hugogo

le terrible hiver de 1708/1709.

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Apres avoir lut de nombreuses informations sur cet hiver incroyable, on ne peut etre qu'impressionner, car celui ci ne s'arrete pas a la vague de froid legendaire de janvier:

A Berlin, apres un hiver et un primtemps 1708 doux, l'ete fut tres frais: tm du mois de juin: 13.9 degres, tm du mois de juillet: 12.1 degres! S'en suivirent deux mois consecutifs a nouveau doux, aout avec une tm de 17.1 degres et septembre, avec 12.8 degres. Et la... l'impensable. La tm chute de 12.8 degres en septembre a 1.4 degres en octobre, ce qui en fait le mois d'octobre le plus froid. La temperature, elle, continue sa baisse, et la tm du mois de novembre tombe a 0.0 degres. Le mois de decembre a Berlin fut lui aussi glaciale, avec une tm de -4.6 degres! A ce moment la, on devait se dire qu'on avait subit un hiver precoce, et qu'il s'en irait precocement. Mais ils etaient a des annees lumieres de savoir ce qui allait leur arrive, ces braves europeens!

La plus grosse vague de froid jamais enregistree en europe debuta le 06 janvier 1709 en France, par un vent de nord glaciale. La temperature chuta alors en continu jusqu'au 14 janvier, ou selon meteofrance la temperature descendit a -26 a Paris, et les maximales resterent pour 2 jours consecutifs a -23. Du 10 au 21 janvier, les temperatures resterent aux alentours de -20 degres dans la capitale, et les temperatures s'abaisserent aussi a -20.5 a Bordeaux, -16.1 a Montpellier et -17.5 a Marseille. Selon les registres paroissiens, le froid fut si intense que meme les chenes centenaires se fendaient en deux, et que la vigne disparut de certaines regions de France. Certains vallets de Louis 14 ont rapporte que le vin gelait dans les chambres, le temps de traverser la piece, et qu'il se cassait a la hache ou se faisait fondre au feu. A l'epoque, une mauvaise isolation et un systeme de chauffage inexistant ont fait plonger les temperatures dans les habitations a des niveaux quasi invivables: jusqu'a -10 voir -15 dans certaines regions. Mais par chance, cette vague de froid fut precedee par de fortes chutes de neige [environ 15cm sur l'ensemble du territoire], ce qui empecha le sol de geler en profondeur.

A Berlin, la tm du mois fut de -13.2 degres, un niveau incroyablement bas. Le nord de l'Adriatique gela, ainsi que la Thamise a Londres [ce fut la seule fois de l'histoire].

Malheureusement [meme pour un passionne de meteo], une autre vague de froid survint en fevrier, elle aussi assez intense meme si elle le fut bien moins que la precedente [tm de fevrier a Berlin: -6.9] . En revanhce la 3e vague de froid de l'annee, bien que considerablement moins forte, qui sevit fin fevrier-mars [tm du mois de mars: 0.2], gela toutes les recoltes du pays, et le prix du pain fut alors multiplier par 5. Apres un hiver aussi long et rude, et des redoux qui occasionnerent de gros rhumes, les organismes affaiblis durent subire une famine severe. De nombreuses revoltes Paysannes eurent lieu en de nombreux endroits, et malgres les aides verses par le Roi et certains nobles, la catastrophe ne put etre evitee. De nombreuses personnes moururent de faim, et de nombreuses maladies en profiterent pour faire elles aussi des ravages. Seule chance: la peste ne fut pas de la partie. En tout, c'est environ un tiers de la population francaise qui disparut suite a cet hiver et la famine et autres epidemies...

A Berlin, ce fut l'hiver le plus froid succedant a l'automne le plus froid et succede par un des mois de mars les plus froids. Et ce fut le cas dans de nombreuses regions d'europe, la mer Baltique restant integralement gelee jusqu'en avril.

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L'hiver 1709 : alors là c'est ma partie ! Je ne résiste pas au plaisir de vous livrer un extrait choisi du livre de Marcel Lachiver, les années de Misère, 1991 ; oeuvre fondamentale pour étudier cette époque.

Après une récolte médiocre, le paysan se prépare à passer quelques mois difficiles mais, comme les biens de la terre n'ont pas souffert depuis plusieurs années, il ne s'insurge pas, il sait que de temps en temps il faut s'attendre à quelques difficultés ; ses pères le lui ont toujours dit et il l'accepte. L'année 1709 a commencé dans la douceur et il se sent résolument optimiste ; s'il est vigneron, il s'apprête à tailler tôt sa vigne qui a souffert en 1708 et il espère qu'après une moisson et une vendange avares, la nouvelle année lui apportera davantage de satisfaction.

L'hiver qu'on croyait terminé va éclater dans toute sa rigueur. Louis Morin, de sa retraite de l'abbaye Saint-Victor, note depuis quelques jours que le temps doux est apporté par des vents de secteur sud-ouest ; le 5 janvier, il relève une température maximale de 10,7°C mais constate que le vent commence à tourner et il consigne : vent de ouest-nord-ouest ; le matin du 6, c'est un dimanche, il relève -3,1°C et remarque que, dans la nuit, les vents ont tourné au nord-est.

D'autres observateurs remarquent cette brutale baisse de température. Les curés, dans leurs registres paroissiaux, notent cet assaut du froid dans la nuit des Rois, la nuit du 5 au 6 ; les bourgeois consignent le fait dans leurs livres de raison. Le retournement est brutal et plusieurs dizaines de témoins prennent même la peine d'indiquer l'heure à laquelle la température a commencé à baisser. La vague de froid, issue d'un anticyclone qui vient de se former en Europe du Nord, se rue à l'assaut de la France à partir de la frontière septentrionale ; en vingt-quatre heures, la pression barométrique, au niveau de la mer, passe de 754 à 772 mm de mercure (soit de 1005 à 1029 hPa).

De nombreux observateurs ont consigné précisément les étapes du changement. Depuis le 3 janvier, il pleut sur presque toute la France. Les passants attardés de la région du nord notent que dans la soirée du 5 la pluie se transforme brutalement en neige et qu'un vent cuisant commence à souffler ; les sols détrempés par la pluie, les chemins bourbeux se figent rapidement et, en moins de trois heures de temps, la terre se met "à porter", entendons par là qu'on ne s'y enfonce plus en marchant car le gel prend brusquement.

Dès lors il est facile grâce aux heures mentionnées par les témoins, de dresser une carte de la progression du froid, du moins une carte de l'heure à laquelle la gelée a commencé à figer le sol, de l'heure à laquelle la pluie s'est transformée en neige ; c'est la carte de l'isotherme 0°C qu'on peut établir avec des isochrones de trois heures. Impossible de raffiner davantage car les observateurs ne donnent qu'une heure approximative, une heure ronde, et parce qu'il n'ont pas tous observé le phénomène au moment même où il s'est produit. N'empêche ! la carte est éloquente. Le gel se marque à Lille vers neuf heures du soir (toutes les heures sont évidemment des heures "au soleil") ; à Versailles et à Paris il est présent à minuit (c'est pourquoi L. Morin n'a rien consigné le 5 janvier) ainsi qu'en Haute-Normandie et dans le nord de l'Alsace. A trois heures du matin, la gelée apparait dans le Loiret et le sud de l'Alsace. A six heures, le Berry est atteint, à neuf heures le Cotentin, le nord du Massif Central, le sud du Jura et la région lyonnaise. A midi, toujours le 6 janvier, toute la moitié nord de la France, sauf la Bretagne est dans la neige et le froid.

La vague progresse toujours et n'est ralentie en rien par la journée ; s'engouffrant dans la vallée du Rhône elle est à Avignon à quatre heures de l'après-midi ; elle est à Bordeaux à huit heures du soir. Le soir du 6, l'isotherme 0° est installé sur la vallée de la Garonne et dans les plaines biterroises. Dans les premières heures du 7, toute la France est sous l'influence du champ de haute pressions qui apportent le froid.

img070lw7.jpg

Tous les témoignages conconcordent, la nuit du 6 janvier a connu une chute brutale de température semblable à celle qu'on a observée en France dans la nuit du 31 décembre 1978 au 1er janvier 1979. En gros, on peut dire qu'en quelques heures la chute a été d'une vingtaine de degrés, de quoi frapper les esprits, de quoi laisser une trace écrite dans nos archives. Seule la Bretagne résiste un peu plus longtemps, baignée qu'elle est par les flux d'ouest. A Etrelles (pays de Rennes), le gel n'arrive qu'à deux heures et demi de l'après-midi, à peine plus tôt qu'en Avignon, et la pointe de la Bretagne ainsi que la côte Sud et la barrière pyrénéenne ne sont touchés qu'en fin de soirée.

La chronique bordelaise indique le gel vers sept ou huit heures du soir, toujours le 6, et Sarrau de Boinet, bon observateur de l'Académie de Bordeaux, note que tout l'après-midi se passa avec une pluie douce et un vent de sud qui tourna brusquement au nord. Il est aussi très conscient de la rapidité de l'avance de la vague de froid puisqu'il ajoute dans ses observations : "On apprit que cette révolution ne s'étoit faite en Hollande que 24 heures plus tôt qu'à Bordeaux."

Nos paysans de la moitié nord de la France, couchés de bonne heure en ce mois de janvier, se réveillent le matin du 6 avec un pied de neige autour de leur maison ; pour eux, la surprise est totale. Seuls les couche-tard de la veille et les voyageurs de la nuit vivent "en direct" le brusque changement de température. Claude du Tour, avocat à Soissons, rapporte ce qui arriva à son grand-père "qui demeurait alors à Paris dans le quartier de la grève, [qui] passa les ponts le 5 janvier dans la soirée pour aller tirer les Rois dans le faubourg Saint-Germain ; dans ce moment le temps était doux et il pleuvait très fort ; quand il repassa la Seine dans la nuit il gelait à pierre fendre".

Lemulier, avocat à Semur-en-Auxois, alors âgé de soixante-huit ans, et se trouvant à Paris pour affaire, raconte comment, reparti de la capitale par le coche d'eau le 5 janvier "jour un peu brumeux et assez doux", il fut arrêté par le gel de la Seine, dans la nuit du lundi 7 au mardi 8. Il emprunta une carriole avec trois compagnons jusqu'à Auxerre, "où l'on avoit soin de mettre du foing dans les panniers pour en envelopper les pieds et les jambes, ma robe de chambre et mon manteau par-dessus". D'Auxerre à Semur, il doit poursuivre son chemin à cheval : "Je fus obligé de descendre à tous les villages que je trouvé sur mon chemin pour me chauffer" ; il ne dit pas quel jour il arriva à Semur, sans doute le jeudi 10. Il fait alors -16,3°C à Paris, très certainement autour de -25°C dans la Terre plaine morvandelle, peut-être encore moins.

Le froid conquérant s'installe durablement. Grâce aux observations de Morin, grâce à trois autres observateurs attentifs, l'un à Bordeaux, le second à Montpellier, le troisième à Marseille, on peut scientifiquement, se faire une idée de la violence de cette vague de froid, la plus longue, la plus intense, la plus meurtrière sans doute sur le plan humain et animal, mais pas sans doute la plus tragique pour le sort des cultures dont le sort ne sera scellé qu'en février 1709."

______________________________

J'ai recalculé les pressions et la nébulosité à partir des données que je possède afin de vous offrir ces données uniques sur le mois de janvier 1709, réalisées d'après les relevés de Louis Morin, un des premiers météorologues en France. Il procéda à des observations pendant près de cinquante année avec une rare régularité, soit de 1665 à 1713.

Document : Relevés de températures réalisés par Louis Morin à l'Abbaye Saint-Victor au sud de Paris.

Températures en °C, pression en hPa, nébulosité en octas, type de précipitation, direction du vent.

http://membres.lycos.fr/florentplanchon/Images/janvier%201709.jpg

L'hiver 1709

Parmi tous les hivers rigoureux, seuls trois peuvent être qualifiés d'exceptionnels depuis 1676 car la température minimale resta plus cinq jours consécutifs au dessous de -10°C à Paris. Ce sont les hivers 1683-84, 1694-95 et 1708-09. L'hiver 1709 fut même un hiver de triste mémoire, puisque le froid sévère a eu des conséquences désastreuses sur la vie animale et végétale, amenant à sa suite, comme le rapportent les chroniqueurs du temps, la famine et la misère sur la société de l'époque. La description des conditions météorologiques tirées de ces chroniques au cours des mois de janvier et février 1709 sont quelques fois sujettes à caution (il n'est pas rare de lire qu'il a gelé pendant plus de 30 jours consécutifs) et les observations de Louis Morin permettent de connaître dans le détail cette évolution à Paris.

Le froid prit subitement le 6 janvier entrainant en 24 heures une chute brutale de température atteignant 17,4°C. Dans son ouvrage, Lachiver (1991), à partir de témoignages de l'époque, a pu reconstituer la progression du froid qui commença à Lille le 5 vers 21 heures, pour atteindre Perpignan le 7 vers 3 heures du matin. A Paris, le température minimale descendit au dessous de -15°C le 10 pour s'y maintenir pendant 11 jours consécutifs, à l'exception du 17 janvier où le thermomètre indiqua un minima de -7,5°C. Trois pointes de froid se succédèrent les 13, 14, 19 janvier pour dépasser -18°C. Le vent dominant provenait alors du SSE. Il neigea les 8, 11, 12, 14, 15, et 16 janvier, ce qui protégea les emblavures d'un gel fatal. Le dégel s'amorça enfin le 25, avec des températures variant entre 0 et 7,5°C et le passage de plusieurs système pluvieux. Mais, le froid s'abattit de nouveau entre le 4 et le 8 février, avec des minimales voisinant les -5°C, puis une fois encore entre le 21 février et le 3 mars, avec un minimum de -13,5°C le 24. Entre ces deux derniers épisodes un réchauffement dépassant 12°C s'était produit. Cette alternance de gel et dégel fut catastrophique pour la végétation comme le Père Cotte (1776) en fait la remarque à propos de l'hiver également très rigoureux 1775-76 : " le frois de ce mois de janvier 1776 fut précédé comme en janvier 1709 d'une grande abondance de neige qui mettait les blés à l'abri de ses rigueurs. Ils n'auraient pas soufferts en 1709, si après le dégel, il ne fut survenu, la nuit du 23 au 24 février une seconde gelée qui fit les plus grands ravages."

C'est à la suite de cet hiver 1709 que presque tous les vignobles furent détruits en France, à l'exception de ceux du pourtour méditerranéen, ce qui entraîna un bouleversement de la viticulture dans cette région : c'était désormais la seule contrée qui pouvait fournir du vin à tout le pays. C'est depuis cette année-là que les viticulteurs ont donné la priorité à la quantité plutôt qu'à la qualité du vin (Dion, 1959).

La température la plus basse de cet hiver fut observée par La Hire le 13 janvier et nous avons vu précédemment qu'elle correspondait à -18°C. Comme son thermomètre était placé à l'intérieur d'une tour de l'Observatoire de Paris, il est certain que la température réelle de cette nuit là fut encore plus basse. Des mesures comparatives ont été faites plus tard avec le thermomètre de la Hire et un thermomètre de Réaumur placé à l'extérieur, sur le mur septentrional de cette même tour, entre 1737 et 1744 (Messier, 1776). Malheureusement pour l'étude comparative seulement... la froidure de ces hivers n'a pas atteint celle de 1709 et nous ne pouvons qu'extrapoler les valeurs relevées simultanément par les deux instruments. Cette extrapolation nous donnerait -20°C pour ce 13 janvier. En rapportant cette température (de l'Observatoire) à la station de Parc-Montsouris, on aurait subi là un froid d'environ -21°C. Le froid dut être encore plus vif dans les campagnes mais nous n'avons pas d'éléments pour le chiffrer. Cette température fut dépassée le 10 décembre 1879 à l'Observatoire du Parc-Montsouris, puisqu'elle atteignit -23,9°C. La moyenne de la température de ce mois fut de -7,4°C, soit 3,7°C plus bas que celle de 1709. Elle représente actuellement le record absolu de froidure depuis 1676.

Bien que la température moyenne de l'hiver 1709 ait été supérieure à celles des hivers 1684 et 1695 (+0,8°C contre -0,8°C), il fut, et de loin, l'hiver le plus meurtrier à Paris. On a recensé 29300 décès en cette année 1709 alors que les nombres connus immédiatement inférieurs sont 27100 en 1679 et 25600 en 1740 qui survinrent à la suite de deux hivers rigoureux. La mortalité moyenne calculée sur 75 années entre 1670 et 1770, était de 19650 personnes alors que la population restait quasiment stable à Paris (Etat général des mortuaires, 1670-1684 et Morand fils, 1771). Il est vrai qu'aucun autre hiver, pas même les hivers très rudes de 1788-89, 1829-30 et 1879-80 ne présentent une permanence de froids inférieurs à -15°C pendant 12 jours consécutifs, entre le 10 et le 21 janvier (à l'exception du 17 avec -7,5°C).

Au regard des hivers rigoureux (et fréquents) de cette époque et du XIXe siècle, l'hiver 1984-85 que les médias n'ont pas hésité à qualifier d'exceptionnel fait figure d'hiver un peu froid, à une époque où il est vrai, la froidure de cette saison est devenu bien rare.

Source : Météo France.

Florent.

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Merci pour ces récits d'un autre temps ! default_flowers.gif Et qui feront fantasmer bien des hivernophiles ! Ah si Paris-Match avait existé à cette époque ! default_wink.png/emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20">default_laugh.png

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Super tous ces recits sur l'hiver 1709, ce qui me surprends un peu, c'est cette précision à la décimale près, pensez vous que la fiabilité soit bonne pour ces années 1700 ?

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Super tous ces recits sur l'hiver 1709, ce qui me surprends un peu, c'est cette précision à la décimale près, pensez vous que la fiabilité soit bonne pour ces années 1700 ?

La fiabilité est évidemment médiocre et les chiffres sont corrigés par Météo France après avoir été relevé des mesures d'un thermomètre évidemment pas aux normes actuelles, ni dans sa conception, ni dans son emplacement. De fait, les graduations sont en fait espacées de 0,3° à 0,4°C environ, ce qui fait que certains chiffres reviennent plus qu'il ne serait normal statistiquement. Une fois que tout cela est dit, il faut bien arrêter un chiffre et c'est ceux-là que l'on a obtenu.Je signale par ailleurs que la série a par contre pu relativement bien être étalonnée pour sa reconstitution car Morin qui a réalisé ces relevés à l'époque et qui fait figure de premier météorologue de France l'a fait avec une remarquable régularité, dans les mêmes conditions et sans aucune lacunes de 1676 à 1712, soit pendant 36 ans ! Une fidélité monastique à son travail de science : c'est la vieillesse et la maladie qui l'on forcé à interrompre sa série. Ainsi, cela a été plus facile de détecter et corriger des erreurs qui sont toujours les mêmes... Je rends hommage à Louis Morin qui mériterait d'être plus connu et de figurer au panthéon des météorologues de France.

Florent.

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Posté(e) - Lieu : COLMAR OUEST (Haut-Rhin) Alt 192m

Super tous ces recits sur l'hiver 1709, ce qui me surprends un peu, c'est cette précision à la décimale près, pensez vous que la fiabilité soit bonne pour ces années 1700 ?

C'est exactement la même question que je me posais... j'ai des doutes concernant les T° mais, quoi qu'il arrive, même si la moyenne est eronée (ce n'est que supposition) de 2° supérieur... bin c'est tout de même du gros froid. Il aurait été de toute maniére historique.Ju

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Superbe résumé.Pour moi c'est le but ultime de revivre un hiver comme celui là, après je pourrais mourir tranquille.Vraiment génial, j'ai vraiment hâte qu'un hiver comme celui là se reproduise, ca serait vraiment drôle en+ default_laugh.png

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Vraiment tres drole oui. Sur toute l'europe en plus? Ca serait retour a l'age de pierre. Certes ca ferait des belles cartes sur meteociel, vu que les tx dans le nord est devaient tre vers -20 et les tn vers -30, mais il n'y aurait plus de chauffage, les voitures ne rouleraient plus les catenaires des trains lacheraient les fleuves geleraient et les pistes d'aterrissage des aeroports geleraient. Les recoltes geleraient elles aussi, ainsi que les ports, les animaux, les SDF, la terre, la mer, les forets [aurevoir les exotiques des cotes de la manche ou les oliviers...] les vignes. Et tout se froid succederait des hivers de douceurs! A l'epoque, une fois tous les 5 ans en moyenne on devait atteindre les -20 dans le nord est alors que la ca fait 11 ans qu'on ne les a pas atteint [1997]. Crois moi ca serait la fin de la puissance economique europeenne.

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Vraiment tres drole oui. Sur toute l'europe en plus? Ca serait retour a l'age de pierre. Certes ca ferait des belles cartes sur meteociel, vu que les tx dans le nord est devaient tre vers -20 et les tn vers -30, mais il n'y aurait plus de chauffage, les voitures ne rouleraient plus les catenaires des trains lacheraient les fleuves geleraient et les pistes d'aterrissage des aeroports geleraient. Les recoltes geleraient elles aussi, ainsi que les ports, les animaux, les SDF, la terre, la mer, les forets [aurevoir les exotiques des cotes de la manche ou les oliviers...] les vignes. Et tout se froid succederait des hivers de douceurs! A l'epoque, une fois tous les 5 ans en moyenne on devait atteindre les -20 dans le nord est alors que la ca fait 11 ans qu'on ne les a pas atteint [1997]. Crois moi ca serait la fin de la puissance economique europeenne.

Humm, un ralentissement certes mais pas la fin, on est capable de survivre pendant quelques mois à ce genre de conditions et l'on s'adapterait , certes il y aurait des dégats et la vie deviendrait forcement plus chère mais il y a des alternatives au chaufage (le bois par ex) les carburants à antigel (capable de ne pas figer à -30°) et le ravitaillement via l'importation ou cultures sous serres ou souteraines, et bien sur les plus nantis seront les mieux servis, ensuite l'immagination humaine et la solidarité serait de mise,le plus dur serait le transport pour une bonne fluidité de l'économie.

n'empêche, on y arrive au Canada et en Russie même si c'est vrai ,y sont mieux préparés que nous

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Vraiment tres drole oui. Sur toute l'europe en plus? Ca serait retour a l'age de pierre. Certes ca ferait des belles cartes sur meteociel, vu que les tx dans le nord est devaient tre vers -20 et les tn vers -30, mais il n'y aurait plus de chauffage, les voitures ne rouleraient plus les catenaires des trains lacheraient les fleuves geleraient et les pistes d'aterrissage des aeroports geleraient. Les recoltes geleraient elles aussi, ainsi que les ports, les animaux, les SDF, la terre, la mer, les forets [aurevoir les exotiques des cotes de la manche ou les oliviers...] les vignes. Et tout se froid succederait des hivers de douceurs! A l'epoque, une fois tous les 5 ans en moyenne on devait atteindre les -20 dans le nord est alors que la ca fait 11 ans qu'on ne les a pas atteint [1997]. Crois moi ca serait la fin de la puissance economique europeenne.

merci hugogo, mais il y en a qui attendent qu'une chose, c'est de voire une météo appacalyptique qui provoque crise économique et mortalité accrue.

C'eux qui veulent revivrent 1709 peuvent très bien aller passer un hiver en Sibérie; c'était a peu prés ce style là.

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Superbe résumé.Pour moi c'est le but ultime de revivre un hiver comme celui là, après je pourrais mourir tranquille.Vraiment génial, j'ai vraiment hâte qu'un hiver comme celui là se reproduise, ca serait vraiment drôle en+ default_laugh.png

oui , des milliers de morts ce serait très drôle default_ermm.gif

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merci hugogo, mais il y en a qui attendent qu'une chose, c'est de voire une météo appacalyptique qui provoque crise économique et mortalité accrue.

C'eux qui veulent revivrent 1709 peuvent très bien aller passer un hiver en Sibérie; c'était a peu prés ce style là.

Et encore, le temps sibérien n'a duré que 15 jours en 1709, mais clairement c'est sans doute le seul hiver où les minimales ont été constamment inférieures à -15°C durant une période aussi longue. Pour le mesurer, on calcule des degrés jours, car le froid induit des processus en grande partie cumulatifs : le score de 1709 est sans doute inégalé dans le dernier millénaire et sur un laps de temps à la fois aussi long et court si on considère tout l'hiver. Nos infrastructures à l'époque autant qu'aujourd'hui ne sont pas adaptées pour supporter un froid pareil.Florent.

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oui , des milliers de morts ce serait très drôle default_ermm.gif

Laisse tomber, y'a des abrutis partout! Qu'ils aillent en Sibérie, au Yukon ou en Alaska les barjots du froid, disons 4/5 ans, et après on en reparlera...

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Laisse tomber, y'a des abrutis partout! Qu'ils aillent en Sibérie, au Yukon ou en Alaska les barjots du froid, disons 4/5 ans, et après on en reparlera...

C'est vrai que ce n'est pas très malin de souhaiter tant de souffrances et de malheurs à l'humanité...En même temps, existe-t-il quelque chose de plus écologique qu'un mort ? Un abruti mort, peut-être ?Mais rien ne sert de s'échauffer la bile pour rien. Printemps pratique l'humour à froid, c'est tout. D'ailleurs, si ce n'était pas le cas, il aurait choisi comme pseudo le Petit Age Glaciaire, et non pas le bucolique et doux Printemps. default_happy.png/emoticons/happy@2x.png 2x" width="20" height="20">

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Merci pour toutes ces informations et statistiques.

On peut ajouter que c'est la seule fois dans l'histoire où il a été noté que les bords de la méditerrenée ont "frisé"

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