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Sociétés humaines et évolutions climatiques à venir
skept a répondu à un sujet de Sam82 dans Evolution du climat
J'ajoute un point : le climat sera perçu par les sociétés humaines dans le cadre plus général des menaces qui pèsent sur elles. Paix en a un peu parlé, mais il est évident qu'à l'horizon des 50 prochaines années, l'histoire réserve des tas de mauvaises surprises et sujets de préoccupation. A titre d'exemple : - crise énergétique par pénurie de certains fossiles et renchérissement - épuisement des matières premières non renouvelables - tension sur la production agricole et la nutrition - guerres à grande échelle impliquant deux superpuissances - guerres à petite échelle de type conflits politiques, ethniques, religieux - terrorismes et nouvelles menaces du faible au fort (bombes sales, etc.) - destruction ou dégradation des écosystèmes - perturbation des grands cycles (carbone, eau, azote, etc.) - virus émergents, bactéries résistantes, pandémies - dérives autoritaires ou totalitaires du pouvoir - collapse économique et/ou financier - fracture sociale et paupérisation de masse - événements imprévisibles de toutes natures (impact extraterrestre, méga-éruptions volcaniques, tsunamis, accidents industriels de masse, etc.) S'y ajoute bien sûr le réchauffement, qui peut accélérer ou aggraver certains phénomènes cités (mais ces phénomènes n'ont pas besoin du réchauffement pour exister par ailleurs). Je donne peut-être l'impression que le climat est "secondaire", mais comme j'ai en tête tout ce spectre d'événements possibles, et la probabilité finalement assez élevée qu'au moins quelques-uns se réalisent (dont le réchauffement), c'est par là que j'analyse les choses. Je crois que les passionnés du climat feraient une erreur de perception sur leur propre société s'ils ne comprenaient pas que l'objet de leur passion n'est qu'un des aspects des évolutions sociales, et généralement pas celui qui a la priorité des décideurs ou des citoyens sur leur horizon de temps. Cela dit je suis bien d'accord : l'objet de cette discussion n'est pas de débattre chacun des points listés, ou d'autres encore, mais bien le RC lui-même! -
Sociétés humaines et évolutions climatiques à venir
skept a répondu à un sujet de Sam82 dans Evolution du climat
Désolé à mon tour (par rapport au message de Damien49), je ne suis pas pour rien dans la "dérive". Les analyses de l'effet du climat sur les sociétés (impacts, vulnérabilités, risques) comme de l'effet des sociétés sur le climat (prévention, adaptation) concernent les WG2 et WG3 du GIEC. Le principal axe en est économique, comme toute personne ayant lu ces rapports a pu le constater. Ce qui est soit dit en passant à la limite de la "scientificité" vu l'état assez curieux de la discipline économique et vu que les sociétés évoluent de manière "chaotique" (on ne peut prévoir à l'avance les inventions, les révolutions, les conflits, etc. donc les modèles ne sont pas réellement prédictifs en ce domaine). Il n'y a pas que l'économie bien sûr, mais elle est déterminante : c'est en fonction d'elle que l'on prend ou ne prend pas un grand nombre de décisions dans nos sociétés. Et c'est aussi en fonction du niveau de richesse d'une population que l'on a des possibilités d'adaptation à tout horizon de catastrophe, naturelle ou anthropique. Aussi le GIEC n'a pas trop le choix, s'il proposait une sociologie, une anthropologie ou une psychologie du réchauffement dans ces rapports II et III, cela serait assez curieusement reçu par les décideurs. -
Sociétés humaines et évolutions climatiques à venir
skept a répondu à un sujet de Sam82 dans Evolution du climat
On peut s'intéresser au climat sans considérer que c'est le problème social n°1, non? On parle dans cette discussion des "sociétés humaines" face à l'évolution climatique, or il est notoire que ces sociétés humaines affrontent une multitude de problèmes et n'arbitrent pas en fonction d'un seul. Et quand bien même on serait en désaccord sur l'importance du climat pour les sociétés, ce n'est pas une question d'être "malvenu" ou pas, mais d'arguments pour exposer son point de vue. D'ailleurs, cela ne m'intéresse pas tant de défendre un point de vue que de comprendre les décisions et actions de nos contemporains. Pourquoi le climat a-t-il la place qu'il a dans nos sociétés et à quel niveau se situent les blocages réels pour que cette place change? -
Sociétés humaines et évolutions climatiques à venir
skept a répondu à un sujet de Sam82 dans Evolution du climat
Ben de nouveau, faut nuancer, je ne pense pas que ton jugement vaut pour les 193 Etats de cette planète. Il y a des "Etats fantômes" qui ne s'occupent pas de leurs populations et qui sont effectivement de connivence avec des sociétés exploitant leurs matières premières, mais il y a aussi beaucoup d'Etats qui ont nationalisé leurs ressources et qui redistribuent la richesse produite, en Amérique latine, en Asie ou (dans une moindre mesure) en Afrique. Mais c'est HS en effet, pour le climat l'important est de savoir si ces 193 Etats-nations ont des émissions carbone en hausse ou en baisse. Si tu considères comme important d'"améliorer le niveau de vie des habitants de ces pays émergents", alors il faut regarder les statistiques de ce niveau de vie depuis 30 ans et comparer avec celles des émissions CO2, CH4, NOx, O3, etc. -
Sociétés humaines et évolutions climatiques à venir
skept a répondu à un sujet de Sam82 dans Evolution du climat
En fait, je parle de "société industrielle" ou "moderne", ce qui n'est pas (plus) équivalent à "société occidentale". Je trouve personnellement préférable de vivre dans ce genre de société, mais il ne me viendrait pas à l'idée d'en faire une quelconque loi générale de supériorité. C'est une simple préférence subjective, mais au moins je l'assume (contrairement à ceux qui vantent les mérites des sociétés traditionnelles tout en profitant à titre personel du confort des sociétés industrielles). Pour moi, cela n'a pas de sens de raisonner en occidental ou non-occidental : la plupart des inventions finissent par se diffuser dans toute l'espèce humaine, depuis l'origine de cette espèce. A l'échelle de l'histoire, on ne se demande pas si un silex taillé, un vase en terre cuite, un couteau de fer, un vaccin, un moteur ou un ordinateur est une technologie caractéristique de telle ou telle partie du monde ! Et pour concevoir ces artefacts, on cherche les méthodes les plus efficaces, efficacité qui là encore ne dépend pas vraiment de la culture, l'ethnie, la religion ou ce genre de choses. Mais bref, comme paix parlait de luxe que se permettent les riches Occidentaux, je rappelais simplement que dans l'estimation de ce qui est un luxe ou pas un luxe, chaque société est la mieux placée pour juger de la place du climat par rapport à ses autres problèmes. Et puis je juge les faits plus volontiers que les discours, je ne connais pas de sociétés émergentes ayant amélioré de façon importante le niveau de vie de ses habitants en passant par une "croissance verte", c'est pour le moment surtout une "croissance noire"... noire comme le charbon ou le pétrole! Ce n'est sans doute pas une fatalité, mais il vaut mieux analyser les raisons exactes de cette dépendance au fossile si l'on veut la dépasser (autrement que par la pénurie ultime de fossile). -
Sociétés humaines et évolutions climatiques à venir
skept a répondu à un sujet de Sam82 dans Evolution du climat
Ce que tu écris peut aussi se lire de la manière suivante : nous autres pays développés préférons les risques liés aux conséquences de nos activités industrielles aux risques liés aux conséquences des aléas naturels. Cette hiérarchie des risques n'est pas nécessairement liée à un défaut d'information (perte de contact avec la nature), elle peut relever d'un choix rationnel entre deux familles de risques dont on a connaissance. (Pour le dire autrement, il faut s'interroger sur l'espérance de vie de 53 ans en Ouganda et le lien qu'elle a éventuellement avec une structure sociale de 80% de paysans qui sont certes restés "en contact avec la nature", mais qui subissent par ailleurs les effets de l'absence d'industrialisation.) -
Statistiques et anomalies climatiques globales
skept a répondu à un sujet de Sam82 dans Evolution du climat
Oui, mais je ne pourrais pas te répondre. La nature des nuages se prêtant à la mesure fait quand même partie des limitations signalées par les auteurs (en gras), voilà leur synthèse de ce que leur approche permet : J'avoue que quand on a une nouvelle donnée climatologique dans ce genre, mon réflexe est de me méfier. Pas par scepticisme exagéré, mais parce que depuis 20 ans on a vu passer des erreurs et des faux débats. On se souvient que les capteurs MSU avaient des problèmes non corrigés par UAH (donc Christy et Spencer déduisaient à tort que la troposphère ne se réchauffait pas), que les balises Argo avaient des problèmes de pression (donc Lyman déduisait à tort que l'océan refroidissait). Chat échaudé... -
Statistiques et anomalies climatiques globales
skept a répondu à un sujet de Sam82 dans Evolution du climat
Pour que je ne meurs pas idiot quand même, quelle est l'idée derrière l'analyse croisée des variations d'altitude de nuages et des variations du gradient thermique de l'atmosphère? Est-ce fondé sur le fait que l'émission se fera en proportion de T^4 de la couche? -
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skept a répondu à un sujet de Sam82 dans Evolution du climat
Non, l'instrument de Terra utilisé par Davies et Molloy (MISR) est indépendant des T. C'est un spectroradiomètre multi-angles à neuf caméras, qui mesure la lumière réfléchie sous divers angles pour reconstituer une image 3D. Après, je ne sais pas si du point de vue de la résolution spatiale / temporelle on peut croiser ces données MISR avec celle du MSU qui calcule la T -
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skept a répondu à un sujet de Sam82 dans Evolution du climat
Que le soleil ait une influence nulle à faible sur les variations de températures globales des 60 dernières années, c'est pour le moment la conclusion majoritaire... des spécialistes du soleil. Ce n'est parce que Scafetta, Shaviv ou Svensmark disent une chose que cela permet d'oublier ce que disent Lean, Fröhlich, Benestad, Gray et d'autres plus nombreux encore. Ou alors tu fais un tri sélectif dans la littérature scientifique et tu décrètes qu'il y a les bons chercheurs (ceux qui trouvent une influence solaire) et les mauvais chercheurs (ceux qui n'en trouvent pas). Mais ce n'est plus de la science, c'est de l'idéologie. On ne distingue rien de vraiment cohérent pour le moment concernant une éventuelle amplification de l'irradiance totale/spectrale. Evidemment, la coïncidence des cycles 23-24 atypiques avec le ralentissement de hausse des Ts est troublante, il faut espérer que le 24 soit moins prononcé encore que le 23, pour moissonner un maximum de mesures et analyser ce qui change dans le climat quand on a des minima / des maxima qui sont plus / moins prononcés. Mais c'est de toute façon un travail en cours, et si tu abordes cela avec des préjugés ou des aprioris sur l'influence centrale du soleil, tu ne fais pas un bon travail. A propos des effets indirects du soleil, Kazil et al 2012 ont modélisé ce que pouvaient donner ses variations d'irradiance sur la nébulosité via l'effet GCR de Svensmark. Pas grand chose selon eux, de l'ordre de 0,05 W/m2 entre un minimum et un maximum, 5 fois moins que le ∆ TSI lui-même. Cela pour rappeler que les chercheurs... cherchent et ne négligent aucune hypothèse, contrairement à la suggestion naïve d'un "black out" organisé sur le soleil /emoticons/biggrin@2x.png 2x" width="20" height="20"> Le problème de la phrase mis en gras est que "faire croire aux lecteurs" quoi que ce soit n'est pas tenable si cette croyance n'est pas appuyée par des analyses scientifiques d'observation ou de modélisation. Je suis tout à fait ouvert à l'idée que les modèles ne reproduisent pas toutes les dimensions de l'influence solaire, globale ou surtout régionale, mais pas du tout à l'idée que les sciences du climat seraient ignorantes de ces questions. Dans une autre discussion, j'avais mis des liens qui montraient que ce n'est pas le cas (par exemple, ce que font les chercheurs français sur le modèles IPSL-LMD, notamment sur l'irradiance spectrale). Enfin, tu cites les variations nuageuses comme "témoignage" de l'influence du soleil sur la surface. C'est trivialement vrai mais dans ce cas, tu dois aussi t'interroger sur les effets directs / indirects des aérosols anthropiques (dont Christian parlait), puisque ceux-ci ont justement pour propriété de réfléchir le rayonnement incident du soleil (directement, ou indirectement en favorisant la formation de nuage / augmentant leur épaisseur optique), donc de refroidir. PS : sur les variations nuageuses, on parlait sur Futura Sciences de papier de Davies et Molloy 2012 concernant les changements d'altitude des nuages sur une décennie – un changement qui, s'il était confirmé, aurait contribué à modifier le bilan énergétique (via le rayonnement IR ; une baisse de 19 mètres ferait selon les auteurs -0,23 W/m2, l'équivalent du ∆F CO2 sur la période analysée, et ils ont en l'occurrence mesuré une baisse de -44 m sur 2001-2010). Après, pourquoi est-ce que les nuages auraient ainsi varié de manière cohérente sur une décennie? Est-ce souvent le cas (et on ne le mesurait pas avant, faute d'instruments ad hoc)? Est-ce justement lié en partie à l'effet indirect des aérosols (plus de nucléation en basse couche), dont Hansen et al disent qu'il est mal ou pas pris en compte dans beaucoup de modèles tournant pour le GIEC? Mystères. -
Statistiques et anomalies climatiques globales
skept a répondu à un sujet de Sam82 dans Evolution du climat
Je ne sais pas si c'est spécialement "sceptique", mais oui, je réagissais à ce que disait Sirius en réfléchissant à quelles conditions cohérentes avec la théorie actuelle il serait possible d'avoir une température de surface stable sur une durée supérieure à 17 ans (puisque les modèles actuels prévoient qu'une stabilité maximale de 17 ans rentre dans le cadre de leur variabilité haute fréquence, cf travaux de Santer et al 2011). A défaut de pouvoir faire des prédictions précises (l'anomalie de 2015 sera de X K) ou même des enveloppes de probabilité (il y a X% de chance que la décennie 2010 soit 0,2K plus chaude que la décennie 2000), on doit sûrement pouvoir énumérer des conditions "raisonnables" pour qu'un signal nul en surface soit possible. Après, la conjonction de ces conditions peut paraître éminemment improbable (par exemple, avoir à la fois un soleil très faible, 17 ans de MEI orienté Nina, une hausse continue des aérosols et un réchauffement marqué des océans au-delà de 2000 m, phénomènes qui, en soi, sont possibles pris séparément). Ceux que l'on appelle habituellement "sceptiques" pensent en général qu'une telle stabilité des T de surface signerait l'arrêt de mort des modèles, du GIEC, de la climatologie, etc. etc. Moi je n'en pense rien, réfléchir à quelles conditions cette stabilité est possible est un moyen de montrer qu'un forçage anthropique ne signifie nullement une hausse monotone des T, qu'il est compatible avec des phases de ralentissement voire stagnation du réchauffement en surface, et que ces phases ne préjugent pas de la sensibilité à l'équilibre du climat. PS : et inversement, la manière dont tu réagis "vigoureusement" à cette conjecture m'étonne, car elle ne fait pas appel à de mystérieux mécanismes cachés que tous les physiciens auraient ratés. Des gens comme Latif et l'équipe du modèle GEOMAR réfléchissent à la question de la mauvaise prédictibilité à court terme (le point que soulevait Sirius initialement) et de causes de variabilité décennale, par exemple cette publication de 2011. Leurs travaux (qui concernent en l'occurrence surtout les variations dans le temps des grandes oscillations régionales quasi-périodiques) me paraissent normalement discutés dans la communauté, ce ne sont pas des hypothèses ad hoc poursuivant un but précis (montrer que la sensibilité doit être faible, que le mainstream doit se tromper, etc.). Je crois que beaucoup de "sceptiques" des sciences du climat sont sceptiques... parce qu'ils ne lisent pas assez les travaux de ces sciences, travaux qui comportent finalement beaucoup de débats internes, comme dans tout domaine scientifique. -
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skept a répondu à un sujet de Sam82 dans Evolution du climat
Je ne pense pas que les événements suggérés soient aussi peu probables, si tant est que l'on puisse estimer ces probabilités, mais mon but n'est de toute façon pas de faire la moindre prévi. Sirius a rappelé qu'un modèle contraint par des données passées réalistes échoue à le faire sur des projections courtes, du moins avec un degré de précision satisfaisant. Alors je ne vais pas me lancer dans l'exercice si cela rate quand on y met les meilleurs moyens du moment! Mettons que le réchauffement "freine" si tu veux, mais je ne vois pas bien l'intérêt de la nuance. Je me demande juste ce qui se passerait dans le climat à certaines conditions énumérées (qui ne me paraissent pas extrêmement improbables au point que l'exercice serait totalement idiot). Ce que je retiens de la décennie 2000, c'est qu'en se focalisant sur le seul signal des températures de surface, on n'a pas une bonne vue de la réalité du réchauffement. Et cela peut très bien continuer. Bien sûr, si l'on a un El Nino bien prononcé et bien long dans les prochaines années, cela mettra fin au guéguerre sur les années "record" et à l'idée reçue "cela ne se réchauffe plus depuis XXXX". Il y a des gens ici (paix, Meteor, Christian) qui font des calculs savants. On peut prendre mon exercice comme une question à résoudre pour ceux qui développent des mini-modèles personnels du climat : si l'on devait avoir des températures de surface à peu près stables dans les dix ans qui viennent par rapport aux dix ans passés, quelles seraient les conditions à remplir pour le soleil+les aérosols+ENSO, sachant que le forçage GES continuera pendant cette décennie? A dire vrai, je ne sais pas exactement combien l'ensemble du forçage GES ajoute sur une décennie. De l'ordre de 0,4 W/m2 tout compris (CO2, CH4, N2O, SF6, O3) et hors suie+contrail? -
Statistiques et anomalies climatiques globales
skept a répondu à un sujet de Sam82 dans Evolution du climat
Dommage... Le mieux est encore de l'observer pour vérifier, non? C'est à voir. Tu peux avoir une baisse du pétrole partiellement compensée par du charbon, donc le niveau global de CO2 émis n'est pas très différent, mais il y a plus de particules. En tout cas, on a expliqué une partie de la stagnation de la décennie 2000 par cette hausse des aérosols issue du charbon (Kaufmann 2011), donc cela ne paraît pas absurde d'envisager la poursuite du phénomène. Comprends pas. Tu peux avoir des périodes ENSO de deux ou trois décennies dominées par des Nino ou des Nina, Sirius m'a justement signalé récemment un article qui indiquait ce genre de possibilité (Wittenberg 2010). Ah bon, sur la période 2012-2030 que je cite, il est absurde de penser que le plus gros de la chaleur en surcroît sera stockée dans les océans? Alors il faut que tu m'expliques. Justement, je me demande si c'est conceptuellement inimaginable.En fait, je n'ai fait que citer les candidats les plus couramment mentionnés dans la littértaure pour expliquer que la hausse de surface de la décennie 2000 est plutôt timide par rapport à celle de la décennie 1990. Et je me contente de demander : si l'on continue dans ces conditions de la décennie 2000, qu'est-ce qui se passe au juste? -
Statistiques et anomalies climatiques globales
skept a répondu à un sujet de Sam82 dans Evolution du climat
En même temps, imaginons que les années 2012-2030 sont marquées par les trois phénomènes suivants : - une activité solaire en baisse (24 plus faible que 23 et 25 plus faible que 24) - une hausse du charbon et donc des aérosols soufrés - des oscillations périodiques en phase calme, voire négative, surtout un ENSO dominé par des Nina. Finalement, quel signal de T aurait-on en surface ? Si le gros de la chaleur induite par forçage est bien mixée dans les océans et transférée vers les fonds, on pourrait avoir un signal faible, quelques années Nino qui dépassent 1998-2005-2010 de 0,1 à 0,3 K, mais la plupart qui restent dans la moyenne des années 2000. -
Statistiques et anomalies climatiques globales
skept a répondu à un sujet de Sam82 dans Evolution du climat
Surtout que les tâches solaires, cela semble plus compliqué que cela en a l'air. Je suis tombé sur (l'abondante) page de Leif Svalgaard (un spécialiste de la question, travaillant à Stanford) et en lisant ses présentations récentes, j'observe qu'il met en question l'idée même de l'existence d'un "grand maximum" moderne dans la seconde moitié du XXe siècle. Voir en particulier cette présentation, où il souligne les problèmes liés au comptage historique des tâches solaires et à leur lien avec l'activité physique de notre étoile. Tout cela reste donc en progrès et en débat, cela me paraît encore difficile de faire de la reconstruction ou de la prévision fiables sur la base des seuls cycles récents observés attentivement par satellite. -
Le Met Office suggère un retour des hivers rigoureux
skept a répondu à un sujet de Julien764 dans Evolution du climat
Oh ça, c'était juste une allusion à ce que disait Barth la page précédente : Comme si le CO2 était l'alpha et l'omega d'un modèle climatique. Pas très important, donc.Sinon je suis d'accord avec tes points. J'avais fait remarquer sur SkS que l'on voit circuler des schémas bien connus de bian énergétique (ceci par exemple), mais cela se passe toujours... au-dessus de la surface! C'est normal parce qu'on cherche d'abord à expliquer l'équilibre TOA. Mais j'aimerais bien trouver un schéma du même genre montrant de manière synthétique comment l'océan transfert de l'énergie entre ses couches en mode vertical, la fait circuler en mode horizontal et échange avec la surface. -
Le Met Office suggère un retour des hivers rigoureux
skept a répondu à un sujet de Julien764 dans Evolution du climat
Oui, c'est un point important, cela m'a ouvert les yeux quand je l'ai compris. On peut voir sur cette figure 5.4 de l'AR4 ce que représentent les postes du contenu de chaleur dans le système climatique. Quand on parle des variations de température de surface, cela concerne environ... 3% de ce contenu de chaleur. Et les océans 90%. La multiplication des moyens d'observation du sommet de l'atmosphère au fond des océans devrait permettre d'établir des bilans énergétiques annuels de plus en plus complets, évitant que l'on se perde dans "l'illusion d'optique" de la variabilité courte des températures de surface. (Sans parler des "trucs" statistiques pour essayer de faire apparaître un déclin sur ces Ts). Cela dit, il faut encore bien estimer le déséquilibre global et les instruments à notre disposition ont des limites. Comme on le voit sur Skeptical Science avec la discussion concernant Loeb 2012, le déséquilibre le plus récemment constaté de 0,5 ±0,43 W/m2 à 90% de confiance laisse de la marge (à 95% ou 99%, on aurait même sans doute des valeurs négatives possibles). On connaît mal les transferts de chaleur vers l'océan profond, et chaque instrument (satellite ou sondes océaniques) a ses propres marges d'incertitude à la mesure. Néanmoins, cela me semble aller dans la bonne direction, la simple "température de surface" est une approche finalement assez rudimentaire, qui tient à la limite historique de nos moyens d'observation, mais qui n'est pas tellement conforme à la logique profonde des sciences climatiques, fondée sur des bilans énergétiques globaux et des analyses des transferts d'énergie en interaction avec les grands cycles (eau, carbone, azote, etc.). Ce que l'on appelle désormais les Earth System Models. On est évidemment très très loin de la présentation caricaturale de modèles climatiques n'analysant que le CO2... -
Il faudrait en effet voir dans le détail, mais je ne suis pas trop surpris. La hausse du niveau des mers paraît moins prononcée depuis le milieu des années 2000 (voir "à l'oeil" graphe de l'Université du Colorado), et en un sens, on avait "trop" de candidats : entre les glaciers continentaux et polaires d'un côté, l'expansion thermique (période avec plus de Nina qui favorise la conservation de la chaleur dans l'océan et transfert vers les zones profondes) d'un autre côté, il me paraissait étonnant que cette hausse ne soit pas en accélération. Si un des termes était surévalué, cela devient plus logique. La contribution totale des glaciers selon Jacob et al 2012 (avec le Groenland et l'Antarctique) serait de 1.48 ± 0.26 mm/an depuis 2003. Cela fait 12 mm, et laisse environ 8 mm pour la hausse stérique, modulo d'éventuelles variations marginales dans les retenues anthropiques (barrages, pompages, irrigation, etc.), pour arriver aux ~ 20 mm que l'on observe sur la courbe en lien.
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Sociétés humaines et évolutions climatiques à venir
skept a répondu à un sujet de Sam82 dans Evolution du climat
Aussi discuté /topic/40161-evolution-des-glaciers-dans-le-monde/page__pid__1790749__st__60#entry1790749'>ici (pour éviter le doublon). -
Je ne suis pas du tout "spécialiste", mais je répercute seulement ce que j'ai lu dans Nature (le papier de Jacob et al, le commentaire de Bamber). Le problème de base est le suivant : On a donc 160.000 glaciers mais seulement 0,075% (120) dont le bilan de masse est analysé, et trois fois moins (37) dont les données vont au-delà de 30 ans (ce qui, en passant, vaut mieux si l'on veut estimer la variabilité naturelle de ce bilan de masse, par exemple des changements régionaux de précipitations / températures dû à des oscillations périodiques). Donc les satellites GRACE (Gravity Recovery and Climate Experiment) permettent de dépasser cette limite en analysant les variations de glaciers par gravimétrie. Les auteurs ont déterminé 19 grandes régions de glaciers dans le monde (par exemple Alpes, Himalaya, etc.) et ont analysé l'évolution de leur bilan de masse sur la période 2003-2010. Parmi leurs conclusions, deux sont surprenantes : la contribution des glaciers à la hausse du niveau des mers serait de 0.41 ± 0.08 mm/an, près de trois fois moins que l'estimation ancienne avec le faible échantillonage (1,1 mm/an) ; la région de l'Himalaya serait stable, avec une perte non significative de 4 ±20 Gt/an. Moins surprenant, il y a quand même bien une fonte globale des glaciers, dont les auteurs pensent qu'elle s'accentuera dans les années et décennies à venir. Les zones qui ont le plus perdu dans la période analysée sont l'Alaska (loin devant), l'île de Baffin, l'ensemble des îles Ellesmere, Devon et Axel Heilberg, la Patagonie et l'Islande. Huit ans, c'est néanmoins assez court : on sait que certaines régions (Alaska, Himalaya) ont des variations interannuelles importantes de précipitations, donc de glaces accumulées. Là comme ailleurs, il faudra des séries plus longues pour avoir une idée correcte des tendances.
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Le Met Office suggère un retour des hivers rigoureux
skept a répondu à un sujet de Julien764 dans Evolution du climat
Je suis d'accord avec l'esprit de cette remarque. Dans le détail de sa lettre, heureusement que chaque chercheur ne remet pas en cause "tout" ce qui a été acquis par les générations précédentes, parce que la science serait tout simplement incapable de progresser! Les idées géniales et révolutionnaires ne courent pas les publications, l'essentiel est un travail difficile de consolidation, d'approfondissement, de précision des théories, hypothèses et conjectures de chaque discipline.Hélas pour les sciences du climat, elles subissent une distorsion de leur image due à l'effet de l'institutionnalisation (dans le cadre du GIEC) et de la médiatisation (dans le débat très politique du réchauffement). On confond un peu tout (typiquement dans cette discussion), et si l'on est agacé par un propos d'un chercheur dans un reportage, on généralise à tout le CV de l'intéressé (sans avoir lu ses articles) et au-delà à toute une profession. Du coup, on a l'impression que la carrière d'un chercheur du climat est consacrée à répéter bêtement et sectairement un dogme, alors que tous ses collègues de toute les autres disciplines seraient des sceptiques audacieux qui bousculent les frontières. La réalité est nettement moins caricaturale et à vrai dire, je ne pense pas que ceux qui colportent cette caricature y croient vraiment. Ou ils n'y ont pas réfléchi. Sur le GIEC, je n'ai pas ton avis. Je suis plutôt critique des WG2 et surtout WG3 (mais ce n'est pas le sujet). Pour ce qui est du WG1, les résumés pour décideurs me paraissent parfois orientés vers une minimisation des incertitudes, donnant l'impression que "c'est plié". Je le regrette. C'est hélas inévitable en regard de l'exercice demandé, un exercice d'équilibriste pas facile entre représentation de la communauté scientifique et attente de données "opérationnelles" pour les politiques. Mais dans l'ensemble, j'ai lu tous les rapports GIEC depuis l'AR1, et je trouve : 1) que leur qualité et leur densité se sont nettement améliorées au fil du temps ; 2) qu'ils jouent un rôle plutôt sain d'équilibre dans la présentation des travaux (il y a beaucoup plus d'excès dans les deux sens chez les chercheurs isolés) ; 3) que les inconnues et incertitudes sont correctement représentées au sein du rapport complet (pas trop le résumé, donc) ; 4) que les voix minoritaires sont signalées et commentées, mais à leur niveau (minoritaire justement). Le GIEC est bien sûr perfectible, il a reçu en 2011 une évaluation de l'IAC, il a reconnu ses conclusions et s'est engagé à respecter ses préconisations. A côté de cela, le GIEC n'est pas un organisme de recherche, c'est une instance des Nations-Unies comparable à l'OMS pour la santé (plutôt que l'Affsaps!). Le travail de la science se mène dans des labos, avec des chercheurs, des ingénieurs et des techniciens. Aucun n'a choisi ce métier en se disant : "chouette, je vais répéter la même chose toute ma vie sans faire progresser la connaissance, et même mieux en bloquant cette connaissance si un collègue ose par hasard avancer une hypothèse déviante". Ce n'est pas sérieux de penser cela ou laisser penser cela. Il y a des querelles de personnes et d'équipes, il y a des effets de groupe (en science comme ailleurs), mais rien qui ne va bien au-delà. Si l'on est sceptique, on s'intéresse à toutes les voix minoritaires de la recherche, sans préjugé. Et sans écouter les médias généralistes, en lisant les travaux concernés, les sources primaires. Certains travaux minoritaires dans le climat trouvent une sensibilité climatique élevée, un niveau des mers en hausse rapide d'ici quelques décennies, une influence humaine perceptible dès l'Antiquité, etc. Eux aussi sont au-delà des fourchettes les plus probables du GIEC, mais dans un sens "alarmant". Eux aussi critiquent parfois les modèles pour leur incapacité à anticiper des non-linéarités (tipping points). Je ne peux pas les ignorer, pas plus que je n'ignore Lindzen, Pielke, Spencer, Svensmark et d'autres. Mais la logique de camp est tout sauf sceptique, de même que la préférence systématique pour certaines conclusions sans examen critique des raisons qui nous mènent à préférer cette conclusion à d'autres. Le seul "camp", c'est le théâtre commun des opérations : la réalité physique. Que l'on essaie d'approcher. Modestement. Péniblement. Le reste est vanité. -
Statistiques et anomalies climatiques globales
skept a répondu à un sujet de Sam82 dans Evolution du climat
Christian : merci de ces ajouts. La température ou contenu de chaleur des océans 0-700 m me semble un bon marqueur, qui exclut d'autorité certaines objections (biais de mesure en surface terrestre). On voit que ce contenu de chaleur a continué d'augmenter assez régulièrement dans la décennie 2000, malgré un cycle solaire plus faible que ceux des décennies 1980 et 1990. Un prochain Nino important pourrait le faire baisser... mais on verrait alors la signature de ce transfert de chaleur dans l'atmosphère. -
Le Met Office suggère un retour des hivers rigoureux
skept a répondu à un sujet de Julien764 dans Evolution du climat
Julien, je suis moi-même "sceptique" sur la manière dont les sciences du climat communiquent parfois leurs résultats (et sceptique en général du point de vue philosophique, c'est une autre histoire). Je ne connais pas bien InfoClimat, mais il me semble que le problème n'est pas tant le refus de la "contradiction" que la volonté de mener un débat calme et organisé, sur des bases aussi scientifiques que possible. Il y a des lieux qui sont plus politiques et plus polémiques (après quelques expériences, j'ai cessé d'y écrire, c'est vain et l'on passe plus de temps à s'agresser qu'à parler science). Par exemple, je te réponds plus haut (11:15), liens à l'appui, que le GIEC évoque bel et bien les différents travaux sur l'influence solaire dans son rapport, et que les modélisateurs (exemples donnés de l'IPSL) travaillent bel et bien sur cette influence solaire. Mais tu continues de dire qu'il n'en est rien juste en dessous ("tous les facteurs solaires ne sont pas pris en compte dans leur rapport"). Ce n'est pas très agréable, j'ai l'impression de pisser dans un violon Par ailleurs, il faut essayer de sourcer les informations, de manière sérieuse. Les échos de blog sur un bouquin paru en Allemagne ou les émissions de télé ne sont quand même pas les lieux où se produit la science du climat. Je suis précisément agacé quand j'entends parfois des arguments "catastrophistes" fondés sur des sources de seconde main alimentant des préjugés, mais cet agacement ne varie pas s'il s'agit de propos "sceptiques" présentant la même disposition d'esprit. Le chiffre exact (cité par... l'AR4 du GIEC!) est plutôt 15% en ce qui concerne la contribution spectrale UV aux variations d'irradiance totale (intégrée sur tout le spectre). Mais note bien que les UV eux-mêmes ne représentent que 1% environ du rayonnement solaire, ce n'est pas "très énergétique", si l'on peut dire. Comme je te le montrais par les liens IPSL, cette question est non seulement connue des chercheurs, mais intégrée aux "modules" stratosphériques des modèles (un modèle couple en fait des sous-modèles spécialisés dans l'atmosphère, l'océan, la végétation, etc.). Je ne dis pas que c'est très bien maîtrisé (j'en suis incapable, évidemment, il faut être spécialiste), mais on ne peut absolument pas dire que ce point est ignoré ou négligé. Ce serait un mauvais procès au travail des chercheurs. -
Le Met Office suggère un retour des hivers rigoureux
skept a répondu à un sujet de Julien764 dans Evolution du climat
Là non, tu sous-estimes le travail des chercheurs. D'abord le GIEC en tant que tel n'est pas un organisme de recherche, mais synthétise les connaissances scientifiques tous les 5 ans environ. Or dans son dernier rapport (AR4 2007), tu observes que chaque point de l'influence solaire est analysé (c'est la section 2.7.1). Et ce sera pareil dans l'AR5 2013, chapitre 8. Ensuite, les modèles avancent aussi sur ces questions. Tu cites par exemple la différence entre irradiance totale et spectrale (UV et UUV en l'occurrence). Sur cette page de l'IPSL, tu vois que la dynamique de la stratosphère en réponse aux variations radiatives et photochimiques d'origine solaire fait l'objet de travaux de modélisation. Tu as aussi l'observatoire virtuel VOSCAT, qui sert à la communauté scientifique dont les chercheurs du climat pour modéliser l'influence solaire. Et si tu vas regarder encore plus dans le détail, tu constates que les composantes du modèle IPSL-CM5 continnent des calculs sur ces questions (par exemple la chimie stratosphérique en réponse aux UV dans le LMDz-Reprobus). Ajoute à cela que les Français ne sont évidemment pas les seuls à étudier le soleil. Donc on va bien au-delà de "la louche" que tu évoques : les forçages naturels comme anthropiques font l'objet d'un effort permanent de mesures et de modélisation. -
Le Met Office suggère un retour des hivers rigoureux
skept a répondu à un sujet de Julien764 dans Evolution du climat
Le réchauffement 1750-1950 – la sortie du PAG – est certainement un phénomène intéressant. Je regrette de lire peu d'articles vraiment centrés sur cette période, alors qu'il y a beaucoup plus de proxies (et des premières mesures instrumentales) par rapport à l'an 1000, où l'on spécule finalement sur pas grand chose pour ce qui est des moyennes mondiales. Sur l'Optimum du Holocène (6000-8000 BP), sa réalité et son amplitude restent très discutées. Comme tu peux le voir sur ce graphe de quelques reconstructions, on n'est pas vraiment convergent dans la période supposée de cet Optimum. Et comme l'indique la référence à 2004 sur l'axe des ordonnées, nos températures moyennes actuelles seraient au-dessus de la plupart de celles reconstruites pour l'époque. Le problème d'une "balance" multiséculaire – optimum médiéval (900-1300), puis petit âge glaciaire (1300-1800), puis optimum moderne (1800-présent) – est d'en définir le mécanisme. Pour le moment, quand on simule l'évolution climatique en mode "sans forçage anthropique" ou "forçages naturels seulement", on n'obtient pas la courbe des T moyennes ni leurs signatures régionales / atmosphériques au cours du XXe siècle. Raison pour laquelle l'influence des GES anthropiques est retenue comme la plus probable pour l'évolution des T depuis 1950. Après, tu peux penser que l'on se trompe sur la réalité de l'influence solaire (a-) ou sur la réalité de la variabilité intrinsèque, non forcée, du climat (b-) ou sur les deux (c-). Mais il ne suffit pas de le penser (c'est le domaine de la croyance), il faut le démontrer (c'est le domaine de la connaissance). Tu as l'air intéressé par (a-), le soleil, qui est aujourd'hui très étudié et ne fait pas spécialement l'objet d'un black out. (Tu as même des revues quasi-spécialisées sur l'influence solaire, comme le Journal of Atmospheric and Solar-Terrestrial Physics). La très grande majorité des spécialistes ne pensent pas que le soleil peut expliquer l'évolution récente (depuis 1950), mais ils sont comme tous les scientifiques ouverts à des progrès dans leur domaine et le GIEC considère encore la question comme en "niveau faible de connaissance". Il faut voir qu'un climat sensible au soleil – faisant des "yo-yo" à ses variations comme dans ton image de la "balance" – aurait de bonnes chances d'être aussi sensible aux gaz à effet de serre, qui ne sont jamais que des perturbations énergétiques dans le système.