Bonjour.
Je ne poste quasiment jamais sur les forum Infoclimat et pourtant, mes lectures y sont quotidiennes (multi quotidiennes!) tant j'en apprécie les analyses fines, les talents d'écriture et au delà, le fonctionnement de ce site ainsi que le travail effectué par ses membres pour aboutir à un tel résultat. Donc franchement bravo et encouragements à celles et ceux qui le font vivre!
Mon post s'évitera donc à toute polémique (ce serait franchement mal placé de ma part); simplement, les conclusions telles que celles de Barth61 sont assez difficile à "apprécier" (à leur juste valeur) quand, depuis notre grand sud (le Tarn pour ce qui me concerne), nous avons le sentiment que les vagues de chaleur sont minorées (dans dans leur durée comme dans leur intensité). Elles prennet à l'inverse assez bonne place lorsqu'elles franchissent la Loire ou pire même, atteignent Bretage ou Normandie (comme l'été passé). J'ai pour habitude (chanceuse) de passer un bonne partie de mes été au fin fond du Finistère et entend régulièrement les commentaires furtifs des locaux sur le climat du sud ("Hou là, il fait chaud chez vous, ce doit être difficile"...). Mais très vite, l'intérêt pour ce qui s'y passe (des étés de 4 mois à plus de 30°c) se dissipe. On se replie sur son quotidien, son propre territoire (qui ne subit pas ces phénomènes, ou peu) et on relativise ce qui se passe plus loin.
Moi-même y suis piégé: après quelques jours passés à 800 bornes de chez moi, tout en sachant qu'il y fait chaud et sec, j'aurais tendance à relativiser tout simplement parce que je suis pas directement contraint de m'enfermer chez moi, de ne plus faire de sport, de jardiner, etc...
Et pourtant, lorsque l'on rentre chez soi et que l'on constate (ce fut le cas l'an passé et cela va l'être à la fin de cet épisode), que tout est grillé, y compris des chênes vieux de plus de 100 ans, que nos tentatives de solutions (paillages, apport de terres, goutte à goutte) sont peanuts par rapport à la chaleur de l'air et à l'état de sécheresse des sols, c'est extrêmement difficile à vivre et source d'angoisses.
Alors effectivement, il faut faire attention à ce que l'on écrit car oui, le sud a très chaud, et depuis bien avant les alertes oranges. Et même dans une durée dite "limitée", chaque jour avec de tels seuils suffit à détruire (ou a minima dégrader sensiblement), la nature qui nous entoure, sans parler des conditions de logement ou des activités humaines qui doivent bien continuer .
Bien à vous