Jump to content
Les Forums d'Infoclimat

Ce tchat, hébergé sur une plateforme indépendante d'Infoclimat, est géré et modéré par une équipe autonome, sans lien avec l'Association.
Un compte séparé du site et du forum d'Infoclimat est nécessaire pour s'y connecter.

Search the Community

Showing results for tags 'prévisions'.

  • Search By Tags

    Type tags separated by commas.
  • Search By Author

Content Type


Forums

  • Prévisions
    • Prévisions à court et moyen terme
    • Evolution à plus long terme
    • Tendances saisonnières
  • Observations
    • Le temps en France
    • Le temps en Europe et dans le reste du monde
  • Climatologie
    • Paléoclimatologie
    • Climatologie
    • Evolution du climat
    • Phénomènes météorologiques violents
  • Les autres aspects de la météo
    • Météo, environnement et société
    • Instrumentation
    • Photos, vidéos et matériel de prise de vue
    • Questions - réponses sur la météo
  • On y parle de météo
    • Sites web
    • Expositions, conférences, évènements
    • Presse, livres, médias et cinéma
  • Discussions autour d'Infoclimat
    • Vie du site Infoclimat
    • Rencontres météo
    • Convivialités

Find results in...

Find results that contain...


Date Created

  • Start

    End


Last Updated

  • Start

    End


Filter by number of...

Joined

  • Start

    End


Group


About Me


Gender


Location


Site web


Bio


ICQ


AIM


Yahoo


Skype


Google

Found 8 results

  1. CAPE, convection et prévisions. C'est un sujet qui revient fréquemment, plus encore en période estivale, propice aux orages. Voici un point que j'essaie être assez complet sans être trop technique. J'espère que le plus grand nombre trouvera des informations intéressantes. J'ai essayé de simplifier sans perdre en finesse. Commentaires et corrections sont les bienvenus ! - Définition théorique - Définition pratique - Analogie concrète - Une brève histoire de convection .... - En résumé - Interprétations - Comment déterminer ces niveaux de pression depuis un radio-sondage ? Définition théorique : La CAPE : L'Énergie Potentielle de Convection Disponile (EPCD en français), Convective Available Potential Energy, en anglais. Sa définition est l'énergie potentielle par unité de masse que possède une particule d'air plus chaude que son environnement. Définition pratique : Étant plus chaude que son environnement immédiat, elle tente de retrouver son équilibre par un mouvement ascensionnelle, équilibre qu'elle retrouvera lorsque sa température sera équivalente à la température de son environnement. Cette énergie potentielle est alors transformée en énergie cinétique, puisqu'en mouvement par rapport aux référentiels terrestre et atmosphérique. Concrètement, une particule d'air est chauffée : cas du soleil qui chauffe le sol ; le sol, en retour, chauffe par contact les particules d'air à son contact (l'air est mauvais conducteur de chaleur, c'est essentiellement par contact que l'air se réchauffe, dans le cas qui nous intéresse). Étant plus chaude à pression constante, son volume s'accroît (loi des gaz parfaits : PV = nRT qui relie Pression, Volume et Température). Elle devient donc moins dense et va s'élever mécaniquement. C'est le fameux principe d'Archimède, ni plus ni moins. Elle s’élèvera jusqu'à se retrouver en équilibre. Selon l'énergie cinétique acquise, elle dépassera plus ou moins ce plafond. Note : cette ascension peut avoir une origine purement mécanique : présence d'un relief, arrivée d'un front, etc. Analogie concrète : Quand on plonge en mer ou en piscine, le corps est moins dense que l'eau, davantage en fonction de la profondeur atteinte. Une fois en bas, il remonte mécaniquement, le corps étant moins dense, jusqu'à la surface. Suivant l'énergie acquise (plongeon plus ou moins profond), il s’élèvera un peu au-dessus de la surface. De même, un ballon empli d'air qu'on plonge dans l'eau et qu'on lâche, s'élèvera jusqu'à la surface puis même en l'air avant de retomber. Son point d'équilibre se situe à la surface de l'eau. Au fond de l'eau, le ballon ou le corps possède une énergie potentielle qui sera « libérée » en énergie cinétique, c-à-d en mouvement vers le haut, dès qu'il sera lâché. Une fois la surface atteinte, l'énergie potentielle devient nulle. Au-dessus de la surface, l'énergie potentielle reprend mais « dans un sens opposé » et le ballon redescendra (énergie cinétique vers le bas) vers la surface, c'est-à-dire vers son point d'équilibre. On verra que la CAPE répond à un mécanisme similaire. Une brève histoire de convection .... Pour la particule d'air plus chaude que son environnement, je vais ajouter quelques subtilités. Une petite définition avant : celle du rapport de mélange. L'idée est simple. Il s'agit du rapport de la masse de vapeur d'eau que contient un volume d'air à la masse d'air sec de ce même volume. Dit autrement, on a un volume d'air (un ballon) qui contient une certaine masse de vapeur d'eau (d'« humidité »). Le rapport de mélange est la division de la masse de vapeur d'eau du ballon par la masse d'air du ballon sans la vapeur d'eau. La particule d'air qui s'élève n'échange pas d'énergie thermique (pas d'échange de chaleur) avec son environnement. Elle ne perd donc pas de chaleur de cette façon. En revanche, en s'élevant, la pression diminue. Selon la loi des gaz parfaits, son volume va alors augmenter et sa température « intérieure » (la température à l'intérieur de la particule d'air) va baisser. C'est ce qu'on appelle la détente adiabatique. Cependant, son rapport de mélange demeure constant (pas d'ajout ou de perte de vapeur d'eau durant l'ascension). Or, l'air ne peut contenir qu'une certaine masse de vapeur d'eau, la valeur maximale dépend de la température : plus elle est froide, moins elle peut en contenir. Logiquement, en s'élevant, la particule d'air finira par atteindre son niveau de saturation. Ce niveau de pression où la particule atteint sa température de saturation est le niveau de condensation par convection NCC (si l'origine de son ascension est la convection) ou le niveau de condensation par ascension NCA, dans le cas d'un soulèvement dynamique. Dit autrement, ce niveau de pression est atteint lorsque l'humidité relative de la particule d'air parvient à 100%. Le NCC (CCL en anglais, Convective Condensation Level) n'est par définition présent que lorsque l'atmosphère est instable (convection !). Le NCA (LCL, Lifted Condensation Level) se rencontre également en atmosphère stable. CCL et LCL se trouvent au même niveau de pression si l'atmosphère est saturée. Autrement, le CCL est à un niveau de pression inférieur (donc une altitude supérieur). Bien entendu, ces niveaux peuvent n'être jamais atteint si la particule est suffisamment sèche ou le niveau d'équilibre atteint avant la saturation. L'humidité relative étant à 100%, c'est à ce niveau de pression que les nuages convectifs apparaîtront. (En réalité ces nuages se forment très légèrement plus haut (de l'ordre de quelques mètres) au terme d'une légère sursaturation en présence de noyaux de condensation (aérosols divers et variés)). Niveau de convection libre, NCL (Level of Free Convection, LFC). Une fois le LCL atteint, la particule continue de s'élever jusqu'à atteindre ce niveau de condensation libre à partir duquel la température de la particule d'air, plus chaude que la température de son environnement (environnement saturé, on est à l'intérieur du nuage convectif) acquiert un supplément d'énergie cinétique. Comme précédemment, température plus chaude dit volume plus grand et densité plus faible. Son mouvement ascensionel s'accélère. Cependant, la particule subira là encore un refroidissement progressif jusqu'à rencontrer la même température de son environnement. Ce niveau de pression où les deux températures (de la particule et de son environnement) sont égales est le niveau d'équilibre, NE (Equilibrium Level, EL). Niveau d'équilibre, NE. À ce niveau de pression, la poussée d'Archimède flottabilité devient nulle. L'énergie cinétique acquise lui permet de s'élever encore un peu bien que sa température devienne du coup plus froide. Elle redescendra vers le NE. Ce mouvement oscillant s'amortit. C'est le sommet du nuage convectif. En pratique, dû notamment aux frictions entre particules et aérosols, le sommet peut être légèrement inférieur au NE. Le NE est toujours présent, dans une masse d'air sèche ou humide. Ouf ... ! En résumé : - Une particule, plus chaude que son environnement, s'élève. - Si elle est suffisamment chaude et/ou humide, elle atteindra le niveau de condensation (LCL) : elle devient saturée et le nuage se forme (base du nuage). - Elle continue à s'élever jusqu'au niveau de convection libre (LFC) où son énergie cinétique augmente. - Enfin, lorsque les deux températures sont égales, le niveau d'équilibre EL est atteint. C'est le sommet du nuage. (wikipedia) Interprétations : Si le LCL est plus bas que le LFC, la convection aura besoin d'un moteur supplémentaire tel qu'un front froid, un réchauffement solaire, une convergence de surface, un apport d'humidité, etc. La masse d'air est potentiellement instable. L'inverse traduit un manque d'humidité. L'atmosphère est instable mais ce manque d'humidité empêchera la formation d'un nuage. Si les deux sont au même niveau de pression, la masse d'air est naturellement convective. Le CCL permet d'évaluer le niveau de la base des nuages lors d'une convection par réchauffement diurne ou les ascendances thermiques (thermiques bleues notamment). Si le LCL et CCL sont égaux, l'atmosphère est saturée. Si le EL atteint la tropopause, la particule d'air peut continuer sa progression et former un dôme au-dessus de l'enclume du Cb. Et la CAPE dans tout ça ? La CAPE a deux composantes, une positive et une négative. Généralement, leur somme est nulle au niveau d'équilibre. La CAPE fournit sur les cartes est la CAPE « positive ». On se rappelle du ballon qui a une énergie « positive » sous l'eau et « négative » dans l'air ... La CAPE, dans le sens usuel (positive), s'exerce à partir du niveau de convection libre, LFC, jusqu'au niveau d'équilibre, EL. En-dessous du LFC, la CAPE est négative. C'est la CIN (Convective INhibition). Au-dessus de EL, la CAPE devient également négative (CIN). Une autre façon de présenter est de dire que lorsque la poussée d'Archimède flottabilité s'exerce vers le haut, la CAPE est positive. Lorsqu'elle s'exerce vers le bas, la CAPE est négative. Une couche limite planétaire haute et sèche conduira à une valeur de CIN élevée. À l'inverse, une humidité relativement moindre à l'étage moyen favorisera la CAPE. Comment déterminer ces niveaux de pression depuis un radio-sondage ? Je suppose que la signification des courbes présentes sur un RS sont connues. LCL : On part de la température initiale (courbe rouge) et on trace une ligne (verte, 1) qui suit l'adiabatique sèche (courbe fine noire). On part du point de rosée (ligne bleue pâle) et on trace une ligne parallèle (verte, 2) passant par ce point de départ et au rapport de mélange le plus proche (lignes fines brunes droites penchées pointillées). L’intersection des deux est au LCL. LFC : On part du LCL et on trace une ligne (verte, 3) qui suit la courbure de l'adiabatique humide (lignes noires courbées en pointillées). L'intersection avec la courbe des températures (rouge) donne le LFC. NE : On continue la ligne précédente (verte, 4) en continuant de suivre l'adiabatique humide. Lorsqu'elle recoupe la courbe des températures (rouge), on obtient le NE. Plusieurs éditeurs de RS fournissent ces niveaux directement sur le graphique. CAPE : La CAPE est donc la zone entre le LFC et le NE comprise entre la courbe des températures et l'adiabatique humide (hachures vertes). CIN : La CIN est la zone sous le LFC et comprise entre ces deux mêmes courbes. Une autre CIN est présente bien qu'elle n'apparaisse pas sur les cartes, est la zone au-dessus du NE, entre l'adiabatique humide (verte, 4) toujours et la courbe de températures (rouge). LI : Le LI, Lifted Index ou, en français, Indice de soulèvement, est la ligne noire épaisse que j'ai tracé au niveau 500 hPa, entre l'adiabatique humide et la courbe de températures. Sa définition est la différence entre la température de l'environnement (rouge) et la température d'une particule « soulevée » adiabatiquement (verte) au niveau de 500 hPa. Ceci dit, suivant le contexte, on peut abaisser ce niveau si le niveau moyen de la couche instable est plus bas (voire plus haut mais c'est plus rare, 500 hPa représentant déjà le niveau moyen de la troposphère). En février dernier, dans le topic de Prévisions Méditerranéennes, j'avais écrit une sorte mémo sur les différents indices d'instabilité (surtout en seconde partie du post) qui peut compléter ce message.:
  2. Bonjour, Après ce bref épisode neigeux qui a suscité des surprises (bonnes ou mauvaises), Icon et Arpège semblent confirmer un épisode de neige pour milieu de matinée de demain pour l'Ouest du topic.
  3. Postez ici vos prévisions pour le Massif-Central pour le mois d'Octobre:
  4. Je me permets d'ouvrir le sujet des prévisions concernant la semaine prochaine comme ce n'est pas encore fait. Les différents modèles semblent s'accorder en partie sur un début de semaine chaud, mais sans les excès que nous connaissons actuellement. Le sud serait davantage "affecté" par les remontées chaudes venant d'Espagne. GFS et CEP semblent d'accord dans les grandes lignes, même si le dernier cité fait un peut moins remonter la chaleur. N'étant pas dutout (comme vous le constatez ) un expert de la prévision, je vous laisse la main (pas taper!). À vous !
  5. Quels sont les biais connus des modèles de prévisions ? Un biais n'est pas forcément une erreur constante (probablement même jamais) mais une imprécision ou une incertitude reproductible sur un paramètre donné sous certaines conditions plus ou moins générales ou plus ou moins strictes. Les connaître améliore la lecture et l'analyse des modèles. Je souhaite que ceux-ci soient reportés sur ce topic et je mettrais éventuellement à jour ce premier message afin d'avoir une liste facilement accessible. En voici quelques uns de référencés qui peuvent nous affecter dans nos régions européennes et donc françaises... - Les situations d'inversion augmentent l'imprécision des T2m Explications : En effet, la couche concernée par l'inversion est généralement peu épaisse ce qui demande une analyse poussée et fine sur peu de niveaux verticaux (généralement quelques mètres à quelques dizaines de mètres, à comparer avec l'échelle convective, en km). De fait, l'interpolation des T est sensible lors de ces conditions fines. Ce biais peut s'observer aussi sur les T dans toute l'épaisseur de l'inversion et immédiatement au-dessus (RS simulé, météogramme). Une des causes est que le gradient thermique est inversé (la T augmente avec l'altitude) ce qui affecte les constantes prédéfinies dans les algorithmes d'évolution verticale de la T, cette imprécision augmentant en fonction de la sous-représentation des niveaux verticaux du modèle dans la couche soumise à inversion. Par exemple, IFS modélise les T à son plus bas niveau natif (10 m) et extrapole ensuite à 2 m via une série d'algorithme prenant notamment en compte les paramètres du sol (nature, T et RH notamment), la turbulence à 10 m, le niveau des radiations entrantes et sortantes, etc. Si la T10m est une sortie directe du modèle, ce n'est pas le cas pour la T2m. Il semblerait que GFS suive le même processus alors que GEM reposerait sur un niveau natif à 2 m. Il faudra que je me penche sur ce sujet plus précisément un jour ou l'autre, ECMWF s'est exprimé clairement là-dessus alors que je n'avais trouvé que des publications indirectes du CMC. Des infos du côté d'ARPEGE et AROME ? À noter que les nouvelles normes des RS à haute-résolution pourraient corriger en partie ce biais en détaillant ces zones beaucoup plus finement lors de l'assimilation de données. Le DWD s'en servira aussi probablement dans une mise à jour future d'ICON. - Les T2m sont souvent sous-estimées en ville Explications : Les îlots urbain et les dômes de chaleur concomitants sont souvent peu ou mal représentés dans les modèles (déjà pour des questions de résolution de grille mais pas seulement). Cela conduit généralement à sous-estimer les T2m en ville. La comparaison entre observations et prévisions des T2m, associée aux conditions météorologiques prévalant à ce moment, permettent d'estimer le biais de chaque modèle et d'apporter une correction. Tous les centres météorologiques travaillent sur les environnements urbains pour les intégrer au schéma de terrain de leurs modèles respectifs. - Les Tn peuvent être sous-évaluées sur les côtes ou en périphérie urbaine Explications : Le refroidissement radiatif nocturne (le sol réémet la nuit une partie de la chaleur accumulée durant la journée) est parfois mal appréhendé, probablement du, entre autres raisons, à la différence de résolution entre les données de flux et la résolution de calcul du modèle. Les Tn peuvent ainsi être mal évaluées lorsque la nature de la grille géographique en un point précis devient importante (cas typique d'un bord de mer ou d'un zone semi urbaine par exemple où la résolution géographique plus fine s'oppose à une résolution plus large de la grille des flux). Dit autrement, la finesse des deux grilles n'est pas la même et la grille la plus fine (celle géographique) reçoit les données de flux à une échelle plus grande. L'augmentation de la puissance de calculs des clusters de supercalculateurs pourraient à terme permettre de niveler ces différences. Le NCEP s'y est déjà engagé. Biais spécifiques à IFS : Températures : - T2m irréalistes Explications : Je ne l'ai jamais observé mais ECMWF prévient de T2m irréalistes possibles (écart > ~10°C) sur un pas de temps dues aux schémas d'échanges des flux de surface et aux algorithmes de post-traitement pour calculer la T2m depuis la T10m (cf plus haut). Une correction partielle a été introduite lors de la mise à jour de juin dernier (46r1) sur la conductivité thermique des flux humides. - T2m légèrement inférieures aux observations sur des zones où la végétation est hétérogène Explications : IFS surestime l'indice de surface foliaire (en gros la couverture végétale) en saison intermédiaire malgré l'introduction de données climatologiques. Du coup, une plus grande surface végétale implique une évapotranspiration plus grande et donc un biais dans les flux de chaleur latente et sensible et, en cascade, sur la formation plus importante de nuages et la diminution du « chauffage solaire » qui en résulte. On peut ainsi avoir des T modélisées inférieures à l'observation. Précipitations : - Les précipitations isolées qui se créent en mer et abordent une terre peuvent être très sous estimées sur une bande de largeur variable de la côte. Explications : Ce biais existe peut-être dans les autres modèles. En effet, les précipitations ne sont pas modélisées en un processus continue mais par pas de temps (1h pour IFS). Le changement de terrain mer > terre affecte le schéma des RR. Lorsque la pluie aborde la côte entre deux pas de temps, la PRATE peut être sous estimée de 10 mm ou plus (plus rarement sur estimée). Plus on s'éloigne des côtes (vers l'intérieur des terres), plus ce biais diminue jusqu'à disparaître. La distance jusqu'à sa disparition totale dépend fortement de la direction et de la vitesse du vent : un vent, sur la hauteur de chute des précipitations, dans le même axe que la direction du nuage augmentera cette distance, distance d'autant plus grande que le vent est fort. En été, cette distance peut atteindre les 20 km. En hiver, elle peut atteindre les 100 km lors de chutes de neige. Des améliorations ont été apportées lors de la mise à jour 43r3 il y a deux ans mais cette correction reste insuffisante. De plus, en cas de RR convectives, la physique d'IFS ne prend pas en compte la dérive des RR par le vent, contrairement aux RR dynamiques (typiquement stratiformes mais pas seulement). - Les pluies orographiques sont généralement sous-estimées Explications : Les pluies orographiques sont généralement sous-estimées du fait de la résolution de la grille géographique : la hauteur des reliefs est moindre que dans la réalité (effet de lissage). L'ensemble ayant une résolution plus large que le déterministe, ce biais est plus important sur les sorties de l'ensemble. La comparaison observations - prévisions est utile pour repérer le delta suivant les synoptiques. - Les pluies convectives extrêmes en un point prévis sont toujours sous évaluées Explications : Toujours pour des raisons de résolution, les pluies convectives extrêmes en un point prévis sont toujours sous évaluées. En revanche, le total sur la maille est généralement bon permettant d'anticiper un tel risque par comparaison des mailles voisines. Ce biais est probablement présent dans les autres modèles. Pour ceux qui ont accès à l'ensemble des produits ECMWF : « Point rainfall » Dans le même genre, IFS fournit les précipitations moyenne sur la maille considérée. En tant que moyenne, certains secteurs sous-maille seront sur évalués et d'autres sous-évalués. Ce n'est pas un biais mais c'est relatif à la représentativité de la réalité dans un modèle numérique. À paramétrage égal, une résolution plus fine apportera un résultat meilleur. Vents : - Les rafales extrêmes lors des orages peuvent être largement sous estimées Explications : Les rafales extrêmes lors des grains vigoureux, des MCS et de toutes structures convectives potentiellement aptes à les générer sont sous-évaluées. En cause : la résolution tridimensionnelle du modèle et les algorithmes incapables de considérer l'ensemble des cas de figures concernés par ce phénomène. ECMWF indique que, lorsque l'analyse détecte des conditions favorables, des rafales supérieures au double des vitesses des rafales modélisées sont possibles. - En montagne, le vent à 10m est parfois sous estimé Explications : Les valeurs du vent à 100m sont plus pertinentes pour estimer le vent à 10m. Weather.us et d'autres sites proposent gratuitement ce paramètre (UV100m). Stratosphère : Écarts de températures et fuite excessive d'humidité via la tropopause vers la basse stratosphère sont des biais connus d'IFS. De même que les comportements de l'O3 et des ondes de gravité de grande amplitude. Enfin, SEA5 (modèle saisonnier) rompt le VP de façon incorrecte au printemps.
  6. Bonjour, J'ai une question de débutant concernant l'API et les previsions vues sur le site. je pense remarquer que les informations de temperatures pour une meme ville à une même heure ne sont pas identiques je vois par exemple "2016-12-29 07:00:00":{"temperature":{"2m":272.5,"sol":275.8,"500hPa":-0.1,"850hPa":-0.1}, et sur le site je vois -2°C 7h -2 100 0 1040 12 19 je suppose qu'une "fonction appliquée à la temperature de l'API" nous fait passer de -0,65°C à -2°C, mais laquelle ? est il posisble d'avoir une explication, je n'ia rien trouvé à ce propos sur le site ? Autre question, hier à 16h, le site prevoyait -1°C à 7h du matin, et ce matin, pour 7h du matin il prevoyait -2°C, quel est la frequence de mise à jour des infos ? Encore un grand merci pour votre travail !! Et de bonnes fetes de fin d'année à tous
  7. Bonsoir, je suis étonné que le topic des prévisions du Massif Central ne soit pas encore ouvert ( ou alors je suis aveugle 😂 ). Donc pour les prochains jours dans le Cantal, précipitations actives et même fortes sur le N-NE du département. Les température assez hautes et dans l’ensemble vers 10° mais elles pourraient localement passer dans le négatif. Un vent moyen d’environ 10-15 km mais des rafales atteignant les 30 km/h !
  8. Postez ici vos prévisions pour le Massif-Central pour le mois de Septembre: Pour l'instant l'été continue son petit bonhomme de chemin pas de réel pluie en vue.
×
×
  • Create New...