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Peut-être cette configuration de vents en altitude a-t-elle pu favoriser cette convection... Et en passant, une petite photo de l'environnement ou je me trouve... En l'occurrence sous l'orage. Je me rends compte que je n'ai rien envoyé en ce qui concerne les photos du côté de Sibut... L'environnement, la flore, etc... Mais il n'est pas trop tard ! Je commence dès maintenant.
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Bonjour à tous ! Retour progressif dans cette fameuse période où les vents sont calmes et très variables, au sol comme en altitude, et où l'on devine difficilement la course des nuages dans le ciel. Ayant découvert une appli qui me donne à peu près tout ce que je veux comme paramètres à tous les niveaux d'altitude, je comprends maintenant mieux ce qui se joue, même si je n'ai pas les explications en tant que telles. Ce n'est donc pas dans ma tête, les vents d'altitude sont assurément variables et faibles. Carte des vents à 700 hPa Au sol c'est plutôt sud-ouest et mieux établi, bien qu'assez calme en dehors des heures entre 10h et 14h. Et même calme absolu la nuit, en fait. Ah oui, au fait, je suis à Sibut.
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C'est vrai que ce n'est pas la même masse d'air. Mais les excès de température actuels ne peuvent-ils justement pas se "transmettre" à la masse d'air subtropicale qui, elle, pourrait justement être également plus chaude que la normale en remontant en Méditerranée ? J'ai aussi cru comprendre que dans certains cas, l'ambiance pouvait se "tropicaliser" en basse couches dans les zones côtières, surtout en fin d'été ou la mer est chaude, si le flux est configuré de manière à ce que l'humidité de la mer se mêle à la chaleur. Bon après je ne sais pas. Mais les ressentis doivent pouvoir être bien lourds aussi, non ? Au fait, je me suis toujours demandé si les cartes de CAPE ou EPCD étaient fiables par ici... Il semble que non. Est-il possible qu'un niveau si faible voire inexistant d'EPCD puisse accoucher de si importantes cellules orageuses ? J'imagine que non, et que la modélisation n'est donc pas fiable. Modélisation de ECMWF pour ce soir: Pour GFS c'est pire, il ne montre rien du tout... pourtant ça démarre pas mal dans l'est et du côté de Sibut... Est-il même possible d'utiliser les modèles pour estimer un risque d'orages dans cette partie du monde ? J'ai l'impression que non, ou alors je compte sur des plus chevronnés que moi pour m'expliquer davantage !
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Je veux bien te croire, et pas que sur nos organismes européens... Nous sommes en face d'une école publique, et régulièrement, on sort des élèves évanouis en fin de matinée ces derniers temps. Il faut évident remettre cela dans le contexte : élèves entassés comme des sardines dans des salles-hammam où la tôle du toit renvoie la chaleur par le haut... Conformément à ce que les modèles laissaient penser hier, cela continue aujourd'hui sur la même lancée. Même ciel brumeux, même lourdeur, même air immobile. L'absence de vent joue également un rôle non négligeable dans le ressenti. Il y a bien eu quelques nuages cumuliformes dans l'après-midi, mais aucun n'a même masqué le soleil. Ce qu'il faut garder à l'esprit, c'est que ce temps, habituel pour la saison plus au nord, ne l'est ici absolument pas: c'est le temps qui prévaut normalement entre la deuxième quinzaine de février et la première quinzaine de mars. Le nord étouffe, lui aussi, sous des températures encore plus caniculaires, mais avec un écart à la normale du même ordre de grandeur qu'ici. Birao est une ville du nord-est de la Centrafrique qui est quasiment jumelle, climatiquement parlant, que Ouagadougou malgré plusieurs degrés de latitude en moins (pratiquement mêmes caractéristiques, Harmattan, longue saison sèche de 7 mois, entre 700 et 800 mm de pluie centrés entre mai-juin et septembre-octobre...). Les températures étaient là-bas, d'après les cartes des modèles (aucune station à X kilomètres à la ronde), aussi excessives que sur Ouaga, voire pires, avec plusieurs fois 45ºC modélisés... pour une normale tournant autour de 39-40 avec des pointes à 42ºC. Donc ici, avoir 38-39 pour une normale de 32-33 avec des pointes à 35, représente peu ou prou le même excès. Je ne sais pas si El Nino y est pour quelque chose, ni à quand remonte les précédents excès de cet ordre de grandeur en Afrique Centrale si proche de l'équateur. Nous le saurons difficilement vu la faiblesse des séries statistiques par ici. Si cette masse d'air chaud doit se maintenir, se renforcer et se décaler vers le nord avec l'arrivée de l'été, je plains les pays méditerranéens et ceux qui en recevront les masses d'air... En attendant, pour le plaisir des yeux, aube bien rouge, la lueur rouge était même plus généralisée à l'oeil que sur la photo. L'ambiance n'est pas si bien retransmise que ça... Certainement les particules en suspension qui forment cette brumes participent-elles à cette ambiance !
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Bonjour, Aucun répit côté chaleur, avec déjà 35ºC à 10h à l'aéroport, Td 24ºC. Pas le moindre nuage et ciel brumeux, un peu comme en saison sèche. Pas de pluie en vue par les modèles avant la deuxième partie de la semaine, même si on sait que les modèles anticipent assez mal les précipitations dans le coin...
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Bonjour à tous, La chaleur ne décroche pas. Nous avons toujours 37-38ºC tous les après-midi. 37ºC est précisément la valeur actuelle à l'aéroport, avec une TD à 24ºC et comme d'habitude, peu de vent donc pénible, on fuit l'intérieur des maisons. Au moment où j'écris il y a pas mal de formations orageuses en cours d'éclosion un peu partout sur le pays, donc normalement on devrait respirer dans les prochaines heures et peut-être demain aussi, car il semble y avoir du costaud qui se forme dans le nord et l'est du pays, susceptibles de déferler sur Bangui d'ici demain matin...
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Pour étayer un peu ce qui a été dit plus haut sur la chaleur anormale, voici, de source Ogimet, les relevés d'Avril pour les années 2022, 2023 et 2024. Il n'y a pas "photo" en ce qui concerne 2024. Les relevés de pluies ont beau être souvent manquants, on voit bien côté température qu'avril 2024 se démarque de plusieurs degrés, et que les pictogrammes "orage" ou "pluie" sont moins nombreux.
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Pour revenir un peu au présent après cet historique rapide, je suis donc de nouveau à Bangui à temps plein depuis janvier, et ce avec un peu de stabilité. Côté météo, il faut bien dire que, après un mois de janvier et février plutôt normaux, avec l'Harmattan soufflant par intermittence et quelques journées plus lourdes, c'est un temps anormalement chaud qui s'est installé et surtout prolongé en mars et avril. Ca fait la troisième fois que je vis cette période, et je n'ai jamais vu une telle chaleur et si peu de pluie au mois d'Avril. Habituellement, il fait chaud et lourd fin février et au mois de mars, avec déjà de beaux orages de temps à autres venant rafraîchir temporairement l'atmopshère. Ce qui pose le plus problème n'est pas en soi la température, mais les niveaux d'humidité et l'absence de vent qui rendent cette période oppressante. Cela monte le plus souvent à 36 ou 37°C dans la journée, et dans la nuit, ça ne se rafraîchit pas bien vite, pour redescendre à 24 ou 25°C au petit matin, avec une humidité presque à saturation dès la fin de soirée et le tout sans le moindre souffle de vent (c'est pour cela que sans ventilateur, dans la maison c'est assez pénible, la sueur coule et roule en quelques minutes, même à ne rien faire). Mais en avril, ça devient rapidement pluvieux et les intermèdes chauds et oppressants restent normalement brefs, se limitants aux 24 h précédent une dégradation orageuse après deux ou trois belles journées. Mais cette année, la chaleur habituelle en mars s'est prolongée la plus grande partie du mois d'avril et les dégradations orageuses n'ont pas été bien nombreuses. Et à peine passée, retour à la case départ, chaleur oppressante. La température a presque tous les jours atteint 35°C et même plusieurs fois 37 à 38°C à l'aéroport de Bangui M'Poko ce mois-ci, ce qui représente quand même 5 - 6°C de plus que la moyenne des maximales. En fin de nuit un gros paquet orageux nous a concerné et le temps reste voilé et agréable ce midi. A voir si nous sommes définitivement sortis de cette période anormalement chaude ou si cela va recommencer. On a beaucoup parlé dans les médias de chaleur anormale au Congo RDC et Brazza... ainsi qu'en Afrique de l'Ouest, mais la Centrafrique a été également concernée (même si les pics de chaleurs sont tout de même un peu plus communs ici).
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Bonjour à tous ! Cela fait un long moment que je n’ai pas posté, et je me suis dit qu’il était temps que je fasse remonter ce fil à la surface. Étant toujours dépourvu de matériel de mesure sur place, je ne puis me lancer dans des relevés réguliers. Mais cela n’est effectivement pas une excuse pour ne pas donner des nouvelles de l’évolution du temps, d’une manière ou d’une autre. Je m’en vais donc me rattraper autant que possible. J’étais, comme vous le savez sans doute, à Sibut depuis le mois d’avril passé, et ce jusqu’à décembre dernier (mon dernier post date d’août ou j’évoquais une saison des pluies plutôt timide là-bas). La tendance s’est maintenue fortement déficitaire jusqu’à la fin septembre, avant de s’inverser en octobre et novembre (ce dernier mois ayant été presque le plus pluvieux de toute la saison, avec des pluies abondantes et presque quotidiennes à un certain moment, alors que normalement, c’est le premier mois de la saison sèche). Ensuite, courant décembre, l’Harmattan est arrivé avec son lot de fraîcheur nocturne et de températures élevées dans la journée mais supportables vu l’air plus sec. Au passage, cette fraîcheur est vraiment saisissante, lors des premières semaines d’Harmattan, car l’herbe étant toujours bien verte et se couvrant de rosée au petit matin, l’arrivée de l’air sec dans cet environnement plutôt mouillé cause un important refroidissement, certainement parce que, justement, les surfaces humides se refroidissent plus fortement par évaporation… Les premières nuits furent vraiment fraîches, car même sans thermomètre, au ressenti, je pourrais parier qu’on est descendu sous la barre des 15°C, voire même moins au petit matin… alors que la plupart du temps, chaque matin, il fait entre 20 et 23°C selon la couverture nuageuse… La fraîcheur nocturne fut moins marquée vers la fin décembre justement, lorsque l’herbe a commencé à sécher et qu’il n’y avait plus du tout de rosée. Je me permets, à ce niveau, de comparer avec mon vécu à Ziniaré, au Burkina Faso, où l’Harmattan arrive beaucoup plus tôt (fin octobre) et déjà, le plus souvent, après deux ou trois semaines sans pluie ou presque et un air surchauffé, ce qui fait que la végétation est déjà bien grillée : la première arrivée de l’Harmattan (presque toujours un après-midi entre le 25 octobre et le 1er novembre) y est également évidente, sans aucun instrument, car le ressenti change brusquement, passant d’une chaleur oppressante et immobile le matin à une « tiédeur » aérée quelques heures plus tard (je parle de tiédeur pour illustrer la première fois que je l’ai ressenti, où j’ai été surpris de voir qu’il faisait 38°C alors que j’aurai pensé beaucoup moins). Mais en revanche, les nuits qui suivent, bien qu’également plus fraîches, n’atteignent pas le niveau de fraîcheur que j’ai connu à Sibut. A Ziniaré, il faut attendre décembre pour connaître régulièrement des températures inférieures à 20°C le matin, et ce dans un air vraiment très sec et des points de rosée flirtant avec 0°C. Tandis qu’à Sibut, c’était saisissant parce qu’en à peine une semaine, on est passé d’un temps régulièrement pluvieux avec des nuits comme d’habitude autour de 22 ou 23°C à un ciel sans nuages et des nuits vraiment fraîches (avec disons, une transition d’allez… deux jours où l’on sentait que c’était proche car il faisait soudainement plus chaud dans la journée et le ciel prenait une teinte caractéristique de saison sèche) et, ce premier après-midi ou l’Harmattan a soufflé en petite brise, à peine le soleil couché, le temps s’est vraiment rafraîchi au point ou personne (y compris moi) n’a passé la soirée dehors dans la cour. Par contre, les journées étaient rapidement chaudes, autour de 35°C, pas de pic de « fraîcheur » diurne durable comme à Ziniaré où fin décembre et courant janvier, on arrive à avoir des journées avec 28-29°C de maximale. En effet, les températures à 850 hPa ne descendent jamais bien bas par ici, donc la fraîcheur matinale semble clairement due à une situation d’inversion quasi-quotidienne avec l’humidité restante de la végétation piégée au ras du sol… Clairement visible avec la fumée des foyers qui « s’arrête » quelques dizaines de mètres au dessus du sol et s’étale en plateau… J'ai aussi constaté qu'à Sibut, il y a beaucoup moins de fumée de feux de brousse qu’à Bangui… C’est fin décembre que je suis retourné à Bangui et que j’ai retrouvé ce ciel enfumé et ces filaments noirs de cendre qui tombent lentement du ciel… Que les gens appellent d’ailleurs ironiquement la neige de Bangui. Peut-être que ceci est favorisé par la situation géographique de Bangui, dans une cuvette entourée de collines où la brousse brûlent un peu de partout durant toute la saison sèche (le plus souvent ce sont des feux allumés par les paysans, bien que j'ai été témoin une fois d'un feu directement allumé par la foudre lors d'un orage non accompagné de pluie fin novembre 2022...). La fumée semble restée piégée, et la plupart du temps entre décembre et mars, l'atmosphère est fortement concentrée en fumée, au point où le soleil a une drôle de couleur le matin et l'après-midi, et la lune est presque orange à certains moments la nuit. Et comme je le disais, toute la journée, des filaments noirs tombent du ciel.
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Salut ! Et merci. Vraiment, la passion météo ne m'a pas quittée d'un pouce... Pas plus que mon envie de partager les données en temps réel. Mais j'ai dû faire des choix de priorités... Et je pense que petit à petit, je pourrai réunir les conditions pour le faire de nouveau. Pour ce qui est des visites au pays et vice-versa, non, justement, c'est un peu compliqué dans l'état actuel des choses. Le pays dans lequel je suis n'étant pas dans une situation de "hotspot touristique" en ce moment (comme de plus en plus de pays d'Afrique, malheureusement, il suffit de voir l'actualité...), la famille ne se bouscule pas au portillon pour venir ici. Les vols Paris-Bangui sont plus onéreux que les Paris-Ouaga... Donc comme je le dis, choix de priorités... Je préfère rester et développer mon projet plutôt que de faire des voyages dont le coût réduirait à néant mes possibilités d'aller de l'avant dans mon projet sur place.
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Bonjour Jean-Pierre, Merci pour cette remarque. Comme je le disais, étant maintenant à Sibut, avec le temps, j'aurai probablement l'opportunité d'installer du matériel dans un coin tranquille et je ne crains plus les dégradations. Que ce soit du matériel "à l'ancienne" ou plus moderne, le tout est de le faire venir. A Sibut il n'y a aucun moyen d'avoir ce genre de matériel, même un thermomètre tout bête. À Bangui, pour être franc, je n'en sais rien, à la prochaine virée là-bas il faut que je farfouille un peu en ville... Ça doit pouvoir se trouver, mais ça ne court certainement pas les rues non plus. Mon plan le plus sérieux est de profiter de la venue d'une connaissance à Bangui pour lui faire ramener du matos. Il me reste encore quelques temps pour réfléchir... Pour le pluviomètre, comme on me l'a fait remarquer en MP, je pourrais essayer d'en fabriquer un à la main, mais là il faut que je fouille pour ne pas faire n'importe quoi.
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Pour rappel, c'est accéléré 30 fois, donc imaginez vous fixer le ciel et y comprendre quelque chose en un coup d'œil... Chaque vidéo représente 30 minutes compressée en une seule... C'est surtout dans la deuxième vidéo à partir de la 25e seconde, que le déplacement des nuages est le plus difficile à comprendre. À l'étage élevé, on observe carrément un genre de demi-tour...
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Je tenais également à parler d'une autre particularité du climat d'ici, (ça je pense que c'est pareil à Bangui qu'à Sibut) qu'on doit surtout à la position assez proche de l'équateur, donc dans une zone de convergence entre plusieurs vents / flux... J'en deviendrai presque fou, à essayer de déterminer d'où viennent les nuages... J'ai l'impression que ça se croise de partout. En fait, ce n'est pas qu'une impression. J'ai pris des vidéos accélérées 30x pour observer le déplacement des nuages dans le ciel. Et le résultat est que c'est vraiment le désordre là-haut, et ce, tous les jours depuis le mois de juin. Entre des nuages très bas matinaux qui circulent (très lentement) un jour d'ouest en est, le lendemain dans le sens inverse, des cumulus dans la journée qui circulent essentiellement d'ouest en est, surmontés de nuages moyens ou élevés qui circulent quant à eux essentiellement d'est en ouest, on voit dans les vidéos en accéléré que les cumulus (qui viennent de l'ouest ou du sud-ouest) bourgeonnent et que leur sommet se retrouve finalement entraîné dans le flux d'altitude qui va en sens inverse. Le tout est très lent, donc, en gros, quand vous levez la tête pour observer les nuages, vous n'y comprenez rien, ou vous gourez complètement. Cette expérience me marque suffisamment pour que j'en parle ici. Au Burkina, on observe aussi un cisaillement entre la mousson de sud-ouest en basses couches et la circulation d'est en altitude, mais c'est tout de même beaucoup plus clair dans l'ensemble. Les pluies viennent essentiellement de l'est, même s'il est vrai qu'il y a des années où, surtout en août quand la mousson de sud-ouest est particulièrement vigoureuse, on retrouve aussi des remontées pluvieuses qui suivent le flux de mousson et donc nous viennent directement de l'ouest (mais ça se limite à une quinzaine de jours par an). Ici les vents de surface sont tellement faibles et variables que c'est vraiment difficile de savoir. Souvent, les orages qui se forment font leur propre loi en ce qui concerne le vent en surface, et comme plusieurs cellules orageuses peuvent passer à proximité dans la même journée, un passant plus au nord et l'autre plus au sud, le vent peut en gros passer par tous les points cardinaux en 24 heures. Et enfin, j'ai aussi remarqué, ici à Sibut, que la plupart des orages qui nous tombent violemment dessus semblent se former directement au-dessus de la ville. Au lieu de bourgeonner plus loin et de dériver vers nous, (comme j'en avais plutôt l'habitude jusqu'ici partout où je suis allé), ils semblent partir directement des cumulus situés au-dessus de notre tête ou à proximité immédiate. Ce qui en rend l'anticipation particulièrement ardue. Parfois, il se met à pleuvoir à grosses gouttes sans le moindre signe avant-coureur. Tandis que des gros Cb bien sombres visibles depuis des heures viennent nous donner trois gouttes, comme j'en parlais plus haut. Il y a trois jours, je me rappelle, vers 20 heures, être en train d'admirer, dans une ambiance tiède et moite, le premier quartier de lune dans un ciel bien dégagé (quelques flashs dans le lointain étaient toutefois visibles de temps à autre), avant qu'en quelques minutes, des nuages se forment et bourgeonnent à l'étage moyen, cernent la lune de tous les côtés, puis finissent rapidement par la masquer. Après un beau spectacle de tours convectives éclairées par la lune, le ciel a fini par se couvrir complètement et il s'est mis à pleuvoir à grosses gouttes pendant un bon quart d'heure. Vraiment... je n'ai pas l'habitude de ces formations convectives expresses sur place, mais ici, cela semble être légion en ce moment. Ici comme à Bangui, je trouve, et ce, depuis le début (même l'année dernière), que les orages sont particulièrement "explosifs", c'est-à-dire riches en impacts de foudre à vous faire sauter de votre chaise. Différence marquante avec le Burkina où c'était beaucoup plus souvent un festival d'intra-nuageux, très lumineux, mais peu bruyants (petit roulement de tonnerre permanent, ce qui n'excluait pas évidemment quelques impacts bien bruyants de temps à autre). Bref, voilà un peu, en désordre (comme à l'accoutumée, me direz-vous ! ) les chroniques météo de Sibut... Je ne manquerai pas de mettre en ligne mes vidéos accélérées de la circulation des nuages, et de les partager ici très vite. J'ajouterais que je souhaite bon courage à n'importe qui pour essayer d'anticiper les pluies, même une heure à l'avance...
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Allons-y alors, parlons météo... Alors comme dit précédemment, j'hésite à ouvrir un sujet dédié à Sibut, du moins tant que je n'ai pas de station... C'est peut-être mieux que j'alimente celui-ci en attendant, pour ne pas créer un sujet dénué d'intérêt. Premièrement, cette année a l'air d'être plus chaude et moins pluvieuse que l'année dernière, du moins pour le moment. Même à Bangui, où je retourne de temps en temps, la pluie s'est montrée plus erratique en première partie de saison (mars, avril, mai et juin). Au point d'observer de temps en temps des signes de soif sur la végétation herbacée entre deux épisodes pluvieux. Même actuellement, où la pluie est au rendez-vous (de toute manière, une sécheresse, même de surface, reste impossible par ici passé le mois de juin), cela paraît moins abondant que l'année dernière où, à cette période, on parlait beaucoup d'inondations. Ici à Sibut, la différence avec Bangui m'a pour tout dire étonnée, car elle semble plus prononcée que ce que j'avais imaginé au premier abord. Je n'ai pour le moment aucun recul ni source fiable pour comparer les conditions climatiques de Sibut avec les années précédentes (en dehors des témoignages des habitants). Jusqu'à début juin, les pluies ont été ici (un peu trop) espacées, et la végétation herbacée donnait vraiment des signes de soif avec enroulement des feuilles et même léger jaunissement des herbes précédemment sorties dans les terrains peu fertiles. Cela n'a semble-t-il pas trop touché les cultures (qui sont ici en route depuis avril), car malgré l'espacement entre les pluies (parfois plus d'une semaine), celles-ci étaient, lorsqu'elles tombaient, réellement abondantes (presque toujours nocturnes), et l'ambiance restait de toute façon toujours très humide (rosée matinale abondante et quotidienne, avec les toits en tôle qui font du goutte-à-goutte chaque matin). Depuis la fin juin, les pluies sont plus régulières, mais restent surtout nocturnes, ce qui fait que le ressenti reste chaud et moite la plupart du temps, en journée. Les journées sont très souvent ensoleillées, avec des nuages bourgeonnants pas suffisamment nombreux pour freiner les ardeurs du soleil, un vent perpétuellement nul ou très faible. Lors du passage d'ondes d'est (qui circulent de plus en plus au nord avec l'avancement de la saison), le temps est plus instable, le ciel plus laiteux et le soleil moins présent. Jusqu'à aujourd'hui, je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer que (et ce depuis mon arrivée en Avril) les plus forts foyers pluvieux avaient tendance à éviter Sibut dans la journée, mais, au contraire, s'y concentrer durant la nuit. En effet, j'ai vécu, depuis mon arrivée à Sibut, beaucoup d'orages, mais seule une minorité ont frappé la ville de plein fouet en plein jour, avec parfois les rideaux de pluie visible de part et d'autre de la ville, mais que des pipis de chat, voire rien du tout sur la ville en elle-même. De nombreuses fois, de gros foyers orageux prometteurs se sont formés, positionnés (apparemment) idéalement pour fondre sur la ville, beaucoup d'activité électrique, du vent, mais finalement juste quelques gouttes en ville, genre la montagne qui accouche d'une souris. En revanche, de gros "déluges" sont régulièrement tombés tout au long de la nuit, alors même que l'image satellite était beaucoup moins "prometteuse" que lors des épisodes diurnes ratés, où je me disais pourtant qu'on allait s'en prendre plein à la figure. Pour l'instant, je dirai que les trois quarts de notre cumul pluviométrique sont tombés à des heures comprises entre 21 heures et 3 heures du matin. À Bangui en revanche, à chacun de mes retours, les pluies de fin de matinée ou milieu d'après-midi sont très régulières. Il est encore bien trop tôt pour déterminer si c'est une particularité de Sibut ou un hasard... Au fil de mes recherches sur le sujet (un sujet pas vraiment très bien traité sur le net pour tout dire), il s'est avéré que Bangui était quelque peu favorisé par le relief (Bangui et ses alentours sont agrémentés de pas mal de collines un peu partout) et son climat et aussi certainement influencé par le fleuve. Sibut et ses alentours ressemblent plus à ce qu'on pourrait voir du côté de Ziniaré, c'est-à-dire que c'est plutôt un plat pays, bien que pas complètement non plus). Et quelques recherches plus poussées m'ont permis de voir qu'en effet, Sibut se trouve dans une (vaste) zone quelque peu défavorisée par le relief, car "en creux à l'abri du plateau de Bosobolo". (source, un document nommé Agroclimatologie de Centrafrique, éditions ORSTOM, datant de 1988). Cependant, si cela explique un certain désavantage pluviométrique par rapport à la même latitude dans l'ouest centrafricain, je ne crois pas que cela puisse avoir d'influence quelconque sur la répartition horaire de la pluviosité... Bref, à suivre, car tout cela pourrait changer dans les jours à venir, nous ne sommes après tout qu'à la moitié de la saison des pluies. Et comme je le disais, je n'ai aucun recul pour le moment. Je me rappelle aussi que certaines années, au Burkina, Ziniaré subissait le plus clair de ses pluies en pleine nuit, laissant des journées chaudes et moites, tandis que d'autres années, c'était à d'autres moments de la journée, ce qui nous laissait plus de fraîcheur et de nébulosité... Certainement une question de timing dans le passage des ondes d'est, et plein d'autres choses que je ne maîtrise que peu...
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Bonjour à tous ! Encore une fois, un bon bout de temps s'est écoulé depuis mon dernier post... Je suis, comme précédemment mentionné, installé à Sibut où j'ai trouvé une certaine stabilité. Peu de temps, et aucun chiffre à partager. Ce sont les deux raisons principales qui m'ont fait "procrastiner" à chaque fois que j'ai voulu poster sur ce forum. Eh oui, 180 km de Bangui, c'est quand même bien trop loin pour que je puisse évoquer les chiffres de la station de l'aéroport de Bangui pour parler de ce qui se passe à Sibut. Je n'ai pas non plus de station, et ce pays est un véritable "désert" en terme de relevés officiels... Je bénéficie de l'électricité grâce à un panneau solaire de 200 watts situé dans le lieu où j'habite, ainsi qu'un autre sur le lieu où je travaille. La bonne nouvelle, c'est que si j'arrive à faire venir une station, je pourrai l'alimenter, et la sécurité de celle-ci serait plus assurée qu'à Bangui (la sécurité est en fait une des principales raison qui m'a freiné dans mon élan d'en faire venir une, en plus du fait que je ne connaisse qu'une seule personne qui fasse des aller-retours "réguliers" entre la France et la R.C.A). Sur Bangui le vol et / où la dégradation "gratuite" de matériel est monnaie courante dès le moindre souci social ou politique, même si je n'en n'ai pas encore été directement témoin, les témoignages ne manquent en revanche pas... A Sibut en revanche, une fois un peu éloigné du centre ville, le risque semble quasi-nul. En fait, je "rêve" de pouvoir effectuer un suivi tel que je le faisais à Ziniaré... Ca viendra certainement un jour. Je préfère écrire un second message plus bas au lieu de poster un pavé traitant de tous les sujets à la fois, donc... on se retrouve un peu plus bas !!!
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Bonjour à tous ! Beaucoup de choses depuis mon dernier post... J'ai fait un tour à Sibut (une ville de Centrafrique située à 180 km au nord/nord-est de Bangui) et il se pourrait que j'y passe le plus clair de mon temps, avec des allers-retour plus ou moins réguliers à Bangui. Le climat là-bas, bien que pas beaucoup moins humide que celui de Bangui, mérite quand même d'être différencié. Bangui reçoit un peu plus de 1 500 mm / an et Sibut juste un peu moins de 1 400, donc ça fait en gros une différence de 150 mm. La saison sèche est un peu plus marquée à Sibut, la présence de l'Harmattan y est plus régulière (normal, c'est plus au nord). La saison des pluies est un peu plus tardive à se mettre en place (mais pas moins intense) et la saison sèche est également un peu plus précoce. Voici, à titre de comparaison, deux tableaux climatiques tirés des articles Wikipédia anglophones sur Sibut et Bangui : Mars, avril et mai à Sibut reçoivent respectivement 70 et 93, et 140 mm tandis qu'à Bangui, 116, 142 et 167 mm. J'ai effectivement remarqué (l'année dernière à la même période) que le début de la saison des pluies sur Bangui est assez brutal, avec, dès le mois de mars, de copieux arrosages déjà bien assez réguliers. Ironiquement, les Banguissois considèrent mars comme faisant partie de la saison sèche, ce qui est climatologiquement faux, mais compréhensible d'un point de vue ressenti, car il y fait souvent péniblement chaud et moite et les pluies sont encore espacées, surtout durant la première quinzaine, et entrecoupées de temps très lourd. Tandis qu'en avril, c'est un peu plus régulier et le ressenti moins souvent pénible. À Sibut en revanche, le début est nettement plus poussif comme le montrent les chiffres ci-dessus. Et concrètement, durant la semaine où j'y étais, il est tombé deux gros orages à Bangui, mais à peine deux petites ondées à Sibut, dans un air brûlant qui n'est pas sans rappeler le bon vieux Burkina... Par contre, au cœur de la saison, entre mai et octobre, c'est pareil, voire légèrement plus intense à Sibut qu'à Bangui, Bangui semblant avoir un creux très relatif en juin que Sibut n'a pas (les prémices d'une petite saison sèche de climat équatorial, sans doute, car plus au sud, ce creux tend à s'accentuer). En fin de saison, Bangui reprend évidemment l'avantage avec 89 mm en novembre contre 48 à Sibut. L'avantage du climat de Sibut est que la présence un peu plus précoce et marquée de l'Harmattan permet l'existence d'une saison "fraîche" entre novembre et février qui est presque inexistante à Bangui (limitée à une période s'étendant du 15 décembre au 15 janvier grosso-modo... La végétation sur Sibut est celle d'une savane bien boisée avec une couverture végétale plutôt dense, un peu plus adaptée à la sécheresse. Du côté de Bangui, cette savane est régulièrement remplacée par des zones de forêt à l'allure de jungle. J'ai eu tout le loisir, durant les 5 heures de route (ça fait beaucoup pour 180 km, mais vu l'état de la route et les nombreux contrôles) d'admirer cette transition. En conclusion, si les deux villes ont le même climat selon la classification de Köppen (Aw - climat de savane), celui de Sibut est franchement un climat de savane (bien que la saison humide l'emporte toujours sur la saison sèche), tandis que celui de Bangui tend à se rapprocher d'un climat équatorial (> 1 500 mm, petit creux dans la saison des pluies, mais par contre une saison sèche évidemment bien marquée de 3 mois qui l'exclut d'office). Je ne suis pas sûr de l'utilité d'ouvrir un autre sujet pour Sibut, je vais donc probablement en parler dans ce topic, d'autant plus que je vais régulièrement jongler entre les deux villes. Je vais m'arranger pour faire venir une station d'ici le mois de juillet, ou au plus tard novembre: j'ai un peu de chance étant donné que la personne responsable de l'association dans laquelle j'évolue fait la navette France - RCA plusieurs fois par an. En attendant, je continue à me contenter de commentaires, anecdotes et photos, avec à l'appui quelques données d'aéroport pour Bangui (malheureusement inexistantes à Sibut). Quelques photos d'un orage aux allures particulièrement effrayantes qui nous a frappé mercredi dernier (le 29 mars). Il y avait beaucoup de mouvement dans le ciel, les nuages semblaient rouler sur eux-mêmes à une vitesse peu rassurante, avec des morceaux qui semblaient descendre en roulant... Un spectacle qui m'a rarement été donné de constater. Je me suis à un moment demandé si les tornades étaient possibles en Afrique Centrale, mais il semble qu'à cette latitude cela ne soit pas commun... heureusement. Mais tout de même, ce ciel faisait peur, il fallait le voir en mouvement. Avec le recul, c'était certainement un simple front de rafales, mais tout de même, je n'en vois pas de pareils tous les jours.
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Bonjour à tous ! Après quelques journées marquées par l'Harmattan, la chaleur moite est de retour en force depuis hier, et avec elle, l'activité orageuse. Activité soutenue hier soir avec beaucoup de foudre, une averse pas trop forte mais tout de même suffisante pour humidifier un peu la terre. Ambiance hier soir, peu avant 18h. Après une nuit calme, de nouveau de l'orage ce matin, il n'a pas encore plu mais le foyer est situé directement au nord-est de notre position et se déplace très lentement, donc ça pourrait donner de l'eau.
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Aujourd'hui, parfaite journée d'Harmattan en vue. Là le vent est au secteur nord, voire nord-est, preuve que le F.I.T s'est vraiment enfoncé suffisamment au sud. Du coup, là on retrouve des conditions proches de ce qu'on pourrait avoir à Ziniaré (bien que la Td est tout de même plus élevée). Le relevé de 9h (8h UTC) indique 23ºC et celui de 10h (9h UTC) 32ºC, ce qui fait donc 9ºC en une heure... C'est bien L'Harmattan ça, surtout quand le sol est bien sec et que le soleil brille fort. C'est vrai que j'aime trop comparer, direz-vous... Mais je ne peux pas m'en empêcher : malgré la différence de latitude, ce sont à peu près les mêmes acteurs qui sont en jeu, ce qui rend la comparaison intéressante ... Pas comment si on faisait la comparaison d'un climat tempéré avec un climat tropical 😆. Il faut vraiment que je me trouve une station... Les trous quotidiens dans le METAR sont frustrants : Sur le dernier relevé le vent est au secteur nord-ouest, mais je pense que sur les prochains ça tendra au nord est, en tous cas ici après quelques minutes au nord-ouest au moment où le vent s'est brusquement levé, ça vient à présent clairement du nord-est, après il est possible que les collines induisent des effets locaux sur la direction du vent...
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À propos, je me suis toujours posé la question de savoir comment étaient réellement calculées les moyennes de températures journalières. J'ai cru comprendre qu'on pouvait se contenter de faire la moyenne Tn et Tx, ou alors calculer la moyenne de toutes les valeurs relevées sur les 24h... La deuxième solution me paraît sans aucun doute plus fiable, mais... Parce que pour des valeurs données (exemple Tn de 21ºC et Tx de 33ºC), je "fabrique" deux journées radicalement différentes, voire trois... Pour bien illustrer que les chiffres ne parlent parfois pas très bien: Allez c'est parti pour le scénario. Jour 1: Lever du jour avec 21ºC, montée rapide, dès 10h, à 30ºC, puis ça reste autour de 33ºC une bonne partie de l'après midi, avec de redescendre péniblement à 27 ou 28 après le coucher du soleil... Jour 2: La nuit se passe, ça descend péniblement à 25ºC au lever du soleil, remonte à 33ºC dès 11h, puis gros orages, et ça reste à 21ºC de midi jusqu'à la fin de la journée... Mêmes Tn et Tx. Pourtant deux ressentis totalement différents, et c'est sûr qu'on dormira mieux le soir du jour 2 que du jour 1... Fin du scénario. Ça se concrétise avec cette comparaison: À Bangui ici, j'ai l'impression qu'on reste plus longtemps près des 21ºC le matin, qu'on toucherait du bout des doigts les 33ºC, et qu'on redescendrait vite à 24 ou 25ºC avant la fin de soirée. A Ziniaré il est plus commun que l'on ne touche que du bout des doigts les 21ºC, avant de monter bien vite proche des 33ºC, et qu'on reste longtemps à 27 ou 28ºC en soirée avant de descendre péniblement... Je ne sais pas si j'arrive à me faire comprendre... C'est un peu ce que je veux illustrer... Les différents index et moyennes ont beau être tout ce qu'il y a de plus réel, il y a une autre dimension à prendre en compte pour juger tout cela. La nature du sol, la végétation, tout cela joue énormément dans le cycle thermique diurne, et peut donc causer ce genre de différences... Mais dans ce dernier cas, je sais que je n'apprends rien à personne 🙂.
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Ça ne m'étonne guère. D'ailleurs, m'intéressant beaucoup au climat de la Guyane, j'ai souvent les yeux rivés sur les images sat, et c'est aussi ce que j'en déduis, les pluies semblent beaucoup plus passer rapidement, plusieurs fois par jour, et sous formes d'averses de petite dimension plutôt que de gros orages... (Bien que comme tu le dis, durant le coeur des deux saisons des pluies, je vois souvent des gros paquets durable). J'imagine aussi que, surtout dans les zones littorales, la mer, avec son inertie restant chaude quelle que soit le nombre d'averses qu'elle ait reçu dans la journée, la température ne puisse pas descendre durablement, car la masse d'air est immédiatement réchauffée par le vent marin après la pluie... On retrouve aussi des températures élevées le matin sur les côtes africaines... Influence de l'océan chaud sans aucun doute. Mais il suffit de quelques kilomètres à l'intérieur des terres pour passer de 26 à 22ºC au petit matin... Par contre ça se réchauffe évidemment plus vite en journée dans l'intérieur des terres... Selon la nébulosité bien sûr.
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Effectivement, vu avec l'humidex, ça donner ça... Mais dans le "concret", à Ziniaré, je dormais avec le ventilo quasiment toute l'année, sauf décembre et janvier lors du pic de fraîcheur, (bien plus marqué sur Ziniaré que sur Bangui), et sauf aussi peut être une vingtaine de jours éparpillés dans la saison pluvieuse, où il aurait plu toute la journée et où la maison reste bien fraîche la nuit. Par contre ici, à Bangui, en fait je ne dors avec le ventilo qu'en février et mars (mon premier séjour était entre décembre et avril, et mon séjour actuel a commencé en septembre), je sais sans erreur possible qu'après avril, les nuits sont rapidement fraîches dès le coucher du soleil, donc même si je n'ai pas encore fait la période mai-août, je sais qu'il n'y a quasiment aucun risque qu'il fasse chaud la nuit. En fait, ce qui diffère ici, c'est que quelle que soit la chaleur de la journée, ça se rafraîchit assez vite la nuit... Et le matin ça ne monte pas trop vite. Il y a aussi le fait que, selon le temps qu'on y passe, le ressenti réel peut être différent de ce que les chiffres avancent. Perso, l'humidex ne me plaît pas trop (ça n'engage que moi), je préfère le heat index, selon moi plus réaliste. En plus ces index ne prennent pas en compte le vent, ni la nébulosité si je ne me trompe pas... C'est vrai que la température se prend à l'ombre, mais l'homme ne vit pas qu'à l'ombre 😂. Donc parfois en comparant ces valeurs je trouve qu'il y a un décalage avec le ressenti réel. En tous cas personnellement, je ne souffre presque pas de la chaleur ici, à l'exception de ces dernières semaines (mais ce n'est pas tous les jours non plus). En septembre, il pleuvait souvent et la température ne dépassait parfois pas les 28ºC ou 29ºC, avec une nébulosité quasi totale et un air saturé en humidité, mais une brise légère, ce qui rendait l'atmosphère plutôt agréable... En tous cas je ressens cela comme plus agréable que 35ºC et plein soleil, même bien secs ! Salut ! Effectivement, ça peut être trompeur. Cependant, les pluies de Guyane n'ont peut-être pas toujours le même effet qu'ici sur le continent, de par leur façon même de se produire. Par exemple, que ce soit au Burkina en saison pluvieuse où ici, il est plutôt rare qu'il pleuve et que la température reste à 31ºC après la pluie. Si c'est une ligne de grains ou un gros MCS (souvent le cas ici), généralement quand ça pète ça descend sous la barre des 25ºC pour le reste de la journée et le ciel reste fortement voilé. Par contre effectivement, les averses qui émanent de simples cumulus bourgeonnants en plein midi (plutôt minoritaires au Burkina, plus fréquentes ici mais pas tant que ça) et qui tombent de façon localisée peuvent faire le genre d'effet que tu décris. Quand c'est ainsi on parle ici de mauvaise pluie, la bonne pluie étant celle qui rafraîchit durablement le temps et masque le soleil pour le gros de la journée.
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Mes excuses, j'ai simplement écrit trop vite... Je voulais dire beaucoup moins chaud que ce que l'on a l'habitude d'endurer au Burkina à la période la plus chaude (soit Avril et Mai), je ne voulais pas parler du moment présent où, de toute évidence, L'Harmattan rend les conditions évidemment bien plus supportables au Burkina. C'est ça, de rédiger un message depuis le téléphone avec des enfants qui s'amusent à grand bruit autour... 😂 EDIT: Pour compléter, je voulais rappeler que, en Avril et Mai au Burkina, il y a de nombreuses nuits avec des Tn parfois supérieures à 30ºC, avec en plus l'humidité par dessus, et des journées à plus de 42ºC, avec parfois également des Td >15ºC donc oui, ici à Bangui, ça reste bien moins pénible (nous sommes bien d'accord que je compare la période actuelle, qui est la plus chaude de l'année à Bangui, avec le mois d'Avril et mai, qui sont les plus chauds sur Ouagadougou). Mea culpa donc pour avoir omis de préciser que je ne comparais pas la période en tant que telle, mais plutôt les pics de chaleur respectifs des villes de Bangui et de Ouaga (ou Ziniaré), qui surviennent avec deux mois d'écart... Mais je maintiens que ce n'est qu'un apéritif par rapport à ce que j'ai pu connaître à Ziniaré... Ici à Bangui, au moins, quoiqu'il arrive, le matin ça descend sous la barre des 25ºC... Et d'ailleurs, le pic de chaleur est souvent entrecoupé de pluies rafraîchissantes dès mars, et en Avril, tout cela est vite oublié (vécu l'année dernière) alors qu'à Ziniaré, c'était un cauchemar interminable avec très peu, voire aucun répit...
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Salut ! Le F.I.T continue à onduler tout près de nous. Les conditions étaient chaudes et plus sèches hier, avec au dernier METAR de 13h T.U soit 14h ici (malheureusement les bulletins METAR de la station de l'aéroport de Bangui M'poko sont émis de façon aléatoire, avec souvent des heures, voire des jours sans bulletin émis...) une température de 36ºC et une Td descendant jusqu'à 13ºC. Chaleur de ce fait à nouveau supportable. Tôt ce matin, bancs de cumulus bourgeonnant avec parfois même quelques gouttes, un peu à l'image de mon dernier post sauf que la dernière fois il n'y avait pas eu les gouttes. Ils seront, j'en suis sûr bien vite dissipés et les conditions s'annoncent à peu près les mêmes qu'hier. L'Harmattan devrait même gagner un peu de terrain pour le reste de la semaine avec la possibilité que nous basculions vraiment dans l'air sec 24/24h pendant quelques jours. À suivre... La barre des 40ºC pourrait être approchée à cette occasion... Je suis curieux de savoir si elle pourrait être atteinte d'ailleurs. Ambiance et image sat ce matin.
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Bonjour à tous ! Temps chaud et lourd, à 7h Tº 25ºC, Td 24ºC et cette ambiance : Beaucoup de particules fines dans l'atmosphère à mon avis, je ne sais pas trop si c'est de la poussière saharienne ou de la fumée... probablement les deux, mais ça donne un aspect assez spécial au ciel avec les cumulus qui se développent dans cette lumière pâle... J'ajoute que c'est une ambiante très courante en saison sèche justement, je parlais l'autre jour de ces conditions perpétuellement lourdes et des nuages pré-orageux qui montent mais qui n'accouchent presque jamais... Ce matin en est un parfait exemple. Conditions qu'on retrouve au Burkina pendant la période charnière mousson-harmattan... En ce moment les conditions sont plutôt pénibles car le trio température et humidité élevées + vent faible donne un ressenti bien dégueulasse, surtout en soirée. Beaucoup moins chaud qu'au Burkina, certes, mais aussi moins aéré et plus humide. Avec un ventilateur ça passe comme sur des roulettes, mais c'est là qu'est l'os: pas de courant depuis des jours... Et les rares fois où ils envoient, c'est aux heures où on en a le moins besoin (une ou deux heures en milieu de matinée). Du coup ce mélange de petites choses finit par réussir à former une alliance désagréable.
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Je sais bien, je te fais le topo en MP, car c'est un sacré pavé de hors-sujet, là...