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Antarctique - La fonte des glaces s'accélèrerait aussi


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En Antarctique aussi, la fonte s'accélère

Caroline de Malet

04 mars 2006

Climat - Des satellites montrent que le dégel des zones côtières autour du pôle Sud dépasse l'épaississement de l'intérieur des terres.

POUR LA PREMIÈRE FOIS, une étude montre que la fonte de la calotte glaciaire de l'Antarctique s'accélère depuis plusieurs années. Des chercheurs américains de l'université de Boulder au Colorado ont en effet calculé que la calotte glaciaire du pôle Sud perd jusqu'à 152 km3 de glace par an. A titre de comparaison, la population d'une ville comme Los Angeles consomme chaque année 1,6 km3 d'eau douce. De telles pertes en glace ont été suffisantes pour relever le niveau des mers du globe de 1,2 mm en trois ans, soit 13% de la montée du niveau des mers observée durant cette période, selon l'étude.

«Il s'agit de la première étude indiquant que l'ensemble de la masse glaciaire de l'Antarctique se réduit de façon significative», a affirmé Isabella Velicogna, de l'Institut de recherche des sciences environnementales de l'université de Boulder, coauteur de l'étude publiée hier dans la revue américaine Science.

Les scientifiques sont en effet parvenus à cette conclusion, en analysant les données provenant des deux satellites jumeaux Grace de la Nasa. Ces derniers ont mesuré entre avril 2002 et août 2005 les variations de la gravité terrestre provoquées par des changements dans la masse de la planète, tels que glaciers, océans ou nappes d'eau.

L'intérêt de cet instrument est de pouvoir mesurer l'intégralité de la masse du continent glacé, qui a une épaisseur moyenne de 2 200 m, ce qui est une première. Jusqu'à présent, les chercheurs, qui utilisaient les données d'altimètres et de radars, ne disposaient que de données partielles.

Mais ces nouvelles données viennent contredire l'estimation faite par le dernier rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (Giec ou Ipcc en Anglais) de 2001, qui prédisait une augmentation de la masse glaciaire de ce continent au XXIe siècle. Ces prévisions reposaient sur une conséquence attendue du réchauffement, à savoir un accroissement des précipitations. C'est bien le cas de la partie orientale de ce continent (principalement au sud de l'océan Indien), dont la superficie est deux fois celle de l'Australie : la couche de glace a tendance, elle, à s'y renforcer. L'an dernier, une étude basée sur l'altimétrie a même montré que dans certaines régions de l'intérieur des terres, la glace s'épaississait de 1,8 cm par an à l'est.

Phénomènes contradictoires

A l'inverse, la calotte de l'ouest du continent, sur les côtes au sud du cap Horn, a tendance à fondre. Plusieurs études récentes ont déjà mis en évidence ce phénomène, qui a pour conséquence une élévation annuelle du niveau des océans de 0,4 mm, sachant que la marge d'erreur est de 0,2 mm. La fonte de la totalité de la glace de l'Antarctique occidental – huit fois plus petit que la partie orientale – ferait monter le niveau des océans de près de 7 m, selon des calculs de chercheurs du British Antarctic Survey.

La question était de savoir jusqu'à présent si ces deux phénomènes contradictoires s'équilibraient, ce que l'on pensait couramment. Un consensus était en passe de se dégager entre spécialistes, qui estimaient que le bilan climatique du continent de glace était stable voire légèrement positif. Il semblerait donc désormais que la fonte de l'Antarctique Ouest ferait plus que compenser l'épaississement de la glace à l'est.

Il reste que les satellites Grace souffrent d'un handicap : outre le fait que trois années de données semblent encore insuffisantes pour prendre du recul, cet outil n'est pas capable de faire la différence entre de la glace et du rocher. Si bien que la fonte annuelle pourrait aussi bien être de 72 km3 que de 232 km3.

(1) Science, 2 mars 2006.

Source : http://www.lefigaro.fr/sciences/20060304.F...s_accelere.html

Florent.

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Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

Il reste que les satellites Grace souffrent d'un handicap : outre le fait que trois années de données semblent encore insuffisantes pour prendre du recul, cet outil n'est pas capable de faire la différence entre de la glace et du rocher. Si bien que la fonte annuelle pourrait aussi bien être de 72 km3 que de 232 km3.

Cela clôt donc le débat, pour le moment.
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Cela clôt donc le débat, pour le moment.

Mon modèle d'évolution climatique considére comme neutre le bilan (fonte et épaississement) de l'inlandsis antarctique, du moins tant que le réchauffement global ne dépasse pas encore 5 ou 6 °C.Mais en fait, il s'agit d'une hypothèse prudente, rendu nécessaire par l'incertitude qui pèse sur ce phénoméne.

Alain

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34230 Paulhan - Centre Hérault

On ne sait plus rien avec tous ces rapports contradictoires, maintenant l'Antarctique serait en train de perdre de la masse, ce qui n'etait pas admis jusqu'à maintenant, ensuite le GIEC s'apprète à publier un rapport montrant que la hausse estimée en cas de doublement du Co2 serait de 11° et non de 3 ou 4° comme hypothèse moyenne précédente.

S'il est acquit qu'il y a bien rechauffement climatique on part dans tous les sens en ce moment j'ai l'impression.

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Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

On ne sait plus rien avec tous ces rapports contradictoires, maintenant l'Antarctique serait en train de perdre de la masse, ce qui n'etait pas admis jusqu'à maintenant, ensuite le GIEC s'apprète à publier un rapport montrant que la hausse estimée en cas de doublement du Co2 serait de 11° et non de 3 ou 4° comme hypothèse moyenne précédente.

S'il est acquit qu'il y a bien rechauffement climatique on part dans tous les sens en ce moment j'ai l'impression.

ouais.il faut prendre du recul devant ces soit-disant rapports.

Tout d'abord essayer d'avoir la source, le rapport original.

Le problème est que les infos dont tu parles émanent de journaux généralistes qui, comme on le sait bien, n'ont pas comme premier souci, l'exactitude et la vérification des sources.

Personnellement, j'essaie, je dis bien j'essaie, de vérifier.

Dans les deux exemples que tu cites, le seul endroit où j'ai entendu parler d'un rapport "secret" du GIEC parlant de 11°C d'augmentation est le forum d'IC.

Sur Realclimate, où les intervenants sont plutôt bien placés (puisque certains participent au GIEC) on continuerait donc de mentir en confirmant inlassablement comme le plus probable un delta T de 3°C.

Pour le deuxième exemple, il ne faut pas caricaturer.

Une fois pour toutes, il est observé actuellement une fonte partielle de la partie occidentale, alors que la partie orientale se renforcerait au contraire.

Le bilan pour l'Antarctique est en fait une augmentation du volume de glace total.

En bref, je n'ai pas du tout le sentiment qu'on parte dans tous les sens au sujet du RC, bien au contraire on assiste au resserrement de la fourchette et à d'avantage de précision.

Je suis cela d'assez près pour en être convaincu mais je conçois très bien qu'on ne puisse me croire sur parole.

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un rapport montrant que la hausse estimée en cas de doublement du Co2 serait de 11° et non de 3 ou 4° comme hypothèse moyenne précédente.

Ce serait pas en farenheit? default_sorcerer.gifdefault_smile.png/emoticons/smile@2x.png 2x" width="20" height="20">default_smile.png/emoticons/smile@2x.png 2x" width="20" height="20">
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Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

Ce serait pas en farenheit? default_wink.png/emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20">default_biggrin.png/emoticons/biggrin@2x.png 2x" width="20" height="20">default_innocent.gif

Non, en restant sérieux, ce n'est pas en °F.

Voici un extrait de ce qu'écrivaient G Schmidt et Rahmstorf dans realclimate à ce sujet, il ya plus d'un an.

11ºC de réchauffement, une crise climatique dans 10 ans

?

Classé dans: Climate Science Paleoclimate Greenhouse gases Climate modelling— gavin @ 7:27 pm - ()

par Gavin Schmidt et Stefan Rahmstorf (traduit par Thibault de Garidel et Gilles Delaygue)

Deux travaux sortis cette semaine, un papier publié dans Nature (Stainforth et al., 2005) décrivant des résultats préliminaires de l'expérience climateprediction.net, et le rapport Meeting the Climate Challenge d'un groupe politique, ont mené à des titres catastrophistes dans les médias. Sur l'article de Nature, BBC on line indique que les "températures globales pourraient s'élever de près de 11ºC"; sur le second rapport il est écrit: "Une crise climatique proche pour dans 10 ans". [N-d-T. : Voir également Le Monde : Un réchauffement climatique de plus de 6ºC n'est plus à exclure ; Libération : Prédire chez soi]. Cela signifie-t-il que de nouvelles preuves montrent un changement climatique plus sérieux que précédemment estimé ? Nous ne le pensons pas.

Ces deux papiers touchent la question de l'incertitude, en particulier de l'incertitude sur la sensibilité climatique globale.

Il est important de savoir à peu près quelle est la sensibilité climatique de la Terre. Il existe différentes manières de la déterminer, en utilisant des modèles numériques du climat, des données ou enfin une combinaison des deux. A partir des premières expériences, les estimations de la sensibilité par les modèles ont été de 2 à 5°C (pour 2xCO2 – doublement de la concentration en CO2). La gamme la plus citée vient du rapport de Charney, publié en 1979. Dans ce rapport, deux modèles avaient été employés (par Suki Manabe et Jim Hansen) donnant respectivement une sensibilité de 2 et 4°C. Jule Charney avait ajouté un demi degré d'incertitude aux extrémités basses et hautes transformant ainsi la gamme de 1,5 à 4,5°C. Cette fourchette reposait donc sur une base plutôt instable. Cette estimation de la sensibilité a été utilisée pendant un nombre surprenant d'années; les résultats de travaux postérieurs ne les modifiant pas, et ne réduisant pas non plus la gamme d'incertitude. Les évaluations postérieures de la sensibilité à partir des modèles tombent pour la plupart dans ces limites, même si le prochain rapport du GIEC (IPCC), le plus à la pointe, fournit une fourchette de 2,6 à 4,1°C.

.....

A partir de ces connaissances, que tirer des résultats de climateprediction.net ? Ils prouvent que la sensibilité à 2xCO2 d'un large 'ensemble' de simulations, multi-modèles, et avec différents paramètres, s'étend de 2 à 11°C. Ceci prouve qu'il est possible de construire des modèles avec des comportement extrêmes – que ces modèles soient réalistes est une autre question. Pour déterminer leur réalisme, les modèles doivent être comparés aux données. Stainforth et al. comparent leurs modèles à de très faibles contraintes issues des données, à savoir uniquement aux moyennes annuelles du climat moderne. Comme ceci n'inclut aucune variation climatique (à commencer par le cycle saisonnier), et encore moins une période de test du modèle avec une concentration différente en CO2, cette validation par les données ne permet pas de contraindre la limite supérieure de la sensibilité climatique. Le fait que même des versions de modèle avec de fortes valeur de sensibilité climatique réussissent le test de validation ne prouve pas que la Terre ait une telle sensibilité climatique élevée, cela prouve simplement que le test de validation des modèles n'est pas très sélectif. Notre sentiment est qu'une fois que la validation sera plus complète, la plupart des cas de sensibilité extrêmement élevée échoueront (en particulier sur le cycle saisonnier, qui détermine des variations plutôt que juste une moyenne).

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