mottoth

Climats du monde

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Ma prochaine destination sera à priori le Pérou, de Lima à Arequipa, dans 10 jours ! Des destinations vues récemment dans ce fil...

Le Pérou est un beau pays, sauf la capitale. tongue.png N'hésites pas à visiter le canyon des condors (canyon de Colca profond de 3400 mètres) flowers.gif

Très bon voyage au Pérou andine! laugh.png A Lima, elle se couvre par les nuages épais très humide mais pas de pluie en hiver austral généralement. Ensuite les nuages se dissipent peu à peu vers la fin de l'hiver, soit en novembre. et vous aurez peu de chance avec le soleil laugh.png

http://www.atmosphere-climat.com/perou/lima/lima.html

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Oui, voici un des coins les plus caractéristiques où on peut clairement se rendre compte du manque de précision occasionné par le choix de l'isotherme du mois le plus frais à 18°C permettant soi-disant de délimiter les climats tropicaux...

Ainsi, dans cette région de la grande plaine du Gange, malgré des Tm de janvier comprises entre 12 et 15°C environ, il s'avère que le biome dominant est la forêt tropicale décidue sèche ou humide. Celle-ci se retrouve jusque sur le piémont de l'Himalaya orienté au sud. Bien entendu, dans les régions les plus au nord de ce biome, comme la région de Lahore (Pakistan), comme le Punjab, et toute une bande de terres de 150 km environ, adjacentes à l'Himalaya, des espèces tempérées se mêlent aux essences tropicales encore majoritaires.

Bonjour à tous

Le critère de Köppen pour délimiter le domaine tropical (Tm du mois le plus frais < 18°C) n'a jamais prétendu définir une limite de végétation, il est censé délimiter les climats pour lequels le gel est possible ou non. Or à New Delhi, d'après mottoth s'il n'y avait pas l'incidence du réchauffement urbain, il y aurait quelques gelées avec une Tm de janvier un peu inférieure à 18°C.

Il faut donc reconnaitre que ce critère n'est pas si mal vu que ça d'autant plus que l'Inde est protégée des incursions d'air froid par la gigantesque masse montagneuse de l'Himalaya, elle représente donc bien un cas très particulier. Dans les autres parties du monde une Tm du mois le plus froid telle qu'à New Delhi correspond effectivement à une occurence de gel faible mais réelle.

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Bonjour à tous

Le critère de Köppen pour délimiter le domaine tropical (Tm du mois le plus frais < 18°C) n'a jamais prétendu définir une limite de végétation, il est censé délimiter les climats pour lequels le gel est possible ou non. Or à New Delhi, d'après mottoth s'il n'y avait pas l'incidence du réchauffement urbain, il y aurait quelques gelées avec une Tm de janvier un peu inférieure à 18°C.

Il faut donc reconnaitre que ce critère n'est pas si mal vu que ça d'autant plus que l'Inde est protégée des incursions d'air froid par la gigantesque masse montagneuse de l'Himalaya, elle représente donc bien un cas très particulier. Dans les autres parties du monde une Tm du mois le plus froid telle qu'à New Delhi correspond effectivement à une occurence de gel faible mais réelle.

Bonjour Yves, et bonjour à tous,

Tu as raison, en effet, de préciser que Köppen avait choisi un seuil permettant de délimiter les zones où le gel devenait impossible. Cette Tm du mois le plus frais égale à 18°C semble effectivement pas mal correspondre. Mais justement, dans le cas du nord de l'Inde, ce la ne fonctionne pas vraiment. Alors certes, le gel est possible à New Delhi (par une Tm de janvier de 13°C). Oui, le gel est possible dans tout l'extrême nord de l'Inde. Cependant, plus au sud, là où les Tm de janvier ne sont encore comprises qu'entre 14 et 18°C, le gel n'existe pas. Et cela correspond à une bonne superficie de terres...

Mais pire encore, prenons par exemple le cas des îles de la Macaronésie (que ce soit aux Açores au niveau de la mer ou aux Canaries ou à Madère jusqu'assez haut en altitude), il faut que la Tm de janvier ou février passe en-dessous de 10°C pour que le gel soit possible ! Ce qui signifierait que, selon ce critère du gel, le climat de toute cette grande région atlantique (remontant jusqu'au 45ème parallèle nord environ) serait tropical (en tout cas au niveau de la mer) !

Idem dans les montagnes tropicales, en appliquant ce principe, le climat tropical règnerait jusque très haut en altitude, par exemple jusqu'à 3000-3500 m d'altitude, là où la Tm du mois le plus froid passe sous les... 8-10°C !

Inversement, en Floride par exemple, càd jusqu'à 200 km au nord de Miami, la Tm de janvier atteint 18°C et de fréquentes gelées parfois assez "fortes" (-5/-6°C) peuvent survenir (et même de la neige, et ce jusqu'à Miami, avec une Tm de janvier de 20-21°C)...

Je veux bien que tout ça ne soit que des "cas particuliers", mais ça commence à en faire beaucoup, et surtout, dans ce cas-là, on est très loin de la limite postulée de 18°C.

Bon mais évidemment, dans la plus grande partie des régions terrestres, cette Tm de 18°C pour le mois le plus frais correspond pas mal à la limite du gel. Je suis d'accord.

Pourquoi je donne autant d'importance à la prise en compte de la localisation des différents biomes ?

-> d'une part parce qu'il a été maintes fois prouvé que les liens entre climat et végétation climacique sont très forts et généralisables (même si, dans quelques cas, la nature du sol peut venir interférer)

-> d'autre part, je trouve assez "particulier" de dire que le climat d'un coin est tropical si la forêt concernée est la forêt tempérée subtropicale, ou inversement, comme à New Delhi, et toute cette grand région autour : là-bas, la forêt est on-ne-peut-plus tropicale, alors que le climat n'y serait "que" subtropical, donc tempéré ?! cela manque de cohérence et de logique, à mon sens !

Mais malgré tout ça, je comprends tout à fait qu'on ne veuille pas "s'encombrer" de ces considérations bioclimatiques. Cependant, je pense que, si l'on veut faire preuve d'un peu de rigueur lorsque l'on souhaite établir des classifications climatiques, il est important de tenir compte de ces fameux liens climat-végétation climacique. Car le reflet le plus fidèle du climat, c'est bien la végétation climacique (qui, justement, présente tout un tas de particularités bien spécifiques à chaque type de climats). En effet, un climat ne se résume pas à un ou deux seuls critères prédéfinis, dont les seuils sont en plus souvent choisis arbitrairement.

Alors bien sûr, de telles méthodes sont plus faciles, plus pratiques, plus "sexy". Mais pour ma part, je préfère m'en tenir à ce que nous révèle la nature, et à essayer d'en comprendre la complexité. Et c'est en essayant de la comprendre et de la déchiffrer qu'on arrive petit à petit à ouvrir d'autres portes...

Bonne journée !

smile.png

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#108. Mumbai.

 

Mumbai, autrefois connues sous le nom de Bombay, est la plus grande ville Indienne et la 4e ville la plus peuplée au monde (presque 21 millions d'habitants sur l'ensemble de l'agglomération):

43003_map0.jpg

 

La stations synoptique 43003 est au nord de l'aéroport, à 3.5kms de l'océan et environ 18kms au nord du centre historique sur la presqu'ile de Colaba. Elle ne doit pas être confondue avec la station 43057 située à Colaba et dont les normales sont souvent utilisées sur internet:

43003_map1.jpg

 

Vue vers le SSE. La station possède les mêmes défauts que la plupart des ses homologues indiennes: urbanisée et entourée de végétation.

43003_map2.jpg

 

43003_Mumbai_A_v7_33.png

 

 

Première constatation: c'est sacrément humide ! Plus de 2500mm annuels, dont presque 1m en juillet ! Du coup on reste dans le tropical de mousson de Köppen (Am) plutôt que dans le tropical humide et sec (Aw), malgré la saison de sècheresse quasi-absolue de 5 mois. La sévérité de cette saison sèche me pousse d'ailleurs à considérer malgré tout ce climat comme tropical humide et sec.

L'influence maritime joue sur plusieurs facteurs:

- la modération de la chaleur durant la saison chaude de pré-mousson...

- ... qui engendre une sécheresse quasi absolue de décembre à avril due à l'absence de convection

- l'inertie thermique de l'océan fait que le 2e pics de chaleur après la saison des pluies est supérieur au 1er en ne considérant que les tx.

- en revanche, comme à Goa, la plaine côtière prend de plein fouet la mousson du sud-ouest et les dépressions tropicales associées, avec des cumuls de précipitation impressionnants.

 

EDIT 30/01/2015: ajout des tableaux horaires

43003_Mumbai_B_v7_33.png

 

 

L'hiver est donc très ensoleillé et souvent l'hygrométrie est assez basse malgré la proximité de la mer. C'est une saison très agréable, mais dès la mi-février il peut faire déjà bien chaud en journée, jusqu'à 39°c.

43003_JAN_FEB04.png

 

 

Durant la saison chaude les amplitudes thermiques diurnes se resserrent lentement entre mars et mai, en concordance avec une montée progressive de l'hygrométrie. Les plus grosses chaleurs surviennent habituellement en mars, mais elle sont encore sèches. Les dernières semaines avant le début de la saison des pluies sont marquées par une chaleur pénible, d'une grande monotonie, avec des tn et Td vraiment élevés.

43003_MAR_MAY08.png

 

 

La saison des pluies démarre généralement dans la première décade de juin (ça a varié du 16/05 au 18/06 sur la période 2000-2013). Le début est souvent très violent, on peut compter quasiment chaque année sur un épisode de 300mm à l'entame de la saison des pluies.

L'exemple choisi est justement le début le plus tardif des ces 14 dernières années (le 18/06/2005), et l'on voit un épisode de 330mm en 4 jours du 21 au 24/06.

Ce qu'il arriva ensuite le 26/07/2005 est tout simplement extraordinaire: les 944mm relevés ce jour là ne sont pas du tout un bug, ils constituent le nouveau record journalier pour Mumbai et ont fait l'objet d'une documentation abondante sur le web dont par exemple celle-ci.

On relève aussi un autre épisode remarquable cette année là, centré autour des 31/07 et 01/08. Bref, la violence de la mousson à Mumbai n'est vraiment pas une légende...

En aout l'intensité des RR diminue mais leur fréquence reste élevée avec seulement une poignée de jours sans pluie. Donc malgré le départ tardif et l'épisode exceptionnel du 26/07 la saison humide 2005 est un exemple représentatif, avec notamment des t° très proches des moyennes.

43003_JUN_AUG05.png

 

 

Voici les synops du 26/07/2005. Il est en fait tombé 381mm en 3h, ou 649mm en 6h !

43003_26_JUL2005.png

 

 

On termine avec le début de la saison sèche et le 2e pic thermique de l'année en octobre/novembre. Le retrait de la mousson est aussi soudain qu'irrégulier (du 21/09 au 26/10 sur 2000-2013, en moyenne durant la 1er décade d'octobre). Voici un bon exemple, tant pour les dates que pour la grande stabilité et monotonie qui suit le retrait de la mousson. Ici la t° ne connait pas de hausses ponctuelles vers 39° ou 40°c comme durant le 1er pic thermique, elle se maintient a un niveau moyen un peu plus élevé mais sans aucun excès.

43003_OCT_NOV06.png

 

 

Voilà, on commence à bien avoir fait le tour de l'Inde, il me reste encore une étape dans ce pays avant de repartir ailleurs...

 

Modifié par mottoth
Remise en forme

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Mon cher Mottoth, tu vas un peu trop vite ! tongue.png T'as bouffé du "Guronsan" ou quoi ?!

Ben ouais, on n'a plus de temps de discuter des climats et tout et tout...

wink.png

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Mon cher Mottoth, tu vas un peu trop vite ! tongue.png T'as bouffé du "Guronsan" ou quoi ?!

Ben ouais, on n'a plus de temps de discuter des climats et tout et tout...

wink.png

Depuis plus d'un an j'avais accumulé 30 ou 40 fiches que je n'avais jamais eu le temps ou le courage de présenter ici, et depuis le mois d'aout j'essaye de rattraper mon retard... aujourd'hui il m'en reste plus que 5 ou 6, donc le rythme va bientôt ralentir default_smile.png/emoticons/smile@2x.png 2x" width="20" height="20">

Ça me rappelle il y a longtemps qu'il y avait 940 mm en 24 heures le 26 juillet 2005. Voici quelques vidéos :

http://www.youtube.com/watch?v=ptXN1-FFJa0

Et les autres vidéos en plus, mettez vous les mots de recherche en mode vidéo : mumbai + 26 juillet 2005.

Oui, il me semble en avoir parlé happy.png

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#108. Mumbai.

Première constatation: c'est sacrément humide ! Plus de 2500mm annuels, dont presque 1m en juillet ! Du coup on reste dans le tropical de mousson de Köppen (Am) plutôt que dans le tropical humide et sec (Aw), malgré la saison de sècheresse quasi-absolue de 5 mois. La sévérité de cette saison sèche me pousse d'ailleurs à considérer malgré tout ce climat comme tropical humide et sec.

L'influence maritime joue sur plusieurs facteurs:

- la modération de la chaleur durant la saison chaude de pré-mousson...

- ... qui engendre une sécheresse quasi absolue de décembre à avril due à l'absence de convection

- l'inertie thermique de l'océan fait que le 2e pics de chaleur après la saison des pluies est supérieur au 1er en ne considérant que les tx.

- en revanche, comme à Goa, la plaine côtière prend de plein fouet la mousson du sud-ouest et les dépressions tropicales associées, avec des cumuls de précipitation impressionnants.

L'hiver est donc très ensoleillé et souvent l'hygrométrie est assez basse malgré la proximité de la mer. C'est une saison très agréable, mais dès la mi-février il peut faire déjà bien chaud en journée, jusqu'à 39°c

Voici quelques commentaires à cette fiche analytique très intéressante, une fois encore...

Je tiens tout d'abord à apporter une précision vis-à-vis de ce que j'ai surligné en gras : le principal responsable de la sécheresse quasi-absolue qui règne de décembre à avril est surtout la subsidence due à la jonction entre le cellule de Hadley et celle de Ferrel. Cette subsidence engendre en une énorme cellule anticyclonique qui recouvre, en cette saison, un bon nombre de régions s'étendant de l'Atlantique (15 à 30°N) en passant par le Sahara, par la péninsule arabique, le sud de l'Iran, la mer d'Oman, par le sous-continent indien, etc...

Après, effectivement, la position maritime fait en sorte que la convection s'en trouve réduite par rapport à ce qu'il se passe au-dessus des terres, plus chaudes. Quoiqu'entre décembre et février, les terres ne sont pas plus chaudes que la mer.

Mais c'est surtout le fait que Bombay se trouve en pleine subsidence (en altitude) en cette saison.

D'ailleurs, et tu fais bien de le mentionner, l'HR reste basse l'hiver malgré la présence de la mer. C'est encore la subsidence (Hadley) qui en est responsable : l'anticyclone subtropical induit se trouve centré sur l'Inde. Et, contrairement à ce beaucoup de monde pense, la sécheresse hivernale en Inde n'est pas due aux "vents secs et froids en provenance de l'Asie centrale propulsés par l'anticyclone de Sibérie" ! Non, l'anticyclone de Sibérie n'a aucune espèce d'influence en Inde.

Sinon, je voudrais ajouter qu'il existe 5 saisons en Inde (c'est généralement de cette façon que les Indous les décrivent) :

- l'hiver, de décembre à février.

- le printemps, très court, voire inexistant, autour du mois de mars.

- l'été, d'avril à juin, atteignant son paroxysme à la fin, juste avant les pluies.

- la mousson, saison à part entière, de juin à septembre.

- l'automne, octobre et novembre.

Voici mes indices d'humidité pour Bombay :

Ihe (en pleine mousson) = 292, démesurément humide, il en va de soi.

Ih(hiver) = -29, donc déjà bien sec.

Ihsec (au plus fort de la saison sèche, soit de mars à mai) = -42, càd une sécheresse marquée.

Mais malgré cette saison sèche assez intense, les pluies estivales l'emportent largement et font en sorte que le climat est tout de même perhumide (IhA = 160).

Etant donnée la saison sèche largement présente, on a évidemment un climat tropical.

Cependant, considérant que la saison des pluies est nettement prépondérante (IhA largement supérieur à 50 par ailleurs), alors je parlerais d'un climat tropical humide de mousson.

Le biome correspondant est la forêt tropicale décidue humide.

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Je tiens tout d'abord à apporter une précision vis-à-vis de ce que j'ai surligné en gras : le principal responsable de la sécheresse quasi-absolue qui règne de décembre à avril est surtout la subsidence due à la jonction entre le cellule de Hadley et celle de Ferrel. Cette subsidence engendre en une énorme cellule anticyclonique qui recouvre, en cette saison, un bon nombre de régions s'étendant de l'Atlantique (15 à 30°N) en passant par le Sahara, par la péninsule arabique, le sud de l'Iran, la mer d'Oman, par le sous-continent indien, etc...

Après, effectivement, la position maritime fait en sorte que la convection s'en trouve réduite par rapport à ce qu'il se passe au-dessus des terres, plus chaudes. Quoiqu'entre décembre et février, les terres ne sont pas plus chaudes que la mer.

Mais c'est surtout le fait que Bombay se trouve en pleine subsidence (en altitude) en cette saison.

Si j'ai insisté sur ce point précisément pour Bombay y'a une raison: comparativement aux autres stations Indiennes déjà vu ici elle est la seule à avoir une sécheresse aussi marquée, avec 5 mois < 1mm, et durant ces 5 mois (de décembre à avril) un cumul total de 2.1mm en 0.9j de RR>0.1mm.

Si l'on considère la période de 5 mois la plus sèche pour d'autres villes on trouve:

- Nagpur: 52.2mm en 9.7j

- Kolkata: 78.7mm en 7.4j

- New Delhi: 64mm en 9.5j

- Jaisalmer: 15.5mm en 3.4j

- Goa: 15.9mm en 2.5j

- Pune: 14.6mm en 2.6j

J'ai laissé tombé Chennai, Bangalore, Dehradun et Guwahati qui sont encore plus humides...

Donc Bombay présente de loin la saison sèche la plus marquée... Après on trouve:

- Goa qui est une ville côtière bénéficiant des même mécanismes mais plus proche de l'équateur, qui reste donc susceptible de connaitre de rares ondes tropicales humides en saison sèche.

- Pune (prochaine étape) est très proche géographiquement de Bombay mais plus continentale donc soumise à quelques pluies convectives en saison chaude.

- Jaisalmer, dans un désert, qui connait quelques perturbations d'origine tempérée en hiver.

Le cas le plus probant est celui de Nagpur qui est à peu près la la même latitude et à moins de 700kms vers l'est, donc soumise à la même mécanique atmosphérique générale: il y pleut dix fois plus souvent durant la saison sèche !

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D'accord, je comprends ce que tu voulais dire. En fait, ton raisonnement était :

«Sous entendu que la saison sèche est due à la subsidence globale. Ensuite, à latitude équivalente (càd à influence de la subsidence équivalente), l'influence maritime est celle qui va départager les stations entre elles». C'est à peu près ça ?

En tout cas, oui, je suis bien d.accord avec ton constat.

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Bonjour Yves, et bonjour à tous,

Tu as raison, en effet, de préciser que Köppen avait choisi un seuil permettant de délimiter les zones où le gel devenait impossible. Cette Tm du mois le plus frais égale à 18°C semble effectivement pas mal correspondre. Mais justement, dans le cas du nord de l'Inde, ce la ne fonctionne pas vraiment. Alors certes, le gel est possible à New Delhi (par une Tm de janvier de 13°C). Oui, le gel est possible dans tout l'extrême nord de l'Inde. Cependant, plus au sud, là où les Tm de janvier ne sont encore comprises qu'entre 14 et 18°C, le gel n'existe pas. Et cela correspond à une bonne superficie de terres...

Mais pire encore, prenons par exemple le cas des îles de la Macaronésie (que ce soit aux Açores au niveau de la mer ou aux Canaries ou à Madère jusqu'assez haut en altitude), il faut que la Tm de janvier ou février passe en-dessous de 10°C pour que le gel soit possible ! Ce qui signifierait que, selon ce critère du gel, le climat de toute cette grande région atlantique (remontant jusqu'au 45ème parallèle nord environ) serait tropical (en tout cas au niveau de la mer) !

Idem dans les montagnes tropicales, en appliquant ce principe, le climat tropical règnerait jusque très haut en altitude, par exemple jusqu'à 3000-3500 m d'altitude, là où la Tm du mois le plus froid passe sous les... 8-10°C !

Inversement, en Floride par exemple, càd jusqu'à 200 km au nord de Miami, la Tm de janvier atteint 18°C et de fréquentes gelées parfois assez "fortes" (-5/-6°C) peuvent survenir (et même de la neige, et ce jusqu'à Miami, avec une Tm de janvier de 20-21°C)...

Je veux bien que tout ça ne soit que des "cas particuliers", mais ça commence à en faire beaucoup, et surtout, dans ce cas-là, on est très loin de la limite postulée de 18°C.

Bon mais évidemment, dans la plus grande partie des régions terrestres, cette Tm de 18°C pour le mois le plus frais correspond pas mal à la limite du gel. Je suis d'accord.

Bonjour à tous

Encore une fois, il ne faut pas faire dire aux critères de Köppen ce qu'ils ne disent pas :

- La limite de Tm > 18°C pour le mois le plus frais est censée correspondre aux climats sans gelées mais elle n'y répond pas toujours, il est bien sur possible de trouver des exceptions mais ce critère à l'avantage d'être simple... Je pense que pour n'importe quel critère, quel qu'il soit, même compliqué, on pourra trouver des exceptions ou des imperfections. L'avantage des critères compliqués, c'est qu'ils sont plus difficiles à vérifier donc à critiquer.

- Köppen n'a jamais dit que tous les climats ne conaissant pas le gel sont tropicaux. Il est bien évident que quantité de climats hyper océaniques doux ne connaissant pas le gel ne sont pas tropicaux et je ne crois pas que la classification de Kôppen dise le contraire.

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Encore une fois, il ne faut pas faire dire aux critères de Köppen ce qu'ils ne disent pas :

- La limite de Tm > 18°C pour le mois le plus frais est censée correspondre aux climats sans gelées mais elle n'y répond pas toujours, il est bien sur possible de trouver des exceptions mais ce critère à l'avantage d'être simple... Je pense que pour n'importe quel critère, quel qu'il soit, même compliqué, on pourra trouver des exceptions ou des imperfections. L'avantage des critères compliqués, c'est qu'ils sont plus difficiles à vérifier donc à critiquer.

- Köppen n'a jamais dit que tous les climats ne conaissant pas le gel sont tropicaux. Il est bien évident que quantité de climats hyper océaniques doux ne connaissant pas le gel ne sont pas tropicaux et je ne crois pas que la classification de Kôppen dise le contraire.

Oui, je suis d'accord : Köppen a effectivement choisi le critère Tm > 18°C pour le mois le plus frais pour désigner la limite des climats tropicaux.

Mais, il l'a choisi en partant du principe qu'il lui fallait trouver un critère permettant de s'assurer de l'absence de gel.

Mais bon bref, je sais bien que j'ai un peu pinaillé avec l'histoire des climats hyper océaniques, mais hormis ce cas, je pourrais citer plein d'endroits dans le monde où ce critère (la Tm > 18°C) ne correspond vraiment pas à la réalité bioclimatique.

Après, bien entendu, et on en revient toujours à ça, libre à chacun de préférer une classif "simple" (et bien faite), pratique, mais pas mal arbitraire, à une classif plus complexe et bien moins populaire certes, mais bien plus cohérente.

Je pense que ce n'est pas la peine de revenir sur ce débat... sans fin...wink.png

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Le débat autour de l'impossibilité des critères de Köppen à bien caractériser les climats en toute circonstance n'est qu'un exemple parmis d'autre de la difficulté de mettre la nature (et ses lois) en équation.

Il y a bientôt un siècle Einstein montrait que les équations simples - abordable en classe de 3e - de la théorie de la gravitation de Newton n'étaient qu'une approximation valable pour des corps dont la vitesse est très inférieure à celle de la lumière c, et il la recadra au sein de sa fameuse théorie de la relativité générale dont les équations requièrent un bagage mathématique nettement supérieur au niveau collège. Et l'illusion d'un monde que l'on peut décrire par une poignée d'équations et de formules mathématiques simples s'écroula définitivement. On peut aussi citer les fractales - objets mathématiques complexes - que l'on retrouve beaucoup dans la nature, et dont le bestiaire est impressionnant.

Le travail de Köppen se résout lui aussi à quelques formules hélas bien trop simples pour fonctionner à tout les coups, elles ne sont que des approximations et des réductions des vraies équations qui restent à trouver. La climatologie n'étant pas une science fondamentale aucun organisme ne perdra du temps et de l'argent à trouver la classification parfaite, avec par exemple une définition parfaite du climat tropical qui ne sera jamais mise en défaut... mais il ne faut pas être surpris ni déçu que les tentatives effectuées ça ou là - comme celles de Gaël - débouchent sur des formules complexes qui piquent les yeux, car hélas, on le sait maintenant, modéliser et comprendre la nature ne peut plus se faire avec une bête règle de 3.

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Le débat autour de l'impossibilité des critères de Köppen à bien caractériser les climats en toute circonstance n'est qu'un exemple parmis d'autre de la difficulté de mettre la nature (et ses lois) en équation.

Il y a bientôt un siècle Einstein montrait que les équations simples - abordable en classe de 3e - de la théorie de la gravitation de Newton n'étaient qu'une approximation valable pour des corps dont la vitesse est très inférieure à celle de la lumière c, et il la recadra au sein de sa fameuse théorie de la relativité générale dont les équations requièrent un bagage mathématique nettement supérieur au niveau collège. Et l'illusion d'un monde que l'on peut décrire par une poignée d'équations et de formules mathématiques simples s'écroula définitivement. On peut aussi citer les fractales - objets mathématiques complexes - que l'on retrouve beaucoup dans la nature, et dont le bestiaire est impressionnant.

Le travail de Köppen se résout lui aussi à quelques formules hélas bien trop simples pour fonctionner à tout les coups, elles ne sont que des approximations et des réductions des vraies équations qui restent à trouver. La climatologie n'étant pas une science fondamentale aucun organisme ne perdra du temps et de l'argent à trouver la classification parfaite, avec par exemple une définition parfaite du climat tropical qui ne sera jamais mise en défaut... mais il ne faut pas être surpris ni déçu que les tentatives effectuées ça ou là - comme celles de Gaël - débouchent sur des formules complexes qui piquent les yeux, car hélas, on le sait maintenant, modéliser et comprendre la nature ne peut plus se faire avec une bête règle de 3.

Bonjour à tous

Je suis bien d'accord avec ça mais ce que je voulais dire c'est que ce n'est pas en déformant une théorie (celle de Köppen en l'occurence) pour argumenter une autre que l'on va réussir à convaincre. Que la classification de Köppen (ou bien d'autres) soit imparfaite je n'irai pas dire le contraire mais il faut le démontrer avec des vraies raisons et non pas en faisant des raccourcis hasardeux.

Quant à d'autres indices, simples ou compliqués, je pense que pour être valables et pertinents ils doivent pemettre de définir un classification cohérente pour à tous les climats du globe, leur application ponctuelle est pour moi insuffisante. Aujourd'hui, Dann a utilisé ses indices ponctuellement pour telle ou telle région mais il n'a jamais présenté un schéma global cohérent pour le monde entier.

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Bonjour à tous

Je suis bien d'accord avec ça mais ce que je voulais dire c'est que ce n'est pas en déformant une théorie (celle de Köppen en l'occurence) pour argumenter une autre que l'on va réussir à convaincre. Que la classification de Köppen (ou bien d'autres) soit imparfaite je n'irai pas dire le contraire mais il faut le démontrer avec des vraies raisons et non pas en faisant des raccourcis hasardeux.

Quant à d'autres indices, simples ou compliqués, je pense que pour être valables et pertinents ils doivent pemettre de définir un classification cohérente pour à tous les climats du globe, leur application ponctuelle est pour moi insuffisante. Aujourd'hui, Dann a utilisé ses indices ponctuellement pour telle ou telle région mais il n'a jamais présenté un schéma global cohérent pour le monde entier.

Yves, ne sois pas de mauvaise foi, s'il te plaît : je n'ai pas "déformé" la théorie de Köppen, ni ne fais aucun "raccourci hasardeux" (de plus, pour dire ça, tu te focalises sur un petit détail seulement). Et je maintiens (il est facile de s'en rendre compte) que sa classif présente de nombreuses incohérences, que n'importe qui peut démontrer. Ce n'est pas grave, ce n'est pas une affaire d'Etat, mais c'est comme ça, et il faut savoir l'admettre.

Par ailleurs, je ne cherche pas à convaincre que ma méthode est la plus mieux meilleure du monde... je ne fais que donner mon point de vue et les résultats de mes analyses.

Et sur ton deuxième point, je n'ai certes pas encore présenté de classification mondiale (et ce n'est pas pour demain, car ce n'est pas mon but immédiat).

En revanche, s'agissant des indices que j'ai créés, et les ayant "essayés" sur plusieurs centaines de stations, il apparaît de plus en plus probant que :

1) les indices d'humidité (Ihe, IhA, etc...) sont valables absolument partout sur Terre, sauf en milieu polaire (normal, ce sont des indices bioclimatiques adaptés à la végétation climacique).

2) l'indice de tropicalité fonctionne partout.

3) l'indice de subtropicalité fonctionne partout

4) l'indice de continentalité (qu'on peut appliquer partout) semble donner des résultats ayant du sens (bon, celui-ci n'est pas compliqué, mais je le trouve intéressant)...

Et tu sais quoi ? la pertinence et la justesse (l'adéquation à la réalité) de ces indices sont bluffantes (oui, je n'en suis pas peu fier, mais quand on a réussi quelque chose de pertinent, il faut savoir le dire) ! Et ils permettent de déduire bien des choses très intéressantes...

Yves, on a bien compris (depuis bien longtemps) que tu ne veux pas accepter ni admettre l'intérêt de mon travail. Tu en as évidemment le droit, mais tu n'es pas obligé de montrer systématiquement ton agacement.

Je te remercie d'avance pour ta compréhension.

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#109. Pune.

 

Dernière étape en Inde, Pune n'est qu'à 120kms de Mumbai. Mais sa situation un peu en altitude (550m) et la présence d'une chaine de montagne pourtant modeste (1000m à 1100m sur les sommets) entre Pune et l'océan change beaucoup de choses.

43063_map0.jpg

 

43063_map1.jpg

 

Vue vers l'ENE de la modeste chaine des Western Ghats:

43063_map2_ENE.jpg

 

La station est encore une fois très urbanisée, à seulement 1.5kms du centre:

43063_map3.jpg

 

On retrouve un enclavement du aux arbres et aux constructions humaines qui ne fait pas tache avec le reste des stations indiennes:

43063_map4_SW.jpg

 

43063_Pune_A_v7_33.png

 

Je vous présente aujourd'hui une évolution (v3.41) de mes fiches clim qui est surtout cosmétique:

- après plus 1 an 1/2 d'insatisfaction j'ai enfin appris comment formater correctement les lames mensuelles de RR: je me base sur le critère simplifié P=2T pour définir le seuil d'aridité qui se voit attribuer la couleur blanche. Plus sec, on tire vers le rouge jusqu'à 0mm, plus humide on tire vers le vert jusqu'au quintuple du seuil d'aridité (P=10T). Ca c'est pour les mois avec Tm>5°c. Plus froid: c'est tout simplement rouge = 0mm, blanc = 10mm et vert = 50mm.

J'ai appliqué le même principe pour les RR annuelles avec comme neutre (blanc) le seuil de semi-aridité de Köppen et comme limite haute (vert, très humide) le triple de ce seuil. Si le seuil de semi-aridité s'abaisse sous les 120mm (soit une Tm annuelle de 6°c en climat à dynamique méditerranéenne) je conserve comme neutre 120mm quelque soit la t° (et comme vert toujours le triple, donc 360mm).

- j'ai réorganisé l'ordre de la présentation des différents paramètres... vous me direz ce que vous en pensez, ça me parait plus logique de cette façon là...

- j'ai corrigé quelques bugs quasi invisibles sur le formatage colorimétrique des données de Td - plusieurs règles se superposaient, j'ai fait le ménage.

Tout les tableaux récents depuis SANAE ont été remis à jour, ainsi les 8 plus anciens (jusqu'au Cap) et une poignée d'autres (Lyon, Goa et Jaisalmer). Pour les autres je continue le lent travail recommencé avec l'arrivée des valeurs de vent.

 

En ce qui concerne Pune, donc, la position relativement abrité vis-à-vis de la mousson du sud ouest fait que l'on reçoit ici 3 fois moins d'eau qu'à Mumbai. Du coup on retombe dans le tropical humide et sec de Köppen (Aw).

Les amplitudes thermiques diurnes en saison sèches sont très marquée, encore plus qu'à Nagpur. Je soupçonne une bonne surchauffe de la station de Pune, tellement elle parait enclavée. Mais néanmoins, même en enlevant 2 ou 3 bons degrés sur les tx, on garde des amplitudes remarquables pour une station aussi citadine.

 

EDIT 30/01/2015: ajout des tableaux horaires

43063_Pune_B_v7_33.png

 

EDIT 12/09/2016: ajout des roses des vents

43063_Pune_C_v7_33.png

 

 

L'hiver est très peu perturbé, c'est la plupart du temps un temps sec et dégagé d'une grande stabilité. Dès la 2e quizaine de février la hausse de t° est déjà bien amorcée:

43063_JAN_FEB04.png

 

 

J'ai tenu à garder la même période qu'à Mumbai pour la saison chaude, à savoir mars-mai 2008, mais elle est moins représentative pour Pune:

- mars fut inhabituellement nuageux et perturbé (toutes proportions gardées), avec une bonne dégradation orageuse le 22... alors qu'à Mumbai on n'a rien eu.

- la canicule de fin-avril est remarquable, bien qu'elle ne pousse pas bien plus haut que les autres années et reste bien sage par rapport aux 45°c généralisés que l'on peut retrouver ailleurs en Inde du nord continentale.

43063_MAR_MAY08.png

 

 

J'ai du prendre un autre exemple pour la saison des pluies: la saison 2011 commence dans les clous (1er décade de juin), avec une entame typique marquées par de fortes averses pluvio-orageuses.

Puis elle prend rapidement un cours plus tranquille, avec des journées souvent marquées par de petites pluies et bruines persistantes... On retrouve une modération déjà vue à Bangalore au moment où elle aussi se retrouve sous un effet d'abri du au relief. Durant cette période les amplitudes thermiques sont souvent bien faibles.

43063_JUN_AUG11.png

 

 

Enfin voici une fin de mousson un peu différente que les exemples de Nagpur ou Mumbai, qui montre que son retrait n'est pas toujours aussi radical... en effet ici en 2012, après le retrait de la mousson du sud-ouest autour du 08/10, on retrouve une nouvelle période perturbée entre le 21 et le 26/10, à priori en provenance de l'est (golfe du Bengale... souvenez vous, plus au sud vers Bangalore ou Chennai: le flux s'inverse à cette période).

43063_OCT_NOV12.png

 

 

Voilà, c'est tout pour l'Inde, mais avant de retrouver des latitudes plus tempérées il me reste encore un climat de mousson asiatique à vous montrer pour la prochaine fois, et un beau !

 

Modifié par mottoth
Remise à jour

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En fait, Pune se trouve "sous le vent" (sous l'Alizé maritime), alors que la côte tournée vers l'Océan indien (Goa, Bombay, etc...) se trouve "au vent".

C'est exactement la même résultat que pour les îles tropicales comme la Réunion, Hawaii, etc...

C'est donc cet effet orographique qui induit une subsidence localisée derrière la chaine des Ghâts occidentaux, à cause du vent de sud-ouest régulier et chargé d'humidité prête à condenser à et précipiter.

Voici mes indices (je sais qu'Yves trépigne d'impatience de savoir ce qu'ils donnent...tongue_smilie.gif allez, j'te charrie, Yves ! wink.png ) :

Indice de tropicalité : IT = +9, donc bien tropical, mais sans plus (l'effet de l'altitude commence à se faire sentir)

Ihe (centrée sur la mousson) = 47 (saison bien humide, mais rien d'excessif).

Ihsec = -35, saison sèche marquée.

IhA = -2, autrement dit, le climat est tout juste xérique.

Et, une fois encore, cela correspond bien tout juste à la transition entre les biomes de la forêt tropicale décidue sèche (tropical dry deciduous) et de la forêt épineuse xérophile (tropical thorn).

Bref, selon moi, on est ici tout juste à la transition entre le climat tropical humide et sec de mousson et le climat tropical sec de mousson.

nb : à noter que les stats de l'IMD (période 1901-2000 !) donnent 730 mm de pluies à Pune, contre 834 mm pour la période 2000-2012. Il faut donc croire qu'au cours de ces dernières années, la mousson s'est fait plus pluvieuse.

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Bonsoir à tous.

A partir de maintenant le rythme des mises à jour va se ralentir... j'ai rattrapé la plupart du retard et je n'ai plus que quelques fiches en réserve. La prochaine étape du voyage est prévue pour mardi. Puis probablement plus rien avant 3 semaines car je serais à l'étranger pour mes vacances.

Je suis également en train de remettre à jour les fiches les plus anciennes avec les valeurs de vent, les dernières améliorations et bien sur les données les plus récentes (jusqu'à 1 an et demi d'ajout). Il me reste environ 85 fiches à mettre à jour, soit 3 ou 4 mois de travail. Les toutes premières fiches me donnent le plus de fil à retordre, pour des raisons variées mais qui ont en commun le manque d'expérience que j'avais au début...

- Ulaanbaatar a encore été remise à jour aujourd'hui, avec des données encore plus complètes... j'ai fini par découvrir le problème avec cette station: des erreurs d'encodage quasi systématiques des couches nuageuses font planter le parser d'Ogimet, et beaucoup d'épisodes perturbés passent donc à la trappe. Pour l'instant le webmaster d'Ogimet n'est pas trop chaud pour corriger l'erreur, ou plutôt pour ajouter une exception, car ce n'est pas du tout une erreur imputable à Ogimet. Mais j'ai récupéré et complété à la main la plupart des données de RR manquantes: bilan, encore +5% de RR annuelles sur la dernier fiche, et cette fois-çi c'est sur je ne pourrais pas faire mieux.

- Dumont d'Urville: c'est la seule des 10 premières stations qui n'a pas été encore remise à jour. Encore un problème d'encodage des synops: en effet depuis mi-2010 les obs automatiques de la nuit possèdent une erreur systématique qui faisait échouer les quality controls d'Ogimet... cette fois-ci le webmaster a bien voulu rajouter une exception et tout est rentré dans l'ordre, demain au plus tard j'aurai fait la remise à jour. Vous verrez que sans surprise c'est TRES venté !

- Asuncion: j'ai passé un temps fou à contrôler et corriger manuellement les tn/tx qui ont la fâcheuse tendance à remonter trop loin en arrière (24h au lieu de 12h avant le relevé). Resultat: des amplitudes thermiques diurnes moyennes bien ré-évaluées à la baisse durant la période hivernale qui est très contrastée. Une station bien ventée d'ailleurs, en raison des forts conflits thermiques.

Donc j'en apprends encore tour les jours sur les innombrables erreurs possibles dans l'encodage des synops, sur les pratiques régionales ou nationales, etc... Je suis fréquemment en contact avec le webmaster d'Ogimet qui toujours d'une très bonne réactivité.

Sinon voici ce que l'on peut dire des autres stations remises à jour récemment:

- Le Cap m'a surpris pas son caractère très venté... c'est presque aussi venté en été qu'à Bariloche, en Patagonie.

- Calama: très venté aussi, avec l'alternance diurne brise de vallée / brise de montagne. Bonne nouvelle: depuis aout 2013 la station reporte H24 (8 obs par jour) et 7j/7... avant c'était 5 obs/jour et repos le dimanche, la nouvelle pratique permet de mieux prendre en compte les conditions nocturnes (t° les + froides et brise de montagne).

- Hanoi: mauvaise nouvelle, la station ne partage plus de données depuis le 6/09/2012. Retrait temporaire du réseau synoptique ou fermeture définitive ? J'ai sais rien... Idem pour Athènes (pas encore remise à jour), pas de nouvelles depuis plus d'un an.

- Jaisalmer: de toutes les stations Indiennes vues dans ce topic c'est la seule vraiment ventée... et aussi la mieux dégagée... tiens donc ???

- Vize Island: sans atteindre les excès des bases du littoral antarctique c'est quand même bien venté... vraiment un lieu inhospitalier ! J'ai pu voir avec le recul nécessaire l'anomalie colossale de l'été 2012 - "l'été sans banquise" - sur cette station: la période juin 2012 - décembre 2012 est tout simplement incroyable, il a fallu attendre janvier 2013 pour retrouver un froid polaire normal... l'automne 2012 qui suivi l'été sans glace connu un excédent thermique de +5.2°c en octobre et +8.6°c en novembre !

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Bonjour Mottoth,

Merci encore pour ce topic vraiment génial, on apprend plein de choses. Pourrais-tu faire quelques fiches sur les villes balnéaires des mers intérieures comme la mer Noire ou la Caspienne ? Par exemple, Odessa ou Yalta pour la mer Noire et Bakou pour la Caspienne. Ce serait top, merci !

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Bonjour Mottoth,

Merci encore pour ce topic vraiment génial, on apprend plein de choses. Pourrais-tu faire quelques fiches sur les villes balnéaires des mers intérieures comme la mer Noire ou la Caspienne ? Par exemple, Odessa ou Yalta pour la mer Noire et Bakou pour la Caspienne. Ce serait top, merci !

Parmi les rares villes qu'il me reste dans mes cartons j'ai Sochi (mer Noire) et Astrahan (Caspienne). Il me semble que les données de Baku sont trop mauvaises pour en faire qque chose de bien, je vérifierai... idem pour les ville Iraniennes comme Rasht, qui ne présentent des données correctes que depuis 2007 ou 2008.

Je pense donc plutôt me rabattre sur Mahachkala (mer Caspienne) et Kutaisi (Géorgie, bassin de la mer Noire mais pas sur le litorral). Et Odessa est une très bonne suggestionn j'ai l'avais déjà en tête depuis longtemps.

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Bonjour Mottoth,

Merci encore pour ce topic vraiment génial, on apprend plein de choses. Pourrais-tu faire quelques fiches sur les villes balnéaires des mers intérieures comme la mer Noire ou la Caspienne ? Par exemple, Odessa ou Yalta pour la mer Noire et Bakou pour la Caspienne. Ce serait top, merci !

J'ai aussi une fiche de Sotchi de période moyenne 1981-2010 et de records de 1945-2010, avec quelques images -- http://www.atmosphere-climat.com/russie/sotchi/sotchi.html -- J'ai du l'installer sur mon site avant l'approche de jeux olympiques 2014. Les données sont de la source de plusieurs sites professionnelles (ou non-prof si les données soient confirmées) de météorologiques comme celles de http://www.pogodaiklimat.ru/climate/26063.htm, J'ai actuellement 163é fiches de stations dans le monde entier. A vous de regarder assurément et bonne visite sur mon site et aussi pour votre voyage flowers.gif.

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#110. Hué.

 

Hué est situé à peu près au centre du Vietnam, c'était d'ailleurs la principale zone de conflit entre le nord et le sud durant la guerre du Vietnam. On est à 540kms de Hanoi et 810kms de Bangkok:

 

48852_map0.jpg

 

Le relief a une grande importance dans la compréhension du climat local. Hué est à environ 60kms du col dans les nuages: situé sur la route de Da Nang, il matérialise la séparation climatique entre le nord et le sud du pays.

48852_map1.jpg

 

Vue vers le SSE. Les montagnes en arrière plan, dont certaines culminent vers 2000m vers la frontière avec le Laos, bloquent les flux de mousson, et selon leur direction Hué va se retrouver au vent ou sous le vent:

48852_map3_SSE.jpg

 

La station est plutôt campagnarde, à 4.5kms au sud du centre-ville. Après les horreurs vues en Inde on retrouve enfin une implantation correcte:

48852_map2.jpg

 

48852_Hue_A_v7_33.png

 

C'est donc du tropical de mousson (Am), très humide. On retrouve un régime pluviométrique similaire à celui de Chennai, mais en nettement plus humide, sans saison sèche vraiment marquée, ce qui fait que l'on ne tombe pas dans le As de Köppen qui est réservé aux climats tropicaux humides et secs. Mais nous verrons que le fort décalage de la saison des pluies vers l'automne (voire l'hiver) s'explique par les mêmes mécanismes qu'à Chennai, et qui sont au final typiques de certaines façades est tropicales.

 

EDIT 09/03/2015: ajout des roses des vents et des tableaux horaires:

48852_Hue_C_v7_33.png

 

48852_Hue_B_v7_33.png

 

 

On commence pour une fois par le printemps, de février à avril: c'est une période souvent grise, surtout février/mars (souvenez-vous Hanoi), et contrastée... Les écarts de t° sont importants, avec de bonnes hausses du thermomètre lorsque le flux passe au sud, de plus en plus prolongées à mesure que l'on se rapproche de l'été.

 

Aujourd'hui on trouve 2 nouveautés sur les tableaux d'Ogimet, 2 items que j'ai réclamé au webmaster et qu'il a trouvé bon d'intégrer:

- Le Td moyen est maintenant directement calculé à partir des observations directes de Td, et non plus par une formule basée sur l'HR et la Tm.

- La nébulosité se décompose en 2 parties: la nébulosité totale (à gauche), qui additionne toutes les couches nuageuses y compris les cirrus trop envahissants, et la nébulosité de l'étage bas (à droite) - ou de l'étage moyen si il n'y a pas de nuages bas. Cela permet de gommer l'impression de mauvais temps lors de certaines journées, comme par exemple ici du 22 au 24/02:

48852_FEB_APR12.png

 

 

Voici maintenant la saison chaude. Le mois de mai connait une certaine instabilité lors du passage de la ZCIT, comme déjà vu à Bangkok ou Chiang Mai. On y observe donc un pic secondaire de pluviométrie. Puis la mousson du sud ouest s'installe, et la région connait un effet de foehn de grande échelle en juin et juillet qui lui vaut une relative sécheresse et le maximum thermique. Le temps y est souvent bien beau - on voit ici tout l’intérêt de ces données de nébulosité basse dans les tableaux -, et les orages souvent secs.

Puis en aout les systèmes tropicaux qui se forment en mer de Chine commencent à s'inviter: les 5 et 6 aout 2007 la dépression tropicale 06W déversa 222mm à Hué et causa la mort de 60 personnes au Vietnam dans des inondations:

48852_MAY_AUG07.png

 

 

Le coeur de la saison des pluies va de septembre à novembre. En septembre le gros des pluies vient de la saison cyclonique est est alors à son maximum. Puis en octobre la mousson commence à s'inverser: une mousson très humide de nord-est vient alors se bloquer contre le relief et se cumule à la saison cyclonique. En 2000 on a un démarrage assez tranquille en septembre, puis un mois d'octobre bien typique:

- l'épisode centré autour du 10/10 correspond à la tempête tropicale 28W.

- l'épisode des 17 et 18/10 est un coup de mousson du nord-est classique, avec la première baisse notable de température.

En novembre la mousson de nord-est domine et les épisodes de mauvais temps deviennent de plus en plus longs. Ici en 2000, après une première décade remarquablement sèche et fraiche, la pluie se rattrape bien puisqu'elle tombe de façon quasi-continue du 11 au 24/11 !

48852_SEP_NOV00.png

 

 

L'hiver est souvent d'une tristesse infinie... les pluies en provenance du golfe du Tonkin s'attardent jusqu'en janvier, et l'on peut connaitre des séquences pluvieuses exceptionnellement longues, de plusieurs semaines. J'ai choisi un mois de décembre exagérément frais et pluvieux, suivit d'un mois de janvier normal:

48852_DEC11_JAN12.png

 

 

Voilà... C'est la première fois que je passe les 12 mois de l'année pour présenter un climat, mais cela me semblait nécessaire tellement le déroulé des saisons est inhabituel dans cette partie du monde.

 

Modifié par mottoth
Remise à jour.

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Cela me rappelle un carte tirée à part de l'Observatoire central de l'Indo-Chine numérisée sur Gallica, pour l'année 1906 :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8445403b/f1.zoom.langFR

Quelques stations étaient également incluses dans les Annales du Bureau central météorologique de France. Exemple pour la dite année 1906 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32694356z/date.langFR

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Bonjour à tous

Pour Hué, ce n'est pas très loin du "Af" de Köppen. Bien que loin de l'équateur, hormis l'amplitude annuelle (qui reste élevée pour un climat tropical avec 9,2°C), ce climat se rapproche du climat équatorial.

Mottoth, tu parles de différence de climat entre le nord et le sud du Viet-Nam, en quoi cela consiste t-il ?

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Cela me rappelle un carte tirée à part de l'Observatoire central de l'Indo-Chine numérisée sur Gallica, pour l'année 1906 :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8445403b/f1.zoom.langFR

Quelques stations étaient également incluses dans les Annales du Bureau central météorologique de France. Exemple pour la dite année 1906 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32694356z/date.langFR

C'est génial ces vieilles archives.... quel chemin parcouru en 1 siècle !

Bonjour à tous

Pour Hué, ce n'est pas très loin du "Af" de Köppen. Bien que loin de l'équateur, hormis l'amplitude annuelle (qui reste élevée pour un climat tropical avec 9,2°C), ce climat se rapproche du climat équatorial.

Mottoth, tu parles de différence de climat entre le nord et le sud du Viet-Nam, en quoi cela consiste t-il ?

Ouais c'est vrai le Af se joue à pas grand chose, une bonne dizaine de mm en février.

J'avais parlé un peu des climats Vietnamiens en 2007 dans mon /topic/19940-le-vietnam-du-nord-au-sud/'>compte rendu photo de mon premier voyage dans ce pays, avec quelques stats et tout ça, je t'invite à y jeter un oeil même si ce n'est pas aussi poussé que les fiches présentées dans ce fil. Y'a même des photos de Hué et de la région.

Les données de Saigon ne sont pas dispo sur Ogimet - comme Hanoi la station ne partage plus d'infos dans le reseau synoptique mondial -, donc pas de fiche à prévoir pour cette ville. Il me reste à trouver une station bien représentative du sud su pays avec des données de qualité... La zone assez plane qui s’étant de Saigon à Bangkok en passant par le Cambodge possède un climat assez homogène, tu peux donc te référer à la fiche de Bangkok pour voir les grandes lignes du climat de Saigon.

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