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Alain Coustou

Evolution des banquises au cours de l'hiver 2005-2006

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[on constate une très légère baisse ou plutôt une confirmation de la valeur de janvier 2005.

pour une fois il y a assez bonne concordance, concernant l'HN, avec l'état moyen de l'area en janvier 2006 vu par Cryosphère.

Oui. La régression de l'area de la banquise dans l'HN, par rapport à l'an passé à la même date, n'est actuellement que de 200 000 Km² environ . Autrement dit négligeable, février n'étant encore qu'à son début.Mais si cette situation se maintenait, les effets climatiques pour l'ensemble de l'HN au cours de l'été prochain pourraient être comparables à ce qui a été observé l'an passé: nette aggravation du recul estival de la banquise, importantes anomalies positives de température dans l'océan arctique, nouvelle extension des zones de dégel du permafrost, températures moyennes en hausse par rapport aux années antérieures, notamment aux latitudes élevées, perturbations atmosphériques (cyclones ...) plus importantes, etc.

Ce scénario - encore hypothètique - pourrait cependant devoir être plus ou moins corrigé si l'activité solaire baissait de manière plus importante et si le ralentissement du GS était confirmé.

Sans compter bien sur, l'incidence des variables proprement météorologiques.

En tout cas je ne serais pas surpris que l'été 2006 ressemble globalement à l'été 2005 (pour l'ensemble de l'HN, mais pas obligatoirement pour notre pays).

Wait and see...

Alain

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Location : Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

Ce scénario - encore hypothètique - pourrait cependant devoir être plus ou moins corrigé si l'activité solaire baissait de manière plus importante et si le ralentissement du GS était confirmé.

je ne crois pas que l'activité solaire ait une influence sur le climat sur quelques mois, voire un an.lorsqu'on regarde la courbe de prévision du spot num (nombre de taches) on peut voir que nous sommes pratiquement au mini et que ce dernier devrait être atteint mi-2006.

Entre la situation actu et la situation du mini, la différence est infime et il m'étonnerait, sauf à invoquer un mécanisme mystérieux et non prouvé lié à l'inversion du champ magnétique solaire, qu'il y ait une grande influence sur le climat.

C'est vrai que nous ne savons pas tout et qu'il faut rester en éveil, mais on ne peut raisonner qu'avec ce que l'on sait sinon cela devient de la science-fiction, au sens propre du terme.

à plus

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je ne crois pas que l'activité solaire ait une influence sur le climat sur quelques mois, voire un an.

lorsqu'on regarde la courbe de prévision du spot num (nombre de taches) on peut voir que nous sommes pratiquement au mini et que ce dernier devrait être atteint mi-2006.

Entre la situation actu et la situation du mini, la différence est infime et il m'étonnerait, sauf à invoquer un mécanisme mystérieux et non prouvé lié à l'inversion du champ magnétique solaire, qu'il y ait une grande influence sur le climat.

C'est vrai que nous ne savons pas tout et qu'il faut rester en éveil, mais on ne peut raisonner qu'avec ce que l'on sait sinon cela devient de la science-fiction, au sens propre du terme.

J'avais employé le conditionel. En fait je pense comme toi - et je l'ai écrit à plusieurs reprises - que les variations de la "constante" solaire n'exercent plus qu'une influence mineure par rapport aux autres éléments agissant sur le climat. Il n'empêche que, même marginale, leur incidence n'est pas nulle.Alain

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Location : Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

J'avais employé le conditionel. En fait je pense comme toi - et je l'ai écrit à plusieurs reprises - que les variations de la "constante" solaire n'exercent plus qu'une influence mineure par rapport aux autres éléments agissant sur le climat. Il n'empêche que, même marginale, leur incidence n'est pas nulle.

Alain

oui oui je sais bien default_rolleyes.gif

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Oui. La régression de l'area de la banquise dans l'HN, par rapport à l'an passé à la même date, n'est actuellement que de 200 000 Km² environ . Autrement dit négligeable, février n'étant encore qu'à son début.

Mais si cette situation se maintenait, les effets climatiques pour l'ensemble de l'HN au cours de l'été prochain pourraient être comparables à ce qui a été observé l'an passé: nette aggravation du recul estival de la banquise, importantes anomalies positives de température dans l'océan arctique, nouvelle extension des zones de dégel du permafrost, températures moyennes en hausse par rapport aux années antérieures, notamment aux latitudes élevées, perturbations atmosphériques (cyclones ...) plus importantes, etc.

Ce scénario - encore hypothètique - pourrait cependant devoir être plus ou moins corrigé si l'activité solaire baissait de manière plus importante et si le ralentissement du GS était confirmé.

Sans compter bien sur, l'incidence des variables proprement météorologiques.

En tout cas je ne serais pas surpris que l'été 2006 ressemble globalement à l'été 2005 (pour l'ensemble de l'HN, mais pas obligatoirement pour notre pays).

Wait and see...

Alain

Bonjour Alain,

En effet, cet hiver l'aire globale de la banquise est proche de celle de l'an dernier et donc bien faible.

Avec des différences locales assez marquées (Béringie, Barentz...). On fera le constat dans un mois, au moment du maximum théorique, on a vu une fois de plus que les périodes de fortes varition, fonte ou prise des glaces (fin du printemps et de l'automne), n'est pas significatif de l'état des minima et maxima.

Pour l'activité solaire, nous sommes déjà en période de minimum solaire, elle ne baissera plus de manière sensible. L'activité devrait commencer à reprendre fin 2006 ou début 2007. Il n'y a donc pas grand chose à attendre de ce côté là. Je crois que Meteor avait indiqué il y a quelques mois que les T globales baissaient d'environ 0.2°C pendant les 2 ou 3 ans de minimum par rapport au 2/3 ans du maximum.

Pour le GS, pour le moment, il ne me semble pas qu'on ait montré une diminution ou un ralentissement du courant. Il est par contre possible que la branche DNA soit affaiblie, et la branche subtropicale renforcée.

On peut y voir une conséquence du réchauffement du climat, ou simplement un effet cyclique avec période de retour de 50 ans environ.

On peut mettre cela en rapport avec l'activité cyclonique du bassin atlantique qui voit alterner des périodes actives d'environ 25 ans avec des SST de l'Atlantique tropical/subtropical élevées, et inactives d'également 25 ans avec des SST plus faibles dans la zone des cyclones. Cela correspondrait respectivement à des périodes où la DNA est faible et la branche subtropicale active, recyclant dans la zone des cyclones les eaux tropicales chaudes, et des périodes où là DNA est plus active.

Voir les études de Gray pour ça (université du Colorado) sur activité cyclonique et circultation thermohaline, ces cycles d'activité cyclonique dans l'Atlantique sont connus maintenant. Il faudra attendre une quinzaine d'année pour vérifier que le cycle bascule à nouveau (et que la DNA redevient plus active).

On peut aussi faire le rapprochement avec le climat en Europe occidentale, qui voit alterner des périodes plus continentales (années 1890's, 1940's, période actuelle) et des périodes plus océaniques (années 1910's, 70's) avec un retour d'environ 50/60 ans aussi.

Voilà pour les décennies depuis 1880 l'amplitude des Tm saisonnière (différence entre Tm de l'été (JJA) et de l'hiver (DJF) au Bourget) :

Décennies amplitude (°C)

1881/1890 14.2

1891/1900 14.7

1901/1910 14.2

1911/1920 12.9

1921/1930 13.4

1931/1940 14.5

1941/1950 15.5

1951/1960 13.8

1961/1970 13.9

1971/1980 13.1

1981/1990 13.8

1991/2000 13.9

1996/2005 14.2

C'est assez net.

Une hypothèse : les eaux plus chaudes de la zone subtropicales atlantique favorise la formation et le maintient de basses pressions dans la zone au SO de l'Europe (période actuelle, avec l'occurence de cyclones près des Canaries, de Madère et jusqu'à l'Espagne !) ce qui provoque les remontées d'air saharien sur l'Europe par flux de sud et la formation de HP sur l'Europe, d'où chaleur en été (ou en automne comme en octobre dernier).

Mais les HP sont synomymes d'inversions de T en hiver, et de blocage (disparition des flux d'ouest). Et donc hiver plus froid

Il est probable qu'un effet cyclique se fasse sentir aussi dans la zone arctique. Il faudrait connaitre l'aire de la banquise dans les années 40/50 pour étudier ce qui relève du réchauffement du climat (indubitable) ou de phénomènes périodiques.

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Bonjour Alain,

En effet, cet hiver l'aire globale de la banquise est proche de celle de l'an dernier et donc bien faible.

Avec des différences locales assez marquées (Béringie, Barentz...). On fera le constat dans un mois, au moment du maximum théorique, on a vu une fois de plus que les périodes de fortes varition, fonte ou prise des glaces (fin du printemps et de l'automne), n'est pas significatif de l'état des minima et maxima.

Pour l'activité solaire, nous sommes déjà en période de minimum solaire, elle ne baissera plus de manière sensible. L'activité devrait commencer à reprendre fin 2006 ou début 2007. Il n'y a donc pas grand chose à attendre de ce côté là. Je crois que Meteor avait indiqué il y a quelques mois que les T globales baissaient d'environ 0.2°C pendant les 2 ou 3 ans de minimum par rapport au 2/3 ans du maximum.

Pour le GS, pour le moment, il ne me semble pas qu'on ait montré une diminution ou un ralentissement du courant. Il est par contre possible que la branche DNA soit affaiblie, et la branche subtropicale renforcée.

On peut y voir une conséquence du réchauffement du climat, ou simplement un effet cyclique avec période de retour de 50 ans environ.

On peut mettre cela en rapport avec l'activité cyclonique du bassin atlantique qui voit alterner des périodes actives d'environ 25 ans avec des SST de l'Atlantique tropical/subtropical élevées, et inactives d'également 25 ans avec des SST plus faibles dans la zone des cyclones. Cela correspondrait respectivement à des périodes où la DNA est faible et la branche subtropicale active, recyclant dans la zone des cyclones les eaux tropicales chaudes, et des périodes où là DNA est plus active.

Voir les études de Gray pour ça (université du Colorado) sur activité cyclonique et circultation thermohaline, ces cycles d'activité cyclonique dans l'Atlantique sont connus maintenant. Il faudra attendre une quinzaine d'année pour vérifier que le cycle bascule à nouveau (et que la DNA redevient plus active).

On peut aussi faire le rapprochement avec le climat en Europe occidentale, qui voit alterner des périodes plus continentales (années 1890's, 1940's, période actuelle) et des périodes plus océaniques (années 1910's, 70's) avec un retour d'environ 50/60 ans aussi.

Voilà pour les décennies depuis 1880 l'amplitude des Tm saisonnière (différence entre Tm de l'été (JJA) et de l'hiver (DJF) au Bourget) :

Décennies amplitude (°C)

1881/1890 14.2

1891/1900 14.7

1901/1910 14.2

1911/1920 12.9

1921/1930 13.4

1931/1940 14.5

1941/1950 15.5

1951/1960 13.8

1961/1970 13.9

1971/1980 13.1

1981/1990 13.8

1991/2000 13.9

1996/2005 14.2

C'est assez net.

Une hypothèse : les eaux plus chaudes de la zone subtropicales atlantique favorise la formation et le maintient de basses pressions dans la zone au SO de l'Europe (période actuelle, avec l'occurence de cyclones près des Canaries, de Madère et jusqu'à l'Espagne !) ce qui provoque les remontées d'air saharien sur l'Europe par flux de sud et la formation de HP sur l'Europe, d'où chaleur en été (ou en automne comme en octobre dernier).

Mais les HP sont synomymes d'inversions de T en hiver, et de blocage (disparition des flux d'ouest). Et donc hiver plus froid

Il est probable qu'un effet cyclique se fasse sentir aussi dans la zone arctique. Il faudrait connaitre l'aire de la banquise dans les années 40/50 pour étudier ce qui relève du réchauffement du climat (indubitable) ou de phénomènes périodiques.

Bonjour Tomar.

Comme toujours, ton post est très intéressant et bien documenté. Et l'hypothése que tu formules me parais plutôt judicieuse, même si elle n'est pas la seule à être enviageable.

Je poste depuis le Centre Universitaire d'Agen et je n'ai pas ma doc avec moi.

Mais ce lien avec Cryosphère montre très nettement une rupture d'équilibre de l'extension (extent) de la banquise, surtout en été, à partir des environs de 1950. La tendance est beaucoup moins évidente en hiver.

http://arctic.atmos.uiuc.edu/cryosphere/IM...ent.updated.jpg

Alain

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Bonjour Tomar.

Comme toujours, ton post est très intéressant et bien documenté. Et l'hypothése que tu formules me parais plutôt judicieuse, même si elle n'est pas la seule à être enviageable.

Je poste depuis le Centre Universitaire d'Agen et je n'ai pas ma doc avec moi.

Mais ce lien avec Cryosphère montre très nettement une rupture d'équilibre de l'extension (extent) de la banquise, surtout en été, à partir des environs de 1950. La tendance est beaucoup moins évidente en hiver.

http://arctic.atmos.uiuc.edu/cryosphere/IM...ent.updated.jpg

Alain

Merci Alain,

C'est vrai que Cryosphere publie une courbe qui donne les données d'étendue de glace depuis 1900. La baisse est très nette depuis les années 60 et je pense que ces chiffres sont fiables.

Pour les années antérieures à 1953 il y a deux éléments qui me chiffonnent depuis que je connais cryoshere : le décrochement entre 1952 et 1953 surtout en été, et les courbes bien plus lisses avant 53 (surtout pour l'étendue automnale).

Le mode de calcul de l'étendue, avant les données satellitaires ou l'observation aérienne, se fait par reconstruction, et donnent des évaluations nettement moins précises. La nette rupture de 1953 correspond très probablement à une date de changement de mode de calcul, et l'étendue en été pourrait bien être surévaluée avant 1953. Faut-il appliquer une consolidation pour avoir une série plus cohérente ?

C'est pour ça que je n'avais pas trop regardé ces courbes dans le détail jusqu'à présent.

Mais essayons quand même (attention, interprétation personnelle, sous toutes réserves) :

En reprenant les courbes cryosphere et supprimant l'effet de décrochage de 1953

- pour hiver guère d'évolution

- pour automne, pas beaucoup plus, une baisse apparait vers 1995

- pour le printemps, peut-être une hausse, limitée jusqu'en 1955, puis une baisse après 1970

- pour l'été, on peut peut-être voir "l'effet de cycle" à peu près en concordance temporelle avec les T en Europe et les périodes d'activité des cyclones : deux périodes d'aire plus élevées vers 1910/1920 puis vers 1965 (pendant les périodes de temps "océaniques"), et deux périodes d'aire plus faible : vers 1940 puis vers 1995. Mais l'aire continue de chuter après 2000... et poursuit une baisse quasiment continue depuis 1965, voir 1950 si on considère le petit maximum vers 1965. D'après ça, si on a toujours pas de remonté d'ici 2015 (en tendance, sur plusieurs années), c'est que le réchauffement du climat outrepasserait bien l'effet de cycle pour la banquise estivale.

Je me répète, interprétation personnelle "sur le vif", à considérer avec précaution.

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Location : Bouffémont (95) Val d'Oise 

Commeznt peut t'on expliquer un ralentissement de la DNA (températures mer du nord inférieurs aux normales) et un renforcement du gulf stream dans la zone subtropicale (températures à ces lattitudes très douces pour la saison)?

Pour ce qui est de la banquise l'extension en mer de barents est freinée et on constate toujours 2 brèches importantes vers l'est. C'est inquiétant pour l'été à venir si les choses restaient ainsi surtout que la couverture de la glace ne semble pas importante.

a+

Patric95

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Comment peut t'on expliquer un ralentissement de la DNA (températures mer du nord inférieurs aux normales) et un renforcement du gulf stream dans la zone subtropicale (températures à ces lattitudes très douces pour la saison)?

Pour ce qui est de la banquise l'extension en mer de barents est freinée et on constate toujours 2 brèches importantes vers l'est. C'est inquiétant pour l'été à venir si les choses restaient ainsi surtout que la couverture de la glace ne semble pas importante.

Patric95

Il semble que seule une branche nord du GS soit pour l'instant réellement affectée, avec la disparition de la majeure partie des "cheminées" de plongée profonde des eaux du GS dans sa zone terminale. (d'après une équipe océanographique britanique)Mais les conséquences sur la vitesse et le flux de la DNA (et donc du GS) paraissent encore incertaines. Il se pourrait même qu'il n'y ait qu'un trés faible ralentissement avec une plongée moins abrupte, moins profonde et plus diffuse, susceptible - par exemple - d'amener des eaux relativement denses (salées) et tempérées vers la mer de Barents (c'est une simple hypothèse de ma part), contribuant ainsi à expliquer son retard de prise en glace, et peut-être même sous certaines zones de banquise.

En tout cas, si le GS se ralentissait nettement, le transfert de calories vers l'Europe occidentale et les hautes latitudes se ferait moins efficacement, entrainant pendants quelques années des hivers plus froids que normal (continentalisation du climat) dans ces régions et - inversement - un réchauffement de la surface océanique dans les zones tropicales et subtropicales de l'Atlantique et de la Mer des Caraïbes (avec des conséquences sérieuses sur la saison cyclonique)...

Plus tard, avec l'emballement hélas possible du réchauffement climatique, le sursis dont auraient profité (en hiver) l'Europe occidentale prendrait probablement fin et nous retrouverions des hivers de moins en moins froids, en même temps que la sécheresse du climat tendrait à sévérement s'accentuer jusqu'aux environs du 45ème paralléle.

Alain

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Location : 34230 Paulhan - Centre Hérault

Point d'aujourd'hui sur l'etat de la banquise dans les differents bassins.

Cette fois ce sera simple: deux bassins se distinguent la Mer de Bering et la Mer d'Okhostk

La Mer de Bering a une avance sur l'an dernier à la même époque de 200 000 km2

La Mer d'Okhostk a un retard sur l'an dernier à la même époque de 200 000 km2

Tous les autres bassins sont au même niveau d'embacle qu'il y a un an.

Le bilan est neutre donc, dire que c'est satisfaisant non pas du tout !

La seule chose qui soit vraiment positive est celle de la mer de Bering, sa débacle sera plus longue et protegera plus longtemps les mers orientales internes de l'Arctique.

Situation en quasi equilibre mais le retard a duré longtemps donc on doit se poser des questions sur l'epaisseur de la banquise dans la Baie de Baffin.

Pour la Mer de Kara même constat, elle a fini par geler en totalité mais il yb a eu un trou pendant trés longtemps il ne s'est resorbé qu'en Janvier.

Situation que j'estime préoccupante pour la Mer de Barents et le Nord de la Mer du Groenland, la banquise peine à tenir autour de l'archipel du Spitzberg.

La situation est meilleure le long des côtes Russes de la Presqu'ile de Kola ou la banquise a bien avancé mais cette zone est fragile si elle compense en chiffre le deficit du coté du Spitzberg elle ne le compense pas en qualité, c'est une zone plus peripherique et son impact est moindre.

On peut dire la même chose de la Mer du Groenland, même niveau en gros qu'il y a un an mais il y a un an ce n'etait pas bon, la difference est que cette année la banquise a bien avancé au sud mais la banquise est bien ecornée au Sud du Spiztberg.

Mon analyse est que c'est plus un problème de salinité de surface que de temperatures trop elevées selon ce que je peux voir sur Mercator, ailleurs à même temperature la banquise avance, on peut donc y voir un problème d'accumulation des eaux de la DNA qui ne plongent plus comme autrefois et restent en surface.

Cette tendance pour la suite devrait voir une derive de la mer de Barents pendant l'été vers les mers de Kara et de Laptev mais il est egalement possible que la fonte de neiges trés importante en Siberie provoque une hausse de niveau dans l'Est de l'Arctique.

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...

Mon analyse est que c'est plus un problème de salinité de surface que de temperatures trop elevées selon ce que je peux voir sur Mercator, ailleurs à même temperature la banquise avance, on peut donc y voir un problème d'accumulation des eaux de la DNA qui ne plongent plus comme autrefois et restent en surface.

Cette tendance pour la suite devrait voir une derive de la mer de Barents pendant l'été vers les mers de Kara et de Laptev mais il est egalement possible que la fonte de neiges trés importante en Siberie provoque une hausse de niveau dans l'Est de l'Arctique.

Ton analyse de la situation actuelle de la banquise arctique est détaillée et me parait très judicieuse.

Elle rejoint, précise et compléte considérablement l'hypothése que je formulais hier au sujet de la mer de Barents (plongée moins profonde des eaux relativement denses (salées) de la DNA et du GS...).

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Je pose a nouveau ma questions aux nombreux spécialistes dans un sujet plus appoprié, merci d'avance pour vos réponses :

Deuxième tentative,

Je ne sais pas si le sujet est le bon pour poser cette question, mais est ce que quelqu'un peut m'expliquer pourquoi dans certaines zones du grand nord les valeurs de surface gelèe ne décolent jamais d'un certain seuil qui ne représente jamais la valeure moyenne 71-00 ? Ni aurait t'il pas un pboblème d'instrumentation.

Par exemple il me semble que les archipels canadiens à cette époque de l'année sont totalement pris dans les glaces alors pour quelles raisons la moyenne reste t'elle inférieure à la norme.

http://arctic.atmos.uiuc.edu/cryosphere/IM...m.region.12.jpg

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Location : Merry la vallée 280m d'alt.

Je pose a nouveau ma questions aux nombreux spécialistes dans un sujet plus appoprié, merci d'avance pour vos réponses :

Deuxième tentative,

Je ne sais pas si le sujet est le bon pour poser cette question, mais est ce que quelqu'un peut m'expliquer pourquoi dans certaines zones du grand nord les valeurs de surface gelèe ne décolent jamais d'un certain seuil qui ne représente jamais la valeure moyenne 71-00 ? Ni aurait t'il pas un pboblème d'instrumentation.

Par exemple il me semble que les archipels canadiens à cette époque de l'année sont totalement pris dans les glaces alors pour quelles raisons la moyenne reste t'elle inférieure à la norme.

http://arctic.atmos.uiuc.edu/cryosphere/IM...m.region.12.jpg

Le lien que tu as donné ne marche plus! Ils se sont peut etre rendu compte du probleme..... Car y a aucun doute c'est un bug car cette surface est recouverte à 100% de glace!

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Location : 34230 Paulhan - Centre Hérault

Voici le lien réactualisé, c'est pas un bug puisque je suis ça depuis deux hiver avec toujours les même résultats.

http://arctic.atmos.uiuc.edu/cryosphere/IM...m.region.12.jpg

J'ai compris en voyant le graphique, tu as confondu un taux de prise de glace et une superficie, ce qui est indiqué ce sont des km2 et pas du tout un pourcentage, la superficie de la banquise de l'Archipel Canadien est de 500 000 km2 environ et tu ne la verras jamais monter au dessus, 0,5 correspond à 0,5 millions de km2, tout simplement.

La legende sur le coté le dit bien, c'est bien une valeur en "millions square km".

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Location : Merry la vallée 280m d'alt.

J'ai compris en voyant le graphique, tu as confondu un taux de prise de glace et une superficie, ce qui est indiqué ce sont des km2 et pas du tout un pourcentage, la superficie de la banquise de l'Archipel Canadien est de 500 000 km2 environ et tu ne la verras jamais monter au dessus, 0,5 correspond à 0,5 millions de km2, tout simplement.

La legende sur le coté le dit bien, c'est bien une valeur en "millions square km".

Ok mais l'anomalie devrait donc etre à 0! La elle est à -0.05 c'est pas normal....

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Merci Torrent,

Mais j'avais bien compris qu'il s'agit d'une superficie. Ce dont je parle c'est de la courbe rouge qui représente une anomalie par rapport a une moyenne 1979-2000. Cette anomalie est elle même exprimé en million de km2 mais reste négative même lorsque la glace est présente partout. Je ne voit pas comment on peut avoir une anomalie négative de surface gelé par rapport à une moyenne lorsque tout est gelé. D'ailleurs dans d'autres endroits totalement gelé on ne retrouve pas ce phénomène, par exemple la mer de Beaufort qui est totalement prise dans les glaces et qui voisine les archipels canadiens à une courbe rouge qui concorde avec la moyenne 1979-2000. Lien pour la mer de beaufort : http://arctic.atmos.uiuc.edu/cryosphere/IM...m.region.11.jpg

Je n'est pas fait le tour de toute les zone totalement prise mais si le phénomène existe ailleurs on ne peut se fier qu'à une conparaison de surface et non pas à une comparaiseon d'anomalie pour dire si les glaces sont en avance ou en retard d'une année sur l'autre. Et le retard serrait alors à relativiser car une moyenne qui n'est jamais atteinte car "inatteignable" en terme de surface n'est pas une moyenne !

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Location : Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

Merci Torrent,

Mais j'avais bien compris qu'il s'agit d'une superficie. Ce dont je parle c'est de la courbe rouge qui représente une anomalie par rapport a une moyenne 1979-2000. Cette anomalie est elle même exprimé en million de km2 mais reste négative même lorsque la glace est présente partout. Je ne voit pas comment on peut avoir une anomalie négative de surface gelé par rapport à une moyenne lorsque tout est gelé. D'ailleurs dans d'autres endroits totalement gelé on ne retrouve pas ce phénomène, par exemple la mer de Beaufort qui est totalement prise dans les glaces et qui voisine les archipels canadiens à une courbe rouge qui concorde avec la moyenne 1979-2000. Lien pour la mer de beaufort : http://arctic.atmos.uiuc.edu/cryosphere/IM...m.region.11.jpg

Je n'est pas fait le tour de toute les zone totalement prise mais si le phénomène existe ailleurs on ne peut se fier qu'à une conparaison de surface et non pas à une comparaiseon d'anomalie pour dire si les glaces sont en avance ou en retard d'une année sur l'autre. Et le retard serrait alors à relativiser car une moyenne qui n'est jamais atteinte car "inatteignable" en terme de surface n'est pas une moyenne !

je ne vois vraiment pas ce qui t'embête.

L'anomalie est nulle, à epsilon près.

La mer de Beaufort est bien entièrement prise par les glaces en ce moment.

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Location : 34230 Paulhan - Centre Hérault

je ne vois vraiment pas ce qui t'embête.

L'anomalie est nulle, à epsilon près.

La mer de Beaufort est bien entièrement prise par les glaces en ce moment.

Non, il a raison, il parlait de l'anomalie de l'Archipel Canadien et là il semble bien y avoir un bug, la courbe reste toujours en dessous des 100% même lorsque le bassin est completement gelé.

Sinon ca m'a permis de faire le tour des differents bassins, c'est bien ce que je pensais, la situation est bonne dans la partie orientale de l'Arctique, Mers de Laptev, Siberie, Beaufort, Chuchki et Bering, mais elle n'est pas fameuse dans les bassins de Barents surtout mais aussi Groenland, Baffin et Kara.

Pour la baie d'Hudson on remarque le même problème que pour l'Archipel Canadien alors que la prise de glace est totale et à 100%, surement le même bug.

Voir les differents bassins: http://arctic.atmos.uiuc.edu/cryosphere/

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Effectivement j'ai aussi fait le tour des autres bassins et pas d'autre anomalie significative.

Si on fait la somme des deux anomalies de moyenne entre archipel canadien et baie d'Hudson on arrive à environ 0,15 million de km2 soit un peu plus de 1% de la surface gelé total (13 à 14 millions de km2), c'est effectivement négligeable...

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Anomalie inverse, très faible, pour le bassin arctique (plus de 100 % d'englacement par moment en novembre, décembre et aussi mars dernier).

Anomalie aussi pour le golf du St Laurent, qui étaient complètement exempte de glace de longs mois cet été contrairement à ce qui apparait sur le graphe.

Petits problèmes de références, mais qui ne change pas vraiment les chiffres globaux, pas la peine de leur accorder trop d'attention, on les voit depuis des années.

Si vous suivez le site, vous avez du remarquer des "remises à jour" de l'englacement global, avec des changements parfois assez importants à posteriori. Il y en a eu une très forteau printemps dernier.

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Location : Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

Non, il a raison, il parlait de l'anomalie de l'Archipel Canadien et là il semble bien y avoir un bug, la courbe reste toujours en dessous des 100% même lorsque le bassin est completement gelé.

Sinon ca m'a permis de faire le tour des differents bassins, c'est bien ce que je pensais, la situation est bonne dans la partie orientale de l'Arctique, Mers de Laptev, Siberie, Beaufort, Chuchki et Bering, mais elle n'est pas fameuse dans les bassins de Barents surtout mais aussi Groenland, Baffin et Kara.

Pour la baie d'Hudson on remarque le même problème que pour l'Archipel Canadien alors que la prise de glace est totale et à 100%, surement le même bug.

Voir les differents bassins: http://arctic.atmos.uiuc.edu/cryosphere/

exact, je me suis trompé, j'ai suivi le lien mer de Beaufort.

Mais petite question, comment savez-vous que l'englacement est de 100% pour une région donnée?

l'area est la somme(ccion*surface).

Il se peut très bien que la courbe de l'area d'une région "sature" à 95%, si une zone de la région reste pour une raison x à une concentration de glace plus faible.

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de Torrent :

Situation que j'estime préoccupante pour la Mer de Barents et le Nord de la Mer du Groenland, la banquise peine à tenir autour de l'archipel du Spitzberg.

pour ma part je ne suis pas trop inquiet dans ces zones compte tenu de la très forte activité sous-marine qui est variable sur un terme moyen ( celle des sources chaudes liées au volcanisme de la dorsale) dans la zone du Spitzberg.

lc30

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Mais petite question, comment savez-vous que l'englacement est de 100% pour une région donnée?

l'area est la somme(ccion*surface).

Il se peut très bien que la courbe de l'area d'une région "sature" à 95%, si une zone de la région reste pour une raison x à une concentration de glace plus faible.

Exact.Par ailleurs, il existe une cause d'erreur particulière tenant à la méthode et au logiciel d'analyse automatique des données satellites: L'écume des vagues est comptabilisée comme de la glace, ce qui tend à faire déborder sur la rivage les zones recensées comme gelées. D'où une incertitude des données de l'ordre de 0,5 %.

Ce "parasitage" des données par l'écume cesse naturellement quand un secteur est totalement gelé.

Le même "parasitage" explique certaines variations quotidiennes qui ne sont en réalité qu'apparentes. Ainsi le "pont de glace" qui a paru relier certains jours l'Islande à la banquise pour s'évaporer soudainement ensuite...

Alain

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Location : 34230 Paulhan - Centre Hérault

Exact.

Par ailleurs, il existe une cause d'erreur particulière tenant à la méthode et au logiciel d'analyse automatique des données satellites: L'écume des vagues est comptabilisée comme de la glace, ce qui tend à faire déborder sur la rivage les zones recensées comme gelées. D'où une incertitude des données de l'ordre de 0,5 %.

Ce "parasitage" des données par l'écume cesse naturellement quand un secteur est totalement gelé.

Le même "parasitage" explique certaines variations quotidiennes qui ne sont en réalité qu'apparentes. Ainsi le "pont de glace" qui a paru relier certains jours l'Islande à la banquise pour s'évaporer soudainement ensuite...

Alain

Je ne pense pas que ce soit ca, l'Archipel Canadien là ou il est situé est necessairement pris à 100% par les glaces vu ce qui l'entoure, c'est une des zones les moins susceptibles d'etre en partie non englacée à cette époque, c'est peut être différent pour la Baie d'Hudson mais pas pour l'Archipel Canadien, la piste du bug est la plus probable.

Pour ce qui est du Spitzberg je pense qu'il y a les deux phénomènes qui s'additionnent, à la fois l'activité sous marine de la dorsale Atlantique avec ses volcans sous marins et la salinité.

Pour le pont de glace je n'y croyais pas moi même, ce n'est pas impossible que cela se produise mais dans un etat bien meilleur de la banquise globalement, nous verrons bien lors du passage en phase positive de la QBO, pour le moment nous sommes en phase négative.

A voir sur le site de Williams : http://la.climatologie.free.fr/stratospher...ratosphere3.htm

Excellent travail comme d'habitude ...

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