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AntoineHabay

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  1. Il faut également distinguer de quelle variabilité on parle. Le fait que la Tx absolue de l'été (sur 1 jours ou plusieurs) augmente plus vite en Europe qu'ailleurs dans le monde est une chose. Quant aux VDC issues de blocages longs et ininterrompus similaires à 2003, 1976, 1947, 1911, ... elles n'augmentent pas en fréquence. Sur ce point, comme le disait Blacksun, une fois que la situation va bloquer, aussi longtemps qu'en 2003 par ex., on se retrouvera certainement avec une VDC aussi longue et plus chaude, qui rebattra les cartes. Aussi, il n'est pas encore établi que le décrochage de tendance observé pour les chaleurs les plus extrêmes en Europe de l'ouest (encore une fois en valeur (C°) plutôt qu'en durée), soit seulement dû à la variabilité interne. Les changements de dynamique qui ont conduit à cette accélération du réchauffement des températures les plus élevées en été font peut-être intervenir des forçages externes induits par le RC, des choses encore assez mal comprises, donc pas possible d'en déduire avec assez de confiance qu'il s'agit là d'un phénomène temporaire (admettons 10/15 dernières années). L'article cité se penche surtout sur les période les plus chaudes durant 5 jours consécutifs. Ces dernières années, on a en effet observé plus de ces évènements pas forcément longs mais de plus en plus intenses. Ca va aussi simplement dans le sens de la tendance de fond du RC, aggravé l'été sur France et Europe de l'ouest. Au rythme actuel, dans 20 ans, l'été 2022 sera considéré comme quasiment normal en France du point de vue de la température moyenne (occurrence 1 année sur 3 en moyenne) (voir graphe par C. Cassou). C'est donc attendu, même sans boost de la variabilité interne, que des étés avec nombreuses VDC intenses et pas forcements longues se produisent de plus en plus. C'est d'ailleurs décelable sur la graphe de MF depuis 1990. Ce qui me fait plutôt dire qu'on est sur un changement de tendance plus qu'un sursaut de variabilité interne.
  2. Pour le Frène la menace vient d'un champignon, La chalarose du frêne (Hymenoscyphus fraxineus) qui est en train de décimer les peuplements en Belgique et "contamine" les forêts Française petit à petit depuis 15 ans. C'est un pathogène qui survit mal au dessus de 30/35°C, ce qui explique en partie pourquoi les peuplement de frêne plus nordiques sont les plus sévèrement touchés. La deuxième image que je joins est une prise dans un bois à l'ouest de Bruxelles en juin 2023. J'y vais régulièrement depuis quelques années et ça a changé à vue d'oeil. En général le constat est le même partout en Belgique. A lui tout ce seul ce pathogène est l'un des facteurs les plus défigurant des forêts belges où le frêne est souvent présent. La sécheresse n'y est pas forcément pour grand chose dans ce cas-ci. A la lecture de ton message, il semble même que le champignon soit plus fatal que de graves sécheresses (sans pathogène)
  3. Bonjour à toutes et tous, Ceci est mon premier post sur le forum et ça fait un petit temps que je voulais vous partager quelques constats de terrain depuis la Belgique. Ces dernières années, nous n'avons pas échappé aux étés parfois très chauds et trop secs. En particulier, 2018 et 2022, mais les autres étés (à l'exception notable de 2021) n'ont généralement pas compensé ces conditions situées bien en dehors de la gamme climatique normale de nos forêts. Le 11 juillet 2023, je me suis rendu dans le sud de la Belgique, entre la province de Namur et de Luxembourg, à Han-Sur-Lesse plus particulièrement. Il faisait 31°C ce jour-là dans la région. La sécheresse et la chaleur record du mois de juin 2023 ont laissé des traces sur la végétation, mais ce qui m'intéressait était davantage les marques sur la végétation des étés précédents. A mon grand désarroi, elles furent nombreuses. Je vous partage ici quelques clichés que j'ai pu prendre et qui montrent l'étendue des dégâts, une étendue qu'on peut comparer à ce qui est observé dans le Grand-Est français. Je précise que je ne suis pas un fin connaisseur du monde de la forêt, et il se peut que d'autres facteurs puissent expliquer la mortalité et les arbres en souffrance que j'ai observés. Toutefois, malgré mon jeune âge, je ne me souviens pas que la région avait cette apparence-là il y ne fut-ce que 5/10 ans. Sapins morts dans la région de Han-Sur-Lesse au nord de l'Ardenne belge. Arbres de taille moyenne (5/10 mètres), dont chênes et érables, certains semblent être morts depuis un certain temps. Les signes de souffrance plus récents sont probablement dus à la sécheresse éclair de juin 2023. (Han-Sur-Lesse, Belgique).
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