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ol_bugs

8 % de surface bétonnées en France

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En tout cas cela rend le paysage absolument cloisonné. A ce rythme là, le bitume va devenir vraiment une très forte condition à la séléction naturelle des espèces. Seul les oiseaux seront capables de supporter le toujours + de bitume. Très peu de portions d'autoroutes sont équipés de passerelles pour animaux, sans compter que les très nombreuses nationales ne peuvent en être équipés. Nous payons pour pouvoir rouler sur les autoroutes. J'estime que dans ce prix, devrait être inclu de façon systématique de telles systemes et de façon significative.

Regardez une carte, c'est abérrant le nombre de routes que nous avons construit.

Je suis bien d'accord... Personne ne se pose jamais de question à ce propos d'ailleurs, la route n'est que le pendant d'une civilisation tout entière vouée à l'automobile.Et la France contruit bien plus mal ses routes que les Suisses par exemple rois de la montagne et du camouflage routier même si il n'y pas forcément moins de routes au km2 d'ailleurs. Un suisse construira un tunnel là où un français dynamitera la montagne et construira des ponts gigantesques.

Quid du ferroutage en France ?? On préfère construire toujours plus de voies 4X4 qui deviennent 6x6 maintenant aux abords des villes pour écouler les flux de poids lourds qui déplacent du fret pour des chaines de fabrication puis de livraison dénués de toute logique minimisant les kilomètres à parcourir car totalement morcelées par spécialisation.

Résultat de tout cela, une France qui est de moins en moins belle à voir et de plus en plus bétonnée.

Florent.

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Cela dit, je pense voir où tu souhaites en venir, ce qui devient hors sujet dans ce post: bien évidemment, le coefficient de pente part d'un niveau plutôt négatif sur la période 1951-1980 (rien de surprenant, tout le monde sait que cette période marque un léger refroidissement du climat en France) à un coefficient très positif (0,5°C par décennie) sur la période 1971-2000 (met stable depuis 5 ans...). Il faudrait toutefois pouvoir comparer ces changements de coefficient avec ceux qui ont pu être observés sur des périodes plus anciennes avant de pouvoir les qualifier. Personnellement, je n'ai pas les données pour.

Le problème est qu'il faudrait avoir les séries homogénéisées françaises (parce que les brutes, c'est de toute façon inutilisable), prendre des stations en plaine à altitude comparable (ni côtières ni montagneuses), analyser au minimum l'évolution démographique de la zone et de la période concernées (X km autour de la station), prier pour que le rapport flux / station rapportée à la zone peuplée soit à peu près neutre dans les comparaisons, et commencer à regarder ce que cela donne, tout cela sur un échantillon assez large pour éliminer les biais. Dire qu'une ville de 10.000 habitants (en 2005) a la même tendance qu'une ville de 300.000 habitants (en 2005) sur 50 ans n'est pas de nature à résoudre la question des UHI / ICU. Parce que selon l'emplacement de la station, cela change l'interprétation. Et selon que l'on passe de 8000 à 10.000 ou de 260.000 à 300.000 sur la période, cela peut "réchauffer" en tendance la petite ville plus que la grande. A mon avis, dans le cas français, on ne peut rien faire de sérieux avec à peine 70 stations homogénéisées dont les seules vraiment "rurales" sont en île, en presqu'île ou en altitude, et dont les autres sont en fait toutes péri-urbaines ou urbaines.

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Location : Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

On peut bien sûr faire le même exercice avec un coefficient de pente sur une période de 30 ans glissants. Le résultat de l'étude est le même: pas de différence notable entre l'AIgoual et le petit panel de stations urbaines.

Cela dit, je pense voir où tu souhaites en venir, ce qui devient hors sujet dans ce post: bien évidemment, le coefficient de pente part d'un niveau plutôt négatif sur la période 1951-1980 (rien de surprenant, tout le monde sait que cette période marque un léger refroidissement du climat en France) à un coefficient très positif (0,5°C par décennie) sur la période 1971-2000 (met stable depuis 5 ans...). Il faudrait toutefois pouvoir comparer ces changements de coefficient avec ceux qui ont pu être observés sur des périodes plus anciennes avant de pouvoir les qualifier. Personnellement, je n'ai pas les données pour.

Oui je crois connaître la courbe générale des températures.

Ce n'était pas trop mon but, donc.

Je voulais seulement voir si dans une période de baisse ou de stagnation des températures on voyait un différentiel par rapport à une période de réchauffement entre une station rurale et des stations urbaines.

Je crois que tu y as répondu avec le glissant sur 30 ans.

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Le problème est qu'il faudrait avoir les séries homogénéisées françaises (parce que les brutes, c'est de toute façon inutilisable), prendre des stations en plaine à altitude comparable (ni côtières ni montagneuses), analyser au minimum l'évolution démographique de la zone et de la période concernées (X km autour de la station), prier pour que le rapport flux / station rapportée à la zone peuplée soit à peu près neutre dans les comparaisons, et commencer à regarder ce que cela donne, tout cela sur un échantillon assez large pour éliminer les biais. Dire qu'une ville de 10.000 habitants (en 2005) a la même tendance qu'une ville de 300.000 habitants (en 2005) sur 50 ans n'est pas de nature à résoudre la question des UHI / ICU. Parce que selon l'emplacement de la station, cela change l'interprétation. Et selon que l'on passe de 8000 à 10.000 ou de 260.000 à 300.000 sur la période, cela peut "réchauffer" en tendance la petite ville plus que la grande. A mon avis, dans le cas français, on ne peut rien faire de sérieux avec à peine 70 stations homogénéisées dont les seules vraiment "rurales" sont en île, en presqu'île ou en altitude, et dont les autres sont en fait toutes péri-urbaines ou urbaines.

Entièrement d'accord, l'exercice, comme je l'ai souligné, est beaucoup trop simpliste. Cependant, je suis quand même étonné par l'homogénéité du résultat.

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Location : Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

PS : ceci dit et vu que je semble bien seul à m'agiter de la sorte, je n'ai rien dit. Le sujet original étant détourné de plus. M'enfin 8%. Quand même oO

Non tu n'es pas le seul à t'agiter.

Ol bugs a ouvert un dossier très intéressant même si nous en avions déjà parlé.

Cette fois il y a des chiffres assez précis et ils sont impressionnants.

Quand on prend l'exemple de la voiture, il semble difficile de concevoir encore une augmentation significative du nombre de voitures/ménage.

Idem pour le transport routier commercial.

Il ne peut plus trop prendre au ferré qui est déjà très bas.

Disons que cela pourrait augmenter comme la démographie pour la voiture et avec la croissance éco pour le second.

Ca fait bien 1 à 2%/an quand-même.

Concernant l'habitat c'est plus inquiétant.

Ceux qui habitent à la campagne ou en banlieue lointaine voient bien la croissance sans limite des différents lotissements et maisons individuelles.

C'est une aspiration légitime que de disposer de sa maison un peu plus à la campagne, mais en terme de surface couverte cela l'augmente évidemment par rapport au logement collectif à étages.

Cela entraine aussi des déplacements domiciles-travail plus longs et donc l'aménagement, en le grossissant, du réseau routier.

D'autant plus que la pression démographique due à l'immigration (please ne pas polémiquer à ce sujet) et la pression sur l'immobilier exercée dans nos vertes campagnes par les européens du Nord (voir nos amis britanniques qui achètent à tour de bras) ne sont pas faites pour arranger les choses.

Je suis donc assez pessimiste en ce qui concerne l'évolution de la surface bétonnée en France pour les prochaines décennies.

La France est un pays encore relativement vide comparé à ses voisins et très attracteur pour de multiples raisons.

Pas grand-chose à attendre à moins d'une remise en cause assez fondamentale de notre façon de vivre.

Remise en cause dont on ne voit pas le moindre petit bout de début s'amorcer.

D'ailleurs, dans quel sens aller?

J'ai bien quelques idées du café du commerce, mais...

Concernant le sujet initial sur l'influence de ces surfaces couvertes sur la température de surface, je pense que cela est pris en compte dans la rubrique "land use" ou "utilisation des sols" dans les modèles.

L'influence sur les mesures de température , et notamment le fameux effet urbain, dépend d'avantage de la localisation précise des stations par rapport à cet effet urbain.

On est tout de même pas sans armes pour étudier cette dernière influence.

Les variations de température diurnes, saisonnières et en fonction des conditions météo doivent en permettre (et le permettent d'ailleurs) une bonne quantification.

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