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Bonsoir à tous ! Si vous vous demandez pour quelle raison mes relevés tardent à venir, sachez que WU à égaré une dizaine de jours de données entre le 11 et le 21 mai. Comme c'est pareil pour toutes les stations du réseau dans le monde. J'ose espérer que le tout sera récupéré et que ce n'est pas irréversible. Heureusement, les cumuls de pluie sont enregistrés et gardés en mémoire sur la console de la station. En attendant les relevés, je partage avec vous ma joie de voir que cette fin mai se montre mouvementée côté orages, pluie et vent. Nous avons eu la semaine dernière un orage accompagné d'un gros coup de vent et de grêle, et 8 mm de pluie. Vendredi soir une bonne ligne de grains avec 15 mm de pluie. Et aujourd'hui, un orage très pluvieux avec déjà 32 mm (provisoires) en moins d'une heure ! La moyenne pluviométrique de mai se voit donc atteinte voire dépassée 🙂. L'installation de la saison semble très prometteuse... Mais prudence, on connaît tous ce que l'on connaît... 🤔
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Re-bonsoir! Tu as vu juste lorsque tu as dit que je n'estime pas beaucoup la variation lumineuse comme valable pour expliquer le comportement de la végétation. Mais en effet, ça doit faire partie des paramètres qui jouent. Et effectivement pour les forêts ombrophiles il est clair qu'elles connaissent un vrai coup de reverdissement en saison sèche, ce qui doit là vraiment être très lié au meilleur ensoleillement. Logique, car en climat équatorial, il n'est pas rare qu'il pleuve des journées entières ou que le ciel reste gris plus de la moitié de la journée pendant des semaines, durant les saisons pluvieuses. Et l'arrivée de la saison sèche fait nettement augmenter l'ensoleillement, donc l'intensité lumineuse... Et l'on part du principe qu'autour de l'équateur, la variation du rayonnement solaire reçu de l'espace est faible (au plus bas 67° au dessus de l'horizon à midi, aux solstices, et au plus haut 90° aux équinoxes et la variation de la durée du jour nulle ou quasi-nulle. Pourquoi suis-je dubitatif pour ici ? Parce que je n'ai pas l'impression que la "chronologie" des variations lumineuses correspond vraiment à la façon dont les arbres "devraient" réagir si ce paramètre était si important. Je m'explique. Nous sommes à 12° de latitude Nord. La saison sèche débute quand le soleil commence à décliner, à monter à moins de 65° à midi jusqu'à descendre à 53° au solstice de décembre. Pendant cette première partie de la saison sèche, l'intensité lumineuse reste forte grâce à l'absence de nuages bien qu'elle baisse régulièrement (et la durée du jour avec, même si ce n'est pas très marqué, il y a quand même un raccourcissement des jours, environ 11h30 de jour au solstice d'hiver). Mais tout cela se complique quand la brume de poussière, aléatoirement, apparaît. Je ne sais pas dans quelle mesure ça baisse le rayonnement, mais ça doit y aller bon train! Cette brume de poussière se fait plus fréquente en deuxième partie de saison sèche, les cieux "bleu azur" sont assez rares (mais là encore tout dépend des années, c'est aléatoire), alors que les jours rallongent tout doucement, le soleil remonte et finit par atteindre le plein zénith 90° fin avril. Nous avons donc bien un maximum de lumière solaire, mais souvent avec un ciel blanchâtre. Ensuite vient la saison des pluies, qui reste, à ses débuts (très) bien ensoleillée, les épisodes pluvieux étant très espacés, souvent même nocturnes... avec le solstice de juin les journées sont plus longues et la lumière du jour dure 12h30 environ, bien que le soleil atteigne un deuxième minimum de hauteur (78° négligeable, je pense, en terme de perte de W/m²) Puis au coeur de la saison, en juillet et août, le soleil remonte et rejoint le zénith, et je peux vous garantir que, malgré le fait que les nuages soient plus présents, le ciel est si pur que le soleil paraît extrêmement brillant, il vous bousille littéralement les yeux, et paraît plus vaillant encore qu'en saison sèche... D'ailleurs, la chaleur de ses rayons semble encore plus accablante bien qu'en réalité il fasse beaucoup moins chaud... Du coup pour moi, l'intensité lumineuse "utile" de la saison sèche n'est pas vraiment plus importante vu que le soleil est plus bas sur l'horizon (et les jours un peu plus courts) et qu'il y a souvent de la brume sèche, et à l'occasion des passages nuageux et mêmes des jours sans soleil (rare, je vouas l'accorde) alors qu'en saison des pluies certes il y a des nuages, mais pas tous les jours et pas toute la journée non plus (sauf certains jours et les jours vraiment sans soleil sont rares, mais encore une fois cela dépend des années), mais le soleil est plus brillant et les jours un peu plus longs. Bon... Je peux avoir tort sur cette comparaison de l'intensité lumineuse entre les saisons. Je le conçois. C'est plus un ressenti personnel. Il faudrait mesurer. Je n'ai pas de luxmètre... Mais maintenant... Il y a les fameuses températures ! Je veux bien qu'en climat tropical humide insulaire, les arbres soient plus "à l'aise" pour profiter de la saison sèche pour renouveler leur feuillage, fleurir et fructifier, vu que les températures sont globalement "parfaites" pour un bon fonctionnement de la machine. (presque toujours entre 20 et 35°C) Mais ici, force est de constater que, la chaleur dépasse largement les bornes dans lesquelles un arbre peut s'épanouir sans fermer ses stomates à une certaines heures de la journée (voire la plus grande partie de la journée, surtout en fin de saison sèche), on parle tout de même de 37°C au minimum et jusqu'à 43°C! Comment cela pourrait-il être plus favorable que les températures tropicales qui dominent en saison pluvieuse? Oui, pour les arbres qui gardent leurs feuilles c'est plausible, mais pense à ceux qui n'en ont pas... Je me permet d'insister, les bourgeons sont ils sensibles aux niveaux d'hygrométrie (j'imagine que oui mais je demande toujours...) ? Mais à la lumière ? Pour les arbres en véritable repos sans feuilles je ne crois pas. D'autant plus que selon moi, il n'y a pas de variations "franches" de luminosité réglée sur les saisons. Des variations brutales, et aléatoires en fonction du temps sensible, le niveau de brume sèche ou de nébulosité diurne pouvant varier du simple au triple d'une année sur l'autre ou survenir à des périodes différentes. Pas assez régulières pour dresser efficacement un calendrier de "réveil" pour la végétation. Mais souviens-toi de mon exemple avec les caïlcédrats qui se laissent tromper et peuvent reverdir en pleine saison sèche à cause d'un épisode de temps humide ponctuel ! Ca met plus d'eau au moulin de l'importance de l'hygrométrie ! La finalité de ce débat est comme tu dis très complexe, mais je pense que tu as parfaitement raison sur le fait que certains arbres (comme le manguier) soient plutôt axés sur le cycle de lumière, mais en revanche d'autres (je pense même que c'est la majorité) réagissent plus à l'humidité de l'air (caïlcédrat, pommier cannelle aussi appelé attier), et d'autre aux deux... Car je ne vois pas comment un arbre qui perd toutes ses feuilles pourrait détecter une hausse ou une baisse de luminosité, d'autant plus que ces variations sont selon moi trop irrégulières et infimes pour tout expliquer (car nous ne sommes pas en climat équatorial qui lui, a réellement des périodes où le soleil brille très peu)... Mais pour le manguier c'est plausible car il ne perd pas ses feuilles et, comme tu le dis, il n'est pas originaire d'ici... Bien qu'on ne puisse pas pour autant dire qu'il ne se plaise pas ici... Je dirais un peu trop sec... Car en effet, Ziniaré est un peu une zone limite pour le manguier: il ne pourrait pousser à l'état naturel en pleine brousse, SAUF dans les bas-fonds. Autrement il a besoin d'un "coup de starter" les premières années avec un arrosage régulier en saison sèche. Mais ensuite, à moins d'être planté dans un sol trop sec par nature, plus besoin d'arroser. Mais dès qu'on quitte Ouagadougou pour aller vers le sud du pays, on voit rapidement des manguiers un peu partout, et on devine que certains poussent ou ont poussé presque sans intervention humaine, surtout vers Pô (pluviométrie de 900 mm environ). Donc oui ici c'est trop sec, mais il s'en faut de peu. Comme le dit @newtonis c'est plutôt la répartition que la quantité qui nous fait défaut ici... Les pires années, on peut enchaîner jusqu'à 7 mois sans aucune pluie, ce qui tue invariablement les jeunes arbres peu adaptés à la sécheresse qui s'adaptaient tant bien que mal jusque là. Les meilleures années en revanche on ne fait que 6 mois sans pluie voire moins quand il y a des épisodes hors-saison. A titre d'exemple cette année nous avons totalisé 6 mois et deux semaines consécutifs sans pluie (la dernière pluie a eu lieu le 20 octobre et la première le 4 mai, et les deux n'ont pas été très significatives, donc si on souhaite parler des pluies vraiment utiles au sol et à la végétation il faudrait même qu'on ignore ces pipis de chat... La région de Bobo dépasse rarement 5 mois sans pluie, et atteint 1 000 mm/an donc il n'y a même pas à comparer avec Ziniaré .
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@dann17 cela semble en effet être logique du point de vue d'une maximisation des chances de reproduction réussie. Toutefois j'ai pas mal d'interrogations sur les mécanismes qui entrent en jeu, et je vais, pour m'expliquer, mettre plusieurs exemples en scène. -Les raisiniers (arbres du genre Lannea), comme je l'avais déjà évoqué, perdent leurs feuilles dès novembre pour ceux qui sont enracinés sur des sols rocailleux et aussi tard que janvier pour ceux qui sont sur des sols plus fertiles. Jusque là, aucun problème, tout dépend de la disponibilité en eau du sol. Mais cela dit, quel est donc le signal qui leur permet de reprendre une activité végétative à peu près au même moment, en fin de saison sèche (et non en début de saison des pluies, c'est là qu'est toute l'importance de la nuance) AVANT même la première pluie de l'année. J'imagine que c'est l'association chaleur + arrivée de la mousson (en tant que vent humide mais stérile en terme de pluie). Je penche plus pour la mousson car la chaleur, qui parfois est précoce, ne semble pas déclencher la reprise de la végétation. Mais comment l'arbre "sent" il la variation de l'hygrométrie lorsqu'elle est dépourvue de feuilles? Là est ma grande question. Les bourgeons sont-ils sensibles à ce genre de paramètre? -Le pommier cannelle (annona reticulata). J'en ai un chez moi et je dois dire que j'ai observé que QUOIQU'IL ARRIVE, il perd ses feuilles en février / mars, quel que soit le traitement auquel on le soumet. L'année passée je l'ai arrosé trois fois par semaine pendant la saison sèche, il a tout de même perdu ses feuilles en février. Cette année je ne l'ai pas arrosé une seule fois depuis la dernière pluie, eh bien il a quand même perdu ses feuilles à la même période. Ni plus tôt ni plus tard. Ce qui me fait douter, pour cette espèce, de la question de la disponibilité de l'eau au niveau des racines. Je penche plus pour une réaction à la forte évapo-transpiration dûe à la conjugaison de la chaleur + de l'air très sec, qui le pousse à se mettre en "économie d'eau" en prévision qu'elle puisse manquer, au rythme ou les feuilles transpirent... ce qui déclencherait donc le mécanisme qui les pousse à leur chute. C'est en effet en février et mars que le couple température et humidité est le plus desséchant. Novembre est assez chaud mais les points de rosée ne descendent pas trop bas, décembre et janvier il fait plus sec mais beaucoup moins chaud (enfin, en principe), tandis qu'en février les températures s'envolent tandis que le point de rosée s'effondre, et... j'allais oublier de mentionner que c'est aussi l'un des mois les plus venteux de l'année, ce qui forme le plus beau cocktail desséchant. Mais en Avril, arrosage ou pas, les bourgeons éclosent, lorsque les premiers coups de mousson de sud-ouest apparaissent. Encore une fois avant qu'il pleuve la moindre goutte. -J'en dirais autant pour les caïlcédrats (khaya senegalensis) qui ne perdent pas toutes leur feuilles (mais en perdent, à vue de nez, une petite moitié au plus fort de la saison sèche, leur ombre devient moins efficace mais toujours présente) mais connaissant aussi un "reverdissement" en avril, avant les premières pluies. Ces derniers sont en plus susceptibles d'être "trompés" par une pluie ou advection d'air humide hors-saison, comme on peut le voir certaines années pendant une courte période en janvier ou février. J'en ai déjà été témoin lorsque nous avons eu, un certain mois de janvier, quelques millimètres de pluie tombés lors d'une journée atypique, grise, humide et finement pluvieuse due à une situation synoptique particulière (talweg venu s'isoler bas en latitude assez près des côtes ouest-africaines et advectant de l'air océanique humide). Eh bien une semaine après, les caïlcédrats se rembourraient d'une magnifique épaisseur de jeunes feuilles vert tendre... Et ce n'est pas les un ou deux millimètres d'eau qui ont atteint les racines, à mon avis c'est tout simplement dû au changement de l'humidité atmosphérique (qui est restée anormale pendant plusieurs jours). Inutile de préciser qu'un mois après, ils faisaient une sacrée gueule, les caïlcédrats, mais bon... Ca ne les a pas tués, ils sont toujours là, en "bonne santé" -Et pour revenir au manguier, son cas m'intéresse et m'intrigue plus, car c'est un arbre généralisé à toutes les régions tropicales, pas seulement en Afrique. Comme on le sait, la saison sèche au Sahel et dans les régions avoisinantes se caractérise par l'Harmattan, et il est clair que l'alternance Harmattan/Mousson est un signal clair pour toutes les espèces d'arbres concernant l'arrivée de la saison des pluies ou de la saison sèche, tant la variation de l'hygrométrie est forte. Mais dans les régions tropicales insulaires, maritimes, bref, non concernées par ce genre de vent sec, la saison sèche, bien que tout de même marquée, ne se caractérise pas par une variation de l'hygrométrie importante. Du coup, qu'est-ce qui "signale" au manguier que c'est bientôt la saison des pluies et qu'il faut commencer à fleurir / fructifier? Il y a de plus certaines espèces de manguiers qui offrent une seconde production (en fin de saison des pluies et début de saison sèche) même ici, au Burkina Faso. Ce qui fait que même s'il est clair qu'il y a une préférence très nette pour une production de fruits en fin de saison sèche, cela ne semble pas absolu dans le cas du manguier... Il a aussi un rythme de croissance que j'ai bien noté. Aucune nouvelle feuille pendant la saison des pluies, grosse masse de nouvelles feuilles et branches en début de saison sèche, puis encore deux ou trois "à coups" de croissance au cours de la saison sèche, et un ultime juste avant le début de la saison des pluies, en même temps que la fructification. Certes il faut de la chaleur et de la lumière pour fructifier, mais il faut tout de même se dire la vérité: ni l'une ni l'autre ne manque pendant notre saison pluvieuse, qui reste quand même très bien ensoleillée et assez chaude (le va-et-vient diurne tes températures tropicales, le classique couple de Tn/Tx du style 22°C/31°C ou éventuellement 24°C / 33°C est à peu près le même aux Antilles en toute saison, par exemple, tandis qu'il n'existe ici qu'en saison pluvieuse). Ici en fin de saison sèche il règne les conditions qu'on connaît, chaleur terrible, vent encore sec... pas très favorables, la plupart des plantes fermeraient leurs stomates par ces conditions mais pourtant, non... Nouvelles feuilles, fructification... Le mystère reste entier pour moi.
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Bonjour à tous ! 01/05: 30.7°C / 38.3°C 02/05: 32.3°C / 36.1°C 03/05: 31.3°C / 35.5°C 04/05: 24.0°C / 38.4°C PP: 2.4 mm 05/05: 27.3°C / 39.9°C 06/05: 27.4°C / 40.6°C PP: 0.2 mm 07/05: 26.7°C / 36.3°C 08/05: 27.8°C / 39.3°C La chaleur semble vouloir petit à petit abandonner la place, par petits à coups, d'avance/recul... Au gré des systèmes convectifs qui se forment de plus en plus régulièrement et passent en marge sud de notre position. Comme vous pouvez le noter, le 2 et le 3, l'amplitude thermique a été faible (même si les valeurs sont haut perchées), à cause d'une couverture nuageuse et de la poussière en suspension qui empêchait à la fois la température de descendre la nuit et de monter la journée. Les systèmes convectifs qui nous frôlent de plus en plus souvent s'accompagnent presque toujours de coups de vent qui se propagent parfois très loin de là où il pleut, et ont tout de même le mérite de nous faire sentir le parfum de la pluie (enfin de la terre mouillée plus exactement) même si elle ne tombe pas là où nous sommes et de diminuer les températures nocturnes (car ces systèmes ne se sont formés qu'en soirée et début de nuit pour le moment). Pour ma part, je suis assez sensible aux parfums de la nature, et ce que je peux affirmer, c'est que la mousson a un parfum caractéristique que l'on sent dès qu'elle se lève en fin de saison sèche. Dès ses premières manifestations et même sans station météo, le parfum apporté par ce vent est si caractéristique que nul ne s'y trompe. Comme souvent le basculement Harmattan / Mousson se fait dans la nuit, et que l'on dort souvent à l'extérieur, le fait de se réveiller au milieu de la nuit et de sentir une puissante odeur qui est dure à décrire mais qui fait penser à un mélange de paille ou foin humide avec celle de la terre humide ou de l'argile humide d'un pot qu'on viendrait tout juste de façonner... ne trompe jamais. Et cela sans qu'il y ait le moindre nuage où la moindre goutte. Je me suis souvent demandé d'où venait exactement cette odeur. Est-ce que l'humidification de l'air et le contact de cet air plus humide sur la terre et sur les résidus végétaux de la saison précédente sans qu'il ait plu pourrait à elle seule l'expliquer? Où serait-ce plus lointain, issu des +/- 1000 km de terre que cet air traverse pour venir jusqu'à nous, en passant au dessus des forêts tropicales côtières et des savanes arborées déjà humides? A mon avis un peu des deux. Et cette senteur est exclusive aux premiers jours / premières semaines de mousson. Après il y a deux phénomènes, le fait que l'odorat s'habitue et ne le sente plus, et ensuite, avec les pluies et la repousse de la végétation, les odeurs de verdure, des céréales qui poussent, de la boue et par endroit des moisissures (surtout en août) vont s'ajouter et faire disparaître celle des herbes sèches. Parallèlement, il y a aussi le puissant parfum apporté par les vents d'orage qui passent à côté, et le moment où tout le monde hume l'air en disant "il a plu quelque part". Celui-là est autrement plus puissant que le premier. Notre cher @newtonis va sans doute le confirmer...
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Alors, j'en avais justement parlé l'année dernière à mon retour de Bobo-Dioulasso. Le fait est que les arbres sont bel et bien calqués sur le rythme saison sèche / saison humide, mais pas comme on le croit. Un peu de la même façon que les arbres des latitudes tempérées n'attendent pas après la baisse des températures pour se mettre en dormance en automne, mais on toutefois besoin de la hausse des températures printanières pour redémarrer, eh bien ici c'est pareil mais dans le sens contraire. Il faut en effet qu'il ait fait sec pendant déjà un bon mois avant que certains arbres ne commencent à perdre leurs feuilles, les autres finissent par les perdre au fur et à mesure de la saison sèche, ou ne les perdent pas toutes... Tout dépend du sol sur lesquels ils sont enracinés... Si le sol est peu profond et rocailleux, les raisiniers (par exemple) perdent leurs feuilles dès novembre. Mais ces mêmes raisiniers plantés sur un sol plus fertiles ne les perdent qu'en janvier ! Mais pour ce qui est de la reprise c'est là que ça devient intéressant, ils n'attendent pas les premières pluies conséquentes, qui ne surviennent généralement qu'à partir de mai voir juin... Ils attendent les fortes chaleurs et les premiers souffles de mousson, qui eux surviennent en avril. Comme s'ils avaient un thermo-hygromètre intégré qui leur signalait que ce type de temps annonçait l'approche de la saison favorable. Et c'est pareil pour un bon nombre d'arbres. Même le manguier fructifie avant les premières pluies bien qu'il ne perde pas ses feuilles.
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Oui, c'est exactement ce qu'on ressent, même si ambiance saharienne prévaut largement sur l'ambiance forêt tropicale, qui elle se ressent presque uniquement en août et septembre quand le sol est humide en permanence, que tout est bien vert et que le ciel est plus souvent nuageux que dégagé. Il y a aussi une ambiance qui n'appartient pas vraiment à l'un des deux mondes, c'est l'ambiance actuelle ou l'air est humide mais très chaud (alors qu'au Sahara c'est souvent plus chaud mais presque toujours assez sec, et en forêt tropicale très humide mais bien moins chaud). Non, le néon de la troisième photo est dans une cour voisine. C'est la dernière photo qui est prise depuis l'intérieur de ma classe.
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Bonjour à tous, 24/04: 28.0°C / 43.4°C 25/04: 28.9°C / 41.0°C 26/04: 28.4°C / 41.6°C 27/04: 29.3°C / 42.1°C (source SYNOP Ouagadougou-Aéroport, car à cause d'une grosse panne de courant dans notre quartier due à l'explosion du transfo dont nous dépendons, nous avons fait 20 heures sans électricité donc ma station est resté hors ligne après que mon onduleur se soit déchargé) 28/04: 29.8°C / 42.5°C 29/04: 27.6°C / 41.7°C 30/04: 29.4°C / 42.1°C -- Bilan d'avril 2021: Tnm: 27.6°C au lieu d'une normale de 27.7°C (-0.1°C) Txm: 41.4°C au lieu d'une normale de 40.2°C (+1.2°C) Tm: 34.5°C au lieu d'une normale de 33.6°C (+0.9°C) -- A noter que nous avons eu notre première pluie hier mardi 4 mai, en soirée, avec 2.3 mm tombés en une quinzaine de minutes, suite au développement d'un petit paquet de cellules orageuses faiblement actives électriquement (quelques éclairs / minutes), n'ayant pas réussi à évoluer en un système plus organisé, mais ayant eu le mérite de nous donner notre première averse de l'année 2021, après une bonne heure de rafales de vent et de poussière... Le ciel est d'ailleurs toujours assez chargé en poussière car même avec la pluie qui a bien "lavé" les basses couches par ici, le contour des nuages est toujours flou, l'éclat du soleil n'est pas très franc et l'on sent que c'est toujours chargé là-haut. Ce matin il y a une certaine instabilité d'altitude, quelques cumulus bien développés voguent mais sans aller plus loin...
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Bonjour à tous ! Nous avons vraiment bien dégusté, la visibilité est tombée à moins de 300 mètres en cours d'après-midi, et malgré ça, la température a réussi à monter jusqu'à 38°C ! Le soleil, qui a pâli au fil de la matinée, est devenu et resté invisible tout l'après-midi (ou à peine décelable sous forme d'une petite boule pâle qu'il fallait bien chercher pour repérer dans le ciel poussiéreux. Le point de rosée s'est stabilisé autour de 8 / 9°C dans l'après-midi... Le plus drôle, c'est que la partie du pays qui n'était pas sous cette nappe de poussière s'est vue cribler de petites cellules orageuses... Donc on avait une partie du pays avec de la convection et l'autre avec de la poussière... Avec une très nette séparation, aucun nuage convectif n'a pu rentrer dans la partie poussiéreuse. C'était assez drôle à voir sur le satellite. En soirée par chance, le vent en basse couche s'est redressé au secteur Sud, ce qui a "nettoyé" l'atmosphère près du sol et nous a permis de respirer (et de dormir dehors, car la chaleur est resté très présente toute la nuit), mais le ciel est toujours ocre ce matin. Photos d'hier...
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Bonjour à tous! Importante invasion de poussière saharienne en provenance du nord du Mali, sans doute en lien avec des orages accompagnés de forts vents qui ont soulevé sur place une grande (vraiment grande) quantité de poussière qui a dérivé vers nous au cours de la nuit pour déferler en cours de matinée par le nord-ouest du Burkina... Nous sommes maintenant dans la nappe de poussière. Les photos qui vont suivre sont dans l'ordre chronologique. La première montre un ciel encore bien limpide tôt ce matin, mais avec une nappe suspecte visible au nord-ouest, basse sur l'horizon. Les autres montrent l'évolution de la couleur du ciel et de la visibilité, et la dernière montre l'image satellite...
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17/04: 30.3°C / 37.8°C 18/04: 28.8°C / 41.3°C 19/04: 28.1°C / 42.2°C 20/04: 28.7°C / 42.0°C 21/04: 28.0°C / 40.8°C 22/04: 29.2°C / 40.0°C 23/04: 28.2°C / 41.3°C
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Bonjour à tous! Décidément, l'on peut dire que cette année, la prévisibilité du comportement du Front Inter-Tropical (ou F.I.T pour les intimes, qui sépare l'air saharien, donc très sec et l'air tropical, donc très humide) est très mauvaise même à court terme. Combien de fois ai-je déjà dit que la mousson devrait donner un coup de boutoir plus ou moins définitif à l'Harmattan ? Bien trop de fois déjà, mais force est de constater que ce dernier bougre refuse tout nettement de se faire enterrer ainsi. Il reste tapi et nous déboule dessus tous les jours à la mi-journée. Ce matin, le point de rosée tourne entre 10 et 15°C, (si on est au nord du F.I.T, les points de rosée sont inférieurs à 10°C, et si on est au sud, ils sont supérieurs à 15°C) preuve que nous sommes quasiment pile sur la ligne qui sépare les deux masses d'air. Il est maintenant prévu que l'air sec nous envahisse de nouveau jusqu'en fin de journée d'aujourd'hui, avant un retour de l'air humide demain matin... Je ne m'aventurerai cependant plus à dire pour combien de temps.
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Bonsoir ! Alors pour les coupures de courant, nous en subissons en moyenne une dizaine par jour depuis une bonne semaine, réparties principalement entre 10 h et 17h. Leur durée est très variable, cela peut être quelques secondes (le poste de Ziniaré doit disjoncter et ils réenclenchent dans la foulée), quelques minutes (ils réenclenchent mais sans succès on sent que le courant est revenu pendant une fraction de seconde et ça recoupe) ou alors une heure et plus... Avant hier c'était complètement coupé de 9h à midi ensuite ça revenait pour une demi-heure et recoupait pendant quelques minutes... Hier soir coupure de 19h à 20h (sans oublier les multiples petites coupures en journée) donc en fait on ne compte plus les coupures, on est habitués. La cause (ou du moins l'une des causes car même en temps normal la fourniture électrique est d'assez mauvaise qualité sur Ziniaré) doit sans doute se trouver dans la pénurie d'énergie que nous rencontrons chaque année en période de canicule (le Burkina importe pas mal d'électricité du Ghana et de la Côte d'Ivoire, en ce moment il suffit que l'une des lignes d'interconnexion rencontre un problème, et nous pouvons êtres coupés pendant 6 ou 8 heures d'affilée...) Ici le pic de consommation électrique est probablement en journée (climatiseurs et ordinateurs des bâtiments administratifs), en tous cas ça se sent ainsi car les coupures de courant suivent une certaine logique (moins de coupures entre 18h et 8h du matin, quelques coupures de courte durée entre 8 et 11h, et des coupures plus longues entre 11 et 17h, moment le plus chaud de la journée...). En fait je ne connais pas tous les secrets de l'énergie électrique burkinabè mais une chose est sûre, il y a du travail, lorsqu'on sait qu'une grosse partie de la population n'a même pas du tout accès au courant, ceux qui y ont accès doivent composer avec ces aléas. Ils font énormément de nouveaux branchements pour "satisfaire la demande croissante" et augmenter le pourcentage de la population ayant accès à l'électricité, mais c'est au prix d'une fourniture de moins en moins stable car la production ne suit clairement pas. Parlons maintenant de l'eau, alors là c'est à peu près la même chose, vu que le fonctionnement des pompes à eau dépend de l'énergie électrique fournie par le réseau (+ des groupes électrogènes mais qui ne suffisent clairement pas à pallier à toutes les coupures en ce moment). Vu les aléas dans la fourniture d'électricité, la pression de l'eau est très basse depuis déjà des semaines à nos robinets, et les coupures complètes ne se comptent plus non plus, rien que ces deux jours, l'eau a coupé hier à 15h, n'est revenue que ce matin à 7h, a recoupé à midi et est revenue ce soir à 18h... Il n'est pas rare que les coupures durent 24 heures entières, et il est déjà arrivé qu'elles durent 48h même si c'est beaucoup plus rare. Il faut également noter que comme, même quand il y a l'eau, la pression est basse, les quartiers qui sont plus en hauteur (le pays est assez plat comme vous le savez, mais il y a tout de même des dénivelés) ont encore moins de chance que nous. Quant nous avons une coupure de courant dans la journée qui se prolonge plus d'une heure (ou plusieurs coupures d'affilée) l'eau va automatiquement baisser puis se couper dans les heures qui suivent, pour ne revenir que tard dans la soirée. Souvent nous avons aussi des coupures d'eau qui ne sont pas corrélées à des coupures de courant, à ce moment là nous supposons qu'il s'agit soit de canalisations cassées, de travaux... Mais nous ne sommes que très rarement informés des causes des coupures, ou alors parfois après coup, on sort un communiqué pour expliquer qu'il y a eu tel ou tel problème et qu'ils s'excusent pour le désagrément causé. Bref tout ça mélangé... Ca fait un paquet de coupures ! Moi j'ai acheté un onduleur pour mon PC de bureau et pour la console de ma nouvelle station (pour qu'elle puisse fonctionner H24 car elle a une pile de sauvegarde mais ne fonctionne pas hors secteur) et pour mon routeur sans quoi ce serait compliqué de travailler sur le PC et aussi d'avoir des observations de qualité sur Weather Underground. -- Allez ça fait une sacrée parenthèse de hors sujet, mais bon d'un certain côté tout ça est d'une certaine manière (et même d'une manière certaine) liée à la météo, car en période fraîche (novembre à février) nous n'avons que des coupures dues à des problèmes techniques ou à des travaux d'entretien (ce qui fait que nous arrivons parfois à avoir plusieurs jours sans aucune coupure, ou alors très peu et de courte durée, maintenant dans le cas des travaux d'entretien nous avons droit à un communiqué dans lequel ils disent invariablement qu'ils couperont le courant de 7h à 16h pour travaux, ça coupe généralement à 7h pile voire un peu avant... mais ne revient que vers 18h ). Après il y a aussi la saison des pluies, pendant laquelle 1 orage = 1 coupure, 1 front de rafale = 1 coupure (tenez par exemple celui de dimanche soir... quand le vent a soufflé le courant s'est coupé pendant 30 minutes)... Et pour terminer, le dernier baroud d'honneur de l'Harmattan, le point de rosée s'est abaissé jusqu'à 0°C ce soir... Ca devrait être la dernière fois que nous voyons de telles valeurs d'après les prévisions... du moins pour cette saison. La nuit s'annonce plus supportable, l'air étant sec. Actuellement il fait 33.7°C (22h02) avec une Td de 1°C et un vent nul. D'ici quelques heures on s'attend au retour de la mousson, en tous cas il est presque sûr que demain matin nous nous réveillerons à nouveau dans l'air humide et avec une brise de sud-ouest, comme tous les matins à présent, d'ailleurs.
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Salut à tous ! Les chaleurs pénibles se maintiennent, l'Harmattan continue finalement de faire de la résistance, en se rappelant à notre bon souvenir des 11h ou midi jusqu'au soir vers 19-20h où la mousson se remet à souffler. Le point de rosée varie alors de 6 à 19ºC. Nous passons toutefois la majorité du temps dans l'air humide à présent, et GFS confirme que cette tendance devrait se renforcer avec, dès demain, un règne sans partage de la mousson. Nous avons connu dimanche en fin de soirée notre premier phénomène convectif de l'année: un front de rafales esseulé marqué par son arc de nuages caractéristique issu d'un système orageux ayant pris naissance (et décédé) plus à l'est. Une belle tempête de poussière à la clé, vers 23h, avec des rafales que j'estime à 50 ou 60 km/h max. Le tout sans pluie ni baisse de température.
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Bonjour à tous ! Ca y'est, nous sommes maintenant passé du "bon" côté du front inter-tropical, l'humidité ambiante devrait se maintenant pendant un bout de temps. Mais ces derniers jours, nous avons eu chaud, très chaud, il faut le dire franchement... 06/04: 22.3°C / 42.1°C 07/04: 28.5°C / 41.8°C 08/04: 28.1°C / 42.2°C 09/04: 28.5°C / 41.9°C 10/04: 26.9°C / 41.6°C 11/04: 26.0°C / 41.2°C 12/04: 25.0°C / 42.1°C 13/04: 31.3°C / 42.3°C 14/04: 30.4°C / 40.7°C 15/04: 29.8°C / 42.3°C 16/04: 29.2°C / 42.6°C Ces derniers jours sont vraiment difficiles à supporter en raison du maintien d'une forte chaleur toute la nuit, avec en bonus des soirées sans aucun vent et des murs qui renvoient un paquet de chaleur. Et cerise sur le gâteau, de grosses perturbations dans la fourniture de l'eau courante et de l'électricité pile au moment le plus critique où on a besoin de beaucoup boire, se rafraîchir et se ventiler. Dans ce dernier domaine, contrairement à ce que l'on pourrait croire, la situation est souvent plus critique en ville (normalement desservie en eau et électricité dans la plupart des zones loties) que dans les villages qui n'ont ni eau ni électricité, et ce pour une simple raison: les villages sont généralement pourvus en puits, forages et pompes et les gens sont habitués à puiser de l'eau tous les jours, sans jamais changer leurs habitudes... Pour ce qui est de l'électricité, les petites installations solaires sont en vogue dans les villages, avec de quoi s'éclairer et alimenter un petit ventilateur, et même si beaucoup n'ont rien de toute ça, les gens ne sont jamais pris au dépourvu et n'ont pas besoin de changer leurs habitudes aléatoirement en dépendant d'une fourniture incertaine... De plus, la plus faible densité de peuplement fait que la chaleur y est généralement plus supportable qu'en ville. Alors qu'en ville, où les gens sont habitués à avoir l'eau au robinet et le courant, les coupures imprévues, parfois de longue durée (surtout pour l'eau), font que les quelques forages qui existent en ville sont tous pris d'assaut d'un seul coup ce qui rend très difficile l'approvisionnement en eau, bien plus difficile qu'au village, avec à la clé des files d'attente de plusieurs heures sous un soleil de plomb avec des fûts et des bidons... tâche qui incombe le plus souvent au femmes et aux enfants. La privation d'électricité fait que les gens se retrouvent sans alternative car ne possédant souvent pas ou peu d'équipement solaire d'appoint, et il faut alors supporter la chaleur étouffante sans ventilateur, ni eau fraîche, parfois même sans eau tout court ou avec une quantité très limitée. Bien sûr, à force nous sommes plus prévenants et faisons plus de réserves d'eau potable et beaucoup achètent quelques équipement électriques d'appoint... Mais il n'empêche que la vie quotidienne est rendue assez compliquée en ce moment, et toute négligence se paye très cher ! Aujourd'hui, nous bénéficions d'un ciel couvert par nuages d'altitude en bordure d'une langue de temps instable avec quelques pluies et orages qui se déplacent de manière assez erratique sur une bande SO/NE entre la guinée, le Mali, le nord de la Côté d'Ivoire et le sud-ouest du Burkina, sans vraiment se rapporter à la zone de convergence inter-tropicale qui évolue beaucoup plus au sud, bien qu'il existe une certaine connexion... Il devrait donc faire moins chaud en journée mais, prudence... La moindre apparition du soleil est susceptible de mettre à mal cette "fraîcheur relative"... d'ailleurs nous ne sommes pas descendus en dessous de 30°C non plus cette nuit... Mais là il est bientôt 10 heures et il ne fait que 32°C, ce qui, si cela se maintient, aura au moins le mérite d'empêcher les murs de trop chauffer aujourd'hui.
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Salut ! Nous nous dirigeons cette fois vers une vraie offensive de mousson, qui devrait commencer à gagner notre région dimanche matin et s'affirmer en début de semaine en gagnant davantage de terrain vers le nord. Le schéma devrait être le suivant: Arrivée de la mousson dans la nuit ou tôt le matin, chaleur moite et venteuse dans un premier temps, puis atténuation du vent en fin de matinée, forte chaleur et cumulus / cumulus congestus dans l'après-midi avec peu de vent (variable en direction, beaucoup de tourbillons de poussières), puis assèchement en cours d'après-midi avec l'habituel regain de terrain vers le sud du front inter-tropical entre 15 et 18h... Avant le retour de la mousson en fin de nuit suivante. Toutefois il semblerait que le front inter-tropical n'est pas prévu redescendre tous les jours assez au sud pour que l'alternance mousson/harmattan soit si nette. Il se pourrait donc qu'on passe quelques jours complets sous l'influence de la mousson, avec à la clé peut-être quelques premières ondées (comme dit fin octobre, ces ondées en bordure de F.I.T sont pour la plupart inutiles car trop localisées et dans un air surchauffé, et les phénomènes les plus marquants seront sans doute les premiers coups de tonnerre et rafales convectives avec tempêtes de poussières localisées). Vu la proximité de l'échéance, on peut commencer à affirmer sans douter que cela va se produire. Cela dit, le maintien de ces conditions au delà de mercredi doit être considéré avec prudence lorsqu'on sait comment GFS appréhende les incursions de mousson en ce moment... En tous cas rien d'exceptionnel pour la saison en vue, la chaleur qui devrait rester bien présente ne devrait pas trop s'aggraver (en tous cas côté maximales) vu que la mousson repoussera un peu au nord le pire de la masse d'air brûlante, dont on devrait rester plus ou moins en bordure (24-26°C à 850 hPa au lieu des 28°C actuels).
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Bonjour à tous ! Il est temps de faire le bilan du mois de mars. Tnm: 25.6°C au lieu d'une moyenne de 24.6°C (+1.0°C) Txm: 38.8°C au lieu d'une moyenne de 39.5°C (-0.7°C) Tm: 32.2°C au lieu d'une moyenne de 32.0°C (+0.2°C) Ce qui nous fait un mois de mars normal, avec un excédent de Tn principalement dû aux 6-7 nuits surchauffées auxquelles on a eu droit, car autrement les nuits sont restées dans leur majorité "normales". Quand aux maximales, elles ont été clairement plus fraîches que celles auxquelles on a pu avoir droit ces dernières années. L'Harmattan n'a pas lâché le morceau, et GFS a régulièrement exagéré les incursions de moussons pour les réduire, puis les supprimer à l'approche de l'échéance, avec même, comme vous ne l'ignorez pas, une grosse descente d'air sec en toute fin de mois. Cette tendance à la résistance acharnée de l'Harmattan semble devoir se poursuivre encore quelques jours (toute cette semaine au minimum), ce qui a l'avantage de nous laisser respirer la nuit où là nous avons franchement des nuits bien fraîches pour la saison) mais qui en revanche nous gratifie de Tx de plus en plus gratinées (avec amplitudes thermiques jour/nuit approchant 20°C à la clé). La T850 augmente comme prévu et la réserve d'air infernal est en train de doucement se mettre en place pile sur nous et doit, comme prévu, s'étendre plus au nord au fil des jours (sans se retirer de chez nous pour autant, ce qui, comme je l'avais dit, dépendait principalement de la vigueur de la mousson). 01/04: 25.6°C / 39.1°C 02/04: 24.6°C / 38.9°C 03/04: 23.0°C / 41.1°C 04/04: 24.0°C / 40.8°C 05/04: 23.4°C / 42.0°C Ce matin nous avons eu 22.3°C à l'aube (6h du matin) et 31°C à 7h30, actu, à presque 10h30, il fait 37.5°C. Ca vous donne une bonne idée du super-pouvoir chauffant du soleil actuellement. Il faut vraiment être matinal pour profiter de la fraîcheur et heureusement pour moi que je le suis, ce serait une bêtise de ne pas l'être ici de toute manière surtout en cette saison ou la plupart des activités fatigantes (même les travaux ménagers en temps normal peu fatigants) doivent être fait tôt le matin sous peines de ne plus avoir le courage de les faire du tout . Et il faut ajouter qu'il y a encore une petite brume de poussière, alors je ne sais pas trop si elle a un effet atténuant sur le soleil ou si au contraire ces particules sont chauffées en l'air et contribuent tout autant à l'augmentation (comme vous le voyez très rapide) des températures dès le matin. La nuit il y a de nouveau inversion thermique et absence de vent depuis quelques jours, ce qui nous permet justement, par ce temps d'Harmattan, d'avoir plus de fraîcheur.
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Bonsoir, Gros coup de sec actuellement, avec des points de rosées compris entre -10 et -15°C à ma station. Il y a même eu une pointe à -19°C mais l'on sait que vu la faiblesse de l'humidité relative, le calcul devient peu fiable en deça de 5 % d'HR, au moindre % supplémentaire perdu, la Td fait une chute de plusieurs degrés. Mais une chose est sûre c'est que c'est très sec car à 20h à l'aéroport de Ouaga le METAR faisait état de 33°C et 6% d'HR (Td de -9°C) pendant que moi j'avais la même température mais une Td de -13°C. Outre les différences de mesures dues aux stations en elles-mêmes, il y a aussi le fait que, Ouaga soit un tantinet plus humide car il y a pas mal de barrages et le parc urbain Bangr-weeogo (forêt classée en pleine ville) bien que vu la position de l'aéroport, je ne suis pas très sûr que ça joue beaucoup sur l'HR surtout en cette saison. On commence Avril molo pour le moment (chaleur sèche et vent bien présent donc très supportable malgré les apparences des chiffres), et ça devrait aller jusqu'à Pâques avant que les choses sérieuses ne commencent réellement. 27/03: 28.8°C / 37.7°C 28/03: 25.5°C / 37.0°C 29/03: 24.4°C / 37.7°C 30/03: 27.3°C / 38.3°C 31/03: 25.3°C / 38.3°C
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Bonjour, et bon début de semaine ! Le dernier run de GFS se montre particulièrement "optimiste": le changement à l'échelle globale avec création d'une "mer" d'air brûlant au Sahara aura bien lieu comme prévu, mais l'aspiration d'air humide par le sud serait beaucoup plus marquée qu'annoncée ces derniers jours, ce qui nous placerait dans des conditions un peu plus clémentes côté températures, vu qu'on passerait clairement du côté sud du F.I.T et qu'on serait donc sous l'influence de la mousson. Au programme si cela se réalise, moins d'affolement du thermomètre (il ferait quand même très chaud mais rien d'exceptionnel pour la saison), plus de sueur en revanche vu l'humidité, et aussi dans doute un peu de convection (avec bien sûr très probablement plus de coups de vent et de grains de poussière que de gouttes de pluie). Bref, vous le voyez, cela se joue à pas grand chose entre du normal et de l'extrême, tout va dépendre de la force de la mousson, si elle ne remonte pas assez au nord pour repousser le plus gros de l'air brûlant, on risque toujours un gros pic de chaleur. Mais avec la mousson, ce sont surtout les minimales qui vont grimper, et les maximales ne devraient pas dépasser 42ºC (oui c'est très chaud mais c'est banal pour un mois d'avril).
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Bonjour à tous! La chaleur continue d'augmenter, même si elle reste supportable grâce à l'Harmattan qui ne lâche pas l'affaire pour le moment. A vrai dire, ça nous arrange tous, et plus il soufflera longtemps, mieux ça vaudra. Vous savez déjà bien assez que lorsque la mousson en est à ses premiers jours / semaines, elle n'a qu'un effet alourdissant sur l'atmosphère en augmentant le taux d'humidité et ne fournit pas ou très peu de précipitations susceptibles de calmer la chaleur (et les averses de quelques millimètres ont au contraire le don d'empirer les choses). Cependant il faut que nous soyons réalistes, quelle que soit la pugnacité de la résistance de l'Harmattan, il n'en a de toute façon plus pour longtemps, tout au plus pour une ou deux semaines, ensuite quoiqu'il arrive, il perdra son caractère dominant, même si l'on sait bien qu'il peut encore souffler par intermittence jusqu'à la mi-mai. Le rêve de tout un chacun serait qu'on passe en quelques jours de la saison sèche complète à la saison pluvieuse complète, à peu près à la même vitesse que la transition vers la saison sèche en octobre. Mais cela restera toujours un rêve . Le temps va vraiment se réchauffer de manière très importante dans les dix prochains jours. Les signaux que GFS envoie depuis plusieurs jours sont "inquiétants" (même si c'est plus ou moins normal pour la saison) dans le sens où j'ai l'impression que d'années en année, les pics de chaleurs les plus forts sont... de plus en plus forts ! Regardez un peu cette carte. Avec une masse d'air à environ 23°C (T° à 850 hPa), nous avons eu hier un couple Tn/Tx de respectivement 26.4°C / 40.6°C. La faute au réchauffement solaire qui devient très intense (Le soleil est déjà à 80° au dessus de l'horizon à midi, le zénith parfait (90°) sera atteint dans un mois), et à un maintien du vent la nuit qui a tendance à limiter la baisse nocturne). Mais maintenant passons à table: Certes, c'est un peu loin, mais les signaux sont clairs, depuis plusieurs jours GFS nous ressert cette sauce, et du très long terme (au delà de +300 h), on passe à du moins long terme, et du 28°C à 850 hPa (qui deviendrait même du 29°C si on ose les échéances plus lointaines), que pensez vous que ça pourrait donner au sol ? Heureusement que la température en surface n'est pas toujours corrélée au degré près à celle à 850 hPa, sinon on aurait du 45°C . Mais comme je le disais, les pics de chaleur vraiment extrême sont de plus en plus récurrents, donc les signaux ne sont clairement pas encourageants. Quand à la température nocturne, il est fort probable qu'elle ne va plus tarder à bondir pour stationner au delà de 30°C pendant un bout de temps, si le scénario se réalise. En tout état de cause, même si nous sommes d'accord que les modélisations à une telle échéance sont à prendre avec des pincettes pour prévoir le temps dans une localité donnée, l'expérience me montre que pour les changements importants qui concernent une large zone géographique, ils sont assez précis. Et il semble incontestable que la zone "chaude" avec T850 supérieure à 25°C se prépare à migrer vers le Sahara central, en contraste avec actuellement ou on observe encore des descentes fraîches. On passera donc d'une synoptique hivernale à quasi-estivale en quelques jours et c'est ce genre de changement que les modèles ne sont pas mauvais à anticiper même à longue échéance. La position du front inter-tropical, elle, est largement sujette à caution pour le moment, car si l'arrivée d'une chaleur terrible semble indiscutable, on ne sait pas encore trop si on sera mangé à la sauce Harmattan, sauce Mousson, ou un peu des deux (la dernière option est la plus probable, et on ne peut pas faire pire car c'est là que le vent serait le plus faible et qu'on souffrirait donc le plus). Si on devait résumer tout ça en une seule phrase... ce serait en bref, "on va tous crever" . -- 20/03: 25.4°C / 38.4°C 21/03: 28.1°C / 40.3°C 22/03: 28.9°C / 40.4°C 23/03: 27.7°C / 39.5°C 24/03: 26.9°C / 41.2°C 25/03: 27.5°C / 40.8°C 26/03: 26.4°C / 40.6°C
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Bonjour à tous! C'est parti pour les relevés de la première moitié de mars ! (enfin un peu plus) 01/03: 24.1°C / 37.8°C 02/03: 26.1°C / 38.2°C 03/03: 24.5°C / 39.2°C 04/03: 23.6°C / 39.6°C 05/03: 25.6°C / 39.6°C 06/03: 25.2°C / 39.7°C 07/03: 26.2°C / 40.6°C 08/03: 25.0°C / 40.4°C 09/03: 24.0°C / 41.4°C 10/03: 26.7°C / 39.4°C 11/03: 26.0°C / 39.0°C 12/03: 24.4°C / 35.1°C 13/03: 24.0°C / 34.2°C 14/03: 23.8°C / 35.9°C 15/03: 25.1°C / 37.3°C 16/03: 25.0°C / 39.2°C 17/03: 23.1°C / 39.5°C 18/03: 25.6°C / 39.2°C 19/03: 25.6°C / 38.3°C Pour l'instant nous sommes partis pour un mois de mars banal, sans grosses anomalies car on tourne autour de la moyenne. Bon mais c'est quand même chaud tout ça !!! Que ce soit normal ou que cela ne le soit pas ! Nous avons eu pour l'instant quelques discrètes incursions de moussons, dont une aujourd'hui, une partie de la matinée ou le point de rosée est remonté jusqu'à 17°C, avant de se rabaisser à moins de zéro dès midi. Les prévisions, toujours assez compliquées à cette époque, tablent sur une alternance de coups de chaud (mousson ou F.I.T proche) et de coups de "frais" (Harmattan dominant avec nuit plus fraîches) jusqu'à la fin du mois, avec une bonne incursion de mousson ce week-end qui serait balayée par une grosse offensive d'Harmattan la semaine prochaine. Peu de chance de voir nos premières gouttes mais peut-être nos premiers cumulonimbus cela dit...
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Bonjour à tous ! 20/02: 19.6°C / 32.2°C 21/02: 20.9°C / 33.5°C 22/02: 19.3°C / 33.8°C 23/02: 20.6°C / 34.5°C 24/02: 20.6°C / 35.7°C 25/02: 21.4°C / 35.2°C 26/02: 19.0°C / 36.2°C 27/02: 19.7°C / 36.3°C 28/02: 22.8°C / 37.5°C Il est temps de dresser le bilan du mois de février. Je vais être obligé de "sortir" le site climate-data.org de mes références car depuis une mise à jour qui date de quelques semaines, les données climato ont changé et sont devenues très louches et éloignées de la réalité (même en incluant les changements qui auraient pu avoir lieu on reste éloigné de la réalité). Ziniaré n'aurait plus que 503 mm de précipitations, Bobo en aurait à peine 700... Bref... Jusqu'à ce que ça rentre dans l'ordre, je ne garderai que la fiche de @mottoth comme référence. Nous avons donc: Tnm: 20.9°C au lieu de 20.6°C (+0.3°C) Txm: 35.9°C au lieu de 36.5°C (-0.6°C) Tm: 28.4°C au lieu de 28.3°C (+0.1°C) Un mois conformes aux normes de ces vingt dernières années, donc. Mars commence déjà fort, on ne devrait plus tarder à atteindre les premiers 40°C et les minimales se sont envolées. Une forte chaleur est en train de s'installer et semble devoir se maintenir (voire s'accentuer) au moins tout le reste de la semaine ainsi que le début de la semaine prochaine. Des bouffées de mousson risquent cette fois bel et bien de nous atteindre (encore incertain mais modélisé de manière de plus en plus insistante et même à moyen terme) et de rendre le tout bien plus pénible encore.
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Bonjour à tous! Le coup de frais se confirme finalement, c'est peut-être même sans nul doute le meilleur qu'on aura de toute la saison... Pour la première fois depuis bien longtemps, on n'a pas atteint 32°C au meilleur de la journée, mais comme je le craignais aussi, la poussière est de la partie, avec hier des visibilités s'abaissant à 700 - 800 m en matinée. Le vent en journée s'est aussi considérablement renforcé, chassant des nuages de poussières près du sol en plus de la poussière en suspension déjà très présente: la qualité de l'air est exécrable donc, et il ne fait pas bon être asthmatique, allergique à la poussière ou autres... Tout a commencé mercredi par le maintien d'une brise nocturne et l'arrivée de quelques passages nuageux de l'ouest et du sud-ouest. Cela a causé une forte hausse des minimales (plus d'inversion ni de rayonnement nocturne) mais une baisse des maximales (plus de vent et moins d'ensoleillement). Petit à petit, les minimales ont commencé à baisser aussi, et on vient de retrouver des minimales voisines de 20°C avec des maximale assez basses pour la saison... Mais comme je l'ai dit, ce n'est pas du luxe, car il y a du boulot pour rééquilibrer tout ça, vu les excédents qu'on se prend depuis le début janvier... 15/02: 19.4°C / 38.8°C 16/02: 21.3°C / 38.7°C 17/02: 24.9°C / 35.8°C (début du changement de temps) 18/02: 23.7°C / 34.8°C 19/02: 22.0°C / 31.6°C Aujourd'hui c'est descendu à 19.5°C actu 27.4°C il est 10h25, on atteindra probablement des niveaux similaires à ceux d'hier. Définitivement, fausse alerte pour toute potentielle poussée de mousson précoce, on a clairement et sans détour l'exact opposé avec un Harmattan qui "pousse" davantage vers le sud, et une humidité de plus en plus faible. Un coup d'oeil aux graphiques de ma station sur WU montre aussi une hausse progressive de la pression moyenne, preuve d'un renforcement (ou d'un rapprochement du centre) de l'anticyclone nordique, ce qui est bien corrélé au renforcement du vent et au changement de temps.
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Re, Et apparemment, exit les invasions de moussons qui étaient modélisées auparavant. Le coup de frais en revanche semble de retour à partir du milieu et de la fin de semaine prochaine. Tout ça toujours dans un air bien sec. Donc... On va respirer un peu, mais j'espère que ce coup de frais ne sera pas accompagné de brume sèche sous peine de gâcher la fête (je préfère encore les conditions actuelles assez chaudes, mais avec un air propre que 5 degrés de moins avec une visibilité pourrie et la gorge qui pique...) GFS rame bien en ce moment... Mais à la rigueur ce n'est pas plus mal, on devrait retrouver des conditions conformes voire inférieures aux normes de saison, ce qui ne sera pas du luxe avec ce qu'on goûte depuis le début de l'année... 🙄
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Bonjour à tous! C'est parti pour 10 jours de relevés... 04/02: 19.8°C / 36.9°C 05/02: 21.5°C / 36.6°C 06/02: 21.6°C / 36.2°C 07/02: 21.3°C / 34.8°C 08/02: 21.0°C / 35.2°C 09/02: 22.7°C / 36.4°C 10/02: 20.1°C / 37.1°C 11/02: 20.0°C / 38.0°C 12/02: 20.5°C / 38.5°C 13/02: 21.1°C / 38.2°C 14/02: 21.8°C / 38.8°C (je ne prends pas trop de risque en relevant les Tn et Tx d'aujourd'hui car, à part un jet d'eau glacée, rien ne pourra les faire changer 😁)
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Bonjour, Il semble que ce soit logiquement dû à un Harmattan plus faible, plus mou que d'habitude, car même en terme de vitesse de vent, nous ne crevons pas le plafond cette année. Il y a moins de vent que d'habitude. Ce mois ci nous n'avons même pas encore eu la moindre rafale à 30 km/h alors que nous sommes au mois le plus venteux de l'année en théorie. Même en janvier, les journées très chaudes pour la saison étaient marquées par une grande faiblesse du vent... Normalement, il fait frais, il y a du vent, de bonnes rafales à 40/45 km/h et le fond de l'air est frais le matin et le soir, et reste tiède en journée... Logiquement, moins de vent, moins de poussière...