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  1. Article paru le 10/02/2006 (vu 141 fois) AVEYRON - SOLIDARITÉ. « LA DÉPÊCHE DU MIDI » SE MOBILISE EN FAVEUR DES ÉLEVEURS VICTIMES DE LA TEMPÊTE DE NEIGE. Les « Bergeries du cœur » au secours des éleveurs Une journée de neige et c'est pour une cinquantaine d'éleveurs du sud Aveyron tout leur outil de travail qui s'est effondré avec le toit de leurs bergeries, des brebis traumatisées prises, des heures durant, au piège des décombres qu'il a fallu sortir une à une et loger comme on peut chez des voisins solidaires. « Cinq sites avec une vingtaine de bovins tués ont été entièrement ou partiellement détruits, vingt-sept avec 1 400 ovins, huit autres avec 7 800 lapins ou volailles… », énumère Gaby Quintard, directeur de la chambre d'Agriculture, qui poursuit avec la filière tabac, où « entre 40 et 50 bâtiments ont été touchés, les productions végétales où de nombreux maraîchers ont perdu leurs serres ». Le département est traumatisé, encore en état de choc avec des cas dramatiques. « À Brousse-le-Château, un éleveur de brebis a parqué ses bêtes à côté des gravats. Il n'a pas encore réagi. Il va falloir essayer de trouver la personne qui pourra l'approcher et l'amener à trouver une solution pour loger ses animaux », s'émeut Dominique Barrau, président de la FDSEA. Pour l'instant, l'heure est au recensement de tous ces cas difficiles qu'il faudra accompagner. Après trois années de sécheresse, il redoute les situations dramatiques. « C'est là que les opérations de solidarité comme celle de La Dépêche du Midi vont prendre toutes leur dimension. Si nous ne collectons pas entre 500 000 et 1 million d'euros, cela va être dur, très dur ». « Certains éleveurs sont bien assurés mais ce n'est malheureusement pas le cas de tout le monde. Ceux par exemple qui le sont pour la perte d'exploitation pourront passer une année blanche sans traire mais les autres ? », s'interroge Christian Roqueirol, de la Confédération paysanne, dont les troupes s'activent également à recenser les gens en difficulté. « Les pouvoirs publics se cantonnent à la thèse que les dégâts seront pris en charge par les assurances. Ce n'est pas vrai pour tout le monde ». « De nouveaux problèmes vont apparaître », prédit Gaby Quintard qui pense « à la démolition des bâtiments écroulés, à la problématique de déblaiement plus lourde que pour les incendies, au traitement de l'amiante en respect avec la réglementation ». Se posera ensuite le problème de la reconstruction. « Il va falloir les accompagner dans les démarches administratives », souligne D. Barrau en espérant que celles-ci ne seront pas trop lourdes. Pour l'instant, l'heure est encore au recensement des problèmes les plus importants. « Nous nous y employons avec la chambre, la MSA, les filières économiques, pour contacter au plus vite les agriculteurs les plus touchés et voir comment les accompagner dans leur souci de travail, de fiscalité, leurs inquiétudes personnelles aussi de manière à intervenir, chacun en fonction de nos compétences respectives mais de façon coordonnée afin que l'agriculteur, s'il le souhaite, ait un interlocuteur, un référent privilégié », appuie G. Quintard qui note « une vraie solidarité départementale, à l'image de celle locale ». Gladys Kichkoff Pour aider les agriculteurs en détresse, des dons peuvent être adressés à : opération « Bergeries du cœur », « La Dépêche du Midi », avenue Jean-Baylet, 31095 Toulouse. Source: La Depeche du Midi /index.php?showtopic=13407'>TOPIC SPECIAL
  2. Article paru le 10/02/2006 (vu 141 fois) AVEYRON - SOLIDARITÉ. « LA DÉPÊCHE DU MIDI » SE MOBILISE EN FAVEUR DES ÉLEVEURS VICTIMES DE LA TEMPÊTE DE NEIGE. Les « Bergeries du cœur » au secours des éleveurs Une journée de neige et c'est pour une cinquantaine d'éleveurs du sud Aveyron tout leur outil de travail qui s'est effondré avec le toit de leurs bergeries, des brebis traumatisées prises, des heures durant, au piège des décombres qu'il a fallu sortir une à une et loger comme on peut chez des voisins solidaires. « Cinq sites avec une vingtaine de bovins tués ont été entièrement ou partiellement détruits, vingt-sept avec 1 400 ovins, huit autres avec 7 800 lapins ou volailles… », énumère Gaby Quintard, directeur de la chambre d'Agriculture, qui poursuit avec la filière tabac, où « entre 40 et 50 bâtiments ont été touchés, les productions végétales où de nombreux maraîchers ont perdu leurs serres ». Le département est traumatisé, encore en état de choc avec des cas dramatiques. « À Brousse-le-Château, un éleveur de brebis a parqué ses bêtes à côté des gravats. Il n'a pas encore réagi. Il va falloir essayer de trouver la personne qui pourra l'approcher et l'amener à trouver une solution pour loger ses animaux », s'émeut Dominique Barrau, président de la FDSEA. Pour l'instant, l'heure est au recensement de tous ces cas difficiles qu'il faudra accompagner. Après trois années de sécheresse, il redoute les situations dramatiques. « C'est là que les opérations de solidarité comme celle de La Dépêche du Midi vont prendre toutes leur dimension. Si nous ne collectons pas entre 500 000 et 1 million d'euros, cela va être dur, très dur ». « Certains éleveurs sont bien assurés mais ce n'est malheureusement pas le cas de tout le monde. Ceux par exemple qui le sont pour la perte d'exploitation pourront passer une année blanche sans traire mais les autres ? », s'interroge Christian Roqueirol, de la Confédération paysanne, dont les troupes s'activent également à recenser les gens en difficulté. « Les pouvoirs publics se cantonnent à la thèse que les dégâts seront pris en charge par les assurances. Ce n'est pas vrai pour tout le monde ». « De nouveaux problèmes vont apparaître », prédit Gaby Quintard qui pense « à la démolition des bâtiments écroulés, à la problématique de déblaiement plus lourde que pour les incendies, au traitement de l'amiante en respect avec la réglementation ». Se posera ensuite le problème de la reconstruction. « Il va falloir les accompagner dans les démarches administratives », souligne D. Barrau en espérant que celles-ci ne seront pas trop lourdes. Pour l'instant, l'heure est encore au recensement des problèmes les plus importants. « Nous nous y employons avec la chambre, la MSA, les filières économiques, pour contacter au plus vite les agriculteurs les plus touchés et voir comment les accompagner dans leur souci de travail, de fiscalité, leurs inquiétudes personnelles aussi de manière à intervenir, chacun en fonction de nos compétences respectives mais de façon coordonnée afin que l'agriculteur, s'il le souhaite, ait un interlocuteur, un référent privilégié », appuie G. Quintard qui note « une vraie solidarité départementale, à l'image de celle locale ». Gladys Kichkoff Pour aider les agriculteurs en détresse, des dons peuvent être adressés à : opération « Bergeries du cœur », « La Dépêche du Midi », avenue Jean-Baylet, 31095 Toulouse. Source: La Depeche du Midi
  3. http://pix.nofrag.com/10/c7/0fac85b914fde0054d505838b6d5.jpg http://pix.nofrag.com/c7/57/69880bfe2f023d3b0a008d139171.jpg Photos de Rodez
  4. Rue de Rodez sous 1 m de neige D'autres photos ICI
  5. Le Fokker 28 de l'aéroport de Rodez-Marcillac décolle... Photos de Sainte-Eulalie d'Olt sous la neige Estaing sous 50 cm de neige... L'Aveyron sous 60 à 85 cm de neige ! Rodez sous la neige...
  6. Edition du 04 Février 2006 Réception en mairie pour saluer la mobilisation Après l'effort, le réconfort. Et ça faisait chaud au cœur pour ceux qui étaient présents hier soir en mairie de Millau. Jacques Godfrain, le maire, accompagné par la préfète Chantal Jourdan, recevait, dans les salons de l'Hôtel de Ville, les représentants des services techniques municipaux, des services de l'Etat (DDE, police, armée, etc), des pompiers mais aussi quelques bénévoles, afin de les remercier pour les efforts fournis durant ce week-end d'intempéries exceptionnel et les cinq jours qui ont suivi. Tous s'étaient réunis hier soir autour d'un vin d'honneur. En tout, six services de la mairie sont intervenus, des espaces verts aux sports en passant par les festivités. En moyenne, une quarantaine d'agents a été mobilisée chaque jour dès samedi 28 janvier à partir de 3 heures du matin. Ce chiffre atteignant 120 entre le lundi 30 janvier et le mardi 31 janvier, au plus fort des opérations de déneigement. 400 agents de la DDE se sont relayés sur le réseau aveyronnais ainsi que 450 pompiers, a évalué la préfète. Jusqu'à hier, chasse-neige et tractopelle ont permis de retirer 5000 m3 de neige en ville stockés derrière le parking poids lourds derrière le stade municipal. De nombreux personnels municipaux sur le pont pendant plusieurs jours hors de leurs horaires habituels de travail méritent bien quelques jours de repos. Comme Thierry Terral, employé aux espaces verts de Millau mais aussi adjoint au maire de Creissels. « Samedi, j'étais sur le tracteur à Creissels pour dégager les rues et dimanche, j'étais à Millau et à Creissels, explique-t-il. Dimanche, la journée a commencé 6 h et s'est terminée à 21 h avec juste une petite pause pour déjeuner. » Et ce dans des conditions parfois épiques : « On me dirigeait avec le portable ! ». Les maires de Creissels et La Cavalerie étaient aussi bien présents hier soir, témoignant chacun de l'aide apportée à la ville de Millau pour déneiger ses rues. La soirée était aussi destinée à apporter un peu desoutien aux sinistrés comme Robert Fizes à Vabres-L'Abbaye dont les serres ont été détruites sur 7800 m2. « Heureusement, la jardinerie a tenu le coup ! », conclut-il. Source: MIDILIBRE
  7. Article paru le 03/02/2006 (vu 275 fois) TARN - INTEMPÉRIES. LE PRÉFET S'EST RENDU HIER DANS LA VALLÉE DU THORÉ POUR FÉLICITER LES SERVICES DE L'ETAT ET FAIRE UN NOUVEAU BILAN DES DÉGÂTS CAUSÉS PAR LA NEIGE. «Par endroits, la forêt est dévastée» Le préfet du Tarn s'est rendu hier en hélicoptère dans la vallée du Thoré, la zone la plus sinistrée. Cinq jours après les abondantes chutes de neige, il fait le point sur la situation. DDM: Quelles images retenez-vous de ce que vous avez vu dans la vallée du Thoré? F-X. Ceccaldi: La maire de Saint-Amans-Valtoret m'a accueilli au pied de l'hélicoptère ce matin et m'a dit: «Je veux vous remercier Monsieur le préfet». C'est évidemment tous les services de l'État que cette élue a voulu remercier de la DDE à EDF en passant par les pompiers. Quelles ont été les priorités de vos services ? J'en avais fixé quatre: rompre l'isolement des personnes les plus fragiles, rétablir la circulation sur la nationale et les départementales, rétablir le réseau électrique et téléphonique et surveiller et maintenir le réseau d'eau potable. J'ai rencontré les maires mardi matin et je leur ai dit qu'on allait mettre le paquet pour retrouver rapidement une situation normale. Combien de personnes ont été mobilisées ? Un millier de personnes au total. La DDE a été renforcée par la DDE de l'Hérault pour focaliser sur la RN 112 qui était dans un état indescriptible entre Saint-Amans et Labastide-Rouairoux. 400 agents d'EDF ont aussi fait un travail remarquable. Tout le monde a été héroïque ! Je n'oublie pas la centaine de pompiers, les bénévoles de la Croix-Rouge qui étaient là pour accueillir les naufragés de la route, le 8e Rpima venu en renfort ainsi que deux sections du génie parachutistes de Montauban. Finalement, deux choses m'ont impressionné: c'est la solidarité rurale et la montée en puissance de tous les services de secours, malgré les difficultés de déplacement. Qu'en est-il des foyers privés d'électricité ? Ce soir (ndlr: hier soir), quasiment tout le monde aura de l'électricité, même si ce sont des moyens de secours qui ont été mis en place. On vient d'avoir la bonne nouvelle: le poste de Lacabarède a été rétabli. Valéo vient aussi d'être réalimentée. Pour cette entreprise, cela devenait économiquement très compliqué. Quelles sont les prochaines priorités ? Maintenant, il faut consolider les réseaux électrique et téléphonique. Il y a plusieurs mois de travail pour évacuer, nettoyer et même transporter les branches d'arbres. J'ai vu les dégâts provoqués par la tempête de 99 en forêt de Fontainebleau: c'est encore plus impressionnant dans la vallée du Thoré. Il y a des centaines d'arbres cassés, déracinés, véritablement hachés menu. Un pompier m'a dit: «J'ai l'impression que c'est Verdun !» Par endroits, la forêt est dévastée. Y aura-t-il des aides de l'Etat pour les communes sinistrées? Nous allons faire une évaluation des dégâts la semaine prochaine pour alerter le gouvernement. Des crédits peuvent être débloqués pour les dégâts sur les équipements publics. Toutes les communes de la vallée sont concernées. Recueilli par Eric Berger Source: LA DEPECHE
  8. Article paru le 03/02/2006 (vu 163 fois) AVEYRON - INTEMPÉRIES. L'ANCIENNE RN 140 A-T-ELLE ÉTÉ MOINS DÉNEIGÉE PAR LES SERVICES DE L'ÉQUIPEMENT, COMME CERTAINS L'AFFIRMENT ? MAUVAIS PROCÈS, RÉPOND LA DDE POUR LAQUELLE LE REDOUX N'A PAS COLLABORÉ AVEC LES CHASSE-NEIGE DANS LE BASSIN. La RD 840 discriminée ? La RD 840, route stratégique qui, en provenance du Lot, traverse le bassin de Decazeville et file jusqu'à Rodez, a-t-elle été moins bien traitée par les services de l'équipement lors de l'incroyable épisode neigeux du week-end dernier ? Si l'on en croit certains témoignages, aucune opération de déneigement n'aurait été entreprise sur la portion Firmi-Decazeville-Viviez ! Faux et archi faux, s'insurge Bernard Manens, responsable de la cellule de crise de la DDE, aux manettes samedi et dimanche. FAUTE DE REDOUX Ce dernier informe que quatre chasse-neige sont intervenus sur cet axe, de Rodez à Bouillac. Mais ces engins n'ont pas bénéficié du redoux comme ailleurs, complète Bernard Manens. De fait, les températures étaient plus basses dans le Bassin que sur le plateau de Rodez le week-end dernier; ce qui expliquerait les résultats moindres du travail effectué par les équipes de la direction départementale de l'Équipement. Pas de redoux ni de pluie comme dans d'autres secteurs ont donc contrarié les efforts entrepris. En outre, complète notre interlocuteur selon lequel la RD 840 a donc bénéficié des mêmes moyens et des mêmes efforts que les autres axes majeurs que sont RN 88 et A 75, le travail de la DDE a été considérablement alourdi par le comportement de nombreux chauffeurs de poids-lourd. Ces derniers, assure-t-il, ont voulu passer à toute force, samedi. Trop n'ont pu passer et ont été contraints et forcés d'abandonner le camion en bordure de route. Un des chauffeurs n'est revenu chercher son bahut que dimanche après-midi, bahut garé n'importe comment dans les parages du «virage du préfet». Élu du Bassin et vice-président du conseil général, Christian Tieulié témoigne que la RD 840 a été traitée par les services de l'Équipement. La route était «totalement dégagée lundi et j'étais à Rodez aux premières heures de la matinée». Le maire de Decazeville, Pierre Gadéa, confirme que la RD 840 a vu passer les chasse-neige mais il estime que les résultats ontété assez mitigés sur la portion entre Firmi et Bouillac. «La DDE, faute de moyens suffisants, n'a pas été à la hauteur d'un événement au caractère exceptionnel mais, poursuit le premier magistrat en balayant devant sa porte, on a reproché à la mairie de Decazeville de ne pas avoir déneigé les parkings et abords de l'hôpital alors que nos équipes sont intervenues à six reprises». Christian Tieulié ajoute que l'ancienne RN 140, passée dans le giron du département, transfert qui avait été salué par de vivespolémiques, a en revanche été négligée dans «la partie lotoise», c'est à dire entre Bouillac et Figeac, via Capdenac. Une mise en cause qui fait sourire Claude Delhon, le maire de la cité cheminote. «Si un jour, on arrivait enfin à gérer intelligemment le territoire», soupire l'élu qui a le dessein de rejoindre la communauté de communes de Figeac. -------------------------------------------------------------------------------- Bétail : le bilan quasi définitif Les chiffres macabres relatifs à la perte d'ovins et de bovins ont peu évolué, hier, explique Benoît Assemat, le directeur des services vétérinaires de l'Aveyron. Jeudi matin, les statistiques faisaient été de 41 bâtiments d'élevage touchés (31 communes), de 20 bovins tués sur un total de 5 sites, de 1 402 brebis et agneaux morts sur 27 sites, de 7 800 lapins passés de vie à trépas sur un total de 8 sites. Enfin, une pisciculture, celle située sur la boralde de Flaujac entre Espalion et Saint-Côme a perdu près de 15 tonnes de truites. Ces données montrent l'impact du phénomène météorologique du week-end sur l'activité agricole. Les chutes de neige ont, de manière plus générale, touché les entreprises de production. La productivité a été affectée par l'absence de nombreux salariés, empêchés de rejoindre leur lieu de travail, le transport de la production ayant par ailleurs subi des retards bien compréhensibles. Bonne nouvelle cependant, notre confrère, le périodique «Le Progrès Saint-Affricain», dont l'imprimerie a été durement touchés (préjudice, hors bâtiment : 1,5 M€) était dans les kiosques, hier. -------------------------------------------------------------------------------- Prudence sur les routes Prudence sur les routes.La DDE appelle les usagers de la route à la plus grande prudence. Les voies de circulation ne sont pas totalement déneigées et, ici ou là, on ne circule pas sur des voies pleines. Ce que confirme la SATAR, entreprise ruthénoise qui assure notamment les transports publics sur l'agglomération. «La situation requiert la plus grande vigilance des chauffeurs», synthétise le chargé de communication qui rappelle que les bus ont été rappelés au dépôt le samedi dès 7 h 30 et que le retour à la normale - normale très relative mais qui est assortie d'un respect des horaires - est intervenu mardi après-midi, avec une activité pleine. Pas de football ce week-end. Le district de l'Aveyron a pris la sage décision d'annuler toutes les recontres prévues dans le district le week-end qui vient. Une décision sage et obligée car de nombreuses communes auraient pris un arrêté pour interdire les reccontres sur des terrains largement enneigés, potentiellement dangereux pour les joueurs dont les crampons auraient ruiné le gazon. Aux artisans qui ont subi des dommages.La chambre de métiers et de l'artisanat invite «les artisans qui ont subi des dommages lors de la tempête de neige» à se faire connaître auprès des services de l'organisme consulaire. «À partir des dossiers individuelsprésentant les préjudices subis, le président de la chambre souhaite pouvoir mobiliser le fonds de calamités et des catastrophes naturelles que gère l'assemblée permanente des chambres de métiers (APCM). Les artisans peuvent se rapprocher de Michel Capus au 05 65 77 56 17. Pas de rupture de chaînes. Les marchands de chaînes n'ont pas fait fortune, samedi. Feu vert à Onet, privé de salariés et de clients, a fermé tôt.Même chose chez Euromaster, qui a eu le temps de dépanner le commissariat de police de Rodez avec deux jeux. Le responsable de ce dernier magasin a observé un petit pic d'activités sur chaînes et pneus lundi. Source: LA DEPECHE
  9. Dans l'ouest aveyronnais, vers 450M, l'enneigement est continu et il reste entre 5 et 15 cm de neige suivant les endroits
  10. Photos de Rodez sous un mètre de neige à cette adresse: http://www.velo12.com/index.php?action=gal...m&id_album=5758 ou à celle-ci: PHOTOS RODEZ ou encore http://louloutes.blogspot.com/2006/01/vive...-quand-mme.html
  11. Edition du 01 Février 2006 1935 est ancrée dans la mémoire collective Les Millavois sont sûrement nombreux à se souvenir d'un certain 1er février 1971. Ce jour-là, la neige avait transformé la ville recouverte de 47 cm de cristaux de glace. En revanche, l'année 1935 n'est certainement pas gravée dans beaucoup de mémoires. Pourtant, la météo avait fait à cette époque largement parler d'elle. Aujourd'hui, ce sont les photographies qui font revivre ce matin du 11 mars 1935. Le hasard fait bien les choses. Vendredi, Francis Carrière a entrepris de faire du rangement dans ses photos de famile. Les clichés sont nombreux puisque son père, André Carrière, était un photographe passionné. La coïncidence a voulu qu'il retrouve des images fort intéressantes, comparé à l'actualité de ce début 2006. On y découvre Millau en 1935. Le blanc le dispute incontestablement sur le noir. Le 11 mars 1935 est en effet un jour qui a fait date à Millau. Sous la rubrique "Images millavoises", Pierre Edmond Vivier a légendé il y a plsuieurs années dans le Journal de Millau : « Aucun millavois n'a pu connaître chez nous une épaisseur de neige pareille à celle sous laquelle notre ville se réveilla le matin du 11 mars 1935. Il y avait de 50 à 70 centimètres selon les endroits. Le phénomène était d'autant plus étonannt qu'on était à 10 jours du printemps et qu'on espérait bien en avoir fini avec les rigueurs de la mauvaise saison, cependant que la garnde grève des gantiers se prolongeait avec son cortège de misères diverses. » Chez les Carrière, toujours domiciliés aujourd'hui au numéro 27 du boulevard de l'Ayrolle, à chaque fois que la neigé réapparaissait à Millau, les précipitations de 1935 ne manquaient pas d'être réévoquées. « Ça avait frappé tellement les esprits, indique Francis Carrière. La neige avait paralysé Millau. » Le Millavois se fie à une des photographies que son père avait prise pour considérer que 2006 est comparable à 1935. C'et une image du boulevard de l'Ayrolle que le dénommé Pierre Château de l'Alpina emprunte en ski. La neige sur le mur de clôture du château de Sambucy atteint selon lui une hauteur similaire à celle mesurée samedi. L'année 1935 avait aussi été marquante pour la famille Miquel. « Mes parents se sont mariés en 1935, je les ai toujours entendus dire qu'il y avait eu un mètre de neige cette année-là », raconte Maurice Miquel qui habite Saint-Georges-de-Luzençon. Pour remonter encore plus loin dans le passé, il faut encore se plonger dans les écrits de l'abbé Vivier : « Le photographe Chac avait eu la bonne idée de fixer pour la postérité la chute de neige du 9 janvier 1876 qui, avec une épaisseur d'un mètre, n'a jamais été égalée par la suite, mêm en 1935. » Millau fut alors « privé de communications pendant une semaine »... Sandra JÉGU Source: MIDILIBRE
  12. Edition du 01 Février 2006 Le météorologiste et le fameux retour d'Est Le délégué départemental de Météo France, Jean Marchionini, basé à la station de Millau Soulobres, n'est pas homme à s'émouvoir facilement. En observateur patenté du temps qui passe, même si c'est parfois trop vite ou trop fort, il précise : « Il n'y a rien d'anormal à ce qu'il neige en hiver ». Voilà pour le côté demi-boutade, et histoire de clouer le bec à ceux qui se plaignent trop souvent au moindre coup de chaud ou à la moindre précipitation. Nous étions toutefois, le week-end dernier, dans une toute autre situation. Jean Marchionini en convient bien volontiers, et il explique l'abondance des précipitations par « la conjonction de deux phénomènes. » Il y a tout d'abord eu le fameux retour d'Est. Pour ceux qui ne sont pas des spécialistes de la chose, il est bon de préciser que l'expression signifie que des masses d'air arrivent par l'est. Tout bonnement. S'il n'y avait eu que cela, les conséquences auraient peut-être été moindres. Mais on a, ensuite, assisté à une rotation qui a fait la part belle à des entrées maritimes. Cette remontée d'air chaud a fait passer les précipitations « du stade solide au stade liquide ». Et c'est le poids de la pluie, qui est venu gonfler la neige, qui a provoqué les effondrements spectaculaires que l'on a connu surtout dans le Sud-Aveyron, avec les dégâts causés aux bergeries, mais aussi, par exemple, à la salle de sports d'Onet-le-Château. Jean Marchionini tient à préciser que « la situation était prévue depuis plusieurs semaines. Tout cela était très bien analysé ». Il s'empresse quand même d'ajouter que la nature des précipitations, elle, était quand même de nature à surprendre, probablement même le plus aguerri des météorologues. Dans tout cela, et en plus du côté indéniablement ludique et bucolique, il voit une bonne raison de céder à un certain optimisme. « En 2 005, nous avions enregistré un déficit pluviométrique de l'ordre de 30 %. Cela va contribuer à recharger les nappes phréatiques ». H.M. Source: MIDILIBRE
  13. AGRICULTURE. UN PREMIER BILAN FAIT ÉTAT D'UNE CENTAINE DE BÂTIMENTS TOUCHÉS, DONT UNE QUARANTAINE ABRITANT DES ANIMAUX. 20 BOVINS, 874 OVINS, 6 300 LAPINS, 1 400 CANARDS, 30 LIÈVRES ET 15 TONNES DE TRUITES ONT PÉRI. Des cadavres par milliers... Avec les importantes chutes de neige qui se sont abattues sur le département ce week-end, c'est un nouveau coup dur qui frappe l'agriculture aveyronnaise. « On a vu des bâtiments complètement écrasés, plus qu'effondrés, des gens terriblement désemparés, une détresse poignante », confie Jean Laurens, qui accompagnait la préfète, hier, dans le sud Aveyron particulièrement touché. Le président de la chambre d'agriculture, encore sous le coup de l'émotion, parle de « problème humain important », souligne qu'« au-delà des bâtiments, il y a les animaux et les liens sont très forts entre l'éleveur et ses bêtes. Un cheptel, c'est le travail de toute une vie. C'est très, très dur à vivre pour eux ». L'élu de la chambre souligne « la très grande solidarité locale avec le cas d'agriculteurs venus aider leurs voisins à sortir les animaux des bergeries qui menaçaient de s'effondrer, à essayer de consolider les toitures et ces mêmes agriculteurs de rentrer chez eux et avoir leur hangar qui s'effondrait ». L'entraide joue plus que jamais puisque, dès lundi, les voisins accueillaient les brebis rescapées. D'autres prêtaient des granges vides parce qu'avec « les années de sécheresse, les stocks de foin sont au plus bas ». Les services de l'État vont travailler avec la chambre d'agriculture « et, à partir du recensement, aller plus vite pour répondre aux cas les plus dramatiques, s'organiser afin d'être le plus efficace possible pour les aider dans la reconstruction des bâtiments ». Restent les animaux morts. Un premier inventaire réalisé par les services de l'État faisait état de quarante bergeries et hangars, abritant des animaux, qui se sont effondrés sous le poids d'une neige lourde tombée en quantité impressionnante. Chiffré, le nombre d'animaux morts, ensevelis sous les décombres, est impressionnant, moins important toutefois que ce que l'on pouvait redouter au départ :20 bovins, 974 moutons, 6 300 lapins, 1 400 canards, 30 lièvres. Une pisciculture espalionaise a également été victime des intempéries avec un bilan lourd : 15 tonnes, 80 000 truites mortes asphyxiées. Reste donc maintenant à faire partir à l'équarrissage ces cadavres d'animaux le plus rapidement possible. Plusieurs sociétés interviennent en Aveyron, dont la Ferso bio, d'Agen, qui, habituée à travailler dans le sud Aveyron, va être la plus sollicitée puisque c'est la partie du Rouergue la plus touchée. « Nous allons leur communiquer le bilan. Ils se rapprocheront des éleveurs pour voir l'état d'avancement de déblaiement des bâtiments », commente Benoît Assémat, directeur des services vétérinaires, hier, dans le Saint-Affricain avec la préfète.À la Ferso bio, pas d'affolement. On est prêt à intervenir à la demande des services vétérinaires. « Nous avons été prévenus dès dimanche. On parlait alors d'un millier de bêtes. Dès que la DSV nous requerra pour assurer l'intervention, nous enverrons des camions. Nous sommes toujours en alerte avec au minimum un chauffeur prêt à partir », assure le directeur Christian Bergalet. L'entreprise prendra alors contact avec les agriculteurs, s'organisera avec eux. « Ou ils sont en contact avec des entreprises locales qui ont des moyens de manutention pour dégager les gravats, ou nous nous occuperons de les trouver pour eux », poursuit le responsable confiant, qui assure que « tout sera réglé d'ici la fin de la semaine». Gladys Kichkoff -------------------------------------------------------------------------------- Attention à l'amiante La plus grande prudence est de mise dans le déblaiement des décombres des bergeries effondrées où il y a des risques de présence de matériau contenant de l'amiante. Un diagnostic technique devait, à la demande des ministères de la Santé et de l'Agriculture, avoir été réalisé avant le 31 décembre. Tous les agriculteurs ne l'auraient pas fait. « Quand il y a des plaques cassées, il y a des précautions à prendre. », met en garde un expert. « Il y a des risques à faire ce retrait en famille. Il faudrait être équipé d'une combinaison ou bien d'une salopette fermée, de masque, lunettes, coiffe, gants, stocker les matériaux dans un sac, le filmer pour qu'il soit bien étanche, mettre également tout l'équipement dans un sac et ne pas jeter cela n'importe où mais dans une décharge de classe 1. Il y a tout un protocole à respecter ». Le mieux est donc de prendre contact avec des entreprises habilitées. -------------------------------------------------------------------------------- «La neige, c'est un stock d'eau en train de fondre» La neige ? « C'est un stock d'eau qui fond, parfois un peu vite, mais qui contribuera, bien sûr, à reconstituer en partie les réserves en eau du département », confirme Renaud Rech. Le responsable de la MISE, Mission interservice de l'eau, estime prématuré, pour l'instant, de tirer un premier bilan. « Nous n'avons pas encore de données. La situation a été très différente d'un coin à l'autre du département. La hauteur de la pluie se mesure sur un pluviomètre, c'est plus difficile pour la neige. Avec une poudreuse très fine, il faut jusqu'à 30 cm de neige pour avoir l'équivalent d'1 cm d'eau. Avec une neige épaisse comme nous avons eue, il en faut beaucoup moins pour avoir une hauteur d'eau significative ». L'Aveyron était déficitaire en eau. « Nous étions à un seuil où il était nécessaire d'avoir un apport en eau mais la situation n'était pas encore critique. La preuve, il a plu et neigé de façon conséquente », relève M. Rech, qui attend de voir maintenant comment évolue la fonte de la neige et de voir s'il « n'y aura pas de vent qui ferait s'évaporer une partie dans l'atmosphère ». Si la neige a occasionné bien des dégâts aux bâtiments agricoles, pas d'inquiétude pour l'instant pour les cultures. «Les végétaux sont en période de létargie. Ils sont en sommeil et repartiront au printemps. Sur des périodes aussi courtes, il n'y a pas d'incidence. On peut, en revanche, avoir des ruptures des arbres fruitiers du fait du poids de la neige». G. K Source: La Depeche
  14. TEMPÊTE. LE DÉPARTEMENT VIENT DE SUBIR LA PLUS VIOLENTE TEMPÊTE DE NEIGE JAMAIS OBSERVÉE DEPUIS PRÈS D'UN SIÈCLE. IL FAUT REMONTER AU TERRIBLE HIVER 39/40 POUR TROUVER TRACES DE CONDITIONS AUSSI EXTRÊMES. La détresse à l'envers du décor de carte postale Le ciel nous tombe sur la tête. Depuis que le calendrier des hommes a basculé dans les années « 2000 », les épisodes météorologiques extrêmes se répètent, en toutes saisons, avec une cruelle régularité et une effrayante violence. Sa position à la surface de la planète a épargné l'Aveyron des derniers cataclysmes majeurs qui ont endeuillé l'humanité. Mais le département a payé son tribut aux agitations climatiques de ce début de siècle, toutes proportions gardées, bien entendu, avec les phénomènes d'apocalypse observés ailleurs dans le monde. Ces trois dernières années, l'Aveyron a enregistré rien moins qu'un été de feu en août 2003, une crue centennale cinq mois plus tard, en décembre 2003, et maintenant, la neige du siècle. Car c'est bien ainsi qu'il faudra qualifier désormais l'incroyable tempête de ce dernier week-end de janvier. Les archives de Raymond Gibelin et sa science de la météorologie départementale le confirment : jamais l'Aveyron n'a subi pareil déluge. Sur le demi-siècle écoulé, l'observateur de Météo-France ne retrouve rien d'équivalent. Rapportés aux mesures réalisées samedi dernier, les précédents records deviennent subitement ridicules : le 9 mars 1964, une pellicule de 26 cm de neige avait recouvert le Rouergue. En janvier 1997, au bout de trois jours d'averses neigeuses, l'épaisseur de la couverture blanche et cotonneuse culminait péniblement à 40 cm. Sur le même site d'observation, Raymond Gibelin a mesuré, ce week-end, 73 cm de poudreuse. Il faut remonter au redoutable hiver 39/40 pour trouver traces de conditions aussi extrêmes. Le météorologue n'est pas certain, toutefois, qu'au début de la guerre, le bombardement des flocons ait frappé avec la même violence… Car l'Aveyron est meurtri. Derrière le décor de carte postale - étendues immaculées à perte de vue et paysages bucoliques - laissé par la tempête, la détresse est immense. De toutes les régions du département, le sud-Aveyron est celle qui a été le plus durement frappée par les intempéries. Le spectacle est désolant. Comme une avalanche meurtrière, la neige a tué. Mais on ne compte au nombre des victimes « que » des animaux, souvent écrasés par les toits de leurs abris effondrés sous le poids de la neige. Ailleurs, c'est l'économie qui s'arrête, paralysée par 80 cm de neige épaisse. Notre confrère hebdomadaire, « Le Progrès Saint-Affricain », ne pourra certainement pas remettre son imprimerie en ordre de marche. L'équipe du journal a perdu ses rotatives mais pas sa passion : elle travaille actuellement à la parution du prochain numéro de jeudi. Déjà, alors que les dégâts s'annoncent considérables, plusieurs élus du sud ont demandé la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle pour leur commune ou leur canton. Decazeville n'avait jamais vu ça. La ville qui n'est pas équipée pour affronter un événement climatique d'une telle ampleur a subi l'assaut de la neige. Pour libérer les 75 km de voirie communale, la municipalité a fait appel aux engins des entreprises de BTP du Bassin. À Villefranche, la population a réagi solidairement à l'épreuve climatique dans laquelle elle a été subitement précipitée. Ici, les tracteurs des agriculteurs sont venus en aide aux engins de la DDE, là, des navettes ont circulé entre hameaux ruraux et centre-ville pour permettre aux populations de se ravitailler. À Rodez, Marc Censi, le maire, a annoncé, hier, son intention de demander également la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle pour les maraîchers sous serre de sa commune dont les installations ont subi d'importants dégâts. Dans l'agglomération, Fabrice Geniez, le maire d'Onet-le-Château, a découvert, hier, le triste spectacle de l'Espace sport et jeunesse partiellement détruit par la chute du toit de l'immeuble. L'agriculture départementale ne sort pas indemne de la tempête. Hier, une cinquantaine de bergeries écroulées étaient recensées, et plusieurs centaines d'animaux morts découverts sous les décombres. Enfin, après un week-end de crise, EDF-GDF a annoncé, ce lundi, un retour à la normale sur le réseau départemental. En revanche trois-cents abonnés de France-Télécom n'avaient toujours pas été dépannés hier, tandis la direction régionale de la SNCF mettait en garde ses usagers sur d'éventuelle perturbations de la circulation ferroviaire. -------------------------------------------------------------------------------- À VOTRE AVIS :COCOONING, TRANQUILLE, AU CHAUD CHEZ VOUS OU BIEN ACTIF, SPORTIF, EN PROMENADE OU EN RANDONNÉE, À LA VILLE, À LA CAMPAGNE Et vous, comment avez-vous vécu cet incroyable week-end sous la neige ? Jérôme Pielko, 27 ans, employé de l'industrie, Decazeville Très bien. « Cette neige est bien tombée. En début de week end. Les enfants ont pu en profiter un maximum. Moi je ne travaillais pas, donc je n'ai pas eu de problèmes. Par contre, ma compagne, qui travaille sur Rodez, n'a pu faire le trajet. Hier matin, je suis parti à pied, comme beaucoup de Decazevillois. Je suis à un peu plus d'un kilomètre de mon entrreprise. Il faut relever la grande solidarité des gens. » Solange Madrières, 68 ans, retraitée, Decazeville Dedans. « Je suis resté dedans au chaud. Je devais aller danser mais, bien entendu, j'ai annulé ma sortie. Je n'avais vu autant de neige de ma vie sur le Bassin. Même en 1956, il y en avait moins. Mais je pense quand même que les routes n'ont pas été suffisamment dégagées. Des amis qui arrivaient d'Espagne nous ont dit que le secteur le plus difficile était celui d'Aubin-Decazeville. » Benoit Pailhas, serveur à Villefranche-de-Rouergue. Hallucinant. « Samedi matin au réveil, j'ai trouvé ça hallucinant. Avec l'alerte météo, tout le monde s'attendait à la neige, mais c'est la quantité qui était impressionnante. Ce que je trouve étonnant, c'est la lenteur du déblaiement : la neige était annoncée, mais apparemment les services concernés n'étaient pas sur le qui-vive. Il me semble qu'ils auraient pu intervenir dès samedi ». Alain Francès, maison de la presse à Villefranche-de-Rouergue. Convivialité. «La neige a provoqué un élan de solidarité que je trouve fabuleux. Les gens marchaient et ça leur a permis de rencontrer des gens, de se dire bonjour, de se parler. Ce sont des choses simples mais qu'on a tendance à oublier. C'est que le déblaiement a peut-être laissé à désirer, mais je ne sais pas s'il est possible de faire mieux. Nous ne sommes pas une ville de neige. Et finalement ça n'a duré que deux jours ». Bernard, 75 ans, écrivain, Rodez Des souvenirs. Voir tomber toute cette neige m'a rappelé des souvenirs, notamment en février 1956, où il avait fait un froid terrible accompagné de neige. Mais je me souviens surtout de cet hiver, dans les années « 40 », où les congères bouchaient les vitrines du Faubourg. C'était beaucoup plus important que ce week-end, durant lequel cela m'a amusé de regarder les enfants jouer et faire des bonhommes de neige. Jacques, 76 ans, retraité, Rodez Jamais autant. Ce week-end a réveillé des souvenirs très anciens, dans les années « 40 ». Mais je n'avais jamais vu tomber la neige aussi longtemps et aussi dru. Ce week-end, je n'avais pas besoin de sortir et je suis resté à la maison. En revanche, la solidarité a joué puisqu'une dame de mon immeuble est passée partout pour voir si les personnes âgées de manquaient de rien. C'est très gentil. Gisèle, 75 ans, retraitée, Rodez Cloîtrés. Nous sommes restés cloîtrés tout le week-end, les rues étaient impraticables. Aujourd'hui, nous sommes montés en ville où l'on arrive à circuler mais dans les quartiers de Rodez, c'est toujours très difficile. Le chasse-neige est passé au milieu, laissant de gros tas sur les bords. Je pense que la mairie et la DDE ont été dépassées, il n'y a pas eu assez de moyens déployés pour une ville comme Rodez. Nathalie, 19 ans, intérimaire, Rivière-sur-Tarn Au chaud. C'était pas mal du tout. Je m'attendais à ce que la neige tombe car mon père ne se trompe jamais sur le temps. Comme je n'avais rien de particulier à faire, je suis restée au chaud à cocooner. J'aime bien la neige et les paysages enneigés, mais je sais que cela pose pas mal de problèmes à des gens. Y compris à moi-même, puisque je voulais aller au supermarché et qu'il est fermé ! Magali, 51 ans, exploitante agricole, Lévézou Regarder la neige tomber. Nous sommes allés sur le Lévézou. On est restés au chaud, sans sortir. On a seulement regardé la neige tomber. Comme nous sommes exploitants agricoles, sans bétail, et que c'est la saison creuse, nous n'avions pas de contraintes travailler et nous n'étions pas obligés de sortir. Nous avons profité d'être ensemble en famille au chaud… SOURCE: La Depeche
  15. AVEYRON - ÉCOLES, TRANSPORTS, ÉLECTRICITÉ. RETOUR À LA NORMALE, SAUF RARES EXCEPTIONS. Fin de crise pour les usagers des services publics ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES. Fermetures à Millau et dégâts à Jean Vigo, polémique à Rodez. Le conseil général avait pris la sage décision hier d'annuler les transports scolaires qui ont été rétablis ce matin. Les écoles de St-Sernin-sur-Rance, Prévinquières, Ambeyrac, La-Bastide-L'Évêque, La Salvetat-Peyralès (privée), Canet et Prades de Salars, Montjaux, Sauclières, Almont-les-Junies, Conques, Cransac (maternelle), Decazeville, Mayran, Villecomtal (privée), Broquiès (privé) et les regroupements pédagogiques intercommunaux de Privezac/Anglars/St-Félix/Vaureilles et Sénergues/Lunel sont restés fermés ce lundi. À Millau, le maire, Jacques Godfrain, avait décidé de ne pas ouvrir les écoles afin de garantir la sécurité des élèves. En effet, dans la cité du gant de nombreux préaux se sont effondrés et une énorme branche a transpercé l'école Eugène-Selles. L'ensemble des équipes municipales a travaillé d'arrache pied toute la journée et la nuit dernière afin de rétablir la situation et de sécuriser au maximum pour que les écoles rouvrent ce matin. À Rodez, certains directeurs d'école regrettaient justement que la mairie n'ait pas fermé les écoles ce lundi pour permettre aux cours et aux parkings d'être dégagés afin que les enfants ne fassent pas de mauvaises chutes. « Attention aux jambes et aux bras cassés », prédisait l'un d'entre eux. Ce à quoi Marc Censi a répondu qu'il avait précisément vu des directeurs « prendre la pelle »… Retour à Millau, au lycée Jean Vigo où une partie du toit du centre de documentation et d'information s'est effondrée. À noter aussi à l'étage des infiltrations d'eau par les toits terrasses dans une salle d'ordinateurs. -------------------------------------------------------------------------------- TÉLÉPHONE. 300 abonnés coupés à Vabres-l'Abbaye La direction régionale de France-Télécom annonçait, ce lundi après-midi, que deux à trois cents abonnés restaient privés de téléphone sur la commune de Vabres-l'Abbaye après qu'une voiture a percuté un répartiteur. « Les travaux devraient durer une journée », explique l'entreprise qui ajoute que, pendant le week-end, « quelques dérangements » ont été constatés sur la commune de Brousse-le-Château. « Mais tout est rentré dans l'ordre », pour les cent dix-sept habitants recensés assure-t-on en prédisant, cependant, qu'« il semblerait que le pire reste à venir pour tout l'Aveyron. Nous restons donc en état d'alerte maximum », précise France-Télécom. -------------------------------------------------------------------------------- ÉCONOMIE. 40 % d'activité commerciale en moins dans le sud La chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Rodez-Villefranche-Espalion avoue, ce lundi, « ne pas avoir été informée de difficultés particulières ». Cependant, le directeur général reconnaît que quelques dégâts ont été constatés chez quelques-uns de ses ressortissants - « Essentiellement des verrières ou des auvents qui se sont effondrés à cause du poids de la neige », précise-t-il - et que, « d'une façon générale », les commerces ont fermé dans le milieu de ce samedi après-midi, « notamment en raison de problèmes d'approvisionnement », indique Michel Carrié. En revanche, l'organisme consulaire qui gère la circonscription de Millau-Saint-Affrique ne cache pas ses préoccupation face à la situation engendrée par les intempéries de ce samedi 28 janvier. « Je vais déposer une demande d'aide exceptionnelle d'accompagnement, ainsi qu'un report d'échéance des cotisations Assedic », annonce le président Jérôme Rouve en indiquant que ses services ont enregistré une diminution d'activité commerciale de 40 %. Et s'il liste de nombreuses entreprises concernées par l'importante chute de neige de samedi - il recense, au minimum, une centaine de personnes mises en chômage technique - le président de la CCI de Millau-Saint-Affrique est plutôt pessimiste quant à l'évolution de la situation des prochains jours : « Je crains qu'il ne faille craindre des problèmes supplémentaires ». -------------------------------------------------------------------------------- TRANSPORTS. Réseau routier « totalement praticable » Alors que tout déplacement était impossible samedi, il était, à quelques exceptions près, possible de circuler sur l'ensemble du territoire départemental une fois la « crise » passée, et ce quelque soit le moyen de transport utilisé. AÉROPORT DE RODEZ-MARCILLAC L'ensemble du trafic aérien a été paralysé samedi et dimanche en début de journée mais les vols ont pu reprendre, avant-hier après-midi. Les pistes ont été dégagées dès dimanche matin afin que les usagers de l'avion affrété par Brit Air en provenance de Paris puissent arriver sur le plancher des vaches rouergat à 17 h 40. En sens inverse, en revanche, les décollages n'ont été possibles, selon la CCI de Rodez, qu'à partir de ce lundi matin. ROUTES La préfecture assurait, hier, à 17 heures, que « le réseau routier principal (national et départemental) était totalement praticable, de même que le réseau départemental secondaire ». Les services de l'État recommandaient cependant une « vigilance accrue » en raison de la présence ponctuelle de plaques de neige et de la largeur réduite des voies ouvertes. De son côté, le service Info routes du conseil général annonçait à 17h15, sur son site internet, la fermeture de la RD 96 au-dessus de Méjanès, dans le nord-Aveyron, recommandait les équipements spéciaux dans l'ouest du département, et indiquait que la circulation se faisait de façon alternée sur la RD 23 entre Roquefort et Tournemire. Trains : sur la ligne Rodez-Brive-Paris : un train à 11 h 50 au départ de Rodez avec une arrivée à Paris à 18 h 50, un train au départ de Capdenac à 7 h 35 avec une arrivée à Rodez à 8 h 36 ; sur la ligne Rodez-Toulouse : pas de circulation jusqu'à 12 heures, un bus au départ de Rodez à 6 h 20 pour une arrivée à Toulouse à 9 heures, un bus au départ de Toulouse à 7 h 20 pour une arrivée à Rodez à 10 heures ; sur la ligne Rodez-Sévérac : le service de bus est assuré normalement. Par ailleurs, la SNCF a annoncé que seuls circulent ce mardi les trains de 11 h 11 au départ de Capdenac en direction d'Aurillac (arrivée à 12 h 21) et de Clermont-Ferrand vers Capdenac (départs à 6 h 55 et 10 h 16, arrivées à 10 h 34 et 13 h 50). En revanche, les trains Toulouse-Rodez (départ à 5 h 50, arrivée à 8 h 44) et Millau-Toulouse (départ à 7 h 32, arrivée à 11 h 04) sont supprimés. « Un service d'acheminement de substitution par autocars est mis en place sur ces relations », explique la direction régionale de l'entreprise en invitant ses usagers à téléphoner au 0 891 677 677 (0,23 € la minute) pour se renseigner sur les conditions de circulation. -------------------------------------------------------------------------------- EDF. Retour à la normale Tous les problèmes ont été réparés », assure, ce lundi, le service communication d'EDF-GDF Aveyron-Lozère. Les coupures de courant de ce week-end ne sont donc plus qu'un mauvais souvenir pour les quelque trois mille clients de l'entreprise de distribution d'énergie qui, samedi, n'ont plus été alimentés. Idem pour les quelque trois cents clients qui, dimanche encore, ont été privés d'électricité, notamment dans les secteurs de Montfranc et Brousse-le-Château. Sans oublier les cent cinquante foyers où, hier matin, les agents d'EDF-GDF étaient mobilisés. « Les coupures se sont essentiellement produites dans le sud du département, ainsi que dans la vallée du Lot et sur le Larzac », rappelle la société qui, bien entendu, « regrette » les délais de réparation. « Mais certains secteurs du réseau basse tension étaient très difficiles d'accès. C'est pourquoi nous avons, dès le dimanche, travaillé en collaboration avec les services de l'Equipement afin de savoir le plus rapidement possible quels étaient les hameaux où nous pouvions intervenir une fois les accès dégagés », explique EDF-GDF Aveyron-Lozère. Reste que ces agents sont toujours mobilisés. Hier, ils étaient dans le Tarn où la situation restait compliquée. Source: La Depeche
  16. Edition du 31 Janvier 2006 L'économie est très durement touchée A combien vont se chiffrer les dégâts causés par la neige ? La facture va certainement être très élevée mais il est encore trop tôt pour dresser un quelconque bilan chiffré. Concernant les sinistres dont sont victimes les paysans, principalement en Sud-Aveyron, la préfecture a saisi l'ensemble des maires. Il s'agit par leur intermédiaire de comptabiliser précisément le nombre d'animaux morts. Au total, les services de l'Etat ont jusqu'ici dénombré 49 bâtiments agricoles effondrés partiellement ou totalement sous le poids de la neige. Sur tout le département, les pertes sont considérables : plusieurs milliers d'animaux. De dramatiques situations sont apparues sur de très nombreuses communes comme à Roquefort (lire en page 23). A Belmont, un autre élevage a été dévasté : 4 700 lapins ont péri. Les exemples ne manquent vraiment pas. « Plusieurs élus m'ont fait part de leur intention de demander l'état de catastrophe naturelle », indique le sous-préfet de Millau Henri Planes. Cette reconnaissance serait utile aux sinistrés dans leurs relations avec les assureurs. Quant à la possibilité que l'Etat débloque exceptionnellement des fonds, « ce n'est pas tranché pour l'instant », indique le sous-préfet. Les agriculteurs ne sont pas les seuls à être victimes des intempéries. De nombreuses entreprises sont également touchées. Jérôme Rouve, le président de la Chambre de commerce et d'industrie, constituait hier une première liste des sociétés endommagées, très sérieusement pour certaines. A Belmont, la menuiserie Bousquet est à terre, détruite en totalité. Les dommages sont aussi très importants à la jardinerie Fizes à Vabres l'Abbaye. Saint-Affrique est parmi les plus touchées et Millau compte aussi des dégâts conséquents (lire ci-dessous). Au nom de ces entrepreneurs sinistrés, Jérôme Rouve a envoyé hier un courrier à la préfète dans lequel il écrit : « Nous souhaiterions que puissent être envisagés, en fonction des situations personnelles, des reports d'échéances fiscales et sociales. » Après ce coup de massue sur l'économie aveyronnaise, le département doit maintenant se relever. Sandra JÉGU Source: MIDILIBRE
  17. Edition du 31 Janvier 2006 Les axes principaux dégagés. Prudence encore sur le réseau principal et secondaire aveyronnais, tout devait être revenu à la normale aujourd'hui. Toutefois, globalement, les services de l'Équipement appellent les usagers à la prudence, « car sur certaines portions de chaussée, il peut rester des plaques de neige », à même de perturber l'adhérence des véhicules. De même, si dans le jargon de la DDE, « les routes sont au noir », il convient d'appeler les automobilistes à rouler lentement, car « sur certaines voies, l'emprise totale des chaussées, sur la largeur, n'a pas pu être assurée ». Dans l'ouest du département Les conditions de circulation sont perturbées par la présence de plaques de neige sur une partie du réseau secondaire du secteur de Villefranche. La circulation sur chaussée est rétrécie à une voie sur les réseaux secondaires des secteurs de Decazeville et de Capdenac. Les équipements spéciaux sont recommandés. En nord-Aveyron, Les conditions de circulation sont perturbées par la présence de plaques de neige tassée sur les réseaux secondaires des secteurs de Rodez et de Marcillac. Les équipements spéciaux sont recommandés. La RD 96 est fermée au-dessus de Méjanès. La RD 987 et 15 sont rouvertes à la circulation. Enfin en Sud-Aveyron, Les conditions de circulation sont perturbées par la présence de plaques de neige sur le réseau secondaire du secteur de Pont-de-Salars. Les équipements spéciaux sont recommandés. La RD 23 est rouverte à la circulation sur demi-chaussée entre Tournemire et Roquefort, un alternat est mis en place, en raison d'un éboulement (1). Pour ce qui concerne l'agglomération ruthénoise, ce dernier week-end de janvier restera gravé dans bien des mémoires. Tout d'abord par l'importance des chutes de neige. Selon les relevés effectués par les services techniques de la ville, les premiers flocons sont tombés samedi à 3 h 30 du matin. Toute la ville est alors salée par trois véhicules d'astreinte. A 5 h 30, la circulation se fait normalement. Puis à 9 h, alors que les chutes de neige s'intensifient, une vingtaine de personnels est appelée en renfort. A 10 h, malgré la présence sur le terrain des six engins de déneigement de la ville, la couche de neige (10 cm / heure) s'épaissit inexorablement, jusqu'à atteindre quasiment un mètre en fin de journée. « A partir de midi, nous avons déneigé prioritairement les axes principaux », souligne Marc Censi, maire de Rodez. Pour mener ensuite le travail de déneigement dans la journée de dimanche, il a été fait appel à quatre entreprises locales de travaux publics pour évacuer la neige. Michel Astoul qui était l'élu de permanence ce week-end tient à souligner que « la cinquantaine d'agents mobilisés ce week-end a fait ses 35 h en deux jours seulement ». Les Ruthénois ont pu s'étonner que les axes de circulation n'ont parfois été traités que sur une voie. Pour le maire de Rodez, « c'était logique afin de de ne pas emprisonner les véhicules stationnés dans des congères. » De même, priorité avait été donnée dimanche au déneigement des voies d'accès à l'hôpital et aux établissements scolaires. Et ce n'est que lundi matin que les aires de stationnement comme le foirail ont pu être dégagées. De cet épisode neigeux, il faut retenir selon Michel Astoul, un premier enseignement : « les rues qui avaient été salées se sont dégagées plus rapidement, grace à la fonte de la neige ». Deuxième élément de pondération : si la ville est équipée pour des chutes de neiges moyennes, il était impossible ce week-end de lutter contre un phénomène rarissime. Enfin pour terminer sur une note plus optimiste, Marc Censi s'est félicité « de la solidarité spontanée qui s'est manifestée samedi. Et dans l'après-midi de samedi, le déneigement à la pelle par les Ruthénois s'est parfois déroulé aussi dans une ambiance festive et ludique. » Ce qui s'appelle faire contre mauvaise fortune, bon cœur. L. H. Pour tous renseignements sur les conditions de circulation : CG12.fr, rubrique transp Source: MIDILIBRE
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