mottoth

Climats du monde

2 754 messages dans ce sujet

Salut,

Oui, le régime pluvio est clairement continental à Vaduz. Mais si je suis entièrement d'accord avec ce que tu dis concernant l'été, je le suis moins pour ton explication concernant la faiblesse des précipitations d'hiver...

En effet, je ne pense pas que les chaînes montagneuses situées à l'ouest de Vaduz soient à ce point responsables de l'atténuation des précipitations. Car si je compare les quantités de précipitations hivernales des villes de cette région de l'Europe, on obtient ceci (obligé d'utiliser les données 1981-2010, même pour Vaduz; j'espère que cela ne te "vexe" pas...smile.png ) :

- Vaduz : 41 et 38 mm en janvier et février

- Konstanz (sur du "plat", pas de reliefs à l'ouest) : 44 et 45 mm

- Mannheim (idem) : 41 et 43 mm

- Strasbourg : 32 et 35 mm (un peu de reliefs à l'ouest)

- München : 42 et 45 mm (plat)

- Lyon : 47 et 44 mm (légers reliefs à l'ouest)

Bref, on constate que, en basse altitude et en l'absence de barrières montagneuses trop marquées, toutes les localités de cette région d'Europe (autour de la Suisse) présentent clairement un minimum hivernal, avec 35 à 45 mm en général pour le mois présentant les précipitations les plus faibles.

Donc il semblerait bien que le relief situé à l'ouest de Vaduz ne joue que très peu dans la faiblesse des précipitations hivernales. Je pense que la raison est la suivante : contrairement à ce que certains d'entre vous répètent fréquemment ici, je ne pense pas que, en hiver (janvier-février), le flux d'ouest soit dominant sur ces régions. Ou en tout cas, je pense que, sur ces régions déjà un peu continentales (eh oui, j'en reviens à ça...), le flux océanique est déjà très atténué (un effet du "substrat" déjà bien continental par ici, selon moi). En effet, le type de temps majoritaire sur ces régions péri-alpines est plutôt anticyclonique (je ne dis nullement qu'il s'agit nécessairement de la frange occidentale de l'anticyclone sibérien, entendons-nous bien !). Bien entendu, les flux d'ouest s'incrustent parfois (au coeur de l'hiver) de plein fouet sur le centre de l'Europe, et les précipitations qui en découlent sont effectivement exacerbées par les reliefs orientés vers l'ouest. Mais ce type de temps n'est pas du tout majoritaire en cette période de l'année, contrairement à ce qu'il se passe sur les régions océaniques.

C'est donc ceci qui, à mon avis, explique la faiblesse des précipitations hivernales sur les régions du centre de l'Europe.

Il faut vraiment aller plus au nord (sur la grande plaine nord-européenne) pour que le flux océanique garde un peu de son ampleur en hiver : Köln (62 et 54 mm), Hamburg (68 et 50 mm). Mais plus à l'est, dès Berlin, les intrusions océaniques perdent déjà de leur vigueur : Berlin (42 et 33 mm), Poznań (25 et 23 mm),

Warszawa (21 et 25 mm).

Sinon, merci encore pour cette nouvelle fiche !

Bonsoir Dann et mottoth, bonsoir à tous

Tout d'abord, merci à mottoth pour cette fiche !

Pour rebondir sur la question du régime pluviométrique, j'ai calculé les précipitations moyennes de Chambéry sur la période 2000-2014 afin de faire une comparaison avec Vaduz, cela donne (désolé pour la présentation mais je n'ai pas réussi à mieux faire) :

Chambéry 2000-2014

Jan. 95

Fev. 77

Mars 99

Avr. 82

Mai 90

Juin 75

Jui. 87

Août 103

Sep. 84

Oct. 112

Nov. 108

Dec. 108

Total 1119

soit par saison Hiver:280, Printemps : 270, Eté : 264, Automne 304

Je reprends les données de Vaduz sur la même période 2000-2014 (ne m'en veux pas mottoth, j'ai arrondi les données à l'unité) :

Jan. 38

Fev. 33

Mars 53

Avr. 50

Mai 90

Juin 115

Jui. 141

Août 151

Sep. 89

Oct. 68

Nov. 57

Dec 50

Total 933

soit par saison, Hiver : 121, Printemps : 193, Eté : 407, Automne : 214

En rappelant que Vaduz (amplitude annuelle 18°C) n'est pas plus continentale que Chambéry (amplitude annuelle environ 18,5°C sur la même période), voire même moins, nous constatons que l'hiver est plus de deux fois plus arrosé à Chambéry et que, inversement l'été est presque deux fois moins arrosé.

Ce n'est donc surement pas la continentalité qui explique la différence importante de régime pluviométrique entre Vaduz et Chambéry, alors quelle est l'explication ?

Et bien, là je suis un peu plus circonspect : les deux villes sont en situation de piémont, cependant il faut bien constater que la différence majeure c'est l'orientation de la chaîne alpine voisine, quasiment nord-sud à Chambéry et presque ouest-est à Vaduz.

Pour l'hiver, je tenterais une explication mais aucune certitude dans ce que je vais dire : les perturbations océaniques de secteur ouest dominant, arrivent encore bien vigoureuses à Chambéry (elles ont tout de même traversé le Massif Central mais c'est bien moins élevé que les Alpes) et leur précipitations sont exacerbées par les reliefs alpins touts proches en donnant un cumul hivernal conséquent. Elles sont bien alimentées par l'air doux qui remonte aisément la Vallée du Rhône située au sud-ouest.

Sur Vaduz, cela semble être différent, elles abordent la chaîne alpine de biais, leur alimentation en air doux est contrarié par l'énorme masse alpine en direction du sud-ouest, elles sont donc bien moins efficaces semble t-il.

Par contre, j'ai plus de mal à expliquer le supplément de pluies estivales à Vaduz, Chambéry est un petit peu plus méridionale mais pas beaucoup. L'intensification de la convection par la chaine alpine, je n'y crois pas trop, si c'était le cas Bourg Saint Maurice devrait être plus arrosé l'été que Chambéry et ce n'est pas la réalité. L'anticyclone atlantique 'protège' d'abord Chambéry et de ce fait les courants perturbés sont plus fréquents en été à Vaduz et l'avantagent sans doute mais pour expliquer une telle différence...

Tout ça pour dire aussi que la modification profonde du régime pluviométrique induite par la proximité vers l'est des reliefs orientés nord-sud n'est pas le fruit de mon imagination, elle est bien réelle. J'ai choisi Chambéry car je pouvais calculer les moyennes sur la même période que celle donnée par mottoth pour Vaduz. J'aurais pu comparer avec les données de Bourg Saint Maurice (en position plus intra-alpine toutefois) ou celles de Saint Martin d'Hères 1971-2000 (un peu moins probant car sur une période différente) avec celles de Vaduz, le constat aurait été à peu près identique. Il est vrai aussi, comme tu le dis, Dann, que si on va vers la Suisse le régime pluviométrique tend plus à ressembler à celui de Vaduz, Annecy ou Chamonix ont déjà des pluies estivales plus importantes en valeur relative et encore davantage pour les stations suisses.

Toujours pour Vaduz, on peut noter une Tm annuelle de 10,6 °C, nettement supérieure à celle de Munich (9,1°C) pourtant à la même altitude ainsi que des records de froid bien moins sévères : -16,4 atteint en 14 ans contre -25,1 à Munich !

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Oui d'ailleurs, si on s'en tient au mois le plus pluvieux de l'année, très rare sont les stations qui marquent un pic clairement estival en France.

Sur la période 1981/2010, pour le nord-est et le centre-est de le France :

RR max en décembre globalement dans toute la Lorraine, les Vosges, le Jura,et les reliefs bien exposés (façade ouest) de la Savoie et la haute Savoie.

RR max en mai pour l'Alsace (il pleut autant en Mai en Lorraine qu'en Alsace, juste que cette dernière bénéficie d'un effet d'abris), au sud de la Bourgogne, une grosse partie de la Franche-Comté (hors reliefs), la façade nord-ouest de Rhône Alpe (coté massif central).

RR max en octobre/novembre localement en Franche comté et Bourgogne, et plus globalement Octobre dès le sud immédiat de Lyon, ainsi que les piémonts Alpin de Rhône-Alpes.

RR max en juin voir aout pour de rares stations de haute altitude, du côté de la Savoie et de la Haute Savoie ainsi que très localement dans le nord de la Marne (Reims).

Bref, ce que l'on peut observer, c'est que le zonal est davantage présent en début d'hiver, et qu'il tend en moyenne à être moins puissant en fin d'hiver (février). Ainsi, au sein même de l'hiver, pas mal de stations marquent donc leurs max en décembre et leurs minima en février !

Pour le minima pluviométrique mensuel, il y a en effet pas mal de stations ou le mois le plus sec est effectivement février. Mais on observe également des minimas estival (en aout) dans les reliefs du sud des Vosges, ainsi que dans le nord de la Bourgogne, et juillet pour les reliefs du Jura (sauf extrême nord), ainsi que les piémonts de Rhône-Alpe.

source :http://pluiesextremes.meteo.fr/media/doc/Climat/saison_mois_plus.pdf / http://pluiesextremes.meteo.fr/media/doc/Climat/saison_mois_moins.pdf

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Bonsoir Dann et mottoth, bonsoir à tous

Tout d'abord, merci à mottoth pour cette fiche !

Pour rebondir sur la question du régime pluviométrique, j'ai calculé les précipitations moyennes de Chambéry sur la période 2000-2014 afin de faire une comparaison avec Vaduz, cela donne (désolé pour la présentation mais je n'ai pas réussi à mieux faire) :

Chambéry 2000-2014

Jan. 95

Fev. 77

Mars 99

Avr. 82

Mai 90

Juin 75

Jui. 87

Août 103

Sep. 84

Oct. 112

Nov. 108

Dec. 108

Total 1119

soit par saison Hiver:280, Printemps : 270, Eté : 264, Automne 304

Je reprends les données de Vaduz sur la même période 2000-2014 (ne m'en veux pas mottoth, j'ai arrondi les données à l'unité) :

Jan. 38

Fev. 33

Mars 53

Avr. 50

Mai 90

Juin 115

Jui. 141

Août 151

Sep. 89

Oct. 68

Nov. 57

Dec 50

Total 933

soit par saison, Hiver : 121, Printemps : 193, Eté : 407, Automne : 214

En rappelant que Vaduz (amplitude annuelle 18°C) n'est pas plus continentale que Chambéry (amplitude annuelle environ 18,5°C sur la même période), voire même moins, nous constatons que l'hiver est plus de deux fois plus arrosé à Chambéry et que, inversement l'été est presque deux fois moins arrosé.

Ce n'est donc surement pas la continentalité qui explique la différence important de régime pluviométrique entre Vaduz et Chambéry, alors quelle est l'explication ?

Et bien, là je suis un peu plus circonspect : les deux villes sont en situation de piémont, cependant il faut bien constater que la différence majeure c'est l'orientation de la chaîne alpine voisine, quasiment nord-sud à Chambéry et presque ouest-est à Vaduz.

Pour l'hiver, je tenterais une explication mais aucune certitude dans ce que je vais dire : les perturbations océaniques de secteur ouest dominant, arrivent encore bien vigoureuses à Chambéry (elles ont tout de même traversé le Massif Central mais c'est bien moins élevé que les Alpes) et leur précipitations sont exacerbées par les reliefs alpins touts proches en donnant un cumul hivernal conséquent. Elles sont bien alimentées par l'air doux qui remonte aisément la Vallée du Rhône située au sud-ouest.

Sur Vaduz, cela semble être différent, elles abordent la chaîne alpine de biais, leur alimentation en air doux est contrarié par l'énorme masse alpine en direction du sud-ouest, elles sont donc bien moins efficaces semble t-il.

Par contre, j'ai plus de mal à expliquer le supplément de pluies estivales à Vaduz, Chambéry est un petit peu plus méridionale mais pas beaucoup, les courants perturbés de nord-ouest plus fréquents en été avantagent sans doute Vaduz mais pour expliquer une telle différence...

Tout ça pour dire aussi que la modification profonde du régime pluviométrique induite par la proximité vers l'est des reliefs orientés nord-sud n'est pas le fruit de mon imagination, elle est bien réelle. J'ai choisi Chambéry car je pouvais calculer les moyennes sur la même période que celle donnée par mottoth pour Vaduz. J'aurais pu comparer avec les données de Bourg Saint Maurice (en position plus intra-alpine toutefois) ou celles de Saint Martin d'Hères 1971-2000 (un peu moins probant car sur une période différente) avec celles de Vaduz, le constat aurait été à peu près identique. Il est vrai aussi, comme tu le dis, Dann, que si on va vers la Suisse le régime pluviométrique tend plus à ressembler à celui de Vaduz, Annecy ou Chamonix ont déjà des pluies estivales plus importantes en valeur relative et encore davantage pour les stations suisses.

Toujours pour Vaduz, on peut noter une Tm annuelle de 10,6 °C, nettement supérieure à celle de Munich (9,1°C) pourtant à la même altitude ainsi que des records de froid bien moins sévères : -16,4 atteint en 14 ans contre -25,1 à Munich !

Hello Yves,

Je pense qu'on est entre Chambéry et Vaduz dans un climat encore une fois de transition, et je me demandais, si cette différence marquée au niveau des précipitations ne témoignerait justement pas d'une continentalité plus affirmée à Vaduz (toujours dans cette logique de climat transitoire -Vaduz n'est pas continentale-). Ou plutot, bien plus éloignée et protégée des influences océaniques notamment par les alpes, qui font office de barrière. Ceux-ci l'isolent "pluviométriquement" des flux océaniques, mais pas tant au niveau des températures.

Crabo

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Salut,

Oui, le régime pluvio est clairement continental à Vaduz. Mais si je suis entièrement d'accord avec ce que tu dis concernant l'été, je le suis moins pour ton explication concernant la faiblesse des précipitations d'hiver...

En effet, je ne pense pas que les chaînes montagneuses situées à l'ouest de Vaduz soient à ce point responsables de l'atténuation des précipitations. Car si je compare les quantités de précipitations hivernales des villes de cette région de l'Europe, on obtient ceci (obligé d'utiliser les données 1981-2010, même pour Vaduz; j'espère que cela ne te "vexe" pas...smile.png ) :

- Vaduz : 41 et 38 mm en janvier et février

- Konstanz (sur du "plat", pas de reliefs à l'ouest) : 44 et 45 mm

- Mannheim (idem) : 41 et 43 mm

- Strasbourg : 32 et 35 mm (un peu de reliefs à l'ouest)

- München : 42 et 45 mm (plat)

- Lyon : 47 et 44 mm (légers reliefs à l'ouest)

J'ai été en effet peut-être un peu imprudent... Néanmoins si l'on compare avec des stations plus proches on constate un effet d'abri incontestable (données prises sur le web de MétéoSuisse):

St Gallen (34kms au NNO, 1981-2010, 776m): JAN 59mm, FEB 57mm

Ebnat-Kappel (35kms à l'ONO, 1961-1990, 623m): JAN 141mm, FEB 137mm

Glaris (35kms à l'OSO, 1981-2010, 517m); JAN 86mm, FEB 85mm

Vaduz: 1961-90 JAN 44mm, FEB 45mm, 1981-2010 JAN 41mm FEB 38mm.

Hello Mottoth,

Merci pour cette nouvelle fiche.

Je me demandais si tu pouvais faire si tu as le temps l'envie et l'interet, une fiche pour Ta'izz au Yémen.

Cette ville attire ma curiosité car elle a l'air de présenter un cumul pluviométrique intéressant pour une ville de la région. Couplé aux températures moyennes assez élevées, elle a l'air de montrer des signes de climat tropical humide, la seule version que je recense sur la péninsule arabique. Mais je ne suis pas sur car je me base à la page wikipedia.

Crabo

Les données pour le Yemen sont de mauvaise qualité, notamment à cause de beaucoup de synops manquants aux heures clefs qui me privent quasiment systématiquement des valeurs de RR mais aussi de beaucoup de tn/tx. Donc pas de stations Yemenites en vue pour l'instant... certaines comme Sanaa ou Aden sont un peu plus fiables mais depuis trop peu de temps pour tirer quelques chose de bon des données actuellement disponibles.

Dommage car Taiz semble en effet particulièrement pluvieuse mais aussi brumeuse et humide, sont emplacement au coeur des montagnes lui vaut des pluies convectives très fréquentes en été, et à la vue des données parcellaires que j'ai parcouru hier on doit facilement atteindre voire dépasser les 100mm durant les mois d'été.

J'aimerais aussi beaucoup faire une fiche sur Socotra mais là encore il va falloir attendre plusieurs années: la qualité des données s'est un peu améliorée ces dernières années mais depuis trop peu de temps.

J'aimerais aussi faire des fiches Iraniennes, mais les données ne sont disponibles de façon fiables que depuis 2007... donc rendez vous dans quelques années, vers 2020 je commencerai à avoir de bons échantillons de données.

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J'ai été en effet peut-être un peu imprudent... Néanmoins si l'on compare avec des stations plus proches on constate un effet d'abri incontestable (données prises sur le web de MétéoSuisse):

St Gallen (34kms au NNO, 1981-2010, 776m): JAN 59mm, FEB 57mm

Ebnat-Kappel (35kms à l'ONO, 1961-1990, 623m): JAN 141mm, FEB 137mm

Glaris (35kms à l'OSO, 1981-2010, 517m); JAN 86mm, FEB 85mm

Vaduz: 1961-90 JAN 44mm, FEB 45mm, 1981-2010 JAN 41mm FEB 38mm.

Les données pour le Yemen sont de mauvaise qualité, notamment à cause de beaucoup de synops manquants aux heures clefs qui me privent quasiment systématiquement des valeurs de RR mais aussi de beaucoup de tn/tx. Donc pas de stations Yemenites en vue pour l'instant... certaines comme Sanaa ou Aden sont un peu plus fiables mais depuis trop peu de temps pour tirer quelques chose de bon des données actuellement disponibles.

Dommage car Taiz semble en effet particulièrement pluvieuse mais aussi brumeuse et humide, sont emplacement au coeur des montagnes lui vaut des pluies convectives très fréquentes en été, et à la vue des données parcellaires que j'ai parcouru hier on doit facilement atteindre voire dépasser les 100mm durant les mois d'été.

J'aimerais aussi beaucoup faire une fiche sur Socotra mais là encore il va falloir attendre plusieurs années: la qualité des données s'est un peu améliorée ces dernières années mais depuis trop peu de temps.

J'aimerais aussi faire des fiches Iraniennes, mais les données ne sont disponibles de façon fiables que depuis 2007... donc rendez vous dans quelques années, vers 2020 je commencerai à avoir de bons échantillons de données.

Ok,

En effet, ca fait quelques années à attendre, mais ça vaut la peine car ces stations, en limite du tropical aride, et frontalière d'un climat tropical humide m'intéressent beaucoup.

Des stations de l'extrème sud iranien, bien que vraisemblavlement plus sèches sont un peu dans cette logique du coup.

Crabo

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Et non je trouve que le découpage 2/3 - 1/3 (à la louche) pour l'Inde est pertinent, et pas uniquement en raison de l'isotherme 18°c: le tiers nord de l'inde (plaine du Gange et du Bramapoutre) ne me parait pas purement tropical en raison des perturbations hivernales provenant d'asie centrale (ou de Chine pour la zone du Bramapoutre- voir Guwahati). Et donc le régime des vent montre un maximum de printemps qui se différencie des 2/3 sud du pays. Peut-être que Köppen n'était pas aussi à côté de la plaque...

Salut,

Le fait qu'il y ait dans le tiers nord de l'Inde quelques intrusions de perturbations hivernales provenant d'Asie centrale ou de la région Caucase-Caspienne n'implique pas nécessairement que le climat de ce tiers nord (en tout cas une bonne partie sud de ce tiers nord) de l'Inde ne puisse pas être tropical. Je te citerai par exemple le cas de la région des Bahamas ou de Cuba, un coin bien tropical et où, pourtant, les intrusions de pluies d'origine frontale provenant du nord ne sont pas si rares l'hiver. En fait, la plupart des régions tropicales reçoivent de temps en temps, en hiver, des restants de perturbations tempérées. Mais là encore, la question est : où fixer la limite ? le régime des vents ? (moui, bof... pas facile à trancher, et puis est-ce si marquant ?). À partir de combien peut-on considérer qu'un climat reçoit trop de pluies hivernales d'origine frontale pour être encore classé en tropical ?

Eh bien, là encore, et dans le but d'avoir une limite concrète et non arbitraire (et même si je sais bien que, visiblement, tu ne veux pas entendre parler des liens - pourtant bien réels et très pertinents - entre climat et végétation climacique), il me paraît évident que partout où une forêt tropicale se développe naturellement (à l'état de climax), eh bien le climat du coin en question peut alors être considéré tropical.

Or c'est précisément le cas dans le nord de l'Inde (sauf l'extrême nord, et l'extrême nord-ouest) : malgré une Tm de janvier comprise entre 14 et 18°C, une grande partie du nord de l'Inde fait intégralement partie du biome tropical. La raison en est la suivante : même si la Tm de janvier est de 14°C, il s'avère que le gel est inexistant (ou presque : mais malgré les -2/-3°C qu'on va observer là-bas exceptionnellement - une fois tous les 30 ans - en plein espace dégagé, la température qu'on observerait en forêt reste supérieure à 0°C), et que les "pluies froides" sont très faibles. Suffisamment faibles pour ne pas causer de dommage à la végétation tropicale. Par ailleurs, même en plein janvier, les Txm sont élevées (environ 20-24°C) et le soleil généreux.

Puis la chaleur et les précipitations chaudes (ainsi que leur durée) de l'été sont telles que cela "compense" largement la petite fraîcheur hivernale.

Voilà pourquoi le climat du nord de l'Inde (en tout cas une large partie) peut tout de même être considéré tropical, malgré cette Tm de janvier < 18°C qui ne veut pas dire grand-chose.

Mais bon, après, effectivement, chacun voit midi à sa porte. Et je tiens à faire cette précision : je ne dis pas qu'il faille systématiquement se fier au biome pour déterminer ou classer un climat. Cette relation climat-biome est très pertinente dans de nombreux cas, mais pas forcément pour tous, effectivement. Par exemple, justement, la limite entre un éventuel biome de climat océanique et un autre de climat continental me semble finalement bien floue. Et là, dans un cas comme celui-là, oui je suis d'accord pour dire qu'il faut fixer une limite purement climatique (d'où la difficulté, puisqu'il n'y a justement là pas de marqueur concret...).

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Bon, j'ai regardé ça de plus près (le régime pluvio à Vaduz et dans les Alpes)...

Globalement, je reconnais avoir sous-estimé l'effet d'abri sur le cumul pluvio hivernal à Vaduz : il est en effet marqué.

Voici comment je vois la situation en hiver dans la région alpine :

957174Alpes.png

La ligne rouge représente la ligne de crête principale des Alpes. Les vents dominants (surtout en altitude) venant de l'ouest se soulèvent globalement en s'approchant de cette ligne rouge. Les précipitations au-dessus de l'ensemble du massif alpin sont nettement plus fortes que si ce massif n'existait pas.

Alors effectivement, dans la zone bleutée (dont fait partie Vaduz), même si elle est globalement copieuse en précipitations hivernales, il existe des "spots" abrités (comme Vaduz).

La continentalité est forcément réduite en altitude et en zone montagneuse, mais cela n'empêche pas que, sur les plaines du centre-est et du nord-est de la France, sur une grande partie sud de l'Allemagne, et dans la plaine du Pô dansune moindre mesure (remontées méditerranéennes), la dynamique pluviométrique soit tout de même continentale. Les Alpes "compliquent" en fait la situation.

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Les Alpes "compliquent" en fait la situation.

Sans relief qu'est ce qu'on s'embéterait météo/climatologiquement parlant !

Ta carte est assez grossière. Un seul exemple : quid du Valais et la ligne de crête ?

Cartes des normales suisses : http://www.meteosuisse.admin.ch/web/de/klima/klima_schweiz/Klimakarten_schweiz_1961-90.html

Pour DJF et les précipitations sur 1981-2010 :

rre_81-10_12.png

rre_81-10_01.png

rre_81-10_02.png

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Bon, j'ai regardé ça de plus près (le régime pluvio à Vaduz et dans les Alpes)...

Globalement, je reconnais avoir sous-estimé l'effet d'abri sur le cumul pluvio hivernal à Vaduz : il est en effet marqué.

Voici comment je vois la situation en hiver dans la région alpine :

957174Alpes.png

La ligne rouge représente la ligne de crête principale des Alpes. Les vents dominants (surtout en altitude) venant de l'ouest se soulèvent globalement en s'approchant de cette ligne rouge. Les précipitations au-dessus de l'ensemble du massif alpin sont nettement plus fortes que si ce massif n'existait pas.

Alors effectivement, dans la zone bleutée (dont fait partie Vaduz), même si elle est globalement copieuse en précipitations hivernales, il existe des "spots" abrités (comme Vaduz).

La continentalité est forcément réduite en altitude et en zone montagneuse, mais cela n'empêche pas que, sur les plaines du centre-est et du nord-est de la France, sur une grande partie sud de l'Allemagne, et dans la plaine du Pô dansune moindre mesure (remontées méditerranéennes), la dynamique pluviométrique soit tout de même continentale. Les Alpes "compliquent" en fait la situation.

Bonjour Dann

En fait, je pense que tu fais erreur en prolongeant la zone bleutée vers les Alpes Suisses et Autrichiennes, en fait cette dominance hivernale de précipitations n'existe que dans la partie la plus occidentale des Alpes.

Examinons la part hivernales des précipitations du sud-ouest au nord-est à partir de Chambéry jusqu'à Vaduz pour des stations d'altitude analogue, soit inférieure à 600 m, et se situant dans la bande que tu as représentée en bleu :

Moyennes 1981-2010, calcul des précipitations d'hiver (D+J+F) / Année :

- Chambéry : 312 / 1221 = 25.5 %

- Aigle : 212 /1012 =20,9 %

- Interlaken : 229 / 1196 = 19,1 %

- Vaduz : 131 / 947 =13,8 %

Certes, Vaduz apparaît un peu comme un cas extrêmes, sans doute particulièrement foehnée en hiver, mais même à Aigle, tout près de la frontière française, le pourcentage de précipitations hivernales est largement inférieur à 25%, l'hiver est relativement peu arrosé.

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Sans relief qu'est ce qu'on s'embéterait météo/climatologiquement parlant !

Ta carte est assez grossière. Un seul exemple : quid du Valais et la ligne de crête ?

Cartes des normales suisses : http://www.meteosuisse.admin.ch/web/de/klima/klima_schweiz/Klimakarten_schweiz_1961-90.html

Pour DJF et les précipitations sur 1981-2010 :

rre_81-10_12.png

rre_81-10_01.png

rre_81-10_02.png

Salut Thundik,

Evidemment que la climatologie est bien plus intéressante que s'il n'y avait pas de reliefs...! laugh.png

Oui, ma carte est un peu grossière, mais c'est volontaire puisque schématique.

Je l'ai refaite, puisque comme le disait Yves, j'avais prolongé trop loin la zone bleutée (soulèvement orographique global). En fait, j'ai raccourci également la ligne de crête principale (càd celle coupant le flux dominant d'ouest, en rouge), en l'arrêtant sur la Zugspitze. Alors effectivement, en Autriche, seul le Vorarlberg et l'extrémité nord-ouest du Tyrol sont dans la zone de piémont à soulèvement orographique : les précipitations des mois de janvier ou février dépassent les 70-80 mm.

Bien entendu, l'ouest du massif alpin (donc le côté français) est plus océanique que le massif alpin central "bleuté" (càd en Suisse et dans l'extrême ouest de l'Autriche) : dans cette zone bleutée, les pluies hivernales sont partout (à part certaines vallées abritées) copieuses (il n'y a qu'à voir la carte des précipitations de janvier ou février en Suisse, Yves...), mais il n'y a effectivement quasiment que sur le massif alpin français que les pluies hivernales sont aussi copieuses que les pluies estivales (ceci ne figure pas sur la carte que j'ai représentée ci-dessous). Alors que dans les zones bleutées de Suisse et d'Autriche, les étés sont quasiment toujours plus arrosés que les hivers. On peut donc en déduire que la continentalité se manifeste plus ouvertement sur les Alpes suisses et autrichiennes que sur les alpes françaises : en été, la convection thermique doit probablement l'emporter sur le soulèvement orographique sur les massifs suisses et autrichiens, alors que sur le massif français, il semblerait que ce soit l'inverse. Il faut croire que les Alpes françaises, ainsi que le Jura et le système Vosges-Schwarzwald forment donc le rempart déterminant pour la continentalité au sein du massif alpin.

Mais cela ne m'empêche pas de penser que la continentalité l'emporte sur l'océanicité en zone de plaine dès le centre-est et le nord-est de la France. Car il importe de garder en mémoire que les massifs montagneux "exacerbent" toujours l'océanicité.

700556Alpes.png

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Bonsoir!

Merci Mottoth pour m'avoir fais découvrir cet indice Australien que je trouve plus réaliste et approprié que l'humidex ou même le heat index quand au calcul de la chaleur ressentie par l'organisme humain.thumbup1.gif

Comme vous le savez, le heat index (développé par les Américains pour calculer la température ressente) "pêche" en ne pas incluant le facteur du vent dans son algorithme; on s'accorde bien qu'une T de 35°C par Td de 22°C et vent de 10m/s est bien plus supportable qu'une T de 35°C par Td de 22°C et un vent nul ou de 1m/s.

En introduisant ces valeurs dans le site ci-dessous (pour le calcule de la température apparente[formule Australienne]), J'ai trouvé une température apparente de 42.1°C avec le vent a 1m/s et de 35.8°C avec le vent a 10m/s, la différence est énorme et reflète bien la réalité; je ressens pleinement ce contraste pendant l'été entre les journées suffocantes (a cause de l'inertie du vent) et les journées supportables (a cause justement de la présence de brises rafraîchissantes) pour la même T et Td.

http://planetcalc.com/2089/

Salut nuri mosrati, l'indice australien me parait un peu bizarre tout de même du fait que lorsque j'écris 38°C en température de l'air avec un vent à 1 km/h, le ressenti est de 42.2°C et lorsque j'augmente le vent à 20 km/h celui ci indique la valeur stupéfiante de 28.9°C, alors que normalement arriver à de telles températures plus la vitesse du vent augmente plus l'effet sèche cheveux s'accentue, ce qui augmente la sensation de chaleur.

A moins qu'il doit avoir une différence entre un vent en provenance des terres et un vent en provenances de la mer ?

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Bonjour à tous, juste un petit message pour vous dire que si pour l'instant je ne présente rien de nouveau je continue pour autant à mettre à jour les anciennes fiche à un rythme soutenu: Aujourd'hui 4 fiche supplémentaires d'Amerique Latine ont été mises à jour, et j'ai notamment bien étoffée la fiche de Calama en abordant différents problèmes auxquels je suis confronté dont celui de la mesure des humidité très basses (<5%) qui demeure problématique de nos jours même avec des sondes professionnelles.

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Toujours aussi rigoureux ce travail qui s'inscrit dans la durée.

Merci Mottoh

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#125. Dalanzadgad

 

Je suis toujours très occupé à remettre à jour mes anciennes fiches, et j'avais prévu de rester dans les Alpes pour la prochaine mise à jour qui n'est pas encore prête. Mais mon prochain voyage approche et j'ai ressenti le besoin d'étudier le climat que j'y trouverais, ne serais-ce que pour répondre aux questions un peu angoissées de mes partenaires de voyage: je repars début septembre en Mongolie, et je vise cette fois-çi le sud du pays et le désert de Gobi... d'où cette fiche sur Dalanzadgad, la principale ville de la région (14000h). Nous sommes à 520kms de Ulaanbataar et 1080kms de Pékin.

44373_map0.jpg

 

C'est donc une région désertique d'altitude moyenne 1400 - 1600m. 2 massifs montagneux s'élèvent vers 2500 - 2700m vers l'ouest et le sud-ouest, le plus proche commence à 15kms.

44373_map1.jpg

 

La station est dans la "ville"... C'est une ville mongole typique, c-à-d un grand campement de yourtes sédentaire avec quelques bâtiments officiels en dur et quelques artères principales pavées. Mise à part une éventuelle réduction de l'exposition aux vents cette station ne souffre pas trop des inconvénients des stations urbaines (cloisonnement, ilot de chaleur urbain..).

Vue vers le sud-ouest:

44373_map2.jpg

 

44373_Dalanzadgad_A_v7_33.png

 

 

C'est pour Köppen un climat désertique froid, son critère d’aridité étant nettement enfoncé (120mm de RR annuelles vs. un seuil de 197mm). La continentalité est évidemment forte: nous sommes à la latitude de la Camargue... les été y sont aussi chauds alors que l'on se situe 1400m plus haut, et la rigueur des hivers y est sans commune mesure.

 

On gagne 5.7°c en moyenne annuelle par rapport à Ulaanbataar (8° en janvier, 4°c en juillet) pour une lame d'eau deux fois moins importante. Le vent est sensible même en hiver, il est en partie responsable de l'absence d'enneigement durable: durant ces 15 dernières années seuls 3 hivers ont connu un enneigement vraiment constant (2 mois ou plus), et encore la couche est souvent réduite à 1 ou 2cms... Les autres causes de ce très faible enneigement sont bien sur les précipitations chiches, le soleil vaillant et l'hygrométrie souvent basse.

On remarque en effet le très bon ensoleillement (plus de 3000h/an), notamment d'octobre à février.

 

Qu'y a-t-il à voir sur les stats horaires ?

- le renforcement diurne du vent et de la nébulosité est une nouvelle fois mis en évidence, c'est un trait commun à énormément de climats

- le Td est bien corrélé à la t° durant les mois les plus froids: c'est typique des calmes anticycloniques sur sols enneigé... bien que ces conditions soient ici moins prévalentes que plus au nord en se rapprochant de la Sibérie.

- le reste de l'année le Td connait un petit maxi en matinée malgré l'hygrométrie généralement basse.

44373_Dalanzadgad_B_v7_33.png

 

EDIT 12/09/2016: ajout des roses des vents

44373_Dalanzadgad_C_v7_33.png

 

 

Pour présenter l'hiver j'ai choisi 2005-2006, qui est sensiblement normal thermiquement (-2.0°c en décembre, +1.3°c en janvier, -0.3°c en février) mais avare en précipitations (53% de la normale) et donc très peu enneigé.

On y voit que les journées grises sont rares, que l'hygrométrie est parfois étonnamment basse, et que dès février ça se réchauffe assez sensiblement (cependant la tnn de l'hiver survient début février, de même que le record de froid 2000-2014 ou le record plus ancien visible sur la page wikipedia).

44373_DEC05_FEB06.png

 

 

Pour le printemps on regarde 2012:

Mars 2012 froid (-2.1°c) et neigeux, avril et mai doux (+1°c) et secs, mai détenant même la palme du mois avec la plus basse hygrométrie (20.7%) tous mois confondus depuis janvier 2000. Le printemps est une saison pénible, avec un temps très variable, souvent agité (vents forts et tempêtes de sable). C'est aussi la saison la plus sèche avec des HR parfois remarquablement basses, et celle où l'on mesure généralement la couche de neige la plus épaisse de l'année à l'occasion de chutes tardives mais nettement plus franches qu'en plein hiver.

44373_MAR_MAY12.png

 

 

Eté 2008: Très proche des normales pour les t° (-0.2°c sur les 3 mois), et excédentaire sur les RR (+32%) grâce au mois d'aout, après un mois de juillet bien sec tant pour les RR que pour l'hygrométrie. Le mois d'aout s'est aussi distingué par un coup de chaleur remarquable en début de mois (une tn de 28.3°c le 5, en raison du vent nocturne) et un coup de frais tout aussi remarquable en fin de mois (tx de 10.5°c le 29 sous la pluie).

44373_JUN_AUG08.png

 

 

Pour finir voici l'automne 2013: +0.5°c d'excédent sur les 3 mois, 90% des RR normales.

Les premières gelées arrivent généralement durant la dernière décade de septembre, et les premières neiges durant la 2e quinzaine d'octobre. Mais il faut attendre fin novembre pour que le froid s'installe durablement avec des tx majoritairement sous 0°c.

44373_SEP_NOV13.png

 

 

Voilà c'est tout pour aujourd'hui, on reviendra un image sur cette région fin septembre à mon retour de voyage.

 

Modifié par mottoth
Remise à jour

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Bonjour à tous, un petit mot pour vous dire qu'il n'y aura pas de mise à jour avant mon retour de voyage soit autour du 20/09. Mais l'attente vaudra la peine:

Ces derniers temps je bosse sur une v6 qui représente une remise à plat totale du travail effectué depuis 3 ans:

Je me base à présent uniquement sur les données horaires telles qu'elles sont déchiffrées sur les pages d'Ogimet similaires à celle-çi. Je bosse dur l'apprentissage de Visual basic pour développer des routines qui génèrent les données quotidiennes (Tn, Tx, moyennes de T, Td, HR, etc...) à partir des données horaires. J'ai également développé une batterie de test afin de repérer et corriger en amont les erreurs contenues dans les données horaires.

A terme, cette version 6 va apporter 3 avantages:

- les données ne devraient plus contenir la moindre valeur suspecte grâce à la multiplication et l'automatisation des 'contrôles qualité'

- je travaillerais beaucoup plus vite pour la production de nouvelles fiches, puisque les manipulations de sauvegarde des pages webs et importations sous excel nécessaires seront 3 fois moins nombreuses.

- en intégrant tout le bloc de données disponible je vais pouvoir présenter des paramètres supplémentaires ignorés jusque là: je pense déjà par exemple à la fréquence des situation de faible visibilité (brume, brouillard, poussière, poudrerie...), ou à la production de roses des vents...

Voilà, en attendant il me reste beaucoup de développements à faire donc rendez vous pour la deuxième quinzaine de septembre.

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#125. Dalanzadgad

C'est pour Köppen un climat désertique froid, son critère d'aririté étant nettement enfoncé (120mm de RR annuelles vs. un seuil de 197mm). La continentalité est évidemment forte: nous sommes à la latitude de la camargue... les été y sont aussi chauds alors que l'on se situe 1400m plus haut, et la rigueur des hivers y est sans commune mesure.

On gagne 5.7°c en moyenne annuelle par rapport à Ulaanbataar (8° en janvier, 4°c en juillet) pour une lame d'eau deux fois moins importante. Le vent est sensible même en hiver, il est en partie responsable de l'absence d'enneigement durable: durant ces 15 dernières années seuls 3 hivers ont connu un enneigement vraiment constant (2 mois ou plus), et encore la couche est souvent réduite à 1 ou 2cms... Les autres causes de ce très faible enneigement sont bien sur les précipitations chiches, le soleil vaillant et l'hygrométrie souvent basse.

On remarque en effet le très bon ensoleillement (plus de 3000h/an), notamment d'octobre à février.

Salut,

Je viens d'appliquer mon indice hydrique pour cette localité, à l'aide des données que tu as fournies (2000-2014).

Après une rapide analyse, je n'irais pas - pour ce qui me concerne - jusqu'à parler de climat désertique comme le fait Köppen.

En effet, l'indice hydrique estival (Ihe) atteint -20, ce qui signifie que les étés y sont secs, évidemment, mais pas tant que ça (par exemple, ceux de Marseille, présentant un Ihe de -31, le sont plus).

Mais surtout, l'indice annuel (IhA) atteint -57, càd que l'on est loin de la limite désertique à proprement parler, on est "seulement" en semi-aride, selon moi.

Petit rappel :

IhA = 0 : limite du climat xérique

IhA = -45 : limite du semi-aride

IhA = -65 : limite du climat aride

IhA = -90 : limite du climat désertique

Alors bien entendu, je vois la stupeur sur vos visages, lorsque vous lisez que je n'inclus ce climat que dans le climat semi-aride, alors que le paysage des environs de cette localité est très pauvre en végétation, même rase. Mais il faut bien comprendre que la biomasse d'un biome donné dépend de 2 paramètres principaux (indépendamment des conditions édaphiques) :

- la réserve hydrique disponible (ça, c'est l'info que donne IhA)

- le niveau de "confort thermique", autrement dit, quelles sont les températures (moyennes et extrêmes) auxquelles la végétation doit faire face.

Or il s'avère qu'à Dalanzadgad, l'hiver est très rude et long, et les températures extrêmes qui peuvent survenir de temps à autre empêchent l'établissement de beaucoup d'espèces xérophiles.

C'est donc ce très faible "niveau de confort thermique" couplé à un indice hydrique déjà bien faible qui fait en sorte que le paysage est quasi désertique. Mais pas complètement no plus :

DKtCSa.png

Je parlerais d'un climat semi-aride hypercontinental à été moyen. Un tel climat présente nécessairement un aspect très "aride", mais une bonne part de cette grande aridité provient du froid hivernal. On pourrait même passer, petit à petit en prenant de l'altitude, à un climat qui n'est plus du tout semi-aride du point de vue des ressources hydriques, mais qui devient froid, avec un été de plus en plus court, voire inexistant. Le résultat serait pratiquement le même : l'"aridité" du paysage serait toujours là, mais là uniquement à cause du froid.

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Salut,

Je viens d'appliquer mon indice hydrique pour cette localité, à l'aide des données que tu as fournies (2000-2014).

Après une rapide analyse, je n'irais pas - pour ce qui me concerne - jusqu'à parler de climat désertique comme le fait Köppen.

En effet, l'indice hydrique estival (Ihe) atteint -20, ce qui signifie que les étés y sont secs, évidemment, mais pas tant que ça (par exemple, ceux de Marseille, présentant un Ihe de -31, le sont plus).

Mais surtout, l'indice annuel (IhA) atteint -57, càd que l'on est loin de la limite désertique à proprement parler, on est "seulement" en semi-aride, selon moi.

Petit rappel :

IhA = 0 : limite du climat xérique

IhA = -45 : limite du semi-aride

IhA = -65 : limite du climat aride

IhA = -90 : limite du climat désertique

Alors bien entendu, je vois la stupeur sur vos visages, lorsque vous lisez que je n'inclus ce climat que dans le climat semi-aride, alors que le paysage des environs de cette localité est très pauvre en végétation, même rase. Mais il faut bien comprendre que la biomasse d'un biome donné dépend de 2 paramètres principaux (indépendamment des conditions édaphiques) :

- la réserve hydrique disponible (ça, c'est l'info que donne IhA)

- le niveau de "confort thermique", autrement dit, quelles sont les températures (moyennes et extrêmes) auxquelles la végétation doit faire face.

Or il s'avère qu'à Dalanzadgad, l'hiver est très rude et long, et les températures extrêmes qui peuvent survenir de temps à autre empêche l'établissement de beaucoup d'espèces xérophiles.

C'est donc ce très faible "niveau de confort thermique" couplé à un indice hydrique déjà bien faible qui fait en sorte que le paysage est quasi désertique. Mais pas complètement no plus :

DKtCSa.png

Je parlerais d'un climat semi-aride hypercontinental à été moyen. Un tel climat présente nécessairement un aspect très "aride", mais une bonne part de cette grande aridité provient du froid hivernal. On pourrait même passer, petit à petit en prenant de l'altitude, à un climat qui n'est plus du tout semi-aride du point de vue des ressources hydriques, mais qui devient froid, avec un été de plus en plus court, voire inexistant. Le résultat serait pratiquement le même : l'"aridité" du paysage serait toujours là, mais là uniquement à cause du froid.

Assez d'accord,

Ca m'a tout l'air d'être un climat encore steppique, (à en juger notamment par la strate herbacée -seule végétation- que montre ta photo), ou tout du moins, un climat de transition entre le "vrai"désert de Gobi, plus au sud ouest, et le climat assez typique de la mongolie centrale et nordique, plus au nord.

Crabo

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Assez d'accord,

Ca m'a tout l'air d'être un climat encore steppique, (à en juger notamment par la strate herbacée -seule végétation- que montre ta photo), ou tout du moins, un climat de transition entre le "vrai"désert de Gobi, plus au sud ouest, et le climat assez typique de la mongolie centrale et nordique, plus au nord.

Crabo

Oui, on pourrait aussi parler d'un climat "steppique aride (à été moyen)", ou bien un climat "de steppe sèche" ou "de steppe aride", etc...

Dans mon système de classif, la steppe (et son climat associé) a lieu lorsque -45 < IhA < 0, et si la Tm de janvier < 0°C.

Je fais débuter le climat "semi-aride" à partir et en-dessous de IhA = -45. Mais dans le "contexte steppique", je pense comme toi qu'on peut continuer à mentionner le climat steppique pour -65 < IhA < -45, càd en climat semi-aride, jusqu'à la limite du climat aride.

La photo que j'ai présentée hier a sans doute été prise après une période un peu pluvieuse. Mais lorsque la sécheresse s'éternise quelques semaines, le paysage ressemble plutôt à cela :

(je ne sais pas ce qu'est ce truc ou ce machin, mais il n'y a que peu de photos intéressantes autour de cette ville hyper touristique.. biggrin.png )

VRy7Vj.png

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Oui, on pourrait aussi parler d'un climat "steppique aride (à été moyen)", ou bien un climat "de steppe sèche" ou "de steppe aride", etc...

Dans mon système de classif, la steppe (et son climat associé) a lieu lorsque -45 < IhA < 0, et si la Tm de janvier < 0°C.

Je fais débuter le climat "semi-aride" à partir et en-dessous de IhA = -45. Mais dans le "contexte steppique", je pense comme toi qu'on peut continuer à mentionner le climat steppique pour -65 < IhA < -45, càd en climat semi-aride, jusqu'à la limite du climat aride.

La photo que j'ai présentée hier a sans doute été prise après une période un peu pluvieuse. Mais lorsque la sécheresse s'éternise quelques semaines, le paysage ressemble plutôt à cela :

(je ne sais pas ce qu'est ce truc ou ce machin, mais il n'y a que peu de photos intéressantes autour de cette ville hyper touristique.. biggrin.png )

VRy7Vj.png

Oui,

Nul doute que le desert au sens "paysager" du terme doit apparaître assez clairement en toute saison, un peu plus vers le sud ouest.

Crabo

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Rentré ce matin, après quelques mésaventures pour le voyage retour... me suis par exemple jeté dans la g****e du loup en allant me frotter au typhon Kalmaegi à Hongkong: mon avion a décollé 1 heure avant le pic d'intensité des vents (108kms/h en rafale... modeste pour un typhon, mais l'oeil est passé loin au sud).

Je ferais un carnet du voyage photographique plus tard sur le forum, en attendant juste 2 petits trucs vus à Dalanzadgad;

- le monument bizarre à 3 boules à l'entrée de a ville symboliserait les "3 beautés" d'après lesquelles le parc naturel voisin est nommé, à savoir 3 chaines de montagnes. Au conditionnel, car notre guide n'était pas sure.

- les environs de la ville, dans un rayon de 5kms environ, sont en effet nettement plus verts que le reste du Gobi... je ne sais pas vraiment pourquoi, probablement la nature du sol (cette ville était peut-être une oasis).

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Rentré ce matin, après quelques mésaventures pour le voyage retour... me suis par exemple jeté dans la g****e du loup en allant me frotter au typhon Kalmaegi à Hongkong: mon avion a décollé 1 heure avant le pic d'intensité des vents (108kms/h en rafale... modeste pour un typhon, mais l'oeil est passé loin au sud).

Je ferais un carnet du voyage photographique plus tard sur le forum, en attendant juste 2 petits trucs vus à Dalanzadgad;

- le monument bizarre à 3 boules à l'entrée de a ville symboliserait les "3 beautés" d'après lesquelles le parc naturel voisin est nommé, à savoir 3 chaines de montagnes. Au conditionnel, car notre guide n'était pas sure.

- les environs de la ville, dans un rayon de 5kms environ, sont en effet nettement plus verts que le reste du Gobi... je ne sais pas vraiment pourquoi, probablement la nature du sol (cette ville était peut-être une oasis).

Super, j'attends le compte-rendu avec impatience !

Je revois Antoine de Maximy (J'irai dormi chez vous) s'éloigner de Dalanzadgad...

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Un petit message pour vous dire que je n'abandonne pas ce topic, loin de là même: je vous ai déjà dit il y à 3 semaines que je bossais sur une remise à plat totale, avec des nouveautés à la clef... le boulot continue, voici 2 aperçus de la v6:

Des tableaux mensuels visuellement améliorés. Les échelles colorimétriques - inspirées de celles d'Ogimet - sont plus fines. Toutes les données quotidiennes présentées ici et utilisées ensuite pour les statistiques sont désormais générées et vérifiées par des macros faites maison, elles ne sont plus recopiées d'Ogimet (à l'exception des pictos de temps présent bien sur).

60390_MAR10.png

 

Tout frais (c'est le travail d'aujourd'hui), mes premières roses des vents - travail encore au stade expérimental:

Work_In_Progress.png

 

Vous l'aurez deviné c'est Alger qui sera la prochaine ville traitée ici, ça devrait être prêt pour le début de la semaine prochaine.

Modifié par mottoth

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#126. Alger

 

Cette mise à jour va me permettre de vous présenter le fruit de 3 semaines de travail acharné sur cette nouvelle évolution (v6.00).

Tout d'abord les cartes classiques: on commence par la carte régionale... tout le monde le sait la capitale Algérienne est située au bord de la méditerranée. Sa position commence à être un peu trop à l'ouest pour la prise des tn définitive à 6hTU, notamment en hiver: il arrive que certaines tn hivernale soient sur-estimées, lorsqu'elles surviennent peu après 6hTU. On avait déjà rencontré ce problème avec Tombouctou: je ne pourrai pas étudier de stations Africaines plus à l'ouest que ces 2 villes en raison de ce problème.

60390_map0.jpg

 

60390_dem.jpg

 

La station synoptique choisie est celle de l'aéroport, sur la commune de Dar El Beida. La plaine côtière fait environ 15kms de large à ce niveau, mais s'élargit à 30kms plus à l'ouest. La station proprement dite est à 7kms de la mer et 15kms du centre ville.

60390_map1.jpg

 

C'est une station assez "campagnarde", étant situé du bon côté de l'aéroport, côté champs plutôt que coté terminaux:

60390_map2.jpg

 

60390_Alger_A_v7_31.png

 

J'en ai déjà parlé un peu, le gros du travail sur cette v6 a été fait en coulisses et ne se voit pas, le but recherché étant avant tout un gain de temps et un traitement des données plus fiabilisé.

La seule nouveauté visible sur le tableau de statistiques sont les 2 lignes consacrées à la visibilité horizontale. Je vous copie ici l'explication que j'en ais faite sur la première page de ce sujet:

Citation
Vis < 5kms, Vis < 1km: Visibilité horizontale. Temps (en %) passé sous les seuils de brume (5kms) et de brouillard (1kms). NB: N’inclus pas uniquement les conditions de brume ou de brouillard, mais aussi tout autre phénomène abaissant la visibilité: pluie modérée ou forte, neige et/ou poudrerie, sable ou poussière, pollution ou fumée.

C'est un nouveau paramètre que j'ai casé près de la nébulosité et de l'ensoleillement puisque qu'il rends compte lui aussi de la luminosité ambiante.

 

A propos du climat d'Alger, on retrouve bien sur un climat méditerranéen. Grâce aux pluie hivernales plus régulières que dans le bassin méditerranéen oriental nous sommes très loin de la semi-aridité (le seuil de Köppen est de 358mm). C'est un climat vraiment typique, je ne m'attarde pas trop dessus, je détaillerai cependant un peu plus dans les exemples mensuels.

 

Le tableau de statistiques horaires est inchangé. On y trouve un "cycle de rosée" bien visible en toute saison, signe du caractère bien campagnard de cette station mais aussi des brises de mer humides en journée (notez comme le vent ne souffle de façon sensible que durant les heures chaudes en été).

60390_Alger_B_v7_31.png

 

 

Voici la grande nouveauté visible de cette v6, les roses de vents. Je cite à nouveau les explications données à l'ouverture de ce sujet:

Citation
Roses des vents:

Depuis le 22/04/2014 et la v6.00 ou plus, présentation de roses des vents mensuelles. Elle sont regroupées par saison météorologique: Décembre-Janvier-Février, Mars-Avril-Mai, Juin-Juillet-Aout, Septembre-Octobre-Novembre.

La courbe verte montre la prévalence des vents d'au moins 1m/s, celle en orange concerne les vents de plus de 5m/s (soit environ 10 noeuds ou 18km/h). Chaque rond concentrique représente 4 points sur l’échelle de pourcentage, qui va ici de 0% à 12%. Les situations de vent calme ou variable n'apparaissent pas mais sont comptabilisées, si bien que la somme totale de chaque branche sur la rose des vents n'atteindra jamais 100%. Sur l'exemple suivant on peut par exemple lire qu'en janvier la prévalence des vents de sud ouest (SO) de 1m/s ou plus est d'à peu près 11%.

Ce tableau met en évidence les vents dominants:

- vent d'ouest à sud-ouest en hiver, signe du zonal forcé par le relief

- brises marines de nord-est en été, essentiellement diurnes (cf tableaux horaires).

On remarque que la transition est beaucoup plus rapide en automne qu'au printemps.

60390_Alger_C_v7_31.png

 

 

Les résumés mensuels on reçu des améliorations cosmétiques et un colonne supplémentaire (Biométéo). Les échelles colorimétriques sont inspirées de celles d'Ogimet mais ont une infinité de nuances.

 

Voici donc une partie de l'hiver 2011 qui fut thermiquement normale et présente un mois de février bien arrosé (190% de la moyenne).

Lorsque le temps est beau et calme l'amplitude thermique diurne devient forte et les brumes et brouillard matinaux fréquents.

60390_JAN_FEB11.png

 

 

Voici 2 mois du printemps 2012 pour continuer:

- Avril fut extrêmement arrosé

- Mai fut ultra-normal: le cumul de 25mm de RR est la valeur médiane de mai, bien en deçà de la moyenne (48mm) boostée par quelques mois très arrosés.

On remarque toujours des amplitudes diurnes souvent fortes au milieu de cette plaine côtière.

60390_APR_MAY12.png

 

 

L'été démarre souvent lentement, avec encore des nuits bien fraiches début juillet. Le pic de chaleur et de moiteur survient généralement au mois d'aout lorsque la méditerranée atteint sa température maximale.

Sur cet exemple de 2014 tout est normal à part les tn de juillet trop fraiches d'1°c.

Les occasionnels coup de chaud accompagnés de sirocco sont parfois brefs mais intenses (le 18/07).

60390_JUL_AUG14.png

 

 

Enfin un enchainement automnal violent:

- Octobre 2013 fut le plus chaud depuis 2000, avec plusieurs beaux coups de sirocco dont ce 37.1°c en dernière décade.

- Novembre 2014 fut le plus froid en tx mais pas le plus arrosé (2007 a fait mieux avec 250mm). C'est le mois le plus maussade de l'année.

60390_OCT_NOV13.png

 

Voilà, c'est tout pour Alger.

 

Cette v6.0 ouvre de nouvelles possibilité et perspectives... parmi les améliorations mineures il y aura la présentation de la pression au niveau de la mer plutôt que celle à la station pour les stations d'altitude. Parmi les nouvelles perspectives on a l'Amérique du Nord, puisque j'ai enfin la possibilité de démêler moi même et de façon automatisée la jungle des multiples reports différents de tn et tx dans les synops.

 

Modifié par mottoth
Ajout de la carte topo

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Merci mottoth pour cette nouvelle fiche, Alger, bel exemple de climat méditerranéen avec le régime pluviométrique bien caractérisé malgré la relative brièveté de la période de relevés. C'est intéressant de comparer cette fiche avec celle d'Athènes situées plus à l'est : Athènes est plus sèche avec une amplitude thermique annuelle plus forte, l'éloignement de l'océan Atlantique sans doute. A ce sujet, malgré le problème sur les Tn que tu as évoqué, une fiche sur le climat d'une ville marocaine située à la même latitude serait riche d'enseignements.

La continentalité apparait évidemment plus forte quand on compare avec Le Cap, à l'autre extrémité de l'Afrique : le régime pluviomètrique ressemble beaucoup, quoique plus contrasté à Alger (la continentalité étant plus forte à Alger, on aurait pu croire le contraire) mais l'amplitude thermique annuelle est nettement plus élevée : 15,7°C versus 8,9°C au Cap.

Et pour finir, félicitations pour ces roses des vents qui dans le cas présent révèlent l'importance du flux zonal en hiver avec la recrudescence des pluies et la quasi disparition de ce même flux en été.

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