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  1. Hello ! 😁 C'est la première fois que j'ouvre un topic, du coup je demande à la modération de m'excuser si jamais il y avait des règles particulières à respecter que j'ai zappé, mais j'ai essayé de faire un truc propre en tout cas ! 😇 Pourquoi maintenant ? Parce que j'ai vu les cartes pour l'été prochain et elles sont rouges et que je pense que c'est pas hyper correct de parler des tendances pour l'été prochain dans les topics hiver ou printemps. Du coup voilà j'ouvre déjà le topic pour l'été prochain comme ça si certains veulent échanger à propos de la haute saison à venir ils auront un endroit où le faire ! 😏 J'invite tous les participants à faire preuve de respect, de tolérance et de convivialité sur ce topic. On a vu assez d'embrouilles comme ça sur le fil consacré à l'hiver et franchement c'est lourd. Chacun est libre de venir exposer de longues tendances saisonnières à grand coup d'indices en tout genre, de nous faire part des dernières sorties de tel ou tel modèle saisonnier, de la jouer probabiliste ou juste Madame Irma si il veut (moi je suis quelque part entre méthode probabiliste et méthode madame irma par exemple ahah) ! 🤣 Bon alors deuxième été assez frais consécutif contre toutes attentes ? Été chaud random digne de notre époque ? Belle saison orageuse ? Canicules à gogo avec épidémie (pandémie) de records de chaleur ? Mauvais remake de 2003 à la sauce 2019 ? +45°C à Paris ? On attend vos avis, pronostics et prévisions pour les plus calés d'entre nous ! 😎
  2. Bonjour, Après un hiver 2020-2021 qui a été assez mouvementé en condition hivernale humide dans la moitié est mais qui a aussi été marqué par la très faible présence de tempêtes, un printemps mitigé et alternant entre records doux et froid, un été plutôt automnal, il est temps de se pencher sur l'automne et notamment l'hiver qui passionne une grande partie de la communauté météo. L'hiver contrairement à l'été est très difficile à appréhender car le nombre de paramètres influents se multiplient ce qui réduit vite les fiabilités, ajoutons à ça un dérèglement climatique (DC) qui remet en cause certains paramètres et logiques générales, cela va rapidement causer du tort aux tendances. L'hiver dernier le DC a faussé la QBO, il y a 2 ans il avait faussé l'ENSO ave Nino travesti, il peut aussi avoir tendance à fausser d'autres indices qui se basent sur les anomalies des océans comme la PDO ou encore la TNA. Mais par ces expériences on sait prendre un certain recul et quelles erreurs ne pas faire dans l'analyse. Il faut donc prendre évidemment des pincettes sur l'analyse suivante, les analyses diverses et variées sur ce forum ou sur les divers sites, elles sont à titre indicatives vers où nous nous orientons, ce ne sont pas des prévisions, ce sont des tendances, la nuance est importante. Il y avait eu des débats sur la fiabilité de ces tendances ces dernières années, après une amélioration nette depuis 2010, il est vrai qu'on peut constater un "tassement" (notamment par la perturbation du DC) de cette amélioration depuis 3-4 ans. Je reste partagé à ce sujet. Sur les indices, avec l'influence du DC ceci peut être véridique mais comme dit ci-dessus on peut apprendre de ces erreurs (dans le cas de l'ENSO on sait ce qu'il faut surveiller pour ne pas se faire avoir) mais aussi savoir analyser malgré les perturbations (cas de la QBO même si on manque de recul à cet évènement particulier du "saut"). Pour ce qui est des modèles par contre je trouve que la progression se fait quand même plutôt remarqué depuis 2 ans, jusqu'ici j'accordais qu'un crédit partiel aux modèles saisonniers mais il faut reconnaitre que sur les deux derniers hivers ils ont plutôt bien anticipé quelques mois avant les situations (même si on a eu parfois des retournements de dernière minute qui étaient une erreur notamment chez CFS, la fameuse influence de la synoptique actuelle sur la prévision à M+1/+2). Bref, tout cela pour dire qu'il faut garder un certain recul sur ce qui va être dit dans la suite de ce post, car les tournures sont bien plus radicales que les 3-4 derniers hivers qui avaient globalement du pour et du contre en faveur d'un hiver froid ou doux sur chaque mois. Pour vous éviter la lourdeur du post à ceux qui ne veulent pas toute la lecture je vous invite à aller en conclusion où il y a un tableau récapitulatif. Pour autant je recommande la lecture pour comprendre le raisonnement. En préambule, rappel rapide pour les novices : (Pour les puristes : Les traits sont volontairement grossis ) NAO- humide et frais mais parfois risque de douceur sèche si les hautes pressions débordent en Europe de l'ouest NAO+ doux et humide ou doux et sec si les hautes pressions débordent en Europe de l'ouest BL froid et sec AR humide surtout au nord, alternant fraicheur/douceur plus ou moins intense AO+ Vortex polaire troposphérique condensé, les basses pressions sont regroupées au pôle AO- Vortex polaire troposphérique décondensé, "attaqué" par les hautes pressions 1) Indice solaire Cet indice se base sur la réception des particules fines d'éruption solaire. Pour faire simple, plus il y a de réception de particules plus la tendance va être à un NAO+/AO+, inversement moins il y a de réception plus la tendance va être au NAO-/AO-. En cette année 2021 et en 2022 nous nous situons au plus bas de la réception. Comme on le voit ci-dessus, le nombre d'éruption augmente de nouveau, mais il faut compter un décalage de 4 ans environ entre l'envoie de particules via les éruptions et la réception. Par conséquent, en cette fin 2021 et en 2022 on devrait se situer sur la zone 2018 du graphique, c'est-à-dire au plus bas : Ceci va donc favoriser une dynamique NAO-/AO- assez forte. On le voit depuis le début d'année d'ailleurs la tendance NAO- est plutôt bien présente sur l'Atlantique-Europe avec une anomalie de hautes géopotentiels sur le nord de l'Atlantique assez flagrante. Pour l'AO c'est un peu moins flagrant avec quand même une structuration du vortex polaire du côté de l'Alaska relativement présente (notamment cet hiver en janvier-février) : Les études ont permis de dégager des résultats plus précis qui pourraient imager cette tendance globale au NAO+ ou NAO-, nous nous situons actuellement en 2020 à l'année +8 du pic d'éruption solaire, de ce fait en 2022 nous allons passer en année +9. Ce que l'on constate c'est un net renforcement des anomalies de l'année +8. Avec des hautes pressions qui vont plus dominer les hautes latitudes et l'Europe-Atlantique devrait subir plus d'anomalies de basses pressions qui commencent à s'étendre vers l'Eurasie. Ceci correspond totalement avec la logique du décalage de 4 ans sur l'envoie/réception des particules. Les USA restent concernés par les basses pressions comme l'année d'avant mais de manière moins vive. Si on affine l'analyse on pourrait noter une possible tendance au formation de basse pression principalement sur l'ouest atlantique, ceci pourrait favoriser rapidement des conditions plus douces malgré la logique NAO- si cela venait à se confirmer : Donc l'indice solaire nous oriente quand même de manière assez nette vers un régime NAO- (qui serait encore plus flagrant les 2 hivers suivants), mais comme on le voit il peut avoir une tendance au "plongeon" des basses pressions au large du Portugal ce qui peut rapidement favoriser de nets dégradés nord-sud comme on a eu parfois l'hiver dernier. De net dégradé nord sud typique du NAO- pourraient avoir lieux, comme on le voit sur la carte. 2) QBO La QBO (Quasi-Biennial Oscillation) est un cycle oscillatoire des vents en stratosphère, il dure environ 28 mois. Il passe par une phase positive (le vent va souffler vers l'ouest) et négative (le vent va souffler vers l'est), pour imager j'ai repris les représentations du site la.climatologie elles sont plutôt bien représentatives : Actuellement nous passons en phase négative, au mois de juillet il a été relevé -13.17 par la NOAA et la descente devrait se poursuivre à l'automne, le ralentissement devrait atteindre la basse stratosphère en plein durant l'hiver. Ceci devrait favoriser la propagation des mouvements stratosphériques notamment en seconde partie d'hiver. La représentation reste grossière et l'évolution sera à suivre à l'automne mais dans les grandes lignes on devrait se situer vers ceci (à moins d'une nouvelle sortie de route dû au dérèglement climatique même si cette fois on semble sur les bons rails) : Les mouvements (ou réchauffements) stratosphériques s'il y en a et s'ils se propagent correctement en troposphère, devraient provoquer des blocages conséquents sur l'hémisphère nord, ceci favoriserait par conséquent une AO- et par chez nous un régime NAO- ou BL ce qui donne un nouveau poids dans la balance en faveur des possibilités hivernales pour notre hiver. Contrairement à d'autres hivers ces dernières années en QBO- ou QBO neutre, cette fois on devrait tomber pile sur une période de propagation de la phase négative vers la basse stratosphère, ceci devrait favoriser le potentiel de réussite de mouvements stratosphériques qui se propageraient en troposphère. Attention il faut savoir aussi que parfois un mouvement stratosphérique qui descend en troposphère ne va pas obligatoirement favoriser des conditions hivernales en Europe de l'ouest. Tout dépend où les répercussions les plus nettes du mouvement se font, si elles sont en Amérique cela peut favoriser un régime NAO+ doux et humide en Europe en général. Il est important de savoir que les blocages en troposphère peuvent favoriser la création de mouvements stratosphériques, donc avoir d'autres facteurs (tel que le solaire, l'ENSO etc) qui favorisent les blocages en troposphère est important pour favoriser l'apparition de mouvements en stratosphère. 3) ENSO A/ Vers une Nina Cet indice bien connu qui est de plus en plus démocratisé auprès du grand public devrait encore être mouvementé cet hiver. Les modèles divergent sur pas mal de point à l'heure actuelle. Tout d'abord sur la validité de la formation d'une Nina à l'automne, on le voit par le panel des modèles que c'est assez divergent et plusieurs ne voient qu'une légère Nina. Mais CFS et BOM qui sont pour moi les deux modèles qui anticipent le mieux les épisodes Nina/Nino durant l'été voient bien un stade Nina atteint en fin d'automne/début hiver : De l'expérience des dernières années quand ces deux modèles voient un phénomène ENSO en août en général il se concrétise et dans le cas des Nina on a pu constater que parfois il avait même tendance à s'intensifier durant l'automne. Il faudra suivre l'indice SOI (qui va permettre d'évaluer si la situation classique sur le Pacifique est bien intensifiée) ces prochaines semaines pour confirmer ou non la teneur de celle-ci, après une très forte hausse des vents il y a quelques jours, la situation semble de nouveau un peu se tasser : Cela reste à confirmer, mais on peut penser que l'on devrait bien avoir une Nina vers la fin automne/début hiver. Pour la suite de l'hiver c'est une autre histoire... B) Nina EP ou CP Il existe deux formes de Nina qui vont favoriser des conditions très différentes sur plusieurs zones de l'hémisphères dont la zone Atlantique-Europe qui nous intéresse. En effet, en fonction du positionnement du "gros" de la zone froide des anomalies SST sur l'équateur du Pacifique on peut déterminer la tournure EP et CP. Et pour l'heure ce que l'on constate c'est qu'il y a des divergences. CFS par exemple voit bien le gros des anomalies à 120W (Nina EP), ici en décembre mais c'est similaire en octobre-novembre. BOM voit également une zone d'anomalie très intense sur la 120W en novembre : Alors que certains modèles comme ECMWF voient une zone bien plus à l'ouest à l'automne (trio octobre-novembre-décembre) : On remarque aussi dans le cas de CFS qu'un redoux sur la zone 120W se forme en janvier pour avoir un basculement du froid plus à l'ouest en février. D'autres modèles voient cette logique (on le voit sur le panel ou même le graphique BOM avec un redoux progressif en janvier mais surtout en février). Que doit on en déduire ? Et bien je ferai encore une fois plus confiance au duo CFS-BOM qui ont montré leur réussite face à ECMWF ces derniers hivers, on pourrait bien avoir une Nina EP en octobre-novembre-décembre-mi janvier puis courant janvier et surtout en février une transition de Nina EP vers CP. En se basant sur les études sur le sujet et sur une logique EP en début hiver on peut en déduire un régime de BL en décembre et une tournure NAO- en janvier avant possiblement un retour vers le NAO+/AR (passage à la Nina CP qui va favoriser ce régime doux-humide) : 4) PDO A/ La PDO La PDO (Oscillation Décennale Pacifique) est un indice qui se situe sur le bassin de l'Océan Pacifique nord, il est cyclique (sur 20-30 ans) et actuellement nous nous trouvons dans la phase négative de ce dernier. Après une transition en 2018-2019 et une situation négative encore faible en 2020, on semble entrer réellement dans des conditions négatives au vu des derniers relevés (-2/-1.8/-1.89 ces 3 derniers mois). La PDO seule n'a pas purement d'influence par chez nous, mais elle va agir sur l'ENSO s'il y a une phase Nino ou Nina. B/ Le couplage PDO-/Nina Selon le type de Nina, la PDO- va avoir un effet particulièrement différent. Dans le cas d'un PDO- couplé à la Nina EP on pourrait avoir un régime de BL en décembre et un risque de NAO- en janvier. Pour février si l'on passe en Nina CP, on pourrait avoir une situation très favorable au NAO+ et donc des conditions humides et douces (tempêtueuse?). On peut donc constater que la PDO devrait renforcer les constats fait précédemment. Attention, dans le cas où au final la Nina EP se maintient jusqu'en février, les chances de conditions hivernales seraient assez hautes en février comme on le voit ci-dessus, mais pour l'heure ça ne semble pas d'actualité. 5) IOD A/ L'IOD C'est un indice qui va fonctionner sur la partie estivale-automnale, il se situe dans l'océan Indien. Sa phase positive et négative vont avoir toute une série de conséquences sur la région, mais quand on s'intéresse un peu à ce dernier on peut constater des choses à des échelles plus larges dont l'échelle Atlantique-Europe. Il devrait être dans une phase négative à l'automne avant de revenir au neutre en janvier selon le BOM : Quelles conséquences peut-on en tirer par chez nous ? Et bien si l'on se base sur les années IOD- relevés dans le passé (pris sur le du BOM) on constate de manière flagrante que l'automne est soumis à des conditions plutôt froides, dont un mois de novembre avec un hiver précoce (automne NAO-/BL). A l'opposé l'hiver lui est plus classique voir tourné vers les hautes pressions, notamment en février (NAO+/AR). Décembre est hivernal (NAO-/AR) dans la continuité de novembre, janvier fait figure de transition et février est propice au printemps précoce si on se base sur la moyenne des années IOD- : Décembre : Février : B/ Le couplage IOD- /Nina La combinaison IOD-/Nina peut renforcer certaines constatations vu ci-dessus, quand on prend les automnes-hivers sous Nina qui ont connu un été-automne sous IOD- on constate un renforcement des anomalies de bas géopotentiels à l'automne. On va vers un renforcement des risques d'un hiver précoce. Sur ce qui est de l'hiver on constate une situation similaire à ci-dessus avec une anomalie de hauts géopotentiels en Europe de l'ouest encadré de bas géopotentiels (anticyclone qui déborde en Europe de l'ouest ?). On garde globalement la même logique, décembre encore sous une logique AR voir NAO-, janvier en transition et février en grande langue de hauts géopotentiels sur l'Europe : On restera prudent sur la fiabilité de ce constat sachant que l'on se base sur seulement 3 hivers dans cette situation. Pour autant, le fait que ça confirme et renforce (pour l'automne) plutôt les premiers constats en amont montre une certaine logique. Ce qu'on peut noter c'est que si l'on couple PDO-/Nina/IOD-, on se retrouve seulement avec les automnes-hivers 1974 et 2010, on constate que décembre gagne en risques hivernaux au niveau des anomalies mais sinon globalement rien ne bouge (2010 doit fortement faussé les choses sachant que décembre 1974 était rythmé par un AA proche de la France sous régime AR, mais pas de grands mouvements NAO-/BL) 6) TNA L'anomalie SST tropicale nord atlantique ne semble pas cette année s'agiter. Une TNA+ va favoriser un NAO- et inversement. UKMO projette une relative neutralité, CFS voit une pointe à +0.6°C en décembre mais ceci est très à la marge et insuffisant pour considérer ça comme une réelle TNA+ (il faut au moins 3mois au dessus de 0.5°C). De plus, sur cet indice j'ai tendance à plus faire confiance en UKMO qui a souvent été plus fiable que CFS dans la prévision de cette dernière : 7) Les anomalies SST estivales sur l'Atlantique du Nord Dans une étude de 2004, Cassou a démontré que selon les anomalies de la fin de l'été sur le Nord de l'Atlantique on pouvait tirer une tendance de l'hiver qui suivait avec des résultats assez probants ( "L’exercice est prometteur, puisque le signe de la NAO est prévu avec succès dans 22 cas sur les 26 hivers dominés par les régimes NAO."). Selon la forme des anomalies on va déterminer un potentiel NAO- ou + sur l'hiver suivant. Le "fer à cheval" est synonyme de NAO- et le "tripole" de NAO+. A noter que plus l'anomalie va être intense plus les chances de réussites de l'indice seront hautes. Et quand on observe au 27 août, malgré la marée rouge du dérèglement climatique il y a bien un air de tripole assez net. La question c'est : est-il intense ou non ? Car plus le phénomène est intense plus cela risque de favoriser la NAO+, avec le dérèglement climatique, il est difficile de se prononcer car il "cache" les anomalies négatives et intensifit le positif. Sur le papier ce facteur DC devrait favoriser la logique NAO+ que met en avant l'indice, car on connait les nombreuses théories comme quoi plus il fait chaud en sortie du labrador plus ça favorise une forte activité dépressionnaire et donc la NAO+. Ceci favoriserait donc la logique NAO+ de la seconde partie d'hiver, mais elle conteste la nette dominance du NAO- en automne et décembre. 8/ Les modèles météo J'ai personnellement l'habitude de me fier à ces CFSECMWF même si le modèle MetOffice notamment - et d'autres - sont également efficaces . Mais on va éviter de se noyer dans trop de modèles. la combinaison ECMWF/CFS je trouve fait souvent la bonne paire avec un en 3 mois et un en mois par mois. A/CFS J'ai regroupé l'ensemble des prévisions d'octobre à février. Ce que l'on constate c'est bel et bien un automne perturbé mais pas forcément frais comme le montre certains indices. Octobre serait assez humide mais plutôt doux avec ces bas géopotentiels sur l'Atlantique, en novembre on distingue une tendance à l'élévation nord atlantique des hauts géopotentiels. Ceci favoriserait des conditions humides et fraiches mais attention aux débordements anticycloniques comme on le voit. Décembre pour sa part tendrait à quelque chose d'hivernal, la vue Européenne n'est pas optimale mais on aurait une situation avec un fort blocage nord atlantique (NAO-/BL) ce qui favorisait des situations hivernales, mais attention aux débordements de hautes pressions sur l'ouest du continent. Janvier serait sous un signe de transition avec un débordement de ces hauts géopotentiels sur l'Europe est des conditions froides surtout en Europe de l'est. Février serait favorable au NAO+ et à des possibilités de douceurs précoces : 2) ECMWF Pour ECMWF, j'ai pris plusieurs groupes de mois avec le facteur pression atmosphérique (mais les constats se vérifient en anomalie de géopotentiels), sur le trio SON, on constate un léger débordement anticyclonique, donc moins dans la logique d'un automne humide et frais. On constate quand même une anomalie positive assez nette au sud du Groenland ce qui est signe de tentative d'élévation. Alternance entre élévation et écrasement de dorsale (AR) ? Possible. En NDJ, on constate une nette élévation de l'anomalie de hautes pressions sur le nord de l'Atlantique (plus flagrant sur les anos z500), il y a aussi des anomalies positives en mer Noire, ceci est signe qu'entre les deux il devrait bien avoir des chutes de basses pressions, la carte montre bien une tendance NAO-/AR. A noter que le trio OND est similaire mais avec une anomalie de hautes pressions plus au sud et un léger débordement sur l'Europe de l'ouest, ce qui veut dire qu'octobre serait plus sous régime AR alors que janvier lui serait plus favorable aux hautes élévations. Enfin quand on prend le trio DJF on ne voit pas de scénario concret qui se dégage hors une anomalie sur le sud de l'Europe. Synonyme de NAO+ dû à l'arrivée de février dans la balance ? Possible. On sent que pour l'heure décembre est bien défini, le trio DJF nous laisse penser que la NAO+ doit dominer en février et janvier reste cette figure de transition. On constate sur la projection NAO de ECMWF que l'incertitude est particulièrement élevée en décembre avec quand même une tendance possible à un NAO assez bas mais inversement la prise d'un NAO haut reste possible. On constate bien la tendance neutre de janvier signe d'un passage d'une synoptique vers une autre possiblement et février une tendance haute avec un risque NAO+ (Les limites des zones violet/gris et de la bande jaune correspondent aux 5e et 95e centiles, celles de la case violet/gris et de la bande orange aux terciles inférieur et supérieur, tandis que la médiane est représentée par la ligne à l'intérieur de la case violet/gris et bande orange.) Ce qui est donc plutôt intéressant c'est que les modèles viennent confirmer pas mal de constats effectués précédemment. Conclusion A partir de tous ces constats, en ce 31 août voilà vers quoi on pourrait s'orienter dans les mois à venir. Maintenant ceci peut bouger et il ne faut pas prendre au pied de la lettre, pour rappel on résonne à une échelle Europe-Atlantique en tendance saisonnière donc ces constats généraux peuvent vite être à géométrie variable pour la France même si ça donne quand même des idées directrices (bleu tendance hivernale (NAO-/BL), rouge tendance douce (NAO+), jaune tendance neutre (AR) : Quelques éléments d'explications. A mes yeux le trio d'influence PDO-ENSO-IOD devrait quand même influencer pas mal notre hiver, notamment le début et la fin. Ils dégagent de manière nette des constats NAO- en novembre-décembre et des constats NAO+ en février. Les autres indices viennent compléter ce constat. Le solaire favorise globalement une NAO- mais les SST Atlantique elles un NAO+ ce sont des indices globaux qui sont influents mais qui peuvent vite être déviés par des indices plus spécifiques comme l'ENSO. La concordance des modèles avec la certaine logique de la PDO/ENSO/IOD vient confirmer la probable influence de ces 3 indices. Pour l'heure novembre-décembre et février semblent quand même bien dégagé des tendances nettes, alors qu'octobre-janvier sont bien plus incertains. On pourrait croire le contraire en regardant le graphique ECMWF mais les tendances hivernales sont très souvent opposés à des risques doux dû aux mouvements de grandes ampleurs à l'échelle de l'hémisphère. Il faudra se méfier de deux facteurs : -Le premier est l'anomalie SST douce en sortie labrador, en cas de maintient, elle devrait favoriser l'activité dépressionnaire au sud du Groenland. Dans le cas où elle se maintient sur la zone ça pourrait favoriser des blocages de très grandes ampleurs sur l'Europe Atlantique (temps froid) mais dans le cas de débordement ceci pourrait rapidement verrouiller le nord de l'Atlantique et favoriser la NAO+. C'est cette transition qui semble possible en janvier avec une activité dépressionnaire qui se débloque vers l'est de l'Atlantique. -Les mouvements stratosphériques : même s'ils sont favorables à des mouvements de très grande ampleur en troposphère, ils peuvent rapidement favoriser des conditions douces du côté Europe-Atlantique si l'impact est côté Américain ou Est Russie. C'est d'ailleurs potentiellement un mouvement stratosphérique qui favoriserait la possible transition en janvier. On surveillera avec attention les mouvements précoces en novembre/décembre qui pourraient favoriser la logique NAO-/BL à l'image de 2010 2010 d'ailleurs qui ressort dans le couplage IOD-ENSO-PDO... Alors beaucoup parlent de 2010 dans leurs premières tendances ces dernières semaines, il est difficile de nier les similarités avec la logique IOD/ENSO/PDO, en plus de cela on aurait un QBO- (contrairement à 2010) ce qui favoriserait encore plus des mouvements précoce en novembre/décembre... Alors est-ce acté ? Non, car si on part par là plutôt que prendre 2010 sur le couplage IOD/ENSO/PDO on peut prendre 1974 et hormis un régime AR poussif en novembre décembre puis un NAO+ en janvier/février RAS. Donc la comparaison à 2010 reste osé, on n'aura pas forcément quelque chose d'aussi hivernal obligatoirement. Par contre le fait que les indices individuellement (si l'on prend IOD- seul, Nina EP/PDO-) favorisent du NAO-/BL en novembre-décembre donne du crédit à cette tendance car ces phénomènes se basent sur un nombre d'hiver bien plus conséquent. Le fait que les modèles saisonniers confirment cette tendance vient aussi donner un certain crédit au risque hivernal en début d'hiver et à un printemps précoce en février. Je reviens pour finir sur l'indice solaire qui est quand même dans une année (lag+9) où les anomalies sont très marqués en Europe-Atlantique, prouvant à quel point cette période (9ans après le pic) est favorable au régime NAO-. Peut être que notre soleil sera la bonne étoile pour les hivernophiles... En tout cas il faudra compter sur cet indice qui a une influence marquante sur des années qui ressortent statistiquement ( tel la 3, 4, 5, 8, 9, 10...). Affaire à suivre... Merci pour la lecture. Gugo Remerciement à @lolman123qui m'a dépanné pour un site que je ne trouvais plus et avec qui j'ai échangé sur la Nina. Sources : Général : http://www.cerfacs.fr/~cassou/Regimes/regime.html https://psl.noaa.gov/cgi-bin/data/composites/printpage.pl https://climatereanalyzer.org/wx/DailySummary/#t2anom Solaire : https://www.swpc.noaa.gov/products/solar-cycle-progression http://www.issibern.ch/teams/interplanetarydisturb/wp-content/uploads/2014/04/Mursula_03_2014.pdf https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1002/2013JD020062 QBO : http://la.climatologie.free.fr/stratosphere/stratosphere3.htm https://www.geo.fu-berlin.de/en/met/ag/strat/produkte/qbo/index.html https://acd-ext.gsfc.nasa.gov/Data_services/met/qbo/Singapore_u.png ENSO : https://www.cpc.ncep.noaa.gov/products/analysis_monitoring/lanina/enso_evolution-status-fcsts-web.pdf http://www.bom.gov.au/climate/enso/index.shtml#tabs=Outlooks https://www.cpc.ncep.noaa.gov/products/CFSv2/CFSv2seasonal.shtml https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1029/2006RG000199 https://english.cas.cn/newsroom/archive/research_archive/rp2017/201705/t20170517_177122.shtml PDO : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4200402/ https://journals.ametsoc.org/view/journals/clim/30/9/jcli-d-16-0376.1.xml https://www.ncdc.noaa.gov/teleconnections/pdo/ IOD : https://ds.data.jma.go.jp/tcc/tcc/products/climate/ENSO/method.html http://www.bom.gov.au/climate/iod/ http://ds.data.jma.go.jp/tcc/tcc/products/elnino/iodevents.html http://www.bom.gov.au/climate/iod/#tabs=Positive-IOD-impacts http://www.bom.gov.au/climate/enso/indices.shtml?bookmark=iod http://www.bom.gov.au/climate/model-summary/#tabs=Indian-Ocean&region=NINO34 TNA : https://www.metoffice.gov.uk/research/climate/seasonal-to-decadal/gpc-outlooks/atlantic-indian-ocean SST : http://www.umr-cnrm.fr/recyf/IMG/pdf/Cassou_la_meteorologie_04.pdf Modèles : https://www.tropicaltidbits.com/analysis/models/?model=cfs-mon&region=eu&pkg=z500aMean&runtime=2018072518&fh=0 https://www.ecmwf.int/en/forecasts/charts/catalogue/seasonal_system5_standard_mslp?facets=Type,Forecasts&time=2021080100,744,2021090100&area=GLOB&stats=ensm https://www.ecmwf.int/en/forecasts/charts/catalogue/seasonal_system5_climagrams_teleconnection?facets=Type,Forecasts&time=2021080100,0,2021080100&index_type=NAE
  3. Bonsoir, J'étais resté à des données britanniques non accessibles mais je suis tombé sur cette page. Y a-t-il eu d'autres ouvertures du Met'Off ? https://www.metoffice.gov.uk/services/data-provision/big-data-drive/wholesale/categories/planetary-scale-applications (en anglais)
  4. Quels sont les biais connus des modèles de prévisions ? Un biais n'est pas forcément une erreur constante (probablement même jamais) mais une imprécision ou une incertitude reproductible sur un paramètre donné sous certaines conditions plus ou moins générales ou plus ou moins strictes. Les connaître améliore la lecture et l'analyse des modèles. Je souhaite que ceux-ci soient reportés sur ce topic et je mettrais éventuellement à jour ce premier message afin d'avoir une liste facilement accessible. En voici quelques uns de référencés qui peuvent nous affecter dans nos régions européennes et donc françaises... - Les situations d'inversion augmentent l'imprécision des T2m Explications : En effet, la couche concernée par l'inversion est généralement peu épaisse ce qui demande une analyse poussée et fine sur peu de niveaux verticaux (généralement quelques mètres à quelques dizaines de mètres, à comparer avec l'échelle convective, en km). De fait, l'interpolation des T est sensible lors de ces conditions fines. Ce biais peut s'observer aussi sur les T dans toute l'épaisseur de l'inversion et immédiatement au-dessus (RS simulé, météogramme). Une des causes est que le gradient thermique est inversé (la T augmente avec l'altitude) ce qui affecte les constantes prédéfinies dans les algorithmes d'évolution verticale de la T, cette imprécision augmentant en fonction de la sous-représentation des niveaux verticaux du modèle dans la couche soumise à inversion. Par exemple, IFS modélise les T à son plus bas niveau natif (10 m) et extrapole ensuite à 2 m via une série d'algorithme prenant notamment en compte les paramètres du sol (nature, T et RH notamment), la turbulence à 10 m, le niveau des radiations entrantes et sortantes, etc. Si la T10m est une sortie directe du modèle, ce n'est pas le cas pour la T2m. Il semblerait que GFS suive le même processus alors que GEM reposerait sur un niveau natif à 2 m. Il faudra que je me penche sur ce sujet plus précisément un jour ou l'autre, ECMWF s'est exprimé clairement là-dessus alors que je n'avais trouvé que des publications indirectes du CMC. Des infos du côté d'ARPEGE et AROME ? À noter que les nouvelles normes des RS à haute-résolution pourraient corriger en partie ce biais en détaillant ces zones beaucoup plus finement lors de l'assimilation de données. Le DWD s'en servira aussi probablement dans une mise à jour future d'ICON. - Les T2m sont souvent sous-estimées en ville Explications : Les îlots urbain et les dômes de chaleur concomitants sont souvent peu ou mal représentés dans les modèles (déjà pour des questions de résolution de grille mais pas seulement). Cela conduit généralement à sous-estimer les T2m en ville. La comparaison entre observations et prévisions des T2m, associée aux conditions météorologiques prévalant à ce moment, permettent d'estimer le biais de chaque modèle et d'apporter une correction. Tous les centres météorologiques travaillent sur les environnements urbains pour les intégrer au schéma de terrain de leurs modèles respectifs. - Les Tn peuvent être sous-évaluées sur les côtes ou en périphérie urbaine Explications : Le refroidissement radiatif nocturne (le sol réémet la nuit une partie de la chaleur accumulée durant la journée) est parfois mal appréhendé, probablement du, entre autres raisons, à la différence de résolution entre les données de flux et la résolution de calcul du modèle. Les Tn peuvent ainsi être mal évaluées lorsque la nature de la grille géographique en un point précis devient importante (cas typique d'un bord de mer ou d'un zone semi urbaine par exemple où la résolution géographique plus fine s'oppose à une résolution plus large de la grille des flux). Dit autrement, la finesse des deux grilles n'est pas la même et la grille la plus fine (celle géographique) reçoit les données de flux à une échelle plus grande. L'augmentation de la puissance de calculs des clusters de supercalculateurs pourraient à terme permettre de niveler ces différences. Le NCEP s'y est déjà engagé. Biais spécifiques à IFS : Températures : - T2m irréalistes Explications : Je ne l'ai jamais observé mais ECMWF prévient de T2m irréalistes possibles (écart > ~10°C) sur un pas de temps dues aux schémas d'échanges des flux de surface et aux algorithmes de post-traitement pour calculer la T2m depuis la T10m (cf plus haut). Une correction partielle a été introduite lors de la mise à jour de juin dernier (46r1) sur la conductivité thermique des flux humides. - T2m légèrement inférieures aux observations sur des zones où la végétation est hétérogène Explications : IFS surestime l'indice de surface foliaire (en gros la couverture végétale) en saison intermédiaire malgré l'introduction de données climatologiques. Du coup, une plus grande surface végétale implique une évapotranspiration plus grande et donc un biais dans les flux de chaleur latente et sensible et, en cascade, sur la formation plus importante de nuages et la diminution du « chauffage solaire » qui en résulte. On peut ainsi avoir des T modélisées inférieures à l'observation. Précipitations : - Les précipitations isolées qui se créent en mer et abordent une terre peuvent être très sous estimées sur une bande de largeur variable de la côte. Explications : Ce biais existe peut-être dans les autres modèles. En effet, les précipitations ne sont pas modélisées en un processus continue mais par pas de temps (1h pour IFS). Le changement de terrain mer > terre affecte le schéma des RR. Lorsque la pluie aborde la côte entre deux pas de temps, la PRATE peut être sous estimée de 10 mm ou plus (plus rarement sur estimée). Plus on s'éloigne des côtes (vers l'intérieur des terres), plus ce biais diminue jusqu'à disparaître. La distance jusqu'à sa disparition totale dépend fortement de la direction et de la vitesse du vent : un vent, sur la hauteur de chute des précipitations, dans le même axe que la direction du nuage augmentera cette distance, distance d'autant plus grande que le vent est fort. En été, cette distance peut atteindre les 20 km. En hiver, elle peut atteindre les 100 km lors de chutes de neige. Des améliorations ont été apportées lors de la mise à jour 43r3 il y a deux ans mais cette correction reste insuffisante. De plus, en cas de RR convectives, la physique d'IFS ne prend pas en compte la dérive des RR par le vent, contrairement aux RR dynamiques (typiquement stratiformes mais pas seulement). - Les pluies orographiques sont généralement sous-estimées Explications : Les pluies orographiques sont généralement sous-estimées du fait de la résolution de la grille géographique : la hauteur des reliefs est moindre que dans la réalité (effet de lissage). L'ensemble ayant une résolution plus large que le déterministe, ce biais est plus important sur les sorties de l'ensemble. La comparaison observations - prévisions est utile pour repérer le delta suivant les synoptiques. - Les pluies convectives extrêmes en un point prévis sont toujours sous évaluées Explications : Toujours pour des raisons de résolution, les pluies convectives extrêmes en un point prévis sont toujours sous évaluées. En revanche, le total sur la maille est généralement bon permettant d'anticiper un tel risque par comparaison des mailles voisines. Ce biais est probablement présent dans les autres modèles. Pour ceux qui ont accès à l'ensemble des produits ECMWF : « Point rainfall » Dans le même genre, IFS fournit les précipitations moyenne sur la maille considérée. En tant que moyenne, certains secteurs sous-maille seront sur évalués et d'autres sous-évalués. Ce n'est pas un biais mais c'est relatif à la représentativité de la réalité dans un modèle numérique. À paramétrage égal, une résolution plus fine apportera un résultat meilleur. Vents : - Les rafales extrêmes lors des orages peuvent être largement sous estimées Explications : Les rafales extrêmes lors des grains vigoureux, des MCS et de toutes structures convectives potentiellement aptes à les générer sont sous-évaluées. En cause : la résolution tridimensionnelle du modèle et les algorithmes incapables de considérer l'ensemble des cas de figures concernés par ce phénomène. ECMWF indique que, lorsque l'analyse détecte des conditions favorables, des rafales supérieures au double des vitesses des rafales modélisées sont possibles. - En montagne, le vent à 10m est parfois sous estimé Explications : Les valeurs du vent à 100m sont plus pertinentes pour estimer le vent à 10m. Weather.us et d'autres sites proposent gratuitement ce paramètre (UV100m). Stratosphère : Écarts de températures et fuite excessive d'humidité via la tropopause vers la basse stratosphère sont des biais connus d'IFS. De même que les comportements de l'O3 et des ondes de gravité de grande amplitude. Enfin, SEA5 (modèle saisonnier) rompt le VP de façon incorrecte au printemps.
  5. Bonsoir à tous, j'ouvre ce topic dans un but à la fois pédagogique et à la fois pour les prévisionnistes du forum (principalement). Comme tout prévisionniste le sait, le calage est une étape essentielle à la prévision du temps. Elle consiste à choisir le modèle le plus proche de la réalité afin d'avoir une prévision correcte. Malheureusement, cette étape n'est pas assez connues des prévisionnistes amateurs ou alors certains ne savent pas l'appliquer. Je vous propose ici de poster vos choix de modèles en montrant votre démarche de calage avec des comparaisons observations/modèles. Cela permettrait d'avoir de bons calages et pour les prévisionnistes amateurs de pouvoir choisir le bon modèle pour choisir le bon scénario ainsi que d'apprendre les techniques du calage. Je vous montre par exemple mon calage du jour : Etant fan des modèles français, je vais vérifier que ARPEGE ne dérive pas : Le run de 12h UTC de ARPEGE représente bien l'ensemble des centres d'actions (bonne position ). Pour les dépressions, on remarque que les creusement sont bons. Pour les anticyclone, c'est pareil, les pressions correspondent bien à celles observée sur l'analyse. Pour ce qui concerne les masses nuageuses, ARPEGE 12z simule bien le front centré sur le Proche-Atlantique. En effet, la composition colorée de 22h loc montre bien ce front qui est représenté avec le champ d'humidité à 700 hPa sur le modèle ARPEGE par une ligne d'humidité forte (couleur bleu foncé). Un moyen très simple pour vérifier le champ du z1,5 PVU, le comparer à l'image Vapeur d'eau. En effet on observe que les zones riches en vapeur d'eau sont souvent caractérisées par des anomalies de basse tropopause. En comparant l'image vapeur d'eau de 22h UTC au géopotentiel à 1,5 PVU prévu par ARPEGE pour 22 h UTC, on constate que le modèle avait parfaitement prévu l'emplacement de la zone riche en vapeur d'eau et donc de la zone ayant une anomalie de basse tropopause. Le champ de précipitation est un excellent témoin pour le calage, en effet si la zone de précipitation prévue par le modèle correspond à celle observée par les radars, le modèle est bien calé ce qui est le cas pour le run de 12z. A 23h loc, les radars relèvent quelques averses sur la Grande-Bretagne. Le run de 12z avait bien prévu la localisation et l'intensité de ces précipitations comme le montre la comparaison observation radar/sortie de modèle ci-dessous. Conclusion : Le run de 12z d'ARPEGE est bien calé.
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