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charles.muller

1998-2007

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Location : Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

Je ne vois pas où tu vois une erreur ???

Tout est indiqué dans le tableau du lien que j'ai donné : le GIEC a fait des projections de CO2, de richesse en PIB et de population.

Par contre, je me suis trompé de ligne du tableau, dans le scénario A1B, un terrien de 2100 ne serait "que" 17x (et non 20x) plus riche que celui de 2000 default_blink.png

D'accord pour le PIB.

Comme je te l'ai dit j'avais pris comme réf les émissions de CO2 pour mesurer la "richesse" car j'étais encore dans la problématique climat.

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(...)

Tiens je viens de regarder l'ENSO de 1998, sa durée s'est etalée de mai 1997 à Aout 1998 en phase positive El Niño, comparativement El Niño de 2006 aura duré de Juillet 2006 à Janvier 2007, et on passe en La Niña en ce moment, avec cela il est à peu prés evident que ceux qui parient sur une année 2007 plus chaude que 1998 font un pari trés risqué.

Oui, l'El Nino 1997-988 s'est caractérisé notamment par sa longueur, et son influence persistante sur tout le premier semestre 1998. C'est un de mes motifs de scepticisme pour 2007, puisqu'on annonçait déjà en décembre/janvier que l'épisode El Nino 2006-2007 serait moins prononcé. Les autres motifs sont le minimum solaire, la stagnation des concentrations de CH4 depuis quelques années, l'effet relatif (probablement) moindre de la baisse des émissions d'aérosols dans les années 2000 par rapport aux années 1990, en dehors de l'Asie.

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Les autres motifs sont le minimum solaire, la stagnation des concentrations de CH4 depuis quelques années, l'effet relatif (probablement) moindre de la baisse des émissions d'aérosols dans les années 2000 par rapport aux années 1990, en dehors de l'Asie.

Au sujet des aérosols, je me demande s'il y a des études récentes sur leur bilan, notamment les composés soufrés. En effet, cette année, la Chine émet presqu'autant de carbone que les USA et son agence gouvernementale prévoit que le pays dépassera les USA en 2008 !Or les émissions de carbone chinoises sont sacrément polluantes (je parle de la vraie pollution, celle qui pique les yeux et qui arrache les narines) car la Chine a un gros stock de vieilles usines polluantes sans compter que les 2 centrales électriques au charbon qu'elle construit par semaine (!) en moyenne sont souvent de vieille techno. D'après une info de Newsweek, même les centrales munies de filtres n'utilisent ces derniers qu'en cas de passage des inspecteurs car les filtres consomment de l'énergie et coûtent cher à faire fonctionner, avec les conséquences en matière d'émission particulière qu'on peut aisément deviner.

Tout ça pour dire qu'à vue de nez, les émissions d'aérosols dont le forçage est supposé négatif, ne sont certainement pas négligeables par la Chine et l'Inde à cause de leur boom économique par rapport à ce qu'on avait il y a 30 ans en Occident. Comme les aérosols ont une durée de vie courte, c'est une "bonne" occasion pour valider quantitativement leur influence sur le climat en étudiant l'Asie et d'affiner leur connaissance qui reste faible (low understanding level) selon le GIEC non ? Il est vrai que ça ne doit pas être coton de détecter un refroidissement dû aux aérosols en Chine vu l'influence massive des îlots de chaleur urbains chez eux (dans son étude de 1990 qui sert encore de base aux courbes de températures officielles du CRU, Jones classe les stations de mesure chinoises dans la catégorie "rurale" tant que la population ne dépasse pas 100.000, pfiou).

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Et voici la suite du grand pari, avec février pour la base Nasa Gistemp.

Cette fois, 1998 prend le dessus avec 0,72°C d'anomalie contre 0,54°C pour 2007. El Nino n'est pas encore tout à fait effacé au large de l'Amérique centrale sur ce mois, mais la signature 1998 reste bien plus nette à la même époque.

Les anomalies les plus chaudes de ce mois de février 2007 sont concentrées en Alaska, en Arctique canadien, sur le Groenland et l'Océan arctique, en Asie centrale et extrême-orientale. La France et une bonne partie de l'Europe centrale continuent sur leur douceur prolongée. Le Nord de l'Eurasie et une bonne partie du Nord de l'Amérique ont retrouvé la fraîcheur. L'HS est plutôt en anomalie froide, dominée par l'Antarctique et ses pourtours. Les données ne sont que partiellement disponibles sur l'Australie, avec une anomalie chaude au centre. Un schéma inverse de celui de 1998, qui connaissait une anomalie froide en Arctique et chaude en Antarctique.

Sur les deux premiers mois, 2007 reste plus chaud que 1998, avec 0,67°C d'anomalie contre 0,58°C par rapport à 1961-90.

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Je donne également les données numériques MSU de la base satellite UAH, en basse troposphère :

janvier 1998/2007 : 0.542 / 0.537

février 1998/2007 : 0.662 / 0.399

http://vortex.nsstc.uah.edu/data/msu/t2lt/tltglhmam_5.2

Pour la base RSS, dont j'avais publié une image mais pas de données, seul janvier est pour l'instant disponible (je mettrais à jour) :

janvier 1998/2007 : 0.648/0.480

ftp://ftp.ssmi.com/msu/monthly_time_serie...ocean_v03_0.txt

Les deux bases trouvent donc 1998 plus chaude que 2007 pour le premier mois, où les données de surface étaient en sens contraire pour les deux bases Gistemp et Hadley.

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C'est ce que les économistes se tuent à dire au GIEC qui s'amuse à faire des projections délirantes.

Déjà qu'on ne sait pas comment est le PIB d'un seul pays 1 an à l'avance, les projections de température globales des scénarios du GIEC sont basées sur des hypothèses à 100 ans ! default_stuart.gif

c'est bien pour cela qu'il y a plusieurs scénarii envisagés... default_tongue.png/emoticons/tongue@2x.png 2x" width="20" height="20">il est fort probable, à moins d'une guerre nucléaire à l'échelle mondiale ou un truc du genre, que le monde se situera quelque part entre les deux extrêmes de ces scénarii.

mais bon, on sait bien que tu trouveras toujours une bonne excuse pour continuer à dire qu'il n'y a pas de réchauffement global pour continuer à polluer sans vergogne... default_sleep.png/emoticons/sleep@2x.png 2x" width="20" height="20">

pour en revenir à février 2007, je suppose que tu vas nous sortir que 0.54°C au-dessus de la moyenne c'est vraiment rien du tout, pourquoi donc s'inquiéter?

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Au sujet des aérosols, je me demande s'il y a des études récentes sur leur bilan, notamment les composés soufrés. En effet, cette année, la Chine émet presqu'autant de carbone que les USA et son agence gouvernementale prévoit que le pays dépassera les USA en 2008 !

Or les émissions de carbone chinoises sont sacrément polluantes (je parle de la vraie pollution, celle qui pique les yeux et qui arrache les narines) car la Chine a un gros stock de vieilles usines polluantes sans compter que les 2 centrales électriques au charbon qu'elle construit par semaine (!) en moyenne sont souvent de vieille techno. D'après une info de Newsweek, même les centrales munies de filtres n'utilisent ces derniers qu'en cas de passage des inspecteurs car les filtres consomment de l'énergie et coûtent cher à faire fonctionner, avec les conséquences en matière d'émission particulière qu'on peut aisément deviner.

Eh bien, j'ai vu circuler des données contradictoires à ce sujet. Certaines annoncent un déclin des aérosols soufrés à partir de la fin des années 1990 en Asie, d'autres rien de tel. Problème classique des aérosols, qui défient les mesures précises et restent pour cette raison le moins bien connu des forçages (en plus de la difficulté qualitative à apprécier ce forçage même si l'on connaissait exactement les quantités).
Tout ça pour dire qu'à vue de nez, les émissions d'aérosols dont le forçage est supposé négatif, ne sont certainement pas négligeables par la Chine et l'Inde à cause de leur boom économique par rapport à ce qu'on avait il y a 30 ans en Occident. Comme les aérosols ont une durée de vie courte, c'est une "bonne" occasion pour valider quantitativement leur influence sur le climat en étudiant l'Asie et d'affiner leur connaissance qui reste faible (low understanding level) selon le GIEC non ? Il est vrai que ça ne doit pas être coton de détecter un refroidissement dû aux aérosols en Chine vu l'influence massive des îlots de chaleur urbains chez eux (dans son étude de 1990 qui sert encore de base aux courbes de températures officielles du CRU, Jones classe les stations de mesure chinoises dans la catégorie "rurale" tant que la population ne dépasse pas 100.000, pfiou).

En effet, dans la dernière livraison des GRL, les services météo chinoix eux-mêmes mettent en garde contre l'interprétation de leurs chiffres. En comparant Beijing et Nuhan avec les stations rurales alentour, ils concluent que 65 à 80% du réchauffement des 40 dernières années en Chine peut provenir de l'effet urbain! Sinon, une référence plus précise sur Jones m'intéresse à ce sujet.GEOPHYSICAL RESEARCH LETTERS, VOL. 34, L05711, doi:10.1029/2006GL027927, 2007

Implications of temporal change in urban heat island intensity observed at Beijing and Wuhan stations

G. Y. Ren

Laboratory for Climate Studies, National Climate Center, China Meteorological Administration, Beijing, China

Z. Y. Chu

Laboratory for Climate Studies, National Climate Center, China Meteorological Administration, Beijing, China

Z. H. Chen

Wuhan Regional Climate Center, China Meteorological Administration, Wuhan, China

Y. Y. Ren

Laboratory for Climate Studies, National Climate Center, China Meteorological Administration, Beijing, China

Abstract - Temporal change in urbanization-induced warming at two national basic meteorological stations of China and its contribution to the overall warming are analyzed. Annual and seasonal mean surface air temperature for time periods of 1961∼2000 and 1981∼2000 at the two stations of Beijing and Wuhan Cities and their nearby rural stations all significantly increase. Annual and seasonal urbanization-induced warming for the two periods at Beijing and Wuhan stations is also generally significant, with the annual urban warming accounting for about 65∼80% of the overall warming in 1961∼2000 and about 40∼61% of the overall warming in 1981∼2000. This result along with the previous researches indicates a need to pay more attention to the urbanization-induced bias probably existing in the current surface air temperature records of the national basic stations.

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Juste une remarque, ce genre de projection plane du globe agrandit très fortement les pôles. A titre d'exemple, le Groeland qui paraît énorme est à peu près 5 fois plus petite que la Chine qui est plus basse en latitude. Donc une anomalie chaude de l'arctique ou de la sibérie peut paraître impressionnante mais ça ne concerne pas forcément une grande surface ni une grande inertie thermique (le gros tampon d'énergie, c'est la mer, pas la terre). Dit comme ça, ça semble évident mais c'est parfois utile de l'avoir à l'esprit.C'est pour ça que les météorologues comme d'Aleo ou Gray considèrent que c'est l'océan, ses courants planétaires et ses oscillations multidécennales qui règlent le climat, pas le forçage atmosphérique. Le fait qu'on guette dans ce fil sensé parler de la température globale les manifestations d'El Nino - La Nina est déjà en soi une dérogation au paradigme climatique dominant, à savoir le rôle prétendument central des GES default_stuart.gif

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En comparant Beijing et Nuhan avec les stations rurales alentour, ils concluent que 65 à 80% du réchauffement des 40 dernières années en Chine peut provenir de l'effet urbain! Sinon, une référence plus précise sur Jones m'intéresse à ce sujet.

Charles,Warwick Hugues a fait un travail d'investigation remarquable sur les mesures de température de surface (il a un vieux contentieux avec Jones qui n'a jamais voulu rendre public ses données et méthodes !). Il a choisi sa spécialité à savoir les mesures modernes de T, comme ClimateAudit avait pris le "marché de niche" des multi-proxies, puis des séries sur les cyclone.

Tu peux trouver ce travail sur les données de Jones ici : et notamment sur les UHI chinois ici.

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La Nina est déjà en soi une dérogation au paradigme climatique dominant, à savoir le rôle prétendument central des GES default_zorro.gif

A bon, sans GES, la température de l'atmosphère serait sensiblement la même qu'avec des GES ?

je ne savais pas non plus que l'accroissement des GES limitait la variabilité du aux autres facteurs...

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Charles,

Warwick Hugues a fait un travail d'investigation remarquable sur les mesures de température de surface (il a un vieux contentieux avec Jones qui n'a jamais voulu rendre public ses données et méthodes !). Il a choisi sa spécialité à savoir les mesures modernes de T, comme ClimateAudit avait pris le "marché de niche" des multi-proxies, puis des séries sur les cyclone.

Tu peux trouver ce travail sur les données de Jones ici : et notamment sur les UHI chinois ici.

Merci de l'info, je vais lire cela.

A bon, sans GES, la température de l'atmosphère serait sensiblement la même qu'avec des GES ?

je ne savais pas non plus que l'accroissement des GES limitait la variabilité du aux autres facteurs...

Non, c'est plutôt de savoir quels sont les facteurs de premier ordre de variabilité à échelle de quelques décennies. Ce à quoi l'on ne pourra absolument pas répondre sur la base de 2007, d'ailleurs, une année n'indiquant rien de solide en tendance. Mais cela donne une petite idée. Il y a bien un jour où l'on battra ce fameux record de 1998.

N'oublions pas que l'on a pour l'instant deux périodes de réchauffement significatif, de 0,4 °C (1916-45) et 0,5 °C (1977-2006), la première étant bien plus difficile à modéliser en raison de la pauvreté des mesures. Les deux prochaines décennies seront donc décisives, pour confirmer la prédominance du RC anthropique comme pour contraindre la sensibilité climatique.

La moyenne des modèles de l'AR4 converge remarquablement pour le réchauffement des trente prochaines années (en fait, précisément, 2011-2030 par rapport à 1980-1999) :

+ 0,64 °C (A2), +0,69 °C (A1B), +0,67 °C (B1)

Et dans l'hypothèse où les GES seraient gelés à leur valeur 2000 (le nouveau scénario "commitment", de pure référence), 0,38°C.

Donc, les prochaines années vont dire si l'on se dirige vers ces scénarios. A noter, et pour reprendre le benchmark proposé par le GIEC, que la période 2000-2006 est à 0,26 °C d'anomalie par rapport à 1980-1999 (sur la base Nasa Giss cependant, Hadley doit être plus conservateur).

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En attendant, en France :

Source : Actu-environnement News de l'environnement

Climat - Publiée le : 05/03/2007

L'hiver 2006-2007 est le plus doux en France depuis 1950

L'hiver 2006-2007 a été le plus doux en France depuis 1950, constate Météo France qui fait état d'une température moyenne supérieure de 2,1 degrés à la normale saisonnière. L'organisme prévoit également un printemps plus chaud que la normale.

Avec une température moyenne supérieure de 2,1°C à la normale saisonnière, l'hiver 2006/2007 (décembre 2006 à février 2007) est le plus chaud observé en France depuis 1950, souligne Météo France dans un communiqué. Il devance ainsi ceux de 1989-1990 et 1974-1975 pour lesquels les températures avaient dépassé de deux degrés la normale saisonnière.

Cet hiver remarquablement doux fait suite à un automne 2006 exceptionnellement chaud, jamais observé au cours de la période 1950-2006 et sans doute même jamais vécu depuis plusieurs siècles, observe l'organisme.

Si la température moyenne de décembre n'a été finalement que légèrement supérieure à la normale saisonnière (+0,4°C), celles des mois de janvier et février l'ont chacune dépassé de 3°C, précise Météo France. Janvier 2007 se situe au second rang des mois de janvier les plus chauds en France pour la période 1950-2007, derrière janvier 1988 (+3,1°C). Février 2007 se place quant à lui au cinquième rang derrière février 1990 (+4,5°C), février 1966 (+ 3,5°C), février 1995 (+3,2°C) et février 2002 (+3,1°C).

Depuis le début de l'hiver, la France n'a connu que deux épisodes de fraîcheur relative lors de la seconde quinzaine de décembre et la dernière semaine de janvier. La douceur a été 'particulièrement remarquable' les 18 et 19 janvier où des records ont été battus en de nombreuses régions, avec des températures de fin de nuit de 13,9°C à Agen et 12,7°C à Orly.

D'après l'organisme, c'est dans le nord-est du pays que les températures moyennes hivernales ont été 'les plus remarquables', dépassant la normale de 3°C. En revanche, dans le sud-ouest, elles n'ont été que 'très légèrement supérieures' aux valeurs saisonnières.

Météo France annonce par ailleurs un printemps plus chaud que la normale saisonnière. Selon les prévisions pour le trimestre mars-avril-mai 2007, les températures moyennes s'annoncent supérieures aux normales saisonnières en France métropolitaine et dans tous les DOM-TOM, sauf en Nouvelle-Calédonie. Des cumuls de précipitations supérieurs aux normales saisonnières sont prévus à la Réunion et à Wallis et Futuna, alors que la saison s'annonce plus sèche que la normale en Nouvelle-Calédonie.

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Météo-France s'exprime toujours aussi mal et induit les gens en erreur. En lisant son communiqué, on croit que l'hiver 1950 a été plus chaud. C'est faux; il faudrait dire "durant la période 1950-2007", car MF ne tient pas compte des années antérieures, contrairement aux Suisses par ex. ! En fait, cet hiver est l'un des plus chauds depuis largement plus de 100 ans . Par ex., à l'observatoire de St-Genis-Laval (69), l'hiver 2006-07 est le plus chaud depuis l'ouverture de la station en 1881, avec 6,70° devant 2000-01 (6,40°), 1994-95 (6,23°) et 1989-90 (6,03°).

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Météo-France s'exprime toujours aussi mal et induit les gens en erreur. En lisant son communiqué, on croit que l'hiver 1950 a été plus chaud. C'est faux; il faudrait dire "durant la période 1950-2007", car MF ne tient pas compte des années antérieures, contrairement aux Suisses par ex. ! En fait, cet hiver est l'un des plus chauds depuis largement plus de 100 ans . Par ex., à l'observatoire de St-Genis-Laval (69), l'hiver 2006-07 est le plus chaud depuis l'ouverture de la station en 1881, avec 6,70° devant 2000-01 (6,40°), 1994-95 (6,23°) et 1989-90 (6,03°).

MF devrait en effet préciser que les données jugées fiables commencent en 1950 (raison pour laquelle ils ne s'avancent plus trop en deça pour les records, à part des moyennes annuelles)... mais cela jetterait peut-être un froid, de voir que la base 1850-1949 n'est pas vraiment exploitable. Non ?

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MF devrait en effet préciser que les données jugées fiables commencent en 1950 (raison pour laquelle ils ne s'avancent plus trop en deça pour les records, à part des moyennes annuelles)... mais cela jetterait peut-être un froid, de voir que la base 1850-1949 n'est pas vraiment exploitable. Non ?

Bah tu demandes à Hadley.

Sans doute qu'ils se donnent du mal pour rien.

Et puis chacun sait qu'on ne connaissait pas les thermomètres de précision ni les abris météo, ni toute autre sorte de standardisation, de calibration, j'en passe, avant 1950.

Bon avant 1950 on a découvert la mécanique quantique, la relativité, ...

On a fabriqué des tas de composants technologiques de précision, mais on ne savait pas mesurer de température.

Extraordinaire, non?

Par contre, à l'évidence, la barre d'erreur augmente lorsqu'on recule dans le temps et je suis un peu surpris quil y ait moins d'erreur pour les SST que pour les températures terrestres:

NMAT_SST_LSAT_plot.gif

A priori les mesures moyennes annuelles, telles que relevées ci-dessus, proviennent de mesures individuelles pour la plupart.

Je ne vois pas trop de raison pour ne pas tenir compte des valeurs mensuelles de chaque point de mesure afin d'établir des records mensuels.

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Bah tu demandes à Hadley.

Sans doute qu'ils se donnent du mal pour rien.

Et puis chacun sait qu'on ne connaissait pas les thermomètres de précision ni les abris météo, ni toute autre sorte de standardisation, de calibration, j'en passe, avant 1950.

(...)

Hélas, je n'ai pas mon ordi, mais une thèse française qui m'avait été indiquée par un participant d'IC a été consacrée à ces questions d'homogénéisation. Elle liste les problèmes des données avant 1950, qui sont assez nombreux sur la qualité des mesures / leur environnement. De même que Jones les liste d'ailleurs pour la base HadCru. Les données brutes 1900-1950 sont généralement plus chaudes qu'ajourd'hui, c'est la correction statistique qui les abaisse. Je rappelle que l'on parle ici de dixièmes de degré (la différence du réchauffement 1916-45 et 1977-2006 est de 0,1°C sur trois décennies, soit 0,03°C par décennie).

Je me pose d'ailleurs une question : quelle est la précision d'un thermomètre de station de référence en 1900, 1950, 2000 (c'est-à-dire la marge d'erreur reconnue sur la mesure même)?

Nos amis météo doivent avoir la réponse, il me semble que le sujet a déjà été évoqué, mais je ne retrouve plus où.

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Je donne également les données numériques MSU de la base satellite UAH, en basse troposphère :

janvier 1998/2007 : 0.542 / 0.537

février 1998/2007 : 0.662 / 0.399

http://vortex.nsstc.uah.edu/data/msu/t2lt/tltglhmam_5.2

Pour la base RSS, dont j'avais publié une image mais pas de données, seul janvier est pour l'instant disponible (je mettrais à jour) :

janvier 1998/2007 : 0.648/0.480

ftp://ftp.ssmi.com/msu/monthly_time_serie...ocean_v03_0.txt

Les deux bases trouvent donc 1998 plus chaude que 2007 pour le premier mois, où les données de surface étaient en sens contraire pour les deux bases Gistemp et Hadley.

Voici les données RSS pour février :

février 1998/2007 : 0.756/0.329

La divergence est encore plus prononcée que pour UAH et là aussi, 1998 est plus chaude en basse troposphère pour les deux premiers mois.

(Quand la valeur février de la base Hadley sera disponible, je ferai un tableau de recap' pour l'ensemble des mesures, car l'on s'y perd un peu dans les posts éclatés).

Pour les images, voici ce que cela donne en basse troposphère pour les deux mois de février concernés (canal TLT, RSS) :

chtlt199802anomv030ij4.png

chtlt200702anomv030nj7.png

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Hadley ayant mis sa base à jour, voici où nous en sommes pour la comparaison des deux années. Sur les deux premiers mois, seul Nasa Giss trouve 2007 plus chaude que 1998 en surface.

image9zt8.png

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J'ai évoqué le problème de la date de 1950 au dernier Conseil Supérieur de la Météorologie, en évoquant le risque de mauvaise interprétation de la part du public. J'ai constaté avec plaisir que le nécessaire avait été fait dans le dernier communiqué sur l'hiver dernier qui est non pas le plus chaud depuis 1950 (ce qui était faux, puisque c'est le plus chaud depuis plus d'un siècle!), mais sur la période 1950-2006). En tout cas, BRAVO à Météo-France pour sa rapidité de réaction.

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Hadley ayant mis sa base à jour, voici où nous en sommes pour la comparaison des deux années. Sur les deux premiers mois, seul Nasa Giss trouve 2007 plus chaude que 1998 en surface.

image9zt8.png

Je pensais que l'on parlait température de surface mais voilà qu'on ajoute les températures de la tropo.

Pourquoi ne pas aller regarder ce qui se passe à -750m sous les océans ou ajouter les étendues de glaces?

Et selon quel critère écarter la NOAA?

Sur ce qu'on oublie, voici les données de la NOAA:

janvier 98: 0.5427

janvier 07: 0.8422

février 98: 0.8178

février 07: 0.5983

donc en ce qui concerne la surface 2 organismes sur 3 donnent toujours un avantage à 2007.

Cela reste un jeu stupide mais, tant qu'à faire, que ceux qui y jouent le fassent honnêtement.

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Je pensais que l'on parlait température de surface mais voilà qu'on ajoute les températures de la tropo.

Pourquoi ne pas aller regarder ce qui se passe à -750m sous les océans ou ajouter les étendues de glaces?

Et selon quel critère écarter la NOAA?

Sur ce qu'on oublie, voici les données de la NOAA:

janvier 98: 0.5427

janvier 07: 0.8422

février 98: 0.8178

février 07: 0.5983

donc en ce qui concerne la surface 2 organismes sur 3 donnent toujours un avantage à 2007.

Cela reste un jeu stupide mais, tant qu'à faire, que ceux qui y jouent le fassent honnêtement.

Pour la basse tropo, je l'inclus pour différentes raisons :

- cela donne un info supplémentaire intéressante (en soi, le "pari" ne l'est pas tellement, autant en profiter pour avoir le maximum d'infos) ;

- la basse tropo est censée se réchauffer au même rythme que la surface ;

- la couverture des sat. est globale et n'est pas sujette aux querelles habituelles sur les stations terrestres (manque de représentativité dans certaines zones, interpolations divergentes des bases, mauvaises prises en compte de l'effet urbain, etc.)

Exemple : Comme les deux satellites convergent avec Hadley (et l'OMM) pour trouver 2005 en dessous de 1998, je tranche pour ma part en faveur de ces dernières pour la comparaison 1998-2005.

Mais le "jeu" concerne bien les températures les températures de surface.

Pour la NOAA, je n'ai aucune raison "malhonnête" de la dissimuler :

- sur leur site, je n'arrive pas à trouver le répertoire de données mensuelles déjà moyennées (je tombe sur des répertoires par grilles, très lourds). Peux-tu m'indiquer la bonne adresse STP ?

- il me semblait que le GISS et la NOAA utilisent les mêmes données pour les surfaces terrestres. Mais je vais vérifier ce point quand tu m'auras donné l'adresse.

PS : Idéalement, intégrer le contenu de chaleur des premiers 750 ou des 3000 m de l'océan serait en effet une bonne idée, car c'est une mesure comme une autre du réchauffement. En un sens, on peut dire que c'est une mesure presque plus importante que les T surf.

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- sur leur site, je n'arrive pas à trouver le répertoire de données mensuelles déjà moyennées (je tombe sur des répertoires par grilles, très lourds). Peux-tu m'indiquer la bonne adresse STP ?

- il me semblait que le GISS et la NOAA utilisent les mêmes données pour les surfaces terrestres. Mais je vais vérifier ce point quand tu m'auras donné l'adresse.

C'est possible et probable que NASA et NOAA et même Hadlley utilisent les mêmes bases de données brutes, je vois mal en effet des stations NASA, des stations NOAA, Hadley, pourquoi pas MF, de par le monde, mais leurs "ajustements" par derrière, ne sont peut-être pas les mêmes.

En réajustant par rapport aux mêmes moyennes de référence je n'obtiens pas tout à fait les mêmes résultats pour NASA et NOAA.

Quoiqu'il en soit voici le lien où tu pourras trouver les séries en question.

NOAA en bas de page.

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C'est possible et probable que NASA et NOAA et même Hadlley utilisent les mêmes bases de données brutes, je vois mal en effet des stations NASA, des stations NOAA, Hadley, pourquoi pas MF, de par le monde, mais leurs "ajustements" par derrière, ne sont peut-être pas les mêmes.

En réajustant par rapport aux mêmes moyennes de référence je n'obtiens pas tout à fait les mêmes résultats pour NASA et NOAA.

Quoiqu'il en soit voici le lien où tu pourras trouver les séries en question.

NOAA en bas de page.

Merci, je vais voir cela.

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