Damien49 Posté(e) 30 novembre 2007 La-Chapelle-Saint-Florent - 49 (proche 44, bord Loire) Partager Posté(e) 30 novembre 2007 Je remet les éléments à propos des ondes de gravité ici de ce sujet : /index.php?showtopic=24305&pid=612351&st=0'>http://forums.infoclimat.fr/index.php?show...mp;#entry612351 Gombervaux : Faut pas faire comme l'autre avec ses instabilités de Kelvin helmhotz à l'origine des tubas! c a d prendre une hypothèse pouvant être localement juste pour une généralité! Météofun : C’est pas le sujet, mais j’ai jamais considéré ça comme une généralité, juste comme un élément important pour les cas où la convection n’est pas suffisamment homogène pour générer un basculement du tourbillon suffisamment « clean » (d’ailleurs, c’est évidement pas moi qui est inventé ça !). Par contre, j’ai toujours pas compris le rôle des ondes de gravité sur le sujet … Gombervaux : Par contre pour les tubas, eux, ils ont leur axe vertical, comme la propagation des ondes de gravité. Je rappelle aussi que les ondes orographiques stationnaires ne sont qu'un cas particulier d'ondes de gravité, et que c'est pas à ce cas particulier que je pense. Et quand tu dis Par contre, j’ai toujours pas compris le rôle des ondes de gravité sur le sujet si tu penses aux ondes stationnaires orographiques, alors je ne comprends pas plus que toi , puisque c'est pas ce que j'ai écrit. Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
Damien49 Posté(e) 4 décembre 2007 La-Chapelle-Saint-Florent - 49 (proche 44, bord Loire) Auteur Partager Posté(e) 4 décembre 2007 Je remet également les posts sur les ondes de gravité tirés de ce sujet : /index.php?showtopic=23144&st=20&start=20'>http://forums.infoclimat.fr/index.php?show...20&start=20 Damien49 : En revanche pour les ondes de gravité, j'ai jamais compris ce que c'était et Gombervaux n'a jamais vraiment voulu nous l'expliquer à ce jour Tout ce que j'ai trouvé c'est ça : En météorologie, on désigne par onde de gravité les variations de pression atmosphérique concentriques créées par la chute d'une masse d'air (par exemple en raison du relief du terrain). Ces ondes sont l'équivalent des vagues dans un milieu en trois dimensions. Elles peuvent mener à la création de bandes nuageuses parallèles, correspondant aux minima et maxima de pression ("crêtes" de l'onde), par exemple des Cirrus vertebratus. Mais je vois pas le rapport avec la dynamique synoptique. Damien49 : Juste une demande de précision : Gombervaux : Alors, oui, une chute brutale de parcelles d'air va créer des ondes. C'est ça qu'on appelle une onde de gravité alors ? Cotissois 31/22 : C'est ça qu'on appelle une onde de gravité alors ? Si ça peut t'aider, c'est comme un tsunami : si tu modifies le niveau de la mer (plus généralement une surface isobare), elle se rééquilibre mais en générant des ondes transversales (qui vérifient l'équilibre vertical hydrostatique, je crois). Dans un cas plus simple, ce sont les ondes qu'on observe lorsqu'une goutte tombe sur une surface (isobare) lisse, car elle en pertube le niveau. Ce que dit Gombervaux vérifie plus ce dernier point. Pour les ondes de gravité, je viens de voir que tu as déjà quoté l'article de wikipedia dans un message précédent, donc mes exemples ne t'apprennent rien Mais il faut quand même voir que les ondes de gravité se matérialisent par une ondulation verticale d'un niveau isobare (la définition des ondes de gravité internes est un peu différente mais repose sur le même principe de la pertubation de l'équilibre), alors que les ondes de Rossby sont des ondulations horizontales à grande échelle du flux. Je ne sais pas au fait ce que voulait dire Gombervaux en parlant des ondes de gravité. Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
Damien49 Posté(e) 4 décembre 2007 La-Chapelle-Saint-Florent - 49 (proche 44, bord Loire) Auteur Partager Posté(e) 4 décembre 2007 A noté également ce sujet très intéréssant sur les torndes de type B, où on a entendu pour la première fois la notion d'onde de gravité par Gombervaux (malheureusement la question est resté en suspens) : /index.php?showtopic=20091&st=40'>http://forums.infoclimat.fr/index.php?show...20091&st=40 A propos des ondes de gravité, le mot étant lâché, ça m'a permis de trouver la définition sur le site de météo-france en relation avec les ondes orographiques et donc du coup de savoir ce qu'était vraiment une onde de gravité. On en avait déjà parlé sur un autre sujet, mais j'avais pas tout pigé. Bref : L' atmosphère , même lorsqu'elle se trouve dans un état voisin de celui décrit par l' hypothèse hydrostatique , est fréquemment le siège d'oscillations verticales de la pression appelées ondes de gravité : lors de tels phénomènes, une parcelle d' air , dotée d'un certain poids qui l'attire vers le bas et soumise à la poussée d'Archimède qui l'attire vers le haut, se comporte mécaniquement à la façon d'un poids qui serait suspendu à un ressort vertical et se mouvrait alors en repassant périodiquement par son point d'équilibre statique (tout en se déplaçant horizontalement, comme le fait la parcelle sous l'effet du vent ). Les ondes de gravité peuvent se développer par exemple sur les interfaces de couches d' inversion de la température ou de cisaillement vertical , ainsi que sous le vent de chaînes de montagnes ou d'autres reliefs qui font obstacle à la circulation du flux d'air ; dans ce dernier cas, les oscillations déclenchées en aval du franchissement des sommets sont appelées des ondes de relief, ou encore des ondes orographiques (on emploie aussi, dans le vol libre, l'expression " onde de ressaut "). Dans plusieurs circonstances (voir l' encart ), les ondes de gravité se présentent sous la forme d' ondes stationnaires . Cette expression, pour un fluide, traduit un mouvement d'oscillation typiquement différent de celui que l'on observe par exemple dans la houle , bien que dans un cas comme dans l'autre on puisse distinguer des "ventres" de l'onde, où l'oscillation est au maximum de son écart vertical vers le haut ou le bas (pour la houle, ce sont les crêtes et les creux des vagues) et des "nœuds" de l'onde, où cet écart est nul (les milieux des vagues pour la houle) : en effet, dans une vague de houle, une parcelle d'eau suit une trajectoire complexe, mais fermée, qui l'éloigne peu d'une même verticale et la ramène périodiquement à son point de départ, et pourtant la houle donne l'impression d'"avancer" parce que ses ventres et ses nœuds ne restent pas à la même place, mais progressent au cours du temps — c'est pourquoi ce genre d'onde est appelée une onde progressive ; dans une onde stationnaire telle que certaines ondes de relief, au contraire, l'onde semble figée dans le temps avec ses nuages parce que ses ventres et ses nœuds stationnent au lieu de se déplacer, alors même que les parcelles d'air y ont une vitesse qui comporte non seulement une composante verticale (par laquelle elles se plient au dessin de l'onde), mais aussi une composante horizontale qui n'est autre que le vent (par lequel, malgré les apparences, elles s'éloignent plus ou moins rapidement du relief). Cette forme d'onde stationnaire est prise par les ondes de relief lorsque la vitesse du vent et le dimensionnement du relief satisfont à certaines contraintes physiques et topographiques ; leur amplitude s'amortit alors bientôt à mesure que le flux d'air s'éloigne de l'obstacle franchi, mais elles peuvent néanmoins se manifester par un nombre généralement assez faible de "ventres" positifs, de l'ordre de 5 par exemple, espacés horizontalement entre eux de 5 à 10 km parallèlement au relief, et assez persistants du fait de la période lente de l'oscillation. Sous les sommets de ces ventres — qui sont très recherchés dans le vol à voile en raison des ascendances qu'ils procurent — apparaissent, quand l'air est suffisamment humide, des nuages d'onde de forme lenticulaire, appartenant aux genres altocumulus ou, parfois, cirrocumulus . Près du sol, les ventres se muent en rotors , donc en tourbillons cylindriques d'axe horizontal, dont les sommets peuvent se couvrir de stratocumulus lenticulaires. Par ailleurs, il n'est pas rare que ces ondes stationnaires se propagent verticalement jusqu'à de grandes hauteurs, au point de franchir le seuil de la stratosphère dans le cas d'importantes chaînes de montagnes, comme les Alpes ; elles sont alors une des causes possibles des turbulences en air clair . Je connaissais déjà les ondes orographiques et les phénomènes que cela pouvait engendré sur les nuages près des cimes des montagnes, mais je ne savais pas que cela avait un lien avec les ondes de gravité. Apparemment cela joue dans un tas de domaine différent en météo, de l'échelle synoptique, jusque dans la convection http://gershwin.ens.fr/legras/Cours/M2-austral/Gravite.pdf Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
Cotissois 31 Posté(e) 4 décembre 2007 Brest Partager Posté(e) 4 décembre 2007 Si tu veux faire un sujet là-dessus, tu peux effacer ma définition avec l'image du tsunami qui n'est en fait valable que pour des ondes de surface. Autant rester fixé sur une définition plus générale, applicable à l'atmosphère Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
Damien49 Posté(e) 4 décembre 2007 La-Chapelle-Saint-Florent - 49 (proche 44, bord Loire) Auteur Partager Posté(e) 4 décembre 2007 Si tu veux faire un sujet là-dessus, tu peux effacer ma définition avec l'image du tsunami qui n'est en fait valable que pour des ondes de surface. Autant rester fixé sur une définition plus générale, applicable à l'atmosphère /emoticons/biggrin@2x.png 2x" width="20" height="20"> Je ne vais pas l'effacer, mais ta remarque suffit à "modérer" son importance. /emoticons/tongue@2x.png 2x" width="20" height="20"> Je remet ce lien qui est peut être passé inaperçu : http://gershwin.ens.fr/legras/Cours/M2-austral/Gravite.pdf Les schémas y sont intéressants, malheureusement ils manquent de commentaires. Etant donné les commentaires de Gombervaux, cette notion semble importante à comprendre en météo. J'ai toujours pas totalement assimilé le rapport avec les tubas. J'ai cherché sur le net, mais n'ai trouvé à ce jour aucune source en rapport. A chaque fois je retombe sur les ondes K-H ou le cisaillement (mésocyclone). Ca veut pas dire pour autant que je remet en cause la chose, pas du tout, j'ai pas trouvé c'est tout. Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
Damien49 Posté(e) 14 décembre 2007 La-Chapelle-Saint-Florent - 49 (proche 44, bord Loire) Auteur Partager Posté(e) 14 décembre 2007 Un ex. Je ne sais pas à quel type d'onde de gravité cela peut correspondre. Une onde de surface sans doute. Peut être des ondes de Lee ? http://fr.youtube.com/watch?v=yXnkzeCU3bE&...ul-weather.html Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
Cotissois 31 Posté(e) 14 décembre 2007 Brest Partager Posté(e) 14 décembre 2007 Belle animation /emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20"> Ce sont des ondes de gravité internes forcément. Les ondes de surface ça marche surtout pour des interfaces liquide-gaz. A propos des ondes de surface, voici le schéma intéressant de propagation d'une onde lors d'un tsunami. Il y a une une ondulation transversale du niveau de la mer, associée à une propagation longitudinale de compression/dilatation, par conservation de la masse. Une onde de gravité interne c'est plus çà : On note qu'il n'y a pas fondamentalement de propagation longitudinale. L'oscillation a lieu sans compression/dilatation, puisqu'elle s'explique pour une seule particule. Si on observe des nuages ondulants, c'est que tout un groupe de particules suit l'oscillation avec la même phase. Finalement l'explication des nuages ondulants mérite peut-être plus de précisions. Il existe aussi un terme d'ondes d'inertie-gravité , donc peut-être qu'on peut préciser tout çà... Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
Damien49 Posté(e) 14 décembre 2007 La-Chapelle-Saint-Florent - 49 (proche 44, bord Loire) Auteur Partager Posté(e) 14 décembre 2007 Pour les ondes de Lee, j'ai trouvé ça comme définition : vertical undulation of airstreams on the lee side of a mountain. (The lee side is the side that is downstream from the wind.) The first wave occurs above the mountain that causes it, with a series of waves of equal horizontal wavelength extending downstream. Numerous equally spaced lee waves are often seen where they are not interfered with by other mountains, such as… Ce que je traduis par : Ondulation verticale du flux d'air sur le flanc au-vent d'une montagne. (Le flanc au-vent est le coté qui est en aval du vent.) La première vague a lieu au-dessus de la montagne qui est à l'origine de l'ondulation, avec une série de vagues d'égal extension horizontale de la longueur d'onde en aval. De nombreuses ondes espacées de lee, sont souvent perçus là où elles ne sont pas interféré avec d'autres montagnes, comme… (J'ai pas la suite...fallait payer ^^) J'ai traduit lee par "au-vent" d'ailleurs. Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
Cotissois 31 Posté(e) 14 décembre 2007 Brest Partager Posté(e) 14 décembre 2007 Merci de cette définition /emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20"> Par contre, tu veux sans doute dire 'sous le vent' et non pas 'au vent' Je commence à réaliser qu'il faut peut-être différencier oscillation et onde Sur le schéma d'une particule qui oscille, on n'a pas d'onde puisqu'il n'y a pas de propagation d'énergie. C'est là qu'il faudrait des explications supplémentaires... Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
Damien49 Posté(e) 14 décembre 2007 La-Chapelle-Saint-Florent - 49 (proche 44, bord Loire) Auteur Partager Posté(e) 14 décembre 2007 Merci de cette définition /emoticons/smile@2x.png 2x" width="20" height="20"> Par contre, tu veux sans doute dire 'sous le vent' et non pas 'au vent' Je commence à réaliser qu'il faut peut-être différencier oscillation et onde Sur le schéma d'une particule qui oscille, on n'a pas d'onde puisqu'il n'y a pas de propagation d'énergie. C'est là qu'il faudrait des explications supplémentaires... Oui pardon tu as raison, c'est bien sous-le-vent. D'ailleurs le schéma le montre bien /emoticons/tongue@2x.png 2x" width="20" height="20"> Je me rend compte au fil de mes recherches, que l'onde de gravité intervient dans tellement de phénomènes et à des échelles tellement différentes que la liste risque d'être longue pour tout trier. Il existe aussi un terme d'ondes d'inertie-gravité , donc peut-être qu'on peut préciser tout çà. En effet, j'avais trouvé moi même inertio-gravité, mais je crois que c'est un phénomène d'échelle synoptique. Les ondes d'inertie gravité sont présentes partout dans l'atmosphère, elles ont une période propre proche de la durée du jour. Comme elles évoluent rapidement et ont une longueur d'onde verticale très courte, les modèles de prévision du temps et du climat ne peuvent pas les résoudre explicitement. Bien comprendre l'origine et la structure de ces ondes est donc fondamental. La théorie la plus fréquente explique l'origine de ces ondes par un phénomène d'ajustement dynamique se produisant lorsqu'un équilibre dynamique de grande échelle entre les forces de pression et l'accélération de Coriolis n'est plus satisfait. Selon cette théorie, lorsque cet équilibre est brisé, l'atmosphère tend à y retourner en émettant des ondes d'inertie gravité; on parle d'ajustement géostrophique. Voir le dernière page ici http://gershwin.ens.fr/legras/Cours/M2-austral/Gravite.pdf pour le schéma. Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
Gombervaux Posté(e) 19 décembre 2007 Partager Posté(e) 19 décembre 2007 ... Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
Cotissois 31 Posté(e) 20 décembre 2007 Brest Partager Posté(e) 20 décembre 2007 /emoticons/tongue@2x.png 2x" width="20" height="20"> (j'espère que google ne va pas trop chauffer lorsque je vais lui demander c'est quoi les ondes CISK) Sinon pour les ondes de gravité, ce serait intéressant si certains pouvaient préciser la notion d'onde de gravité interne en tant que propagation et non pas seulement en tant qu'oscillation /emoticons/smile@2x.png 2x" width="20" height="20"> Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
Damien49 Posté(e) 20 décembre 2007 La-Chapelle-Saint-Florent - 49 (proche 44, bord Loire) Auteur Partager Posté(e) 20 décembre 2007 j'espère que google ne va pas trop chauffer lorsque je vais lui demander c'est quoi les ondes CISK Faut chercher à "Cisk Wave" sinon c'est sûr ça va être dure. The term CISK (Conditional Instability of the Second Kind) was introduced by Charney and Eliassen (1964) to describe a positive feedback between deep moist convection and a large-scale circulation. They hypothesized that hurricane intensification was such a process, in which surface friction helps induce low-level convergence into a vortex, resulting in deep convection and latent heating which amplifies the vortex. Yamasaki (1969) and Hayashi (1970) Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
Météofun Posté(e) 21 décembre 2007 Partager Posté(e) 21 décembre 2007 Je suis désolé de mon manque d’intervention ces derniers temps … Le forum est passé au second plan … J’ai d’ailleurs hésité à réécrire aujourd’hui vue que pendant une bonne semaine je ne serait pas plus présent (fêtes obliges), mais bon ça me manquait … Gombervaux : Par contre pour les tubas, eux, ils ont leur axe vertical, comme la propagation des ondes de gravité. Je rappelle aussi que les ondes orographiques stationnaires ne sont qu'un cas particulier d'ondes de gravité, et que c'est pas à ce cas particulier que je pense. Et quand tu dis Citation Par contre, j’ai toujours pas compris le rôle des ondes de gravité sur le sujet si tu penses aux ondes stationnaires orographiques, alors je ne comprends pas plus que toi , puisque c'est pas ce que j'ai écrit.Evidement, tu te doutes bien que je ne me borne pas à ça … Une onde de gravité, c’est, pour faire simple, une onde qui admet comme « force de rappel » la gravité, plus exactement, la poussée d’Archimède.On note qu'il n'y a pas fondamentalement de propagation longitudinale. L'oscillation a lieu sans compression/dilatation, puisqu'elle s'explique pour une seule particule. Si on observe des nuages ondulants, c'est que tout un groupe de particules suit l'oscillation avec la même phase. Finalement l'explication des nuages ondulants mérite peut-être plus de précisions. Il existe aussi un terme d'ondes d'inertie-gravité , donc peut-être qu'on peut préciser tout çà... Ben si en fait si une parcelle est excitée avec un tel mouvement, elle est nécessairement génératrice d’onde de gravité. Il faut considérer le milieu comme incompressible. Dans ce cas, lorsque la particule s’élève, on a une convergence horizontale en bas et une divergence horizontale en haut. Le bilan c’est que à côté, on a l’apparition d’une convergence en haut (arrivé de la masse qui s’écarte au niveau de l’excitation) et une divergence en bas (pour les même raison). Le bilan, que pour compenser l’élévation, centrale, on a une subsidence autour. On pourrait en rester là, mais comme on suppose qu’il a stabilité statique, la parcelle centrale redescend et on inverse le processus, ce qui écarte l’onde initiale. Tant que la particule centrale oscille on a la génération d’onde de gravité qui sont donc propagatives. C’est pas loin du tout de l’histoire du tsunami.Les ondes d’inertie-gravité sont, je crois bien, rien d’autre que des ondes qui sont influencé par le paramètre de Coriolis (ce que signifie le mot « inertie »). C’est donc vrai pour les ondes qui ont des périodes assez longues. Elles sont générées par tous type de phénomènes et souvent par les réajustements agéostrophique. Les zones de forçages dynamiques sont une source importante de ces ondes, mais aussi certains chauffage diabatique comme lors de cet exemple pas très bien géré par GFS : http://images2.photomania.com/281370/1/rad0887C.gif http://images2.photomania.com/281370/1/radB512C.gif http://images2.photomania.com/281370/1/rad1B898.gif http://images2.photomania.com/281370/1/radB5760.gif Les ondes de gravité sont provoquées par toutes sortes de phénomènes qui excitent des perturbations atmosphériques. Il y en a partout. Oui en particulier pour les trombes faudrait rechercher les ondes CISK Je ne connaissais pas les ondes CISK, mais après une petite googolisation, il s’avère que c’est liée au dipôle ascendence-subsidence dans les nuages et des effets de convergences/divergences associé au sol (si j’ai bien compris). Bon, très bien … j’ai trouvé un papier pas désintéressant que voiçi :www.atmos.uah.edu/mips/publications/Severe%20Storms%20Conference%20Preprint.pdf Par contre, le lien est fait avec les supercellules. Je ne comprends donc toujours pas le lien entre ces ondes et les tornades non supercellulaires … Il y a plusieurs raisons à ça : 1Si l’environnement des supercellules présente souvent une inversion assez marquée en haut de la couche limite, très favorable à la propagation des ondes de gravité, il en n’est pas du tout de même pour un certain nombre de cas de plus petites tornades qui se produise parfois dans des environnements à très faible stabilité statique sur toutes les basses couches, ce qui est très défavorable à la propagation des ondes de gravité. Je ne comprends pas très bien les échelles mises en jeu. Les ondes CISK devraient avoir une certaine longueur d’onde si elles sont suffisamment formées. Comment expliquer alors la formation de trombe en « grands nombre » sur de très petites surfaces comme on le voie parfois. Là je dois avoue que j’ai peut-être la réponse, mais je ne suis pas certain. On peut imaginer que l’onde se déplace et favorise les conditions mais une fois le phénomène déclanchée elle n’a plus besoin d’être là … Bon, finalement ça je peux comprendre (mais est-ce vraiment ça ?) Enfin, Gombervaux, tu dis qu’on généralise un cas particulier avec les instabilités de KH (qu’on trouve pourtant plus souvent sur Internet) mais toi ne fais-tu pas de même avec ça ? Comment expliquer le processus exacte pour les trombe plus petites où la bascule du tourbillon est plus difficile (mais si du coup je veux bien admettre que ce type d’onde favorisent la chose) Enfin, désolé d’insister, mais pourquoi ne pas imaginer que ce type d’onde soit générateur de l’exitation qui instaure l’instabilité de KH ou analogue dans l’environnement cisaillé. Ca par contre, ça me semble assez cohérent. J’ai rien lu sur le sujet, c’est une simple déduction de ma part, donc je n’affirme rien, je dis juste que mon pois chiche le comprend pas trop mal. Mais sinon, tu ne crois pas que plutôt que de nous donner des informations au compte goutte sous forme d’un jeu de piste tu pourrait peut être nous expliquer un peu plus clairement non ? /emoticons/tongue@2x.png 2x" width="20" height="20"> Aller, çe sera notre cadeaux de Noël ! /emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20"> Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
Damien49 Posté(e) 21 décembre 2007 La-Chapelle-Saint-Florent - 49 (proche 44, bord Loire) Auteur Partager Posté(e) 21 décembre 2007 Je suis désolé de mon manque d’intervention ces derniers temps … Le forum est passé au second plan … J’ai d’ailleurs hésité à réécrire aujourd’hui vue que pendant une bonne semaine je ne serait pas plus présent (fêtes obliges), mais bon ça me manquait … Merci météofun. Tes contributions sont rares mais forts appréciés. Enfin, Gombervaux, tu dis qu’on généralise un cas particulier avec les instabilités de KH (qu’on trouve pourtant plus souvent sur Internet) mais toi ne fais-tu pas de même avec ça ? Comment expliquer le processus exacte pour les trombe plus petites où la bascule du tourbillon est plus difficile (mais si du coup je veux bien admettre que ce type d’onde favorisent la chose) Enfin, désolé d’insister, mais pourquoi ne pas imaginer que ce type d’onde soit générateur de l’exitation qui instaure l’instabilité de KH ou analogue dans l’environnement cisaillé. Ca par contre, ça me semble assez cohérent. J’ai rien lu sur le sujet, c’est une simple déduction de ma part, donc je n’affirme rien, je dis juste que mon pois chiche le comprend pas trop mal. C'est également ce que j'en avais déduis en fait suite à toutes ces conversations. Que les deux étaient nécessaires, mais pas que l'un excitait l'autre. Ayant vécu un front de rafale générateur de tornades de type B, je me souviens très bien avoir vu un défilé de pseudos-appendices évoluant comme des accordéons le long du front de rafale (pseudos-tubas ou dents d'arcus pendantes) et que les ondes de gravités pourraient bien expliquer. Seulement la tornade de type B s'est développés à l'extrémité de l'arcus à l'endroit où le cisaillement était le plus fort (+ onde K-H donc). Bien sûr c'est un cas particulier cet arcus générateur de tornade B, que j'ai vécu je pense. Pour les trombes, plus communes, gombervaux a peut être raison, l'onde de gravité seul suffit à l'expliquer, les forces en jeux n'ayant pas besoin d'autant de "force" pour une trombe (waterspout) que pour un landspout. D'autant qu'on voit rarement un méga front de rafale lors des trombes communes. Y'a qu'à voir les photos de Doumé en Corse pour s'en rendre compte. Un simple petit congestus et hop une trombe. Autre hypothèse du coup. Peut être qu'un gustnado (uniquement visible le long d'un puissant front de rafale) suppose du coup dans ce cas aucune onde de gravité et simplement une onde K-H. Ce ne sont que des déductions tout ceci bien sûr, et je dois avouer que mes connaissances pointus dans le domaine sont très limités. Mais j'ai soif de comprendre ^^ Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
Damien49 Posté(e) 24 décembre 2007 La-Chapelle-Saint-Florent - 49 (proche 44, bord Loire) Auteur Partager Posté(e) 24 décembre 2007 A propos des ondes de CISK, je pense avoir trouvé une source intéressante : Les ondes CISK sont à l'origine de phénomène de rétroaction. Les ondes de gravité qui trouvent leur origine au sommet des cumulus se propagent aussi bien horizontalement qu'obliquement et en l'absence de forçage dissipent leur énergie. Le mécanisme d'onde CISK qui met en jeu les ascendances cumuliformes ou frontales décrit une rétroaction entre l'onde de gravité et la convection : Onde de gravité --> Convergence --> Convection --> Libération de chaleur --> Onde de gravité --> ... C'est une instabilité qui s'auto-entretient. En effet lorsque le sommet d'une onde est en phase avec le sommet d'un nuage cumuliforme, les vitesses ascendantes contribuent à développer son extension verticale. La convergence et l'ascendance induites donnent naissance à de nouvelles ondes de gravité. Traduit de Lighthill J. Aucune mention sur les trombes en revanche. Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
JeromeR28 Posté(e) 10 mars 2008 Partager Posté(e) 10 mars 2008 Je dépoussière (ou déneige, au choix... ) ce topic endormi, car j'ai trouvé une vidéo vraiment "space" sur le net au sujet de l'onde de gravité. Il ne me semble pas l'avoir déjà vue ici, sinon mille excuses. Je tente ma chance : (*)Régalez-vous ! /emoticons/tongue@2x.png 2x" width="20" height="20"> (*) Ceux qui ont le mal de mer, abstenez-vous de la regarder ! EDIT: Oups décidément.... Damien l'a déjà postée plus haut. J'aurais dû mieux vérifier. Désolé. /emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20"> Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
judd Posté(e) 10 mars 2008 COLMAR OUEST (Haut-Rhin) Alt 192m Partager Posté(e) 10 mars 2008 Je dépoussière (ou déneige, au choix... ) ce topic endormi, car j'ai trouvé une vidéo vraiment "space" sur le net au sujet de l'onde de gravité. Il ne me semble pas l'avoir déjà vue ici, sinon mille excuses. Je tente ma chance : (*)Régalez-vous ! /emoticons/tongue@2x.png 2x" width="20" height="20"> (*) Ceux qui ont le mal de mer, abstenez-vous de la regarder ! Super cette vidéo ! fantastique ! mais pour l'effet mal de mer c'est réussi ! Beau document en tout cas /emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20"> Ju Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
fran39 Posté(e) 29 mars 2008 Charenton-le-Pont Partager Posté(e) 29 mars 2008 Je me permets de poser des questions sur des points qui sont loin d'être clairs pour moi. Une onde de gravité interne est elle de type progressive ou stationnaire? Car selon le texte cité plus haut de Météo France elle est stationnaire. Elle correspondrait à ces formations nuageuses qu'on observe en amont des montagnes sous le vent. Pourtant l'onde sur la vidéo est se propage longitudinalement. Parle-t-on du même phénomène ? Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
Cotissois 31 Posté(e) 31 mars 2008 Brest Partager Posté(e) 31 mars 2008 /emoticons/ohmy@2x.png 2x" width="20" height="20"> Oh purée la vidéo ! Magnifique démonstration physique grandeur nature ! Non je ne crois pas, une onde de gravité n'a pas de raison d'être stationnaire, c'est un peu comme les vagues. Je ne sais pas si les ac lenticularis qu'on observe sont vraiment dûs à des ondes de gravité, ou simplement dûs à l'ascension forcée du flux au-dessus de la montagne. Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
Damien49 Posté(e) 2 avril 2008 La-Chapelle-Saint-Florent - 49 (proche 44, bord Loire) Auteur Partager Posté(e) 2 avril 2008 Je dirais pour les lenticulaires, qu'ils sont dû avant tout à une ondulation dans le flux. Cette ondulation peut avoir comme origine une onde de gravité, mais pas toujours. Il y a plusieurs types de lenticulaires en fait et qui ont des origines météorologiques parfois différentes. De même il existe plusieurs sortes d'ondes de gravité à des échelles et origines différentes et qui entrent aussi en jeux dans des processus météorologiques différents. Bref, une onde de gravité peut favoriser la formation d'un lenticulaire je pense, mais c'est pas forcément la règle non plus à chaque fois. Mais ça mériterait de se pencher sur la question plus avant. Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
Cotissois 31 Posté(e) 4 avril 2008 Brest Partager Posté(e) 4 avril 2008 Vu que c'est l'objet d'un de mes cours cette année, je rectifie/précise certains trucs sur le sujet : Dans l'atmosphère, il n'y a aucune surface nette, mais des gradients de densité. En conséquence, le modèle d'une vague à la surface de la mer (onde de surface) est un peu trop fort, mais en présence d'une forte inversion hyper stable, c'est à peu près pareil. Dans le cas général, où on introduit une pertubation dans une zone à stabilité uniforme (gradient vertical de temp potentielle uniforme), il se produit ce qu'on appelle des ondes internes de gravité, assez compliquées à comprendre, avec une vitesse de groupe perpendiculaire à la vitesse de phase. Ce n'est pas le plus heureux à retenir. Pour les lee waves, il y a le schéma de Damien un peu avant. Il semble finalement que ces ondes soient stationnaires, mais à cause d'une histoire de résonance. Une onde libre et isolée se propage toujours. Donc en bref, ce qu'on observe habituellement dans l'atmosphère n'est pas toujours simple à expliquer./emoticons/biggrin@2x.png 2x" width="20" height="20"> edit : pour ceux qui ont matlab : voici un code qui simule les ondes au-dessus d'une montagne. sans doute qu'on y apprend beaucoup, mais je n'ai pas matlab /emoticons/sad@2x.png 2x" width="20" height="20"> http://moe.met.fsu.edu/~rhart/mtnwave.html#example1 Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
Damien49 Posté(e) 5 avril 2008 La-Chapelle-Saint-Florent - 49 (proche 44, bord Loire) Auteur Partager Posté(e) 5 avril 2008 Dans le cas général, où on introduit une pertubation dans une zone à stabilité uniforme (gradient vertical de temp potentielle uniforme), il se produit ce qu'on appelle des ondes internes de gravité, assez compliquées à comprendre, avec une vitesse de groupe perpendiculaire à la vitesse de phase. Ce n'est pas le plus heureux à retenir. Intéréssant, mais pourrais-tu expliquer un peu plus là ? J'ai décroché à "vitesse de groupe" et "vitesse de phase" Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
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