Il faut également distinguer de quelle variabilité on parle. Le fait que la Tx absolue de l'été (sur 1 jours ou plusieurs) augmente plus vite en Europe qu'ailleurs dans le monde est une chose. Quant aux VDC issues de blocages longs et ininterrompus similaires à 2003, 1976, 1947, 1911, ... elles n'augmentent pas en fréquence. Sur ce point, comme le disait Blacksun, une fois que la situation va bloquer, aussi longtemps qu'en 2003 par ex., on se retrouvera certainement avec une VDC aussi longue et plus chaude, qui rebattra les cartes.
Aussi, il n'est pas encore établi que le décrochage de tendance observé pour les chaleurs les plus extrêmes en Europe de l'ouest (encore une fois en valeur (C°) plutôt qu'en durée), soit seulement dû à la variabilité interne. Les changements de dynamique qui ont conduit à cette accélération du réchauffement des températures les plus élevées en été font peut-être intervenir des forçages externes induits par le RC, des choses encore assez mal comprises, donc pas possible d'en déduire avec assez de confiance qu'il s'agit là d'un phénomène temporaire (admettons 10/15 dernières années). L'article cité se penche surtout sur les période les plus chaudes durant 5 jours consécutifs. Ces dernières années, on a en effet observé plus de ces évènements pas forcément longs mais de plus en plus intenses. Ca va aussi simplement dans le sens de la tendance de fond du RC, aggravé l'été sur France et Europe de l'ouest.
Au rythme actuel, dans 20 ans, l'été 2022 sera considéré comme quasiment normal en France du point de vue de la température moyenne (occurrence 1 année sur 3 en moyenne) (voir graphe par C. Cassou). C'est donc attendu, même sans boost de la variabilité interne, que des étés avec nombreuses VDC intenses et pas forcements longues se produisent de plus en plus. C'est d'ailleurs décelable sur la graphe de MF depuis 1990. Ce qui me fait plutôt dire qu'on est sur un changement de tendance plus qu'un sursaut de variabilité interne.