impact extranuageux qui tombera vraiment trop à droite dans le panache : -44- -45- Clairement, ça se rapproche de nous, toujours de belles bases sombres toujours + proches de nous... Allez!! -46- La je regrette qu'il n'y ai pas d'activité électrique... avec ces couleurs rosées. Mais, finalement, les cellules les plus proches de nous à se former vont finir par nous en donner, un rythme très faible mais contrairement à la veille, c'est quasi exclusivement des impacts : -47- D'abord timides... mais ce jeune rideau passant au pied des premiers reliefs cévenols va révéler son potentiel -48- Enfin !! -49- -50- Une dernière cellule se forme encore plus proche, au point que nous en sentons ses effets avec quelques gouttes. Mais en matière de placement c'était l'idéal, à peine frôlé... Un impact sur notre droite nous surprend, totalement en air sec, sous cette nouvelle cellule naissante. On cadre alors, il commence à faire bien nuit dans ce jour le plus long de l'année, un ultime impact se dévoile, pile dans le cadre : -51- La ligne finit par s'éloigner sur l'est du Gard, s'affaiblissant. Le ciel se dégage, la magnifique voute céleste se dévoile.... ainsi que des bouillonnements à l'horizon, parsemés d'éclairs extranuageux ! Il s'agit d'orage ayant littéralement explosé sur Gap et sa région... impressionnant de voir cela aussi bien. Ainsi débute le week-end, prêt à affronter une semaine estivale de tous les records. Le bilan de juin est positif, malgré quelques déconvenues, je m'estime heureux d'avoir pu prendre ces phénomènes variés dans les yeux et les oreilles, en agréable compagnie. L'été est lancé... et début juillet va encore élever le niveau ! Ce sera dans un (ou deux) prochain reportage, très bientôt ! Merci pour votre passage et vive les orages 🤩
  10. Après un début de saison poussif niveau orages avec des clichés certes, mais pas de dégradations vraiment très organisées, il semblait que début juillet allait se montrer particulièrement actif. N’ayant pas d’obligations particulières durant la semaine du 1er au 7 je me suis dit qu’il fallait profiter à fond de cette période avec un seul but, être toujours au plus proche du plus gros dans la région. Après une chasse fructueuse la veille dans le 05 avec quelques belles ambiances capturées, départ pour le Verdon le Mardi 2 Juillet , je prends la direction de Saint-Julien dans le Nord-Ouest du Var. Un orage se formera sur la commune dans l’après-midi, ne donnant que très peu de foudre, un seul capturé sur plus de deux heures d’orages alors que celui-ci était en train de décliner. En fin de journée la cellule meurt progressivement alors qu’un gros multicellulaire concerne le Nord du 04 et le 05 au niveau de Sisteron. Je prends la route du retour, tout doucement, j’ai un pressentiment que cet orage pourrait descendre vers le Sud et Valensole. Sur la route je crois apercevoir de la convection au Nord de Valensole, mais les contrastes sont faibles, difficile à dire. Faisant confiance à mon intuition je décide de me rapprocher du plateau. Arrivé en bordure mon intuition se confirme, la convection explose au Nord. Je fonce donc vers les Lavandes, ayant une photo particulière en tête, la foudre et les lavandes, chose que je rève de faire depuis la première fois que je suis venu ici. Sur la route une cellule a explosé juste au Nord du plateau, la foudre s’acharne dans un secteur particulier et il faut que je monte sur un point surélevé pour espérer la capturer. Je galère un peu à trouver un point de vue mais la ligne d’alimentation étant assez imposante, l’orage est parti pour durer. Point de vu trouvé, j’installe le matériel, une nouvelle cellule prend plus au Sud, plus proche. Le tonnerre commence à se faire entendre mais .. plus de foudre.. Pourtant celle-ci flashe toutes les 10sec environ mais la foudre ne sort plus.. c’est pas vrai ! Les minutes passent, la foudre ne sort pas et je commence à perdre espoir, je suis parfaitement bien placé, les rideaux sont beaux et imposants… Progressivement la base se délite, l’orage commence à perdre en puissance alors que l’heure bleue se montre. Je me dis néanmoins qu’elle pourrait lâcher quelque chose alors que les courants descendants commencent à prendre le dessus, c’est souvent le cas. Puis tout à coup : 1/ Ah bah quand même ! Une phase électrique s’enclenche enfin. Quelques impacts sont capturés, c’est mieux ! Puis la lumière baisse, la cellule est quasiment morte, j’ai eu la foudre avec les lavandes mais il me manque quelque chose, ce n’était pas assez impressionnant à mon goût. Je laisse encore l’appareil au cas où et décide de zoomer un peu plus sur la base, on ne sait jamais. Et là, formidable décharge plein cadre, l’appareil a déclenché, j’attends que la photo charge .. 2/ LA photo que j’attendais, ce sera la dernière manifestation électrique de l’orage qui mourra dans les 5minutes suivantes. Je rentre encore une fois très content de ma chasse, pensant déjà à celle du lendemain... Le lendemain donc, nouvelle situation assez explosive près du Verdon, les modèles sont un peu perdus mais on sent qu’il peut se passer quelque chose de gros dans le secteur du Nord du Var et du Sud 04. Je n’avais pas forcément prévu de remonter sur Valensole mais après un peu d’attente près de Régusse, il semblait que tous les indices étaient au vert sur le plateau. Plus je montais plus les congestus étaient organisés, au radar toutes les cellules semblaient se diriger vers la même zone, Valensole. A peine arrivé sur place le tonnerre se fait entendre juste au-dessus de moi, les congestus que je voyais ont maintenant enclumé, pas encore de rideau mais cela ne devrait pas tarder. C’est parti pour une session que je n’oublierai pas de si tôt... Progressivement une cellule se renforce devant moi, la foudre ne tarde pas à sortir mais un poil trop rapide, les impacts ne ressortent pas assez bien. Cependant la convection s’est enclenchée tout autour, l’orage est donc parti pour durer. Quelques minutes plus tard, alors qu’un nouveau rideau assez proche s’est formé : 3/ Je pourrais déjà être rassasié avec cette photo mais la foudre continue de sortir, un peu partout en fait, j’ai déjà de nombreux clichés et contrairement à la veille on sent que les orages ne vont donner que de ça aujourd’hui. Puis la cellule se propage vers le Nord du plateau où Dorian et Henri shootent, la foudre commence à s’acharner dans cette zone. L’outflow de la partie Nord commence à me concerner avec de grosses gouttes et de la foudre qui sort tout autour mais jamais dans le cadre, voyant le ciel à l’Ouest je me décide à bouger voulant anticiper la suite. Après à peine 5min de route je trouve un champ bien orienté. L’ambiance est complètement différente, les bases sont noires comme j’en ai rarement vu, un imposant nuage mur s’est formé sous le courant ascendant. La cellule s’organise devant et est très électrique, sauf qu’à présent ça tape souvent dans le rideau. Tant pis l’ambiance est extra et vu les bases à l’Ouest ce n’est que le début. De temps en temps néanmoins la foudre sort du rideau, derrière les fameuses antennes : 4/ Pas de foudre sur celles-ci néanmoins, ça aurait été trop beau. Après quelques minutes d’observations une nouvelle base semble s’organiser plus à l’Ouest, encore une fois elle entre en rotation bien rapidement et le point de condensation s’abaisse. J’anticipe une nouvelle-fois et me décale à l’Ouest, on sent qu’il va se passer quelque-chose de gros dans les prochaines minutes. Sur les 10 minutes de route je vois la base s’organiser, devenir encore plus noire que les précédentes et la foudre sortir de partout, je fonce sur les lignes droites du plateau. Après avoir trouvé un point de vue au milieu d’un champ de lavandes, j’installe le matériel. Le ciel est vert, noir, orangé, la foudre sort de partout je ne sais pas où en donner de la tête. 5/ Puis je remarque qu’une zone en particulier se fait pilonner littéralement de foudre, à raison d’un impact toutes les 5/10secondes dans périmètre très restreint. Parfait, plus qu’a zoomer : 6/ J’ai au moins une 20aine d’impacts comme celui-ci, toujours dans cette zone sur un laps de temps de 3/4minutes, pour dire comme l’activité était impressionnante. D’ailleurs vu la base, il semble que l’orage va à peine me tangeanter par l’Ouest en passant assez proche. 7/ La base commence d’ailleurs à se reformer au-dessus de moi avec une noirceur couplée de verdâtre, les inflows sont puissants, l’atmosphère devient très électrique tout autour et la foudre s’acharne toujours dans la même zone de l’orage. Puis .. 8/ Les impacts sont d’une puissance sous cet orage.. A partir de là tout s’accélère, ça commence à tomber tout autour de moi, des extranuageux tombent derrière, puis à droite, puis à gauche, puis devant, mes cheveux commencent à se dresser sur ma tête et un imposant pied de pluie/grêle commence à tomber derrière les arbres à ma gauche. La foudre s’acharne sur cette zone, il faut que je me déplace. 300m plus loin, la scène est surréaliste. 9/ Je suis impressionné par l’activité électrique. La dernière fois que j’avais pu voir une telle activité c’était en 2016 dans le Centre-Var avec une supercellule lâchant de la foudre toutes les 5secondes toujours dans la même zone. Là c’est encore plus vaste et encore plus actif, ça tombe littéralement de partout, même très loin de l’orage et je suis au milieu de tout ça. Quand tout à coup, une des photos de mes rêves : 10/ On entend les « abeilles » avant chaque impact, un bruit caractéristique entre le bourdonnement et le grésillement, c’est impressionnant. Un impact très proche juste derrière me fait sauter dans la voiture, laissant l’appareil dehors. Il se débrouillera tant pis, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il a plutôt bien géré (quelques exemples parmi des dizaines d’impacts capturés): 11/ La foudre s’acharne sur ma droite, toujours à moins d’un kilomètre mais juste derrière les arbres : 12/ Ça tombe aussi juste devant dans le champ derrière la petite rangée d’arbres mais trop rapide pour être capté (visible néanmoins sur les quelques vidéos prises), peu importe les photos s’enchaînent : 14 / Même dans la voiture je ne fait pas le fier tellement l’atmosphère est électrique. J'ai mal à la tête avec toute cette électricité. J’ai rarement vu ça. 15/ Je me décide à sortir alors que les premières gouttes tombent pour aller chercher l’appareil et vérifier les réglages, à peine le temps de le récuperer et sauter dans la voiture, boom, impact sur les arbres à ma droite, je le ressens dans tout le corps. Puis un autre sur les arbres à ma gauche cette fois, c’est un carnage. La pluie devient rapidement forte, je me déplace quelque peu alors que l’orage file vers le Sud, nouvel impact bien proche en contrebas : 16/ L’orage continuera de s’éloigner vers le Sud-Ouest par la suite ayant complètement dévié du flux. Ayant l’espoir de finir la journée plus tranquillement j’irai me placer par la suite près de Saint-Julien pour les derniers impacts de la journée alors que l’orage file vers Aubagne, dans une ambiance bien plus calme, de façon à terminer la journée sur une note plus soft et plus tranquille: 17/ Le lendemain sera encore orageux sur le 06, une nouvelle chasse et de nouvelles photos, mais ça ce sera sûrement pour un autre sujet. La semaine se termine avec 1300km de parcourus entre le 05, le 04, le 06 et le 83, des centaines de photos de foudre, de nombreux timelapses et des ambiances extra, j'en redemande ! D'autant qu'une nouvelle période très orageuse semble se profiler pour le Sud-Est la semaine prochaine ...😎
  11. C'est partie pour la saison 2019 dans le NE, après les orages d'air froid et de neige du début d'année, les premiers orages de saison chaude sont la ! [ 19 Avril 2019 Champagne Foudroyante] ! En complément du magnifique récit de Jérémie qui visiblement n'était pas bien loin (lien en bas du récit) En ce 19 Avril 2019 le prévis pour le NE sont plutôt sympathique des orages sont prévue des vosges au sud de la champagne, il titille même la Meurthe-Et-Moselle a l'heure de se retrouver avec les copain : Finalement direction la frontière entre le 55 et le 52 pour retrouver d'autre amis du groupe, on n'assiste au premier vrai orages de la journée, le temps d'arrivé au plus près, l'orage tire sa révérence : C'est finalement du coté de la Marne qu'une belle cellule isolé explose au soleil couchant : Même topo, le temps d'arrivé la cellule est morte, l'air est très sec en basse couche et la durée de vie des cellules est très brève ! on prend finalement la direction d'un petit relais routier non loin de la afin de manger et boire une bonne bière ! on n'y prendra d''ailleurs un peu trop nos aise puisqu'un flash a l'horizon nous fait comprendre qu'on n'a clairement rater le coche sur une première cellule orageuse au sud est de la Marne ! De peur que l'orage meurt avant que l'ont arrivent assez prêt on décidé d'assurer le coup et de finalement photographier assez loin, mais les premiers impacts sont dans la boite A la suite de cette orage nous décidon d'anticiper une formation des orages un peu plus au sud, sur le département de L'aube (10), mais c'est finalement a la frontière 51/10 que la foudre se montre ! encore une fois assez loin (15-20km) de l'orage, mais une excellente vue nous permet de profité d'une activité éléctrique remarquable pour la saison ! L'air semble tellement sec en basse couche que les précips semblent avoir du mal a atteindre le sol ! quand a nous, nous subissons des écarts de températures assez déroutant ! passant du chaud au froid ! du froid au chaud ! Notez au fond a droite les 2 coup de foudre ascendant sur éolienne ! L'ambiance est superbe ! l'orage s'étteint doucement, une nouvelle cellule plus proche s'active alors devant nous : Nous gratifiant de superbes impacts de foudres ! : L'activité se décalent ensuite vers la région parisienne, le temps pour nous de rentré ! fatigué mais avec le sourire ! le récit de @Météo78 tout proche de nous :
  12. En cette belle journée de juin avril, le ciel est au bleu fixe sur Paris sous une pression de 1027hPa et une température de +26°C. C'est dans ces conditions tout à fait estivales que je retrouve @Henri bubuf face à l'île de la Cité dans un café face à Notre Dame... envahie comme jamais par les touristes! Mais que font deux chasseurs d'orages par ces conditions? Eh bien il se trouve que malgré le champ de pression très élevé, une courbure cyclonique arrive à se former au sein d'un flux d'est continental, accompagné d'une anomalie d'altitude. Cette anomalie est bordée à l'ouest par un fragment de courant jet à relativement basse altitude. Avec la chaleur au sol nous pouvons compter sur des valeurs d'instabilité plutôt élevées pour la saison... - Nous préférons le WRF 2km au Arôme car Arôme gère très mal d'instabilité nocturne et les orages à base élevée En début de soirée, les premières averses orageuses devraient se former à l'étage moyen à près de 4000m d'atitude (ce qui est excessivement élevé surtout à cette époque de l'année). En fin de soirée et dans le courant de la nuit prochaine, le retour d'une courbure anticyclonique rapportera de l'air très sec à l'étage moyen et une forte subsidence. Nous nous dirigeons tout droit vers une situation qui devrait perdurer toute la nuit avec des orages secs ou presque, organisés le long d'une ligne sèche et convergente. Même en juillet nous serions heureux de voir de telles modélisations sur le nord du pays. Nous partons sur les coups de 16h de Paris, un jour de départ conjoint entre le week-end à rallonges de Pâques et le début des vacances, il nous faudra approximativement 45min pour arriver jusqu'au périphérique et 2h pour sortir de Paris... Une fois libérés de la circulation, direction la N4 en direction du Mont Août, près de Sézanne. Sur notre route, nous sommes dans une ambiance préorageuse en cas d'école. La température oscille entre +25 et +26°C et des petits bancs d'Ac Castellanus et floccus nous survolent. 1] *1 Après encore un peu plus d'une heure de route, nous arrivons enfin au sommet du Mont Août, butte témoin de 220m d'altitude dominant de plus de 100m la plaine avoisinante à des dizaines de kilomètres à la ronde, idéal pour surveiller l'évolution du ciel! 2] A l'est de notre position, nous pouvons voir les altocumulus devenir plus consistants. L'un d'eux finira même par monter de façon sérieuse et produire un petit Cb Calvus 3] Dessous, une faible activité électrique sera observée (quelques intranuageux de 5 à 10kA) ainsi qu'une averse très localisée 20h, les choses commencent à se mettre en place de façon plus générale. Les bancs d'altocumulus commencent à s'agiter et à gonfler, les premières virgas sont aperçues sous certains d'entre eux. 4] *2 L'avantage de cette masse d'air sèche est que le ciel est très facile à lire et interpréter, nous voyons que nous nous situons entre 10 et 20km trop à l'ouest (traces d'assèchement sur le rebord ouest des nuages, tendance des tourelles à pencher vers l'Est...). Nous repartons donc en direction du Mont de l'Assaut situé un peu plus à l'est à Montépreux pour se placer au niveau de la convergence visée. A l'est, la Lune se lève pendant que le cumulonimbus de la photo 3 s'étend en un magnifique Cb capitalus encore rosi par le crépuscule. 5] Les nuages à notre verticale me semblent très prometteurs, la structure alvéolée en nids d'abeille se résorbe pour laisser progressivement place à une base nette et uniforme. Les premières pluies tombent... 3* Je décide donc de poursuivre encore la route à 7km à l'est, sur les hauteurs de Mailly-le-Camp. Les premiers flashs apparaissent et nous passons à la vitesse supérieure en roulant à toute vitesse sur les routes de craie très poussiéreuses de la Champagne Sèche (qui porte bien son nom aujourd'hui). Notre véhicule soulève d'énormes nuages de poussière qui semblent être portés vers l'orage naissant. L'instant est magnifique, la Lune est située dans notre dos et le crépuscule colore encore l'horizon ouest. Un arc-en-ciel nocturne se déploie dans le rideau de pluie sur ce fond crépusculaire, celui-ci est même visible à l'oeil nu! 6] Quand soudain, une grande décharge internuageuse complexe déchire le ciel en marquant véritablement le début des hostilités. 7] Ces décharges se multiplient rapidement et une activité électrique soutenue se met en place (un éclair tous les 4 à 5s environ, cela est très bon pour la suite! Je cadre plus large pour prendre toute la beauté de la scène, l'arc-en-ciel s'étend avec deux pieds visibles, l'éclaircie derrière et les ramifications qui sortent de la base nuageuse en éclairant le rideau de pluie. 8] Puis nouvelle délivrance avec le premier impact de foudre! Un beau négatif classique de 35kA environ tombe dans le rideau de pluie. 9] Cet impact restera la seul pour l'instant. Pendant près d'un quart d'heure, l'orage retournera à une activité intra/internuageuse stricte mais des rideaux de pluie récents commencent à apparaître, il s'agit de la mise en place d'une nouvelle pulsation convective. 10] Vint enfin le retour de la foudre, sous forme de puissants impacts positifs cette fois! (entre 100 et 150kA) les coups de tonnerre sont tonitruants et le flashs aveuglants... Il faut adapter les réglages! 11] Remarquez la typicité des ramifications d'un impact positif par rapport à un impact négatif comme sur la photo 9. 12] L'orage nous gâte durablement, produisant des décharges de toute beauté. Ici, un impact extranuageux à nouveau positif et très puissant. 13] Le foudroiement finira par se tasser progressivement non sans lancer quelques coups de foudre surpuissant atteignant pour certains les 200kA. 14] Pendant une nouvelle entracte composée d'intranuageux, une cellule très lointaine mais parfaitement visible nous gratifie de son activité électrique dans une ambiance étrange... Les champs restent éclairés par la Lune. 15] 16] De temps en temps, quelques traceurs tendent à chercher le sol, mais sans succès. 17] Face à nous, l'orage commence à montrer des signes de faiblesse en s'éloignant (la ligne sèche et subsidente prend le dessus) et les décharges finissent par s'espacer, non sans produire des impacts positifs encore plus puissants que les précédents (le plus fort sera mesuré à 235kA). Les éclairs sont transformés en spaghettis par la puissance des décharges. 18] 19] Le dernier impact de cet orage sera... un négatif! Allez comprendre! 20] *4 Suite à la mort de cet orage, nous filons vers le sud-sud-ouest en direction de l'Yonne pour la suite de la soirée. Sur notre route, nous ferons étape vers minuit à hauteur de Troyes. Une petite cellule s'est développée et a lancé quelques flashs durant notre route, nous espérons une activité électrique mais il n'en sera rien. 21] La température plutôt fraîche dans la campagne (jusqu'à 12° localement) sera perturbée par un heat burst. Lors de notre traversée de la cellule sur la rocade de Troyes, de grosses gouttes se sont mises à tomber et la température est montée à +21°C en quelques minutes! Lors de cette spectaculaire envolée du thermomètre, nous avons même pris une photographie de la valeur affichée, avant qu'elle n'atteigne sa valeur maximale. >phénomène repris par le METAR de Troyes qui a bien identifié le phénomène bien que présent un poil trop à l'est du phénomène. Une heat burst s'est déjà produit à Troyes en 2015 dans la nuit du 16 au 17 juillet. Très médiatisé car la température a atteint +33°C en pleine nuit. Celui de la nuit du 19 au 20 avril 2019 est comparable en intensité mais partant de valeurs plus basses donc moins médiatisé, nous sommes tout de même passés de +12°C à +21°C en quelques minutes soit 9° d'augmentation! *5 Après encore 70km de route, nous arrivons à proximité de Joigny où nous nous retrouvons situés pile sous la nouvelle convergence 22] Après une petite activité électrique préliminaire, un coup de foudre extranuageux négatif sort à l'est de la cellule 23] Je zoome sur la zone au cas où il en sort d'autres et... Jackpot! 24] Version bifide avec plasmoïde (mieux connu sous l'appellation anglophone "power flash"). 25] La cellule continuera sa vie en déviant vers l'ouest au niveau d'Auxerre. Quelques beaux coups de foudre sont aperçus mais souvent positifs et très lumineux cramant totalement les images. Il est plus de 3h du matin, la fatigue se fait sentir, nous décidons donc de ne pas suivre l'orage. 26] 27] 28] >un deuxième heat burst sera enregistré à Auxerre au passage de cet orage. La ligne orageuse nous donnera encore quelques impacts mais passé 4h du matin nous sommes partis dormir dans la voiture dans un champ du Pays d'Othe des étoiles plein les yeux pour cette première chasse à allure estivale... en avril! Après un sommeil bien trop court, le jour se lève en nous offrant une vue rosée sur la ligne orageuse en éloignement vers la Sologne. 29] > plan de chasse
  13. Bonsoir, J'ouvre un nouveau sujet, centré sur les orages et les tempêtes parfois extrêmes qui ont été filmés par des amateurs et passionnés. Certaines, dénichées dans les profondeurs du net après des heures de recherches font vraiment peur. Même si j'aime beaucoup ces phénomènes, je ne voudrais pas me retrouver en dessous... Il ne me semble pas qu'elles soient très communes... En voici 2/3 pour commencer, montez le son et choisissez la meilleure qualité de la vidéo:
  14. Ahhh l’hiver ! C’est long l’hiver pour les passionnés d’orages que nous sommes, l’automne nous apporte souvent de grosses dégradations dans le Sud et puis d’un coup pouf ! Plus rien… Enfin ce n’est pas totalement vrai pour le Sud-Est, la saison ne s’arrête vraiment jamais par ici, elle ralentit entre Décembre et Mars mais généralement nous avons le droit à au moins une ou deux dégradations orageuses par mois. Déjà le 19 décembre un orage particulièrement actif a balayé le 06 apportant son lot de foudre et de grêle mais également de clichés, toujours sympathique ! Janvier fût plus calme, le 9 un retour d’Est s’est montré avec les premiers orages de 2019 devant sur le littoral 06, trop anarchique pour capter la foudre mais le coucher de soleil vers Fréjus fût un des plus beau que j’ai pu observer ! 1/ Avec des mammatus particulièrement développés, quel spectacle pour janvier ! 2/ Le reste du mois fût plus calme avec seulement quelques dégradations neigeuses à basse altitude en fin de mois, rien de vraiment instable. Arrive maintenant février. Depuis 2015 toutes les fins de mois de janvier et tous les débuts de mois de février ont été à un moment donné orageux sur la CA : - 1er février 2015, orages en ciel clair devant Monaco - 3 février 2016, orages de Retour d’Est à la frontière Italienne - 3 février 2017, fort orage entre Saint-Tropez et l’Esterel et déluge de foudre - Fin janvier 2018, orages esthétiques au lever du jour sur le Sud du Var Tout ceci annonce la couleur, d’autant plus que plus les prévisions avancent, plus le temps semble s’annoncer orageux pour.. le début du mois de février entre le 1 et le 2. Une dépression vient s’isoler devant le Var, induisant une intrusion douce en basse couches alors que l’air froid déboule en altitude pour Est PACA, ça sent plutôt bon, l’instabilité et la dynamiques sont en forme pour la saison. Le risque orageux devrait débuter Samedi 2 avant le lever du jour. Les chasseurs connaissent se dilemme, horaire de m*rde, impossible de dormir avant à cause de l’adrénaline donc chasse en mode zombie. Je me place en milieu de nuit vers le Rayol sur la corniche des maures, attendant des déclenchements orageux qui n’arrivent pas. La nuit est longue et le sommeil ne se trouve pas dans la voiture. Ce n’est qu’au lever du jour que la convection explose dans les Maures, plafond parterre, foudre noyée, je suis extenué, le risque de trombe est faible pour le secteur car la convection est induite par le forçage orographique pour le moment. Allez tant pis on rentre faire une sieste, le risque orageux devrait être présent toute la journée et surtout en soirée sur le 06. J’arrive chez moi sous l’orage et la grêle mais rien de photogénique, mon compère Varois est à ce moment là devant une succession de trombes devant Hyères. ok… Allez passons, il est temps de se reposer. 14h, je me réveille après une bonne sieste, les orages se sont succédés toute la matinée sur le 06 mais rien de bien électrique, je n’ai pas raté grand-chose… pour le moment.. Vers 16h alors qu’une ligne de cumuls et de congestus stagne devant Nice je reçois des photos sur facebook, double trombe devant Nice. Bon là ça commence à bien faire, ça fait plusieurs trombes ratées en moins de 5 heures. J’avais prévu de me placer bien plus tard mais voyant que les modèles confirment le potentiel du soir sur le 06 et que la convergence devrait se renforcer d’ici la soirée dans le secteur je pars en trombe (sans jeu de mot) de chez moi, direction Antibes. Arrivé là bas le ciel est prometteur, les congestus sont toujours là. Je n’aurais pas à attendre longtemps pour qu’un gros tuba (ayant sûrement temporairement évolué en trombe) se forme devant mes yeux : 3/ On sent que l’instabilité augmente au fil des minutes, la convection se fait de plus en plus puissante et il ne manque pas grand-chose pour que cela tourne à l’orage. Le coucher de soleil est magnifique alors que tout est calme sur Antibes : 4/ Le soleil se couche petit à petit et la ligne de congestus grandit à vue d’œil. Puis un renflement apparaît quasiment au même endroit que la petite trombe une demi-heure plus tôt. Il grossit, grossit, pas de doute un tuba va se former. En moins de 30 sec un fin tube s’étire vers la surface, ça y est, trombe esthétique ! La première de 2019 et la 8ème en 4 mois ! 5/ Elle perdurera 10 bonnes minutes, pour vous donner une idée de la structure générale : 6/ Celle-ci alternera entre phases plus larges et plus fines, pour le plaisir de mes yeux et de quelques passants intrigués par le phénomène. "C'est une tornade ça non ?", "Une trombe marine oui !" 7/ Le tuba persistera jusqu’à la nuit mais le buisson durera une bonne dizaine de minutes. Place aux choses sérieuses maintenant, la nuit tombe mais la convection se fait de plus en plus franche sur Nice. Un rideau dense se forme et j’arrive à apercevoir la convection entre les nuages, un CB ne va pas tarder à se former, je lance donc les pauses. Quelques minutes plus tard un flash me sort de mon ennui, ça y est c’est parti ! 8/ Je suis au sec, il fait froid mais l’adrénaline du premier bel orage de l’année permet de tenir. Je discute avec quelques promeneurs intrigués de me voir ici. L’orage évolue vite, un nuage mur se forme sur son flanc Sud-Est sous le courant ascendant alors que la foudre continue, elle est accompagnée de deux éclairs ascendants sur les collines de Nice : 9/ La foudre tombe toutes les minutes environ, le train de cumulus est en place et alimente l’orage, il devrait durer. Je reçois de nombreux reports de conditions très difficiles sur Nice à cause de la grêle, pas étonnant vu d’ici. Un cadrage plus serré permet de mettre en évidence la foudre qui tombe sur les premières collines de Nice : 10/ Puis après une petite pause niveau keraunique je remarque que la convection explose un peu plus au sud, cela monte à vue d’œil, même en pleine nuit, un cadrage plus large s’impose : 11/ Je me dis qu’un extranuageux pourrait sortir de cette ligne convective, ce serait beau surtout en cette saison mais pourquoi pas ! Je n’aurai pas à attendre longtemps, une formidable décharge illumine toute la convection et un impact tombe en marge de l’orage, cries de joie dans le calme Antibois ! 12/ Un deuxième extra 30 sec plus tard me permettant de faire une petite superposition : 13/ Je suis aux anges, mais le spectacle n’est pas fini, nouvelle formidable décharge illuminant toute la structure (cramé même à F/13 au départ) : 14/ Cela fait plus d’une heure que l’orage ne bouge pas, Nice se prend beaucoup d’électricité et de grêle : 15/ 16/ Puis tout se calme tout à coup alors qu’un flash se montre dans mon dos, des cellules se sont formées sur l’Esterel m’incitant à me déplacer de l’autre côte du cap. 5min plus tard, matos installé plus rien alors que ça reflash dans mon dos, une nouvelle cellule s’est formée au même endroit sur Nice, retour à la case départ ! Tout devient plus anarchique mais les décharges sont toujours là, l’ambiance reste sympathique mais je suis déjà bien rassasié. Puis 2 minutes plus tard l’activité électrique s’arrête complètement alors que le radar est toujours prometteur. On sent que la dégradation commence à s'essouffler je laisse les pauses au cas où. Une ultime décharge illumine toute la ligne orageuse sonnant le glas de cette dégradation ! 17/ Voilà, maintenant retour à un temps de saison avec du soleil et de l'anticyclone, pour combien de temps .. ? De toute façon Mars approche et c'est généralement le début des choses sérieuses près de la méditerranée !
  15. Bonjour ! Retour sur les sorties photos du mois de septembre 2018 ! ---------------------------------------------------------------------- 06 septembre Réveil brutal vers 3h15 avec les premiers coups de tonnerre ! L'orage passera rapidement devant ma position ! La vue du balcon ne sera pas parfaite pour la composition, et le cadrage mauvais, mais ce sera toujours ça ! L'ambiance était bien sympathique ! Mais cela ne sera pas la seule surprise de la journée ! En milieu d'après-midi, je vois au radar et à la fenêtre que cela commence à s'agiter ! J'essaye, dans un premier temps un timelapse. Je décide ensuite de prendre la voiture direction le Gard ! Je m'arrête sur la route afin de prendre le monstre en photo ! Visuellement, de mon point de vue ça claque ! J'espère que cela donnera en dessous ! Arrivé en dessous, je me retrouverai à plusieurs reprises sous les pluies intenses, parfois accompagnées de petite grêle. Pas de point de vue dégagé pour me placer, je prends juste le temps de photographier un arc-en-ciel naissant sur le rideau de pluie devant moi ! Je déciderai alors de rejoindre @C.C. Chrispic du côté de Nîmes en espérant que la cellule explose. Bon. Ce ne fut pas le cas, mais plutôt l'occasion de faire de la photo d'étoiles Quoi qu'il en soit, une journée pleine d'action ! Nuit du 12 au 13 septembre Milieu de soirée, à la vue du radar, je me pose la question : Il serait peut-être temps de partir en chasse, non ? Je contacte @C.C. Chrispic, et décide de le rejoindre en bord de mer, à Carnon-Plage. Sur la route, les flashs à l'horizon font monter mon excitation ! Il semblerait qu'il y ait de quoi faire ce soir ! Une fois arrivés, nous commençons à photographier ver la mer, en direction de Sète. Les flashs se concentrent la bas pour le moment. Les premiers rideaux de pluies nous frôlent sans jamais nous atteindre, et nous passent devant, bonne nouvelle pour nous, on devrait rester au sec pour le moment ! Au bout d'une heure, l'activité de la cellule que l'on photographie tend à se calmer. Mais c'est sans compter sur la naissance à notre opposé d'une autre cellule plus proche, et virulente elle aussi ! Beaucoup de flashs, peu d'impacts hélas, le plafond nuageux très marqué et un rideau de pluie magnifique ! Le ton est donné, nous sommes au bon endroit ! Encore une fois, la cellule perd en intensité. A ce moment nous ne savons pas trop quoi faire. De nouveau shooter côté Sète où cela flashe encore ? Se replacer ? Attendre ? Au vu du radar, c'est la dernière option qui est retenue. Nous attendons. Une heure après la dernière cellule, nous nous faisons surprendre par un double impact proche ! Se pourrait-il qu'une cellule ait éclos devant nous ? Quasiment plus d'activité pendant 20min, quand tout à coup, plusieurs coups de canon retentissent chaque 3 à 5min pendant 15min.. Un dernier impact très esthétique, qui, selon moi, et mon plus beau cliché de l'année 2018.. ..puis plus rien. Je pense que c'est la définition de "bouquet final" ! Un très bon souvenir de cette fin d'été 2018 ! ---------------------------------------------------------------------- 15 septembre Le ciel s'embrase : 24 septembre Structure nuageuses intéressantes ! ~Quentin
  16. Bonjour, avec un peu de retard, retour sur les sorties photos du mois d'août 2018 ! ---------------------------------------------------------------------- 05 août Le risque orageux est présent sur cette fin de journée, et je décide de rejoindre @C.C. Chrispic au sud d'Ales, à Savignargues. N'ayant pas de cellule, je n'arriverai pas à capturer de foudre. Mais l'ambiance est là ! On décide ensuite de se replacer du côté d'Aigremont. Nous n'y resterons pas longtemps, l'orage étant sur nous (voir reportage de Chris). Nous repartons alors du côté de St Christol / Restinclières. Nous montons dans les vignes et nous positionnons sur un point haut où l'on a une vue dégagée à quasi 360°. Plusieurs cellules semblent naître autour de nous. Il ne fait pas encore assez sombre pour que je puisse faire des pauses longues mais encore une fois l'ambiance est là, avec le soleil qui se couche et des rideaux de pluies compacts ! Alors que la nuit tombe, j'ai la chance de pouvoir photographier l'orage avec le soleil couchant ! S’ensuivra alors l'une de mes plus belles nuit de cet été 2018 ou ce sera un festival son et lumière ! Que du bonheur ! Ma photo favorite de la soirée : 08 août 4h30 du matin quand j'entends le doux bruit du tonnerre. J'avais préparé mon materiel à l'avance au vu des prévisions, et je n'ai pas été déçu ! Depuis la terrasse j'assiste aux première loges à l'orage à l'Ouest de ma position. Malgré la crasse, le rendu me plaît ! 09 août Le lendemain, plusieurs situations semblent se profiler. Je me place au point de vue de Montaud (34). Je serai alors pris entre 2 cellules, l'une se décalant vers l'est, et l'autre, venant de l'ouest, à ma rencontre ! Beaucoup de convection, le tout très esthétique ! J'ai commencé par photographier la cellule à l'est de ma position. Ca bouillonnait la dedans ! Je me suis alors aperçu qu'une cellule venait droit sur moi, cette-fois ci venant de l'ouest. A peine le temps de photographier un éclair qu'elle me tombe dessus ! Encore une fois, très esthétique ! Un ciel bien chargé ! Ma seule réussite kéraunique diurne de la journée ! Rideau de pluie ! 13 août Cette nuit aura été particulièrement compliquée en terme de sommeil .. Un premier passage ouest-est aux almentours de minuit, puis un second vers 2h ! Peu de sommeil, mais ça valait le coup ! Le premier passage sera complexe à photographier côté ouest avec beaucoup de pluie, mais je réussirai à capter plusieurs coups de foudre côté est (J'ai une fenêtre de chaque côté) ! En voilà un qui a claqué ! A ce moment, je pensais qu'il était tombé TRES près. Mais la suite m'a réservé une grosse fray.. surprise ! Le premier passage s'évacue à l'est, je retourne alors me coucher (d'un oeil). Vers 2h, j'entends le tonnerre et me lève aussi-tôt. Il ne pleut pas, je peux en profiter pour shooter côté ouest ! Ma favorite de la soirée ! Celui-ci était TRÈS TRÈS proche. La grosse frayeur de la nuit ! Comme le passage précédent, je me positionne ensuite côté est pour photographier la cellule qui s'évacue ---------------------------------------------------------------------- Comme l'année 2018 dans son ensemble, ce mois d'août aura été un vrai bonheur en terme d'orages ! Mais encore une fois, le mois qui allait suivre nous réservait de nouvelles surprises ! ~Quentin
  17. 02 Juillet Fin d'après-midi, cela semble s'agiter dans le ciel. Au final ça fera pshit, mais donnera lieu à de belles photos 03 Juillet Le lendemain soir, un orage se déclare, un peu loin de ma position. N'ayant pas le temps de me déplacer, j'essaye de photographier en zoomant. Ce n'est pas le plus esthétique, mais on s'en contente ! 20 Juillet Je suis en ville avec une amie, quand je vois que ça s'agite au radar. Je m'excuse auprès d'elle et m'en vais directement au point de vue de Montaud où je retrouverais Chris et Albert. En terme d'ambiance on a été servi, je suis moyennement satisfait de mes clichés, mais ça valait le coup !
  18. Salut ! Juillet s'en est allé, deux tiers de l'été se sont déjà écoulés. Ce mois a été un bon cru avec une introduction et une fin très plaisante, baigné par la chaleur et les cigales. Voila en retour photo, comme d'habitude, le déroulé des évènements au travers de plusieurs département de la nouvelle grande Région Occitanie : c'est parti ! 3 juillet Journée instable au programme. Les orages devraient se former sur le relief et surtout, venir du sud-ouest. Passé 16h, à la sortie du boulot, je prends la direction du Pic St-Loup pour observer dans un premier temps des orages qui se situent vers Ganges (34). L'ambiance est chaude, la convection est sympathique sans être non plus folle, les précipitations tombent bien à l'avant de la zone de convection. 1- La cellule qui se régénère sur place atteindra une phase assez électrique avec pas mal d'intranuageux et quelques impacts, voici le plus sympa. Étant donné la luminosité, f18 obligatoire : 2- L'orage s'affaiblit, la situation devient intéressante dans le sud-ouest. Je fais alors une halte fast-food en vallée de l'Hérault, je ne sais pas si je dois rester dans le coin ou bouger plus loin. Le temps de terminer le "repas", je constate que ça dégénère bien dans l'ex-Midi-Pyrénées avec notamment une supercellule qui semble bien partie pour traverser tout l'Aude... allez, c'est trop tentant, direction l'ouest héraultais ! Je vais hésiter jusqu'au dernier moment quant au point de chute, je vais finalement me diriger sur Narbonne. Quelle bonne idée... l'ambiance est somptueuse : 3- Derrière l'antenne, la supercellule en fin de vie qui approche. Il est 20h environ. Deux zones se démarquent : en direction de la supercellule (où l'activité électrique est exclusivement intranuageuse) et en direciton de la Montagne Noire où rideaux de précipitations et soleil déclinant se chevauchent pour donner une scène féérique : 4- La supercellule mourante (à priori) semble à nouveau spliter (se diviser en deux), c'est visuellement parlant : 5- 6- Le plafond nuageux est succulent ! 7- Enfin un peu de foudre, dans la bonne zone ! 8- Un peu d'internuageux de temps en temps, mais n'est pas supercellule (même mourante) française pour rien, ça ne veut pas foudroyer ! 9- Encore un petit spaghetti. 10- Le moteur droit de ce nouveau split prend la direction du littoral audois, vers Leucate, si bien que je vais me retrouver au milieu donc relativement épargné (et c'est tant mieux vu l'écho radar qui va suivre). Visuellement, ça commence à avoir de la gueule comme on dit, on sent qu'il y a une certaine rotation : 10- Les premières gouttes sont la, je vais donc me concentrer avec un seul trépied en direction du monstre qui recommence à avoir une forme vraiment équivoque. À peu près à ce moment la une voiture arrive, il s'agit d' @Arkus qui arrive tout droit de Toulouse, il était également à la poursuite de la bête. Une rencontre au hasard toujours plaisante, c'était cool de te rencontrer La cellule entre dans une phase qui, la aussi il me semble, est assez caractéristique des supercellules : elle va se mettre à pilonner des positifs sur son bord droit, à un rythme assez soutenu. Des détonations dantesques qui font 50% d'une chasse et justifient à elles seules le fait de vivre l'orage en live, autre que derrière un écran : c'est jouissif 11- 12- 13- La pluie est maintenant trop présente, je tente quelques captures depuis l'habitacle mais la vue est moins favorable. Il est temps de se quitter, je vais alors tenter de rejoindre le littoral agathois. L'écho radar est devenue vraiment monstrueux, heureusement que tout cela file en mer ! Bon, petit détail : c'est l'été ! Donc... monde sur la route + accès au spot fermé sur le littoral. Bien dégouté, l'orage est juste au large et je suis donc obligé de faire un gros détour pour rejoindre un autre spot... je vais arriver tout juste pour capturer un dernier positif qui s'abat sur les environs de l'île singulière (Sète), obligé d'utiliser un objectif au focus manuel car l'un de mes reflex ne répond plus très bien à cause de la pluie reçue à Narbonne (on continue dans la lose ^^). Ouf, c'est dans le cadre et c'est net : 14- A noter : il ne s'agit pas du monstre qui part en mer mais d'une instabilité "résiduelle" en périphérie, puisque une certaine activité orageuse a progressé vers le centre hérault dans le même temps que j'observais la supercellule. 15- La, il s'agit des restes de la cellule en mer. Ça se reforme sur la mer, mais tout cela reste un peu lointain et le rendu ne sera pas terrible, c'est donc la seule photo que je retiens, pour illustrer. 4 juillet Nouvelle dégradation en vue pour la soirée. Cette fois-ci, ça devrait être plus généralisé et ça risque de s'échouer aux portes de l'Hérault... je prends donc la direction du Larzac qui semble bien placé au regard de l'évolution de la situation en live. Je rejoins @Tristan06. Une ligne orageuse approche, l'ambiance est sympathique. Comme souvent dans ce genre de situation, hélas, rien de très foudroyant ou photogénique. Il faut composer avec les quelques impacts qui tombent un peu au hasard à l'avant : 16- Je tente d'immortaliser le sillage turbulent qui est en train de passer sur nos têtes. Hauts ISO oblige, on redécouvre le paysage alors qu'il fait nuit complète : 17- La pluie n'est plus très loin, on reprend la direction de la vallée de l'Hérault. Comme prévu/pressenti, les orages viennent s'échouer sur la vallée de l'Hérault. L'occasion tout de même de voir encore un peu de foudre à l'avant de la pluie et dans une chaleur retrouvée (il faisait 18°c au Caylar) : 18- Je tenterais ensuite une interception sur l'est héraultais de nouvelles cellules qui éclosent mais ça reste peu électrique et lointain. Un peu plus de route pour rien, mais c'est le jeu ! 13 juillet (nuit du 13 au 14) Un répit d'une dizaine de jours. Autant vous dire que pour un addict à l'orage (et compte-tenu de cette exceptionnelle année), ça parait une éternité ! ^^ Mais la nature faisant bien les choses, ce vendredi donc, une situation orageuse nocturne est entrevue par les modèles dans le sud-ouest, venant s'approcher de la région toulousaine. C'est le début du week-end... alors il n'y a pas beaucoup à hésiter : direction la frontière Aude/Haute-Garonne avec @Albert Sanchez pour retrouver notre collègue ex-héraultais @Mammatus34, c'est l'occasion d'à nouveau se réunir pour une bonne traque ! L'attente va être longue puisque nous arrivons vers 20h/21h (la situation nocturne devient visible après 23h), c'est donc encore l'occasion de grignoter des choses pas très saines Après quelques photos d'astro, on entre dans les choses sérieuses avec des flashs de plus en plus insistants à notre ouest. Au radar, les orages se sont bien formés comme prévus en Espagne, ont traversé les Pyrénées et évoluent/se renforcent en approchant de notre position. C'est au final une belle ligne orageuse qui se présente face à nouveau, ça sent la grêle dessous. Les premiers impacts apparaissent à l'horizon : 19- 20- 21- Ok ! Un bel arcus approche de notre position... 22- 23- Le calme avant la tempête. Dommage pour l'impact dans l'axe de l'éolienne. La foudre était très disparate, difficile de zommer dans une zone en particulier. 24- 25- 26- Sauve qui peeeeeeeeeut ! Le front de rafales arrive d'un seul coup, on tente une dernière pause mais c'est ensuite la débandade. Les rafales sont vraiment violentes, mes deux trépieds de 3kg chacun tentent de basculer, obligé de les coucher par terre pour ensuite les replier, nos affaires dans les coffres qui décollent... un gros bordel, une séquence vraiment comique Mais bon, c'est personnellement la première fois que j'expérimente de telles rafales à l'approche d'un orage (les stations dans le coin ont relevé près de 100km/h), d'habitude soit je me replie avant, soit j'ai toujours la chance de ne pas être face au plus gros de l'orage. On laisse donc passer la tempête, la foudre ne veut pas s'abattre à proximité bien que nous soyons au pied d'un champ d'éoliennes. La pluie perdure un bon moment à l'arrière de l'orage, le shooting à l'arrière n'est donc pas une réussite. Par la suite, des cellules isolées se reforment dans la région toulousaine, l'occasion d'une photo supplémentaire avant de retourner au domicile (2h de route à 1h du mat' passé, aïïïïe) : 27- 14 juillet (nuit du 14 au 15) Soir de feu d'artifice. Dans le même temps, une belle convection flash en direction de l'Ardèche. Je ne sais plus si de l'orage était prévu ou non dans la nuit, toujours est-il que j'avais prévu des réveils pour surveiller la situation. Le réveil de 4h sera l'ultime, des orages transitent sur les Cévennes. En pleine semaine, pas de déplacement donc, observation à distance. Il y aura quelques beaux impacts et spiders à l'horizon : 28- 15 juillet (nuit du 15 au 16) ON EST LES CHAMPIONS, ON EST, ON EST.... bref ^^ Soirée de folie ! Et des orages sont prévus dans la nuit, transitant à nouveau sur le Larzac avec possibles débordements sur les plaines héraultaises. La soirée parfaite se poursuit donc, direction un autre sommet "mythique" du département, le Saint-Baudille, pour observer cela à 360°c. Je rejoins à nouveau Tristan. Le hasard veut que ce soit pile la date symbolique de ma série mémorable qui a déjà 5 ans, au même endroit. Je n'aurais pas le plaisir de revivre cela, les impacts se font rares mais un plus joli que les autres se dévoile à l'ouest : 29- Les orages finissent par nous passer juste devant, c'est finalement une seule cellule qui transite sur la plaine héraultaise mais l'écho radar est violent, ça sent la grêle ! Les flashs sont nombreux, la foudre quasi absente. Dommage, on ne peut pas faire plus près... un impact tombe tout de même quand la cellule s'éloigne vers le nord de Montpellier : 30- Le ciel étoilé revient sur notre position, la cellule s'éloigne, bien délimitée entre le Pic Saint-Loup à gauche et les lueurs de Montpellier à droite : 31- 18 juillet Les jours passent, les choses évoluent peu. Encore une situation où les orages devraient arriver par le sud-ouest, encore une fois l'ouest du département aux premières loges avec un déclins prévu en progressant vers l'est. Direction la vallée de l'Hérault à la sortie du boulot, des orages à bases élevées évoluent sur le centre du département. Bases particulièrement esthétiques ! 32- La foudre est peu présente, quelques impacts se montreront tout de même comme ici avec 3 impacts simultanés (le 3ème ne s'est presque pas imprimé, on peut le deviner vers la droite sous la base) : 33- Ces orages faiblissent, la situation évolue favorablement dans l'Aude comme prévu (bien que ce soit bien pluvieux). Je vais donc me rapprocher du bittérois sans trop m'en rapprocher non plus. La foudre est bien visible, un enchainement d'impacts exclusivement positifs à un rythme soutenu, c'est cool à voir mais un peu loin pour la photo. Le seul vrai bel impact zoomé est raté, la photo est floue... au milieu d'un océan de photos nettes *rage* Voici donc une unique prise de ce déplacement : 34- Je me replace ensuite vers l'étang de Thau pour observer l'arrivée de la bête, la ligne orageuse semble vouloir surtout partir en mer. À mon arrivée, lors de l'installation d'un trépied, je loupe un impact extranuageux qui tombe sur la mer, très à l'avant du coeur de l'orage, et qui se rallume 5 à 6 fois (sans exagérer). Cet impact est issu d'un intranuageux qui a longuement parcourus le plafond nuageux avant de terminer en impact. L'observation fut superbe, la rage qui suivit aussi ^^ Une fois installé, même topo : pas mal d'interminables intra/internuageux qui serpentent tout le ciel, finissant parfois en positifs. Ou parfois des positifs directs. Peu de réussite en photo... voici donc l'unique capture : 35- 20 juillet Ultime (ou presque) étape de ce mois de juillet. La première traque avait été de grande qualité, cette ultime (ou presque) le sera encore plus. C'est vendredi, début du week-end, quoi de mieux pour décompresser que la perspective de beaux orages estivaux?! Une nouvelle fois, dès la sortie du boulot, on enchaine ! Les orages sont déjà présents sur les reliefs nord-héraultais, comme prévu, avec de fortes cellules. Je rejoins donc Albert sur le nord-est du département. Depuis la plaine, pas facile de voir ce qui se passe, le ciel est noir à l'horizon mais pas de grosse convection visible (étant donné le flux, je me retrouve sous la partie enclume). Arrivé à destination, on y voit mieux et effectivement il y a du lourd qui transite sur le massif de la Séranne. La foudre est le plus souvent noyée dans les précipitations : 36- 37- Un peu plus au nord, une cellule finit par lâcher un bel impact : 38- 39- La première cellule sur la Séranne est passée, une nouvelle se reforme plus à l'ouest en suivant le même chemin : 40- La base semble sympathique... l'écho radar l'est assurément ! Dans le même temps, une cellule isolée se forme juste devant nous dans la plaine... mmmm ça craint un peu, le rendu photo ne rend pas justice à la réalité : de visu, c'est vraiment tout proche et on se situe juste sous l'enclume, largement dans la zone de foudroiement. Malheureusement (ou heureusement? ^^) pour nous, cette cellule ne sera pas électrique... le rideau va nous froler et s'en aller. Depuis le début, on se fait tangenter par les orages, le placement est idéal : 41- La nouvelle cellule qui arrive par l'ouest se rapproche de nous, cette fois on dirait bien que l'on va y avoir droit. Ça sent à nouveau la grêle vu la couleur du radar et la tronche du rideau, la base est très esthétique au fur et à mesure que cela approche... et la foudre va enfin se renforcer devant nous, la ça devient vraiment le pied et ce pourquoi on se déplace tant ! 42- 43- 44- Il s'agit en fait de 4 impacts simultanés, le dernier est hors cadre mais capturé avec l'autre appareil. 45- 46- La cellule est trop proche, on se décale un peu avec les premières gouttes qui tombent. Au final la situation se calme en arrivant sur nous, ne reste que des rideaux, quelques internuageux et une ambiance lumineuse sympathique : 47- En Lozère, de forts orages éclatent : 48- Dans le coin, il n'y plus rien. Sur l'Hérault, sur l'ouest, il n'y a rien. La dégradation qui devait concerner tout le département aurait-elle du plomb dans l'aile? Gros doute... c'est donc l'occasion de faire un break... fast food ^^ A la sortie, rassasiés, la situation reste moyennement engageante. Sur les Cévennes, des orages évoluent à nouveau, on va donc miser sur cela. Retour à la case départ. Le temps d'effectuer le trajet de retour, on constate que la convection semble avoir repris sur l'ouest/nord de l'Hérault. Une fois la-haut, le constat se vérifie : l'espoir renait ! 49- Mais c'est sur les Cévennes et le piémont que les choses vraiment intéressantes se présentent. Un orage semble naître dans les environs d'Anduze (vraiment environ, j'ai toujours du mal à me repérer). Je zoom à 100mm sur la zone avec l'un des appareils, il ne fait pas encore nuit mais on peut déjà commencer à faire des poses de 3/4 secondes... et le jackpot arrive ! Des impacts ramifiés partant de haut se mettent à tomber : 50- 51- Ces impacts se produisent à la naissance des cellules, il ne faut pas les rater car ensuite c'est moins foudroyant ou esthétique. Un peu plus au nord, derrière les montagnes, une autre cellule se met à lâcher des ramifiés : 52- 53- 54- La nuit est maintenant bien entamée. Au radar on sent que ça commence à prendre de partout. Depuis un petit moment, une cellule stationne vers Alès, elle prend de l'ampleur, elle flash frénétiquement. Et petit à petit, elle s'étend vers le sud-ouest avec de nouvelles cellules qui se greffent. Dans le ciel, on sent que ça va prendre plus proche de nous. Rapidement, un flash apparait dans les nuages juste devant nous, la lueur est caractéristique, on sent que c'est proche ! On vise alors dans la plaine de Pompignan... 55- Yes !!! Quel bonheur quand on voit ce flash se produire : un orage est bel et bien en train de naître devant nous, entre Pompignan et Saint-Hyppolite-du-Fort. Comme pour les précédents, c'est vraiment à l'initiation de celui-ci que la foudre s'y montre à sa plus belle expression : c'est bien simple, le rideau n'est encore quasiment pas présent. Sur la droite, la teinte orangée correspond à l'orage stationnaire sur le bassin alésien. 56- Puré, mais oui La voila la foudre ramifiée nocturne proche et limpide qu'on recherche tant, une fois n'est pas coutume elle arrive en juillet ! 57- Ça y est, le rideau de précipitations commence à s’étoffer. 58- Et la foudre perd rapidement du terrain, un dernier impact moins esthétique avant que cela ne prenne le même chemin que les autres cellules : festival de flashs ! La situation pluvio-orageuse commence à se généraliser, on va alors quitter les lieux pour redescendre plus au sud et espérer pouvoir continuer la traque. Petit arrêt près du Pic Saint-Loup, sur un malentendu, toussa... mais non, la situation est plus "flash" qu'impacts : 59- Dernier déplacement à Montaud pour observer le balayage, on y arrive dans un gros gros déluge. La foudre ne tape pas loin. La ligne orageuse qui est en train de nous balayer est très nettement délimitée à l'arrière, on devrait pouvoir shooter au sec assez rapidement... et cela ne manque pas. @mangasource nous rejoint et on profite de quelques beaux ramifiés supplémentaire qui tombent sur la bordure de la ligne, dans sa partie sud : 60- L'un de mes objectifs a pris l'humidité auparavant, je ne m'en suis rendu compte que trop tard, d'où ces trainées disgracieuses sur les grosses sources lumineuses, éclair compris. 61- 62- 63- La ligne s'éloigne, dans une ambiance de flashs frénétiques, un arrière de balayage assez classique dans le coin. Par la suite, quelques cellules supplémentaires prendront à nouveau à l'ouest et en mer, mais rien de très exploitable photographiquement parlant. Une soirée bien remplie, on rentre le coeur apaisé ^^ Le lendemain, une tentative de traque à l'évolution diurne sur le Gard mais la situation floppe, quelques jolis rideaux observés, deux coups de tonnerre et c'est tout. Une autre tentative le 28 juillet mais flop encore plus complet... la fournaise est la et hélas, les risques orageux deviennent plus borderline dans ces situations. On termine donc ce mois bien prolifique par une chaleur écrasante et un joli coucher de soleil : 64- La suite en août ? Cela a plutôt bien commencé ce mercredi, on croise les doigts pour la suite... toujours plus accro, toujours plus haut, toujours plus fooooooort (boyard)
  19. Bonjour, après trois sujets que j'avais créé en début de saison, mon planning a fait que je n'ai pu continuer sur ma lancée. Je rectifie le tir donc par ce sujet. Les photos qui vont suivre on été faites sur trois mois (Mai, juin et Juillet). Je débute par le 8 Mai dans la Loire avec un faible risque Me voilà parti du coté de Balbigny ou déjà sur l'autoroute la convection était belle à voir, et une fois arrivé sur mon spot d'observation l'ambiance est la: 1/ 2/ 3/ Sur cette situation les coups de foudre se font rares mais je parviendrais à en capturer quelques-un: 4/ et celui-ci après un petit replacement d'une vingtaine de kilomètres plus au Sud 5/ Petit panorama pour finir cette journée du 8 Mai 6/ On passe sur la journée du 12 Mai où pour le plus grand des hasard je me trouve sur le secteur du lac Léman pour faire affaire et comme par hasard une toute petite dégradation est vue. Pour mettre toutes les chances de mon coté, direction le haut lac et plus précisément Chexbres. Arrivé en avance le ciel est peu prometteur jusqu'à qu'un premier orage du coté de Lausanne en plein sur le lac qui déclenche la soirée. 7/ 8/ 9/ S'en suis un système qui naît devant mes yeux tout proche d'Evian, malheureusement pas de foudre 😯 pour mon plus grand regret car la ça aurait été magnifique... 10/ Ce système viendra à ma rencontre tout en grossissant. Repli obligatoire donc et comme à chaque fois durant le repli un très beau coup de foudre tombera juste devant ma position mais avec la flotte impossible de continuer la prise de vue. Tempi je me replace un peu plus à l'est entre Chexbres et Montreux. J'attends que ça passe et la nuit tombe peu à peu. Une nouvelle cellule arrive sur le secteur de Villeneuve et je suis assez bien placé pour l'observer. Pas mal d'intra-nuageux mais un seul coup de foudre viendra à sortir. 11/ La deuxième quinzaine de Mai s'écoule sans trop d'activité orageuse. Nous voilà au mois de Juin et une série d'orage assez pluvieux et fort se présente. On est le 5 Juin, me voila parti dans la Vallée du Gier (42) pour des orages dans un flux un peu atypique de Sud-Est. Ses orages se motteront très pluvieux et les coup de foudre qui en sortiront seront souvent positif 12/ Deux jours plus tard même endroit mais cette fois-ci la situation va sérieusement dégénérer. En effet les modèles entrevoient une zone bien exposé à de gros orages et malheureusement cela se produira au niveau du Sud-Est Lyonnais. Mais avant tout cela, les élément se montreront particulièrement généreux en beaux coup de foudre. 13/ 14/ 15/ Puis comme prévu donc des pluies torrentiel vont s'abattre sur le Sud-Est Lyonnais et notamment sur la commune de Chaponnay (69). En effet le petit ruisseau qui passe dans le village va littéralement transformer les rues en torrent 16/ 17/ 18/ Un mois s'écoule et l'activité orageuse reprend et qui plus est en fanfare! En effet les prévisions laissent entrevoir une belle dégradations. Me voila parti une nouvelle fois dans la Loire et j'assisterai à ce que je qualifierai d'un out-break de supercellule. En effet pas moins de 6 voir 7 supercellelules intercepté durant cette traque. Du coté de Balbigny une fois de plus. Notez le petit tuba présent sous la base 19/ Encore plus visible sur cette photo 20/ 21/ Puis replis du coté de Montrond-les-Bains ou les mont du Forez se pilonner. 22/ Au bout du chemin un Meso 23/ Tellement il y en a je peu me payer le luxe d'en cadrer deux en faisant un panoramique 24/ Ensuite repli sur Andrézieux-Bouthéon un peu plus au sud pour échapper à la pluie. 25/ Puis je tente de prendre de l'avance en anticipant l’avancement de la ligne en me positionnant sur le Sud Lyonnais mais malheureusement je serai trop au sud et la ligne finira par mourir en commençant par le Sud justement. Néanmoins j'arriverai à capturer de belle choses qui passeront sur les Mont d'Or (Nord Lyonnais). 26/ 27/ La deuxième quinzaine de juillet débute et pour moi sonne les vacances. Direction le Roussillon et plus précisément Argelès-sur-Mer. Arrivé le Dimanche 15 (jour de victoire de nos bleus), voilà que le Lundi je me fait réveiller par des grondements 😍. Très vite j'embraque la femme et le gosse sous prétexte de faire quelques courses pour la smeaine mais aussi pour tenter de faire quelques images. En effet les sommets de Collioure sont la proie de la foudre direction la plage pour contempler.... 28/ 29/ 30/ 31/ Les vacances débutent le plus merveilleusement bien. La suite de la semaine se passe sous le soleil et la chaleur. Puis arrive le vendredi où une bonne partie de la France est mis en vigilance orange par MF. Sur mon lieux de vacance pas grand chose à attendre mais bon sait-on jamais..... Arrive le soir et je part pour faire quelques photos du port en nocturne. Mon attention est attirée par des flash en direction de l’Ouest. Un rapide coup d’œil sur le radar confirme qu'un petit système transit en direction de Perpignan. Rapidement la décision est prise d'aller se poster dans les coteaux de Collioure pour voir arriver ce petit monde... Après 3/4h d'attente bonne pioche, la foudre se montre au loin sur les massifs montagneux du Nord-Ouest de Perpignan. Je suis un peu loin mais le 24-70mm Nikkor couplé au D750 fait le job. 32/ 33/ Ça se rapproche... 34/ 35/ 36/ Puis ça passe ne mer et s’éteint progressivement 37/ Retour à la maison et la chaleur s’installe tranquillement. Seul quelques orages diurne se manifestent mais de très faibles intensité. Je décide donc de rester tranquille pour profiter de la piscine et de la famille. Arrive le fameux soir de l'éclipse que je m’apprêtais à observer, mais la nature en décidera autrement. En effet à cause d'orages présent sur le centre de la France des résidus d'enclume m’empêcheront de vivres ce moment que j’attendais. De plus de petits orages vont venir à se créer entre Haute-Loire et Ardèche anéantissant tout espoirs d'observation du phénomène. Tempi cela va se transformer en chasse à domicile. 38/ 39/ Pendant ce temps mon compère de chasse réalisera une image qu'il est pas près de refaire de si tôt mais sans doute l'avez-vous déjà vu car elle a pas mal tourné dans les médias, réseau sociaux et autre... Voila pour cette rétrospective de mes trois derniers mois de chasse. Aller direction la dégradation du milieu de semaine prochaine qui mettra sans doute fin à cette période caniculaire. Pour retrouver mes images plusieurs possibilités: Facebook: https://www.facebook.com/begotjeremyuninstantuneimage/ Instagram: https://www.instagram.com/un_instant_une_image/ Site: https://jeremybegot.wixsite.com/uninstantuneimage Au plaisir, Jérémy.
  20. 01 Juin 2018 Direction les alentours de Vacquières, vue sur les collines, une cellule est juste en face de moi et lâche plusieurs impacts, j'arrive à en avoir quelques uns ! Je finis la journée au Point de Vue de Montaud, et apprécie le couché de soleil qui embrase le ciel : 07 Juin 2018 5h15 environ, gros coup de tonnerre, je me lève en trombe ! A peine le temps d'installer le matos que de bons impacts tombent en face de moi ! Pas de de grand angle, ça ne rentrera pas dans le cadre, dommage. Mais splendide spectacle son et lumière ! Ce seront pour moi les derniers impacts du mois de Juin ! Mais le mois de Juillet me réservera quelques belles surprises
  21. Dans la continuité de cette année assez exceptionnelle sur le plan keraunique, le mois de Juillet offre des orages plutôt réguliers entrecoupés de périodes chaudes. Voici donc un petit récit sur ces dernières semaines orageuses dans le sud de la France. Tout commence le 03 Juillet, après une période très chaude sur la région, la traditionnelle faiblesse de la Péninsule Ibérique décide de nous envoyer un forçage intéressant par le sud-ouest en soirée sur des basses couches surchauffées et beaucoup d’instabilité. Les modèles sont unanimes, de fortes cellules devraient venir mourir sur le Languedoc. A la sortie du travail je prends la route direction l’ouest 34 alors qu’une supercellule s’est formée près de Toulouse et balaye l’Aude. Arrivé sur un de mes spots favoris au nord de Béziers je me retrouve sur la trajectoire de la partie nord qui s’est séparée de la partie sud. Une magnifique structure approche, entrecoupée de beaux internuageux et faibles coups de foudre. Puis la photo que j’attendais sur fond de couleurs chaudes de fin de journée : 1/ La structure commence à se déliter petit à petit mais de beaux impacts sortent de manière anarchique : 2/ La pluie me rattrape par la suite et le soleil commence à se coucher. A l’arrière de l’orage alors que les couleurs sont intenses je remarque que quelques spiders commencent à zébrer le ciel sous ces couleurs superbes, je tente donc le coup sous la pluie battante : 3/ Ce sera le seul vraiment visible ! Par la suite les cellules se décalent en mer et restent très actives, je tente de rejoindre le littoral mais me retrouve devant des routes barrées pour travaux à Béziers, le temps de parcours initial est doublé, je n’aurai pas le temps de rejoindre le bord de mer. Je me pause donc pour observer tout ça de loin un peu plus à l’est. L’ambiance est sympathique mais rien d'exceptionnel. Puis de nouvelles cellules explosent sur le bassin alésien et le Gard, je suis trop loin je n’aurai pas le temps de les rejoindre mais je tente quand même de me rapprocher, le tout étant en direction de la maison. Finalement voyant que les cellules descendent bien vers le Nîmois je décide de me pauser à Restinclières. Mon compère Varois qui s’est bien gavé sur le bord de mer me rejoint, quelques extranuageux sympathiques se font voir alors que les cellules commencent à décliner : 4/ Il est quasiment 3 heures du matin et je travaille dans 05 heures, il va falloir essayer de se reposer car un nouveau passage actif est prévu le lendemain soir près des reliefs. Le lendemain soir donc, les modèles semblent s’accorder pour voir le plus gros sur le Larzac, pouvant possiblement déborder en plaine par la suite. Je décide donc de me placer à la tombée de la nuit près du Caylar où je suis rejoins par Christian. Une puissante cellule s’est formée à la limite de l’Aveyron et se dirige droit sur nous, les flashs se font de plus en plus insistants mais rien de visible pour le moment. Progressivement la base se fait voir, pas de foudre en air sec à attendre vu la dynamique et l’organisation de la cellule. Tout à coup un énorme flash survient, un puissant positif vient de tomber dans le bon axe, heureusement que j’avais fermé un peu plus juste avant, l’ambiance est superbe ! 5/ D’autres manifestations électriques de se type se montreront avant que le puissant front de rafale ne nous atteigne. De violentes rafales nous concernent par la suite avec un peu de pluie de face, je tourne l’appareil vers le nord pour éviter les gouttes, juste avant le déluge de gros impacts frappent plein axe ! 6/ Par la suite nous remarquons que les cellules s’organisent comme souvent sur l’ouest Hérault, il est temps de redescendre et de se placer à l’avant de celles-ci. Elles sont plutôt faibles mais quelques coups de foudre se font voir, un peu noyés, de Gignac : 7/ En suite tout deviendra trop pluvieux et peu électrique. Nouvelle pause au niveau des orages pendant une dizaine de jours, mais déjà une nouvelle dégradation se fait entrevoir autour du 15 juillet. C’est justement le week-end où je rentre dans le 06 pour voir la famille et la petite femme, malheureusement c’est aussi pendant ce week-end que des orages sont prévus sur le Languedoc.. Par deux fois des orages nocturnes viendront mourir sur le Languedoc durant les nuits de vendredi à samedi et de samedi à dimanche, par deux fois je ne pourrai que regarder désespérément les cartes de foudre depuis chez moi dans le 06. Néanmoins le dimanche soir présente à peu près la même configuration en un peu plus dynamique. Après une belle finale et une France victorieuse je rentre sur Montpellier où c’est un bordel monstre avec du monde de partout. La fête est tentante mais le risque orageux l’est plus. Nous décidons de nous rejoindre avec Christian sur le Mont saint-Baudille, la dégradation devrait se faire avec des bases élevées donc pas de risque de nuages bas sur ce sommet. L’attente est assez longue là haut mais les orages déjà formés dans le sud ouest sont visibles. Ceux-ci se rapprochent progressivement jouant avec nos nerfs car rien de très organisé. Les premières cellules se font voir sur l’Ouest 34, assez frénétiques par moment mais sans foudre, ce sera le seul visible dans cette direction : 8/ Puis tout s’accélère, des cellules se forment tout autour de nous avec des flashs à ne plus savoir où en donner de la tête. L’une d’elles se démarque juste devant nous, nous sommes parfaitement bien placé en bordure du rideau, ne manque plus que la foudre .. Qui n’aura pas lieu, mais de beaux internuageux zèbrent le ciel juste en contrebas (assez étrange d’ailleurs de voir des inters passer sous l’altitude à laquelle on se trouve : 9/ Nous rageons de ce manque de foudre, les flashs sont très nombreux et le radar est énorme avec surement de la grêle juste devant alors que nous sommes quasiment au sec.. Mais l’ambiance reste sympathique avec même un inter provoquant la formation de traceurs sur l’antenne juste au dessus de nous (un bruit caractéristique entre craquement et bourdonnement). L’orage commence à s’éloigner et c’est à ce moment là qu’il décide de lâcher quelque chose de sympathique : 10/ La cellule s’éloignera doucement par la suite tout en mourant, une dernière manifestation sous les étoiles avant de rentrer dormir, fatigué de ces deux derniers jours : 11/ 2 jours plus tard un nouveau risque orageux se présente pour la fin de journée, toujours le même flux, toujours le même type de situation, l’Aude est en ligne de mire mais l’ouest 34 pourrait également être touché. A la sortie du travail je me dirige vers la plaine de l’Hérault où des cellules à l’étage moyen se sont formées. Je me place près du Salagou pour les intercepter, espérant de beaux impacts dans ce cadre magnifique. La cellule la plus forte remonte vers moi mais perd en intensité, la structure est néanmoins superbe et un bel internuageux se fait voir : 12/ La foudre auparavant visible derrière les reliefs ne se montre plus et la pluie arrive, je laisse le materiel jusqu’au dernier moment, j’ai toujours voulu un coup de foudre dans cet environnement depuis que j’habite dans la région. Tout à coup un gros flash se montre, voilà LA photo que je voulais ! 13/ La pluie me rattrape, le plus gros est prévu plus à l’ouest et de fortes cellules remontent de l’aude, je me dirige donc vers la Frontière du 34 et du 11 pour intercepter le tout. Arrivé sur place c’est assez impressionnant, une puissante cellule s’est formée devant Narbonne et donc une activité électrique quasi-continue, de beaux spiders se font voir avec un nombre impressionnant de positifs. J’installe rapidement le matos sans prendre le temps de tout vérifier, il se trouve que mon D7200 a eu la bonne idée de se mettre en iso auto entre temps et me sort donc des photos à haut iso en cette faible luminosité, la plupart des clichés est inexploitable pour cette soirée mais je réussi à en rattraper quelques uns (merci neatimage sur le coup) : 14/ Par la suite je me place à l’arrière de la cellule alors que la nuit tombe, toujours le même problème d’iso, surtout que la luminosité est très faible, l’apn monte à des isos extrèmes.. Vu de Vendres. 15/ (5 000 isos ….. !) Ca va que ce n’était pas les photos de l’année, j’aurai été bien dégouté sinon, je rentre et me rend compte du problème après coup, bien énervé par la situation.. Enfin bon, une situation encore plus intéressante est prévue 2 jours plus tard, cela devrait me permettre de me rattraper. Vendredi 20 juillet donc, une situation très intéressante se met en place sur la région entre la fin d’après-midi et la soirée voir la nuit suivante avec des orages pré-frontaux puis un balayage probable de toute la région. Le 34 est placé en vigilance orange par MF, tout semble bien se goupiller. Durant l’après-midi de puissants orages se forment sur le Nord 34, je pars les intercepter à la sortie du travail vers 17h00. Essayant d’abord de me mettre sur leur trajectoire à Ganges je me rends compte qu’il faudra être un poil plus au sud pour voir la foudre. Je me replace donc vers Saint-Martin-de-Londres en bordure d’une cellule assez puissante. Pile au moment où j’arrive sur le point de vue la cellule décide de lâcher de gros impacts en air sec sous le courant ascendant juste devant moi, parfait ! Première pause : 16/ On commence fort cette journée orageuse ! Les impacts sont réguliers à environ 3/5km plus au nord. De nombreux entrent dans la boite, je vous partage les plus ésthétiques : 17/ La zone de foudroiement est assez restreinte par moment ce qui me permet de zoomer un peu plus : 18/ Puis la cellule commence à doucement perdre en intensité. Tout ceci n’était que du pré-frontal, le forçage est encore bien loin et il a du retard, je décide donc de redescendre sur Montpellier pour ensuite repartir un peu plus tard. Pourtant sur la route, après un petit arrêt essence, je me rends compte que de fortes cellules se forment sur la Lozère et semblent doucement descendre aux abords du Gard. Celles-ci pourraient donner un nouveau coup de boost à la convection en approchant du 30. Je ne prends pas de risques et décide dons de me rediriger vers le Nord-Ouest Gard, vers Lédignan. Plus j’approche et plus le ciel devient menaçant sur le piémont cévenol, un cumulus congestus stagne sur la même zone depuis quelques minutes tout en se développant progressivement. J’arrive à Lédignan et voit quelqu’un arrêté sur le bord de la route avec un trépied, je ne le reconnais pas et vais voir si il y a des points de vue mieux orientés dans la direction du congestus sur la zone, sans succès. Je fais donc demi-tour et aperçoit le premier impact de cette jeune cellule, je rejoins donc ce chasseur qui se trouve être Vincent_L qui me reconnait directement (faut dire qu’il n’y a pas beaucoup de chasseurs immatriculés 06 dans la zone^^). Après avoir rapidement installé le matériel la soirée commence, de beaux coups de foudre ramifiés frappent sous la nouvelle cellule : 19/ Les cellules se forment les unes après les autres avec des salves d’impacts en air complètement sec particulièrement impressionnantes, il faut cadrer au bon endroit pour ne rien louper. Après une petite pause nous permettant de discuter un peu, un nouveau congestus explose devant nous, aucun doute cela va reprendre, ce sera chose faite quelques minutes plus tard : 20/ La foudre ne sort pas énormément mais quand elle sort c’est un régal : 21/ Nouvelle petite pause mais nouvelle poussée un peu plus à l’ouest, on décide de cadrer un poil plus à gauche quand tout à coup, alors qu’il n’y avait rien au radar : 22/ On se croirait en Arizona avec ces bases élevées lâchant de la foudre en air sec très ramifiée ! Alors que la nuit tombe progressivement les flashs se font de plus en plus insistants devant nous. La cellule est proche, à peine quelques kilomètres, mais la foudre ne sort plus. Un lourd rideau se forme très rapidement alors qu’un passant est venu nous tenir compagnie et observer l’orage avec nous. L’ambiance est énorme avec ce rideau flashant toutes les 5/10 secondes, le bruit de la pluie en contrebas et l’attente d’un impact proche. Celui-ci n’interviendra pas, les impacts se produisent à l’arrière sous de nouvelles poussées convectives. Certains sont particulièrement impressionnants ! 23/ Plus à l’ouest une nouvelle cellule prend un peu plus loin, l’ambiance est superbe donc j’oriente un des deux boitiers vers celle-ci, espérant toujours un impact proche en air sec sur la cellule la plus proche : 24/ Avant de venir dans la région j’avais observé les photos de mes compères et j’avais toujours attendu ces situations typiquement cevenoles avec des orages quasi-stationnaires à base élevée durant l’été, je ne suis pas déçu du voyage ! Par la suite tout s’accélère, la puissante cellule nous frôle (toujours sans donner de foudre) et de nouvelles se forment.. sur nous. Les flashs se font insistants au-dessus de notre tête et vu la proportion que les cellules ont à lâcher en air sec nous ne faisons pas les fiers. L’impact très proche n’arrivera pas malheureusement mais la forte cellule approchant d’Alès décide enfin de lâcher quelque-chose, le rideau est particulièrement massif : 25/ Par la suite c’est un peu la panique, la pluie devient forte tout à coup et des cellules prennent de partout. Il faut se replacer plus au sud. L’activité électrique est frénétique sur la route mais je ne vois pas d’impacts, je décide de me placer à Montagnac où je retrouve bon nombre de chasseurs de la région, nous sommes juste en bordure de la ligne orageuse mais pas de foudre visible. Le seul sera se puissant impact tombant sur Lédignan : 26/ La plupart de mes compères ont la photo cramée, j’avais fermé le diaphragme d’un des deux appareils exprès au cas où. Juste avant que la pluie nous rattrape un triple ramifié tombe bien dans le rideau : 27/ Comme précédemment il faut être à l’éclosion des cellules pour voir la foudre, cela va devenir compliqué vu que c’est un bordel pas possible au radar. Je me replace plus au sud vers Clarensac par attendre que la ligne passe. Encore une fois beaucoup de flashs. Un petit impact sort derrière une autre cellule alors que la pluie ne va pas tarder : 28/ Je laisse la ligne me passer dessus par la suite, activité électrique impressionnante avec parfois un flash par seconde, la foudre ne sera pas visible, le seul tombera en limite de cadre mais du coup inexploitable. Je me déplacerait ensuite à l’arrière pour espérer un peu de spiders mais trop de crasse en basse et moyenne altitude, rien de visible. Il est temps de rentre avec des images plein la tête et les appareils ! Quelle année vraiment, que de photos, de chasses, de kilomètres, mais qu'est ce que c'est bon ! A plus pour la prochaine série !
  22. Longtemps que je n'avais pas posté de sujet photo, pourtant la saison orageuse bas son plein sur les régions du sud ! Après une première quinzaine de mai très orageuse, quelques jours de pause se sont montrés avant le retour de l'instabilité. La pause fut courte puisque moins de 10 jours plus tard un nouveau marais barométrique se met en place sur la sud de la France. Le 18 mai donc, de l'instabilité est à nouveau prévue en fin de journée sur le Gard. Rien de transcendant à priori avec une situation encore un peu molle mais je prends le matos pour aller au boulot au cas ou. En fin d'après-midi des cellules descendent du relief vers les plaines du Nord-Ouest Gard . Je prends leur direction à la sortie du travail, ne connaissant pas encore trop le coin j'essaye de me placer en bordure des cellules qui de toute façon n'avancent pas très vite, je suis gêné par une colline et décide donc de repasser derrière. Sur la route je tombe par hasard sur un point de vue parfaitement orienté vers la cellule. Je suis juste derrière le courant ascendant et la cellule me tangente, rien à dire. La foudre ne tarde pas à sortir : 1/ Parfois bien ramifiée avec de superbes contrastes : 2/ Le soleil commence à sortir par l'arrière, l'arc-en-ciel ne tarde pas lui non plus. Les coups de tonnerre résonnent dans les collines, je suis au sec sous le soleil avec la foudre à 2/3km devant moi, c'est parfait ! 3/ Puis je remarque que l'activité diurne persiste près du Larzac alors que le soleil commence à se coucher, je tente donc le coup à Gignac pour quelques coups de foudre vers le Nord à l'heure bleue : 4/ Puis tout ça s'éloigne petit à petit, encore une belle chasse ! Le lendemain même schéma en un peu plus dynamique, de forts orages sont possibles en fin d'après-midi sur le Gard avec beaucoup d’instabilité et une belle convergence sur le centre du département. Le tout mets du temps à prendre, nous faisant presque douter de la situation. Les heures passent et la convection ne concrétise pas. Puis finalement tout semble s'organiser un peu plus vers Lédignan, où je me dirige donc. De belles bases prennent au-dessus du village alors que ça explose vers Alès. De grosses gouttes commencent à tomber puis un déluge soudain, une forte cellule se forme sur moi. Vite il faut en sortir alors que la foudre commence à tomber. Je me place en bordure du rideau, installe le matos et gros flash vite suivi d'un gros craquement, la foudre vient de tomber 600m devant moi : 5/ Ça a l'air de prendre plus à l'est par la suite, je me décale un peu essayant de trouver un spot. Je me pose finalement vers Brignon (30) en bordure d'une base charbonneuse. Cette base ne tardera pas à exploser en une forte cellule qui donnera rapidement de beaux coups de foudre : 6/ Alors que la cellule que je venais de quitter se réactive, Elle explose même et la pluie me rattrape. La foudre devient très fréquente plus au sud, il faut se replacer à l'avant plus à l'est. Sur le peu de route qu'il me faut pour atteindre la prochaine plaine je vois de magnifiques coups de foudre, je fonce pour trouver un endroit dégagé. Ce sera chose faite près de Bourdic avec de fréquents coups de foudre sous une grosse ligne orageuse ayant explosé sur tout le centre Gard : 7/ Les lumières deviennent superbes avec le soleil déclinant : 8/ 9/ La chasse se termine par la suite, la cellule faiblissant progressivement. Quelle chasse une nouvelle fois ! Enfin je retrouve la foudre diurne et proche que j'apprécie tant ! Le lendemain nouvelle instable sur le Gard mais moins de motivation vu la moisson des jours précédents et il faut quand même passer un peu de temps avec la petite femme. Je réussi néanmoins à la convaincre de faire une petite sortie vers le Nîmois alors qu'une violente cellule a pris à l'est de la ville. Un peu loin peu d'impacts seront visibles mais quelques uns se manifesteront plus à l'avant : 10/ Le lendemain reprise du boulot alors que de forts orages concernent le nord de Montpellier presque toute l'aprem, je vois le spectacle de ma fenêtre .. Nuage mur rotatif, foudre fréquente en air sec.. tout y est mais impossible de chasser.. A la sortir du travail alors que tout est mort j'intercepte une dernière forte cellule en fin de vie vers Pezenas, beau ciel et belle structure mais peu de foudre, j'arrive un poil trop tard : 11/ Le jour suivant même combat, beaucoup d'orage au nord de Montpellier mais trop tôt dans la journée, ça pète quasiment au même endroit à la même heure, ça commence à bien faire ! Le 27 mai au matin des orages à base élevée éclatent, très électriques seulement de petits bouts d'inters sont visibles, je ne tente même pas la sortie ayant beaucoup de route par la suite avec le travail. Le prochain risque orageux se situe autour du 30 mai sur l'Hérault. En journée des averses parfois orageuse se déclenchent un peu partout entre Languedoc et PACA, remontant même de la mer. C'est surtout en soirée et nuit suivante que le risque est intéressant et de toute façon je ne peux pas chasser la journée. Sur les modèles c'est l'Aude qui ressort clairement du lot pour la nuit avec la formation de bonnes cellules parfois stationnaires. Oui mais voilà le timing ne me plaît pas du tout, ça devrait péter en deuxième partie de nuit, autant dire que le sommeil on peut l'oublier, sauf qu'avant une journée de boulot ça ne m'arrange pas du tout. Néanmoins les dernières sorties déclenchent aussi de la convection entre 30 et 13, on sent qu'ils sont un peu perdus, les chasseurs aussi du coup. En soirée après avoir observé avec Christian des cellules non-orageuses (ou très peu) près de la vallée de l'Hérault on se quitte, lui part pour l'Aude et moi pour le Gard. La nuit tombe, je m'arrête à Vendargues avant de prendre l'autoroute, espérant que des signes de convection vers l'ouest me fassent changer d'avis, c'est laborieux, tant pis je prends la route pour le Gard alors des cellules faiblement orageuses se produisent vers les Alpilles. A peine 5min de route, je check le radar, ça explose littéralement sur Béziers, aucun doute rien ne se passe comme prévu ça sent la surprise sur l'Hérault d'autant que la convection explose jusqu'en mer. Je prends la première sortie et fait demi-tour. Le radar est beau mais ce n'est pas très orageux. Commençant à connaître un peu le département je mise sur une réactivation en arrivant vers la vallée de l'Hérault, le relief induisant un petit forçage en flux de sud-est. Petit à petit de plus en plus de flashs se font voir au loin. L'activité est anarchique mais on sent que ça tend à s'organiser en arrivant sur les massifs du centre du département. Un impact plus proche que les autres se montre puis un deuxième, je suis trop loin il faut que je me replace. Ça semble s'organiser sur le plateau d'Aumelas, je n'ai pas de point de vue dans la zone mais c'est une petite plaine je devrais m'en sortir. Les flashs se font de plus en plus puissants, de gros coups de tonnerre raisonnent dans la nuit. Après avoir galéré à trouver un petit coin dégagé je me retrouve près de Cournonterral avec une vue à peu près ouverte vers le plateau, vite je lance une première pause : 12/ On commence fort directement, je n'avais même pas remarqué les éoliennes au début, pourtant celles-ci se font pilonner ! Nombreux traceurs ascendants (6!) sur cette pause : 13/ Je tente un cadrage plus serré, ayant enfin remarqué que les éoliennes n’arrêtaient pas d'être impactées, double impact + long traceur ascendant ! 14/ L'orage se décale petit à petit vers le Nord : 15/ Je choisis donc de le suivre vers le Nord, croisant plusieurs chasseurs sur la route dont @Cirrus007 en plein milieu de la route avec les warnings (ça va qu'il est 1 heure du matin ! ^^) Surprise, alors que la pleine lune sort derrière moi un magnifique moonbow apparaît, le tout sur fond d'impacts (celui de gauche est d'ailleurs un ascendant sur l'antenne du mont Saint-Baudille ! 16/ Le lendemain est encore instable mais aux mauvaises heures, de nouveaux orages se produisent sur le Montpellierain. Le 01 juin de l'instabilité diurne est encore présente, celle-ci devrait se cantonner principalement près des reliefs en soirée, les horaires sont donc bons par rapport au boulot. Je rejoins Christian vers 17h30 à Claret, de grosses cellules sont présentes près des Cévennes, la foudre se montre, bien que principalement cachée par le relief, De la convection se fait voir plus proche et il semble qu'une cellule se forme plus proche de nous. Un gros rideau se forme mais pas de foudre : 17/ On s’énerve un peu du manque d'activité mais je cadre quand même dans sa direction, si elle lâche ça risque d'être sympathique. Puis tout à coup un coup de tonnerre se fait entendre, il semble bien plus proche que les autres, ça y est la cellule s'active ! La foudre ne tardera pas ! 18/ La cellule donnera encore quelques coups de foudre mais c'est maintenant juste devant nous que ça s'active, la convection explose alors qu'Albert, sortant de l'apéro, nous rejoins, La cellule que nous observions tout à l'heure se décale vers la plaine seulement que de l'intra. Les minutes sont longues alors qu'une magnifique structure se forme devant nous, la foudre se fait attendre, beaucoup trop. Puis un gros flashs suivi d'un beau spider, tout le monde a déclenché et mes compères ont juste un spider, je regarde l'écran et là.. 19/ Ok, là c'est du lourd ! La cellule se décale progressivement on ne voit plus les points d'impacts mais la foudre est encore bien présente, ce seront les deux derniers coups de foudre : 20/ Puis un arc-en-ciel se montre, 10min plus tôt ça aurait été parfait ! L'orage a d'ailleurs donné beaucoup d'électricité statique dans l'atmosphère, nos cheveux se sont beaucoup dressés sur nos têtes durant quelques minutes, notamment ceux d'Albert qui a pourtant les cheveux longs .. ^^ La journée se termine bien, retour à la maison alors que l'instabilité se tasse. Le 04 juin de nouveaux orages se forment près du Pic Saint-Loup, il fallait être bien placé pour voir la foudre car ceux-ci étaient très pluvieux, je l'ai été, très temporairement : 21/ Le 05 juin je dois me rendre à Carcassonne pour acheter mon nouveau boitier, ça tombe bien car ça devrait bien péter dans ce secteur dans l'après-midi. A peine le boitier acheté, il est testé sur le terrain avec une ligne d'orage se formant sur l'Aude mais pratiquement sans foudre, Je suis la ligne très peu active en électricité jusqu'à Béziers où je m'arrête. Le ciel est typique d'un épisode méditerranéen avec un plafond bas et convectif. Tout à coup une cellule explose vers Béziers, sans activité électrique mais la base m'intrigue. Il semble y avoir une rotation et celle-ci est très basse, je ne le comprendrai que le lendemain en traitant la vidéo, je viens d'assister à une petite tornade au Nord de la ville : 22/ La nuit suivante sera orageuse sur le nord est de l'Hérault mais avec bien trop de crasse et une activité trop anarchique pour en tirer des clichés. Il faudra attendre le 07 juin pour du nocturne avec de petites cellules qui se formeront en pleine nuit au milieu de la Camargue. Pas facile ce secteur, je m'en sors néanmoins avec 2 impacts ramifiés près d'Aigues-Mortes vers 04h30 du matin. 23/ Les cellules s'éloigneront par la suite au nord, vu de Saturargues au lever du jour : 24/ Le 11 juin un orage stationnaire déverse 90mm de pluie en 2heures sur le centre de l'Hérault et donne une petite tornade vers le sud-ouest de Montpellier, je rate tout étant au travail. En fin de journée la ligne est toujours active sur le Vaucluse où elle donnera quelques flashs lointains : 25/ 10 jours plus tard une situation d'orage diurne se présente sur l'Est Hérault et le Gard à la sortie du boulot. Après avoir intercepté une cellule en fin de vie sur le Pic Saint-Loup je me replace vers Lédignan où je retrouve un autre chasseur. J'arrive pile au bon moment pour voir plusieurs cellules orageuses exploser sur le bassin Alésien : 26/ En vue plus serrée : 27/ L'ambiance est parfaite et la structure plaisante, de magnifiques coups de foudre ramifiés sortent de la base : 28/ Pas mal de clichés durant cette chasse, je ne vous présente que les plus réussis. La cellule se rapprochera par la suite en donnant de la foudre plus sporadique dans une ambiance étouffante : 29/ Puis la pluie prendra le dessus par la suite. Le 24 juin un bon risque orageux est présent sur le Var, ce département me manquant un peu je décide de m'y rendre, un risque de forts orages de grêle est présent en fin de journée. Ca ne manquera pas, vu de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, une puissante cellule se renforce sous mes yeux avec une très forte aspiration et un rideau donnant de la grêle de 4cm de diamètre : 30/ La foudre sera souvent cachée par le relief mais la structure rattrape le tout : 31/ Celle-ci sortira néanmoins de temps en temps plus proche mais les lumières seront moins favorables à du beau cliché : 32/ Voilà pour cette longue période orageuse, l'été est maintenant lancé mais les orages ne sont jamais très loin ! EN espérant que cette année hors-norme continue de la sorte !
  23. Salut ! Nous voila entrés dans l'été astronomique, le temps passe à une vitesse... Le mois de mai, jusqu'à la première décade de juin, a continué dans l'exceptionnelle activité orageuse... je n'ai pas encore terminé de traiter toutes les photos, je tacherais de poster cela d'ici la fin de semaine prochaine, gros post en perspective. En attendant, priorité à l'orage que j'ai intercepté ce jeudi. Cela faisait donc à peine plus d'une semaine que le temps calme était revenu avec l'installation de conditions de plus en plus estivales. Les fortes chaleurs sont de retour, c'est le top (enfin pas dans l'appart' ^^). Ce jeudi 21, l'instabilité est prévue à l'avant d'un front froid qui fait rapidement baisser les températures sur la moitié nord du pays. L'est héraultais et le Gard, notamment aux abords des reliefs, semblent les mieux placés pour une activité orageuse entre l'après-midi et début de soirée sur le Languedoc. Sortant du boulot vers 16h45, la convection est déjà enclenchée avec deux cellules sur l'Hérault : l'une sur le nord/nord-ouest montpelliérain et l'autre sur la frontière Hérault/Gard (secteur Claret). Je vise cette dernière qui présente un écho radar assez violent, il y a de la petite grêle dessous. Arrivé aux abords du Pic Saint-Loup, la pluie du panache est la (flux de nord, donc les cellules déversent leur enclume vers le sud). J'effectue un petit arrêt vers Valflaunès, constate que la cellule perd de sa puissance (et je ne verrais aucune activité électrique). Sur le nord du Gard, sur les Cévennes, les cellules se multiplient. L'une d'entre elles est déjà bien active et descend vers Uzès. Les modèles indiquent des choses sympathiques pour la zone, je vais donc me diriger par la bas. À mon arrivée, voila un schéma qui résume la chose : Oeuvre d'art réalisée sous Paint svp ! Donc j'ai dans mon dos la première cellule dont je vous parlais, elle gronde et lâche même quelques éclairs mais un peu éloignée et cachée par des collines. A mon ouest/nord-ouest, les cellules les plus intéressantes que je voyais durant mon trajet. Je vise d'abord dans leur direction, ça tonne un peu mais c'est assez mou. Je ne vois qu'un impact qui tombe entre deux rideaux, hors cadre. Sur le schéma, vous voyez le petit éclair au nord d'Alès? Dès mon arrivée il y avait un joli rideau sur les premières montagnes au nord de la ville, je le surveillais aussi. Alors que j'installais mon deuxième trépied, j'entends un coup de tonnerre dans mon dos. Surement la cellule vers le nord de Nîmes... mais non, un deuxième... des coups de canon qui ne trompent pas, ça sent les gros impacts. Vous voyez le petit éclair à mon est ? Il se trouve qu'à ce moment la, un fin rideau apparait. Dans cette zone, jusqu'à Alès et la cellule déjà présente, il y avait des bases bien sombres. Puis, je vois un impact.... ok, il faut vite changer de position ! Le temps de remballer le matos, de faire les quelques dizaines de mètres qui me séparent du chemin de l'autre côté de la route, les rideaux s'épaississent fortement. C'est littéralement en train d'exploser devant moi, je me retrouve avec deux cellules qui se lâchent avec de gros impacts, de même que celle au nord de Nîmes. Parfaitement placé à l'initiation de ce déchainement, il n'y a plus qu'à s'installer et prendre son pied : -1- Les deux cellules à mon est. En à peine 5min, celle de droite est passé d'un filament à cette masse compacte. -2- -3- -4- -5- La structure devient dantesque. L'ultra grand-angle est trompeur, la base et le rideau sont assez proche en réalité. En faisant défiler mes photos, j'ai l'impression de voir une rotation de la colonne. Mais ce n'est pas évident car il y a cette cellule à gauche, les deux viennent se percuter, donc simple différence de flux ou réelle rotation, pas sur du coup (à voir sur la vidéo en fin de post). Il n'empêche que la base, l'espèce de queue qui se forme à droite, les coups de foudre réguliers sur la partie droite, ça fait penser aux cellules rotatives. Attention, avant qu'on ne me tombe dessus, je ne dis pas qu'il s'agit d'une supercellule. -6- -7- -8- c'était juste ! même à 16mm sur plein format. d'où les impacts inclinés. -9- Bien que le gros rideau soit encore à distance, la pluie commence à tomber sur ma position. La séquence fut donc courte, moins de 30 minutes. Je décide de ne pas attendre et de me replacer à l'avant (on va aussi éviter la possible grosse grêle), finalement les spots visés plus au sud sont également sous la pluie... je vais tourner en rond un petit moment dans le coin avant de finalement me rediriger vers ma position de départ : la cellule s'affaiblit progressivement et ça reprend à l'arrière sur les montagnes. Un petit stop pour immortaliser une belle cellule qui a pris naissance sur le sud de la Lozère : -10- Et une fois arrivé, beau cumulonimbus sur le nord Gard/sud Ardèche : -11- Mais ça n'ira pas plus loin, il est 20h et l'instabilité tire sa révérence, il est donc temps de rentrer. Sur 20 jours de calme (en partant de l'hypothèse que l'instabilité revienne dès la toute fin du mois, les modèles se cherchent encore, je croise les doigts ), il y a donc cette toute petite séquence diurne... et pour une fois, ça valait vraiment le coup ! En sortant du boulot et en interceptant la première cellule héraultaise, ça sentait un peu la lose avec des orages baveux et "intranuageux", mais au final... ce fut l'orage diurne parfait avec de la vraie grosse foudre, pas du spaghetti qui se cache à moitié (il y en a eu quelques-uns quand même ^^). Un vrai plaisir dans une ambiance caniculaire, avec de la chaleur ça change tout ! On attend maintenant les grosses piles électriques nocturnes sur les Cévennes, juillet approche... Merci pour votre visite ! PS : petite séquence video timelapse et un impact + tonnerre pour le plaisir :
  24. Bonjour ! Sur ce topic, j'exposerai les photos de mes différentes sorties photos du mois de Mai 2018 ! Materiel : - Canon EOS 700D - EFS 18-55mm f/3,5-5,6 - EF STM 50mm f/1,8 - Trépied - Déclencheur manuel filaire -------- 08 Mai 2018 - Beaulieu / St Christol Une cellule très esthétique et grêligène passe par chez moi, j'en profite pour aller la photographier. @C.C. Chrispic me rejoint, je suis joie car c'est le premier chasseur d'orage que je rencontre ! (Ca peu paraître bête mais ça boost l'envie de faire plus et mieux !) Nous partons ensuite pour le point de vue de Montaud, ou je rencontrerais plusieurs chasseurs. Hélas, en terme électrique, la cellule s’essouffle et ne donne plus rien. Je décide un peu plus tard de rentrer, mais je tombe nez à nez avec une toute petite cellule que je décide de photographier à différents moments de sa formation, un vrai régal !
  25. Bonjour, j'envisage éventuellement d'acquérir une cellule de déclenchement pour mon appareil photo , un hybride fujifilm X-T2. Seulement en me renseignant la gamme Fuji n'a pas l'air d'être reconnu comme compatible par les différentes cellules proposées sur le marché. Est ce que quelqu'un a des infos sur le sujet? Ou déjà testé? Merci pour vos réponses Guillaume
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