mottoth

Climats du monde

2 754 messages dans ce sujet

J'ai pensé à l'ouest américain par rapport aux T et à l'amplitude.

Mais il est vrai que le régime de pluie, rapproche cette station d'un endroit avec un minimum de continentalité. Je dirais qu'il doit y avoir de la terre à l'ouest sud ouest. Le nord est anglais (vers Sunderland) n'est peut etre pas si loin.

Crabo

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Ouest Danemark je dirais.

J'hésite aussi entre le Danemark et l'Angleterre.

Le Danemark, c'est partout plus froid que ça en hiver, d'au moins 2°C !

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Il s'agit sans doute d'une ville de l'est de l'Angleterre, je dirais Lincoln ou York ou quelque chose d'approchant ...

Bingo, et c'était pas très facile car je n'ai pas pris une grande ville mais une base militaire perdue dans la campagne anglaise. Quelqu'un a mentionné Newcastle, c'était bien vu aussi.

 

#185. York / Dishforth

 

Après avoir fait la fiche de Lerwick j'ai voulu attaquer une petite série sur la Grande Bretagne, et je me suis alors heurté à un problème: le Royaume Uni ne partage plus les synops des plus grandes villes, à part quelques exceptions. Entre Aberdeen et Londres - qui sera la prochaine étape - je voulais couvrir une ville du centre de la Grande Bretagne: je visais Manchester, mais j'ai vite découvert que rien n'était disponible pour cette ville, à part une station ouverte il y a quelques années dans la campagne au sud-ouest de la ville (Emley Moor). Là où j'ai vraiment commencé à déchanter, c'est lorsque j'ai constaté que les villes voisines n'étaient pas non plus présentes dans les pages d'Ogimet: Liverpool, Sheffield, Leeds... par contre pas mal de stations de campagne, de petites bases de la RAF notamment. C'est comme si ni Lyon, Grenoble ou St Etienne n'étaient disponibles, mais que l'on avait bien St Yan, Vichy ou Amberieu. De plus une grande majorité de stations anglaises sont passées au tout automatique, sans report de nébulosité ou de façon partielle, ce qui complique la selection d'une bonne station, avec un maximum de paramètres exploitables.

 

J'ai fini par me rabattre sur une base de la RAF que je trouve très bien placée au milieu de la plaine anglaise, idéalement à mi-chemin entre Aberdeen et Londres: Dishforth, dans le Yorkshire. Et l'intervention de Yves m'a ouvert les yeux sur le fait que la ville de York n'est pas très loin - 28kms -, donc j'ai rebaptisé cette fiche York / Dishforth.

03261_map0.jpg

 

Zoom sur la région: à l'ouest on trouve le Yorkshire Dale, une modeste chaine de collines qui ne culmine qu'à 700m mais qui semble couper un peu les influences océaniques - ce que certains ont bien vu en analysant la fiche:

03261_map1.jpg

 

Vue vers l'ouest. C'est très campagnard, sans aucune influence urbaine.

03261_map2_W.jpg

 

03261_York_Dishforth_A_v7_02.png

 

Ce climat de plaine non côtier, légèrement abrité, montre donc une pluviométrie aussi modeste que le bassin parisien, et un régime lui aussi similaire à celui de Paris. C'est donc déjà de l'océanique dégradé puisque le régime pluvio n'est pas franchement océanique. C'est quand même une petite surprise pour moi, je m'imaginais pas cette région aussi en retrait du climat océanique pur.

Pour le reste rien de très surprenant:

- vent très présent avec un maximum hivernal,

- hiver très cléments, peu de gel fort et de neige

- été vraiment frais même si on fait mieux qu'en Écosse (9 jours de chaleur/an contre 1 seul à Aberdeen).

 

Le caractère très campagnard de cette station s'affirme avec la fréquence élevée de brouillards (2 fois plus qu'à Aberdeen ou Dublin) et d'HR à 100%.

La deuxième surprise de cette fiche est la direction des vents dominants révélés par les roses des vents: en dehors des situations où le courant d'OSO perturbé est vraiment fort c'est une alternance NNO/SSE qui prévaut le plus souvent. On retrouve donc un peu les vents vu pour l'est de l'Ecosse sous l'abri des Highlands, ce qui traduit encore l'influence décidément vraiment pas négligeable des Yorkshire Dales. Ce climat décidément tient plus de celui d'Aberdeen que de celui de Dublin, et Dann ne se plantait pas trop lui non plus en pronostiquant Edimbourg tant cette zone de Grande Bretagne qui s'étant le long de la mer du nord semble être d'une bonne homogénéité climatique.

03261_York_Dishforth_C_v7_02.png

 

03261_York_Dishforth_B_v7_02.png

 

 

J'ai pris l'hiver 2011-2012 comme exemple. Il présente au global +0.3°c d'anomalie (+0.1°c en tn, +0.5°c en tx) et un faible déficit d'eau (-15.6%, à cause de février). Le bilan de février est assez proche des moyenne malgré la vague de froid des 10 premiers jours - elle fut moins spectaculaire qu'en France mais néanmoins remarquable, et la grande douceur de la dernière décade a bien compensé.

Notez comme les périodes de temps calme anticyclonique sont marquée par une forte HR et la présence de brumes et brouillard.

NB: les observations humaines de temps présent et de nébulosité s'arrêtent durant le weekend et les vacances de noël, au rythme de la vie de cette base de la RAF.

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Enfin c'est 2014 qui va illustrer l'été, avec des anomalies faibles (tn: -0.2°c, tx: +0.6°c, RR +0.4%).

Juin et juillet furent chauds (surtout juillet) et secs, aout frais et pluvieux.

La fraicheur nocturne estivale de ces climats ne cesse de m'étonner, comme à Aberdeen les tn redeviennent souvent très fraiches dès la mi-aout et cet exemple n'a rien d'exceptionnel.

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C'est tout pour ce soir !

 

Modifié par mottoth
Remise en forme

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Oui, la côte ouest américaine, il faut carrément oublier ça !

Je ne pense pas que ce soit l'Angleterre (ce type de régime pluvio serait associé à des températures légèrement plus élevées, et il n'y a pas assez de montagnes capables d'engendrer une telle situation de foehn en hiver), encore moins l'Irlande (lames de RR hivernales plus élevées, car subissant les vents d'ouest de plein fouet). À mon avis, étant données les RR hivernales, je pense à une région océanique très foehnée l'hiver : l'est de l'Ecosse, et plus particulièrement Edimbourg.

Ce même foehn (léger en été) étant responsable des températures estivales plutôt élevées pour l'Ecosse.

Edimbourg est trop proche d'Aberdeen, il n'y a pas, je pense, 2°C d'écart en été entre les deux villes, c'est plus au sud, le littoral oriental de l'Angleterre à mon avis.Oups, mottoth a publié sa fiche quand j'écrivais le message. Merci pour cette nouvelle fiche.

Juste une remarque : je pense qu'il s'agit d'un climat très océanique malgré le régime pluviométrique, une amplitude annuelle de 11,7 à cette latitude c'est vraiment peu. Il faut, à mon avis revoir l'idée qui associe océanicité et prédominance des pluies hivernales. On voit, au travers de ces différentes fiches, que la position de la station par rapport aux reliefs est au moins aussi déterminante pour le régime pluviométrique que la distance à l'océan.

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Edimbourg est trop proche d'Aberdeen, il n'y a pas, je pense, 2°C d'écart en été entre les deux villes, c'est plus au sud, le littoral oriental de l'Angleterre à mon avis.

Oups, mottoth a publié sa fiche quand j'écrivais le message. Merci pour cette nouvelle fiche.

Juste une remarque : je pense qu'il s'agit d'un climat très océanique malgré le régime pluviométrique, une amplitude annuelle de 11,7 à cette latitude c'est vraiment peu. Il faut, à mon avis revoir l'idée qui associe océanicité et prédominance des pluies hivernales. On voit, au travers de ces différentes fiches, que la position de la station par rapport aux reliefs est au moins aussi déterminante pour le régime pluviométrique que la distance à l'océan.

Hello Yves,

Ben moi je pense que le fait qu'il y ait de la terre à l'ouest implique qu'à de telles latitudes les orages estivaux sont plus fréquents. Par exemple, Liverpool sur la côte ouest, a des cumuls du même ordre toute l'annee (à10 mm près) avec je dirais une certaine constance. La différence avec cette station, c'est que le mois le plus arrosé tombe en pleine saison chaude, en cause les orages estivaux. Bref, je pense que l'environnement de la station "perturbe" le caractère pleinement oceanique.

D'ailleurs, le climat oceanique a pour caractéristique l'uniformité des précipitation, et non l'irregularité dans la repartition de celles-ci. La baisse des cumuls pluviométriques estivaux n'est pas une composante du climat oceanique de ces latitudes à mon avis. Je pense que le creux pluviométrique estival s'accentue en allant vers l'equateur et est donc une marque de la dégradation meridionale de ce climat.

Crabo

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Edimbourg est trop proche d'Aberdeen, il n'y a pas, je pense, 2°C d'écart en été entre les deux villes, c'est plus au sud, le littoral oriental de l'Angleterre à mon avis.

Mais Yves, je n'ai jamais dit qu'il y avait 2°C d'écart entre Edimbourg et Aberdeen ! J'ai dit que, en hiver (et donc notamment en janvier ou février), les 4,3°C de Tm (de York, donc) sont au moins 2°C plus élevés que les Tm de janvier ou février de n'importe quelle ville danoise (même de celles de la côte occidentale danoise, comme vers Esbjerg ou Blåvand). Aah, sois plus attentif, boudu ! smile.png

je pense qu'il s'agit d'un climat très océanique malgré le régime pluviométrique, une amplitude annuelle de 11,7 à cette latitude c'est vraiment peu. Il faut, à mon avis revoir l'idée qui associe océanicité et prédominance des pluies hivernales. On voit, au travers de ces différentes fiches, que la position de la station par rapport aux reliefs est au moins aussi déterminante pour le régime pluviométrique que la distance à l'océan.
Je suis de ton avis sur l'analyse globale (*), mais pas d'accord pour ta recommandation : je ne pense pas du tout qu'il faille remettre en cause cette caractéristique indiscutable des climats océaniques (à savoir : « les climats océaniques connaissent des pluies prédominantes en saison "sombre" », ou "hivernale" si vous préférez, quoique ce soit moins exact). En effet, ces cas-là (ces climats océaniques ne présentant pas de minimum estival comme dans l'est de l'Ecosse, voire de l'Angleterre) restent assez nettement minoritaires.

En revanche, je suis d'accord avec toi pour dire que l'amplitude thermique annuelle est une mesure plus marquante du caractère océanique d'un climat que son régime pluvio. Mais ce dernier reste tout de même important à prendre en considération.

(*) en même temps, je suis d'accord avec Mottoth : le climat de York ou d'Edimbourg par exemple n'est pas aussi océanique que ça (en tout cas, pas « hyper océanique », justement à cause de cet « abri », malgré l'amplitude thermique très faible pour cette latitude. Le cas le plus typique est dans l'intérieur de la Colombie britannique : là-bas, le relief est tel qu'il modifie le régime pluvio (un peu de la même façon), et surtout, l'amplitude thermique augmente aussi assez nettement.

rq : je mets évidemment un bémol à cette notion d'abri, puisqu'il y en a de deux types :

Type 1 : celui qui nous concerne ici, et qui n'est pas à proprement parler un « abri ». En effet, ici, le relief est beaucoup trop bas et doux pour constituer une véritable barrière : les masses d'air situées dans la couche limite passent aisément par-dessus. Le phénomène qui rentre en cause dans ce genre d'environnement est la subsidence induite par des vents forts et constants. Cela n'entraîne pas une augmentation franche de la continentalité puisque l'amplitude thermique annuelle reste très faible (en effet, même s'il subit une subsidence, l'air reste nettement océanique, et l'effet de foehn reste réduit). C'est surtout les vents d'ouest particulièrement forts qui entraînent cette subsidence relativement marquée.

Type 2 : relief très haut et difficilement franchissable par les masses d'air situées dans la couche limite. On parle ici de barrière, comme les Andes, les Rocheuses, etc... Il s'y produit des phénomènes de foehn parfois marqués. D'un point de vue climatique, les précipitations hivernales sont nettement réduites, mais surtout, l'air humide océanique ne se rend quasiment pas jusque là, si bien que l'HR moyenne baisse de façon sensible, et que, surtout, les amplitudes thermiques annuelles augmentent nettement => la continentalité croît fortement. Mais le caractère océanique n'est toutefois pas complètement estompé (régime pluvio souvent pas forcément continental, comme en Colombie britannique, par ex).

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Mais Yves, je n'ai jamais dit qu'il y avait 2°C d'écart entre Edimbourg et Aberdeen ! ..... . Aah, sois plus attentif, boudu ! smile.png

Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire non plus. J'ai compris (peut-être à tort) que tu proposais Edimbourg pour la station-mystère, ce à quoi je répondais qu'Edimbourg est trop proche de Aberdeen pour avoir des T estivales (de près de 2°C supérieures à celles d'Aberdeen) telles que celles données dans la fiche mystère de mottoth, rien de plus.

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Juste une remarque : je pense qu'il s'agit d'un climat très océanique malgré le régime pluviométrique, une amplitude annuelle de 11,7 à cette latitude c'est vraiment peu. Il faut, à mon avis revoir l'idée qui associe océanicité et prédominance des pluies hivernales. On voit, au travers de ces différentes fiches, que la position de la station par rapport aux reliefs est au moins aussi déterminante pour le régime pluviométrique que la distance à l'océan.

Le problème c'est aussi le degré de finesse que l'on veut appliquer à notre analyse:

- si l'on s'en tient à des grande zones climatiques et aux grands types de climat on peut considérer que le climat océanique s'étale jusqu'en Pologne (pour moi Varsovie c'est plus océanique que continental, je l'ai déjà dit plusieurs fois ici). Donc evidemment York est très océanique.

- Mais, si l'on veut détailler au sein d'une région, d'un pays, que l'on commence à peser chaque degré ou à étudier précisément le régime pluvio, bref si on commence à "chipoter", et bien on en vient naturellement à trouver de la continentalité ici ou là, même dans les iles Britanniques.

 

Il y a un deuxième écueil qui vient souvent perturber les débat ici, c'est de confondre le climat et le milieu (ou substrat pour reprendre le vocabulaire de Dann): ici le milieu de la campagne anglaise est déjà continental, avec un cycle de rosée, de la convection et des vents diurnes, du brouillard de rayonnement fréquent, etc... A Lerwick c'est un milieu largement maritime qui s'ajoute au climat déjà très océanique. Et à Helgoland on a un climat qui montre une certaine continentalité - bien que avant tout océanique - mais dans un milieu ultra-maritime, offshore (on trouverais quasiment le même climat sur une plateforme pétrolière de mer du nord).

 

#186. Londres / Heathrow

 

Aujourd'hui c'est au tour du sud de l'Angleterre, qui sera représenté par sa capitale.

York / Dishforth est à 300kms, Aberdeen 645kms, Dublin 445kms et Paris 370kms.

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L'aéroport d'Heathrow est à 23kms à l'ouest du centre ville, à la limite ouest de cette métropole de 13 millions d'habitants. C'est la plus urbanisé (à part Londres City / LCY) des aéroports de la ville, mais c'est malheureusement le seul dont les synops sont disponibles actuellement.

03772_map1.jpg

 

Vue vers l'est. La station est implantée au nord de l'aéroport en bordures des autoroutes d'accès aux terminaux. C'est donc bien bétonné, mais heureusement assez dégagé.

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Je voudrais commencer par tordre le coup à une idée reçue véhiculée par la culture populaire: non Londres n'est pas la ville du smog ou du fog. C'est une ville assez ventée où les conditions propices aux brouillards sont plutôt rares. Ce vent contribue également à disperser la pollution qui entre dans la composition du smog. Cette notion de smog londonien vient probablement de quelques épisodes anticycloniques hivernaux remarquables par leur durée au XIXe siècle, où les brouillards se sont mélangés à la fumée des chauffages au bois et au charbon d’antan, dans un contexte ou l'ICU était aussi nettement plus faible.

Pour Heathrow la fréquence moyenne des brouillards durant les mois d'hiver (DJF) est de 2.0%, alors que sur la même période on a:

4.5% à York Dishforth dans un milieu bien plus campagnard, 3.0% à Amsterdam pourtant plus ventée en moyenne, 2.3° à Paris Orly, 3.5% à Copenhague et jusqu'à 14.2% à Bucarest qui détient la palme des ville Européennes que j'ai étudié. Londres est donc plutôt moins concernée par le brouillard que ses homologues d'Europe de l'ouest et ne mérite absolument pas cette mauvaise publicité.

 

Ce climat de Londres fait sans surprises dans la modération, on constate une seule différence de taille avec les climats vu plus au nord comme à York: une multiplication des jours de chaleur estivale, et l’apparition de la forte chaleur - quasiment inconnue au nord de l'Angleterre. On a en effet ici 3 fois plus de chaleur qu'à York (27 j/an contre 9 j) et une txx sans aucune mesure (37.9°c contre 30.6°c). Le sud-est de l'Angleterre, et en particulier le bassin Londonien, est la seule région du Royaume Uni où des t° supérieures à 30°c ne sont pas exceptionnelles et où l'on peut même dépasser 35°c.

 

Les roses des vents sont sans surprises, avec un vent de SO souvent dominant comme à Paris, Amsterdam ou Copenhague.

03772_London_C_v7.35.png

 

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Voici l'hiver 2002-2003, avec des anomalies faibles (-0.1°c en tx, +0.3°c en tn), sauf les RR (+23.3%) en raison d'un mois de décembre bien arrosé.

Ce mois de décembre fut particulièrement maussade, avec des tn élevées. Puis à partir de janvier quelques périodes plus froides voire légèrement neigeuses se sont intercalées au sein de la douceur atlantique.

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L'été 2001, très très normal (tn +0.1°c, tx +0.2°c, RR -0.2%). Le mois de juin un peu frais a bien été compensé par un "beau" mois de juillet (quand même 15 jours pas terribles du 07/07 au 22/07).

03772_JUN-_AUG01.png

 

C'est tout pour Londres !

 

Modifié par mottoth
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Merci pour cette dernière fiche, intéressant.

Je pense que le nombre de jours de brouillard, comme tu le dis mottoth, devait être bien plus élevé autrefois, lorsque le réchauffement urbain était moindre, c'est vrai qu'il est aujourd'hui particulièrement faible, par contre, c'est peut-être ce nombre autrefois plus élevé qui est à l'origine de cette réputation qui semble imméritée aujourd'hui. Mais c'est vrai aussi que le contexte de vents hivernaux n'est pas très favorable aux brouillard et sur ce point, Londres est avantagé.

Autre indice du réchauffement urbain, c'est la Tm de 11,5 bien élevée pour la latitude, même si la station est en périphérie de l'agglomération, celle-ci est si grande que cet effet est encore sensible.

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Le problème c'est aussi le degré de finesse que l'on veut appliquer à notre analyse:

- si l'on s'en tient à des grande zones climatiques et aux grands types de climat on peut considérer que le climat océanique s'étale jusqu'en Pologne (pour moi Varsovie c'est plus océanique que continental,

Je pense qu'il est un peu osé de dire que Varsovie est plus océanique que continentale (au passage, dans ta fiche, tu parles pourtant de « climat continental dégradé ») : si tu ne veux tenir compte que de l'amplitude thermique (et de la latitude), sans tenir compte du régime pluvio, c'est ton droit, c'est ton choix. Mais sache tout de même qu'en appliquant mon indice de continentalité, celui-ci me donne 0,38 pour Varsovie. Or cet indice est sensiblement le même à Vienne (Autriche) et à Minsk ! Dirais-tu que Vienne et Minsk soient, elles aussi, plus océaniques que continentales ?!

Je veux bien comprendre que tu te bases approximativement sur une moyenne mondiale, à savoir que le « pôle de la continentalité » serait Verkhoiansk avec ses 65°C (environ) d'amplitude (et environ 0,94 d'indice de cont), et que le « pôle de l'océanicité » (dans l'HN) serait quelque part vers les îles Féroé, avec une amplitude de seulement 7°C (et un indice de cont de 0,10). Alors tu t'es sans doute dit que la transition océanique/continental se situerait approximativement (ou quand même pas tout à fait, histoire de ne pas enlever toute l'Europe du nord du climat continental !) à mi-distance (en terme d'amplitude thermique ou d'indice de continentalité).

Bon, soit. Encore une fois, c'est ton droit le plus strict. Mais je pense que cette vision est beaucoup trop simpliste. Je sais bien que la "mode" (dans les parutions scientifiques, notamment) est à la simplicité : les méthodes simples et facilement reproductibles sont souvent mieux acceptées. Mais à mon avis, à trop vouloir simplifier, on arrive parfois à commettre des erreurs, des oublis, ou des incohérences. Je pense que c'est le cas ici (bien sûr, ceci n'est que mon point de vue qui n'est peut-être pas partagé par la majorité, j'entends bien).

Il y a un deuxième écueil qui vient souvent perturber les débat ici, c'est de confondre le climat et le milieu (ou substrat pour reprendre le vocabulaire de Dann)
Là, je ne suis pas du tout d'accord (et pardon de venir « perturber » les débats... je suis un peu choqué par ce que tu viens d'écrire, car je me sens visé ! À moins que je me méprenne, et dans ce cas-là, excuse-moi) : sans aucunement vouloir « ramener ma science », mais possédant quelques connaissances sur ce sujet, je suis obligé de te rétorquer que le climat est bel et bien l'association, le couplage entre ce que tu appelles « climat » (mais qui, en fait, signifie « influences atmosphériques en terme de déplacement de masses d'air », ou « échanges latéraux » en termes plus techniques) et ce que tu appelles le « milieu » (moi « le substrat », càd les échanges sol-atmosphère dus à l'environnement proche, échanges qui se manifestent sous la forme du bilan radiatif + transferts de chaleur par changement de phase de l'eau).

Bref, je le répète : climat = influences atmosphériques (lointaines) + « échanges sol/atmosphère du milieu environnant »

. Cette équation est fondamentale à comprendre.

Le climat n'est donc pas dû, comme tu sembles le penser, à la seule influence des masses d'air provenant de telle ou telle région.

Une fois que cela est compris, c'est là que les choses se compliquent lorsqu'il s'agit de déterminer où se situe la transition entre climat océanique et climat continental. En se rappelant bien, une fois encore, ce qu'est la définition du climat (ce que j'ai marqué en rouge).

Alors par exemple, bien évidemment, il ne viendrait à l'esprit de personne (ni du mien, rassurez-vous !) de prétendre que Londres possède un climat continental. Or comme tu l'as bien dit, la « continentalité » n'y est pas nulle (càd cette continentalité elle-même résultant de la position, du milieu, du substrat plutôt continental de cette localité, et se traduisant par un cycle de rosée, de la convection et des vents diurnes, du brouillard de rayonnement fréquent, etc). Seulement, à Londres, cette continentalité du « milieu » ne parvient pas du tout à contrer les influences atmosphériques de grande ampleur qui sont évidemment fortement maritimes, océaniques. Si bien que c'est cette contribution (les influences atmosphériques) qui l'emporte.

En d'autres termes, la continentalité et les influences continentales à Londres sont assez nettement plus faibles que les influences océaniques, ce qui entraîne que le climat de cette ville est bel et bien océanique.

Maintenant, la question est de savoir comment l'on détermine qui des deux l'emporte ! C'est précisément là que doit se situer la difficulté et c'est à partir de là que le débat doit naître, si tant est qu'on veuille bien en débattre...

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Je pense qu'il est un peu osé de dire que Varsovie est plus océanique que continentale (au passage, dans ta fiche, tu parles pourtant de « climat continental dégradé ») : si tu ne veux tenir compte que de l'amplitude thermique (et de la latitude), sans tenir compte du régime pluvio, c'est ton droit, c'est ton choix. Mais sache tout de même qu'en appliquant mon indice de continentalité, celui-ci me donne 0,38 pour Varsovie. Or cet indice est sensiblement le même à Vienne (Autriche) et à Minsk ! Dirais-tu que Vienne et Minsk soient, elles aussi, plus océaniques que continentales ?!

La fiche de Varsovie a été écrite il y a 3 ans et depuis mon jugement a évolué. D'après moi Minsk est vraiment à la frontière entre le climat continental et le climat océanique. Je ferais à l'avenir des fiches sur Minsk et Vienne donc on ne manquera pas d'en reparler avec des données chiffrées.

 

Citation

Là, je ne suis pas du tout d'accord (et pardon de venir « perturber » les débats... je suis un peu choqué par ce que tu viens d'écrire, car je me sens visé ! À moins que je me méprenne, et dans ce cas-là, excuse-moi) : sans aucunement vouloir « ramener ma science », mais possédant quelques connaissances sur ce sujet, je suis obligé de te rétorquer que le climat est bel et bien l'association, le couplage entre ce que tu appelles « climat » (mais qui, en fait, signifie « influences atmosphériques en terme de déplacement de masses d'air », ou « échanges latéraux » en termes plus techniques) et ce que tu appelles le « milieu » (moi « le substrat », càd les échanges sol-atmosphère dus à l'environnement proche, échanges qui se manifestent sous la forme du bilan radiatif + transferts de chaleur par changement de phase de l'eau).

Bref, je le répète : climat = influences atmosphériques (lointaines) + « échanges sol/atmosphère du milieu environnant »

 

. Cette équation est fondamentale à comprendre.

Oui c'est un problème de vocabulaire, je suis d'accord avec ce que tu as écrit en rouge. Je parlais de York plutôt que de Londres, et en chipotant le terme "continentalité" ressortait durant l'analyse de ce climat en partie parce que au sein d'influences atmosphériques très océaniques le milieu de la campagne anglaise n'est pas du tout maritime, c'est un milieu continental humide.

 

#187. Bergen.

 

Début d'une petite série sur la Norvège, on commence par le climat très océanique de Bergen. C'est à 305kms d'Oslo et 350kms de Lerwick.

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Les alpes scandinaves forment un réseau de fjords assez complexe dans le sud-ouest de la Norvège. Bergen est au bord de l'un d'entre eux, à 23kms de la mer libre.

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La station choisie n'est pas celle de l'aéroport, mais celle du centre-ville qui observe plus de paramètres.

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Vue vers le sud-est: les collines voisines atteignent 450m à 650m d'altitude, elle vont d'aune part forcer et canaliser les vents dominants et d'autre part donner un important surplus de précipitations orographiques.

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01317_Bergen_A_v7_33.png

 

C'est donc vraiment très arrosé, les mois les plus pluvieux flirtent avec les 300mm de moyenne ! Ce climat océanique bien rafraichi par la latitude élevée est particulièrement nuageux, car malgré les jours de presque 19h durant la belle saison l'insolation reste médiocre. Cependant lorsque le flux se continentalise on connait alors des situations de foehn particulièrement agréables, notamment en été avec une chaleur sèche et modérée; les 5-centiles d'HR inhabituellement bas en milieu maritime sont une indication de ces occurrences de foehn.

 

Comme je disais plus haut les vents sont forcés par le relief, canalisés par la vallée qui s'ouvre au SSE de la ville. Ce lieu relativement abrité n'est pas très venté, les valeurs de vent moyens sont bien en dessous des valeurs des fiches vues récemment.

01317_Bergen_C_v7_33.png

 

Les tableaux horaires montrent qu'en été les brises de mer s'établissent plus facilement, avec souvent une véritable alternance diurne.

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Voici l'hiver 2003-2004 (une fois de plus), bien représentatif avec de faibles anomalies: tn +0.1°, tx +0.1°c, RR -8.3% (il manque 2 jours de données).

La neige est assez fréquente mais ne resite jamais longtemps aux redoux océaniques. Les lames d'eau quotidiennes dépassent souvent 20mm, ce qui garantie au final des cumuls mensuel impressionnants. Et l'on distingue quelques périodes de foehn, notamment les 31/12 et 01/01.

01317_DEC03_FEB04.png

 

 

Un exemple d'été avec 2013. Un peu frais et humide, mais j'avais pas mieux; anomalies: tn -0.4°c, tx -0.4°c, RR +12% (il manque 2 jours).

Le mois de juillet est marqué par deux types de temps très constratés:

- une période fraiche, grise et humide avec de rares journées potables durant les 2 premières décades.

- une belle semaine douce, foehnée, en dernière décade.

01317_JUN_AUG13.png

 

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui !

 

Modifié par mottoth
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Bergen,

Je dirais quelle poisse pour un hivernophile que d'habiter si haut en latitude et avoir aussi peu de froid (en température vraie et pas en ressentie, je parle) quoique avec si peu de vent finalement on ne doit jamais se sentir frigorifié. La neige ne reste jamais bien longtemps, vraiment pas de bol si l'on se place toujours de ce point de vue neigeophile; par contre en hauteur au dessus de 800 m en allant un peu vers l'est ça doit "plâtrer grave"...

deuxième point: 1190h d'ensoleillement/an c'est quand même pas terrible au regard du potentiel estival, lié à la latitude, avec les deux mois d'été vraiment poussifs à ce niveau là.

Concernant Londres, je suis assez surpris de la hauteur des tn en hiver autour de 3° et de la bonne tenue des deux mois d'été avec 14°; Rennes doit avoir des tn inférieures, d'où une influence maritime quand même assez marqué, me semble t-il...

Bref ça n'apporte rien à votre moulin mais c'est un peu pour dire à Mottoth que je suis fan de toutes ces fiches, à part les tropiques que je trouve d'un ennui, mais bon on se refait pas (loin de moi la chaleur monotone)...wink.png

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Concernant Londres, je suis assez surpris de la hauteur des tn en hiver autour de 3° et de la bonne tenue des deux mois d'été avec 14°; Rennes doit avoir des tn inférieures, d'où une influence maritime quand même assez marqué, me semble t-il...

Très fort effet urbain à Londres. C'est pour ça.

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Le fond des fjords norvégiens peut être très chaud en été au sud de Trondheim ainsi que dans les vallées glaciaires non côtières, j'en ai fait l'expérience début août 2006...

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Toujours aussi intéressant ce topic. Pour Londres, ce qui intéressant a observer je trouve, ce sont les faibles précipitations. Moins de 600 mm, c'est assez surprenant pour un climat océanique. Finalement, le climat y est assez similaire a Paris je trouve. Donc, on est en milieu tempéré océanique a été moyen. Bergen, en revanche, c'est tout l'inverse et on se rapproche pas mal de la Colombie Britannique et les conifères y sont dominants. Ici, nous sommes dans l'océanique a été court (on pourrais rajouter hyper-humide). Pour ajouter mon grain de sel sur la notion de continentalité, je dirais que le climat continental commence entre 0.3 et 0.35 (indice de Dann) en Europe.

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Toujours aussi intéressant ce topic.

Oui, c'est intéressant, effectivement. Mais nous ne sommes que très peu à discuter et à commenter. Il faut croire que, même ici sur le forum IC, la climatologie - la vraie, j'entends - n'intéresse pas grand-monde : il n'y a qu'à voir les fils de discussion répertoriés en « climatologie », alors qu'en réalité, les intervenants ne font que simplement reporter leurs observations quotidiennes et mensuelles de leur coin (dans la plupart des cas). Car lorsqu'il s'agit de s'intéresser à autre chose que son petit coin ou sa région (ou au mieux à autre chose que la France), là il n'y a quasiment plus personne. Et encore plus lorsqu'il s'agit de discuter et de réfléchir sur des questions de fond. C'est bien désolant, et cela révèle la mentalité globale des gens. Donc j'en profite pour vous remercier vous tous, ici, sur ce fil de discussion (et sur les quelques autres que nous avons pu lancer par le passé), pour votre participation.

Ah, l'égocentrisme bien connu des Français...sleep.png

J'en profite pour vous poster cette version assez rarement vue (mais très bonne) :

Bergen, en revanche, c'est tout l'inverse et on se rapproche pas mal de la Colombie Britannique et les conifères y sont dominants. Ici, nous sommes dans l'océanique a été court (on pourrais rajouter hyper-humide). Pour ajouter mon grain de sel sur la notion de continentalité, je dirais que le climat continental commence entre 0.3 et 0.35 (indice de Dann) en Europe.
S'agissant de Bergen, pourquoi dis-tu que c'est « tout l'inverse » de Paris ou de Londres ? Tout l'inverse de quoi ? juste parce qu'il y pleut bien plus ? si c'est cela, c'est simplement une question d'orographie.

Sinon, oui, je parlerais moi aussi d'un climat océanique humide à été bref.

Océanique : là, y a pas de doute...

humide : IhA = 190, donc végétation adaptée à un climat hyperhumide. (l'indice monte même à 204 si l'on ne se soucie pas de la végétation, mais uniquement du climat « ressenti » par les Hommes qui y vivent).

Indice de continentalité Ic = 0,21 => nous ne sommes pas tout à fait, à mon avis, en climat hyper océanique.

À été bref : on est bien dans la catégorie « entre 2 et 4 mois au-dessus de 14°C » (près de 2 mois et demi pour la période 2000-2015, et un peu plus de 2 mois pour la période 1971-2000).

Bergen n'est cependant pas en climat subpolaire océanique (mais n'en est pas très loin), puisque nous dépassons ici les 4 mois > 10°C (près de 5 mois pour la période 2000-2015, et entre 4 mois et demi et 5 mois pour 1971-2000) : par conséquent, le biome dominant ne peut pas y être la forêt subarctique (ni celle de conifères, ni celle de bouleaux nains pubescents des zones subpolaires océaniques ventées).

En effet, à Bergen (et jusque vers 200-300 m d'altitude dans les environs), la forêt dominante est la forêt de feuillus océanique « classique » (principalement de hêtres et frênes, parfois mélangée à quelques pins sylvestres étant donnée la fraîcheur estivale), mais elle est un peu mixte aussi (on retrouve quelques conifères), puisque la Tm dépasse les 10°C pendant moins de 5 mois.

C'est donc bien à partir des 200-300 m d'altitude que la Tm ne dépasse plus les 10°C pendant plus de 4 mois, et qu'on passe en forêt subpolaire océanique, mais pas à Bergen.

150515041008824443.png

15051504111947552.png

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/geo_0003-4010_1992_num_101_568_21122

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Citation
Le fond des fjords norvégiens peut être très chaud en été au sud de Trondheim ainsi que dans les vallées glaciaires non côtières, j'en ai fait l'expérience début août 2006...

Ca tombe bien, Trondheim est la prochaine étape. Aout 2006 fut le 2e plus chaud de la période 2000-2014, avec +2.6°c d'anomalie par rapport la la moyenne 2000-2014.

 

188. Trondheim / Vaernes

 

Trondheim est à 390kms d'Oslo et 450kms de Bergen.

01271_map0.jpg

 

La station est celle de l'aéroport de Vaernes, à 26kms de la ville. Nous sommes dans un fjord bien plus à l'intérieur des terre qu'à Bergen, la mer libre est à environ 80kms:

01271_map1.jpg

 

Vue vers le sud-ouest. Le terrain est vraiment rugueux, on atteint 1000m d'altitude une trentaine de kms à l'est.

01271_map2_SW.jpg

 

01271_Trondheim_A_v7_33.png

 

Dans tout les climats de la côte Norvégienne la distance entre notre position dans le fjord et ce que j'appelle la mer libre est très importante: plus nous sommes enfoncés dans les terres, plus les coups de froids seront spectaculaires, tandis que les redoux océaniques auront quasiment la même vigueur sur toute la longueur du fjord. Donc comme ici nous sommes déjà à 80kms de la mer libre, les températures sont beaucoup plus contrastées qu'à Bergen: les tnn sont 10°c ou 12°c plus basses, une différence que la seule montée en latitude ne justifie pas, tandis que les txx sont très semblables entre les 2 villes, et ce en toutes saisons.

Donc logiquement la neige devient suffisamment fréquente au point de pouvoir déterminer une période d'enneigement continu de plus de 50 jours - elle est évidemment très variable d'une année sur l'autre.

 

Des situations de foehn, moins prononcées qu'à Bergen mais bien avérées, se produisent régulièrement par flux continental. C'est aussi une constante des ces climats de la côte Norvégienne que l'on retrouvera jusqu'à très au nord.

 

Les vents dominants sont forcés par le relief, évidemment la plupart de temps orientés parallèlement au fjord. Malgré un position bien océanique on constate que les vents d'ouest ne sont plus dominants, surtout en hiver: le cœur du jet stream passe le plus souvent bien plus bien au sud, et une contre circulation d'est devient dominante au fur et à mesure que l'on s'élève en latitude. A partir de ces latitudes la douceur hivernale est donc plus le fait de la dérive nord-atlantique (gulf stream) que du jet-stream, d'où l'importance primordiale de l'éloignement de la mer libre, avec une température qui peut chuter très vite en peu de kilomètres. On reviendra là-dessus sur les futures fiches...

01271_Trondheim_C_v7_33.png

 

 

Si la mer libre est à 80kms, le fjord lui n'est qu'à 1km de la station: on voit donc souvent des alternances de brises marines/terrestres de mars à septembre. C'est bien visible sur le graph d'avril: l'arrivée de la brise marine en fin de matinée ralenti la hausse diurne des température.

01271_Trondheim_B_v7_33.png

 

 

J'ai choisi 2001-2002 comme exemple d'hiver, avec des anomalies bien sages: tn +0.2°c, tx +0.4°c, RR -11.4% (3 cumuls quotidiens manquants).

Décembre et janvier furent un peu frais, avec un spectaculaire coup de froid fin décembre.

Février fut vraiment doux (+2.2°c en Tm) et tire le bilan de cet hiver vers le haut.

01271_DEC01_FEB02.png

 

 

Enfin l'été 2009. Pas mal de cumul de RR manquant, mais on semble être plutôt dans les clous, l’excédent de juillet compensant les deux autres mois. Pour les t° c'est très normal (+0.2°c en tn, 0.0°c en tx).

J'ai l'impression que c'est dans l’ensemble moins gris qu'à Bergen, avec de belles périodes de beau temps prolongé.

01271_JUN_AUG09.png

 

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui !

 

Modifié par mottoth
Remise à jour

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Oui, c'est intéressant, effectivement. Mais nous ne sommes que très peu à discuter et à commenter. Il faut croire que, même ici sur le forum IC, la climatologie - la vraie, j'entends - n'intéresse pas grand-monde : il n'y a qu'à voir les fils de discussion répertoriés en « climatologie », alors qu'en réalité, les intervenants ne font que simplement reporter leurs observations quotidiennes et mensuelles de leur coin (dans la plupart des cas). Car lorsqu'il s'agit de s'intéresser à autre chose que son petit coin ou sa région (ou au mieux à autre chose que la France), là il n'y a quasiment plus personne. Et encore plus lorsqu'il s'agit de discuter et de réfléchir sur des questions de fond. C'est bien désolant, et cela révèle la mentalité globale des gens. Donc j'en profite pour vous remercier vous tous, ici, sur ce fil de discussion (et sur les quelques autres que nous avons pu lancer par le passé), pour votre participation.

Ah, l'égocentrisme bien connu des Français...sleep.png

En parlant de mentalité, pourquoi te sens-tu toujours obligé d'afficher du mépris dans la moindre de tes interventions? ermm.gif Le fait est que, dans le cas particulier de ce topic alimenté avec toujours autant de constance et de rigueur par mottoth depuis plus de 4 ans, on y compte environ 100 visites par jour... Preuve que ça intéresse, et que l'immense majorité des membres ou anonymes qui suivent ce fil le lisent avec toujours autant d'intérêt mais se gardent bien d'y intervenir.

Se contenter de lire sans intervenir, cela ne veut pas dire que ça n'intéresse personne... et ne te permet en aucune manière d'en tirer ces conclusions. Tout juste peux-tu regretter qu'il y ait assez peu de personnes qui osent se lancer dans la discussion.

Là où je te rejoins, c'est pour remercier les intervenants (toi compris, et mottoth en tête) pour l'alimentation de ce topic, devenu une référence du forum.

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Oui, c'est intéressant, effectivement. Mais nous ne sommes que très peu à discuter et à commenter. Il faut croire que, même ici sur le forum IC, la climatologie - la vraie, j'entends - n'intéresse pas grand-monde : il n'y a qu'à voir les fils de discussion répertoriés en « climatologie », alors qu'en réalité, les intervenants ne font que simplement reporter leurs observations quotidiennes et mensuelles de leur coin (dans la plupart des cas). Car lorsqu'il s'agit de s'intéresser à autre chose que son petit coin ou sa région (ou au mieux à autre chose que la France), là il n'y a quasiment plus personne. Et encore plus lorsqu'il s'agit de discuter et de réfléchir sur des questions de fond. C'est bien désolant, et cela révèle la mentalité globale des gens. Donc j'en profite pour vous remercier vous tous, ici, sur ce fil de discussion (et sur les quelques autres que nous avons pu lancer par le passé), pour votre participation.

Ah, l'égocentrisme bien connu des Français...sleep.png

J'en profite pour vous poster cette version assez rarement vue (mais très bonne) :

Bonsoir Dann,

Ce n'est ni de l'égocentrisme, ni un manque d'intérêt, mais je lis régulièrement ce topic, je pourrais même dire quotidiennement lorsque qu'il y a des nouveaux messages.

Si je ne participe pas aux débats, c'est seulement que je ne pense pas avoir les connaissances nécessaires afin d'exposer mes idées. Je serai trop vite à court d'arguments face à de grands spécialistes du débat comme toi, par exemple. Je me restreins donc à vous lire et à consulter les fiches de mottoth, qui, à titre personnel, me suffisent pour me faire une idée des différents climats du monde., je n'ai pas votre souci du détail par manque de connaissances dans ce domaine default_wink.png/emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20">. Mais si je vous lis, c'est aussi pour apprendre.

Il est vrai que je pourrais manifester ma présence plus souvent pour remercier mottoth de son travail remarquable, j'avoue ma faute. Et donc merci mottoth default_smile.png/emoticons/smile@2x.png 2x" width="20" height="20">

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Intéressant cette chaleur estivale pour une station située a 63°N non? Sur la période concernée, on rentre tout juste dans le domaine tempéré (extraordinaire a cette latitude) avec 4 mois>10°C et un Ic de 0.26. Je parlerais donc d'un climat tempéré océanique a été bref. Les collines environnantes doivent être en climat boréal océanique (la foret dense de conifères y est le biome dominant théoriquement).

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En parlant de mentalité, pourquoi te sens-tu toujours obligé d'afficher du mépris dans la moindre de tes interventions? ermm.gif

Bon, je viens de me relire... c'est vrai que j'y suis allé un peu fort (bien qu'il y ait sans doute un peu de vrai dans ce que j'ai dit, je pense)... désolé vis-à-vis de ceux qui ont été blessés par mon intervention. blush.png

Mon propos maladroit consistait non pas à blesser les gens, mais plutôt à leur secouer les puces !

Bonsoir Dann,

Ce n'est ni de l'égocentrisme, ni un manque d'intérêt, mais je lis régulièrement ce topic, je pourrais même dire quotidiennement lorsque qu'il y a des nouveaux messages.

Si je ne participe pas aux débats, c'est seulement que je ne pense pas avoir les connaissances nécessaires afin d'exposer mes idées. Je serai trop vite à court d'arguments face à de grands spécialistes du débat comme toi, par exemple. Je me restreins donc à vous lire et à consulter les fiches de mottoth, qui, à titre personnel, me suffisent pour me faire une idée des différents climats du monde., je n'ai pas votre souci du détail par manque de connaissances dans ce domaine wink.png. Mais si je vous lis, c'est aussi pour apprendre.

Il est vrai que je pourrais manifester ma présence plus souvent pour remercier mottoth de son travail remarquable, j'avoue ma faute. Et donc merci mottoth smile.png

Mais tu n'es fautif de rien, Nico ! C'est moi qui m'excuse.

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Intéressant cette chaleur estivale pour une station située a 63°N non? Sur la période concernée, on rentre tout juste dans le domaine tempéré (extraordinaire a cette latitude) avec 4 mois>10°C et un Ic de 0.26. Je parlerais donc d'un climat tempéré océanique a été bref. Les collines environnantes doivent être en climat boréal océanique (la foret dense de conifères y est le biome dominant théoriquement).

11 jours de chaleur par an pour Trondheim, bien des stations côtières bretonnes n'en ont pas autant.

Le revers de la médaille est la présence fréquente de journées avec fraîcheur marquée comme un 11° de maximale fin juillet.

Je conseille à tous ceux qui en ont la possibilité d'aller faire une virée dans les fjords pour se rendre compte de l'étagement de la végétation, passant de l'étage tempéré à un étage arctique sur quelques dizaines de km de routes.

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Intéressant cette chaleur estivale pour une station située a 63°N non? Sur la période concernée, on rentre tout juste dans le domaine tempéré (extraordinaire a cette latitude) avec 4 mois>10°C et un Ic de 0.26. Je parlerais donc d'un climat tempéré océanique a été bref. Les collines environnantes doivent être en climat boréal océanique (la foret dense de conifères y est le biome dominant théoriquement).

Attention Mathieu, encore une fois, le climat subpolaire océanique fait encore partie du domaine climatique tempéré (le domaine climatique froid ou « polaire » débutant avec l'isotherme 10°C pour le mois le plus chaud).

Pour Trondheim Vaernes (2000-2015), on arrive à pile 2 mois > 14°C et à un tout petit peu plus de 4 mois > 10°C => cela la placerait effectivement en climat océanique à été bref à très bref.

Mais si l'on veut considérer la végétation correspondante, étant donné le réchauffement climatique en cours, il vaut mieux tenir compte de la période 1971-2000. Et là, la Tm de juillet n'excédait pas les 14,4°C, et on avait à peine plus d'1 mois > 14°C, et entre 3 mois et demi et 4 mois > 10°C. Cela en faisait un climat tout juste subpolaire océanique (et donc évidemment à été très bref). La végétation correspondante est donc effectivement le biome de la forêt subpolaire océanique, càd une forêt composée majoritairement de pins sylvestres ou d'épicéas mélangés à des bouleaux, et quelques bosquets de frênes, aulnes et tilleuls par endroit. Quelques peuplements de hêtres doivent prospérer dans les zones mieux exposées. Sur la zone plus côtière, comme vers Kristiansund Kvernberget (à 150 km à l'ouest de Trondheim), on plafonne là-bas à 13,6°C en juillet (1971-2000), mais la durée > 10°C est approximativement la même. Mais étant donné le vent, la forêt de conifères laisse place aux bouleaux pubescents, aulnes et saules (cette forêt subpolaire océanique typique des zones très ventées qu'on retrouve majoritairement partout plus loin au nord jusqu'à la limite du climat polaire.

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Le fait est que, dans le cas particulier de ce topic alimenté avec toujours autant de constance et de rigueur par mottoth depuis plus de 4 ans, on y compte environ 100 visites par jour...

Là où je te rejoins, c'est pour remercier les intervenants (toi compris, et mottoth en tête) pour l'alimentation de ce topic, devenu une référence du forum.

Merci à Sebass et aux autres pour les encouragements. Presque 190 fiches depuis 4 ans, ça m'a pris pas mal de temps... Cependant, sur ces 190 fiches envions 50 ont été postées depuis décembre, soit environ 10 par mois : une nette accélération, permise par de nouvelles méthodes de travail, et qui me permet d'explorer plus en profondeur les zones étudiées: alors que je me lassait assez vite auparavant de voir les mêmes climats avec les mêmes types de temps défiler en ramant sur une poignée de fiches, je peux maintenant produire de façon quasi industrielle pas mal de fiches du même pays avant que l'ennui se fasse sentir.

Donc j'ai pris l'habitude de faire des séries parfois assez longues de la même région, ce qui peut autant passionner que lasser j'en conviens: je comprends que les 16 ou 17 fiches enchaînées sur l'Indonésie ont pu laisser une impression de monotonie, mais d'un autre côté quand on creuse un peu ces climats Indonésiens se sont révélés d'une variété inattendue. Je compte donc continuer sur cette lancée, j'ai par exemple encore 4 fiches en stock pour cette série pour la Norvège. RDV demain pour la suite !

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