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Histoires climatiques


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Remiremont - Porte des Hautes Vosges (400 m)

Voici un nouveau sujet, qu'il me semblait possible d'ouvrir grâce à un précieux lien vers un site qui récapitule les évènements climatiques marquants :

http://www.herage.org/histoire_climat1.htm

Voilà, d'après ces témoignages et après avoir regardé en détail les grandes phases climatiques du 18° Siècle, au coeur du petit âge glaciaire, je trouve certains faits troublants au regard de ce que nous vivons depuis quelques saisons. default_laugh.png

Même si j'ai fais quelques études en Histoire, je me représentais cette période comme un passage où il n'y avait point de canicule ou de problème de sécheresse cependant que les hivers se manifestaient par des conditions parmi les plus rudes ... Et bien je me trompais! default_smile.png/emoticons/smile@2x.png 2x" width="20" height="20">

Au point qu'à présent, marqué par le climat des années 80/90 et conscient que les tendances climatiques se dégagent sur de longues périodes (30 ans en moyenne), je me demande si nous n'entrons pas dans un cycle comparable.

J'attends vos impressions et vos approches par rapport à ces éléments ... default_w00t.gif

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Au point qu'à présent, marqué par le climat des années 80/90 et conscient que les tendances climatiques se dégagent sur de longues périodes (30 ans en moyenne), je me demande si nous n'entrons pas dans un cycle comparable.

Je ne sais pas ce que vous pouvez penser mais pour reprendre plusieurs interventions notamment
Il est donc nécessaire de disposer de reconstitutions plus fiables ainsi que de comprendre les causes des variations climatiques passées avant de pouvoir dire si le réchauffement à venir sera plus proche du maximum ou du minimum de la dernière fourchette fournie par l’IPCC qui prédit un réchauffement global allant de 1,4 à 5,8 degrés avant la fin du 21éme siècle.

je vous rapporte ce que plusieurs astronomes ont depuis plusieurs siècles dit sur le sujet : le cycle de 30 ans correspond à celui de Saturne. Si cette donnée peut être une des clés pour résoudre cette enigme sur le climat on ne devrait pas tarder à pouvoir le vérifier. Les prophéties de Nostradamus s'appuyaient notamment sur cette théorie astrale ancienne.
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Remiremont - Porte des Hautes Vosges (400 m)

Oui, en effet, il faut probablement que je précise ma pensée par rapport au post précédent...

Voilà, nous avons depuis quelques décénies des cycles climatiques qui sont de plus en plus marqués par une hausse sensible des températures annuelles moyennes.

Cependant, depuis l'année 2002, même si les T° moyennes restent assez élevées, nos saisons sont marquées par des phénomènes proches de ceux qui se déroulaient durant le "Petit âge glaciaire". En rapport avec les publications de quelques scientifiques, je me demandais si ces derniers temps n'étaient pas les signes avant-coureurs d'un nouveau cycle climatique proche du PAG.

Voici un exemple d'article apte à semer le trouble dans ce que je croyais être mes certitudes:

L'ère glaciaire approche! Les cycles solaires déterminent le climat et pas le CO2

Zbigniew Jaworowski - 5 mai 2004

(Traduction de l'article paru le 23 février 2004 sur le site de The Science & Environmental Policy Project . L'article consiste en des remarques introductives et un résumé d'un texte plus conséquent du même auteur, paru dans le dernier numéro de la revue 21st Century Science and Technology sous le même titre).

Dans les années 70, un des principaux experts en modélisation du climat a justement affirmé qu'avec une concentration de CO 2 accrue dans l'atmosphère, même d'un facteur de 10, l'intensification de l'effet de serre "n'aurait pas lieu car la couche de 15 µm de CO 2 , qui est la principale source d'absorption, sature", et que la hausse de la température globale provoquée par le CO 2 dans les 30 années à venir ne serait "pas plus haute que 0,1°K". (S.H. Schneider, Science, vol. 173, p. 138-141, 1971). Dans le même article, Schneider a estimé que la quantité de poussière industrielle dans l'atmosphère "augmenterait de six à huit fois dans les 50 prochaines années", ce qui "devrait accroître les indicateurs d'opacité globale d'un facteur de 4", et déclencher une "diminution de la température globale aussi forte que 3,5°K", et qu'une "telle baisse de température pourrait être suffisante pour provoquer une ère glaciaire!". Malgré cela, dans un article du Detroit News du 5 décembre 1989, p. 10 a, Schneider a prétendu que l'affirmation selon laquelle il était "de ceux qui nous ont particulièrement mis en garde contre un retour de l'ère glaciaire" ... "est évidemment fausse".

Ceci est en harmonie avec ses recommandations sur l'honnêteté scientifique en climatologie. "Chacun d'entre nous doit décider du bon équilibre entre être convainquant et être honnête" ( Discover , octobre 1989, p. 45-48). Une telle ligne de conduite équilibrée s'est avérée être très "convaincante"; le budget annuel de la recherche sur le climat s'élève maintenant à 5 milliards de dollars dans le monde entier, et le public est convaincu que les humains sont responsables du changement climatique actuel, prétendument désastreux. Une telle conviction prépare mentalement le public à consentir à l'annihilation de la civilisation actuelle, professée par un petit groupe de néo-malthusiens installés à des postes clés aux Nations Unies et ailleurs. Ce groupe a récemment enregistré une vraie victoire: le Protocole de Kyoto a été ratifié ou approuvé par 119 pays, à l'exception notable des États-Unis, de la Russie, de l'Ukraine, de l'Australie, d'Israël, et de dix autres pays.

En conséquence des restrictions sur les émissions de CO 2 requises par ce protocole, son effet attendu pourrait être de diminuer la température globale en 2100 d'à peu près 0,2°C, ou de reporter l'accroissement de température de 2094 à 2100 - un changement qui est à peine observable. Cependant, les pertes économiques dues à Kyoto seraient ressenties par tout le monde, alors que la réduction du produit domestique mondial, sur l'ensemble du siècle, pourrait atteindre 1800 milliards de dollars.

En juillet 1997, le sénat américain a rejeté le Protocole de Kyoto par un vote de 95 à 0, le président George W. Bush l'a rejeté en mars 2001, parce que "gravement dommageable", et le président Vladimir P***n l'a également critiqué durant la Conférence Mondiale sur le Changement Climatique à Moscou en 2003. Son principal conseiller économique, Andrei Illarionov, a prévenu que "le protocole mettrait fin à la croissance économique. Il condamnerait la Russie à la pauvreté, à la faiblesse et à la régression.". Le rejet du Protocole de Kyoto par les États-Unis et la Russie pourrait inverser la marche aveugle vers la destruction.

Des études démontrant que les récents développements climatiques ne sont pas inhabituels et qu'ils reflètent le cours naturel des événements planétaires sont discutées dans cet article. Durant les derniers 545 millions d'années, la Terre est passée par huit grands cycles climatiques, quatre froids et quatre chauds, chacun durant de 50 à 90 millions d'années. Ces longs cycles sont liés aux flux de rayons cosmiques, dépendants du déplacement du système solaire à travers la voie lactée. Sur ces longs cycles sont superposés des cycles courts, qui renforcent ou affaiblissent les longs. Ces cycles courts dépendent de l'activité du soleil, qui influence l'intensité des rayons cosmiques de la galaxie dans la troposphère. Plus l'activité du soleil est forte, plus l'intensité des rayons cosmiques dans l'atmosphère de la Terre est faible. Les rayons cosmiques ionisent les molécules d'air, les transformant en noyaux de condensation pour la vapeur d'eau- à partir desquels les nuages sont créés. Plus la radiation est intense, plus il y a de nuages, et plus il fait froid. Ainsi le soleil ouvre et ferme au dessus de nos têtes un parapluie de nuages contrôlant le climat.

Pendant les derniers millions d'années il y a eu 8 à 10 Ères Glaciaires, chacune d'une durée d'environ 100000 ans, espacées par de courtes périodes chaudes, chacune d'une durée d'environ 10000 ans. Durant la période interglaciaire présente, il y a eu deux périodes particulièrement chaudes: le réchauffement holocène (commencé il y a 6000 ans et terminé depuis 3500 ans) et le réchauffement médiéval (de 900 à 1100). Une période froide a succédé au réchauffement médiéval: la Petite Ère Glaciaire (de 1350 à 1880). Ce fut un phénomène global, durant lequel la température moyenne globale était d'1°C inférieure à maintenant. Son existence a été confirmée par des centaines d'études. Au 19 ème siècle, le climat s'est adouci, et les glaciers montagneux et arctiques ont commencé à reculer. En Norvège le retrait a été observé dès 1800 à peu près. La Petite Ère Glaciaire n'est pas complètement derrière nous, et la température actuelle est plus basse qu'elle ne l'était pendant les réchauffements médiéval et holocène. À l'inverse de la masse de publications révélant des tendances climatiques variées durant ces 1000 dernières années, Mann et al. ont publié une "courbe en crosse de hockey" montrant une tendance plutôt uniforme, légèrement décroissante jusqu'à la seconde moitié du 20 ème siècle où des températures exceptionnellement hautes sont survenues. Deux groupes de recherche indépendants ont démontré que cet article, publié dans le journal Nature et utilisé comme porte-drapeau dans le récent compte-rendu de l'I.P.C.C., était faux et réalisé de manière si confuse qu'il nuisait à la réputation de qualité du travail d'analyse chez Nature et à l'I.P.C.C.

Les températures les plus hautes du 20 ème siècle ont été observées vers 1940, et ensuite le climat global s'est rafraîchi d'environ 0,3°C, malgré la multiplication par trois de l'émission annuelle de CO 2 d'origine industrielle durant cette période. La concentration de CO 2 dans l'atmosphère a été déphasée par rapport à la température, récemment comme dans le passé lointain, les concentrations accrues apparaissant après le réchauffement de l'atmosphère. Une corrélation étonnamment précise existe entre les changements dans la couverture nuageuse et la température globale, d'une part, et l'intensité des radiations cosmiques, d'autre part. Il semble que l'élucidation des causes des changements climatiques passe du champ de la climatologie classique à celui des physiciens et astrophysiciens. Ils prévoient qu'on peut s'attendre à ce que l'activité solaire soit à un minimum entre 2021 et 2026, ce qui entraînera une température globale minimum. Les mesures faites entre 1997 et 2000 à Irkutsk en Russie par l'Institut de Physique Solaire et Terrestre suggèrent que la transition d'un climat chaud à un climat froid pourrait avoir déjà commencé. Une nouvelle ère glaciaire, qui peut survenir bientôt comme la géologie nous l'apprend, est un vrai défi pour l'humanité. Avant qu'elle arrive, profitons de ce cadeau appréciable de la nature, le réchauffement.

Zbigniew Jaworowski est professeur au Central Laboratory for Radiological Protection (CLOR) à Varsovie en Pologne. Il est le président du conseil scientifique du CLOR.

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Voici un exemple d'article apte à semer le trouble dans ce que je croyais être mes certitudes:

L'ère glaciaire approche! Les cycles solaires déterminent le climat et pas le CO2

Zbigniew Jaworowski - 5 mai 2004

(Traduction de l'article paru le 23 février 2004 sur le site de The Science & Environmental Policy Project . L'article consiste en des remarques introductives et un résumé d'un texte plus conséquent du même auteur, paru dans le dernier numéro de la revue 21st Century Science and Technology sous le même titre).

Dans les années 70, un des principaux experts en modélisation du climat a justement affirmé qu'avec une concentration de CO 2 accrue dans l'atmosphère, même d'un facteur de 10, l'intensification de l'effet de serre "n'aurait pas lieu car la couche de 15 µm de CO 2 , qui est la principale source d'absorption, sature", et que la hausse de la température globale provoquée par le CO 2 dans les 30 années à venir ne serait "pas plus haute que 0,1°K". (S.H. Schneider, Science, vol. 173, p. 138-141, 1971). Dans le même article, Schneider a estimé que la quantité de poussière industrielle dans l'atmosphère "augmenterait de six à huit fois dans les 50 prochaines années", ce qui "devrait accroître les indicateurs d'opacité globale d'un facteur de 4", et déclencher une "diminution de la température globale aussi forte que 3,5°K", et qu'une "telle baisse de température pourrait être suffisante pour provoquer une ère glaciaire!". Malgré cela, dans un article du Detroit News du 5 décembre 1989, p. 10 a, Schneider a prétendu que l'affirmation selon laquelle il était "de ceux qui nous ont particulièrement mis en garde contre un retour de l'ère glaciaire" ... "est évidemment fausse"... Des études démontrant que les récents développements climatiques ne sont pas inhabituels et qu'ils reflètent le cours naturel...Ces longs cycles sont liés aux flux de rayons cosmiques, dépendants du déplacement du système solaire à travers la voie lactée. Sur ces longs cycles sont superposés des cycles courts, qui renforcent ou affaiblissent les longs. Ces cycles courts dépendent de l'activité du soleil, qui influence l'intensité des rayons cosmiques de la galaxie dans la troposphère. Plus l'activité du soleil est forte, plus l'intensité des rayons cosmiques dans l'atmosphère de la Terre est faible. Les rayons cosmiques ionisent les molécules d'air, les transformant en noyaux de condensation pour la vapeur d'eau- à partir desquels les nuages sont créés. Plus la radiation est intense, plus il y a de nuages, et plus il fait froid. Ainsi le soleil ouvre et ferme au dessus de nos têtes un parapluie de nuages contrôlant le climat... Les températures les plus hautes du 20 ème siècle ont été observées vers 1940, et ensuite le climat global s'est rafraîchi d'environ 0,3°C, malgré la multiplication par trois de l'émission annuelle de CO 2 d'origine industrielle durant cette période. La concentration de CO 2 dans l'atmosphère a été déphasée par rapport à la température, récemment comme dans le passé lointain, les concentrations accrues apparaissant après le réchauffement de l'atmosphère. Une corrélation étonnamment précise existe entre les changements dans la couverture nuageuse et la température globale, d'une part, et l'intensité des radiations cosmiques, d'autre part. Il semble que l'élucidation des causes des changements climatiques passe du champ de la climatologie classique à celui des physiciens et astrophysiciens.

Cet article nous apporte un éclairage sur ce qui pourrait étayer la thèse des cycles cosmobiologiques.

Un autre site internet nous rappelle que le phénomène cyclique pourrait aussi être la cause des cyclones qui se produisent dans les zones cycloniques. La revue Science de l'Institut américain de technologie de Georgie et du Centre national de recherche atmosphérique, basé à Boulder (Colorado), publie le résultat de l'étude des chercheurs : le nombre et la durée des cyclones est globalement stables depuis 35 ans à l'échelle planétaire. Cependant, le nombre et la proportion d'ouragans de catégories 4 et 5 (le maximum sur l'échelle Saffir-Simpson qui fait référence) ont presque doublé depuis 1970. Ce phénomène a été constaté notamment dans le Pacifique Nord, le Pacifique Sud-Ouest et l'océan Indien. Curieusement, l'Atlantique Nord fait figure d'exception puisque le nombre de cyclones a nettement augmenté depuis 1995 selon le National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA).

Ces cycles ne sont pas très éloignés de ceux de la moyenne des 30 année attribuées au cycle de la planète Saturne...Qui plus est il apparaîtrait que si il y a accroissement du phénomène d'un côté de la planète l'autre partie subit à l'identique dans une moindre mesure. Les positions planétaires pourraient permettre de reléguer une tentative d'explication à celui de l'orientation des rayons cosmiques sur notre planète. A en juger par la moyenne des interventions sur ce topique il semblerait que nous soyons bien seuls à oser proférer de telles hérésies sur la théorie cyclique des phénomènes dus en grande partie aux rayons cosmiques et à leur intensité...protocole de Kyoto oblige default_biggrin.png/emoticons/biggrin@2x.png 2x" width="20" height="20">

Comme le précise la conclusion de l'article cité "Une nouvelle fois, nous nous heurtons à un historique trop court et à une complexité qui font qu'il est très difficile de se prononcer avec certitude. Pour autant, ce n'est certainement pas une raison pour continuer de jouer aux apprentis sorciers avec le climat de la Terre dont l'incroyable stabilité est le garant de la survie de nos sociétés".

Le lien entre les cyclones et le réchauffement climatique

Il est vrai que depuis l'origine les anciens cosmographes ne disaient pas autre chose, mais il paraît que les scientifiques jugent leurs démonstrations trop désuétes et inadaptées à notre civilisation moderne...alors default_sick.gif

Je modifie ce message pour préciser que je conçois qu'il soit primordial de se préoccuper des problèmes liés au climat en étudiant les couches atmosphériques plus particulièrement. A ce propos j'ai relevé cet étrange article écrit en anglais. Cette phrase est tout spécialement intéressante : Cela conduit à un cycle météorologique de méthane sur Titan (Lune de Saturne) semblable au cycle de l'eau à la base du temps sur Terre.. Ces récentes découvertes sont des coïncidences qui pourraient confirmer les plus anciennes connaissances cosmiques. A savoir que les plus graves risques diluviens sur Terre se produisent lors de certaines configurations de Saturne avec la Lune. Tout cela n'est vraiment pas nouveau, mais il faut savoir le répéter....les vieillards disparaissent, leurs connaissances avec...et pourtant ils en savaient sûrement autant que nous sinon plus....

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Cet article nous apporte un éclairage sur ce qui pourrait étayer la thèse des cycles cosmobiologiques.

Un autre site internet nous rappelle que le phénomène cyclique pourrait aussi être la cause des cyclones qui se produisent dans les zones cycloniques. La revue Science de l'Institut américain de technologie de Georgie et du Centre national de recherche atmosphérique, basé à Boulder (Colorado), publie le résultat de l'étude des chercheurs : le nombre et la durée des cyclones est globalement stables depuis 35 ans à l'échelle planétaire. Cependant, le nombre et la proportion d'ouragans de catégories 4 et 5 (le maximum sur l'échelle Saffir-Simpson qui fait référence) ont presque doublé depuis 1970. Ce phénomène a été constaté notamment dans le Pacifique Nord, le Pacifique Sud-Ouest et l'océan Indien. Curieusement, l'Atlantique Nord fait figure d'exception puisque le nombre de cyclones a nettement augmenté depuis 1995 selon le National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA).

Ces cycles ne sont pas très éloignés de ceux de la moyenne des 30 année attribuées au cycle de la planète Saturne...Qui plus est il apparaîtrait que si il y a accroissement du phénomène d'un côté de la planète l'autre partie subit à l'identique dans une moindre mesure. Les positions planétaires pourraient permettre de reléguer une tentative d'explication à celui de l'orientation des rayons cosmiques sur notre planète. A en juger par la moyenne des interventions sur ce topique il semblerait que nous soyons bien seuls à oser proférer de telles hérésies sur la théorie cyclique des phénomènes dus en grande partie aux rayons cosmiques et à leur intensité...protocole de Kyoto oblige default_blush.png

Comme le précise la conclusion de l'article cité "Une nouvelle fois, nous nous heurtons à un historique trop court et à une complexité qui font qu'il est très difficile de se prononcer avec certitude. Pour autant, ce n'est certainement pas une raison pour continuer de jouer aux apprentis sorciers avec le climat de la Terre dont l'incroyable stabilité est le garant de la survie de nos sociétés".

Le lien entre les cyclones et le réchauffement climatique

Il est vrai que depuis l'origine les anciens cosmographes ne disaient pas autre chose, mais il paraît que les scientifiques jugent leurs démonstrations trop désuétes et inadaptées à notre civilisation moderne...alors default_flowers.gif

Je modifie ce message pour préciser que je conçois qu'il soit primordial de se préoccuper des problèmes liés au climat en étudiant les couches atmosphériques plus particulièrement. A ce propos j'ai relevé cet étrange article écrit en anglais. Cette phrase est tout spécialement intéressante : Cela conduit à un cycle météorologique de méthane sur Titan (Lune de Saturne) semblable au cycle de l'eau à la base du temps sur Terre.. Ces récentes découvertes sont des coïncidences qui pourraient confirmer les plus anciennes connaissances cosmiques. A savoir que les plus graves risques diluviens sur Terre se produisent lors de certaines configurations de Saturne avec la Lune. Tout cela n'est vraiment pas nouveau, mais il faut savoir le répéter....les vieillards disparaissent, leurs connaissances avec...et pourtant ils en savaient sûrement autant que nous sinon plus....

Dans l'Atlantique Nord le nord de cyclone est a evolue tout la temperature soit une augmentation d'un seul coups depuis environs 1985. Dans le Pacifique c'est plus calme meme si il y a une legere augmentation de 5 cyclones par ans en 30 ans environs.

cyclone-atlantique-nord.gif

cyclone-pacifique-nord.gif

Pour l'effet du Soleil cela est du au mouvement du barycentre cause par les planetes gazeuses justement les plus massif. Ce mouvement cree les cycles solaires qui on des liens avec l'evolution de la temperature de hemisphere nord comme le montre ce graphique que j'ai realise sur excel a partir de calcul et des donnee de la NOAA.

Ils prévoient qu'on peut s'attendre à ce que l'activité solaire soit à un minimum entre 2021 et 2026, ce qui entraînera une température globale minimum.

Pour ceci c'est jutement ce que montre la courbe de l'evolution du barycentre ce qui doit pas etre une coincidence. Mais il faut voir aussi l'effet de l'homme qui est plus important qu'avant.

barycentre-temperature.gif

Par contre entre le climat de la Terre et Titan c'est bp trop difficile de les comparer vu la difference de la composition atmosp., la distance des 2 donc la difference de leur temperature, la taille des 2, l'un est une planete et l'autre un satellite et donc l'effet du a la rotation, du a Saturne su Titan qui est important comme on l'a constate sur les satellite de Jupiter (exemple Io...) et surment d'autre chose...

Williams

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Un autre site internet nous rappelle que le phénomène cyclique pourrait aussi être la cause des cyclones qui se produisent dans les zones cycloniques. La revue Science de l'Institut américain de technologie de Georgie et du Centre national de recherche atmosphérique, basé à Boulder (Colorado), publie le résultat de l'étude des chercheurs : le nombre et la durée des cyclones est globalement stables depuis 35 ans à l'échelle planétaire. Cependant, le nombre et la proportion d'ouragans de catégories 4 et 5 (le maximum sur l'échelle Saffir-Simpson qui fait référence) ont presque doublé depuis 1970. Ce phénomène a été constaté notamment dans le Pacifique Nord, le Pacifique Sud-Ouest et l'océan Indien. Curieusement, l'Atlantique Nord fait figure d'exception puisque le nombre de cyclones a nettement augmenté depuis 1995 selon le National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA).

Ces cycles ne sont pas très éloignés de ceux de la moyenne des 30 année attribuées au cycle de la planète Saturne...Qui plus est il apparaîtrait que si il y a accroissement du phénomène d'un côté de la planète l'autre partie subit à l'identique dans une moindre mesure. Les positions planétaires pourraient permettre de reléguer une tentative d'explication à celui de l'orientation des rayons cosmiques sur notre planète. A en juger par la moyenne des interventions sur ce topique il semblerait que nous soyons bien seuls à oser proférer de telles hérésies sur la théorie cyclique des phénomènes dus en grande partie aux rayons cosmiques et à leur intensité...protocole de Kyoto oblige default_blush.png

Comme le précise la conclusion de l'article cité "Une nouvelle fois, nous nous heurtons à un historique trop court et à une complexité qui font qu'il est très difficile de se prononcer avec certitude. Pour autant, ce n'est certainement pas une raison pour continuer de jouer aux apprentis sorciers avec le climat de la Terre dont l'incroyable stabilité est le garant de la survie de nos sociétés".

Le lien entre les cyclones et le réchauffement climatique

Bonjour.

Je ne me prononcerai pas (encore) sur le rayonnement cosmique, domaine passionnant mais complexe que j'étudie depuis quelque temps.

Juste un bémol sur les deux études récentes ayant trouvé une augmentation de l'intensité des cyclones (Emanuel 2005, Webster 2005). En fait, la période étudiée par ces deux travaux (1970-2004) a connu des modifications importantes dans l'évaluation de l'intensité des cyclones, ayant conduit avant les satellites à deux corrections successives jugées maintenant trop et trop peu importantes. Aussi la distinction précise entre les intensité 3, 4 et 5 (voire 1 à 5 dans certaines zones!) est-elle sujette à caution. Si l'on prend les intensités 3, 4 et 5 sur l'échelle de Saffir-Simpson, on ne retrouve pas d'augmentation continue proportionnelle à l'augmentation de la température de surface de la mer (SST).

cyclones197420045sk.jpg

Les données ci-dessus (reprises de Webster 2006, réponse au commentaire de Gray 2005) montrent par exemple que le bassin Pacifique (30% des cyclones contre 12% pour l'Atlantique) a connu son pic en 1985-1994, et non 1995-2004 (années plus chaudes). Si les SST augmentaient l'intensité des cyclones, les catgéories [3 4 5] devraient avoir grimpé au même titre que les [4 5]. En revanche, le comportement récent de l'Atlantique est atypique, comme on le voit.

Quand au nombre moyen de cyclone, tout le monde est (pour une fois) d'accord : il est globalement stable depuis trente ans (malgré le record 2005 en Atlantique).

Pour info, j'ai rédigé une synthèse complète (en français) du débat actuel sur l'intensité des cyclones, disponible ici.

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Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

Pour l'effet du Soleil cela est du au mouvement du barycentre cause par les planetes gazeuses justement les plus massif. Ce mouvement cree les cycles solaires qui on des liens avec l'evolution de la temperature de hemisphere nord comme le montre ce graphique que j'ai realise sur excel a partir de calcul et des donnee de la NOAA.

Pour ceci c'est jutement ce que montre la courbe de l'evolution du barycentre ce qui doit pas etre une coincidence. Mais il faut voir aussi l'effet de l'homme qui est plus important qu'avant.

barycentre-temperature.gif

Williams, on a vu un peu plus haut la grande incertitude qu'il y avait, selon certains, sur les températures du dernier millénaire.

Les différentes reconstructions ne donnant pas les mêmes valeurs au même moment.

Comment donc peux-tu faire une corrélation aussi précise entre barycentre et température alors qu'à l'évidence on ne peut connaître la température de l'an 1000, par exemple, avec moins de 0.2°C d'incertitude.

Les chiffres de la NOAA ont utilisé quelle reconstruction?

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Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

Si les SST augmentaient l'intensité des cyclones

Il ne faut pas être très malin pourtant pour voir la liaison évidente, thermodynamiquement parlant, entre SST (énergie de la source chaude) et puissance des cyclones.

Comme chacun le sait les cyclones ont besoin pour se créer et se développer, d'énergie thermique sous forme latente.

Affirmer le contraire témoigne, pour le moins, d'un manque évident de culture scientifique.

Manque de culture très présent dans le "milieu sceptique".

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Il ne faut pas être très malin pourtant pour voir la liaison évidente, thermodynamiquement parlant, entre SST (énergie de la source chaude) et puissance des cyclones.

Comme chacun le sait les cyclones ont besoin pour se créer et se développer, d'énergie thermique sous forme latente.

Affirmer le contraire témoigne, pour le moins, d'un manque évident de culture scientifique.

Manque de culture très présent dans le "milieu sceptique".

Décidément, tu es toujours d'aussi bonne humeur cher Météor.

Ta culture scientifique doit être vraiment énorme puisque ce qui te paraît évident ne l'est pas aux yeux des spécialistes des cyclones eux-mêmes. Si la genèse d'un cyclone faisait appel à la seule SST, on se demande pourquoi leur nombre reste limité (les chercheurs ne le savent pas), pourquoi il n'a pas augmenté tout au long du XXe siècle, pourquoi le supposé accroissement récent d'intensité ne concerne pas toutes les catégories Saffir-Simpson ni tous les bassins, etc. Mais j'imagine que tu as creusé la question en détail.

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Williams, on a vu un peu plus haut la grande incertitude qu'il y avait, selon certains, sur les températures du dernier millénaire.

Les différentes reconstructions ne donnant pas les mêmes valeurs au même moment.

Comment donc peux-tu faire une corrélation aussi précise entre barycentre et température alors qu'à l'évidence on ne peut connaître la température de l'an 1000, par exemple, avec moins de 0.2°C d'incertitude.

Les chiffres de la NOAA ont utilisé quelle reconstruction?

Je ne sais pas trop quelle reconstruction car je ne comprends tres ce qu'ils disent. Voici ce quil y avait a page des donnees :

2,000 Year Hemispheric Multi-proxy Temperature Reconstructions

---------------------------------------------------------------------

NOAA Paleoclimatology Program

and

World Data Center for Paleoclimatology, Boulder

---------------------------------------------------------------------

NOTE: PLEASE CITE ORIGINAL REFERENCE WHEN USING THIS DATA!

NAME OF DATA SET: 2,000 Year Hemispheric Multi-proxy Temperature Reconstructions

LAST UPDATE: 8/2003 (Original Receipt by WDC Paleo)

CONTRIBUTORS: Michael E. Mann and Philip D. Jones

IGBP PAGES/WDCA CONTRIBUTION SERIES NUMBER: 2003-051

SUGGESTED DATA CITATION: Mann, M.E. and P.D. Jones, 2003,

2,000 Year Hemispheric Multi-proxy Temperature Reconstructions,

IGBP PAGES/World Data Center for Paleoclimatology

Data Contribution Series #2003-051.

NOAA/NGDC Paleoclimatology Program, Boulder CO, USA.

ORIGINAL REFERENCES: Mann, M.E. and P.D. Jones, 2003,

Global Surface Temperatures over the Past Two Millennia,

Geophysical Research Letters, Vol. 30, No. 15, 1820, August 2003.

doi: 10.1029/2003GL017814.

GEOGRAPHIC REGION: Global

PERIOD OF RECORD: 200 A.D. - present

ABSTRACT:

We present reconstructions of Northern and Southern Hemisphere

mean surface temperature over the past two millennia based on

high-resolution 'proxy' temperature data which retain

millennial-scale variability. These reconstructions indicate

that late 20th century warmth is unprecedented for at least

roughly the past two millennia for the Northern Hemisphere.

Conclusions for the Southern Hemisphere and global mean

temperature are limited by the sparseness of available proxy

data in the Southern Hemisphere at present.

DESCRIPTION: Two hemispheric multi-proxy temperature reconstructions

(based on local-correlation weighting, and areal weighting as described

in Mann and Jones 2003). The global mean shown in the paper is the

average of the two hemispheric reconstructions, while the interhemispheric

difference is just NH-SH. The estimated uncertainties are constant and

the one standard error uncertainties are:

NH: +/- 0.16

SH: +/- 0.19

GLB: +/- 0.18

DIFF: +/- 0.25

All series are anomalies based on 1961-1990 instrumental reference period.

Cette courbe ressemble bp a celle des anomalies en rouge en haut a gauche de cette page http://www.ncdc.noaa.gov/paleo/pubs/mann2003b/mann2003b.html et doit donc venir des memes donnees donc de la meme.

Williams

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Décidément, tu es toujours d'aussi bonne humeur cher Météor.

Ta culture scientifique doit être vraiment énorme puisque ce qui te paraît évident ne l'est pas aux yeux des spécialistes des cyclones eux-mêmes. Si la genèse d'un cyclone faisait appel à la seule SST, on se demande pourquoi leur nombre reste limité (les chercheurs ne le savent pas), pourquoi il n'a pas augmenté tout au long du XXe siècle, pourquoi le supposé accroissement récent d'intensité ne concerne pas toutes les catégories Saffir-Simpson ni tous les bassins, etc. Mais j'imagine que tu as creusé la question en détail.

Meteor est un animateur patenté qui respecte sa ligne de conduite scientifique. Cela ne vaut pas la peine de se fâcher pour autant !

Ceci dit vous pourriez peut-être savoir si la fameuse histoire du gulf-stream n'aurait pas un quelconque lien avec cette anomalie de l'Atlantique ?

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Meteor est un animateur patenté qui respecte sa ligne de conduite scientifique. Cela ne vaut pas la peine de se fâcher pour autant !

Ceci dit vous pourriez peut-être savoir si la fameuse histoire du gulf-stream n'aurait pas un quelconque lien avec cette anomalie de l'Atlantique ?

Mais je ne me fâche pas, rassurez-vous, cela m'amuse plutôt. Je regrette seulement que l'"animateur patenté" ne s'en tienne pas aux faits débattus et compense ces carences factuelles par des pics aussi inutiles qu'infantiles.

Je n'ai rien lu de récent concernant un lien entre gulf stream et cyclones atlantiques. Le seul lien bien établi à ma connaissance en ce qui concerne la circulation océanique concerne El Niño / La Niña (saison forte en Atlantique / faible au Pacifique quand El Niño est faible, et inversement pour La Niña).

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Remiremont - Porte des Hautes Vosges (400 m)

Il ne faut pas être très malin pourtant pour voir la liaison évidente, thermodynamiquement parlant, entre SST (énergie de la source chaude) et puissance des cyclones.

Comme chacun le sait les cyclones ont besoin pour se créer et se développer, d'énergie thermique sous forme latente.

Affirmer le contraire témoigne, pour le moins, d'un manque évident de culture scientifique.

Manque de culture très présent dans le "milieu sceptique".

Cher Météor, sans vouloir t'offenser, les choses ne semblent plus aussi simples que ce qu'elles étaient avant.

En effet, la culture scientifique est une chose, mais la connaissance de l'histoire scientifique en est une autre... Ainsi, les évènements récents de l'année cyclonique 2005 ont remis pas mal d'acquis en cause (Cf. l'article qui suit), douter de choses qui apparaissent comme établies est aussi l'un des fondements de la science me semble-t-il.

Ainsi, les critères de formation des cyclones en fonction, entre autres, des SST a pris pas mal de plomb dans l'aile. La T° d'au moins 26°C requise sur plus de 50m de profondeur est un élément énoncé par des océanographes durant les années 1950 et avait été admis sans trop de discussion par l'ensemble du monde scientifique. Cependant, rien n'est venu prouver qu'il s'agissait d'un facteur déterminant même si je concède qu'il soit favorisant quant à l'occurence de phénomènes cycloniques.

Ensuite, pour expliquer la formation de cyclones en dehors de leur zone habituelle, certains vont évoquer des anomalies dans la stratosphère et je ne sais quoi encore, mais personne (ou bien peu de monde) ne pensera à remettre en question l'affaire des 26°C sur 50m de profondeur.

Eh oui, rien n'est jamais acquis et la remise en question de certains fondements est un des moteurs du monde scientifique, sinon l'âge de la Terre ne serait encore estimé qu'à 5000 ans tout au plus default_wink.png/emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20"> .

Voici un article issu du site internet (très bien fait d'ailleurs!) de Météo Suisse:

10 décembre 2005, Lionel Peyraud

Cyclones tropicaux dans l'Atlantique en 2005 - Saison de tous les records

Alors que la saison des cyclones tropicaux dans l'Atlantique en 2004 avait fait passablement parler d'elle avec 3 ouragans (Charley, Frances, Jeanne) frappant le seul état de la Floride en l'espace de 2 mois, la saison 2005 qui vient de s'achever officiellement le 30 novembre 2005 est à l'origine, quant à elle, de nombreux faits encore jamais rencontrés jusque-là.

1. Nombre record de systèmes tropicaux

Alors même que la saison est officiellement terminée, un ouragan (Espilon) était encore actif il y a quelques jours (le 8 décembre). Ce dernier monte à 26 le nombre total de systèmes tropicaux pour cette saison, dont 12 tempêtes tropicales et 14 ouragans. Cela éclipse l'ancien record de 21 systèmes répertoriés en 1933. Des 14 ouragans, 7 ont été classés comme ouragans majeurs, c'est-à-dire, qui ont atteint une catégorie d'au moins 3 sur 5 sur l'échelle d'intensité Saffir-Simpson. C'est la première année que le Tropical Prediction Center de Miami a du faire appel à une deuxième liste pour faire face au surnombre, celle-ci utilisant les noms des lettres de l'alphabet grec.

2. Nombre record d'ouragans (de catégorie 1 à 5)

En 2005, 14 ouragans se sont formés, battant l'ancien record de 12 cyclones en 1969. Les 14 ouragans de cette saison listés par ordre de formation : Dennis, Emily, Irene, Katrina, Maria, Nate, Ophelia, Philippe, Rita, Stan, Vince, Wilma, Beta, Epsilon.

3. Nombre record d'ouragans de catégorie 5

L'année 2005 aura vu 3 ouragans de catégorie 5 (Katrina, Rita, Wilma) sévir dans l'Atlantique, battant l'ancien record de 2 ouragans de telle magnitude enregistrés en 1960 et 1961. Il est important toutefois de préciser que ces 3 systèmes ont atteint la puissance de catégorie 5 durant seulement une partie de leur vie en pleine mer et qu'aucun a atteint les terres en tant que catégorie 5. Celui qui s'en est approché le plus a été Katrina, frappant la Louisiane et le Mississippi en tant qu'ouragan de catégorie 4 et engendrant les dégâts que l'on connaît. Seulement 3 ouragans provenant du bassin Atlantique sont parvenus par le passé à frapper les terres en classe 5. Plus précisément, l'ouragan sans-nom de 1935 qui avait frappé l'archipel des « Floriday keys », Camille (1969) et Andrew (1992).

4. Pression atmosphérique la plus basse jamais enregistrée dans l'Atlantique

Avec ses 882 hectopascals (hPa), Wilma est devenue le 18 octobre 2005 l'ouragan ayant engendré la plus basse pression atmosphérique au niveau de la mer jamais enregistrée dans l'Atlantique. Ce jour-là, en l'espace de 6 heures lors d'une phase d'intensification rarement égalée, la pression a chutée de 61 hPa en 6 heures et de 98 hPa en 24 heures et son oeil s'est réduit pour atteindre un diamètre inférieur à 8km de diamètre. A titre de comparaison, pour les systèmes de latitudes moyennes tels que ceux que nous subissons en Europe, des chutes de pression de 24 hPa en 24 heures sont considérées comme exceptionnelles et décrochent même l'appellation dite de « bombes ». Par exemple, Lothar, un système dépressionnaire des latitudes moyennes particulièrement virulent, qualifiable de « bombe » et qui a frappé nos contrées en décembre 1999, était responsable durant sa phase la plus explosive d'une baisse de pression de 20 hPa en 6 heures et d'environ 40 hPa en 24 heures, exceptionnelle à plus d'un titre, mais bien loin encore des valeurs du cyclone tropical Wilma.

5. La saison d'ouragans la plus coûteuse de l'histoire des Etats-Unis

Les estimations de dommages assurés s'élèvent à 70 milliards de dollars, ce qui pulvérise l'ancien record (ajusté à l'inflation) de 25 milliards de dollars de dommages subis à la fois en 1992 et 2004. L'ouragan Katrina est à l'origine de la plupart de ce montant pharaonique avec 50 milliards de dommages attribués à elle seule. Le précédent record de dommages matériaux pour un seul ouragan était détenu jusque-là par l'ouragan Andrew en août 1992 qui avait frappé le sud de la Floride et engendré 25 milliards de dollars de dégâts. Il est toutefois important de rappeler que bien que les coûts induits par les cyclones tropicaux croissent au fil des années, les décès quant à eux ont tendance à diminuer. Ceci peut être attribué aux systèmes d'alertes à travers le monde qui, basés sur les données des satellites, des radars et des modèles numériques, permettent l'élaboration de prévisions de trajectoires de ces tempêtes relativement fiables, évitant ainsi pour la plupart, les tragédies du passé.

Concernant les nombres de décès très élevés suite au passage de l'ouragan Katrina, ils sont malheureusement survenus surtout suite à la rupture des digues protégeant la ville de La Nouvelle Orléans. Le service météorologique nationale américain avait quant à lui très bien prévue la trajectoire du cyclone déjà plusieurs jours à l'avance. Il est important de préciser que ce scénario catastrophique était désormais déjà annoncé depuis des années à travers de nombreux rapports scientifiques qui stipulait les risques encourus si des mesures d'assainissement des digues protégeant La Nouvelle Orléans n'étaient pas entreprises. Ce n'était plus une question de "si" mais bien une question de "quand" une telle échéance allait se produire. Voici un document parmi bien d'autres, préparé une année avant cette tragédie attestant des risques encourus par la ville de La Nouvelle Orléans, risques déjà cernés depuis des décennies. Le grave manque d'engagement financier au niveau politique pour fortifier les digues qui étaient conçus pour résister seulement jusqu'à un ouragan de catégorie 3 est à l'origine malheureusement d'une bonne partie des pertes en vies humaines, sans parler des dysfonctionnements organisationnels au sein de l'agence fédéral des secours survenus peu après l'évènement.

6. Présence de systèmes tropicaux hors des secteurs habituels

Bien qu'il s'agisse tout de même de l'Atlantique, l'ouragan Vince né le 9 octobre 2005 à environ 240 km au nord-ouest de l'île de Madère, fut l'ouragan le plus au nord et à l'est jamais répertorié dans ce bassin et également le seul à avoir, de toute l'histoire, frappé les côtes de la péninsule Ibérique. Vince s'est transformé en ouragan de catégorie 1 malgré une eau océanique de surface relativement basse (24°C) pour la genèse d'un système tropical. Néanmoins, et malgré un cisaillement de vent en altitude quelque peu défavorable pour son maintien, Vince, poussé par des vents d'ouest à l'avant d'un front froid, s'est dirigé vers la côte sud de l'Espagne, frôlant par la même occasion l'Algarve portugais. Vince a frappé les terres en tant que tempête tropicale à proximité de la localité de Huelva en Espagne le 11 octobre. La ville de Cordoba en Espagne qui reçoit habituellement 68 mm de précipitation au mois d'octobre, a reçu 86 mm en 12 heures au passage des résidus tropicaux de Vince. Heureusement, aucun décès et dommage n'ont été constatés. Dans le même registre, la tempête tropicale Delta née le 23 novembre 2005, a frappé les Iles Canaries le 28 novembre, engendrant des rafales jusqu'à 120 km/h. Responsable de 7 décès sur l'archipel, Delta a également forcé la fermeture de plusieurs aéroports et coupé l'électricité en de nombreux lieux.

Ci-dessous, une table résumant les records principaux de la saison écoulée pour l'Atlantique.

Phénomène--------------->Nouveau record 2005

------------------------------->Précédant record

Nombre de systèmes tropicaux ---------->26

-------------------------------------->21 (1933)

Nombre d'ouragans catégories 1-5 ------>14

-------------------------------------->12 (1969)

Nombre d'ouragans catégorie 5 ---------->3

--------------------------------------->2 (1960/1)

Nombre d'ouragans majeurs cat.3-5 ----->7

--------------------------------------->7 (1950)

Nombre de systèmes en juillet ------------------------------------------------------->5

Pression atmosphérique minimale au niveau de la mer 882 hPa (Wilma

)------> 888 hPa (Gilbert 1988)

Systèmes tropicaux hors des secteurs habituels ----------------------------------->Vince (Espagne), Delta (Îles Canaries)

Coûts engendrés sur une saison --------->70 milliards de dollars

---------------->25 milliards de dollars (1992, 2004)

Coûts engendrés par un système -------->50 milliards de dollars (Katrina)

----->25 milliards de dollars (Andrew 1992)

Réchauffement climatique, variabilité naturelle ou les deux...?

La saison cyclonique hors norme en 2005 dans l'Atlantique tropical est-elle une conséquence directe du réchauffement climatique ou plutôt une conséquence d'une phase plus chaude de la circulation océanique thermohaline qui se manifeste à travers une variabilité naturelle? Les deux phénomènes sont vraisemblablement à pointer du doigt, mais en proportion qu'il est encore difficile à préciser. Le Dr. William Grey, professeur au département des sciences atmosphériques de l'Université de Colorado State et expert en météorologie tropicale met toutefois en garde les gens qui concluent hâtivement que la fréquence accrue des cyclones tropicaux de ces 11 dernières années (1995-2005) serait dû uniquement au réchauffement global et aux changements climatiques induits par l'homme. Si c'était le cas, on s'attendrait à voir une augmentation de la fréquence des ouragans non seulement dans le bassin Atlantique comme c'est effectivement le cas, mais également dans les autres bassins océaniques du monde, ce qui n'est cependant pas le cas. En fait, le nombre moyens de systèmes tropicaux durant cette période de 11 ans est légèrement en baisse sur l'ensemble de la planète. De plus, il est bien documenté que la période de réchauffement global durant les 25 ans de 1970-1994 a été marquée par une baisse d'ouragans majeurs dans le bassin Atlantique par rapport à ce qui avait été observé durant les années 1930-1960.

De ce fait, bien que le réchauffement global permette davantage d'évaporation des océans et donc potentiellement plus de carburant pour les ouragans, la fréquence de ces derniers semble plus dépendante des anomalies positives de températures des bassins tropicaux et de la fluctuation sur plusieurs décennies de la force de la circulation océanique thermohaline. Lorsque cette circulation est plus forte, la zone de convergence intertropicale est plus marquée, ce qui favorise le développement de cyclones tropicaux. Depuis 1995, cette circulation s'est renforcée, et depuis davantage de systèmes tropicaux ont été constatés dans l'Atlantique tropical.

Il est également intéressant de noter que lors d'une année El-Nino dans le Pacifique comportant des eaux océaniques de surface anormalement chaudes, l'activité cyclonique dans l'Atlantique à tendance à être en-dessous de la moyenne. Cela provient du fait que la circulation atmosphérique générée par le phénomène océanique El-Nino augmente le cisaillement de vent en altitude au-dessus de l'Atlantique tropical, ce qui est néfaste à la genèse et au développement d'ouragans.

Tout est donc très complexe et davantage de recherche dans ce domaine permettra d'y voir plus clair au fil des années à venir...

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[...]

Ainsi, les critères de formation des cyclones en fonction, entre autres, des SST a pris pas mal de plomb dans l'aile. La T° d'au moins 26°C requise sur plus de 50m de profondeur est un élément énoncé par des océanographes durant les années 1950 et avait été admis sans trop de discussion par l'ensemble du monde scientifique. Cependant, rien n'est venu prouver qu'il s'agissait d'un facteur déterminant même si je concède qu'il soit favorisant quant à l'occurence de phénomènes cycloniques.

Ensuite, pour expliquer la formation de cyclones en dehors de leur zone habituelle, certains vont évoquer des anomalies dans la stratosphère et je ne sais quoi encore, mais personne (ou bien peu de monde) ne pensera à remettre en question l'affaire des 26°C sur 50m de profondeur.

Eh oui, rien n'est jamais acquis et la remise en question de certains fondements est un des moteurs du monde scientifique, sinon l'âge de la Terre ne serait encore estimé qu'à 5000 ans tout au plus default_wink.png/emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20"> .

Voici un article issu du site internet (très bien fait d'ailleurs!) de Météo Suisse:

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- Pour le SST, une des premières objections venant à l'esprit : si la troposphère se réchauffe au même rythme ou plus vite que la surface (ce que prévoient les modèles), le gradient de température reste constant et la convection thermique itou.

- sur les 26-27°C en surface : cela reste me semble-t-il d'actualité malgré l'épisode mentionné au large du Portugal et du Maroc. De mémoire, Vince n'a atteint le stade d'ouragan qu'une très courte durée, sans doute parce qu'il lui manquait cette réserve thermique. Mais le phénomène mérite en effet d'être mentionné (on a déjà vu des cyclones plus au nord Alberto 88 et plus à l'est Ginger 67, c'est l'association nord-est puis la trajectoire qui est ici exceptionnelle).

- coût de Katrina : à ma connaissance, R.A. Pielke Jr (qui tient à jour la seule base d'estimation des coûts relatifs des cyclones aux EU, en dollars constant) avait placé en décembre dernier Katrina assez loin du Great Miami de 1926 (80 milliards de $ pour le premier, 130 pour le second), lors d'une présentation à l'AGU. Sur les dix cyclones atlantiques les plus coûteux depuis 1900, 2 seulement ont eu lieu après 1970 (Andrew 92 et Katrina 05). Un argument que Pielke a opposé à Emanuel 2005 pour l'augmentation d'intensité récente, au moins dans l'Atlantique.

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Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

Mais je ne me fâche pas, rassurez-vous, cela m'amuse plutôt. Je regrette seulement que l'"animateur patenté" ne s'en tienne pas aux faits débattus et compense ces carences factuelles par des pics aussi inutiles qu'infantiles.

Je n'ai rien lu de récent concernant un lien entre gulf stream et cyclones atlantiques. Le seul lien bien établi à ma connaissance en ce qui concerne la circulation océanique concerne El Niño / La Niña (saison forte en Atlantique / faible au Pacifique quand El Niño est faible, et inversement pour La Niña).

Carences factuelles, c'est toi qui le dit.

Par contre j'ai certainement, comme tout un chacun bp de carences dans bien des domaines, mais, lolox, il ne faut pas me faire dire ce que je n'ai pas dit.

Les SST élevées sont une condition nécessaire mais pas suffisante pour la cyclogénèse.

Comme toute machine thermique ils ont besoin d'une source chaude et d'une source froide.

La source chaude est la couche océanique supérieure (100m d'épaisseur) et la source froide le sommet de la tropo et la strato inférieure.

Le transfert d'énergie se fait donc entre ces deux sources.

Plus le gradient thermique est important et plus puissant sera le cyclone.

Il se trouve que nous assistons également à un refroidissement de la strato en plus de l'augmentation des SST et donc, fort logiquement, les deux ingrédients principaux augmentant la force des cyclones sont bien là.

En fait on peut aisément comprendre qu'une masse océanique très chaude associée à un gradient thermique vertical élevé provoque , mouvement de convection vertical, condensation et donc libération d'énergie thermique, convection plus forte,...

La génèse du mouvement tourbillonnant est un peu plus complexe à comprendre mais l'ensemble mouvement ascendant/tourbillonnant est bien associé aux transferts énormes d'énergie thermique.

La machine cyclonique développe également en son sein une zone de très basse pression, proportionnée à la force du cyclone, qui permet la vaporisation supplémentaire de l'eau océanique et donc, in fine, sa baisse de température.

En résumé on a une eau plus chaude au départ et une eau plus froide à l'arrivée, suite à cette SST plus élevée et au développement du cyclone.

L'énergie du cyclone est proportionnelle à la différence de T et à la masse d'eau concernée.

L'augmentation des SST est donc bien le facteur principal d'augmentation de la puissance des cyclones et rappelons qu'il est prévu une augmentation des SST tropicales de l'ordre de 2 à 3°C en moyenne en 2100.

Ce n'est qu'une moyenne et donc on peut s'attendre à des SST en hausse, certaines années, de 4 à 5°C.

Soient des SST de l'ordre de 35°C.

Je vous laisse imaginer la force des futurs cyclones si ces prévisions sont exactes.

PS : au fait on dit "un pic" ou "une pique" ?

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Muret(180 m) et Font-Romeu (1760m)

Je ne sais pas trop quelle reconstruction car je ne comprends tres ce qu'ils disent. Voici ce quil y avait a page des donnees :

2,000 Year Hemispheric Multi-proxy Temperature Reconstructions

---------------------------------------------------------------------

NOAA Paleoclimatology Program

and

World Data Center for Paleoclimatology, Boulder

---------------------------------------------------------------------

NOTE: PLEASE CITE ORIGINAL REFERENCE WHEN USING THIS DATA!

NAME OF DATA SET: 2,000 Year Hemispheric Multi-proxy Temperature Reconstructions

LAST UPDATE: 8/2003 (Original Receipt by WDC Paleo)

CONTRIBUTORS: Michael E. Mann and Philip D. Jones

IGBP PAGES/WDCA CONTRIBUTION SERIES NUMBER: 2003-051

SUGGESTED DATA CITATION: Mann, M.E. and P.D. Jones, 2003,

2,000 Year Hemispheric Multi-proxy Temperature Reconstructions,

IGBP PAGES/World Data Center for Paleoclimatology

Data Contribution Series #2003-051.

NOAA/NGDC Paleoclimatology Program, Boulder CO, USA.

ORIGINAL REFERENCES: Mann, M.E. and P.D. Jones, 2003,

Global Surface Temperatures over the Past Two Millennia,

Geophysical Research Letters, Vol. 30, No. 15, 1820, August 2003.

doi: 10.1029/2003GL017814.

GEOGRAPHIC REGION: Global

PERIOD OF RECORD: 200 A.D. - present

ABSTRACT:

We present reconstructions of Northern and Southern Hemisphere

mean surface temperature over the past two millennia based on

high-resolution 'proxy' temperature data which retain

millennial-scale variability. These reconstructions indicate

that late 20th century warmth is unprecedented for at least

roughly the past two millennia for the Northern Hemisphere.

Conclusions for the Southern Hemisphere and global mean

temperature are limited by the sparseness of available proxy

data in the Southern Hemisphere at present.

DESCRIPTION: Two hemispheric multi-proxy temperature reconstructions

(based on local-correlation weighting, and areal weighting as described

in Mann and Jones 2003). The global mean shown in the paper is the

average of the two hemispheric reconstructions, while the interhemispheric

difference is just NH-SH. The estimated uncertainties are constant and

the one standard error uncertainties are:

NH: +/- 0.16

SH: +/- 0.19

GLB: +/- 0.18

DIFF: +/- 0.25

All series are anomalies based on 1961-1990 instrumental reference period.

Cette courbe ressemble bp a celle des anomalies en rouge en haut a gauche de cette page http://www.ncdc.noaa.gov/paleo/pubs/mann2003b/mann2003b.html et doit donc venir des memes donnees donc de la meme.

Williams

Il semble bien s'agir de la reconstruction de Mann.

On peut voir que l'incertitude concernant cette reconstruction est de +-0.18°C.

Donc attention à tes conclusions car la très grande majorité des variations de températures de ton graphe sont inférieures à cette valeur.

Ceci ne veut pas dire d'ailleurs qu'il n'y ait pas corrélation.

Mais prudence.

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Carences factuelles, c'est toi qui le dit.

rappelons qu'il est prévu une augmentation des SST tropicales de l'ordre de 2 à 3°C en moyenne en 2100.

Ce n'est qu'une moyenne et donc on peut s'attendre à des SST en hausse, certaines années, de 4 à 5°C.

Soient des SST de l'ordre de 35°C.

Je vous laisse imaginer la force des futurs cyclones si ces prévisions sont exactes.

PS : au fait on dit "un pic" ou "une pique" ?

L'animateur de Climat-Sceptique va certainement vous reprocher vos carences factuelles. Avant que ce ne soit le cas vous pourriez citer la source de cette information cher Meteo pour éviter les "piques" inutiles ?
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L'augmentation des SST est donc bien le facteur principal d'augmentation de la puissance des cyclones et rappelons qu'il est prévu une augmentation des SST tropicales de l'ordre de 2 à 3°C en moyenne en 2100.

Ce n'est qu'une moyenne et donc on peut s'attendre à des SST en hausse, certaines années, de 4 à 5°C.

Soient des SST de l'ordre de 35°C.

Je vous laisse imaginer la force des futurs cyclones si ces prévisions sont exactes.

On peut bien sûr parler des modèles qui nous prédisent plein de mauvaises choses pour 2100 et laisser courir son imagination. Mais il me semble tout de même plus intéressant de parler d’abord des faits, ce qui est la base de la démarche scientifique.

Il suffit en l’occurrence de poser une question simple : a-t-on constaté une sensibilité des cyclones à l’augmentation de la SST liéee au réchauffement global ?

La réponse est NON pour les auteurs suivants :

Evans 1993, J. of Climate, 6, 1133–1140.

Landsea et al 1999, Climatic Change, 42, 89-129;

Goldenberg et al. 2001, Science, 293:474-479,

Chan and Liu 2004, J. of Climate, 17, 4590-4602

Huntington 2006, J. of Hydrology, 319, 83-95

Il importe de rappeler que la question concerne les SST liées au réchauffement global, et non les variations (bien plus importantes) de SST liées aux conditions locales (El Niño est la plus connue).

Les deux seules études ayant fait un lien entre intensité des cyclones et réchauffement récent sont Emanuel 2005 et Webster 2005.

Emanuel a reconnu la validité de certaines critiques formulées dans un commentaire de Lansea (2005) et son modèle de calcul, qui oblige à passer au cube la vitesse maximale constatée pour obtenir un indice de dissipation d’énergie, est très dépendant de la qualité de mesure des Vmax depuis trente ans. Les experts en cyclones reconnaissent tous que cette qualité est problématique, compte-tenu des méthodes « artisanales » à l’œuvre avant les satellites.

Quant à Webster, le schéma posté plus haut (et reprenant ses propres données) indique que l’introduction de la catégorie 3 ne permet plus de voir une tendance continue à la hausse dans tous les bassins dans la période 1974-2004. Une autre critique (Chan 2006) considère que si l’on ne regroupe pas les cyclones en paquets de 5 années, comme l’a fait Webster, on ne retrouve plus de corrélation avec les SST.

Est-ce à dire qu’il n’y a aucun lien entre évolution de la SST et intensité des cyclones ? NON. Simplement, en l’état de la recherche et sur une base factuelle, ce lien n’a été trouvé que par deux études récentes et ces deux études sont débattues dans leur méthode (Emanuel) ou dans leur décompte (Webster). Néanmoins, il se peut que la tendance trouvée par ces études se révèle réelle dans les années à venir et que la simple corrélation se révèle une vraie causalité.

Quant aux modèles concurrents, je n’ai pas la compétence physique pour en évaluer leur validité. Le schéma que tu proposes (SST plus chaude, stratosphère plus froide) paraît limpide comme un oeil de cyclone, à ceci près que bien d’autres facteurs concourent à la cyclogenèse (si la troposphère devient plus chaude, la convection verticale est atténuée par exemple du fait d’un gradient moindre des températures ; avant de gagner la strato., le mouvement ascensionnel doit d'abord prendre assez de puissance dans la tropo.).

En tout état de cause, tous les modèles ne prévoient pas tous les aopcalypses que tu suggères. Voici un rapide résumé récent (in Pielke, Jr., R. A., C. Landsea, M. Mayfield, J. Laver and R. Pasch, 2005. Hurricanes and global warming, Bulletin of the American Meteorological Society, 86:1571-1575).

Looking to the future, global modeling studies suggest the potential for relatively small changes in tropical cyclone intensities related to global warming. Early theoretical work suggested an increase of about 10% in wind speed for a 2°C increase in tropical sea surface temperature (Emanuel 1987). A 2004 study from the Geophysical Fluid Dynamics Laboratory in Princeton, New Jersey, that utilized a mesoscale model downscaled from coupled global climate model runs indicated the possibility of a 5% increase in the wind speeds of hurricanes by 2080 (Knutson and Tuleya 2004; cf. Houghton et al. 2001). Michaels et al. (2005) suggest that even this 5% increase may be overstated, and that a more realistic projection is on the order of only half of that amount. Even if one accepts that the Knutson and Tuleya results are in the right ballpark, these would imply that changes to hurricane wind speeds on the order of 0.5–1.0 m s–1 may be occurring today. This value is exceedingly small in the context of, for example, the more than doubling in numbers of major hurricanes between quiet and active decadal periods in the Atlantic (Goldenberg et al. 2001). Moreover, such a change in intensities would not be observable with today’s combination of aircraft reconnaissance and satellite-based intensity estimates, which only resolves wind speeds of individual tropical cyclones to—at best—2.5 m s–1 increments.

PS : au fait on dit "un pic" ou "une pique" ?

Une pique, bien sûr. Mais il faut que je t’embauche comme correcteur pour mon site ! :-)
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L'animateur de Climat-Sceptique va certainement vous reprocher vos carences factuelles. Avant que ce ne soit le cas vous pourriez citer la source de cette information cher Meteo pour éviter les "piques" inutiles ?

Trop tard !

Mais vous avez la réponse (partielle) dans la citation en anglais de mon post : un modèle pas vraiment réputé sceptique (Knutson Tuleya 2004) nous annonce une augmentation de la Vmax de 5% en 2080. Je prends dare-dare une concession de bunker en Floride pour mes descendants.

Admirez au passage la précision de ces fabuleux modèles. Les scientifiques ne sont pas capables de comprendre les mécanismes exacts de l'émergence des cyclones, puisqu'ils admettent ignorer la réponse à une question toute simple : pourquoi y en a-t-il 80-90 en moyenne plutôt que 20-30 ou 200-300 ? Mais cela ne les empêche pas de vous prédire au % près la vitesse maximale de leur vent dans huit décennies. Je trouve cela é-pa-tant.

PS : l'animateur patenté m'avait dit en substance pour me souhaiter la bienvenue (il y a une semaine) : "ici on se tutoie". Je me permets néanmoins de vous vouvoyer, vu que vous le vouvoyez vous aussi, voyez-vous ?

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Remiremont - Porte des Hautes Vosges (400 m)

[...]

- coût de Katrina : à ma connaissance, R.A. Pielke Jr (qui tient à jour la seule base d'estimation des coûts relatifs des cyclones aux EU, en dollars constant) avait placé en décembre dernier Katrina assez loin du Great Miami de 1926 (80 milliards de $ pour le premier, 130 pour le second), lors d'une présentation à l'AGU. Sur les dix cyclones atlantiques les plus coûteux depuis 1900, 2 seulement ont eu lieu après 1970 (Andrew 92 et Katrina 05). Un argument que Pielke a opposé à Emanuel 2005 pour l'augmentation d'intensité récente, au moins dans l'Atlantique.

Juste une petite objection (sympathique default_cool.png ) sur ce point, le chiffrage d'un cyclone, comme celui d'un séisme par exemple, dépend pour une part essentielle des infrastructures présentes sur les zones touchées.

En effet, un cyclone de cathégorie 3 ou 4 touchant des zones très peuplées, peut créer plus de dégats qu'un autre de cathégorie 5 qui toucherait une zone désertique...

Ainsi, à mon sens, l'estimation chiffrée des dégats liés à un cyclone n'est pas un critère pour déterminer son intensité.

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A noter aussi le cyclone au large du Brésil en mars 2004, par des températures de l'eau de 24°C.

La chaleur des eaux semble être plutôt un leurre, disons une coexistence avec les cyclones. Mais le lien de cause à effet n'a pas été démontré.

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Remiremont - Porte des Hautes Vosges (400 m)

A noter aussi le cyclone au large du Brésil en mars 2004, par des températures de l'eau de 24°C.

La chaleur des eaux semble être plutôt un leurre, disons une coexistence avec les cyclones. Mais le lien de cause à effet n'a pas été démontré.

Exact, d'autant que la tempête tropicale Delta qui a touché les îles Canaries, s'est développée (si mes souvenirs sont bons!) dans des eaux qui tournaient autour de 21 à 22°C. C'est peut être aussi pour ça qu'il ne s'est pas renforcé au point de devenir un cyclone de cathégorie 1...

Bref, sur le point des SST, je suis sceptique, comme la fosse du même nom default_cool.png !

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Exact, d'autant que la tempête tropicale Delta qui a touché les îles Canaries, s'est développée (si mes souvenirs sont bons!) dans des eaux qui tournaient autour de 21 à 22°C. C'est peut être aussi pour ça qu'il ne s'est pas renforcé au point de devenir un cyclone de cathégorie 1...

Bref, sur le point des SST, je suis sceptique, comme la fosse du même nom default_cool.png !

Ces cyclones exemptionnelles sont extra-tropicaux (tempêtes d'hiver). Il y a deux mécanismes principaux de formation des cyclones :

- Les cyclones tropicaux se forment sur l'eau chaude des mers tropicales et puisent leur énergie dans la chaleur latente de condensation de l'eau.

- Les cyclones extra-tropicaux (tempêtes d'hiver) prennent naissance dans les latitudes moyennes et puisent leur énergie dans les zones de fortes différences de températures entre les tropiques et les pôles. La majorité de leur puissance est dû au processus barocline. Leur champ de température et d’humidité est asymétrique.

Et le 28/03/2004 le cyclone tropical qui a été observé pour la première fois dans l'Atlantique du Sud et qui a touché les côtes du sud-est du Brésil avec des vents jusqu'à 150 km/h et d'une moyenne de 120 km/h, nomé CATARINA est née sous un stade extratropical puis est passé au stade hybride (air chaud au centre en basses couches, air froid en altitude) et est devenu un cyclone tropical à coeur chaud (air chaud au centre à tous niveaux) où il y a échanges d'énergie entre océan-atmosphère.

Idem pour les cyclones de catégorie 1 avec des vents de 120km/h, nomé VINCE qui c'est formé le 09/01/05 au nord de Madère (à l'ouest du Maroc), en se dirigeant vers le sud de l’Europe (Espagne et Portugal) le seul cyclone tropical à atteindre ces latitudes et le cyclone de catégorie 1, DELTA formé le 23/10/2005 au sud-ouest de l’archipel portugais des Açores avant d’atteindre les Canaries avec des vents de 152 km/h et le Maroc avec des vents de 70km/h.

Pour plus d'infos sur la formation... des cyclones : http://la.climatologie.free.fr/cyclone/cyclone.htm

Williams

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Juste une petite objection (sympathique default_wub.png ) sur ce point, le chiffrage d'un cyclone, comme celui d'un séisme par exemple, dépend pour une part essentielle des infrastructures présentes sur les zones touchées.

En effet, un cyclone de cathégorie 3 ou 4 touchant des zones très peuplées, peut créer plus de dégats qu'un autre de cathégorie 5 qui toucherait une zone désertique...

Ainsi, à mon sens, l'estimation chiffrée des dégats liés à un cyclone n'est pas un critère pour déterminer son intensité.

Assez d'accord avec toi pour le dernier point.

Je citais surtout Pielke parce que l'article que tu avais reproduit disait ceci :

"L'ouragan Katrina est à l'origine de la plupart de ce montant pharaonique avec 50 milliards de dommages attribués à elle seule. Le précédent record de dommages matériaux pour un seul ouragan était détenu jusque-là par l'ouragan Andrew en août 1992 qui avait frappé le sud de la Floride et engendré 25 milliards de dollars de dégâts."

Ma remarque concernait pour l'essentiel ce chiffrage "record" des dommages matériels, qui est faux (à la fois parce que Katrina a apparemment été deux fois plus coûteux que 50 M$ et parce que malgré cela, Great Miami reste encore plus coûteux).

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Ces cyclones exemptionnelles sont extra-tropicaux (tempêtes d'hiver). Il y a deux mécanismes principaux de formation des cyclones :

- Les cyclones tropicaux se forment sur l'eau chaude des mers tropicales et puisent leur énergie dans la chaleur latente de condensation de l'eau.

- Les cyclones extra-tropicaux (tempêtes d'hiver) prennent naissance dans les latitudes moyennes et puisent leur énergie dans les zones de fortes différences de températures entre les tropiques et les pôles. La majorité de leur puissance est dû au processus barocline. Leur champ de température et d’humidité est asymétrique.

Pour plus d'infos sur la formation... des cyclones : http://la.climatologie.free.fr/cyclone/cyclone.htm

Williams

Merci williams pour ces précisions (et bravo au passage pour ton site, complet, clair et concis). Donc si j'ai bien tout compris, la température de 26-27°C reste une condition de formation des cyclones tropicaux, mais les tempêtes d'hiver (ou cyclones exemptionnels) n'ont pas spécialement besoin de cette source thermique maritime, vu que leur énergie principale dérive des contrastes entre les masses tropicales d'air chaud et les masses polaires d'air froid.

Mais s'ils se forment ainsi dans la zone de front aux latitudes moyennes, même Vince n'avait finalement rien d'extraordinaire (hormis qu'il était légèrement décalé au nord-est). Si ?

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