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  1. Le samedi 19 septembre 2020 les Cévennes ont été le théâtre d'un épisode cévenol exceptionnel ayant déversé des lames d'eau fantastiques qui ont sans doute atteint (voire dépassé) localement les 500 à 600 mm de précipitations tombés en environ 6 heures. Pour information, le pluviomètre de la station du SPC à Valleraugue a relevé plus de 700 mm mais il semblerait que ce cumul soit un peu surestimé. Quoi qu'il en soit, la lame d'eau radar (qui est assez bien calibrée sur le secteur) donne un secteur à 500 / 600 mm entre la vallée de Taleyrac et les hauteurs de la vallée Borgne, en passant par Valleraugue. Lame d'eau (source MF, via http://meteoc.free.fr/). En conséquence de ces pluies fantastiques (d'une durée de retour supérieure à 50 ans autour de Valleraugue), les cours d'eau locaux (Hérault amont et affluents, Gardon de St-Jean) ont connu des crues historiques. Je vous propose quelques images (photos et vidéos) réalisées sur place, et plus précisément dans la haute vallée de l'Hérault (dans le département du Gard, au pied du Mont Aigoual) où j'étais pendant le paroxysme de l'épisode ! Lorsque cela est possible je vous montre également des photos réalisées après la crue, pour mieux se rendre compte des lourds dégâts et des hauteurs d'eau hallucinantes qui ont été atteintes... Voici le graphe Vigicrues de l'Hérault juste en aval de Valleraugue, où le fleuve, grossi par la crue extraordinaire du Clarou, a atteint le niveau de 5.50 mètres environ ! Entre Valleraugue et Pont d'Hérault il s'agit à priori de la plus forte crue depuis les célèbres inondations de 1958 ! A Valleraugue, la seconde pointe de crue de 13h00 / 14h00 a été moins forte que la première, à l'inverse de l'aval où c'est le second pic de crue qui a été le plus violent. Une fois cette introduction posée, revenons donc à mon récit. Les orages sont déjà en place autour de l'Aigoual depuis la fin de nuit, lorsque je constate que Valleraugue reçoit une lame d'eau horaire de 100 mm, étant dans la plaine vers l'étang de Thau je décide de monter dans le secteur, le radar la carte foudre et le satellite laissant en effet deviner la survenue d'un orage rétrograde sur ce secteur de relief aux fortes pentes (un cocktail explosif). L'occasion est idéale pour assister à un pic de crue en journée. Je ne sais pas encore qu'il va s'agir de crues cataclysmiques... J'arrive depuis le Sud vers 9h30 / 10h00 et lorsque je passe à Laroque le fleuve est encore clair et à son niveau de fin d'été, c'est à dire quasiment à sec. Dès Ganges, le cours d'eau se colore de marron, l'onde de crue est déjà en train d'arriver ! Plus je remonte la vallée, plus le niveau du cours d'eau est élevé : une forte crue est en train de déferler depuis l'amont. 10h18 : premier arrêt au niveau du pont du mas de la Lègue sur la commune de St-André-de-Majencoules. La crue est forte mais pas encore catastrophique État de ce pont après la crue... (Photo Vincent Deligny) 10h46 : j'ai remonté la vallée et je suis à présent à la confluence du valat de Reynus (le cours d'eau qui draine la vallée de Taleyrac, qui arrive de la droite), et de l'Hérault (au fond). Nous sommes au niveau du hameau du Mazel (nouvelle commune de Val d'Aigoual). La crue de ce petit affluent est énorme et je comprends alors qu'une catastrophe est en train de se jouer. Vidéo correspondante où l'on perçoit bien la force torrentielle qui déferle depuis les flancs de la Lusette : Au plus fort de la crue, la chaussée a été submergée à cet endroit (je ne sais pas si c'est par l'Hérault ou par ce valat...). Cette photo prise jeudi en témoigne : plus de parapet notamment ! (Photo Vincent Deligny). J'essaie alors de remonter jusqu'à Valleraugue (ignorant la dévastation en cours dans le village) qui est quelques km plus haut, mais je me retrouve vite devant des murs d'eau faisant déborder les fossés sur la route. Je choisis donc de faire demi-tour car je sens que la situation est sérieusement en train de déraper ! Je suis habitué à ces situations et aux crues cévenoles mais je sens que cet épisode est vraiment violent et dévastateur. Je redescends donc de quelques km dans la vallée et je me place au niveau du pont du Mas des Pradens (St-André-de-Majencoules) où le spectacle est hallucinant. L'Hérault poursuit sa hausse et se transforme en torrent dévastateur. L'énergie déployée est immense et l'eau commence à atteindre le haut de l'arche du pont ! 11h24 : La vidéo correspondante, montrant la puissance extraordinaire du fleuve à cet instant : Aussi incroyable que cela puisse paraître, le cours d'eau est monté bien plus haut que sur ma vidéo. Le pont a été purement et simplement submergé et son parapet emporté lors du pic de crue ! (Photo Vincent Deligny). La route départementale commence a être submergée par le fleuve qui charrie des arbres de plus en plus gros : Je me décale vers le Sud afin de me mettre en sécurité. Je ne peux pas redescendre vers Pont d'Hérault en aval car la route est également inondée. Me voilà "prisonnier" sur une portion de quelques km de route, entre deux passages submergés. Mais là où je suis, je reste hors de portée de la crue. Je me positionne au niveau du pont du camping de la Corconne. C'est là que je vais assister à la première pointe de crue qui culminera à 9,00 mètres environ vers 11h45 ! La seconde pointe de crue de 14h00 dépassera ces 9 mètres mais je n'étais plus sur place à ce moment là. Voici le graphe de la station située au niveau de ce pont (ne pas tenir compte des artefacts après 16h00, la crue a endommagé le capteur). Place aux images correspondant donc à ce pic de crue de 11h45 environ. Entre 11h30 et 11h45 : le mas de Corconne encerclé par les eaux en furie et le pont d'accès submergé : Vidéos correspondantes : Les troncs d'arbres charriés par la crue s'empilent contre le pont et commencent à former un embâcle : Vidéo des arbres en train de se faire briser par la crue (on entend les craquements sur le film) : Autre vidéo du pont et du mas lors du pic de crue de 11h45 : J'assiste alors a un effet domino inattendu : la crue emporte un poteau téléphonique (poteau visible sur la première vidéo mais plus sur la troisième) ce qui engendre une tension sur le câble (étonnamment résistant !) qui exerce alors une traction sur le poteau en bois situé au-dessus de la route à 10 mètres de moi et qui fini par le briser en deux dans un claquement sec et sinistre, se mêlant au bruit effroyable de la crue et de la ripisylve en train de se faire ratiboiser. Image du pont après la crue (photo Vincent Deligny) : Après 20 à 30 mn, le niveau de l'eau baisse subitement, me dégageant l'accès sur la route précédemment inondée. Je pense que la crue est terminée (erreur puisqu'il y aura un pic de crue encore plus fort 2 heures après !) et je remonte prudemment vers l'amont de la vallée. Des troncs d'arbres sont déposés sur la chaussée et témoignent du niveau historique atteint par les eaux. Alors que je me rapproche de Valleraugue, la pluie, qui s'était calmé, reprend brutalement ! Voici une vidéo réalisée en caméra embarquée entre le hameau du Gasquet et le pont du Chinier. Elle permet de visualiser les fortes intensités de pluie (inférieures toutefois aux orages du milieu de matinée) avec même un peu de grêle mêlée, et les nombreuses cascades spontanées dues aux ruissellements. En toute fin de vidéo on voit l'obstruction de la route par un cône de déjection créé par un affluent minuscule ! Je ne monterai pas plus haut... Photo de cette accumulation de gravats, avec le "coupable" à droite, un minuscule valat transformé en torrent lors du paroxysme pluvieux des heures précédentes. Maintenant que la baisse est bien amorcé, je décide de regagner la plaine en profitant de l'accalmie. La route se passe sans encombre si ce n'est qu'il faut slalomer entre les souches et troncs d'arbres déposés par le fleuve en plein milieu de la route. Je suis loin de m'imaginer qu'une pointe de crue encore plus forte dévastera tout deux heures plus tard... L'orage rétrograde a peu bougé mais il a tendance à glisser vers le SE. Je décide d'aller photographier le coupable de ces inondations en prenant du recul. Je me place tout d'abord à Moulès-et-Baucels à côté de Ganges où je me fais mitrailler de foudre proche et où le déluge fini par arriver rapidement 13h28 : la foudre s'abat sur les contreforts de la montagne des Cagnasses après avoir frappé à quelques centaines de mètres de ma position quelques instants auparavant : Je me replace plus au SE, à St-Hippolyte-du-Fort, à la limite entre le déluge qui se poursuit sur le relief (les Cagnasses et la Montagne de la Fage) et le piémont qui reste au sec sauf averses temporaires. Je suis dans l'alimentation de l'orage, dans la pointe Sud de l'orage en V, avec son ciel bleu / vert caractéristique et ses nombreux impacts de foudre. Voici quelques vues réalisées entre 14h40 et 15h00 où l'ont distingue à la fois l'activité foudre très intense et les lourds rideaux de pluie continuant à déverser des hectolitres d'eau sur les reliefs cévenols. Avant de partir je décide d'aller voir en quelles proportion le Rieutord a réagit. Le bassin versant de cet affluent de l'Hérault a en effet subit de fortes lames d'eau dans sa partie amont (plus de 300 mm à Saint-Martial), toutefois bien moindres en surface et en intensité que le secteur de Valleraugue. A Sumène, la crue est forte mais pas exceptionnelle (à l'inverse de l'Hérault ou du Gardon de St-Jean voisins), inférieure à celles de 2014 et 2015 par exemple et bien moindre que la crue exceptionnelle de 1995. L'un des ponts du village est toutefois à la limite de se faire submerger : Voilà pour ces quelques images, qui pourront contribuer j'espère à documenter cet épisode mémorable et à développer la mémoire et la culture du risque dans ces si belles mais si rudes Cévennes. Pour finir, je souhaite avoir une pensée pour les 2 victimes humaines de cet épisode et pour les nombreux sinistrés. Je vous partage d'ailleurs le lien de deux cagnottes solidaires au bénéfice des sinistrés, si vous souhaitez faire un don il sera apprécié. Celle du Centre Communal d'Action Sociale de la commune de Val d'Aigoual : https://www.leetchi.com/c/soutien-a-val-daigoual-19-09-2020 Celle au bénéfice du camping de la Corconne qui apparaît sur mes vidéos : https://www.leetchi.com/c/camping-la-corconne Je serais sans doute amené à compléter ce petit dossier, soit par des photos / vidéos supplémentaires, soit par des données plus abouties et validées notamment en termes de cumuls de pluie.
  2. Salut, Avec un peu de retard voici les images et le récit des orages très électriques qui ont concerné les Cévennes et le bassin alésien dans la nuit du 21 au 22 juillet 2016. En début de nuit, de forts orages concernent le Nord-Est de la Lozère ainsi que l'Ardèche. Constatant un début de propagation vers le Sud sur les radars de précipitations, je décide d'aller sur le piémont cévenol dans l'espoir de quelques captures lointaines. Une fois arrivé dans le secteur de Lédignan, au Sud d'Alès, dans le Gard, je m'aperçois que la foudre est visible. C'est un peu lointain mais je décide de me poser pour faire des photos plutôt que d'essayer de m'approcher davantage sans garantie que les cellules continuent d'être actives (au final j'aurai tord car les orages auront duré plusieurs heures durant !). Dès la sortie de la voiture et le matériel installé, le spectacle est au rendez-vous, avec de puissants impacts de foudre sur les premiers contreforts du relief cévenol. 23h09 : puissant impact sur un sommet boisé : 23h11 : l'orage commence à se décaler vers la ville d'Alès, foudroiement multiple et simultané des crêtes dominant l'agglomération. 23h19 : l'agglomération est à présent concernée par de nombreux impacts de foudre. 23h41 : la foudre continue de s'abattre sans relâche sur la ville d'Alès et les alentours. 23h55 : toujours de nombreux impacts ramifiés. Cette cellule commence à s'éloigner. Les étoiles commencent à apparaitre au zénith, tandis que les orages sévissent toujours quelques kilomètres plus au Nord. Je vois le sommet du cumulonimbus et je commence à envisager l'apparition d'éclairs extranuageux vu le dynamisme de l'orage. 23h58 : et voilà ! Un premier coup de foudre extranuageux ramifié jaillit du sommet du nuage pour frapper devant moi ! 00h04 : autre coup de foudre extranuageux tombant à l'écart du cumulonimbus. On distingue le ciel clair et les étoiles en haut à droite de l'image. 00h24 : une autre cellule orageuse s'est formée sur le Nord du bassin alésien : ça n'arrête pas ! Les impacts sont puissants, multiples et très esthétiques. 00h54 : immense éclair internuageux zébrant la nuit cévenole. Un des rares de cette soirée où la quasi totalité des décharges frappaient le sol. 00h55 : la foudre reprend le relais, avec un pilonnage en règle des crêtes ! 01h45 : éclosion d'une énième cellule orageuse sur le relief. J'en profite pour tenter une composition avec la route. 02h04 : impacts de foudre simultanés à plusieurs kilomètres de distance les uns des autres. La zone concernée par les orages est très vaste mais je suis encore au sec et à l'écart. 02h09 : illustration de la quantité hallucinante de foudre, typique de ces orages du coeur d'été sur le Sud des Cévennes (un des secteurs les plus foudroyé de France). Tous les impacts sont simultanés ou presque (pose de 30 secondes). 02h13 : toujours de la foudre ramifiée bien esthétique. Je profite du spectacle mais je regrette tout de même de ne pas être plus proche... 2h59 : dernière image de la soirée d'un nouvel orage en train de descendre du relief en direction du bassin alésien. Je serai finalement englouti par la pluie quelques minutes plus tard. Au final : plus de 4 heures de foudre quasi non stop. Et encore, cette série ne présente que les orages ayant touché les Cévennes et le bassin alésien : d'autres orages se sont ensuite organisés dans le secteur du pic Saint-Loup et du littoral héraultais mais il me fallait tout de même dormir un peu avant d'attaquer le travail quelques heures plus tard... A bientôt pour d'autres photos électriques !
  3. Ces derniers jours, les Cévennes ont été touchées par un épisode cévenol modéré (cumuls d'environ 200 à 250 mm sur le relief, ponctuellement plus). Les intensités de précipitations n'ayant jamais été fortes (pas de cumul horaire > 20 mm) il n'y a pas eu de crue catastrophique, mais étant donné la saturation des sols en cette fin d'automne (et la présence d'une petite couche de neige en altitude) les réactions hydrologiques ont tout de même été au rendez-vous avec des crues d'importance moyenne. Je vous propose quelques photos de ces crues, dans la haute vallée de l'Hérault au pied du Mont Aigoual. Première série à Valleraugue (30) où le pic de crue a atteint 2.41 mètres juste avant le lever du jour. Les photos sont réalisées juste après (le temps de laisser le jour se lever pour avoir suffisamment de lumière) avec une cote d'environ 2.25 m). 7h50 : vue sur le quai, qui reste encore assez largement à l'abri d'un débordement. Lors de la crue cataclysmique de septembre 1900, le cours d'eau était monté quasiment jusqu'au premier étage des maisons... 8h13 : l'Hérault occupe tout son lit moyen à la sortie du village. 8h25 : le cours d'eau dans la traversée de Valleraugue. 8h30 : le débit est important, la pente et forte : on entend les gros galets et blocs s'entrechoquer dans le lit du fleuve. 8h55 : dans la vallée entre Valleraugue et Pont d'Hérault. Le cours d'eau, grossi par ses affluents et par de multiples ruissellements, commence à avoir une largeur respectable. Place désormais à quelques images dans le secteur de Laroque (34) où la cote maximale a atteint 6.78 mètres. 11h04 : les habitants scrutent le fleuve, dans ce secteur sensible où il peut couper la route et rentrer dans les rez-de-chaussées. Le niveau est stabilisé, l'inquiétude s'estompe d'autant que la pluie a cessé et que le soleil commence à percer. 11h12 : dans les gorges le spectacle est impressionnant. 11h24 : toujours dans les gorges incisant le massif du Thaurac en arrivant à Saint-Bauzille-de-Putois. Les vagues sont impressionnantes même si la crue n'a rien d'extra-ordinaire. Deux vidéos de ces crues. La première dans les gorges de l'Hérault : Et la seconde au niveau de Sumène (Rieutord submergeant un passage à gué) : Voilà pour ce petit tour d'horizon, au final pas de gros dégâts dans le secteur et des pluies bienvenues après un printemps et un été marqués par une forte sécheresse.
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