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Altostratus57

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  1. Juste pour vous signaler que 2023 a été l'année la plus chaude jamais observée dans le Grand-Est (sur un échantillon de neuf stations). C'est sans doute également le cas pour la Bourgogne-Franche-Comté (l'échantillon utilisé n'étant que de trois stations, je préfère rester prudent), et probablement aussi pour d'autres régions françaises (Hauts-de-France ? Auvergne-Rhone-Alpes ?). J'ai publié un article de blog là-dessus : https://climat57.wordpress.com/2024/01/05/2023-lannee-la-plus-chaude-dans-le-grand-est/
  2. Record de mars battu à la station Météo France de Metz Frescaty : 25,1 °C.
  3. Je me permet d'apporter ma contribution à ce topic, avec l'évolution des normales pour la station de Metz Frescaty (de 81/10 à 91/20). Pour Metz, des normes 81/10 aux normes 91/20, la température moyenne annuelle a augmenté de 0,43° (0,57° pour les tx, et 0,29° pour les tn). C'est donc dans la moyenne (ou un peu en dessous) de la zone nord-est, qui est la zone où les températures ont le plus augmenté en France après le centre-est (cf les tableaux de Treize-Vents). On doit les plus fortes augmentations aux txm d'avril (+1°) et de juin (+0,8°) (voir mon topic sur la climatologie de Metz). Pas de stagnation pour février, qui augmente de près d'un demi degré (presque autant pour les tx que pour les tn). C'est le mois de juin qui a vu sa température moyenne le plus augmenter, suivi de près par le mois de janvier. D'une manière générale, la hausse est beaucoup plus marquée pour les étés et les hivers. Je suppose que lors du passage des normes 71/00 aux normes 81/10, ce devait être l'inverse. Côté hiérarchie des mois, en revanche, pas vraiment changement pour Metz. Février passe devant décembre, mais les deux mois étaient à égalité parfaite lors des normes précédentes. Les précipitations sont en baisse de plus de 6%. L'assèchement est particulièrement spectaculaire au printemps, avec notamment un mois de mars qui perd plus de 20% de précipitations. Cela dit, la baisse concerne toutes les saisons, y compris l'été. Du coup, ça ne correspond pas aux tendances (à la hausse des précipit.) que l'on constate dans les tableaux de TreizeVents. Sur l'ensemble d'une année normale, Metz perd 5 jours avec gel et 2,5 jours sans dégel. En échange, on gagne 5 jours de chaleur, et 2 jours de forte chaleur. Metz perd aussi 5 jours de pluie.
  4. Un tableau des variations des normes 81/10 aux normes 91/20 (en degré, en jour, et en pourcentage pour les précipitations). Sur l'année, les Tx augmentent de près de 0,6°, et les Tn de près de 0,3°. On gagne 5 jours de chaleur et plus de 2 jours de forte chaleur, tandis qu'on perd presque 5 jours de gel et plus de 2 jours sans dégel. Côté précipitations, avec 711 mm par an, il y a un assèchement global de plus de 6%. Ce qui est impressionnant, c'est le très fort assèchement du début du printemps (mars perd près de 21% de précipitations). Seuls le mois de novembre et les hivers font un peu de résistance face à cette baisse globale des précipitations. Un dernier tableau : celui de la décennie 2011/20. Les résultats sont vraiment impressionnants, avec une txm annuelle qui dépasse les 16°, et un cumul annuel de précipitations qui passe en dessous des 700 mm. Côté températures, ça ressemble un peu aux normes 81/10 d'une ville comme Mâcon (sauf pour les tn, qui restent quand même plus fraiches pour Metz 11/20).
  5. Voici donc les normes climatologique 1991-20, à Metz-Frescaty, pour l'ensemble de l'année. Bien entendu, ce ne sont pas les normes officielles (elles ont été calculées par mes soins), mais il ne devrait pas y avoir de différences avec les normes officielles de Météo France. J'ai utilisé en très grande majorité les données de Météo France. Seule exception : les données des six derniers mois de 2020, qui proviennent de Meteociel.fr. Je pense que tout a déjà été dit dans mes précédents messages. On notera l'absence de Tnm négative, et le caractère très sec de la période mars-avril. A noter que j'ai supprimé l'ensoleillement de ces données. En effet, Météo France a arrêté de relever l'ensoleillement, à Metz, depuis 2013. Il faudra donc voir du côté de Nancy.
  6. Evolution des températures, au cours de l'automne, par périodes de 10 jours : On peut constater à quel point les tx diminuent de manière régulière durant l'automne (au contraire du printemps, par exemple, où elles augmentent davantage par paliers). La diminution des tn est moins forte, mais assez régulière elle-aussi (à part pour le passage de la première à la deuxième décade d'octobre, où elles baissent plus brutalement).
  7. Evolution des précipitations de Metz-Frescaty pour la période automnale : La décennie 2011-20 a vu les températures automnales continuer leur progression, même si cette dernière a été nettement moins forte que celle qui caractérisa le passage des années 90 (et ses automnes très frais) aux années 2000. Septembre se distingue toutefois, avec une très forte augmentation des ses tx (qui avoisinent les 22 °C pour la décennie 2011-20). Novembre stagne, après avoir beaucoup progressé en début de millénaire. Côté quantité de précipitations reçue en automne, c'est assez stable sur les 40 dernières années, à part un pic lors des années 90. Le nombre de jour de pluie, en revanche, baisse. On voit bien l'augmentation du nombre de jour de pluie au cours de la saison, de septembre à novembre, même si les quantités tombées restent proches.
  8. Un petit bilan automnale. Bilan des normes 1991-20 de Metz-Frescaty pour la période automnale : Evolution des températures de Metz-Frescaty pour la période automnale :
  9. Comme des températures maximales supérieures à 25° n'ont que très peu de chances de se produire, en Lorraine, en novembre ou décembre, j'ai donc déjà calculé les normes 1991-20 pour les tx>25° et les tx>30°. Nombre de jours avec température supérieure à 25° (Metz Frescaty) : Il y a donc, en moyenne, 55,2 jours à plus de 25°, soit 5 de plus que pour 1981-10. L'augmentation du nombre de ces journées est constante, malgré un certain ralentissement des années 90 aux années 2000. Nombre de jours avec température supérieure à 30° (Metz Frescaty) : Presque 15 jours par an, en moyenne, avec des températures dépassant les 30 degrés (contre 12,5 pour 1981-10). Après une forte croissance, surtout des années 90 aux années 00, leur nombre a eu tendance à un peut diminuer lors de la dernière décade.
  10. C'est donc la première décade d'août qui est, à Metz, la période la plus chaude de l'année. Elle devance, de peu, la dernière décade de juillet.
  11. La tendance au réchauffement et à l'assèchement des étés à Metz se confirme, même si elle est un peu moins marquée que pour les printemps concernant la diminution des précipitations. Par rapport aux normes 1981-10, les précipitations ont diminué d'environ 6%. Les Txm ont augmenté de 0,7 °C, et les Tnm de 0,3 °C. Le mois de juin se distingue, avec une hausse de sa Txm de près de 1 °C.
  12. 34,3° à Metz (16h). Le record mensuel est battu (précédent : 34,0°).
  13. Un dernier petit graphique pour la période printanière : les températures moyennes, normes 1991-20, par période de 10 jours. On peut identifier trois décades pour lesquelles les températures augmentent nettement par rapport à la décade précédente : la deuxième décade de mars (avec une première décade encore presque hivernale), la troisième décade d'avril (où les tn se rapprochent brutalement des 20°C), et enfin la dernière décade de mai, où l'on bascule presque dans l'été. Voilà, c'est tout pour le printemps.
  14. L'évolution des précipitations par période de dix ans (Metz – source : Météo France) : En cumulant ces données pour la période printanière dans son ensemble, cela nous donne (Metz – source : Météo France) :
  15. L'évolution des températures moyennes mensuelles par période de dix ans (Metz – source : Météo France) : En considérant ces données pour le printemps dans son ensemble, cela nous donne :
  16. Bilan des normes 1991-20 de Metz-Frescaty pour la période printanière (source : Météo France). Par rapport aux normes 1981-10 : forte augmentation des Txm d'avril : on gagne presque 1°. Les deux autres txm augmentent d'environ 0,5°. En revanche, quasi-stagnation des Tnm. Logiquement, le constat est le même pour le nombre de jours de gel, qui ne diminue que très légèrement. Côté précipitations, ça continue de fortement s'assécher, surtout Mars qui perd près de 13 mm ! Avril devrait conserver son statut de mois le plus sec.
  17. Concernant les précipitations et l'ensoleillement, voici les nouvelles normes pour janvier et février. Pour l'ensoleillement, les données relevées à partir de mai 2013 sont celles de la station de Nancy. Normes 1991-20 (Metz) (source : Météo France) : Et voila l'évolution des précipitations :
  18. Quelques graphiques sur l'évolution des températures, ainsi que des jours de gel, par décennie (normes 1991-20 - Metz) (source : Météo France) :
  19. Bon, comme vous le savez, 2020 sera la dernière année des futures nouvelles normes climatiques 1991-20. Par conséquent, on peut déjà déterminer les normes 1991-20 pour les mois de janvier et février. C'est ce que j'ai fait (source : Météo France). Normes 1991-20 (Metz) : La température moyenne calculée par décade (normes 1991-20 - Metz) : On constate donc que c'est la décade du 21 au 31 janvier qui est la plus froide.
  20. Avec l'achèvement de 2019, une petite mise à jour s'imposait. Voici les normes pour 1991-2019 :
  21. Metz : avec 39,6 ° à 16 heures, le record absolu (39,5 °) a été battu.
  22. Bon, je viens de finir de collecter les données pluviométriques, ce qui me permet désormais de dresser un tableau climatologique plus complet (pour la période 1991-2018)n ainsi que quelques graphiques qui vont avec. Remarque : concernant l'ensoleillement, les données utilisées sont celles relevées par la station de Metz jusqu'en avril 2013, et celles relevées par la station de Nancy à partir de mai 2013. Du coup, les évolutions des niveaux d'ensoleillement peuvent aussi s'expliquer par ce changement de station. Mais bon, on peut tout de même noter une tendance à la hausse de l'ensoleillement, même si cette dernière reste très modérée (environ 2%). Concernant les températures, pas la peine de revenir dessus (se référer aux anciens messages). Passons directement aux précipitations, et comparons la période 1981-10 avec la période 1991-18. Globalement, les précipitations ont diminué de près de 6%, et on a perdu 4 jours et demi de pluie. Les périodes qui se sont le plus asséchées sont les printemps et les débuts d'étés, ainsi que les débuts d'automne. Mention spéciale pour le mois de mars, qui perd près de 25% de précipitations et près de deux jours de pluie. Avril reste le mois le plus sec, tant en terme de quantité de précipitations que de jours de pluie (à égalité avec septembre pour ces derniers).
  23. Non, je ne connaissais pas l'existence de ces fiches "métadonnées", et leur présence sur le site de Météo France. Me le signaler est une bonne chose. Le faire d'une manière moins cassante aurait été encore mieux, mais bon, je ne veux pas trop en demander... En tout cas, les choses sont désormais claires. Il faudrait donc dorénavant se rabattre sur la station de Nancy pour obtenir les relevés d'ensoleillement les plus proches de Metz. Le problème, c'est qu'il y a quand même une certaine différence d'ensoleillement entre les deux stations (1,5% environ). 1,5%, ça peut paraître assez faible, mais ce serait trompeur. En comparant les données de quelques années, on se rend compte que souvent, il y a d'importants écarts mensuels en faveur de l'une ou l'autre station qui se compensent entre eux. L'écart-type doit donc être important. Je pourrais utiliser les relevés de Nancy à partir de Mai 2013. Mais je ne crois pas que ce serait une bonne idée. Autant n'utiliser que les données nancéiennes, et ce dès 1991, pour ne pas fausser les comparaisons entre les années, ou entre différentes périodes.
  24. Bon, continuons à observer l'évolution climatique à Metz, avec cette fois-ci, les précipitations et l'ensoleillement. Comme je ne dispose pas des cumuls de précipitation antérieurs à 1999 (les données d'Infoclimat pour Metz sont incomplètes), je dois me contenter de comparer une période assez courte, en l'occurrence 2001/18, avec les normes 81/10. Ce qui nous donne : On peut constater que la période depuis 2001 est marquée par une forte diminution des précipitations (-8% pour une année-type, on passe même en dessous de la barre des 700 mm de cumul annuel moyen). Cette diminution est très inégalement répartie, car si elle est très marquée pour les printemps et les automnes, elle est bien plus timide pour les étés et les hivers. Passons à l'ensoleillement. Je ne parviens pas à me procurer les données postérieures à avril 2013 pour Metz (ni sur Météo France, ni sur Infoclimat, etc.). J'en viens même à me demander si Météo France n'a pas tout simplement arrêté de relever l'ensoleillement pour la station de Metz. Par conséquent, je dois me contenter de comparer une période courte (de 2001 à avril 2013), aux normes 91-10, ce qui a un intérêt limité. On peut tout de même constater une forte hausse de l'ensoleillement printanier et automnal (excepté novembre), tandis que l'ensoleillement hivernal n'augmente que grâce à décembre, et que l'ensoleillement estival diminue (et même fortement pour le mois d'août). Ce qui est assez spectaculaire, c'est de constater qu'en terme de taux d'ensoleillement,, août se fait très probablement doubler par avril, et même possiblement par septembre. En fait, d'avril à septembre, le taux d'ensoleillement doit être à peu près le même pour ces 6 mois (soit environ 45%). Un petit point sur l'évolution des températures : Toujours les mêmes constats (la Txm d'avril est impressionnante). A noter que le fait d'arrondir à une décimale après la virgule fait disparaître toute Tnm négative pour les périodes 91/18 et 01/18.
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