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Alain Coustou

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Tout ce qui a été posté par Alain Coustou

  1. Je n'y crois pas non plus, je dirais plutot que cette quasi-disparition pourrait être constatée au plus tôt entre 2017 (dans cinq ans tout de même, ce qui n'est pas bien loin) et 2021 et être totale (sauf les glaces flottantes détachées du Groenland ou d'Elesmère) vers 2025 au plus tard. Il existe de nomreuses variables (AMO, El Nino, évolution de la DNA, activité solaire, etc) qui, sans être déterminantes, empêchent raisonnablement d'être plus précis. Alain
  2. Bonsoir à tous, En fait les "impératifs" économiques l'ont manifestement emporté sur toute autre considération. L'exploitation des sables bitumineux de l'Alberta a fait du Canada le fournisseur étranger de "pétrole" numéro un des States.. Mais à quel prix pour l'environnement ! Des centaines de km2 ont d'ores et déjà été ravagés et définitivement pollués. L'horreur absolue ! J'en suis d'autant plus désolé que je connais bien le Canada (surtout le Québec et l'Ontario) et que j'ai adoré ce pays avec lequel j'ai jadis négocié des accordss de coopération culturelle pour le compte du Centre Universitaire de Douala que je présidais alors... Comme l'écrit fort justement Sirius, "on pense surtout à tout faire pour prolonger le plus longtemps possible le modèle de développement actuel basé sur l'énergie pas chère parce qu'on n'en connaît ou n'en imagine pas d'autre" Et la technologie, qui pourrait contibuer à nous apporter des solutions au moins partielles pour limiter les dégats, est ici utilisée pour aggraver la situation de l'environnement. Amicalement à tous et merci pour vos bons voeux de santé, Alain
  3. Bonjour à tous, Voici ce que j'écrivais en juillet 2007 (il s'agissait en réalité d'une mise à jour d'un article écrit deux ans plus tôt): La dérive climatique, un risque majeur ? (8-7-2007) Tout le monde a entendu parler de la tendance au réchauffement due à l’accroissement de l’effet de serre. En 2001, la plupart des gouvernements de la Terre ont approuvé le protocole de Kyoto, destiné à réduire très légèrement (5,5% environ) l’émission de gaz à effet de serre dans les pays industriels à compenser ainsi partiellement l’accroissement de ces mêmes émissions par les nouveaux pays industriels. Un objectif bien modeste face à l’enjeu que représente l’avenir de notre planète… Or une simple stabilisation de l’émission des gaz à effet de serre risque d’être insuffisante pour empêcher une dérive climatique qui pourrait s’avérer catastrophique à très brève échéance (vers 2050), deux générations tout au plus ! Donc pendant notre durée de vie ou celle de nos enfants et pas à l’horizon 2100 ! Je vais essayer de résumer simplement l’essentiel de ce qui risquerait malheureusement d’advenir, à défaut d’une prise de conscience suffisante et de mesures adéquates : Il est fort probable que la dérive climatique, d’abord lente et irrégulière, s’accélérera progressivement si rien de sérieux n’est entrepris pour réagir. La banquise polaire arctique a perdu plus de 40% de son épaisseur en 40 ans, de la décennie 1960 à la décennie 2000. Ainsi réduite, amincie et fragmentée, elle n’a plus qu’à peine un peu plus de 1,5 mètre d’épaisseur en moyenne ! Par ailleurs, en 2005, la superficie estivale de la banquise (area) s'est réduite d’environ 600 000km² par rapport à l'année précédente. Et ce n’est pas tout : fin août 2005, pour la première fois, les passages nord-est et nord-ouest à travers l'Arctique se sont trouvés pratiquement libres de glaces, en avance sur toutes les prévisions officielles. Et cette situation s’est renouvelée à la fin de l’été 2006. Avec un nouveau recul de plus de 300 000 Km², la banquise ne couvrait alors plus que 5,5 millions de Km² contre 8,5 en moyenne avant l’an 2000. Actuellement, début juillet 2007, la superficie (area) de glace de la banquise est aussi faible que l’an passé à pareille époque, en dépit du fait que le soleil soit au minimum d’activité de son cycle et le courant froid temporaire « La Niña » au plus fort de sa puissance dans le Pacifique Nord. Dans ces conditions, il est très probable qu’à la fin de l’été 2007 cette superficie verra son déficit s’aggraver encore de plusieurs centaines de milliers de Km² par rapport à l’année dernière. D’ici une vingtaine d’année, l’essentiel de la banquise pourrait ainsi avoir disparu en été. Simultanément, on a constaté au cours de l’été 2005 une considérable accélération du dégel du permafrost en Sibérie, en Alaska et dans le Nord du Canada. Pour la seule Sibérie occidentale, dont la température moyenne s’était accrue de 3°C en quarante ans, un million de km² (!) de ces terres jusque là "éternellement" gelées ont commencé à dégeler, transformant la toundra en "fontaine de carbone" (CH4). Un phénomène qui avait commencé à prendre de l’ampleur voici 3 ou 4 ans et qui s’est trouvé considérablement aggravé par la transmission en profondeur des calories par les eaux de dégel réchauffées par le soleil estival. La reprise sur des superficies considérables de la fermentation bactérienne (réaction exothermique) qui s’ensuit empêche maintenant ces sols de regeler en profondeur, même durant le glacial hiver sibérien. Plus au sud, la température des eaux de surface de l'Atlantique, de la mer des Caraïbes et du golfe du Mexique augmentait en 2005 de 2°c par rapport à l'année précédente, et la chaleur latente provoquait une arrivée précoce et un renforcement de la saison des cyclones... Un phénomène qui ne s’est pas renouvelé dans cette région en 2006 en raison de l’apport exceptionnel de sable et de poussière du Sahara par les vents, mais qui a alors touché le Pacifique, de l’Australie aux Philippines. Un second seuil de l'évolution climatique est donc probablement maintenant enclenché, caractérisé par l’importance des rétroactions « positives » de la nature au réchauffement en cours. Vers la fin de l'été 2025, à quelques années près, l'essentiel de la banquise arctique pourrait avoir disparu, bien plus tôt que ne le prévoyaient la plupart des climatologues. D’où accélération de la montée en température des eaux, dès que le « glaçon » aura fondu dans le « verre d’eau », d’autant plus que les rayons du soleil ne seront plus alors réfléchis par les glaces (l’albédo des eaux libres est de seulement 20% contre 80% pour la glace). A la suite de cette disparition estivale, un réchauffement de l’eau de l’océan glacial arctique et du nord de l’atlantique de seulement 1 à 3 degrés pourrait suffire à gazéifier progressivement les immenses gisements de clathrates – molécules de méthane enrobées dans de la glace d’eau - qui tapissent ces océans et particulièrement les contreforts des plateaux continentaux. Et cela sans compter le méthane et le gaz carbonique qui commencent à être libérés par le dégel du permafrost de Sibérie et d’Alaska. Or, à masse égale, le méthane est 23 fois plus « efficace » à l'échelle du siècle que le gaz carbonique comme gaz à effet de serre et est déjà responsable de 18% de l’accroissement de la température mondiale. D’où une accélération de plus en plus rapide du réchauffement, au fur et à mesure que des gisements de clathrates plus nombreux se gazéifieraient. Même la fonte progressive et déjà enclenchée des glaces du Groenland risque de n’y rien changer. L’affaiblissement du Gulf Stream, censé refroidir les hivers européens, ne nous assurerait tout au plus qu’un sursis de quelques années. On invoque souvent le « principe de précaution » à propos de risques infiniment moins menaçants. Ce principe est parfois invoqué pour des choses susceptibles de rendre malade une personne sur un million et pour des éventualités improbables, aboutissant ainsi à des mesures parfois ridicules et dommageables pour de nombreuses personnes (Pensez à l’invraisemblable interdiction de vente dont ont été victimes pendant des mois les ostréiculteurs d’Arcachon à la suite du ridicule « test de la souris »). Ne serait-il pas par contre judicieux de l’appliquer ici pour réagir contre cette situation autrement plus grave ? D’abord en menant sans délai les études plus complètes indispensables, par exemple sur les clathrates et la « bombe à retardement » qu’ils constituent. Ensuite en prenant les mesures indispensables pour réduire réellement les émissions de gaz à effet de serre, pour économiser énergie et matières premières et pour protéger notre environnement. Il y a d’autant plus urgence que s’ajouteraient, dans la pire des hypothèses, les remontées de gaz carbonique des océans, entraînées par le méthane redevenu gazeux comme cela s’est produit lors du drame du lac Nyos au Cameroun en 1986, la réduction de l’albédo (taux de réflexion des rayons solaires) des surfaces dégagées de glaces, la diminution de la photosynthèse en raison des incendies de forêt qui se multiplieraient avec la généralisation future de la canicule, la bombe à retardement que constituent les gaz fluorés utilisés dans les systèmes de réfrigération (climatiseurs, frigos, congélateurs…) et certaines applications industrielles (électronique, électrolyse de l’aluminium, etc.), de 1300 à 23900 fois plus « efficaces » que le gaz carbonique pour l’effet de serre, etc. Et la liste est loin d’être close. Quand aux effets contraires, il ne faut pas trop compter dessus si ce scénario s’enclenche : la réserve de glace du Groenland est beaucoup trop faible pour contrecarrer sérieusement le processus de réchauffement et une augmentation de l’albédo terrestre par les nuages risquerait d’être longtemps trop limitée pour apporter une compensation. Si d’ailleurs il devait en être autrement, cela pourrait signifier qu’une évaporation importante des océans aurait commencé, ce qui augmenterait la pression barométrique, elle-même source de chaleur. Et de plus la vapeur d’eau est elle aussi un très efficace gaz à effet de serre… Alors comment agir pour éviter que la Terre risque de devenir un enfer peut-être mortel pour nous, pour nos enfants et pour de nombreuses espèces animales et végétales? D’abord que chacun fasse son possible, notamment en ce qui concerne les nécessaires économies d’énergie. Ensuite, comme le demande Nicolas Hulot, faire d’une politique de lutte réellement efficace contre l’effet de serre le critère principal des choix politiques (Bush, avec son refus obstiné de la ratification des accords de Kyoto prend le risque de condamner peut-être à mort nos enfants et la vie sur la Terre). Il faut que les scientifiques et les associations qui mènent déjà le combat pour la lutte contre l’effet de serre intensifient leur action. Il faut aussi que les industriels et les autorités qui disent se préoccuper de notre avenir poussent en avant les vraies solutions techniques pour garantir notre avenir et le développement durable. Un des débuts de solution possible pourrait être ainsi de produire de l’énergie électrique à bas coût et totalement non polluante, sans déchets de quelque sorte que ce soit, en utilisant des sources d’énergie naturelles et renouvelables, et même avec la possibilité de réduire la pollution d’autres activités en réutilisant leurs calories perdues. Ce n’est pas une utopie : les tours aérogénératrices, dont le brevet a été récemment déposé par ses deux concepteurs, Paul Alary, vice-président de l’Action pour le Développement Durable (ADD), et moi-même, peuvent contribuer à la solution, parmi toutes les idées que pourront avoir industriels, scientifiques, particuliers et associations. Dans le combat pour l’environnement, nous pouvons tous faire quelque chose et chacun a besoin des autres acteurs pour être efficace. Que sont les tours aérogénératrices ? Il s’agit d’une structure optimisée pour obtenir massivement de l’énergie à partir de la combinaison de plusieurs forces et effets naturels (effet de serre, effet Venturi, force de Coriolis, effet cheminée, éventuellement le vent) et de la récupération de basses calories fournies par la géothermie ou issues d’activités industrielles et de centrales électriques, augmentant sérieusement la production de ces dernières tout en réduisant leur pollution. Si l’on sait qu’actuellement dans le monde plus de 60% de l’électricité est produite par les énergies fossiles qui constituent la source principale d’émission de gaz à effet de serre, cette technologie nouvelle pourrait apporter une contribution essentielle à la lutte contre le réchauffement climatique. Des possibilités existent également dès maintenant dans d’autres domaines, tels le transport terrestre (véhicules électriques, moteur à air comprimé, pile à combustible, biocarburants, réorganisation des systèmes de transport...) Les solutions techniques existent donc. Il est seulement nécessaire de tout faire, chacun à son niveau pour ne plus perdre de temps, car il y a urgence absolue. Ces idées, les faits sur lesquels elles s'appuient, les prévisions auxquelles elles amènent, ont été développées dans un ouvrage de synthèse: "Terre, fin de partie? ", publié par les éditions Eons (collection « Eons Dossiers »). Alain Coustou Maître de Conférences à l’Université Montesquieu-Bordeaux 4 Chercheur associé à l’UMR Université-CNRS des Sciences de l’Environnement Chargé du cours de Master « Forêt, développement durable, climatologie » (Depuis lors, la legislation sur l'utilisation de gaz industriels potentiellement dangereux pour la couche d'ozone et le climat a encore été renforcée et l'industriel indien Tata (numéro 1 pour la construction automobile dans son pays) a racheté le brevet de Guy Nègre concernant le projet de voiture à air comprimé, a perfectonné le concept pour en accroitre l'autonomie, a construit une usine dédiée et a présenté (début septembre 2012) le premier véhicule à air comprimé destiné à une production en grande série. La technologie peut donc apporter des solutions au moins partiellesqui pourraient limiter les conséquences de la dérive climatique, en dépit du point de non-retour qui a probablement été atteint; Alain (en retraite et en proie à de graves ennuis de santé qui l'empêchent malheureusement d'intervenir plus souvent sur les forums d'IC)
  4. Ma réponse a été effacée accidentellement et je n'ai plus le courage de la réécrire. Pour résumé, difficile d'être détaillé en une dizaine de lignes; Pour l'Antarctique, ce n'est pas le sujet et la problématique est très différente Alain
  5. Je suis parfaitement conscient de la complexité de la problématique. Mais on ne pouvait pas trop détailler en une dizaine de lignes. En ce qui concerne l'Antarctique, hormis la Péninsule qui a perdu énormément de glace, je raisonne comme si les gains (à 3000 m, la couche de neige s'épaissira d'autant plus que les précipitations auront tendance à croître, ce qui compensera approximativement les pertes périphériques, du moins dans un premier temps. Je ne fais donc pas de prévision particulière concernant l'Antarctique. Et puis ce n'est pas le sujet de ce topic. Alain
  6. Tout à fait. La rupture peut se prévoir avec le modèle du glaçon dans le verre d'eau (comme je l'avais développé voici déjà 8 ans): un glaçon dans un verre d'eau en été fond lentement, mais le liquide reste froid tant qu'il reste de la glace. Le glaçon fondu, la température du verre monte alors très rapidement jusqu'à rejoindre la température extérieure ambiante. Dans le cas de l'océan arctique, il faut rajouter à celà le changement d’albédo (l'eau absorbe le rayonnement solaire, alors que la glace le réfléchissait)) et le risque de déstabilisation des gisements de clathrates (hydrates de CH4) avec ses conséquences sur les gaz à effet de serre et sur la vie dans l'océan. En 2004 et 2005, dans mes publications ("L'effet Vénus", "Terre, fin de partie?", etc...) relayées par de nombreuses interventions, notamment dans les forums d’info-climat, j'avais calculé la probabilité qu'un tel évènement (la disparition estivale de la banquise arctique) surviendrait entre 2021 et 2025. Ce qui m'avait alors valu de me faire traiter de "catastrophiste" et de recevoir une volée de bois vert de la part de la plupart des climatologues, tant professionnels qu'amateurs, qui ne prévoyaient pour la plupart pas un tel évènement avant le siècle prochain... Je rappelle que j'étais alors apparemment le premier à parler d'effet de seuil et à attacher plus d'importance au volume des glaces flottantes qu'à leur superficie. Et voici deux ou trois ans, j'expliquai pourquoi je craignais une accélération du recul de la banquise arctique en été à partir de 2012. Il semble maintenant que j'ai eu malheureusement raison sur presque tout. Alain
  7. Il serait également intéressant de disposer de relevés de température des eaux de dégel de l'inlandsis groenlandais (lacs, mares et fleuves de surface). Avec la longueur du jour en période estivale, ces eaux pourraient atteindre parfois plusieurs degrés au dessus de zéro et donc se trouver suffisamment "tièdes" pour ne pas regeler notablement en "percolant dans le pack". Après tout, il existe bien de nombreux lacs sous-glaciaires permanents en Antarctique! Alain (Je n'interviens plus guère sur les forums en raison de mon état de santé, mais je continuerai à suivre les débats avec intérêt tant qu'il me restera un souffle de vie)
  8. Attention, tous les aérosols n'ont pas le même effet immédiat sur le climat. Les aérosols clairs (aérosols souffrés par exemple) augmentent l'albédo et exercent donc un (léger) effet de refroidissement. Par contre, les aérosols foncés (aérosols carbonnés par exemple) ont exactement l'effet inverse en réduisant l'albédo terrestre. Et puis il ne faut pas oublier que les aérosols entrainent souvent des effets nocifs sur l'environnement, voire sur la santé humaine. Les aérosols clairs, tout en réduisant légérement la tendance au réchauffement, pourraient ainsi constituer un remêde pire que le mal...
  9. Impressionnant! Après ce passage au plus près de la Terre, son orbite va se trouver totalement modifiée et il pourrait bien ne plus jamais nous frôler. Ce sera interessant de connaître précisemment cette nouvelle orbite. Peut-être sera-t-il sur une trajectoire de collision avec une autre planête intérieure, voire avec le soleil? En tout cas, vu la très faible masse relative de ce (gros) caillou, une éventuelle chute sur le Soleil n'aurait strictement aucune conséquence. Il n'en aurait pas été de même s'il nous avait heurtés. Brr... Alain
  10. La présence (habituelle chaque année en cette saison) de petits "étangs" d'eau liquide sur la banquise accélére localement la débacle saisonnière de celle-ci. L'eau liquide absorbe en effet les calories solaires bien plus efficacement que la glace nue (albédo de l'orde de 02 contre 08 ou 09).Pour la suite, on se dirige vers une banquise estivale résiduelle peut-être plus réduite qu'elle ne l'a jamais été, depuis le début des mesures par satellite.
  11. Bizarre. Autant dire que la pression atmoshérique ne dépend aucunement de la masse gazeuze de la dite atmosphère. Si celà était vrai, toutes autres conditions étant égales par ailleurs, la pression atmosphérique serait la même quelle que soit la planète !Ceci dit, l'effet d'une augmentation de la quantité moyenne de vapeur d'eau dans notre atosphère resterait totalement marginale (j'avais écrit "très légérement") dans les conditions actuellement prévisibles.
  12. On peut penser aussi que la sortie de la période de soleil anormalement calme de ces dernières années et son retour à une activité importante est suceptible d'exercer une influence (même limitée) sur l'évolution de la banquise arctique. On verra bien au cours des prochains mois (et années)...
  13. Par contre, une augmentation de la quantité de vapeur d'eau atmosphérique peut avoir des conséquences climatiques autres que dans le domaine des précipitations. D'une part et surtout parceque la vapeur d'eau est un GES très efficace (élément de rétroaction positive), d'autre part (mais actuellement dans une mesure encore insignifiante) parceque l'ajout d'un supplément de H2O dans l'atmosphère est susceptible d'en accroître (très légérement) la pression. Pour les pluies, impossible effectivement de dire déjà si nous risquons une augmentation globale des précipitations (ou le contraire). Par contre, il est assez probable qu'il y aura tendance à des changements locaux, dans un sens ou dans l'autre. Exemple : les régions déjà bien arrosées pourraient l'être encore plus, alors que les régions moins arrosées subiraient des sécheresses à répétition. Mais là rien n'est vraîment sûr, surtout qu'il y a aussi les effets locaux des activités humaines et des changements des conditions d'aoccupation des sols. Ainsi, la déforestation réduit l'évapotranspiration et induit des changements pluviométriques dans les zônes concernées.. On pourrait aussi parler de la perturbation du régime des moussons.
  14. C'est justement celà qui pousse beaucoup de scientifiques (de formations diverses, parceque les domaines concernés par ce sujet sont nombreux et qu'il vaut mieux avoir l'esprit de synthése et une formation multidisciplinaire que de rester confiné dans une spécialité bien précise mais qui ne permet d'aborder qu'un seul aspect du problème) à s'inquiéter des risques liés à la tendance actuelle au réchauffement climatiques (et aux changements connexes): Il y a d'une part multiplicité des signes et des mesures inquiétantes depuis environ 35 ans, et d'autre part un certain nombre d'explications et de raisonnements logiques qui tendent à aller dans le même sens. On est très loin me semble-t-il d'une situation dans laquelle on ne pourrait mettre en avant qu'un ou deux (ou même un petit nombre) d'événements isolés...
  15. Ce ne me semble pas surprenant, pour plusieurs raisons essentielles : La lente montée du niveau des océans (encore modérée, mais qui tend à s'accélérer), la tendance à la montée en puissance ou en fréquence de certains phénoménes violents (ouragans, tornades), les effets du réchauffement climatique déjà constaté sur certains phénoménes saisonniers (par exemple le cycle des moussons).Mais il peut y avoir aussi responsabilité humaine à d'autres niveaux : déboisement dans certaines parties de la planète, densification des populations humaines dans des zones à risques (par exemple en zone innondable), perturbations diverses de l'environnement, bitumage-betonnage de superficies toujours plus importantes, etc.
  16. Oui, et la contrepartie est cet air froid qui descend de l'Arctique depuis des semaines en passant par la Scandinavie pour provoquer cette vague de froid sur une grande partie de l'Europe...
  17. En fait le "pincement" de 1966 se prolonge pendant près de 40 ans et correspond à la période de disponibilité des données satellites, prises en compte par tous les modèles. Par contre il y a divergence en fonction des structures des modèles pour les années antérieures (données moins nombreuses ou reconstituées) et pour les années postérieures (prévisions variables selon les modèles en fonction du nombre, de la structure et de l'évolution des variables retenues).Aucun modèle n'intégre vraiment l'évolution de l'activité solaire (dont il est vrai l'incidence des variations n'est actuellement que de l'ordre de 10% de celle des GES et pour laquelle les prévisions restent très incertaines) ni surtout les risques liés au méthane (imputables surtout au dégel du permafrost et à la déstabilisation plus que possible de certains gisements de clathrates (un début de désatibilisation semble déjà avoir été observé au large des côtes de la Sibérie occidentale). Il est également possible que l'évolution des relations océan-atmosphère ne soit également pas suffisament prise en compte (dégradation du puits de carbone océanique, changements possibles dans la circulation océanique), de même que les variations d'albédo sues à l'accélération du recul des glaciers et de la fonte estivale de la banquise arctique. Enfin, la prise en compte des variables économiques ne peut être qu'en grande partie incertaine. Les divergences des modéles pour les prévisions au 21ème siécle sont donc inévitables vu les difficultés d'estimation de certaines variables. Et personnellement je crains que même le plus pessimiste de ces modèles ne minimise encore les risques réels. Je m'en suis expliqué dans les forums d'infoclimat (et dans plusieurs publications) voici quelques années et je ne vois aucune raison de changer d'avis... Alain
  18. De toute manière, les écarts se resserrent toujours en automne et au printemps (ils sont au maximum en été).
  19. Surtout que l'avenir à moyen terme de la banquise est obéré par sa perte de volume (Probablement actuellement très inférieur à celui de 2007). Une variable essentielle que les experts du GIEC ne prenaient curieusement pas en compte dans leurs prévisions passées, sous prétexte que les données étaient insuffisantes pour un chiffrage précis. Alors qu'il suffisait d'établir une "fourchette" de prévisions pour tenir compte de ces incertitudes et de la variabilité annuelle "naturelle".En prenant en compte ces éléments, je continue à craindre une disparition estivale de l'essentiel de la banquise arctique entre 2017 et 2025 (soit vers 2021, à 4 années près). L'inertie du phénoméne est d'ailleurs telle que je ne pense plus qu'il soit possible de retarder cette issue au delà de 2025, même en cas de renforcement drastique des politiques de réduction des émissions de GES. Par contre de telles politiques peuvent à mon avis encore limiter les dégats en matière de tendance au réchauffement climatique, mais celà est une autre histoire.
  20. Ce n'est pas grave. Les graphiques parlent d'eux-mêmes et le commentaire (en anglais) ne fait que constater ces choses. Une évolution visiblement peu rassurante en dépit de la récente venue de La Nina, et fort loin des propos sceptiques de certains...Alain
  21. Pas de souci: Une éruption M1 n'est qu'une éruption à peine moyenne. Une éruption de la classe X3(ou au dessus)serait bien plus inquiétante et pourrait endommager nos équipements électriques ou électroniques, mais nous sommes très loin du compte. En tout cas, nous voilà actuellement rassurés sur notre étoile: l'activité solaire parait bien repartie avec un niveau normal. Ce n'est sans doute pas encore cette fois que nous connaîtrons un nouveau minimum de Maunder...
  22. Jai trouvé la dépêche d'agence ci-dessous (parue voici deux heures et demie, tout juste après la publication d'un rapport de la NEAA). Faute de trop savoir où en placer le texte, je la mets ici car elle concerne un point que j'ai soulevé voici deux jours. L'étude que relate cette depêche semble confirmer que la crise économique mondiale n'a pas été aussi négligeable (en tout cas en ce qui concerne les émissions industrielles de CO2 qui auraient globalement stagné en 2009) que ce qui a été affirmé ici-même par plusieurs intervenants. Cela même si j'admets bien volontiers que cette influence reste très marginale et n'arrive que très loin derrière celles de l'inhabituelle inactivité solaire, de la Nina, des changements dans la DNA et de la variabilité météorologue naturelle, dans les explications relatives (entre autres) à l'évolution tendancielle de l'area de la banquise arctique... TEXTE DE LA DEPECHE : Les émissions mondiales de CO2 n'ont pas augmenté en 2009, selon une étude de la NEAA. Les émissions mondiales de dioxyde de carbone (CO2) sont restées stables en 2009, le ralentissement de l'activité industrielle dans les pays riches ayant été compensé par la croissance en Chine et en Inde, a rapporté jeudi l'Agence néerlandaise d'évaluation environnementale (NEAA). Selon le rapport annuel de la NEAA, 2009 est la première année depuis 1992 à enregistrer une croissance nulle des émissions de CO2, principal gaz à effet de serre. L'étude n'a toutefois pas pris en compte l'impact de la déforestation et des feux de forêt ni le carbone émis par la décomposition de la biomasse, qui pourraient entraîner jusqu'à 20% d'émissions supplémentaires de CO2 dans le monde. En 2009, les émissions mondiales de CO2 ont atteint 31,3 milliards de tonnes, selon le rapport. Elles ont diminué de 7%, soit 800 millions de tonnes, dans les pays riches, mais cette baisse a été compensée par une hausse des émissions de 9% en Chine et 6% en Inde. La Chine, premier émetteur mondial de CO2, a vu ses émissions plus que doubler depuis 2000 pour atteindre 8,1 milliards de tonnes. De son côté, l'Inde a augmenté ses émissions de 50% depuis 2000 et est désormais le 5e émetteur mondial de carbone, note le rapport. Si en valeur absolue la Chine reste le premier émetteur de carbone, les Etats-Unis émettent près de trois fois plus de CO2 par personne que les Chinois, souligne le rapport. Les évaluations de la NEAA, se fondent sur des données de la compagnie pétrolière BP, de l'Agence internationale de l'énergie et sur les chiffres de l'activité industrielle collectés par le programme EDGAR du Centre de recherche conjoint de la Commission européenne. La publication de l'étude intervient alors que les négociations se poursuivent sous l'égide de l'ONU sur un nouveau traité pour lutter contre le réchauffement climatique après l'échec du sommet de Copenhague en décembre dernier. AP
  23. Tout à fait d'accord avec la représentativité de l'area.Pour le reste, je pense que nous avons avons épuisé le sursis de deux ans que nous avait procuré la combinaison assez exceptionelle de la Nina, d'une très faible activité solaire et d'une quasi stagnation économique (se répercutant sur les émissions de GES). On revient sur la pente de la réduction tendancielle du minimum de l'area de la banquise arctique, ce qui ne me parait guère encourageant et malheureusement tout à fait compatible avec les prévisions tendancielles que j'avais publiées voici 6 ans... Alain Coustou
  24. Interessant, mais toutes les années ne sont pas indiquées sur le second graphe (les extents moyens en Arctique), alors que le graphe n'étant pas chronologique, il n'y a pas moyens d'en induire les années non citées... A compléter, donc...
  25. La composante astronomique (variations de l'oblicité de la planète et de l'excentricité de son orbite principalement) ne se modifie qu'extrêmement lentement (elle génère des cycles glaciations-déglaciations avec une périodicité de 100 000 ans environ, bien expliquée par la prise en compte des paramètres de Milankovitch). La composante solaire n'intervient actuellement que dans une limite d'environ plus ou moins 0,1 degré K. Les autres facteurs "cosmiques" sont proprement négligeables, leur influence relevant plus du fantasme ou de biais observationnels que de la réalité. Dans le passé géologique de la Terre, le niveau des océans a aussi dépendu de la répartition des masses continentales, mais celles-ci ne se déplacent qu'extrémement lentement et ne sont pas non plus en cause actuellement. Tout au plus pourrait-on remarquer que sans la présence au pôle sud du continent antarctique, le niveau moyen des océans serait actuellement plus élevé de quelque 70 mètres (les banquises flottantes ne jouent pas sur le niveau de la mer, alors que l'accumulation de glace sur un continent retire beaucoup d'eau dans les océans. Quand aux variations climatiques des autres planètes, elles peuvent bien sûr être influencées par des variations d'activité solaire, mais elles peuvent surtout provenir de causes sans aucun rapport avec ce qui concerne notre Terre: saisons beaucoup plus longues, atmosphère plus ou moins poussiéreuse de Mars, Influence de satellites plus proches et nombreux que la Lune de la Terre, etc... Je ne comprends guère cet entêtement de certains à vouloir systématiquement nier ou minimiser l'incidence directe ou indirecte de l'accumulation de GES (essentiellement d'origine anthropique) sur l'actuelle évolution tendancielle de notre climat... Alain
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