mottoth

Climats du monde

2 978 messages dans ce sujet

Comment expliquerais tu le fait que ce coin apparait assez verdoyant malgré qu'il reçoit moins de 200 mm par an? (a titre de comparaison ma région natale apparait en coloration jaune[été comme hiver]a google earth et ceci malgré pres de 300 mm de pluviometrie annuelle)

La température moyenne...

200 mm de pluie avec une telle Tm annuelle ne peuvent pas se comparer avec les 300 mm du nord de la Tunisie. wink.png

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Et elle a bougé en 1999 (Переносы: 30.10.1940 на 1.5 км к ССВ, 27.04.1947 на 2.5 км к ЮЮВ в р-н аэропорта, 06.09.1999 из аэропорта на АЭ на 2.5-3 км к ЮЗ).

Lien : http://maps.yandex.ru/-/CVb5aE8A

Oui mais où ? Je ne vois pas de nouvelle station sur l'imagerie de Yandex.ru. Et sur toute l'imagerie Google Earth (2005 et 2012) on trouve la station aux coordonnées que j'ai indiqué (comme sur Yandex.ru).

J'ai aussi les mêmes mouvements:

1940: 1.5 kms vers le NNE

1947: 2.5 kms vers le SSE

1954: 500m vers l'est

1955 ou 1956: 500 vers l'ouest

1999: 2.5 kms vers le SO.

Si la station était entre 1947 et 1999 (excepté 1954-55) à l'aéroport, le déplacement de 2.5kms vers le SO nous amène vers une zone inhabitée... enfin il y a bien une cabane mais rien qui ressemble à un parc à instruments. Par contre un déplacement de 2.5kms dans la direction opposée nous amènerait vers le lieu qui selon moi est l'emplacement actuel. Et d'où que l'on parte, si on remonte dans le temps les déplacements jusqu'à 1947 et avant on arrive toujours à des lieux impossibles car trop loin des villages de Verhojansk ou Boronuk, trop en hauteur, trop inaccessibles (pas de chemin), etc... Le déplacement de 1947 me laisse particulièrement dubitatif: toute la zone d'implantation humaine de ces 2 villages est grossièrement le long d'un axe SO-NE, donc un déplacement quasi perpendiculaire de 2.5kms me parait suspect.

Donc je maintiens les coordonnées indiquées pour l'emplacement depuis au moins 1999, je dirais qu'entre 1947 et 1999 la station se trouvait très probablement à l'aéroport (avec un aller-retour de l'autre coté de la piste entre 1954 et 1956). Par contre j'ai aucune idée des emplacements d'avant 1947, il y a trop d'incohérences entre les infos parcellaires disponibles ça et là sur le web et la réalité du terrain sur l'imagerie satellite. Je ne vois pas pourquoi dans un milieu si rude on serait allé s'isoler encore plus loin du village, de l'autre coté de la rivière (y'a pas de pont), juste pour implanter une station météo... et même 60 ans plus tard il subsisterait encore des ruines, des traces visibles d'occupation humaine, mais là j'ai rien vu nulle part

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Merci pour la réponse; l'évapotranspiration et l'insolation semblent donc jouer un role plus important que je ne le pensais (en ce qui concerne l'aridité ou non d'un coin donné).

Je pense aussi que l'indice (d'humidité) de notre ami Gaël serait excédentaire ou faiblement négatif pour Verkhoiansk.

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Oui mais où ? Je ne vois pas de nouvelle station sur l'imagerie de Yandex.ru. Et sur toute l'imagerie Google Earth (2005 et 2012) on trouve la station aux coordonnées que j'ai indiqué (comme sur Yandex.ru).

J'ai aussi les mêmes mouvements:

1940: 1.5 kms vers le NNE

1947: 2.5 kms vers le SSE

1954: 500m vers l'est

1955 ou 1956: 500 vers l'ouest

1999: 2.5 kms vers le SO.

Si la station était entre 1947 et 1999 (excepté 1954-55) à l'aéroport, le déplacement de 2.5kms vers le SO nous amène vers une zone inhabitée... enfin il y a bien une cabane mais rien qui ressemble à un parc à instruments. Par contre un déplacement de 2.5kms dans la direction opposée nous amènerait vers le lieu qui selon moi est l'emplacement actuel. Et d'où que l'on parte, si on remonte dans le temps les déplacements jusqu'à 1947 et avant on arrive toujours à des lieux impossibles car trop loin des villages de Verhojansk ou Boronuk, trop en hauteur, trop inaccessibles (pas de chemin), etc... Le déplacement de 1947 me laisse particulièrement dubitatif: toute la zone d'implantation humaine de ces 2 villages est grossièrement le long d'un axe SO-NE, donc un déplacement quasi perpendiculaire de 2.5kms me parait suspect.

Donc je maintiens les coordonnées indiquées pour l'emplacement depuis au moins 1999, je dirais qu'entre 1947 et 1999 la station se trouvait très probablement à l'aéroport (avec un aller-retour de l'autre coté de la piste entre 1954 et 1956). Par contre j'ai aucune idée des emplacements d'avant 1947, il y a trop d'incohérences entre les infos parcellaires disponibles ça et là sur le web et la réalité du terrain sur l'imagerie satellite. Je ne vois pas pourquoi dans un milieu si rude on serait allé s'isoler encore plus loin du village, de l'autre coté de la rivière (y'a pas de pont), juste pour implanter une station météo... et même 60 ans plus tard il subsisterait encore des ruines, des traces visibles d'occupation humaine, mais là j'ai rien vu nulle part

On est bien d'accord et je ne remettais pas en cause ta localisation (je précisais juste pour les données modernes le changement de 1999).

A ce sujet, message sur un blog : http://wattsupwiththat.com/2008/11/18/update-on-the-verhojansk-russia-meteo-station-and-data/

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Ce qui m'interpelle pour ces stations du nord-est de la Chine et de la Russie, c'est que le mois de décembre est aussi froid que le mois de janvier. Étonnant, je trouve !

Presqu'aussi froid... janvier est tout de même un petit cran au-dessous.

Mais en effet, ce détail mis à part, tu fais une bonne remarque : cette spécificité est due à la continentalité extrême qui fait en sorte que, étant donnée la teneur en vapeur d'eau quasi inexistante en cette période de l'année, et étant donné que la masse d'air stationnant sur ces régions n'est que très rarement perturbée par des incursions humides extérieures, alors il s'en suit que l'inertie thermique de la masse d'air reste minimale. Et par conséquent, les températures sont presque calquées sur le bilan radiatif, engendrant le minimum thermique de l'année vers tout début janvier.

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On est bien d'accord et je ne remettais pas en cause ta localisation (je précisais juste pour les données modernes le changement de 1999).

A ce sujet, message sur un blog : http://wattsupwiththat.com/2008/11/18/update-on-the-verhojansk-russia-meteo-station-and-data/

Oui t'as raison de préciser le déménagement de 1999, je ne l'avais pas fait à causes des incohérences dans les infos sur les déplacements successifs... en l’occurrence en 1999 la station à bien déménagé de 2.5kms mais vers le NE, pas le SO ! Les photos du lien que tu as fourni ne laissent aucune doute sur l'emplacement actuel, et c'est le même que j'avais trouvé.

Je ne pense pas que ce déménagement pose un gros problème d’homogénéité avec les relevés 1947-1999 faits à l'aéroport vu la topographie vraiment plane du village... y'a peut être quelques dixièmes de gagnés ou de perdus mais pas de révolution.

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Merci à notre ami Mottoth qui enquille infatigablement !

Premier constat : là encore, belle claque pour les températures qui ont visiblement subi une hausse sensible. En effet, les valeurs sont approximativement 1.5°c (été comme hiver) supérieures à celles des décennies précédentes !

2ème constat à sauter aux yeux (et tout le monde l'a remarqué) : les précipitations sont très faibles (moins de 180 mm, cette valeur étant d'ailleurs bien stable dans le temps). Alors en effet, 180 mm sous un tel climat hypercontinental subarctique avec des étés à peine chauds, ce n'est pas du tout, mais alors pas du tout la même chose que 180 mm en plein Sahara ! Les paramètres à prendre en compte sont :

- les précipitations (évidemment)

- le nombre de jours de précipitations

- la longueur de la période hivernale

- les températures

- l'ensoleillement et la latitude => puissance solaire incidente

- l'HR ou le teneur en vapeur d'eau (Td)

- le vent.

Tous ces paramètres influent sur l'évapotranspiration, donc sur l'eau disponible. Ce qui permet de savoir si les précipitations reçues sont suffisantes ou pas.

Et au passage, les indices Ihe et IhA sont calculés à partir de tous ces paramètres.

Alors à Verkhoïansk, Ihe vaut +10 => les étés sont du même ordre que ceux de Yakoutsk, càd que bien que généralement suffisamment humides, des périodes de sécheresses ne sont parfois pas exclues.

Quant à IhA (année entière), il vaut exactement 0 ! Autrement dit, on est ici à la limite d'un climat xérique. C'est donc tout juste pour la forêt boréale (la taiga, ici), mais ces 180 mm sont tout de même suffisants.

Comme je le disais, je pense que cette limite (IhA = 0) constitue une des limites de la forêt boréale.

Si la forêt ne se porte finalement pas si mal à Verkhoïansk, c'est aussi parce que cette ville est dans le lit (ou tout près) de la Jana, donc il y a des ressources en eau dans le sol (en tout cas, juste au-dessus du permafrost).

Mais également, on trouve des pans de forêt sur les hauteurs alentours : là-haut, les températures estivales sont évidemment un peu moins élevées qu'à Verkhoïansk alors que les précipitations sont sans doute les mêmes (voire peut-être un peu supérieures), et du coup, il y a fort à parier que l'IhA sur ces collines est plus nettement positif qu'en bas, d'où la présence de la forêt.

Ce n'est que quelques centaines de mètres plus haut que cette forêt boréale rencontre une autre limite : celle de la toundra, cette fois. Càd que la limite supérieure (sans doute vers les 800 m d'altitude) correspond à l'isotherme 10-11°c de Tm en juillet.

À noter par ailleurs que l'essence principale de la forêt de Sibérie orientale est le mélèze. En effet, cet arbre est le seul capable de résister à des températures pouvant avoisiner les -70°c !

Ah, j'oubliais : l'indice de continentalité vaut 0.91 ! Sans doute la valeur la plus élevée de toutes les stations météo sur Terre. Mais peut-être existe t-il mieux encore, dans un éventuel TAF encore inconnu de cette Sibérie orientale si mythique...

Au temps pour moi, Ojmjakon détrône Verkhoïansk sur la continentalité (j'avais oublié que Ojmjakon était plus bas en latitude) : 0.92 !

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Encore géniale cette fiche mottoth ! Dingue ce mois d Octobre ! Et, alors, ce sera ou la #100 ? default_smile.png/emoticons/smile@2x.png 2x" width="20" height="20">

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Et, alors, ce sera ou la #100 ? smile.png

Paris évidemment ! Mais non je déconne... biggrin.png

En tout cas la suite sera Ojmjakon, vous l'aurez deviné je pense, et avec ça on aura fait le tour des climats hyper-continentaux.

PS: j'ai fini de remettre à jour les présentations plus anciennes avec une imagerie google map plus récente. Même pour stations postées il y a seulement 6 mois (comme Moscou ou Omsk) les progrès sont bien visibles.

Au passage j'ai pu corriger la localisation des stations suivantes: /topic/67917-climats-du-monde/page__st__520#entry1987176'>Ankara, /topic/67917-climats-du-monde/page__view__findpost__p__1578517'>Athenes, /topic/67917-climats-du-monde/page__view__findpost__p__1563233'>Hatgal, /topic/67917-climats-du-monde/page__view__findpost__p__1546877'>Jaisalmer, /topic/67917-climats-du-monde/page__view__findpost__p__1824499'>Mascate, /topic/67917-climats-du-monde/page__view__findpost__p__1595024'>Srinagar, /topic/67917-climats-du-monde/page__view__findpost__p__1580581'>Tozeur, /topic/67917-climats-du-monde/page__st__520#entry1994947'>Trabzon.

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Bonsoir à tous

Le permafrost à Verkhoïansk (et d'après mottoth à Yakustk également), c'est assez logique étant données les températures, mais je croyais que la limite méridionale du permafrost, c'était à peu près la limite boréale de la forêt, les racines des arbres ne pouvant pas se développer dans le sol gelé et même dans la couche superficielle, marécageuse, car l'infiltration est impossible à cause justement du sous-sol gelé, si la forêt est encore présente à Verkhoïansk ces deux limites ne coïncident donc pas aussi bien que ça dans la réalité.

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mais je croyais que la limite méridionale du permafrost, c'était à peu près la limite boréale de la forêt, les racines des arbres ne pouvant pas se développer dans le sol gelé et même dans la couche superficielle, marécageuse, car l'infiltration est impossible à cause justement du sous-sol gelé, si la forêt est encore présente à Verkhoïansk ces deux limites ne coïncident donc pas aussi bien que ça dans la réalité.

Bonjour Yves et tout le monde,

En fait, pas du tout. La limite méridionale du permafrost aurait même plus tendance à correspondre à la limite méridionale (!) de la forêt boréale en zone hypercontinentale.

Le permafrost ne signifie pas que le sol est gelé en permanence : le permafrost signifie qu'une partie (entre 2 profondeurs données) du sol est continuellement gelé. C'est à dire que l'été, entre la surface et 2, 3, 5, et parfois 10 m de profondeur, le sol est dégelé pendant plusieurs semaines ou mois. Cette couche supérieure dégelée varie évidemment en fonction de l'intensité et de la durée de la chaleur estivale. Or à Verkhoïansk, il est très probable que cette couche supérieure soit dégelée sur quelques mètres d'épaisseur pendant 3 ou 4 mois. Mais ce qu'il faut savoir, c'est qu'en plus de cela, la couche gelée en profondeur permet à l'eau de rester emprisonnée vers la surface et du coup, justement, la forêt de mélèzes peut prospérer plus facilement.

http://iopscience.iop.org/1748-9326/6/2/024003/fulltext/

259049taga.jpg

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Encore géniale cette fiche mottoth ! Dingue ce mois d Octobre ! Et, alors, ce sera ou la #100 ? smile.png

Tromso, enfin j'espère avant quand même tongue_smilie.gif191769.gif

Merci pour ce super boulot Mottoth

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Citation
Bonjour Yves et tout le monde,

Mais ce qu'il faut savoir, c'est qu'en plus de cela, la couche gelée en profondeur permet à l'eau de rester emprisonnée vers la surface

Je pense que c'est aussi pour ça que le paysage semble très humide malgré les 180mm de RR annuelle.

 

#89. Ojmjakon.

 

24266_map0.jpg

 

Ojmjakon est un village de 472 habitants situé à 685 d'altitude dans la vallée de l'Indigirka. Ce village a donné son nom au district dans lequel il se situe, qui fait lui même partie de la république de Sakha. La station synoptique se trouve en fait dans un autre village, un peu plus grand, à 31kms au sud-est et à une altitude de 745m: Tomtor (578h).

24688_map1.jpg

 

Le relief est constitué de basses montagnes mais à une altitude moyenne notable (750m dans la cuvette de Tomtor, un sommet à 1070m 7kms au sud-ouest de la station):

24688_map2.jpg

 

La station est située dans une zone plane entre l'aérodrome (900m) et le village de Tomtor (1.5kms):

24688_map3.jpg

 

24688_Ojmjakon_A_v7_31.png

 

C'est évidemment le fameux Dfd de Köppen, avec tout des régimes de RR, hygrométrie, ensoleillement, pression, etc, identiques à ce qui a déjà été détaillé à Verkhoiansk. Bien que 4° plus au sud que Verhojansk ou perd encore 1°c en Tm annuelle... la faute à l'altitude (+600m) et aux tn "dopées" par un effet TAF qui était moins présent à Verhojansk. On retrouve en effet ici des amplitudes thermiques diurnes plus importantes, qui se rapprochent de celles de Mohe

.

Pour Gaêl voici la durée au jour près avec:

- Tm > 10°c: 2.65 mois (31/05 au 19/08)

- Tm > 12°c: 2 mois (12/06 au 11/08)

On note un printemps encore plus tardif puisque la neige hivernale ne disparait que le 7/05 en moyenne (et le 12/05 en date médiane), tandis qu'en automne l'enneigement permanent débute quasiment à la même date (9/10) qu'à Verhojansk (8/10) ou Yakutsk (12/10).

Il peut geler même en été à cette altitude dans ce TAF.

 

Là encore les records historiques à -68°c voire -70°c sont sujets à caution. Avec le matériel moderne le record absolu depuis 1951 est de -65.4°c le 17/01/1973. Celui de tx basse est de -60.8°c le 5/01/1971. De 1949 à 2006 les -60°c ont été atteints à 171 reprises, soit 9 fois plus souvent qu'à Verhojansk (19 fois). Ce qui fait qu'entre ces deux localités je me permet de trancher en la faveur d'Ojmjakon pour le titre de "pôle du froid".

 

EDIT 03/05/2014:

24688_Ojmjakon_B_v7_31.png

 

EDIT 04/11/2014: ajout des roses des vents

24688_Ojmjakon_C_v7_31.png

Il est curieux de constater que les léger vents d'ouest donnent des conditions plus froides que le calme plat en hiver.

 

 

Janvier est 2°c plus froid qu'à Verhojansk, et le soleil très bas (durée moyenne du jour 5.9h, hauteur max moyenne 6.1°) ne permet pas un réchauffement diurne important. Les amplitudes thermiques restent donc faible sauf en cas de changement de temps. On retrouve les même caractéristiques de l'hiver Iakoute déjà vue ailleurs, dont notamment la quasi absence de vent et de phénomènes de blizzard. Les gros redoux sont vraiment rares mais très spectaculaire, comme sur cet exemple début décembre:

24688_DEC07_FEB08.png

 

 

En mars on retrouve encore quelques tn très basse en début de mois, puis un réchauffement graduel et rapide, avec des amplitudes thermiques diurnes impressionnantes en fin de mois (moyennes 2000-2013 de la dernière décade: tn -33.0°c / tx -11.6°c). C'est début avril que les amplitudes sont statistiquement les plus fortes de l'année avec en première décade les moyennes suivantes:tn -31.0°c, tx -8.3°c... presque 23°c d'écart.

A partir de mi-avril les choses commencent à changer: le vent se réveille, le temps est plus variable... le printemps arrive, il ne s'installe vraiment que durant la 1ere quinzaine de mai où la couche de neige disparait.

24688_MAR_MAY14.png

 

 

En été les périodes de beau temps sont marquées par de fortes amplitudes. Malgré une durée du jour qui va de 20.2h à 17.9h du début à la fin du mois de juillet l'effet TAF joue à fond dès que le soleil est bas sur l'horizon, avec un refroidissent nocturne impressionnant. D'où le gel estival.

Les journées maussades sont franchement automnales sur ces hautes plaines.

24688_JUN_AUG02.png

 

 

L'automne est court, de fin juin à fin septembre. Puis en octobre les températures dégringolent généralement d'un coup ou 2 durant la 2ere quinzaine, et l'on aborde généralement le mois de novembre dans une configuration pleinement hivernale.

24688_SEP_NOV14.png

 

Ca y est, on a fini avec les climats hypercontinentaux Iakoutes. On restera néanmoins encore dans la région pour les 2 prochaines mises à jour.

 

Modifié par mottoth
Remise en forme

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Station connue pour son CAP (Cold Air Pool) persistant (étude japonaise)... et son monument très soviétique à l'honneur du -71,2°C que chaque visiteur prend en photo (avant il y avait le Stevenson dans l'enclos).

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Bonjour Yves et tout le monde,

En fait, pas du tout. La limite méridionale du permafrost aurait même plus tendance à correspondre à la limite méridionale (!) de la forêt boréale en zone hypercontinentale.

Le permafrost ne signifie pas que le sol est gelé en permanence : le permafrost signifie qu'une partie (entre 2 profondeurs données) du sol est continuellement gelé. C'est à dire que l'été, entre la surface et 2, 3, 5, et parfois 10 m de profondeur, le sol est dégelé pendant plusieurs semaines ou mois. Cette couche supérieure dégelée varie évidemment en fonction de l'intensité et de la durée de la chaleur estivale. Or à Verkhoïansk, il est très probable que cette couche supérieure soit dégelée sur quelques mètres d'épaisseur pendant 3 ou 4 mois.

Que le permafrost ne corresponde pas à un sol gelé en permanence y compris l'été, je le sais bien mais ce que j'avais lu, par contre je ne sais plus où, il faudrait que je retrouve, c'est que le permafrost était défavorable à la forêt pour les raisons suivantes :

- la couche gelée à 1, 2 ou quelques mètres de profondeur empêche l'enracinement des arbres qui ont besoin d'aller plus profondémment

- le manque de drainage du sol du au permafrost n'est pas favorable à la forêt, les racines de la plupart des arbres supportant difficilement d'être immergées en permanence hormis pour quelques espèces.

C'est bien pour ça que ceci m'intrigue mais comme tu le dis, certaines espèces doivent être tolérantes.

Sinon, on peut également noter l'ensoleillement des deux stations (Verkhoïansk et Ojmjakon) remarquables pour la latitude, à comparer avec Dublin, Oslo ou Moscou toutes trois beaucoup plus grises quoique situées à des latitudes bien plus basses.

Enfin, ces études (Verkhoïansk et Ojmjakon) sont fascinantes surtout quand on sait que des populations sont parvenues à vivre depuis des lustres dans un environnement aussi hostile, ceci avec des techniques "douces", peu agressives vis à vis de l'environnement.

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Que le permafrost ne corresponde pas à un sol gelé en permanence y compris l'été, je le sais bien mais ce que j'avais lu, par contre je ne sais plus où, il faudrait que je retrouve, c'est que le permafrost était défavorable à la forêt pour les raisons suivantes :

- la couche gelée à 1, 2 ou quelques mètres de profondeur empêche l'enracinement des arbres qui ont besoin d'aller plus profondémment

- le manque de drainage du sol du au permafrost n'est pas favorable à la forêt, les racines de la plupart des arbres supportant difficilement d'être immergées en permanence hormis pour quelques espèces.

C'est bien pour ça que ceci m'intrigue mais comme tu le dis, certaines espèces doivent être tolérantes.

Ok, je comprends mieux ce que tu voulais dire.

En fait, ce que tu dis n'est pas faux, mais je dois apporter les précisions suivantes : ce sont les feuillus qui ne pourraient pas (pratiquement pas) pousser au-dessus du permafrost, car leur racines s'enfoncent trop profondément dans le sol.

Seuls les conifères sont les plus adaptés, puisque leur système racinaire est bien souvent plus proche de la surface du sol.

C'est pour cette raison que, dans les régions subarctiques continentales où règne le permafrost, ce sont les conifères qui sont largement majoritaires (épinettes noires au Canada, mélèzes en Sibérie).

Les bouleaux (donc feuillus) ne sont majoritaires que dans les régions subarctiques (ou subpolaires) où le permafrost est inexistant (forêts subpolaires océaniques de Norvège : un exemple typique).

S'agissant du drainage (et donc de la supposée immersion permanente des racines dans l'eau), il faut bien se dire qu'en Sibérie orientale, les quantités de précipitations sont tellement faibles qu'on est parfois à la limite des régions au climat xérique (comme à Verkhoïansk, où je trouve IhA = 0). Cela signifie que cette réserve en eau due au permafrost est bienvenue pour la taïga.

Sinon, on peut également noter l'ensoleillement des deux stations (Verkhoïansk et Ojmjakon) remarquables pour la latitude, à comparer avec Dublin, Oslo ou Moscou toutes trois beaucoup plus grises quoique situées à des latitudes bien plus basses
Les mélèzes sont justement une espèce qui a besoin de lumière, et qui ne rechigne pas d'avoir les "pieds dans l'eau". C'est pour cela qu'on les retrouve en Sibérie orientale, ou ailleurs près des lacs sur les berges préférablement orientées au sud. Et donc, dans les régions plus humides et grises (comme en Scandinavie), ce sont surtout les épicéas et les pins sylvestres qui vont s'imposer.

L'ensoleillement de ces régions de Sibérie orientale est évidemment lié à « l'hypercontinentalité » du climat.

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S'agissant du drainage (et donc de la supposée immersion permanente des racines dans l'eau), il faut bien se dire qu'en Sibérie orientale, les quantités de précipitations sont tellement faibles qu'on est parfois à la limite des régions au climat xérique (comme à Verkhoïansk, où je trouve IhA = 0). Cela signifie que cette réserve en eau due au permafrost est bienvenue pour la taïga.

C'est probablement exceptionnel mais il y a sur google earth viewer une photo de Verhojansk inondée:

43882875.jpg

Cette photo n'est pas datée (même pas dans les exifs) donc il est impossible d'analyser la météo précédente où de savoir si c'est un phénomène de débacle de la Jana et/ou fonte des neiges trop brutale dans les monts de Verhojansk. Mais j'imagine que l'imperméabilité du permafrost ne doit pas arranger les choses.

EDIT: j'ai retrouvé les traces de cette inondation sur google; à priori elle aurait duré du 23/06/2004 au 21/07/2004, 75% du village inondé mais au total 157000 kms² dans le bassin de la Yana, fréquence de retour 10 à 20 ans.

Ca correspond à un trou de 9 jours dans les données à la synoptique de Verhojansk (du 25/06 au 03/07). Et surtout ça survient après un printemps froid: mai 2004 accusait un déficit thermique de -3.2°c, et les 25 premier jours de juin -3.0°c. Par contre pas de précipitations notables sur Verhojansk, on était même à près de 40% de déficit sur la période 01/05 - 25/06. J'y vois donc plutôt une débâcle très tardive.

Voici le résumé mensuel (partiel) de juin 2004:

24266_JUN04.png

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C'est probablement exceptionnel mais il y a sur google earth viewer une photo de Verhojansk inondée:

Merci pour cette petite trouvaille ! smile.png

Mais là, c'est très particulier, puisque cette inondation ne concerne que le lit de la Yena. Or la taïga se développe plutôt hors de ce lit.

Donc c'est pour cela que, hormis dans ce lit, le pergélisol est bénéfique pour la forêt.

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Enfin, ces études (Verkhoïansk et Ojmjakon) sont fascinantes surtout quand on sait que des populations sont parvenues à vivre depuis des lustres dans un environnement aussi hostile, ceci avec des techniques "douces", peu agressives vis à vis de l'environnement.

Il y avait un documentaire tourné l'hiver passé sur ARTE.

Lien : http://www.arte.tv/guide/fr/046547-005/chemins-d-ecole-chemins-de-tous-les-dangers-5-5

LA SIBÉRIE Dernière étape sur le chemin des écoliers dans un village sibérien confronté à des températures extrêmes.

Avec une température moyenne de 40° C en hiver, les cinq cents habitants de Oimjakon, en Sibérie orientale, veillent à ne pas rester dehors trop longtemps pour ne pas mourir de froid. Aliocha, 8 ans, part tout de même à lécole tous les matins emmitouflé dans plusieurs couches de vêtements chauds. Seule exception : lorsque la température descend sous 54° C, il est dispensé de cours... Le froid rythme en effet la vie des villageois, et personne ne le sait mieux que Gregori, le chauffeur du bus scolaire. Le contrôle méticuleux de son véhicule est absolument indispensable, car une panne de moteur pourrait être fatale à ses petits passagers. Comment les villageois dOimjakon vivent-ils cet environnement hostile ? Quelles sont les motivations de ces enfants qui bravent les températures les plus froides du monde pour sinstruire ?

Téléchargement en HTTP (544 Mo) : http://artestrsmv.rd.llnwd.net/o35/nogeo/videothek/046547-005-A_HQ_2_VF-STF_00667960_MP4-1500_AMM-Reach.mp4

Normalement vous avez jusqu'à ce soir pour le voir... sauf s'il reste une peu plus sur le serveur.

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Il y avait un documentaire tourné l'hiver passé sur ARTE.

Lien : http://www.arte.tv/guide/fr/046547-005/chemins-d-ecole-chemins-de-tous-les-dangers-5-5

Téléchargement en HTTP (544 Mo) : http://artestrsmv.rd.llnwd.net/o35/nogeo/videothek/046547-005-A_HQ_2_VF-STF_00667960_MP4-1500_AMM-Reach.mp4

Normalement vous avez jusqu'à ce soir pour le voir... sauf s'il reste une peu plus sur le serveur.

Merci du partage; quel beau reportage!

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Il y avait un documentaire tourné l'hiver passé sur ARTE.

Lien : http://www.arte.tv/guide/fr/046547-005/chemins-d-ecole-chemins-de-tous-les-dangers-5-5

Téléchargement en HTTP (544 Mo) : http://artestrsmv.rd.llnwd.net/o35/nogeo/videothek/046547-005-A_HQ_2_VF-STF_00667960_MP4-1500_AMM-Reach.mp4

Normalement vous avez jusqu'à ce soir pour le voir... sauf s'il reste une peu plus sur le serveur.

Magnifique reportage ! Merci Thundik.

Et tous nos remerciements aux reporters allemands qui ont filmé et partagé durant quelques jours la vie de ces familles yakoutes d'une aussi belle façon !

Très émouvant.

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Bonsoir a tous,

Merci pour toutes ces infos sur ces stations de Sibérie.

À noter quand même que les temperatures sont extrêmement basses pour la latitude. On n'est "à peine" à 63° de latitude nord, soit un peu plus au nord que Saint Petersbourg (climat continental aussi, bien que considerablement adouci par la mer baltique) et on a un écart de plus de 20 degrés en Tm.

Enfin, je trouve que ce climat est quand même extrême compte tenu de la position géographique, en deçà du cercle polaire.

Crabo

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Il y avait un documentaire tourné l'hiver passé sur ARTE.

Lien : http://www.arte.tv/guide/fr/046547-005/chemins-d-ecole-chemins-de-tous-les-dangers-5-5

Téléchargement en HTTP (544 Mo) : http://artestrsmv.rd.llnwd.net/o35/nogeo/videothek/046547-005-A_HQ_2_VF-STF_00667960_MP4-1500_AMM-Reach.mp4

Normalement vous avez jusqu'à ce soir pour le voir... sauf s'il reste une peu plus sur le serveur.

Merci pour ce reportage, a priori tourné dans le véritable village d'Ojmjakon, à 31kms de Tomtor et de la station synoptique.

D'après la luminosité et la longueur du jour ça à du être tourné fin février / début mars.

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Merci pour ce reportage, a priori tourné dans le véritable village d'Ojmjakon, à 31kms de Tomtor et de la station synoptique.

D'après la luminosité et la longueur du jour ça à du être tourné fin février / début mars.

Il faut suivre la maîtresse ! (date au tableau ; à partir de 00:33:18).

Et le récit de celui qui est mort en allant à Tomtor (à partir de 00:18:58).

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Citation
Il faut suivre la maîtresse ! (date au tableau ; à partir de 00:33:18).

J'ai pas réussi à lire sad.png

 

#90. Okhotsk.

 

Aujourd'hui nous partons plein sud, à 430kms d'Ojmjakon... 430 kms seulement mais des changements radicaux car c'est une localité côtière: Okhotsk est au bord de la mer du même nom et à l'embouchure du fleuve Okhota:

24266_map0.jpg

 

La ville est construite sur une bande de terre qui forme un espèce de lagon à l'embouchure du fleuve. La station est à 130m du rivage:

31088_map2.jpg

 

Un joli panorama trouvé sur Google Earth Viewer. On voit les première collines qui culminent à environ 450m d'altitude, 9kms vers l'est:

86481801.jpg

 

31088_Ohotsk_A_v7_32.png

 

On retrouve des caractéristiques déjà vues à vladivostok, presque 2000kms plus loin:

- min d'insolation en été, max hivernal (ou début de printemps). Idem pour l'hygrométrie.

- maximum de RR estival marqué, tellement marqué que l'on passe au régime d'hiver sec selon Köppen (le w de Dwc).

 

L'amplitude thermique diurne reste en général faible toute l'année, en raison bien sur de la proximité immédiate de la mer. On connait cependant un maximum en mars lorsque le lagon est complétement gelé et lorsque le soleil n'est pas encore trop contrarié par le mauvais temps.

 

L'été est cours, en regardant les moyennes quotidiennes on a:

- 2.5 mois avec Tm>10°c, du 24/06 au 8/09

- 1.9 mois avec Tm> 12°c, du 7/09 au 2/09

 

EDIT 10/12/2014: ajout des tableaux horaires et des roses des vents

31088_Ohotsk_B_v7_32.png

 

31088_Ohotsk_C_v7_32.png

 

 

L'hiver le beau temps prédomine, sous l'influence des hautes pressions sibériennes qui forcent un flux de NNO dominant. Dans ces conditions il fait en général froid mais pas trop: le vent de terre quasi continu empêche la constitution d'inversions thermiques à grand échelle, et en descendant des montagnes plus au nord la masse d'air subit une compression adiabatique sèche qui la réchauffe beaucoup. Cette dynamique empêche donc des températures très basses, et les séries de t° modernes (post-1950) ne montrent aucune t° inférieure à -40°c (record absolu -39.1°c le 5/01/1971).

Les tempêtes qui se forment sur la mer d'Okhotsk viennent occasionnellement semer le trouble, elles s'accompagnent de bons redoux (degel possible même au coeur de l'hiver) et de conditions de blizzard.

Voici l'hiver 2011-2012. Les conditions un peu fraiches de décembre et février ont compensé l'anomalie chaude de janvier générée par le redoux perturbé du milieu de mois. Notez comme le mauvais temps est rare, et l'ensoleillement étonnant à cette latitude (109h de soleil en décembre par presque 60°N !).

Notez aussi comme la couche de neige est fragilisée par le manque de RR et le vent.

31088_DEC11_FEB11.png

 

 

Mars est le mois le plus ensoleillé de l'année. Les journées de beau temps calme connaissent donc des amplitudes parfois marquées.

Plus l'on s'avance vers l'été plus la grisaille se fait envahissante. Après la disparition de la neige fin avril début mai le soleil se fait vraiment rare et l'hygrométrie est souvent voisine de 100% sous l'influence du vent marin devenu dominant.

Voici une progression printanière normale (2003) à l'exception de la disparition prématurée de la neige début avril. Remarquez comme l'ensoleillement s'abaisse, de façon un peu contre-nature, de mars à mai (270h à 180h).

31088_MAR_MAY03.png

 

 

Voici un été normal: constamment dans les clous niveau températures, et côté RR le déficit de juin est plus que compensé par le mois d'aout.

On a un exemple de mois de juin typique où les jours gris et frais contrastent avec des journées de beau temps plus rares. Le vent dominant est de SSE, il s'est complètement inversé par rapport à janvier. Notez cet étonnante txx annuelle de 25.7°c survenue le 2 juin, durant une bascule de vent due au passage d'un creux dépressionnaire qui a rabattu sur la côte durant quelques heure un air continental chaud et sec.

La fin de l'été est la saison la plus agréable, de début aout à mi septembre. Le vent de mer commence à lâcher prise et lorsqu'il cède la place au mer de terre on connait alors les rares belles journées de l'année. Par contre les dégradations associées à ce temps plus variable donnent souvent des lames d'eau plus conséquentes:

31088_JUN_AUG12.png

 

 

L'automne 2015 montre la transition normale de l'été au grand hiver en à peine plus de 2 mois, avec des baisses par paliers.

- septembre est comme la deuxième décade d'aout: variable, avec les dernière belles journée douces et de copieuse lames d'eau au passage des perturbations.

- les gelées deviennent fréquentes en dernière décade

- en octobre le milieu du mois est généralement marqué par l'arrivée des jours sans dégel et de la neige au sol.

- mi-novembre le régime de plein hiver est installé, avec du froid sec continental épisodiquement contrarié par un redoux maritime neigeux.

31088_SEP_NOV15.png

 

Sans connaitre les froids extrêmes d'Ojmjakon cette localité conserve néanmoins un climat très pénible avec un été trop court et de trop rares journées de chaleur malgré son positionnement sous le 60e parallèle.

 

Modifié par mottoth
Révision complète.

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