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kristopoff

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Everything posted by kristopoff

  1. Ça y est, le gros de la chaleur est passé ; c'est agréable de retrouver un peu d'air frais (13 °C de Tn chez moi ce matin). Hier après-midi déjà on commençait à sentir le changement dans le fond de l'air. À la lourdeur de samedi (Tn de 23,4 °C et Tx de 31,9 °C sur mon balcon) a succédé un dimanche pas trop chaud et bien ventilé, qui m'a permis en aérant de faire baisser le taux d'humidité de ma chambre de près de 20 %. L'air y est devenu beaucoup moins étouffant, bien que la température n’eût perdu que 1 °C – c'est là qu'on se rend compte à quel point l'humidité joue un rôle important dans la sensation de confort. Côté précipitations, ma commune a réussi l'exploit de passer complètement au travers des pluies hier. Pas une goutte n'est tombée, et pas un coup de tonnerre n'a retenti. Le compteur pluviométrique de juillet est donc bloqué à 0 mm pour l'instant, après un mois de juin à 4 mm seulement. Conséquence : l'herbe, chez moi, a plus la couleur de la peau d’Homer Simpson que celle du Géant Vert. D'ici deux jours, je pourrai établir la position de notre vague de chaleur dans mon classement par la méthode de la décade glissante la plus chaude, tout comme je l'avais fait pour les vagues de froid il y a quelques années (/topic/76661-suivi-du-temps-en-le-de-france/page-85'>http://forums.infoclimat.fr/topic/76661-suivi-du-temps-en-le-de-france/page-85 ). C’est une méthode bien plus représentative de l'intensité que celle des journalistes qui consiste à comparer les Txx. « Il a fait jusqu’à 39,7 °C à Paris en 2015 contre 39,5 °C en 2003 ; la vague de chaleur de 2015 a donc été plus forte que celle de 2003 », disent les sots. Sinon, puisque c'est l'anniversaire de Pouicpouet et qu'il s'amuse de mes tribulations face aux insectes volants suceurs de sang, j'en profite pour lui communiquer les résultats du dernier match entre Kristopoff et les moustiques : Moustiques : 3 – Kristopoff : 2 Informations complémentaires : Le combat s'est déroulé vendredi matin à l'aube. Je suis alors, comme très souvent, réveillé par les bruits de mes voisins, qui n'étaient, ce me semble, pas présents le jour où l’on a distribué la politesse et le respect des autres. J'ai chaud, j'ouvre la fenêtre de ma chambre, deux moustiques rentrent et m'attaquent. Je fais de grands gestes pour les éloigner, ils se replient (le temps d'établir, je suppose, une stratégie militaire pour la seconde offensive). Je parcours l'étendue du terrain dans le but de déterminer la position de l'ennemi, lorsque j'en vois un posé au plafond. Tout en me félicitant d'avoir eu la bonne idée il y a 15 ans d’avoir opté pour du papier peint très clair et un plafond blanc (un moustique peut ainsi difficilement se dérober à ma vue), je saisis alors un album des Tuniques Bleues dans ma bibliothèque et lui lance en pleine face. Splatch ! Tué sur le coup, un point pour moi. Le deuxième fut plus dur à vaincre, et eut le temps de me piquer deux fois, dont l'une au majeur de la main droite – comme si par cet acte il m'adressait un message : celui qu'on profère lorsqu’on lève ce doigt du milieu à quelqu'un, le fameux doigt d'honneur. Je me sens insulté et humilié, mais tiens le coup. Patiemment, les mains prêtes à frapper, j'attends sans bouger qu'il passe dans mes parages. C'est le cas au bout de plusieurs minutes ; je frappe, je le rate, je re-frappe, je le re-rate, et ainsi de suite à trois ou quatre reprises, pendant lesquelles j'ai l'impression de faire partie du public d'une émission de Ruquier, à qui le chauffeur de salle, par sa pancarte « applaudissez », intime l'ordre d’encenser par des claquements de mains chaque jeu de mots pourri de l'animateur. Au bout d'un certain temps, le moustique ne donne plus signe de vie. Croyant à une tactique de sa part – peut-être a-t-il formé le dessein d'éprouver ma patience, me dis-je, et de venir prélever mon fluide corporel quand, dans l'attente d'une nouvelle agression, je me serai assoupi –, je baisse un peu ma garde lorsque tout à coup je remarque une trace noire sur mes deux mains à peu près au même endroit. J'avais réussi à le tuer sans m'en apercevoir ! durant l’un de mes claquements. Et si plus tard dans le courant de la journée je n'avais pas remarqué une piqûre dans mon cou, j'aurais fait match nul – les règles du jeu sont simples ; pour les moustiques : 1 point par piqûre, pour les humains : 1 point par moustique tué (et pas le contraire).
  2. Quelques coups de tonnerre vers 20 h 30 ici, et puis rien d’autre. Journée étouffante sinon (Tn de 22,6 °C et Tx de 32,1 °C sur mon balcon), et nuit particulièrement pénible (combat de deux heures entre Kristopoff et un moustique*). * Résultat du match : Moustique : 1 - Kristopoff : 0
  3. 37,0 °C de Tx sur mon balcon, situé à l'ombre ! Par expérience, je sais qu'à cette période de l'année et avec ce type de temps il faut rajouter 2 °C à ce chiffre pour obtenir la température réelle de l’air – ou plutôt celle que j'aurais eue avec des conditions de mesure optimales. Il a donc fait 39 °C à Sainte-Geneviève-des-Bois cet après-midi, et c’est un record de chaleur pour un mois de juillet. Cela semble confirmé par la valeur d'Orly (à 10 km au nord de chez moi), qui bat son record mensuel également avec 39,0 °C de Tx, mettant une fessée au précédent qui n’affichait « que » 37,3 °C (1er juillet 1952). Certains m’objecteront que le 28 juillet 1947 (39,2 °C à Orly) reste en tête ; mais en climatologie, où il ne faut comparer que ce qui est comparable, on ne va pas mettre en parallèle un relevé effectué sous abri ancien – qui pouvait surchauffer les Tx de plusieurs degrés par les chaudes journées peu venteuses – avec un autre effectué sous abri moderne. C'est pareil pour Paris-Montsouris : il est fort probable que le fameux 40,4 °C de ce 28 juillet 1947 ne soit en réalité qu’un 38 °C, et qu’à l’inverse le 39,5 °C d'août 2003, s'il n'y avait pas eu l'arrosage du parc, soit en réalité un 41 °C. Sinon, Courdimanche, dont je considère les relevés comme fiables, affiche 38,7 °C de Tx pour aujourd’hui.
  4. Dans l'Essonne, les minimales sont restées inférieures à 20 °C : 18,2 °C de Tn à Orly. 16,4 °C de Tn à Brétigny. 14,3 °C de Tn à Courdimanche. Ce qui donne, avec le rapport aux distances, environ 17 °C pour Sainte-Geneviève-des-Bois ce matin à l'aube (20,4 °C de Tn sur mon balcon surchauffé). À suivre pour la Tx... Le record à battre pour cette époque de l'année, et qui est aussi le record mensuel pour un mois de juillet depuis 1950, est de 37,3 °C le 1er juillet 1952 à Orly. Actuellement : très beau temps, aucun nuage.
  5. Je me joins à vous pour le jeu des pronostics, et mise sur un 38 °C à Orly demain après-midi.
  6. Il pleut ! Pour l'instant : pas de quoi noyer un chat, mais il pleut ! et c'est un événement suffisamment rare en ce mois de juin, dont les trois premières semaines affichent chez moi un total pluviométrique de 1 mm, pour qu’on puisse le signaler. Jusqu'ici, j'avais eu droit à un peu de pluie le matin du 3 juin vers 9-10 h, et un peu de pluie le soir du 11 juin vers 0 h – avec en prime un coup de tonnerre lors un flash plus fort que les autres, trop lointains vers l'ouest pour être audibles cette soirée-là. Question orages : ce n'est pas beaucoup mieux, puisque j'en suis à 3 jours d'orage depuis le début d'année (un orage l'après-midi du 25 avril ; un autre, mais faible, dans la nuit du 4 au 5 mai vers 3 h 30 ; et puis mon fameux coup de tonnerre du 11 juin à 0 h 18). Il s'agit de mon plus mauvais début de saison depuis que je m'intéresse à la météo. Un truc qui sort de l'ordinaire cependant ce mois-ci, c'est la Tx du 5 : 33,1 °C à Orly, quand le record pour cette période de l'année est de 33,7 °C (7 juin 1996). Une bouffée d'air très chaud qui s’en est allée aussi vite qu'elle est venue. Je termine ce message par ma petite /topic/84556-suivi-du-temps-en-ile-de-france/page-10#entry2365020'>rubrique littéraire – ça faisait un bail –, avec cette fois un extrait de Madame Bovary de Flaubert, qui dans ce passage nous décrit une averse : Madame Bovary avait ouvert sa fenêtre sur le jardin, et elle regardait les nuages. Ils s'amoncelaient au couchant du côté de Rouen, et roulaient vite leurs volutes noires, d'où dépassaient par derrière les grandes lignes du soleil, comme les flèches d'or d'un trophée suspendu, tandis que le reste du ciel vide avait la blancheur d'une porcelaine. Mais une rafale de vent fit se courber les peupliers, et tout à coup la pluie tomba ; elle crépitait sur les feuilles vertes. Puis le soleil reparu, les poules chantèrent, des moineaux battaient des ailes dans les buissons humides, et les flaques d'eau sur le sable emportaient en s'écoulant les fleurs roses d'un acacia. EDIT : environ 3 mm pour cette perturbation.
  7. Ce n'est pas le truc de beaucoup de monde visiblement. Preuve en est de l'utilisation du point virgule, qui est devenu une espèce en voie de disparition dans l'écriture de beaucoup de gens, ou encore des guillemets " " fréquemment mis à la place des guillemets « ». Aussi, dans ma grande générosité, vous ai-je concocté un petit exercice sur cette discipline. Pour ceux que ça intéresse, j'ai rédigé un texte – ne prenez pas l'histoire racontée pour la réalité – comprenant un grand nombre de type de signes de ponctuation que j’ai ensuite retirés. À vous de les retrouver. Pouicpouet à l'instar de Kristopoff est chanceux quand il chasse seul mais lorsque ces deux-là chassent ensemble l’infortune est loi Durant leur dernière traque à l'orage commune tout semblait pourtant jouer en leur faveur les appareils photos étaient chargés la connexion aux radars de pluie opérationnelle l'activité kéraunique prometteuse etc Il ne manquait plus qu'ils trouvassent admirez ce beau subjonctif imparfait un point de vue adéquat et que ni l'un ni l'autre ne se trompât dans les réglages photographiques pour que cette chasse fût un succès À quatre heures du matin Pouicpouet vint réveiller Kristopoff puis lui montrant l'écho radar lui dit Alors qu'est-ce que tu penses de ça Au signe de tête approbateur de Kristopoff ils montèrent en voiture et partirent vers l'ouest Ils se postèrent en bordure d'un champ et attendirent l'arrivée des éclairs J'espère qu'on aura le temps de photographier des impacts avant que la zone de pluie forte débarque dit Kristo à Pouic pendant que ce dernier luttait pour installer son trépied Tu devrais t’abstenir de ce genre de phrase lui répondit Pouic La dernière fois tu m'as dit J'espère que la cellule orageuse ne va pas se diviser en deux et c'est exactement ce qu'elle a fait Soudain un beau coup de foudre s'abattit à quelques centaines de mètres Oh non cria Kristopoff dépité que l’impact se fût produit hors de sa zone de cadrage Quelques secondes plus tard une pluie forte se mit à tomber et nos deux amis essuyèrent un échec de plus Sur le trajet du retour ils croisèrent plusieurs photographes à qui la chance avait souri Météo78 dont la carte mémoire de l’APN ne comptait pas moins de cinquante photos d’éclairs réussies Henri Bubuff grand chasseur devant l'Éternel qui avait réalisé un magnifique cliché d'un double impact proche ce matin-là et Arkus qui de passage dans la région avait ajouté à sa collection déjà bien remplie de très belles images Quelle chasse dit Jérémie c'était le prénom de Météo78 Ce fut un bonheur de pouvoir photographier la foudre sans que la pluie vienne Il n'eut pas le temps d'achever sa phrase que Pouicpouet pas d'humeur à l'entendre étaler sa joie lui lança son trépied au visage Pour voir la solution, cliquez sur le spoiler :
  8. Salut à vous, Orage (entre 16 h 55 et 17 h 10) plutôt sympa pour un premier de la saison ici : de la pluie forte, un peu de grésil / grêle, huit coups de tonnerre, dont quelques-uns étaient issus d'impacts de foudre, l'un d'entre eux à moins de 500 m ; bref, une petite dose d'agitation météorologique au sein d'un printemps qui jusque-là nous a accoutumé plus qu'à tout autre chose au tandem soleil / pollution.
  9. Je n'ai pas vu ce qui s'est passé ici, car après une semaine à se le lever à 6 h 30 pour le travail je n'avais pas envie de rempiler le samedi pour observer ce qui ne devait être, d'après les prévisions, que quelques pluies verglaçantes. Je me suis donc levé vers 10 h 30 pour constater... qu’il avait neigé. Il restait à ce moment-là une fine couche de neige sur la terre et les voitures, vestige d’une épaisseur plus importante tôt ce matin (1 cm ? 1,5 cm ?).
  10. Moi, je me demande comment ma sonde a fait pour monter jusqu'à 2,5 °C aujourd'hui. J'ai toujours eu des petites surchauffes sur mes Tx par temps embrumé, mais d'habitude c'est plutôt de l'ordre de 0,5 °C et ça ne dépasse pas le degré. Et comme ce n'est pas la première fois que ça se produit depuis cette fameuse nuit de mi-décembre où un voisin qui avait oublié ses clefs a tenté d'utiliser mon abri comme marchepied pour pouvoir accéder à la cage d'escalier en passant par une de ses fenêtres, je me demande si ce sombre crétin n'est pas à l'origine de cette bizarrerie thermique. Ceci mis à part, le temps fut relativement intéressant aujourd'hui avec ce brouillard qui est subitement apparu vers 11 heures (et disparu vers 14 heures) ainsi qu’hier matin avec de la neige qui s'est mêlée à la pluie – il s'agissait d'ailleurs de mon deuxième jour de neige du mois puisque j'avais eu un peu de neige en grains le matin du 6, qui avait déposé un léger saupoudrage sur les voitures et la végétation. Ce n'est pas grand-chose mais c'est toujours ça de pris. Hier : 1,4 °C de Tn et 3,1 °C de Tx sur mon « balcon ». Aujourd'hui : -0,5 °C de Tn et 2,5 °C de Tx. Actuellement : -0,5 °C.
  11. Salut à tous, Tout d'abord, je vous souhaite une excellente année 2015, qui, normalement, devrait être météorologiquement plus intéressante que l'année qui vient, pour notre plus grand plaisir, de s'achever. Si j’affirme cela avec autant d'assurance, c'est en raison du fait que produire pire que cette dau.be céleste de 2014 relève de l'impossible, du moins dans un avenir proche. Toutefois, je ne peux m'empêcher de conserver une certaine méfiance quant à cette assertion. En 2011 déjà, nous pensions avoir vécu les heures les plus insipides de toute l'histoire de la climatologie ; et 2014, année qui lui ressemble curieusement, nous a montré qu'il n'en était rien. Aussi ne mettrai-je pas Dame Nature au défi de nous pondre une telle abomination car il se pourrait bien qu'elle y arrive aisément cette garce. En attendant, soyons optimistes en ce qui concerne notre hiver. Le petit coup de froid de dimanche / lundi (0 °C de Tx dimanche et -7 °C de Tn lundi chez moi), ordonné « vague de froid » par nos médias, quoique banal pour cette époque de l'année, nous a offert quelque chose qui fut totalement absent l'hiver précédent. Et pour la neige c'est encore plus simple : il me suffira d'un seul flocon pour faire mieux que toute la saison froide 2013-2014. Actuellement : ciel dégagé, avec un brouillard qui ne veut pas prendre, température de 3,1 °C sur mon balcon.
  12. Temps assez insipide en ce lundi, a contrario des trois jours qui l'ont précédé. Les pluies de vendredi & samedi, dont j'ai pu apprécier l'intensité des passages les plus actifs, étant en dessous quelques minutes vendredi soir, ont apporté un cumul conséquent pour la saison sur mon secteur, où l'on relève : 31,3 mm à Orly. 30,7 mm à Brétigny. Étant donné qu’il n’est tombé que 1,4 mm à Orly et 1,2 mm à Brétigny durant la journée de vendredi, les quantités citées plus haut sont quasiment tombées en l'espace de 24 heures (de vendredi soir 19 h à samedi soir 19 h). Pas mal ! Ensuite, bon refroidissement avec 11 °C vendredi soir vers 19 h, 7 °C samedi matin vers 7 h, 3 °C samedi après-midi, -2 °C dimanche matin... Sur mon balcon, où les températures ont été fiables pendant l'agitation et un peu surestimées après, je relève : 7,3 °C de Tn et 10,9 °C de Tx vendredi. 3,1 °C de Tn et 6,8 °C de Tx samedi. -0,1 °C de Tn et 2,5 °C de Tx dimanche. Et puis dimanche matin à l’aube, un épais brouillard s'est formé et a persisté tout au long de la journée, ainsi qu'une grande partie de la nuit suivante. C’est ou c'est devenu assez rare dans ma commune que j'observe un brouillard diurne qui persiste du matin au soir sans discontinuité ; la dernière fois, c'était le 14 décembre 2004, soit il y a pile 10 ans ! Mais en termes de rapport épaisseur / durée, celui d'hier était bien plus beau. Actuellement : bruine et température de 4,6 °C sur mon balcon.
  13. Non, les coups de fouet, au demeurant très à la mode dans les milieux libertins du XVIIIe siècle, c'est seulement si tu exagères une épaisseur de neige (/topic/82609-suivi-du-temps-en-le-de-france/page-8#entry2192625'>rappelle-toi) ; aussi me contenterai-je seulement de te corriger une faute d'orthographe : Oh, c'est pas grand-chose : c'est « grand-chose » et pas « grand chose ». Côté météo, l'ambiance hivernale se poursuit, même si la première gelée se fait attendre (MF me prévoit du gel pour dimanche matin ; s'il n'a pas lieu, je pourrais bien battre 2002, où j'ai dû attendre le 9 décembre). Sur mon balcon : Tn de 3,2 °C et Tx de 5,6 °C lundi. Tn de 2,6 °C et Tx de 3,8 °C mardi. Tn de 1,8 °C et Tx de 3,2 °C mercredi. Tn de 2,1 °C et Tx de 4,8 °C aujourd'hui. Rien d'extraordinairement froid pour un début décembre – n’est pas 2010 qui veut –, mais bien vivifiant après cet automne extraordinairement doux.
  14. En général, sur un forum météorologique, on parle d'hiver météorologique. http://www.cnrtl.fr/definition/hiver Le mot « hiver » a plusieurs significations : il peut désigner l'hiver astronomique, l'hiver météorologique, le froid, la vieillesse, etc. Dans ma phrase qui t’a tant perturbé (« L'hiver est arrivé pile à l'heure, en même temps que le mois de décembre »), « l’hiver » désigne évidemment le froid. Quant au sujet des horaires de relevés de température, je ne vais pas réexpliquer que relever les Tn de 0 h à 0 h équivaut à relever les Tx de 12 h à 12 h ; j'ai déjà démontré en quoi le système MF, quoique imparfait, est plus logique et plus représentatif des variations naturelles que le 0 h - 0 h dans un débat avec Mét’ sur /topic/61503-tn-et-tx/page-3#entry1391070'>ce topic. Actuellement : ciel couvert par stratocumulus et température de 3,8 °C sur mon balcon.
  15. Cetaumatix78 : L'hiver daignera-t-il enfin se montrer après le 15 février ? Kristopoff : Oui. Je pense que l'hiver va se montrer en décembre 2014, donc effectivement après le 15 février. Suivi du temps en Île-de-France, /topic/83781-suivi-du-temps-en-ile-de-france/#entry2291991'>2 février 2014. Comme quoi... il n'y a pas que l'étude des oscillations (ou compensations) qui fonctionne en prévisions saisonnières ; balancer des trucs au hasard, ça marche aussi ! L'hiver est donc arrivé pile à l'heure, en même temps que le mois de décembre, avec un ciel couvert de stratus et une température maximale ne dépassant pas les 4 °C cet après-midi ; ce qui aurait d'ailleurs pu être la première Tx < 5 °C de la saison si Dame Température avait joué au yo-yo moins fort cette nuit. En effet, hier, après un premier maximum à 5 °C durant l'après-midi, la température est remontée jusqu'à 6 °C vers 23 h, est redescendue ensuite au gré d'une éclaircie nocturne jusqu'à 1 h, puis a regrimpé jusqu'à 8 °C vers 4 h ; à 6 h UTC (7 h), il faisait encore entre 5 °C et 6 °C chez moi. Quant à l'automne écoulé, il s'agit du deuxième le plus chaud depuis au moins 1950 à Orly : 14,5 °C pour l'automne 2006. 14,1 °C pour l'automne 2014. 13,6 °C pour l'automne 2011. 13,4 °C pour l'automne 2005. 13,1 °C pour l'automne 2009. Son mois de novembre n'est pas en reste et arrive en quatrième position sur le podium : 11,2 °C pour novembre 1994. 10,1 °C pour novembre 1984. 10,1 °C pour novembre 2009. 9,9 °C pour novembre 2014. 9,6 °C pour novembre 1963. 9,6 °C pour novembre 2011.
  16. Ce n'est pas améliorer les mesures que de passer du système MF au système 0 h - 0 h. Je l’avais démontré dans trois messages postés il y a quatre ans sur ce topic : /topic/61503-tn-et-tx/?p=1391070'>http://forums.infoclimat.fr/topic/61503-tn-et-tx/?p=1391070
  17. Faut pas. En climatologie, on n'est pas au jour près. Le vrai record de chaleur pour cette période de l'année est de presque 24 °C et date du 30 octobre 2005 ; ce qui d'une part fait passer le record de chaleur potentiel d'un mois de novembre à environ 23 °C et d'autre part rend notre 21-22 °C d'aujourd'hui remarquable mais non exceptionnel. Tout aussi remarquable : la température moyenne de ce mois d'octobre 2014. Si l'on établit le classement des mois d'octobre les plus chauds qu'on ait enregistrés depuis au moins 1945, celui-ci arrive en cinquième position, prenant la place de celui de l'année dernière : 15,7 °C pour octobre 2005. 15,3 °C pour octobre 2001. 15,0 °C pour octobre 2006. 15,0 °C pour octobre 1995. 14,5 °C pour octobre 2014. 14,1 °C pour octobre 2013. (Chiffres calculés à partir des relevés de la station météo d'Orly.) On notera que ce classement a des allures de réunion réservée au mois d'octobre récents. Je me demande bien ce que Dame Nature nous mijote pour novembre...
  18. Voire même. J'avoue que ce terme est comme nécessaire en plusieurs rencontres, et qu'il a tant de force pour imprimer ce en quoi on l'emploie ordinairement, que nous n'en avons point d’autre à mettre en sa place, qui fasse le même effet. Néanmoins il est certain qu'on ne le dit plus à la Cour, et que tous ceux qui veulent écrire purement, n'en oseraient user. Pour moi, je ne le condamne point aux autres, mais je ne m'en voudrais pas servir, à cause qu'il y a deux sortes d'usages : le commun, et l'excellent ; et que je ne voudrais pas user d’une façon de parler, que l'excellent usage eût condamnée. Et l'on a beau se plaindre de l'injustice de cet usage, il ne faut pas laisser de s'y soumettre, encore qu'on le croie injuste. J'ajouterai, que ceux qui ont coutume de s'en servir, ne pensent pas s’en pouvoir passer, et que ceux qui s’en servent jamais, ne s'aperçoivent pas qu'ils en aient besoin. « Et même » tout seul fait à peu près le même effet, comme si l'on dit : ce remède est inutile, voire même pernicieux ; on peut dire aussi : ce remède est inutile, et même pernicieux. Il est vrai qu'il est un peu plus faible. Vaugelas, le Canada Goose du XVIIe siècle. J'ajoute qu'on ne dit jamais « voire même » car, comme tu l'as dit, « voire » veut dire « et même », ce qui donnerait « et même même ». Canada Goose, celui du XXIe siècle. Le Canada Goose de notre époque est plus radical.
  19. Oh, mais il ne me semble pas avoir dit le contraire. Le 0 % de fautes d’orthographe, c'est quasi impossible (sauf si tu t'appelles Appollondu75) ; donc il faut forcément trouver un juste milieu, mais qui ne serait pas placé pile au milieu comme dans la blague finale de mon post. Si tu écris « cauchemard » au lieu de « cauchemar », ça ne gêne personne. Enfin je crois... Je taquine un peu Cotissois, mais c'est parce qu'il m'a relancé avec son « trop réactionnaire » alors que j'étais passé à autre chose que ce débat. Mais là c'est promis : j'arrête. Canada Goose et Thundik81: merci pour vos réponses complètes à ma question.
  20. Je vois que je ne suis pas le seul à faire du comique d'exagération... Justement, j'ai une question (elle a peut-être été déjà posée mais tant pis) : Dans les topics de prévision, il y a un mot qui revient souvent, c'est le pluriel du mot « scénario ». Qu'est-ce qui est le plus correct, écrire « scénarios » ou « scénarii » ?
  21. Tu as tout à fait raison. Canada Goose et Kristopoff sont de vilains réactionnaires qui, sous prétexte que la langue française est belle et fonctionne très bien depuis des siècles, veulent la conserver telle qu’elle est. Cette attitude rétrograde, qu’on peut raisonnablement qualifier d’extrémiste, est des plus stupides qui soit. J’irais même jusqu’à dire que cet excès d'amour pour notre langue constitue une idéologie totalitaire qui pourrait faire replonger la France dans les heures les plus sombres de son histoire. Qui sait ce qui arriverait avec de telles personnes à la tête de l’Éducation nationale ? Les conséquences pourraient être dramatiques : nous pourrions voir les enfants qui font des fautes d'orthographe à l'école se faire amputer d'une main ; nous assisterions, impuissants, à l'édification de camps de concentration pour les personnes commettant des erreurs de syntaxe ou de conjugaison ; camps où, derrière l'inscription de façade « Le Bescherelle rend libre », se dissimulera l'extermination totale des dyslexiques, des malades mentaux et de Franck Ribéry. Ce qui n'est pas rassurant, c'est de constater la montée en puissance de ces idées nauséabondes qui peu à peu envahissent notre espace de discussion. Lorsque Kristopoff a posté son /topic/16021-orthographe/page-35#entry2396504'>message du 11 septembre – 11 septembre : encore un signe ! –, véritable pamphlet de haine dans lequel il n'hésite pas à affirmer la supériorité de la race des gens qui écrivent bien sur celle de ceux qui font des fautes d'orthographe, pas moins de onze personnes ont cliqué sur « J'aime » ! Quant à Canada Goose, cet intégriste de la langue française, ce fasciste du verbe, ce dictateur des lettres, cette bête immonde qui par sa méchanceté ferait passer les disciples du marquis de Sade pour des enfants de chœur, il ne rate pas une occasion dans ses écrits de déverser son fiel sur ces pauvres Québécois qu’il stigmatise en les traitant d’illettrés, eux dont le seul crime est de l'avoir accueilli chaleureusement dans leur pays. Qu'on se le dise : ce type est animé par la haine ! la haine de son époque, la haine de l'autre, la haine de celui qui ne maîtrise pas le français et l'orthographe comme lui. En plus, ce truc de regretter le passé est ridicule. Il faut évoluer. Regretter une époque où ça allait bien sous prétexte qu’aujourd’hui ça va mal ne peut être qu'un signe de mauvaise santé mentale. Si on remonte loin dans le passé, on arrivera à l’époque des dinosaures, où la langue française n’était qu’un dialecte se limitant à des « RRrrr ! » et à des « GRrrr ! » – tout dépend si on fait l'accord avec l’auxiliaire ou pas. Et puis le fameux « nivellement par le bas » dont ils nous rabâchent les oreilles sans arrêt, j'ai beau regarder partout autour de moi (éducation, arts, politique, médias...) je ne le vois pas ! Toutefois, il ne faudrait pas tomber dans l'extrême inverse : celui des individus qui veulent détruire la langue française en la transformant en vulgaire mélange de franglais et de langage SMS, et qui considèrent Allô ! Non mais allô, quoi ! de Nabilla comme une œuvre littéraire plus intéressante que Les Liaisons dangereuses de Laclos. Il faut un juste milieu. L’idéal serait donc de détruire la langue française, mais seulement à moitié.
  22. Juste après avoir posté mon message, je me suis fait la remarque que j'avais oublié de prendre en compte les accents régionaux. Je me suis alors dit : « J'ai la flemme de me reprendre ; je laisserai Cotissois 31 le faire. » Ça n'a pas loupé.
  23. Moi non plus ; et ce parce que la prononciation de « était » n'est pas la même que celle de « été ». Là, on n’est plus dans le simple problème d'orthographe. Ça me fait penser, même si c'est moins grossier, à la fameuse distinction de prononciation entre le passé simple et l'imparfait à la première personne du singulier pour les verbes du premier groupe : Un jour, je relevai une température de -13 °C. Quand j'étais jeune, je relevais souvent des températures inférieures à -10 °C. Dans la première phrase on prononce « relevé » (passé simple) alors que dans la seconde on prononce « relevè » (imparfait). Quant à la distinction d'orthographe associée, elle peut changer le sens de la phrase : Je relevai la température à midi. Je relevais la température à midi. Dans la première phrase, la personne effectue exceptionnellement son relevé de température à midi (au lieu de 6 h UTC en temps normal, lorsqu'elle ne fait pas la grasse matinée j’imagine) ; alors que dans la seconde phrase, la personne indique qu'elle avait l'habitude d'effectuer son relevé de température à midi. Dans la mesure où « sûrement » provient du mot « sûr » et non du mot « sur » (deux mots qui expriment deux choses totalement différentes), il est illogique de vouloir virer l'accent circonflexe. Quand on pense que la réforme de 1990 l’a fait au nom de la lutte contre « l'emploi incohérent et arbitraire de l'accent circonflexe » (Cf. le document que tu as mis en lien, page 11) ...
  24. Cet article, que je trouve intéressant, me conforte dans ma vision des choses : la langue, à la base trop complexe et mal fichue, a évolué jusqu’au XIXe siècle pour s'améliorer et devenir la belle langue française qu'on connaît aujourd'hui ; on l'a longtemps enseigner correctement à l'école ; ensuite l'enseignement a changé ; aujourd'hui on pleurniche parce qu’on la trouve trop difficile, ce qu'on ne faisait pas avant ; et la solution proposée est un nivellement par le bas (au lieu de renforcer l’instruction on préfère dégrader l'orthographe). Logique. C'est parce que ceux que tu crois être les élites ne sont pas les vraies élites. Pourquoi « hélas » ? Tu tiens vraiment à vivre jusqu'en 2600 ? avec le réchauffement climatique qui fera passer l’époque actuelle pour une période glaciaire ? Évidemment que ce n'est pas aussi simple. Le novlangue est une caricature et 1984 un roman de science-fiction. La paupérisation du langage se perçoit surtout dans la langue vivante chez les nouvelles générations et non dans les dictionnaires, dont le volume continue d'augmenter. Il n'y aura jamais comme dans le roman un service du ministère spécialisé dans la destruction de mots ; ça serait trop grossier pour fonctionner. La réalité est plus subtile : on préfère inventer de nouvelles expressions désignant les choses de manière plus vagues et s'arranger pour que les gens les utilisent (les mettre à la mode), en délaissant les anciennes qui étaient plus précises. La pilule passe mieux ainsi. De même, la Police de la Pensée de 1984 n'est que la caricature de ce qu'on appelle dans la réalité le politiquement correct. Oui, les nouvelles technologies représentent un espoir de voir l'orthographe s'améliorer. Autre exemple que celui des smartphones : lorsque tu écris avec un logiciel de dictée vocale, il n'y a presque pas de faute. Tu as juste besoin de corriger les homophones qui sont mal passés, les mots oubliés quand tu as parlé trop vite ou mal articulé, et les fautes d'accord ; mais au niveau de l'orthographe et même de la conjugaison, c'est nickel. Et encore, je parle des logiciels actuels ; peut-être que dans 10 ou 20 ans ce type de technologie arrivera même à corriger automatiquement les fautes d'accord. Avoue que c'est quand même minoritaire : la plupart du temps, les gens aux raisonnements pauvres sont également ceux qui écrivent le plus mal ; et vice versa. Et puis ton petit numéro régulier où tu te la joues porte-parole des nuls en orthographe qui milite pour que le fond prime sur la forme n'est pas crédible pour deux raisons : La première, c'est que ton orthographe, à l'instar de celle d'un Cirrus007, est tout à fait acceptable dans la mesure où les fautes que tu commets ne sont pas choquantes et ne gênent pas la compréhension du texte. Ce n'est pas chez toi qu'on lira des « sa » en guise de « ça » par exemple. La seconde, c'est que tu t'opposes à personne en nous disant que le fond est plus important que la forme ; on est tous d'accord là-dessus. L'orthographe n'est d'ailleurs qu'une partie de la forme ; c'est la forme de la forme. Et puis peut-être que je me trompe mais j'ai impression que tu exagères en employant des termes comme « traumatisé » ou « j'en ai beaucoup souffert ». J'ai moi aussi été un habitué des 0/20 en dictée durant mes premières années de collège (j’étais loin d'être le seul de la classe d'ailleurs) avant de me mettre à lire (des bandes dessinées certes, mais ça aide quand même) et ça ne m'a pas traumatisé. Bon, en même temps, je te concède le fait que mes profs étaient plus humains que les tiens : ils ne nous collaient pas des notes négatives.
  25. Comme la météo n'est pas très intéressante en ce moment, c'est l'occasion pour moi de venir écrire un coup dans ce bon vieux topic orthographe – ça faisait longtemps. Non, le cerveau n'est pas capable de s'adapter à chaque situation. Dans certaines d'entre elles, nombreuses sur le net mais heureusement peu fréquentes sur Infoclimat, la lecture est très pénible et vire au décodage. Du coup, le cerveau, trop occupé à déchiffrer, n'arrive pas à saisir le sens du texte. Ce n'est pas acceptable. Celui qui écrit, et donc veut être lu, doit avoir le respect envers ses lecteurs d'écrire convenablement pour ne pas les fatiguer inutilement – on ne lui demande pas d'être un dieu vivant de la langue française, mais simplement d'éviter les fautes trop grossières ou trop nombreuses. Est-ce trop demander ? Apparemment oui. Comme je le disais dans un précédent message, il ne faut pas oublier que le but de la communication, qu'elle soit orale ou écrite, est de se faire comprendre. Si on n'a pas les mêmes codes, ça ne peut pas fonctionner. Autrement dit, si chaque flemmard adapte le français à ses propres lacunes sous prétexte que la langue est trop compliquée, on ne va pas s'y retrouver. Alors, sauf exception (dyslexie, maladie mentale...), c'est à chacun de faire un minimum d'efforts pour s'habituer à bien écrire. Et comme la lecture de textes bien écrits entraîne l'écriture de textes bien écrits, ça ne peut que faire remonter le niveau général. En plus, avec l'informatique, c'est plus simple d'éviter les fautes, et plus rapide de les corriger. Donc beaucoup d'excuses arguées çà et là ne tiennent pas la route. Mais c’est tellement plus facile de ne rien fout.re et d’estimer que c'est aux autres de s'adapter, en se réfugiant derrière le pseudo-concept de tolérance ou le faux argument de l’époque qui évolue ; c'est tellement plus facile, et tellement plus à la mode, de se complaire dans la médiocrité plutôt que d'essayer d'élever son niveau. N'oublions pas que le langage structure la pensée, et donc que les subtilités de l’esprit s’expriment et se transmettent par les subtilités de la langue. Ce n'est par conséquent pas inutile, d'un point de vue intellectuel, y compris dans les disciplines scientifiques, où la rigueur est de mise, de maîtriser la langue. Certaines fautes d'orthographe indiquent que celui qui les commet n'a pas tout compris à la langue et que ce n’est pas très bien ordonné dans sa tête. La langue française évolue, c'est vrai ; mais jusqu'ici elle évoluait dans le bon sens car elle s'enrichissait. Mais à notre époque, époque grossière qui voit le raffinement comme ringard et l’orthographe comme offensant, époque où « intello » est une insulte dans les cours de récré, la langue française s’appauvrit. Ça commence par l'orthographe, et ça finit en simplifications syntaxiques et de vocabulaire. Et plus notre langue va se simplifier, plus on deviendra stupide. Quand je pense que des mots comme « lol » sont rentrés dans le dictionnaire, ça me sidère. Ce qui est désespérant avec l'appauvrissement de la langue d'un côté et son invasion progressive par l'anglais de l'autre, c'est que les Français, quand ils n'y sont pas indifférents, au mieux trouvent cela amusant, au pire en sont fiers. L'abrutissement des masses orchestré fait que voir sa culture mourir à petit feu n'émeut pas grand monde. Et plus simples. Ayant eu la « chance » de me trouver en bordure d'un changement de programme, lorsque j'ai redoublé une classe au lycée, le constat fut flagrant : le nouveau programme avait été allégé. À l'époque j'en étais content : ça a permis au mauvais élève que j'étais d'avoir son bac S sans faire trop d'efforts ; mais aujourd'hui je vois les choses différemment. Au contraire, si on change trop la langue française, on se coupera de notre passé culturel (de nos racines) et on ne pourra plus lire de grands auteurs comme Balzac ou Stendhal – qui nous paraîtront s'exprimer dans une langue étrangère – sans passer par une traduction moderne qui fera perdre en subtilités. C'est un peu comme si on changeait la façon de faire les relevés météo tous les 10 ans par exemple, en utilisant des appareils de mesure de moins en moins précis. C'est complètement stupide. Pourquoi vouloir changer ce qui fonctionne à merveille depuis des siècles ? Pourquoi dès qu'une chose est ancienne elle est considérée comme ringarde ? Les gens ont trop tendance à confondre évolution (ou modernisation) avec amélioration. Ce que tu décris ressemble étrangement au novlangue, l'une des méthodes d'abrutissement de la population utilisée par l'État totalitaire dans le célèbre roman 1984 de George Orwell. Extrait de sa définition Wikipédia : Le principe est simple : plus on diminue le nombre de mots d'une langue et plus on fusionne les mots entre eux, plus on diminue le nombre de concepts avec lesquels les gens peuvent réfléchir en éliminant les finesses du langage, plus on rend les gens incapables de réfléchir, et plus ils raisonnent à l'affect. La mauvaise maîtrise de la langue rend ainsi les gens stupides et manipulables par les instruments de propagande massifs tels que la télévision. Bref, certains, au lieu de jouer les branchés ou les rebelles envers des normes linguistiques qu'ils estiment trop complexes et dépassées, feraient mieux de méditer là-dessus.
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