Aller au contenu

Ce tchat, hébergé sur une plateforme indépendante d'Infoclimat, est géré et modéré par une équipe autonome, sans lien avec l'Association.
Un compte séparé du site et du forum d'Infoclimat est nécessaire pour s'y connecter.

Balafen

Membres
  • Compteur de contenus

    36
  • Inscription

  • Dernière visite

Informations personnelles

  • Lieu
    Roscanvel/Nantes

Visiteurs récents du profil

Le bloc de visiteurs récents est désactivé et il n’est pas visible pour les autres utilisateurs.

Balafen's Achievements

Cirrostratus

Cirrostratus (2/24)

  1. Ah je ne suis pas d’accord ! Je bosse dehors en forêt, je préfère et de loin un temps doux et humide qu’un temps froid et sec avec les pieds et les mains gelés toute la journée! Ça finit toujours en gros rhume.
  2. Oui tout à fait! Les Alpes maritimes en sont une belle illustration, pour ce seul département entre la toundra des sommets au thermo-méditerranéen entre Nice et Menton, on recense plus d’espèces botaniques que dans toutes les îles britanniques ! Pour les inversions, en Bretagne, il m’est arrivé de voir en hiver au petit matin passer de 0°C à 11°C entre 50 mètres et 350 mètres d’altitude! J’ai cru que le thermomètre de ma voiture était HS et le constater bel et bien en ouvrant ma fenêtre! Je n’aurais jamais cru ça possible sur une si faible différence d’altitude. En ce qui concerne ‘’l’uniformité’’ du climat breton pour ce qui me concerne, en tant que jardinier (sans me vanter), les différences sont très importantes! Au bord de l’océan à Roscanvel, j’ai un jardin de plantes exotiques, palmiers et fougères arborescentes que je ne pourrais pas faire à 40 kms dans l’intérieur des terres, trop froid! Même en ressenti les différences sont importantes, entre les 22,6°C de juillet 2022 à Ploumanac’h et 5 jours de chaleur contre les 27,8°C à Vannes e 19 jours de chaleur, la différence est plus qu’anecdotique! Mon jardin ce soir avec la brume de mer après une journée ensoleillée.
  3. En fait on en trouve en Turquie mais autour d’Athènes c’est du pin d’Alep pour cause de sol calcaire tout comme le long de la côte orientale de l’Adriatique. C’est très subjectif! On se demande comment font les Écossais pour vivre! Tu n’imagines pas le nombre de gens qui sont partis du sud-est pour venir vivre en Bretagne-Normandie parce qu’ils ne supportent plus la chaleur! Au XIX siècle les Provençaux fuyaient avec raison la chaleur et le soleil en restant dans leur maison au frais en journée ! L’héliotropisme est juste une aberration de nos sociétés modernes à coup de climatiseur. Même en Bretagne qui a le taux le plus élevé de cancer de la peau/mélanome en France pour cause d’exposition trop longue au soleil, sur des peaux de roux ça ne pardonne pas!
  4. Ces deux cartes sont fantaisistes, ce n’est ni l’aire de répartition des pins parasols ni l’aire d’acclimatation possible! Cette carte est la vraie carte de répartition spontanée et encore j’ai un doute pour la Grèce et la côte adriatique. Sinon les pins parasols poussent très bien en climat océanique, une photo de l’île de Brehat. Pour ceux qui connaissent bien la Loire Atlantique, on en voit le long de la voie express entre Nantes et Vannes, ils s’y ressèment sur les talus, l’équipement les coupe car ils deviennent gênants. En ce qui concerne la différence entre Reims et Toulouse au niveau paysage arboricole, pas grand chose en effet excepté le hêtre! Pas de hêtre sur la côte ouest à partir du sud est du Morbihan et dans le sud en plaine, la limite est de 700 mm de précipitation et 11°C de température annuelle.
  5. Comme sur tout le littoral atlantique! La végétation change effectivement, chênes verts et conifères, pin maritime, pin et cyprès de Californie mais il y a max 250 heures de différence! Entre la station Brest/Guipavas et le littoral on passe de 1250 mm à 670 mm et 200 h de soleil en plus sur 20 kms!
  6. Ok! Je le croyais plus acidophile!
  7. Les paysages ne sont pas toujours le reflet du climat qui y règne! Je vous laisse deviner où sont prises ces photos! Quoique! La station la plus proche enregistre 670 mm de précipitations par an.
  8. Si! Le pin d’Alep est strictement méditerranéen! Il n’y a pas de forme de climat océanique et il y a une sous espèce très proche qui pousse autour de la mer noire Pinus brutia. Et s’il est moins présent à l’ouest du Rhône c’est parce qu’il est inféodé aux sols calcaires assez rare! En sol acide il est remplacé par le pin maritime. Le romarin c’est le contraire, il n’y en a pas sur sol calcaire! Il faut savoir que le pin d’Alep, contrairement à une légende, est très résistant au froid sinon il n’est serait pas aussi répandu autour du bassin méditerranéen! Pour rappel les records de froid tournent autour de -17 à -20°C à Montpellier, Nîmes, Marseille, Aix etc…..
  9. Tu m’excuseras Dann mais les arbres sur ton lien googlemaps sur Mesa road sont des Eucalyptus globulus ! Toutes les collines environnants San Francisco sont recouvertes de E.globulus! Je sais, j’y suis allé et je les ai vus! Ils sont classés comme espèce invasive curieusement tout comme notre bon viel ajonc d’ailleurs!! J’ai mis une photo où on voit clairement le feuillage falciforme, pulchella a une feuillage plus fin et petit. On voit aussi les fruits solitaires et assez gros=globulus! Sinon je suis d’accord pour dire que la côte californienne n’a pas un climat méditerranéen, c’est du maritime hyperocéanique avec une très faible amplitude thermique. Avec une omniprésence du brouillard estival que capte la végétation, entre autres de Sequoia sempervirens qui donne un équivalent de 2000mm d’eau! Les sous-bois y sont très verts et recouverts de fougères, ambiance absolument pas méditerranéenne! Pour avoir un climat méditerranéen il faut aller dans l’intérieur des terres au delà de la contra-Costa qui coupe l’influence maritime ! Et comme disait Mark Twain “The coldest winter I ever spent was a summer in San Francisco” où on peut attraper un coup de soleil et de froid en buvant un thé sous un citronnier !
  10. Heureusement que les plantes ne lisent pas les statistiques ! Pour l’Afocel oui ce sont des incompétents, sans ironie! Ils auraient pu faire des essais au moins! Les anglais le font! Je ne compte plus les eucalyptus plantés en ornementales qui sont magnifiques. Les Eucalyptus ne se résument pas au seul globulus assez fragile au gel, il y a de nombreuses essences forestières (plus de 50 potentielles) dans les montagnes de Tasmanie, Victoria et Nouvelles Galles du sud qui peuvent parfaitement s’adapter au climat breton, même du 20eme siècle comme le dalrympleana qui résiste à -15°C! je suis allé voir mon bosquet de globulus aujourd’hui au bord de la rade de Brest, malheureusement un tiers des arbres sont tombés avec la tempête Ciaran mais il y a une régénération abondance! Ils sont en train de coloniser le sous bois adjacent d’épicéa de Sitka mourant pour cause de sécheresses récurrentes. Ce qui me fait dire que le climat au bord de la rade rentre dans leur plage d’acceptabilité, le climat n’y est pas fondamentalement différent de celui de la Tasmanie en version un peu plus fraîche. La seule limite véritable est le gel mais la dernière fois que la température est tombée en dessous de -8°C remonte à 1987! Depuis il y a eu une pointe à -6,1°C en février 2018 à Lanvéoc, -5,6°C chez moi à Roscanvel. En plus l’endroit où se trouve ce bosquet est en pente exposée au nord-est! Il y faisait frisquet cet après midi. j’ai entouré en rouge les jeunes semis. Il y en a partout des milliers!! Sur la photo 3 il y a aussi de jeunes arbres un peu plus âgés et derrière un vieux rescapé de la tempête.
  11. Tout à fait d’accord! Pour ma part il n’a jamais été question de climat méditerranéen sur la côte atlantique et encore moins en Bretagne! A propos des différents climats de l’ouest et sud ouest, j’avais eu une discussion avec un pépiniériste ex-nantais qui avait migré au sud des Landes, Thoby, je lui avais demandé s’il constatait une différence de croissance de ses plantes ornementales asiatiques et américaines étant au sud-ouest, il m’avait répondu que c’était flagrant mais par contre les hivers pouvaient y être aussi destructeurs! Ah tiens c’est marrant! Jean Marc Gion, à droite sur la photo de l’article, m’avait contacté il y a qq années car il cherchait de vieux exemplaires d’E globulus en Bretagne, je lui avait montré celui de Roscanvel dans un jardin privé. Il avait pris des échantillons pour analyse ADN et connaître la provenance en Australie. Mais les Eucalyptus dans le sud-ouest ça ne date pas d’hier! Dans les années 70, l’AFOCEL, un organisme d’étude et de recherche forestière, avait fait de nombreux tests d’acclimatations d’Eucalyptus dans le sud ouest, globalement ça avait été un échec à cause des hivers trop froids des années 80. Mais ils avaient totalement négligé la Bretagne qui a le meilleur potentiel en France! Pourquoi? Le syndrome nord de la Loire, climat frais et humide, « déficit » calorique??? J’ai trouvé ça complètement absurde! Toujours est-il qu’il n’est toujours pas planté et ce n’est pas pire que le pin maritime très acidifiant! Ça me rappelle une anecdote, j’avais acheté chez Weld*n des planches de pin pour faire un meuble et sur l’étiquette était marqué l’essence, pin radiata et la provenance, Nouvelle Zélande! Alors qu’il pousse exceptionnellement bien en Bretagne, 3 mètres de croissance par an! Mais voilà il n’est pas planté! Seulement en ornement. Après c’est un choix économique.
  12. oui tout à fait! la Méditerranée et son (ses) climat fait partie du domaine tempéré et les essences qui y poussent sont, en France, résistantes au froid! Sauf en montagne et les coins les plus froids de l’est. Le chêne vert n’est pas la seule essence du climax méditerranéen à étendre son domaine en dehors du climat méditerranéen, il y a aussi le pin maritime Pinus pinaster (syn maritima) sur sol siliceux. C’est l’arbre climax des Maures, Esterel et de la Corse jusqu’à 700 mètres je crois. On le retrouve dans le nord ouest de la péninsule ibérique en climat océanique jusque dans les Landes, il est d’ailleurs naturalisé depuis 200 ans en Bretagne et une bonne partie de l’ouest du pays. Les données que j’ai fournies sont depuis le début des relevés, une centaine d’années forcément plus basses que les trentenaires de tes données, donc pertinentes pour décrire les besoins climatiques de E. globulus. De plus, E. globulus ne se cantonne pas à la côte mais pousse aussi dans l’intérieur des terres et en altitude forcément plus froid que ces stations littorales. Attention la station de Brest n’est pas représentative du climat de la côte du Finistère, Lanvéoc est à 12,2°C et une tnm qui doit être entre -2 et -3°C. Je suis d’accord avec toi, ce qui a empêché leur implantation au 20eme siècle en Bretagne tout comme dans le sud en climat bien plus chaud (sauf entre Nice et Menton et la Corse) est leur faible résistance au froid. Passé -8°c E. globulus gèle tout comme Acacia dealbata qui a la même résistance au froid. Ceci dit je connais des arbres centenaires à Roscanvel et sur la côte nord qui ont gelé 4 ou 5 fois au cours de leur existence et qui sont bien repartis de la souche. Et depuis 1987 ils n’ont plus gelé! S’il n’y avait pas eu de masse continentale ils se seraient naturalisés sur la côte en témoigne ce bosquet au bord de la rade de Brest avec une régénération abondante ! Il faudrait que j’y retourne prendre des photos!
  13. Oui je confirme ici à Roscanvel, après une après midi bien ensoleillée et tiède avec 22°C ce fut un festival son et lumière digne d’Hollywood vers 1h cette nuit! Pratiquement un éclair toutes les 2 secondes!
  14. Je ne connais pas la région lyonnaise mais vues les températures estivales, l’évapotranspiration doit y être importante, il suffit de coteaux bien exposés pour faire la différence. Et le chêne vert est bien résistant au froid! En janvier 1985, à l’école d’agronomie de Grignon dans les Yvelines après 3 semaines pratiquement sans dégel et -19°C en pointe les vieux chênes verts présents dans la collection botanique sont ressortis indemnes ainsi que le pin parasol! Les lauriers palmes furent gelés jusqu’à la souche!
×
×
  • Créer...