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Quercus

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Cumulus mediocris

Cumulus mediocris (8/24)

  1. Peu d’eau sur l’agglomération grenobloise où je me trouve (une quinzaine de millimètres). Mais il faut savoir reconnaître que ce n’est pas représentatif de ce qui est tombé sur la région aujourd’hui. 04, 05, 69, 01 mais aussi une bonne partie des deux savoies ont reçu plus de 20 mm et bien souvent plus de 30. L’episode de la nuit de dimanche à lundi qui s’annonce plus rhodanien devrait bien aider à combler les laissés pour compte du jour. Au final sur 5 jours la majorité d’entre nous aurons reçu plus de 50 mmm. C’est donc un beau rattrapage !
  2. Je ne trouve pas que ce soit si mauvais non plus. D'ailleurs, la fin de journée pourrait bien contribuer à "boucher le trou" isérois. Au final, sauf en vallée du Rhône, une grande majorité des stations aura reçu 20mm sur 24h, et plus de la moitié aura même franchi les 30mm (réseau Romma), ce qui en fait un bel épisode à mon goût.
  3. Le boom du stockage par batterie semble prendre le chemin suivi par le boom du solaire. Il faut dire que l’un et l’autre sont très liés ! En chine il aurait doublé en un an atteignant déjà 100 Gw… EDIT: PREVISION SAISONNIERE Printemps et été sont des périodes de faible variation interannuelle des bilans carbone de l'électricité européenne. Le soleil brille beaucoup et les pics de consommation restent très modérés. Par conséquent, on rencontre peu de tensions sur l'approvisionnement et les fossiles sont souvent réduites au minimum. On va maintenant entrer dans la période sombre plus délicate, mais aussi plus passionnante pour les amateurs de météo/ climato que nous sommes. Les prévisions saisonnières ne valent pas grand chose. ceci-dit par curiosité, je jette de temps à autre un coup d'oeil au modèle CFS qui n'est pas plus mauvais que les autres. Si on en croit ce modèle, l'Europe de l'Ouest et du Nord (là où il y a des éoliennes susceptible de changer la donne) aurait une météo proche des normes pendant l'automne et jusqu'en décembre inclus. avec des bilans carbone pas terribles. On alternerait entre du bon et du moins bon ce qui à priori serait tout de même mieux que l'année dernière où nous avions connu de longues semaines de déventes sous ciel bâché avec des bilans carbone proches du pire de ce que l'on puisse imaginer en novembre. Avec le changement d'année on passerait en mode zonal +++ jusqu'à la fin de l'hiver entres des pressions nettement plus basses que la moyenne de l'Islande à la Scandinavie et des pressions bien plus élevées sur le bassin méditerranéen. Si cette tendance venait à se confirmer nous aurions à la fois une grande douceur et beaucoup de vent. Les bilans carbone seraient donc très bons sur le premier trimestre 2026.
  4. En effet Metre3, il existe des tas de solutions techniquement viables, y compris à des prix acceptables permettant de se passer à la fois des fossiles et du nucléaire. Avec notre climat et nos reliefs, une solution consisterait à multiplier par quatre l'éolien (en privilégiant le golfe du Lion et l'Atlantique) et le solaire et à monter dans des proportions équivalentes notre puissance STEP (25 GW de puissance instantanée environ tant en pompage qu'en turbinage). Pour les STEP, on pourrait assez efficacement utiliser les plateaux bordant la Dordogne et la Truyère pour créer toute une ribambelle de STEPs aux puissances comparables à celle du Révin (presque 1GW dans les Ardennes). Tout cela est parfaitement possible techniquement. Ca revient à avoir grosso-modo les puissances solaire et éoliennes de l'Allemagne, associées à la densité de puissance STEP du Portugal. Rien d'insurmontable donc. On pourrait même ajouter du stockage batterie (en équivalent Californie par habitant, cela nous monterait à presque 20 GW !) pour assurer les pics de consommation du soir et écrêter les pics de production solaire. Avec 25GW de STEP + 20 GW de batterie associés à l'hydro déjà en place et aux talons solaire et éoliens, on peut passer quasiment n'importe quel pic de consommation. La seul véritable blocage relève de l'acceptabilité. En d'autres termes, le problème est politique... Et c'est pour cela que ce scénario restera une fiction. En fait, il faut aller chercher dans les dictatures comme la Chine la possibilité de voir émerger de tels mixes énergétiques. Ce n'est pas forcément un objectif souhaitable.
  5. La situation météo actuelle donne matière à réflexion. -On entend parfois dire que les PV ne produisent presque rien quand il fait trop chaud. > hier, alors que nous connaissions la journée de juin la plus chaude de l'histoire connue en France, nous sommes monté à plus 18 GW de production photovoltaïque (> 50 en Allemagne !). Ca tombe d'autant mieux que pendant les canicules, l'éolien ne sert quasiment à rien (même pas 2 GW de production). A l'avenir, avec des canicules de plus en plus fréquentes / longues / intenses et avec une généralisation de l'usage de la clim, le solaire va permettre de résoudre une très grosse partie du problème. Le stockage chimique (puisque soyons clair, c'est vers cela que l'on s'achemine qu'on le veuille ou non) devrait permettre d'assurer la consommation des français en soirée. - La baisse de production nucléaire est modeste mais elle est réelle, or, en période de canicule la demande augmente beaucoup. Il ne faudra donc pas compter sur cette ressource pour assurer les pics de consommations estivaux de 2050. Une synoptique type 2003 en 2050 c'est la mise au tapis assurée de plusieurs dizaines de % de production nucléaire au mois d'août avec des fleuves devenus bouillants s'ils ne sont pas à sec... Reste la solution de technologies nucléaires sans eau, mais quand et à quelle prix ?? Cette situation fait également réfléchir à notre modèle électrique et au cahier des charges de celui-ci. Selon les sensibilités, on accorde plus d'intérêt à un paramètre ou à un autre. Emissions de CO2, sécurité en cas de conflit, prix, capacité à répondre à la demande en période météorologique exceptionnelle etc.. Finalement, on oublie de le dire, mais c'est surtout en raison de ces différentes sensibilités que l'on est parfois en désaccord les uns avec les autres. A titre personnel, j'essaye de tenir compte d'un maximum de paramètres. Ménager la chèvre et le choux diront certains. En tout cas, je n'ai aucune honte à dire que les émissions de CO2 ne doivent pas être l'alpha et l'oméga de la réflexion. -Si on ne s'intéresse qu'au CO2, la réponse est 100 % nucléaire, peu importe tous ses inconvénients qu'on ne listera pas ici tant la liste est longue... -Si on ne s'intéresse qu'au prix, la réponse sera 100 % solaire, peu importe la problématique du stockage ou le fait qu'on aura pas d'électricité la nuit... -Si on s'intéresse qu'au fait de pouvoir répondre à la demande en période climatique extrême, la réponse serait d'ennoyer toutes les vallées de France avec des barrages, peu importe... des tas de choses ! En tout cas, le solaire et l'éolien montrent quelque chose d'intéressant. Toutes intermittentes qu'elles soient, ces énergies assez peu coûteuses et pouvant être déployées rapidement permettent de répondre presque parfaitement aux pics de consommation, qu'ils soient hivernaux ou estivaux. En été, on le voit en ce moment, les PV font le job quand on en a besoin, merci à eux ! En hiver en cas de véritable vague de froid (je ne parle pas des fraicheurs de basse couche en période anticyclonique d'hiver mais de vraies vagues de froid type 1956, 1985, 1987, voire 2012), il y a toujours beaucoup de vent, jour et nuit. Du coup là ce serait aux éoliennes d'assurer l'intendance. Bref, avec mes critères il faut un mixe avec de tout. Cela implique pour la France d'alléger la barque nucléaire au profit de davantage d'éolien et de solaire quand l'Allemagne serait bien avisée de retourner à l'atome (un dizaine de GW de capacité ne leur ferait pas de mal...)
  6. Tes statistiques mettent bien en évidence "l'ovnitude" de 2003 dans la région, dès le mois de Juin et autant pour la chaleur que pour la sécheresse ! La même synoptique que 2003 en 2050 a de quoi faire réellement peur... Sinon, comme dit par d'autres, on remarque bien la trace des orages d'hier soir sur l'évolution des températures. Alors que la masse d'air en altitude est semblable à hier (voir la Croix de Chamrousse par exemple ou en mi-journée il y a moins d'une degrés de différence), dans les plaines et vallées, on est très nettement en dessous des valeurs d'hier et ce, sans pouvoir dire que ce soit à cause des nuages (il n'y en a pas un !). Jusqu'à 13h sur la région grenobloise qui a été bien concernée par les pluies, la différence a avoisiné les 5 degrés jusqu'à 13h. Elle tend maintenant à se réduire, à la fois car les sols s'assèchent, et à la fois car hier à la même heure ça commençait à bourgeonner sérieusement sur les reliefs.
  7. Le fait de multiplier par 3 a-t-il été choisi de manière arbitraire ou s'agit-il d'une quelconque modélisation pour l'avenir ? A mon avis, sur la période 2050-2080 ce n'est pas par 3 que les situations de ce type seront multipliées, mais par bien davantage, malheureusement. Je parle de la période 2050-2080 car tout projet nucléaire qui serait lancé en 2025 produirait essentiellement dans ces années. L'année dernière la simulation explore 2 (Explore2 : impacts du changement climatique sur la ressource en eau à horizon 2100 | Ministères Aménagement du territoire Transition écologique) disait : Baisse des débits marquée en été en France hexagonale, autours de -30 % mais pouvant varier entre -50 % et -15 %. Les baisses les plus sensibles concernent le sud-ouest (-50 %), les Alpes (-50 %) et le secteur méditerranéen (-40 %). Avec de telles baisse de débits en été la température des fleuves va monter en flèche et certains cours d'eau peu équipés en barrages mais équipés en centrales nucléaires (exemple de la Vienne) pourraient même être complétement à sec durant de nombreuses semaines certaines années.
  8. S'il n'y a pas encore eu d'arrêt / ralentissement de réacteur nucléaire cette année pour cause de canicule, la situation pourrait bien changer dans les prochains jours. Si l'on en croit le dernier GFS les 40 degrés seraient allègrement dépassés plusieurs jours consécutifs sur le bassin versant de la Garonne, de la Loire, du Rhône et même de la Seine ! Une canicule qu'on serait tenté de qualifier d'exceptionnelle si elle ne reflétait pas en réalité les fondamentaux de notre nouveau climat. Il est plutôt cocasse (pour ne pas dire déplorable) de constater que, sous la pression du RN, c'est en ces temps de canicule qu'un moratoire a été décidé sur le déploiement des renouvelables au profit du tout nucléaire. Heureusement, les choses ne sont pas encore actées. En tout cas, vouloir se passer des renouvelables et tout miser sur le nucléaire est d'une stupidité sans nom. A la vitesse où le climat change, il n'est même pas certain qu'il y aura encore de l'eau en fin de certains étés dans la Loire, la Seine, voire la Garonne à l'horizon 2050. Or 2050, c'est plus ou moins la date à laquelle les chantiers nucléaires décidés aujourd'hui pourrait éventuellement entrer en production.
  9. En ces temps de solstice le solaire européen bas des records. Cette semaine en France il est monté à plus de 19GW en étant également porté par une consommation accrue en journée (climatisation). Ne s’effaçant pas certains jours (ce qui est devenu exceptionnel), il a ainsi pu exprimer tout son potentiel. Les futures heures creuses solaires aideront l’année prochaine à franchir le seuil des 20gw. En Allemagne vendredi c’est la barre des 50 qui a été allègrement franchie (51.8). Là aussi, du jamais vu.
  10. Les changements de tarifications qui devraient apparaître au 1er août avec davantage d'heures creuses pendant les pics de production solaire devraient en grande partie changer la donne et améliorer les choses. A titre personnel, j'ai un VE avec une grosse batterie et des heures creuses nocturnes. J'essaie de me charger surtout les nuits où les éoliennes tournent fort pour éviter les délestages nucléaires et avoir une électricité aussi verte que possible dans mon véhicule. Je suis impatient de programmer mes recharges en journée à la belle saison et en adoptant Tempo. Le plein de 87Kwh (400 / 500 km d'autonomie) me coûtera plus que 11 euros d'une électricité extra-décarbonnée. D'ici un an ou deux je pense installer par moi même (plug and play pour un prix négligeable) quelques PV (max 3kwc pour éviter de contribuer au surplus d'électron solaire) sur carpot associés à quelques Kwh de stockage batterie. En dehors de l'amortissement des PV, le plein ne me coutera quasiment plus rien. J'ai lu récemment que les différent véhicules électriques en circulation dans le monde représentaient une économie de consommation de pétrole de près de 2,5 millions de barils /jour. Etonnamment, ce sont les deux et trois roues qui pèsent le plus lourd dans ce bilan (1,1 M), suivi par les voitures (0,9 M), puis les bus (0,3 M) et enfin les camions (0,15M).
  11. Finalement, ca prend plus l'allure d'un énorme MCS bien puissant plutôt que de SC isolées mais extrêmement grêligènes.
  12. La région n’est pas très habituée aux super cellules. Mais Keraunos a raison de pointer ce risque car les cisaillement seront forts jusqu’à la fin d’après-midi à l’Est du Rhône. En général les SC ont du mal à pénétrer dans le massif et elles se déstructurent vite au contact des reliefs. Pour moi la zone la plus à risque va de Romans sur Isère au Lac d’Aix les Bains. Éventuellement le Vercors.
  13. Je crois jamais avoir lu le chiffre de 3 millions de tonnes mais plutôt celui de 3 millions de mètres cubes, soit à la louche 6 à 7 millions de tonnes de roches. Il faut ajouter à cela X millions de mètres cubes de glaces. Au final, pourquoi pas 10 à 15 millions de tonnes de matériaux.
  14. Le problème de la glace c’est sa densité inférieure à celle de l’eau et deux fois moindre que la roche. Si un lac se forme l’eau pourrait passer par dessous par densité avant même d’avoir submergé la retenue.
  15. Ça paraît très compliqué à réaliser en si peu de temps, surtout que la zone est a risque pour intervenir et qu’en début de semaine prochaine des pluies chaudes et orageuses risquent de créer de très gros débits…
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