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GFS


thony74
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Bonjour à tous,

Je voudrais savoir ce que représente les paramètres :

Théta E

Tourbillon absolu

Et la différence entre les vitesses verticale et les divergeances horizontales

Je sais ça fait beaucoup....

Merci

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Tout ce que je met sur cette page est directement tiré de meteociel :

"Thêta E ou température potentielle équivalente

Si on ne la connaît pas, alors il est grand temps de se mettre dans le bain. Ce paramètre ultra utile est comme son nom l’indique une température bien qu’elle soit un peu trafiquée.

Prenons une particule soulevons la… elle suit l’adiabatique sèche puis à la saturation, l’adiabatique humide. Le but c’est de la soulever jusqu’à ce que toute l’eau soit condensée. Seulement, peut être savez vous que la condensation est responsable de la libération de chaleur latente ce qui fait que notre particule va continuer de se refroidir mais moins rapidement que si elle était sèche ou humide. C’est pour cela que la courbe des pseudo adiabatiques est moins inclinée vers la gauche que celle de l’adiabatique sèche sur l’émagramme (cf. l’analyse). La chaleur latente va se transformer en chaleur sensible (celle qu’on peut mesurer par le thermo). Une fois que toute l’eau contenue par la particule est condensée on considère que toute la chaleur latente a été transformée en chaleur sensible. Puis on fait descendre la particule par une adiabatique sèche jusqu’au niveau de pression 1000hPa.

Dans le calcul de la thêta E on tiendra compte de la chaleur que l’on pourrait qualifier de totale, c'est-à-dire la chaleur sensible + la chaleur latente (que l’on a transformé en sensible pour la mesurer).

Nous ajouterons que plus la température de la particule est chaude lors du début de la condensation plus elle pourra contenir d’eau et plus il y en aura à condenser. Et donc plus on aura de chaleur latente transformée en chaleur sensible. Ce paramètre est une grandeur conservatrice car on conserve l’énergie libérée lors de la condensation. La température potentielle équivalente augmente lorsque la température et/ou le pt de rosée augmente. Et ne subit pas de variations subites lors des évolutions générées par les mouvements verticaux (elle résiste au foehn par exemple). En fait elle ne varie que lorsqu’il y a échange de chaleur entre la particule à laquelle elle se rapporte et le milieu environnant. Les variations de thêta E vont indiquer des pertes ou des gains de chaleurs. C’est donc un très bon traceur de masse d’air… des zones ou la thêta E varie brutalement sont des zones d’activité frontales généralement ou des zones dites baroclines (à fort gradient). Grâce à la Thêta E on va pouvoir zoner les fronts… mais aussi déterminer l’anomalie chaude présente dans une dépression, savoir l’influence du secteur chaud. Bref tout plein de choses utiles.

Petit conseil : Si il y a bien un paramètre sur lequel il ne faut pas passer outre, c’est bien celui-ci. A consommer sans modération donc…. Si les zones de gradient (frontogenèse) sont à surveiller, les zones de thêta E élevées sur de vastes superficies le sont aussi. Car la thêta E n’est pas un paramètre qui se déguste tout seul. Autrement ce serait comme une salade sans vinaigrette. Elle marche de paire avec la 1.5PVU dont nous parlerons plus loin. Ainsi si vous observez une zone de hautes thêta E qui se phase avec une anomalie de tropo… BOOM !

Le ptit plus (pour les plus experts) : La signature du front froid dédoublé se repère sur une coupe verticale de présentant les Thêta E, en effet la trace du front d’altitude précède celle du sol, on a donc un gradient bien incliné vers l’avant et non pas vers l’arrière comme c’est le cas avec le front froid type : anafront qui est pourtant moins courant. Mais c’est en réalité logique car la plupart des front froid qui arrivent sur la France sont d’anciens anafront qui ont évolué en front froid dédoublé du fait que l’air froid a finit par s’infiltrer à l’étage moyen vers 500hPa."

"Tourbillon Absolu à 500hPa et 850hPa

Le tourbillon mesure la rotation de la particule d’air. Le Tourbillon est associé à deux types de mouvements : le mouvement circulaire et le cisaillement de vent. L’air est quant à lui soumis à ces deux mouvements du fait de l’entraînement du fluide par la rotation de la terre. Ces deux derniers sont représentés par le tourbillon relatif (relatif à la terre). Le Tourbillon absolu est la somme du Tourbillon relatif et du paramètre de Coriolis. Le Ta (tourbillon absolu) ne dépend que des variations locales du vent et de la latitude.

Concrètement : les axes de talweg sont associés aux axes de fort tourbillon absolu, les dorsales aux faibles TA.

Le TA permet de mettre en évidences les zones ou l’atmosphère subit un changement puisque c’est là que le TA varie donc les structures actives. Le TA est en fait un traceur du champ de vent, il matérialise les zones de divergence et de convergence synoptique du champ de vent.

Ainsi une diminution du TA indique un flux divergent et une augmentation est quant à elle liée à un flux convergent. Par exemple, si un creusement apparaît sur une surface isobare, il va y avoir une modification du champ de vent (divergence et convergence) qui va se répercuter sur le champ de TA. Quand le TA augmente à l’étage moyen (500hPa par exemple) et supérieur ça renforce ou crée les ascendances à l’étage inférieur. A l’inverse quand les valeurs diminuent ça renforce la subsidence.

Petit conseil : Tout cela n’est pas bien simple, il est vrai, alors voici un exemple concret au niveau de la prévision.

Imaginons qu’un noyau dépressionnaire se forme… cette zone de baisse est liée à des ascendances, cette modification du champ de pression fait dévier le vent vers le maximum de baisse. L’accélération du vent est orientée vers le centre du noyau dépressionnaire. La force de Coriolis va dévier le vent vers la droite. Le vent qui en résulte converge vers le centre dépressionnaire tout en tournant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre : création de Tourbillon cyclonique. C’est pourquoi il faut regarder le TA à 850hPa attentivement dans le cadre d’un système actif. Par exemple dans le cadre des fronts, on peut ensuite cibler nettement les zones les plus actives, le TA représentant de manière synthétique ce qui se passe au niveau du champ de vent. Les noyaux et axe de forts TA à 850hPa sont synonymes de forts cisaillements mais également de convergence que l’on rencontre dans les frontogenèses. Le TA à 500hPa est peut être un peu moins utile mais permet de visualiser les ondes synoptiques (axes de talweg associés aux axes de fort TA et dorsales aux axes de faible TA). Il est à consulter avec le Z500.

Le Ptit plus : Il est fortement conseillé d’observer le TA850 dans les situations faisant intervenir une frontogénèse. On peut cibler les zones les plus actives grâce au TA. Mais il est nécessaire d’avoir une bonne expérience du paramètre. On peut aussi observer ce qui se passe sur des plages de thêta E élevées qui vont être perturbées par l’arrivée d’une perturbation de tropopause."

"

Vitesses verticales :

La vitesse verticale est la variation de pression subie par unité de temps dans son déplacement par la particule atmosphérique. Une ascendance est repérable par une valeur négative à contrario, la subsidence est repérable par une valeur positive.

Petit Conseil : On ne peut pas utiliser ce paramètre… on doit l’utiliser. C’est pour rétablir un certain équilibre que dame nature déclanche la création d’ascendance ou de subsidence à l’échelle synoptique. C’est un phénomène pilier dans la cyclogenèse, dans la frontogénèse. Dans la formation des nuages par exemple, en effet l’humidité est tributaire du champ des vitesses verticales (vv pour les intimes), les ascendances qui s’établissent sur la troposphère apportent de l’humidité sur toute la couche tandis que la subsidence assèche l’air. Les anomalies de tropo sont responsables de la formation d’ascendances ou de subsidence à l’échelle synoptique, c’est donc un paramètre à mettre en relation avec ce que nous allons voir plus loin (1.5PVU). Quoiqu’il en soit il est essentiel d’observer les bandes d’ascendances et de subsidence qui s’organisent en dipôle au niveau des fronts. On peut voir l’organisation du front ainsi que sa désorganisation à partir des VV700. Se reporter aux analyses dans la rubrique du site correspondant pour les cas types. Très utile aussi au niveau des phénomènes convectifs.

Ptit plus : A coupler aussi avec des cartes représentant l’humidité à 700hPa, on pourra prévoir ainsi le retour d’éclaircies à l’arrière d’un front froid par exemple quand la subsidence générée par l’anomalie à la tropopause est responsable d’un assèchement. On pourra ensuite comparer cet assèchement à l’image de satellite réglée sur le canal de vapeur d’eau pour vérifier le comportement du modèle."

Il manque oles divergeances horizontales car je ne sais pas ce que c'est, je n'ai fait qu'un copier / coller donc cela ne veut pas dire que je comprends tout ce qu'il y a écrit ! lol default_biggrin.png/emoticons/biggrin@2x.png 2x" width="20" height="20">

Voilà, sinon si tu trouves ces explications trop compliquées, attends que quelqu'un qui s'y connait bien passe par là, il t'expliquera bien (et je sais qu'il y en a pas mal default_wink.png/emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20"> ).

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