mottoth

Climats du monde

2 970 messages dans ce sujet

Bonsoir!

Merci Mottoth pour m'avoir fais découvrir cet indice Australien que je trouve plus réaliste et approprié que l'humidex ou même le heat index quand au calcul de la chaleur ressentie par l'organisme humain.thumbup1.gif

Comme vous le savez, le heat index (développé par les Américains pour calculer la température ressente) "pêche" en ne pas incluant le facteur du vent dans son algorithme; on s'accorde bien qu'une T de 35°C par Td de 22°C et vent de 10m/s est bien plus supportable qu'une T de 35°C par Td de 22°C et un vent nul ou de 1m/s.

En introduisant ces valeurs dans le site ci-dessous (pour le calcule de la température apparente[formule Australienne]), J'ai trouvé une température apparente de 42.1°C avec le vent a 1m/s et de 35.8°C avec le vent a 10m/s, la différence est énorme et reflète bien la réalité; je ressens pleinement ce contraste pendant l'été entre les journées suffocantes (a cause de l'inertie du vent) et les journées supportables (a cause justement de la présence de brises rafraîchissantes) pour la même T et Td.

http://planetcalc.com/2089/

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Non. Par contre le BOM Australien a développé un tel indicateur, que je n'ai pas utilisé, appelé température apparente.

Les interventions de Gaël m'ont conforté dans le choix du Heat Index américain au dépends de l'Humidex Canadien: je voulais un indice qui tente vraiment de modéliser la température ressentie alors que l'Humidex totalise simplement l’énergie de l'air ambiant en additionnant les 2 termes suivants: chaleur de l'air + vapeur d'eau. Et c'est vrai qu'en additionnant choux et carottes, ou plutôt température + énergie, l'Humidex ne devrais pas, mais alors vraiment pas, s'utiliser avec une unité.

C'est également exactement le cas pour le Heat Index et pour la température apparente australienne qui, eux aussi, tout autant que pour l'humidex, additionnent allègrement des torchons et des serviettes (surtout l'AT australien).

En fait, l'unité la plus logique qu'ils auraient tous dû utiliser est le Watt, tout simplement.

Toutes ces considérations mises à part, je comprends ton choix : tu veux surtout faire apparaître un ressenti humain, alors que moi, je donne plus d'importance à la "vraie" quantité d'énergie (de chaleur, donc) de la masse d'air en question.

L'AT australien m'a pas l'air mal pour le ressenti, effectivement.

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Toutes ces considérations mises à part, je comprends ton choix : tu veux surtout faire apparaître un ressenti humain, alors que moi, je donne plus d'importance à la "vraie" quantité d'énergie (de chaleur, donc) de la masse d'air en question.

L'AT australien m'a pas l'air mal pour le ressenti, effectivement.

En fait j'ai une approche beaucoup plus pragmatique que la tienne, qui est assez "puriste".

J'ai passé un bon moment hier à comparer à nouveau tout ces indices, le Heat Index américain ne mélange pas vraiment "torchons et serviettes", c'est peut-être même le moins choquant sur ce plan là: pour ce qui est des unités il ne manipule que des températures... certes élevées au carré et au cube, mais que des températures, car la seule autre variable de la formule est l'humidité relative qui est un ratio, donc sans unité.

En fait, l'unité la plus logique qu'ils auraient tous dû utiliser est le Watt, tout simplement.

Mes cours de thermodynamique sont presque 20ans derrière moi, mais j'aurais dit le Joule, par exemple exprimer la chaleur "totale" en J/m3.

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J'ai passé un bon moment hier à comparer à nouveau tout ces indices, le Heat Index américain ne mélange pas vraiment "torchons et serviettes", c'est peut-être même le moins choquant sur ce plan là: pour ce qui est des unités il ne manipule que des températures... certes élevées au carré et au cube, mais que des températures, car la seule autre variable de la formule est l'humidité relative qui est un ratio, donc sans unité.

Oui, bof : le Heat Index additionne quand même des températures (donc des °C) à des coefficients sans unité (les ci), à des HR (donc autres valeurs sans unités) et à des températures au carré ! C'est pas très élégant non plus, hein ! wink.png

Mes cours de thermodynamique sont presque 20ans derrière moi, mais j'aurais dit le Joule, par exemple exprimer la chaleur "totale" en J/m3.
Oui pourquoi pas. Mais je pensais surtout à des notions de puissance (comme pour la radiation solaire, en W/m²), issue du bilan radiatif, Je me disais qu'il serait plus judicieux de parler de puissance puisqu'il s'agit de températures et de valeurs de teneur en eau - donc d'humidex - maximales, donc instantanées.

Mais bon, bref...

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Et c'est vrai qu'en additionnant choux et carottes, ou plutôt température + énergie, l'Humidex ne devrais pas, mais alors vraiment pas, s'utiliser avec une unité. A partir du moment où l'indice est construit pour être une modulation de la température, on est obligés de garder l'unité de la température. Or, l'idée est bien de dire aux gens : c'est une modulation de la température en fonction d'autres paramètres. Si on veut être critique, on est dans la fabulation depuis le début, à savoir que donner la température ne dit pas le ressenti, même à vent nul et humidité constanteMais les gens ont la fausse idée de savoir ce qu'est le ressenti pour une température donnée, donc on leur fabrique un nouvel indice de ressenti comme une température modifiée.

Communication, communication. Par contre, la combinaison température+humidité+vent est reliée à des statistiques sanitaires. Et il faut des indices (avec l'unité que vous voulez) qui permettent d'exprimer le risque sanitaire.

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Et c'est vrai qu'en additionnant choux et carottes, ou plutôt température + énergie, l'Humidex ne devrais pas, mais alors vraiment pas, s'utiliser avec une unité.

Attention quand même à rester précis : le concept visant à ajouter la quantité d'énergie correspondant à la chaleur sensible (mesurée par la température) à la quantité d'énergie correspondant à la teneur en vapeur d'eau (mesurée par le Td) est tout à fait recevable. On ajoute bien là deux quantités, deux formes d'énergie. L'humidex tente de se rapprocher de ce concept. Mais étant donné que sa formule dépend strictement de la température et de la teneur en vapeur d'eau, sans que ces valeurs n'aient été converties en énergie, alors il est effectivement impossible d'y adjoindre une unité.

A partir du moment où l'indice est construit pour être une modulation de la température, on est obligés de garder l'unité de la température. Or, l'idée est bien de dire aux gens : c'est une modulation de la température en fonction d'autres paramètres.
Si on veut être critique, on est dans la fabulation depuis le début, à savoir que donner la température ne dit pas le ressenti, même à vent nul et humidité constante

Mais les gens ont la fausse idée de savoir ce qu'est le ressenti pour une température donnée, donc on leur fabrique un nouvel indice de ressenti comme une température modifiée.

Communication, communication.Par contre, la combinaison température+humidité+vent est reliée à des statistiques sanitaires. Et il faut des indices (avec l'unité que vous voulez) qui permettent d'exprimer le risque sanitaire. Oui, je suis d'accord.

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Attention quand même à rester précis : le concept visant à ajouter la quantité d'énergie correspondant à la chaleur sensible (mesurée par la température) à la quantité d'énergie correspondant à la teneur en vapeur d'eau (mesurée par le Td) est tout à fait recevable. On ajoute bien là deux quantités, deux formes d'énergie. L'humidex tente de se rapprocher de ce concept. Mais étant donné que sa formule dépend strictement de la température et de la teneur en vapeur d'eau, sans que ces valeurs n'aient été converties en énergie, alors il est effectivement impossible d'y adjoindre une unité.

Oui, quoique physiquement, pour vraiment avoir une énergie, il faudrait ramener la quantité de vapeur d'eau à un certain volume d'air tout comme la température. Après ce n'est pas le but. Il s'agit en fait de quantifer le "confort humain". Pour ceci, comme le dit Nuri un peu plus haut, la vitesse du vent est importante.

On pourrait concevoir un indice de chaleur qui, dans les conditions mesurées, représenterait la puissance que doit fournir un organisme humain pour maintenir son corps à 37°C. Tout comme, de la même façon, on a conçu un indice de refroidissement éolien qui prend en compte la température et la vitesse du vent.

Comme le dit Cotissois, le fait de comparer ça à une température n'a pas beaucoup de sens physiquement mais c'est ce qui parle le mieux à la plupart des gens.

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Je pense en fait que le terme "substrat" est un peu "too much" pour ce que tu décris... je dirais simplement "milieu": le milieu maritime agit de telle façon sur l'atmosphère, et le milieu continental (ou plutôt "terrestre", pour éviter l'amalgame avec le climat continental) agit d'une autre façon. Après sur les interactions en question je pense qu'on est finalement plutôt bien sur la même longueur d'onde. Pour prolonger ce que j'ai écrit hier je diviserais le milieu terrestre en 2: aride et non-aride. Et voilà comment j'espère réconcilier tout le monde... le terme "susbtrat" me gène un peu: il est apparemment employé essentiellement en botanique et en électronique et ça me gène de lui inventer un nouveau sens alors que la langue française ne manque pas de vocabulaire.

Je me permets de revenir sur ce point conceptuel et sémantique s'agissant du substrat (dans le sens où je l'avais décrit)...

Je suis en fait tombé sur un livre de climatologie («Climatologie», de Jean-Pierre Vigneau, 2005) dans lequel l'auteur mentionne et explique à de très nombreuses reprises(chapitre 3) le terme "substrat". Il l'utilise clairement, tout comme je le fais, pour désigner le substrat océanique et le substrat continental. Et il explique exactement ce que j'ai expliqué sur ce fil il y a quelques jours : les mêmes causes, et les mêmes effets que j'avais décris du point de vue climatologique.

Je vais donc continuer à mentionner les deux types de substrats, à savoir le substrat océanique et le substrat continental. Ces 2 composantes sont donc effectivement essentielles dans la compréhension des mécanismes atmosphériques et du couplage surface-atmosphère.

Ce terme "substrat" est donc clairement le mieux approprié pour désigner ce concept.

Je pense qu'il est donc nécessaire d'en tenir compte si l'on veut déterminer la différence entre le climat continental et le climat océanique, et plus généralement, entre les climats continentaux et les climats maritimes.

wink.png

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Citation
Je me permets de revenir sur ce point conceptuel et sémantique s'agissant du substrat (dans le sens où je l'avais décrit)...

Je suis en fait tombé sur un livre de climatologie («Climatologie», de Jean-Pierre Vigneau, 2005) dans lequel l'auteur mentionne et explique à de très nombreuses reprises(chapitre 3) le terme "substrat". Il l'utilise clairement, tout comme je le fais, pour désigner le substrat océanique et le substrat continental. Et il explique exactement ce que j'ai expliqué sur ce fil il y a quelques jours : les mêmes causes, et les mêmes effets que j'avais décris du point de vue climatologique.

Je vais donc continuer à mentionner les deux types de substrats, à savoir le substrat océanique et le substrat continental. Ces 2 composantes sont donc effectivement essentielles dans la compréhension des mécanismes atmosphériques et du couplage surface-atmosphère.

Ce terme "substrat" est donc clairement le mieux approprié pour désigner ce concept.

Je pense qu'il est donc nécessaire d'en tenir compte si l'on veut déterminer la différence entre le climat continental et le climat océanique, et plus généralement, entre les climats continentaux et les climats maritimes.

wink.png

Oui pour moi c'est juste un problème de vocabulaire... substrat reste à mes yeux un peu trop spécifique, et pompeux aussi. C'est pas un ouvrage qui va changer le sens du mot dans le dictionnaire.

 

#118. Perth.

 

Une nouvelle mise à jour qui a été un peu plus longue à venir que prévu, vous allez voir pourquoi.

Perth est la plus grande ville de l'ouest Australien (2 millions d'habitants). Pour vous rappeler combien l'Australie est grande, Perth est à 2000kms de Alice Springs, 2650kms de Darwin et 3620kms de Brisbane:

94610_map0.jpg

 

La station est située sur l'aéroport (commune de Belmont), sur la plaine côtière, à 11kms du centre ville et 20kms de l'océan. Environ 10kms à l'est le relief devient plus bosselé avec de modestes collines (200 à 300m d'altitude) qui apparaissent en vert sombre sur cette image:

94610_map1.jpg

 

Vue vers l'OSO. Les abords immédiat de la station sont assez bien dégagés, pas trop près des pistes et des terminaux... c'est une station plutôt campagnarde finalement:

94610_map2.jpg

 

94610_Perth_A_v7_30.png

 

C'est un climat méditerranéen, variante océanique: contrairement à la méditerranée qui en se réchauffant l'été donne une hygrométrie souvent élevée, ici l'océan voisin plus froid maintient une hygrométrie souvent très agréable en été. Ce climat a de grandes similarités avec celui du Cap: hivers identiques (températures, nébulosité humidité) et régime de vent annuel semblable - vents assez forts au demeurant.

 

Ici l'été est cependant plus chaud, pour je pense les raisons suivante: continentalité plus forte (Le Cap est sur... un cap !), flux d'ouest moins dominant, et il faut probablement chercher aussi du côté des courant marins qui doivent être un peu moins froid ici qu'au large du Chili ou de la Namibie..

 

En commençant à travailler sur les indices de Winchill et de Heat Index j'ai du réorganiser mes feuilles de données et travailler un peu plus en base de donnée, afin de ne pas risquer de désynchroniser les différents paramètres en jeu (t°, Td, vent) et d'obtenir des résultats farfelus. J'ai poursuivi durant ces derniers jours ce travail de réorganisation afin de rendre possible une idée que j'avais depuis bien longtemps en tête: étudier les conditions moyennes à heures fixes. En effet toutes les stations synoptiques émettent leurs observations à des heures dites synoptiques, qui sont généralement (en heure UTC) 0h, 3h, 6h, 9h, 12h, 15h, 18h et 21h. Mon idée était donc de déterminer les différentes conditions atmosphériques durant une journée type, par intervalles de 3 heures. Voici le résultat pour Perth:

94610_Perth_B_v7_30.png

Il faut évidemment une info importante: le fuseau horaire... mais plutôt que d'utiliser le fuseau horaire (ici 0hUTC = 9h locale) je préfère utiliser l'heure solaire moyenne, communiquée au dessus des graphiques. Ici 0hUTC - ou 00Z, Z pour "zulu time" - équivaut à 7h43 solaire, sachant que le soleil atteint son maximum au dessus de l'horizon vers 12h solaires.

J'ai intégré également les graphiques des mois de janvier, avril, juillet et octobre, qui dans la plupart des cas correspondent au milieu des 4 saisons.

Je vous laisse découvrir ces données... ici on peut voire des choses qu'on retrouvera très souvent ailleurs dans le monde, à savoir:

- vent moyen: minimum nocturne, maximum dans l'après midi.

- nébulosité: maximum diurne (convection)... sauf ici pour la saison estivale, où le max est atteint en fin de nuit et matinée en raison de nuages bas côtiers.

- Td: maximum en début de soirée

- effet de marais barométrique.

 

EDIT 14/10/2015: ajout des roses des vents

94610_Perth_C_v7_30.png

 

 

Revenons à Perth avec un petit tour des saisons.

L'hiver est très agréable et souvent très beau entre 2 passages perturbés. C'est vraiment la même chose que ce que l'on a déjà vu au Cap, y compris pour les amplitudes thermiques diurnes qui peuvent être fortes lorsqu'il fait beau. L'hiver 2002 présenté ici est en tous points normal:

94610_JUN_AUG02.png

 

 

Au printemps les pluies de raréfient à mesure que l'on se rapproche de l'été. On commence à voir apparaitre de gros coups de chaleurs lorsque le flux devient continental. Ici on a une chaleur exceptionnelle les 11 et 12/11/2003, au sein d'une saison plutôt normale (septembre normal, octobre un peu frais, novembre un peu chaud).

94610_SEP_NOV03.png

 

 

Et voici un exemple d'été avec la saison 2002-2003.

Malgré la chaleur dominante des coups de frais restent toujours possibles (avec des tn largement inférieures à 10°c), et d'une manière générale les températures montrent une variabilité surprenante pour qui s'attendait à retrouver un climat méditerranéen à la même stabilité estivale qu'atour de la grande bleue.

Mais il faut surtout compter sur de grosses chaleurs, les 40°c sont dépassés plusieurs fois par an. Heureusement cette chaleur est sèche la plupart du temps... mais pas toujours: on peut discerner un caractère subtropical sur certains épisodes, comme ici fin décembre ou mi-février où le Td s'approche d'une moyenne de 20°c. Ce n'est pas très surprenant si l'on se rappelle que l'on avait vu à Alice Springs que l'air tropical envahi régulièrement le coeur du continent... il arrive donc de temps en temps jusqu'ici. En janvier 2000 un épisode d'origine tropicale avait déversé 82mm de pluie en 2 jours.

94610_DEC02_FEB03.png

 

Je ne détaille pas l'automne qui est identique au printemps.

Pour conclure je dirais que ce climat méditerranéen est d'affinité subtropicale, en raison des bouffées humides épisodiques estivales.

 

Modifié par mottoth
Remise en forme

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Oui pour moi c'est juste un problème de vocabulaire... substrat reste à mes yeux un peu trop spécifique, et pompeux aussi. C'est pas un ouvrage qui va changer le sens du mot dans le dictionnaire.

#118. Perth.

Une nouvelle mise à jour qui a été un peu plus longue à venir que prévu, vous allez voir pourquoi.

Perth est la plus grande ville de l'ouest Australien (2 millions d'habitants). Pour vous rappeler combien l'Australie est grande, Perth est à 2000kms de Alice Springs, 2650kms de Darwin et 3620kms de Brisbane:

94610_map0.jpg

La station est située sur l'aéroport (commune de Belmont), sur la plaine côtière, à 11kms du centre ville et 20kms de l'océan. Environ 10kms à l'est le relief devient plus bosselé avec de modestes collines (200 à 300m d'altitude) qui apparaissent en vert sombre sur cette image:

94610_map1.jpg

Vue vers l'OSO. Les abords immédiat de la station sont assez bien dégagés, pas trop près des pistes et des terminaux... c'est une station plutôt campagnarde finalement:

94610_map2.jpg

94610_Perth_pg1_v5_00.png

C'est un climat méditerranéen, variante océanique: contrairement à la méditerranée qui en se réchauffant l'été donne une hygrométrie souvent élevée, ici l'océan voisin plus froid maintient une hygrométrie souvent très agréable en été. Ce climat a de grandes similarités avec celui du /topic/67917-climats-du-monde/page__view__findpost__p__1549946'>Cap: hivers identiques (températures, nébulosité humidité) et régime de vent annuel semblable - vents assez forts au demeurant.

Ici l'été est cependant plus chaud, pour je pense les raisons suivante: continentalité plus forte (Le Cap est sur... un cap !), flux d'ouest moins dominant, et il faut probablement chercher aussi du côté des courant marins qui doivent être un peu moins froid ici qu'au large du Chili ou de la Namibie..

En commençant à travailler sur les indices de Winchill et de Heat Index j'ai du réorganiser mes feuilles de données et travailler un peu plus en base de donnée, afin de ne pas risquer de désynchroniser les différents paramètres en jeu (t°, Td, vent) et d'obtenir des résultats farfelus. J'ai poursuivi durant ces derniers jours ce travail de réorganisation afin de rendre possible une idée que j'avais depuis bien longtemps en tête: étudier les conditions moyennes à heures fixes. En effet toutes les stations synoptiques émettent leurs observations à des heures dites synoptiques, qui sont généralement (en heure UTC) 0h, 3h, 6h, 9h, 12h, 15h, 18h et 21h. Mon idée était donc de déterminer les différentes conditions atmosphériques durant une journée type, par intervalles de 3 heures. Voici le résultat pour Perth:

94610_Perth_pg2_v5_00.png

Il faut évidemment une info importante: le fuseau horaire... mais plutôt que d'utiliser le fuseau horaire (ici 0hUTC = 9h locale) je préfère utiliser l'heure solaire moyenne, communiquée au dessus des graphiques. Ici 0hUTC - ou 00Z, Z pour "zulu time" - équivaut à 7h43 solaire, sachant que le soleil atteint son maximum au dessus de l'horizon vers 12h solaires.

J'ai intégré également les graphiques des mois de janvier, avril, juillet et octobre, qui dans la plupart des cas correspondent au milieu des 4 saisons.

Je vous laisse découvrir ces données... ici on peut voire des choses qu'on retrouvera très souvent ailleurs dans le monde, à savoir:

- vent moyen: minimum nocturne, maximum dans l'après midi.

- nébulosité: maximum diurne (convection)... sauf ici pour la saison estivale, où le max est atteint en fin de nuit et matinée en raison de nuages bas côtiers.

- Td: maximum en début de soirée

- effet de marais barométrique.

J'ai remis à jour aujourdhui la fiche de /topic/67917-climats-du-monde/page__view__findpost__p__2200620'>Ojmjakon avec ce nouveau format (v5.00, la v4 n'aura vécu que 10 jours !)... vous y verrez par exemple sur les graphiques la corrélation entre t° et Td durant les mois d'hiver.

Revenons à Perth avec un petit tour des saisons.

L'hiver est très agréable et souvent très beau entre 2 passages perturbés. C'est vraiment la même chose que ce que l'on a déjà vu au Cap, y compris pour les amplitudes thermiques diurnes qui peuvent être fortes lorsqu'il fait beau. L'hiver 2009 présenté ici est un peu plus frais que la moyenne, avec un mois d'aout assez maussade:

94610_JUN_AUG09.png

Au printemps les pluies de raréfient à mesure que l'on se rapproche de l'été. On commence à voir apparaitre de gros coups de chaleurs lorsque le flux devient continental. Ici on a une chaleur exceptionnelle les 11 et 12/11/2003, au sein d'une saison plutôt normale (septembre normal, octobre un peu frais, novembre un peu chaud).

94610_SEP_NOV03.png

On continue avec 2003 (puis 2004) pour l'été. Décembre 2003 fut un peu frais, janvier 2004 hyper normal puis février un peu chaud.

Malgré la chaleur dominante des coups de frais restent toujours possibles (avec des tn largement inférieures à 10°c).

Mais il faut surtout compter sur de grosses chaleurs, les 40°c sont dépassés plusieurs fois par an. Heureusement cette chaleur est sèche la plupart du temps... mais pas toujours: on peut discerner un caractère subtropical sur certains épisodes, comme ici durant le coup de chaud de mi-février. Avec un Td qui est monté à 24.7°c et un Heat Index de 44 cette séquence fut franchement tropicale. Ce n'est pas très surprenant si l'on se rappelle que l'on avait vu à /topic/67917-climats-du-monde/page__view__findpost__p__2204746'>Alice Springs que l'air tropical envahi régulièrement le coeur du continent... il arrive donc de temps en temps jusqu'ici. En janvier 2000 un autre épisode d'origine tropicale avait déversé 82mm de pluie en 2 jours.

94610_DEC03_FEB04.png

Je ne détaille pas l'automne qui est identique au printemps.

Pour conclure je dirais que ce climat méditerranéen est d'affinité subtropicale, en raison des bouffées humides épisodiques estivales.

Hello Mottoth,

Beau travail et merci.

Je te rejoins tout à fait sur la définition de substrat. Je ne suis pas très partisan de donner d'autres définitions aux mots. Un substrat c'est avant tout un support, "ce sur quoi s'exerce une action", et cela ne définit pas un milieu. C'est aussi le cas pour certains mots comme "continental" et c'est, beaucoup trop souvent déroutant. Par exemple ce mot peut renvoyer au climat, ou à une position géographique. Pareil pour le mot méditerranéen, ou subtropical. Ce dernier étant particulièrement difficile à définir, c'est d'ailleurs pour cela que je ne te rejoins pas forcément sur le côté "affinité subtropicale" puisque selon beaucoup, et selon moi, le climat méditerranéen représenterait ce climat subtropical de façade ouest. Mais après, je comprends les autres appréciations.

En revanche j'ai remarqué quelques petites erreurs sur les moyennes des T. Par exemple, en janvier, ce serait plutôt 25° en tm et à l'année, 18,75° je crois. Sinon, beau boulot default_smile.png/emoticons/smile@2x.png 2x" width="20" height="20">

Crabo

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selon moi, le climat méditerranéen représenterait ce climat subtropical de façade ouest. Mais après, je comprends les autres appréciations.

En revanche j'ai remarqué quelques petites erreurs sur les moyennes des T. Par exemple, en janvier, ce serait plutôt 25° en tm et à l'année, 18,75° je crois. Sinon, beau boulot smile.png

Crabo

Méditerranéen = subtropical de facade ouest... c'est pas mal vu, et à mon avis à creuser. Mais le gros point commun des façades ouest c'est aussi les courants océaniques froids (en Californie, au Chili, Afrique de sud, Maroc, et Australie)... il faudrais donc demêler cette influence de celle de la subsidence au nord de la cellule de Hadley subtropicale, qui se ressent de la Méditerranée à l'Asie Centrale.

Sinon, point d'erreur sur les Tm: ce sont les moyennes sur 24h, pas la (tn+tx)/2. Encore un point précisé dans le tout premier message de ce fil: Si vous avez des questions sur les définitions des paramètres présenté et les méthodes merci de relire l'entame de ce sujet qui est régulièrement remise à jour à chaque évolution... après je reste ouvert à tout éclaircissement ou suggestion default_smile.png/emoticons/smile@2x.png 2x" width="20" height="20">

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Oui pour moi c'est juste un problème de vocabulaire... substrat reste à mes yeux un peu trop spécifique, et pompeux aussi. C'est pas un ouvrage qui va changer le sens du mot dans le dictionnaire.

Je te rejoins tout à fait sur la définition de substrat. Je ne suis pas très partisan de donner d'autres définitions aux mots. Un substrat c'est avant tout un support, "ce sur quoi s'exerce une action", et cela ne définit pas un milieu.

Ça ne reste que votre avis... et au passage, Crabo, le sens de substrat (dans le concept que j'avais expliqué, de même qu'il est expliqué dans le bouquin soi-disant pompeux...) n'est pas celui de "milieu".

Mais bon bref, je ne vais pas le réexpliquer. Chacun son avis sur la question, mais sachez que beaucoup de gens trouvent donc logique de parler de "substrats". C'est bien le terme le plus approprié pour définir ces concepts.

c'est d'ailleurs pour cela que je ne te rejoins pas forcément sur le côté "affinité subtropicale" puisque selon beaucoup, et selon moi, le climat méditerranéen représenterait ce climat subtropical de façade ouest.

Mais pour beaucoup d'autres personnes également, méditerranéen n'est pas synonyme de subtropical (j'espère qu'on ne va pas relancer la discussion interminable).wink.png

Je suis pour le coup tout à fait d'accord avec la première appréciation de Mottoth : le climat de Perth est méditerranéen, et presque subtropical (mais il ne l'est pas, selon la vision botaniste, donc, évidemment).

Je reviendrai sur l'analyse du climat de Perth sans doute demain...

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Ça ne reste que votre avis... et au passage, Crabo, le sens de substrat (dans le concept que j'avais expliqué, de même qu'il est expliqué dans le bouquin soi-disant pompeux...) n'est pas celui de "milieu".

Mais bon bref, je ne vais pas le réexpliquer. Chacun son avis sur la question, mais sachez que beaucoup de gens trouvent donc logique de parler de "substrats". C'est bien le terme le plus approprié pour définir ces concepts.

Mais pour beaucoup d'autres personnes également, méditerranéen n'est pas synonyme de subtropical (j'espère qu'on ne va pas relancer la discussion interminable).wink.png

Je suis pour le coup tout à fait d'accord avec la première appréciation de Mottoth : le climat de Perth est méditerranéen, et presque subtropical (mais il ne l'est pas, selon la vision botaniste, donc, évidemment).

Je reviendrai sur l'analyse du climat de Perth sans doute demain...

C'est le terme le plus approprié selon toi.

Personnellement je trouve bien plus appropriée la version substrat = sec ou humide. Le problème, c'est que le fait de ne pas être en accord sur des mots finit par ajouter de la confusion je trouve. On risque de s'y perdre. Non?

Ensuite, on ne relance pas le débat, et c'est pour ça que je n'ai pas utilisé l'affirmative. Je n'essaie pas de faire passer mon opinion en force, et c'est pour ça que j'utilise le bon vieux "selon moi".

Sinon, Mottoth,,la sécheresse estivale de ces régions, sous l'influence des courants océaniques, n'est-elle pas elle aussi, due à la subsidence de ce type de cellules?

Par exemple, l'anticyclone des acores, n'est-il pas issu lui aussi d'une zone de subsidence de l'air tropical amené par une cellule de hadley? Cet anticyclone est souvent porteur de beau temps en été en europe, n'est-il pas représentatif justement, de cette zone de calme subtropicaux?

Même si l'anticyclone mediterraneen n'est pas le même, il reste aussi le fruit de la subsidence subtropicale comme tu l'as dit. Donc n'est-ce pas LE point commun entre toutes ces régions?

Crabo

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Personnellement je trouve bien plus appropriée la version substrat = sec ou humide.

Les concepts de "substrat continental" et "substrat maritime" n'ont rien à voir (ou en tout cas peu à voir) avec la seule différentiation sec / humide.

la sécheresse estivale de ces régions, sous l'influence des courants océaniques, n'est-elle pas elle aussi, due à la subsidence de ce type de cellules?Par exemple, l'anticyclone des acores, n'est-il pas issu lui aussi d'une zone de subsidence de l'air tropical amené par une cellule de hadley? Cet anticyclone est souvent porteur de beau temps en été en europe, n'est-il pas représentatif justement, de cette zone de calme subtropicaux?

Même si l'anticyclone mediterraneen n'est pas le même, il reste aussi le fruit de la subsidence subtropicale comme tu l'as dit. Donc n'est-ce pas LE point commun entre toutes ces régions?

Oui, c'est bien ça. Les courants océaniques ne font qu'amplifier la stabilité de l'air du fait que le "substrat maritime" (tiens, justement...) qui les caractérise est suffisamment frais par rapport aux côtes environnantes.

Mais effectivement, toutes les régions allant de l'Atlantique nord (de 20 à 50-55°N environ) au grand sud de l'Europe (jusqu'à un peu au-delà des régions méditerranéennes, en Europe centrale) à l'Asie centrale subissent l'influence (plus forte au sud qu'au nord de cette zone, évidemment) des cellules anticycloniques subtropicales, donc l'influence de la subsidence induite par la jonction entre les cellules de Hadley et de Ferrel. Cette influence est évidemment présente durant l'été dans portion nord de cette zone, et bien plus durable plus au sud.

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Méditerranéen = subtropical de facade ouest... c'est pas mal vu, et à mon avis à creuser. Mais le gros point commun des façades ouest c'est aussi les courants océaniques froids (en Californie, au Chili, Afrique de sud, Maroc, et Australie)... il faudrais donc demêler cette influence de celle de la subsidence au nord de la cellule de Hadley subtropicale, qui se ressent de la Méditerranée à l'Asie Centrale.

Sinon, point d'erreur sur les Tm: ce sont les moyennes sur 24h, pas la (tn+tx)/2. Encore un point précisé dans le tout premier message de ce fil: Si vous avez des questions sur les définitions des paramètres présenté et les méthodes merci de relire l'entame de ce sujet qui est régulièrement remise à jour à chaque évolution... après je reste ouvert à tout éclaircissement ou suggestion default_smile.png/emoticons/smile@2x.png 2x" width="20" height="20">

Ok Mottoth,

Merci pour tes éclaircissements. C'est donc plus proche de la réalité, mais alors quelle différence! La marge d'erreur est quand même grosse. Du coup, je vais revoir un peu les stations que tu as déjà passé, car je ne l'avais pas vu sous cet angle.

Existe t'il des moyennes sur 24 heures pour les stations françaises?

Merci

Crabo

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#118. Perth.

C'est un climat méditerranéen, variante océanique: contrairement à la méditerranée qui en se réchauffant l'été donne une hygrométrie souvent élevée, ici l'océan voisin plus froid maintient une hygrométrie souvent très agréable en été. Ce climat a de grandes similarités avec celui du /topic/67917-climats-du-monde/page__view__findpost__p__1549946'>Cap: hivers identiques (températures, nébulosité humidité) et régime de vent annuel semblable - vents assez forts au demeurant.

Ici l'été est cependant plus chaud, pour je pense les raisons suivante: continentalité plus forte (Le Cap est sur... un cap !), flux d'ouest moins dominant, et il faut probablement chercher aussi du côté des courant marins qui doivent être un peu moins froid ici qu'au large du Chili ou de la Namibie..

Pour conclure je dirais que ce climat méditerranéen est d'affinité subtropicale, en raison des bouffées humides épisodiques estivales.

Salut,

Voici ma petite analyse du climat de Perth, analyse principalement axée sur le point de vue bioclimatique comme vous le savez.

Allons-y d'abord avec les indices hydriques :

Ihe (indice hydrique estival) = -38 (donc des étés très secs, rien d'étonnant à ça).

IhA (indice annuel) = -8, autrement dit, la végétation doit être adaptée à un climat légèrement xérique.

L'indice de continentalité, quant à lui, atteint tout de même 0.32 à l'aéroport de Perth, mais plus que 0.27 à Fremantle (sur la côte).

Le régime pluviométrique est cependant clairement maritime, puisque 84% des précipitations tombent dans le semestre de soleil bas.

L'indice de subtropicalité atteint 9980, soit légèrement au-dessous du seuil fixé à 11000.

Au vu des ces éléments, et compte-tenu du niveau global des températures, je dirais que nous avons à faire à un climat tempéré méditerranéen chaud.

Il n'est pas subtropical (même si l'on en n'est effectivement pas loin). À noter qu'il faut monter assez loin vers le nord pour rentrer dans le domaine subtropical, la limite commençant entre 400 et 500 km au nord, le courant océanique frais y étant sans doute pour quelque chose...

Je suis également d'accord avec Mottoth pour le côté "variante océanique" du climat méditerranéen. En effet, même à l'aéroport de Perth (donc à 20 km dans les terres), l'amplitude thermique est, à mon avis, tout juste suffisante pour permettre le climat méditerranéen. Alors qu'à Fremantle, donc sur la côte, l'amplitude thermique n'est plus que d'à peine 10°C, ce qui, à mon sens, fait sortir ce coin du climat méditerranéen. Sur la côte, le climat est donc (selon mon approche) tempéré océanique xérique doux.

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Salut à tous, merci Gaël pour ton analyse.

Je viens mettre à jour la fiche d'Antalya avec une petite evolution (v5.01) sur la page de stats horaires... ça concerne les graphiques, qui commencent enfin à avoir de la g****e:

- les courbes sont maintenant lissées (j'ai migré d'Excel 2007 à 2010 cette semaine et j'ai mis 3 jours à retrouver cette option !!!)

- en arrière plan j'ai rajouté les condition astronomiques: nuit en gris, environ 1h d'aube et de crépuscule (transition du gris au blanc), puis des nuances de blanc/jaune pour le jour, qui sont fonction de la hauteur du soleil au dessus de l'horizon (zénith = jaune vif, proche de l'horizon = jaune pale qui tend vers le blanc).

Les fiches de Ojmjakon, Beyrouth et Perth ont été mises à jour avec ces nouveau graphs.

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Salut,

Voici ma petite analyse du climat de Perth, analyse principalement axée sur le point de vue bioclimatique comme vous le savez.

Allons-y d'abord avec les indices hydriques :

Ihe (indice hydrique estival) = -38 (donc des étés très secs, rien d'étonnant à ça).

IhA (indice annuel) = -8, autrement dit, la végétation doit être adaptée à un climat légèrement xérique.

L'indice de continentalité, quant à lui, atteint tout de même 0.32 à l'aéroport de Perth, mais plus que 0.27 à Fremantle (sur la côte).

Le régime pluviométrique est cependant clairement maritime, puisque 84% des précipitations tombent dans le semestre de soleil bas.

L'indice de subtropicalité atteint 9980, soit légèrement au-dessous du seuil fixé à 11000.

Au vu des ces éléments, et compte-tenu du niveau global des températures, je dirais que nous avons à faire à un climat tempéré méditerranéen chaud.

Il n'est pas subtropical (même si l'on en n'est effectivement pas loin). À noter qu'il faut monter assez loin vers le nord pour rentrer dans le domaine subtropical, la limite commençant entre 400 et 500 km au nord, le courant océanique frais y étant sans doute pour quelque chose...

Je suis également d'accord avec Mottoth pour le côté "variante océanique" du climat méditerranéen. En effet, même à l'aéroport de Perth (donc à 20 km dans les terres), l'amplitude thermique est, à mon avis, tout juste suffisante pour permettre le climat méditerranéen. Alors qu'à Fremantle, donc sur la côte, l'amplitude thermique n'est plus que d'à peine 10°C, ce qui, à mon sens, fait sortir ce coin du climat méditerranéen. Sur la côte, le climat est donc (selon mon approche) tempéré océanique xérique doux.

Hello Dann,Tu considères bien le climat mediterranneen comme un climat maritime n'est-ce pas? Du coup, j'ai du mal avec cette idée de mettre en avant une amplitude thermique minimale pour ce genre de climat.

Je trouve beaucoup de similitudes entre le climat océanique et le climat mediterraneen.

Je pense que ce dernier est simplement une version plus chaude, plus méridionale, et donc selon moi, elle fait partie de la bande subtropicale. Si tu veux c'est une version subtropicale du climat océanique, comme les climats arides subtropicaux, sont des versions subtropicales des climat continentaux secs. Je considère de manière assez simple, une bande intertropicale, une bande subtropicale, une bande tempérée fraîche ( le tempéré chaud du coup serait la bande subtropicale) , et une bande polaire.

Crabo

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Hello Dann,

Tu considères bien le climat mediterranneen comme un climat maritime n'est-ce pas? Du coup, j'ai du mal avec cette idée de mettre en avant une amplitude thermique minimale pour ce genre de climat.

Je trouve beaucoup de similitudes entre le climat océanique et le climat mediterraneen.

Je pense que ce dernier est simplement une version plus chaude, plus méridionale, et donc selon moi, elle fait partie de la bande subtropicale. Si tu veux c'est une version subtropicale du climat océanique, comme les climats arides subtropicaux, sont des versions subtropicales des climat continentaux secs. Je considère de manière assez simple, une bande intertropicale, une bande subtropicale, une bande tempérée fraîche ( le tempéré chaud du coup serait la bande subtropicale) , et une bande polaire.

Crabo

Salut Crabo,

Je ne dirais tout de même pas que le climat méditerranéen est un climat maritime, ni encore moins une "version subtropicale du climat océanique". Ou alors, un climat maritime au sens large du terme.

Je dirais plutôt que le climat méditerranéen fait partie de la zone d'influence maritime, en ce sens que le régime pluviométrique est assez (parfois très) semblable à celui des régions océaniques ou maritimes. Mais pour autant, la continentalité (que l'indice de continentalité - par exemple - peut quantifier ou estimer) des régions au climat méditerranéen peut parfois être élevée.

Le climat méditerranéen est donc, selon moi, une particularité bien spécifique, dont on retrouve la singularité et l'homogénéité globale notamment et surtout dans et autour du bassin méditerranéen. En quelque sorte, un milieu dont les influences maritimes et océaniques sont prolongées vers l'est (on pourrait dire "dans le continent") par l'existence même de cette mer intérieure. Il en découle un milieu très homogène et caractéristique, tant du point de vue de la flore que de la faune, ainsi que des paysages, et par conséquent des activités humaines résultantes.

Je ne conteste pas ta vision, en ce sens le fait que tu veuilles inclure ce milieu dans le "monde" subtropical d'un point de vue climatique. L'explication que tu donnes est tout à fait acceptable, et bon nombre de personnes adhèrent à cette vision.

Mais comme tu le sais, je base mon analyse sur le plan bioclimatique, c'est à dire que je tiens compte du postulat stipulant que la végétation (potentielle et climacique bien sûr) est le reflet du climat dans la grande majorité des cas. Or sur ce principe, comme je l'ai déjà expliqué, il s'avère que la végétation méditerranéenne n'est pas subtropicale, en ce sens que son métabolisme n'est pas le même que celui des espèces tropicales et subtropicales. Au contraire, le métabolisme de la végétation méditerranéenne est le même que celui des régions tempérées. C'est pour cette raison que je ne peux me résoudre à considérer que le climat méditerranéen est un climat subtropical, même si le climat méditerranéen est effectivement souvent plus chaud et bien distinct des climats tempérés adjacents.

À ce propos, je pense que tu vas trop vite en besogne lorsque tu dis que le climat méditerranéen est une version plus chaude du climat océanique : la température annuelle moyenne des régions au climat méditerranéen varie entre 13°C et 21°C environ. Celle des régions au climat océanique varie entre 6°C (zones subpolaires) et 21/22°C en plein Atlantique entre Bermudes et Açores. Bref, il existe bon nombre de régions océaniques bien plus chaudes que certaines régions méditerranéennes... et par ailleurs, hors de question pour moi de considérer par exemple que les Açores ont un quelconque climat méditerranéen...! Et j'avais constaté que, en deçà de 12°C d'amplitude thermique annuelle, le climat méditerranéen laissait la place au climat océanique (changement dans la flore). Le transition étant évidemment progressive, mais néanmoins notoire.

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Salut Crabo,

Je ne dirais tout de même pas que le climat méditerranéen est un climat maritime, ni encore moins une "version subtropicale du climat océanique". Ou alors, un climat maritime au sens large du terme.

Je dirais plutôt que le climat méditerranéen fait partie de la zone d'influence maritime, en ce sens que le régime pluviométrique est assez (parfois très) semblable à celui des régions océaniques ou maritimes. Mais pour autant, la continentalité (que l'indice de continentalité - par exemple - peut quantifier ou estimer) des régions au climat méditerranéen peut parfois être élevée.

Le climat méditerranéen est donc, selon moi, une particularité bien spécifique, dont on retrouve la singularité et l'homogénéité globale notamment et surtout dans et autour du bassin méditerranéen. En quelque sorte, un milieu dont les influences maritimes et océaniques sont prolongées vers l'est (on pourrait dire "dans le continent") par l'existence même de cette mer intérieure. Il en découle un milieu très homogène et caractéristique, tant du point de vue de la flore que de la faune, ainsi que des paysages, et par conséquent des activités humaines résultantes.

Je ne conteste pas ta vision, en ce sens le fait que tu veuilles inclure ce milieu dans le "monde" subtropical d'un point de vue climatique. L'explication que tu donnes est tout à fait acceptable, et bon nombre de personnes adhèrent à cette vision.

Mais comme tu le sais, je base mon analyse sur le plan bioclimatique, c'est à dire que je tiens compte du postulat stipulant que la végétation (potentielle et climacique bien sûr) est le reflet du climat dans la grande majorité des cas. Or sur ce principe, comme je l'ai déjà expliqué, il s'avère que la végétation méditerranéenne n'est pas subtropicale, en ce sens que son métabolisme n'est pas le même que celui des espèces tropicales et subtropicales. Au contraire, le métabolisme de la végétation méditerranéenne est le même que celui des régions tempérées. C'est pour cette raison que je ne peux me résoudre à considérer que le climat méditerranéen est un climat subtropical, même si le climat méditerranéen est effectivement souvent plus chaud et bien distinct des climats tempérés adjacents.

À ce propos, je pense que tu vas trop vite en besogne lorsque tu dis que le climat méditerranéen est une version plus chaude du climat océanique : la température annuelle moyenne des régions au climat méditerranéen varie entre 13°C et 21°C environ. Celle des régions au climat océanique varie entre 6°C (zones subpolaires) et 21/22°C en plein Atlantique entre Bermudes et Açores. Bref, il existe bon nombre de régions océaniques bien plus chaudes que certaines régions méditerranéennes... et par ailleurs, hors de question pour moi de considérer par exemple que les Açores ont un quelconque climat méditerranéen...! Et j'avais constaté que, en deçà de 12°C d'amplitude thermique annuelle, le climat méditerranéen laissait la place au climat océanique (changement dans la flore). Le transition étant évidemment progressive, mais néanmoins notoire.

C'est la différence de point de vue,

Le climat océanique n'atteint à aucun endroit terrestre, continental ou insulaire, de telles moyennes (21-22°) selon la plupart des considérations. À commencer par Koppen, puisque selon lui csb, est océanique, et le b indique que les 22° ne sont jamais dépassés. Il est donc impossible selon cette approche de voir de telle moyennes sous ce climat. Donc ça reste ton approche, ce que je ne dénigre absolument pas, puisque très cohérente, même si je n'y adhère pas forcément default_smile.png/emoticons/smile@2x.png 2x" width="20" height="20">

Après, il est vrai que les stations méditerranéennes sont plus chaudes que leurs homologues tempérées, et j'imputerais ça à leur position, dans la dynamique atmosphérique tropocale en été.

Ensuite, évidemment, si ton appréciation du clilat océanique diffère de celle que je considère (tu places des zones du maroc ou de la californie côtière en océanique, la ou dans ma logique, ces endroits sont des zones subtropicales de façade ouest. Car comme tu le sais, je préfère cette expression à l'expression climat mediterraneen, car moins connotée. Et du coup plus claire pour moi.

En gros, pour bien mettre en évidence, la différence, on prend la station de Porto, qui est océanique (limite me semble t'il), et qui est vraissemblablement la station, ou une des stations les plus chaudes, de ce secteur (Europe occidentale). La tm est de 15,2. Plus on descend en latitude, plus l'influence de la circulation atmosphérique tropicale augmente, plus les températures augmentent, et ce à mesure que le climat se mediterraneise. C'est pour ça que je trouve que la considération, climat mediterraneen= clilat océanique subtropical, n'est pas géographiquement si erronée.

Pour les acores, j'avoue que une certaine humidité estivale prévaut, même si le régime pluviométrique reste très irrégulier. Je dirais que c'est un climat de transition entre un climat subtropical de façade est et de façade ouest. Cela se trouve sur la végétation, que des organismes regroupent dans le hotspot de biodiversité, méditerranée macaronesie, car de nombreuses plantes sont d'origine similaire.

Crabo

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C'est la différence de point de vue,

Le climat océanique n'atteint à aucun endroit terrestre, continental ou insulaire, de telles moyennes (21-22°) selon la plupart des considérations. À commencer par Koppen, puisque selon lui csb, est océanique, et le b indique que les 22° ne sont jamais dépassés. Il est donc impossible selon cette approche de voir de telle moyennes sous ce climat. Donc ça reste ton approche, ce que je ne dénigre absolument pas, puisque très cohérente, même si je n'y adhère pas forcément smile.png

Pour les acores, j'avoue que une certaine humidité estivale prévaut, même si le régime pluviométrique reste très irrégulier. Je dirais que c'est un climat de transition entre un climat subtropical de façade est et de façade ouest. Cela se trouve sur la végétation, que des organismes regroupent dans le hotspot de biodiversité, méditerranée macaronesie, car de nombreuses plantes sont d'origine similaire.

Crabo

Selon la plupart des points de vues, les Açores (et même Madère, en tout cas la côte nord et ouest de l'île) sont considérées "océaniques", "maritime", ou "océanique subtropical". Il n'y a qu'à voir le paysage pour s'en convaincre : c'est très, très ressemblant aux climats purement océaniques d'Europe de l'ouest. Le climat de ces îles de Macaronésie est même carrément hyperocéanique. Or aux Açores, la Tm annuelle est (comme tu le sais) comprise entre 17 et 18°C, et même à près de 19°C à Madère. Et de telles valeurs concurrencent sans problème les valeurs méditerranéennes les plus élevées (ou presque).

L'approche consistant à dire que les climats océaniques ne peuvent pas avoir de mois > 22°C est à mon avis très arbitraire ! À ce propos, je te cite un passage très intéressant de wiki s'agissant de ce qu'ils appellent "climat subtropical humide" : « Toutes ces différentes appellations pour un seul et même climat (noté Cfa) montrent pourquoi la classification de Köppen a soulevé tellement de polémiques et pourquoi il convient, après avoir qualifié un climat de Cfa, de spécifier si celui-ci est continental à été chaud, subtropical ou encore océanique chaud... car il les regroupe tous!

C'est pourquoi, à l'origine, et pour ne pas donner d'appellation erronée à ce climat Cfa, Köppen le qualifia tout simplement de tempéré humide chaud, terme permettant d'englober tous les sous-climats qui caractérisent probablement le climat le plus complexe, mais aussi le plus diversifié et donc probablement le plus intéressant de la classification de Köppen! ».

Donc comme tu le vois, il n'est pas du tout surprenant de parler de climat océanique chaud ou océanique subtropical, s'agissant des îles de Macaronésie. Et c'est aussi la raison pour laquelle il n'est pas non plus interdit ni saugrenu d'évoquer un tel climat océanique subtropical lorsque, en plein milieu de l'Atlantique, on s'approche de la limite tropicale (et par conséquent, la Tm annuelle peut bien approcher les 22°C !).

Alors tu vas me dire qu'en juillet, sur Madère, les précipitations sont inférieures à 30 mm. Certes. Mais étant donnée la grande humidité qui règne là-bas, tu te doutes bien que le niveau de sécheresse estivale reste très faible.

Mais en tous les cas, même sans prendre Madère et toutes ces régions dont les P de juillet sont inférieures à 30 mm, les Açores sont, elles, suffisamment humides l'été pour être "Cfa" de Köppen. Donc l'appellation "océanique chaud" ou "océanique subtropical" semble bien appropriée. Et on revient à ce que je disais : ici, la Tm annuelle est donc de 17-18°C, ce qui signifie que, même dans cette vision plus restrictive que la mienne, les climats océaniques peuvent bien être aussi chauds, sinon même plus chauds que beaucoup de régions méditerranéennes. Ce qui signifie qu'on ne peut donc pas dire que les climats méditerranéens sont une "variante chaude des climats océaniques". Tu comprends ce que je veux dire ?

Après, il est vrai que les stations méditerranéennes sont plus chaudes que leurs homologues tempérées, et j'imputerais ça à leur position, dans la dynamique atmosphérique tropocale en été.Ensuite, évidemment, si ton appréciation du clilat océanique diffère de celle que je considère (tu places des zones du maroc ou de la californie côtière en océanique, la ou dans ma logique, ces endroits sont des zones subtropicales de façade ouest. Car comme tu le sais, je préfère cette expression à l'expression climat mediterraneen, car moins connotée. Et du coup plus claire pour moi.

En gros, pour bien mettre en évidence, la différence, on prend la station de Porto, qui est océanique (limite me semble t'il), et qui est vraissemblablement la station, ou une des stations les plus chaudes, de ce secteur (Europe occidentale). La tm est de 15,2. Plus on descend en latitude, plus l'influence de la circulation atmosphérique tropicale augmente, plus les températures augmentent, et ce à mesure que le climat se mediterraneise. C'est pour ça que je trouve que la considération, climat mediterraneen= clilat océanique subtropical, n'est pas géographiquement si erronée.

Je ne pense pas (comme tu le sais) qu'il y ait une quelconque "dynamique tropicale" l'été en région méditerranéenne. Non, ce qui fait la chaleur estivale, c'est la subsidence (Hadley et Ferrel, qui n'est pas un afflux d'air tropical, je le rappelle, nous en avons déjà parlé) et la position d'enclave dans les continents ("mer intérieure").

S'agissant de Porto et surtout des stations portugaises plus méridionales puis des stations marocaines côtières, tu fais erreur en disant que "la circulation atmosphérique tropicale augmente". L'été, il faut vraiment descendre au moins au niveau des Canaries (et encore !) ou au niveau des côtes du Sahara Occidental pour commencer à voir une quelconque circulation atmosphérique tropicale (avec le début des alizés continentaux). À la limite, je dirais même que les Açores sont bien plus facilement soumises aux masses d'air tropicales que les Canaries par exemple !

Car en fin de compte, si je ne me trompe pas, selon ton approche, le climat méditerranéen (et donc le climat subtropical) correspondrait quasiment à une bande (autant océanique - Macaronésie, et presque jusqu'aux Bermudes !- que continentale - Iran, Asie centrale méridionale, etc...) faisant tout le tour de la terre ! Je comprends que tu veuilles inclure toute la région méditerranéenne dans cette bande. Et cette vision est logique.

Mais "malheureusement", je n'y adhère pas, puisque je ne peux pas me résoudre à bouleverser les ensembles floristiques et bioclimatiques de la sorte : pour moi (et pour la botanique), la flore des Açores (par exemple) s'apparente beaucoup, beaucoup plus à la flore "océanique classique" qu'à la flore méditerranéenne, même si effectivement, des éléments méditerranéens y sont présents. Et surtout, en Macaronésie, on retrouve beaucoup d'espèces subtropicales (donc dont le métabolisme est celui des espèces tropicales et subtropicales), alors que ce n'est pas le cas en Méditerranée (a part quelques spots).

Donc pour finir, nos deux visions sont pertinentes : l'une est purement climatique, l'autre bioclimatique. smile.png

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Alors,

Pour te répondre, selon ma conception, le climat océanique est différent du climat subtropical, car inclus dans cette zone tempérée. De fait, les acores ainsi que madère, sont dans le domaine subtropical. De façade ouest selon leur régime pluviométrique, mais malgré tout, je pense qu'on est la dans une zone de transition vers un climat subtropical de façade orientale, qui se caractérise je pense par les forts cumuls annuels. Mais quand on compare avec leur homologue américain, que sont les Bermudes, on voit de nombreux traits de ressemblance. Faible amplitude thermique (à mon avis plus caractéristique tropicale qu'oceanique), température annuelle moyenne assez proche malgré tout même si la latitude fait que les Bermudes sont plus chaudes. Mais il persiste une différence fondamentale, pour ne pas dire LA différence, atténuée par la position géographique pour les deux cas, le régime pluviométrique. En effet, les stations côtières des acores souvent accusent un creux pluviométrique estival tout à fait caractéristique de stations méditerranéennes (selon les critères classiques). Mais il est vrai, que ce déficit est largement compensé par d'autres facteurs tels que l'humidité, et malgré tout, un bon cumul annuel, que j'impute à la position géographique, vers (en direction de) l'amerique. C'est pour quoi, je parlerais de climat subtropical ouest de transition vers un climat subtropical est.

Et je te rejoins assez logiquement sur la physionomie du paysage. C'est pour quoi encore une fois, le terme mediterraneen pour définir un climat, ne me plait pas du tout. Car pour moi on est la dans une variante humide du climat subtropical de façade occidentale des continents. Comme Agadir en serait une variante sèche, et le climat mediterraneen une composante.

Bref, je ne sais pas si je suis clair.

En tous cas, je comprends qu'on puisse considérer un climat océanique aussi vaste. Mais j'avoue que personnellement, ma conception fait que le climat océanique avec le climat continental représentent le monde tempéré, et c'est pour quoi je prends assez comme point de départ les bases et les classifications classiques. Après j'invente pas grand chose non plus default_smile.png/emoticons/smile@2x.png 2x" width="20" height="20">

Crabo

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Juste un petit mot pour vous signaler que je poursuis la mise à jour des fiches les plus anciennes à un rythme plutôt soutenu - quasiment 1 fiche par jour. Les 2 dernières furent Dubai et Mascate, qui se distinguent par des Heat Index qui tournent à fond durant l'été: jusqu'à présent ce sont les 2 seules localités qui ont dépassé la marque des 50, et de loin !!! (57.3 à Mascate, 57.5 à Dubai).

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Mais pour autant, la continentalité (que l'indice de continentalité - par exemple - peut quantifier ou estimer) des régions au climat méditerranéen peut parfois être élevée.

Elevée ... par rapport à ?

Le plus simple serait de comparer 2 stations explicitement, car la zone méditerranéenne n'est pas non plus une zone homogène qui obéit à des règles forcément simples.

Je trouve personnellement qu'on ne parle jamais des îles méditerrannéennes lorsqu'on parle du climat méditerranéen. Alors que ce sont peut-être les mieux placées pour parler de climat méditerranéen. Dès qu'on se rapproche des massifs périphériques, forcément que la continentalité augmente.

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