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Climats du monde

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mottoth   

#243. Strahan.

 

Une fiche "express" pour finir sur la Tasmanie. Je voulais vraiment avoir un aperçu du climat de la côte ouest, bien plus océanique que la partie est de l'ile. La station de Strahan est idéalement placée, à 175kms de Launceston et 195kms de Hobart:

95966_map1.jpg

 

Elle est sur la façade océanique, sur la mince plaine côtière entre le rivage et les premières collines.

94956_map1.jpg

 

La station est sur l'aérodrome, elle est complètement automatisée sans aucune présence humaine. Elle est aussi parfaitement isolée et bien dégagée. L'océan est à 2.5kms.

94956_map1_W.jpg

 

94956_Strahan_A_v7_30.png

 

NB: j'ai du exclure les données de nébulosité et de visibilité, encore une fois en raison de l'automatisation complète de la station qui ne reporte ces paramètres que de façon très irrégulière et qu'en dessous de certains seuils. De même la nature et/ou l'intensité des précipitations n'est pas toujours reportée, si bien que les données de RR ne n'ont pas été l'objet d'un contrôle qualité aussi poussé que d'habitude.

 

Les données disponibles laissent montrent cependant un climat océanique bien plus pur et humide que ceux, dégradés, de la partie est de l'ile. Les RR y sont - à la louche - 3 fois plus abondantes, et les amplitudes thermiques - diurnes ou annuelles - bien plus modérées.

 

C'est un climat encore un fois assez venté, avec un maximum de printemps. Sur les tableaux horaire on voit que les vents dominants ont tendance à "tourner" dans le sens des aiguilles d'une montre en été: brise de terre la nuit (30°), puis 150° puis 240° l'apres midi sous la brise de mer, et on bouvle par le nord en soirée.

94956_Strahan_B_v7_30.png

 

Les vents de terre peuvent apporter des hausses brutales du thermomètre, surtout au printemps et en été, avec des conditions de foehn. Celles ci sont visibles sur le tableau de janvier pour les direction Nord (360°) et NNE (30°):

94956_Strahan_C_v7_30.png

 

 

Pas d'exemple de saisons, car il me manque un trop grand nombre de paramètres pour en proposer qui soient vraiment lisibles. J'avais prévenu c'était une fiche express !

 

On termine donc par un mini-bilan des 3 stations de la Tasmanie qui ont été traitées à ce jour dans ce fil. La chaine de montagne qui parcoure l'ile du nord-ouest au sud est relativement modeste (le point culminant de l'ile est le Mt Ossa à 1617m), mais suffit à engendrer de grandes disparités dans ce milieu dominé largement par une circulation d'ouest:

949xx_Tasmania.jpg

 

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Gaël13   

La moyenne thermique de Laucestion, pendant son mois le plus froid, ici juillet, est très ressemblante une fois de plus à la station de Marseille/Marignane (2.9

/11.4°C

de moyenne en janvier sur la période 1981/2010) tongue_smilie.gif ! Bien sur, la comparasion s'arrête ici, les été étants nettement différents. Bref un climat océanique d'abris, aux hivers doux, et aux été frais.

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dann17   

#243. Strahan.

On termine donc par un mini-bilan des 3 stations de la Tasmanie qui ont été traitées à ce jour dans ce fil. La chaine de montagne qui parcoure l'ile du nord-ouest au sud est relativement modeste (le point culminant de l'ile est le Mt Ossa à 1617m), mais suffit à engendrer de grandes disparités dans ce milieu dominé largement par une circulation d'ouest:

949xx_Tasmania.jpg

Oui, exactement comme en Ecosse ou comme dans l'extrême sud de l'Amérique du sud. Le même phénomène.

Très bonne illustration que cette dernière image. Merci.

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dann17   

Bonjour Dann, bonjour à tous

Ces climats ne sont pas sans hiver, même si l'hiver y est doux, les Tm des mois les plus froids sont à peu près celles de la France moyenne et, par contre, cet hiver est très long, seulement deux mois sans gelées possibles à Macquarie !

De plus, je ne suis pas sur que les biomes soient semblables, la violence du vent à Macquarie fait que la végétation doit être rase, même les plantes élevées qui apparaissaient sur la photo de la "Puña humide" (merci pour ces photos au passage) n'existent probablement pas à Macquarie.

Pour ce qui est des appellations, je proposerais effectivement « climat de toundra à hiver doux des îles subantarctiques » et « climat de toundra à hiver doux de la montagne tropicale », je ne suis même pas sur que la mention "à hiver doux" soit indispensable puisque, comme tu le dis, ce climat n'existe que dans les îles subantarctiques, de même pour la montagne tropicale.

PS : Ne monte pas ainsi sur tes grands chevaux, il n'y a pas mort d'homme, tout ceci n'est pas bien grave, une appellation ou une autre !

Bonjour Yves,

Mais non voyons, je ne monte aucunement sur mes grands chevaux ! Je t'assure que mon message n'était pas du tout sur un ton agressif. Pardon de t'avoir donné cette impression.

Sinon, bien sûr qu'il y a un hiver à Macquarie ou même à La Paz (aéroport). Mais je voulais évidemment dire qu'il n'y avait pas particulièrement de neige, càd que la toundra (qu'elle soit subantarctique ou de l'altiplano) était quasiment toujours sans neige. Ce qui est un point climatique important.

Si, les biomes sont très semblables : grande similitude physionomique, mais évidemment pas d'un point de vue floristique.

Ce n'est pas la violence du vent qui fait que la végétation de Macquarie soit rase, mais bel et bien l'absence de chaleur.

De le même façon, les étendues rappées de l'altiplano sont dues à l'absence de chaleur suffisante.

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mottoth   

#244. Melbourne.

 

Cette très grande ville compte 4.5 millions d'habitants. Launceston est à 475kms, Sydney à 705kms.

94866_map0.jpg

 

Zoom sur la région de Melbourne. Les taches les plus sombres sont des ensembles de collines qui atteignent généralement 500m à 700m d'altitude, voire un peu plus de 1000m vers l'est.

La station est sur l'aéroport à la limite nord-ouest de l'agglomération, à 20kms du centre ville, 21.5kms de la baie et 71kms de l'océan.

94866_map1.jpg

 

Vue vers le sud-est. La station est située bien à l'écart des terminaux de l'aéroport, et l'implantation de celui-ci en bordure de l'agglomération évite donc un ICU trop important... on s'en sort bien pour une ville aussi grande.

94866_map2_SE.jpg

 

94866_Melbourne_A_v7_30.png

 

Ce qui frappe d'entrée ce sont les txx ahurissantes pour une ville qui affiche des Tm estivales similaires à celles de Paris: 47°c ! Et en même temps la txn de février n'est qu'un piteux 12.4°c, qui laisse donc envisager une grande variabilité des températures en été, fait confirmé sur les 10 et 90-centiles et que l'on verra en détail sur les exemples de saison.

Ce climat en lui même n'est pas trop définit, il montre un régime de vent et de nébulosité assez océanique mais le régime pluvieux est plus complexe: il y a un creux hivernal et un maximum de printemps qui indique une affinité subtropicale... mais il y a aussi ce mois sec en janvier qui brouille les pistes. Les seulement 16 années de données expliquent une partie de ces bizarreries, avec des normales 1981-2010 plus homogènes (plus de creux bizarre en janvier) mais pas vraiment plus décisives en vue d'une classification. C'est un pur Cfb de Köppen, océanique dégradé sans régime pluviométrique vraiment caractérisé (le 'f' de Köppen).

 

Au printemps et en été les conflits entre l'intérieur du pays chaud et l'océan froid engendrent donc de grandes variations de température et un temps changeant.

Les roses des vents montrent l'alternance quasi-permanente entre entre le vent de terre chaud et sec et le vent de mer frais et humide, avec peu de place faite au zonal d'ouest qui ne s'impose vraiment que durant quelques périodes hivernales.

 

La nature des vents dominants est donc purement thermique: en été le marin prend le dessus (il souffle de l'océan frais vers le continent chaud), et le reste de l'année c'est le phénomène inverse.

94866_Melbourne_C_v7_30.png

 

Les tableaux horaires montrent également la valse entre vents de terre et de mer, avec des alternances diurnes classiques en été.

94866_Melbourne_B_v7_30.png

 

 

Voici un hiver normal, une saison finalement assez grise et ennuyante, sans excès à part le vent souvent fort.

94866_JUN_AUG08.png

 

 

Et un exemple d'été, lui aussi normal, qui montre les valses typiques de températures au gré des renforcements des vents de terre ou océaniques.

Les coups de chaleur sont de type sirocco, avec des rafales de nord souvent très sèches et parfois chargées de poussière. Et ils se terminent souvent de la même façon qu'en méditerranée, avec le retour du vent marin et une chute de 20°c en quelques heures. L'alternance des vents peut s'opérer plusieurs fois dans la journée, engendrant des amplitudes thermiques diurnes supérieures à 25°c, comme durant le coup de chaleur de fin décembre.

94866_DEC05_FEB06.png

 

Voilà, c'est tout pour Melbourne.

 

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Yves38   

Merci pour cette dernière fiche de Melbourne, climat tempéré tout de même bien océanique par sa faible amplitude thermique annuelle.

Les Tnn restent très modérées du fait de l'absence de continent froid au sud (hormis l'Antarctique mais ce continent est séparé de l'Australie par des milliers de km d'océan) pouvant amener de basses températures, par contre la masse continentale en direction de l'équateur amène des Txx effectivement très élevées par rapport aux Tm mensuelles. Curieusement, ces Txx sont bien plus élevées que celles de Brisbane pourtant plus proche de l'équateur.

Assez différent de celui de la Tasmanie toute proche, le régime pluviométrique montre clairement un maximum de printemps, que ce soit sur la période 2000-2015 de la fiche ou bien 1981-2010 du lien avec la météo australienne.

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dann17   

par contre la masse continentale en direction de l'équateur amène des Txx effectivement très élevées par rapport aux Tm mensuelles. Curieusement, ces Txx sont bien plus élevées que celles de Brisbane pourtant plus proche de l'équateur.

En été, que l'on soit à 27° ou à 37° de latitude ne change quasiment rien en termes de bilan radiatif => comprendre que le soleil chauffe quasiment autant dans un cas que dans l'autre.

Par ailleurs, en été (été austral, bien sûr), Brisbane ne reçoit presque jamais de vents d'ouest, donc en provenance du continent. Il faut croire par ailleurs que, durant cette saison, la subsidence d'ouest ne se produit pas ou très modérément.

Ce qui n'est pas le cas à Melbourne, puisque cette ville connaît fréquemment de fortes advections de masses d'air subtropicales arides surchauffées tout en étant également "foehnées".

Je tâcherai d'en dire plus un peu plus tard, je ne suis pas chez moi en ce moment, donc je n'ai pas la procédure de calcul des indices hydriques en ma possession, et je n'ai pas le temps de calculer l'indice de subtropicalité.

Cependant, à vue de nez, je suis presque certain (pour ne pas dire absolument certain) que le climat de Melbourne n'est pas subtropical.

Sinon, il y a une autre donnée qui est très surprenante (peut-être même plus que le 47°C) : les 30,5°C de Tnx en janvier !

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mottoth   

Sinon, il y a une autre donnée qui est très surprenante (peut-être même plus que le 47°C) : les 30,5°C de Tnx en janvier !

Ce sont les nuits sous le "sirocco"... Ces épisodes de vent chaud du continent ont vraiment de fortes similitudes avec ceux d'Afrique du nord ou de Sicile. On retrouve ce grand écart entre fraicheur océanique et chalumeau continental notamment sur les côtes du Maroc: Casablanca ou Rabat connaissent chaque année des coups de chaleurs aussi subits et intenses que ceux observés à Melbourne.

Ces énormes chaleurs se retrouvent jusqu'en Tasmanie: certes on n'atteint que 40°c à Hobart ou Launceston, mais avec des Tm de l'ordre de 17°c seulement... Et Strahan, l'avant dernière fiche bien océanique, a une txx de 38°c avec une Tm comparable à celle de Dublin (15°c).

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mottoth   

#245. Canberra.

 

On s’intéresse aujourd'hui à la capitale fédérale: Canberra compte 380 000h, ce qui suffit à faire d'elle la ville non-côtière la plus peuplée d'Australie.

Nous sommes à 470kms de Melbourne:

94926_map0.jpg

 

L'océan est à environ 110kms. Canberra est dans une large cuvette d'altitude moyenne 550-600m, et on trouve quelques chaines modestes (1000 à 1200m) entre la ville et l'océan. C'est donc une ville bien continentale.

94926_map1.jpg

 

Vue vers le sud. La station est sur l'aéroport, à 7kms du centre ville.

94926_map2_S.jpg

 

Cette station a été déménagée de 430m vers 2008/2009 et est maintenant bien mieux implantée, suffisamment loin du parking automobile:

94926_map3.jpg

 

94926_Canberra_A_v7_30.png

 

Les 15.8 années de données ne sont pas suffisantes pour obtenir des stats de RR suffisamment lissée, on retrouve les même bizarreries qu'à Melbourne. Dans l'ensemble le régime de RR semble connaitre un creux d'automne / hiver et un max de printemps / été, confirmé sur les normales 1981-2010 du BOM. Ce régime rappelle un peu d'autre zones bien continentales telle le Midwest américain ou les Balkans / Roumanie.

 

Côté températures une comparaison me saute aux yeux: aussi bien en été qu'en hiver on retrouve un niveau thermique et des amplitudes quasiment identiques au climat de Madrid, qui est d'ailleurs elle aussi installée dans une large cuvette d'altitude similaire (environ 600m).

 

Pour une fois l'implantation de la piste principale de l'aéroport (Nord-Sud) ne coïncide pas avec les roses des vents. La côte océanique à beau être à plus de 100kms on retrouve globalement des vents orientés perpendiculairement à celle-ci, soit à la louche NO-SE. Et là encore les vents "de terre" (NO) se révèlent d'une nature plus chaude et sèches que le vent de SE.

94926_Canberra_C_v7_30.png

 

 

Les courbes de Td montrent un "cycle de rosée" typique des substrats continentaux, d'ailleurs le brouillard est fréquent durant la saison de soleil bas.

94926_Canberra_B_v7_30.png

 

 

Voici l'hiver 2006, quasi normal (tn -0.5°c, tx +0.1°c, RR -6%).

On y trouve souvent du très beau temps, avec de fréquentes gelées, parfois fortes. Et donc du brouillard matinal fréquent. Le mauvais temps est peu durable et moins froid, la neige est inconnue.

94926_JUN_AUG06.png

 

 

Voici l'été 2008-2009, lui aussi proche des moyennes (tn 0.0°c, tx +0.2°x, RR -7%).

On retrouve une forte variabilité des températures bien que les coups de chaleurs soient moins soudains que près des côtes.

Le mauvais temps est rare mais lorsqu'il pleut c'est souvent de façon violente.

94926_DEC08_FEB09.png

 

C'est un climat pas si désagréable pour qui supporte facilement de bonne gelées nocturnes en hiver et quelques jours de canicule à chaque été: le mauvais temps peu fréquent et les chaleurs sèches.

 

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mottoth   

#246. Sydney.

 

Avec presque 5 million d'habitants Sydney est la plus grande ville Australienne, et aussi la plus connue.

Nous sommes à 750kms de Brisbane, 230kms de Canberra, 710kms de Melbourne et 1035kms de Hobart.

94767_map0.jpg

 

Deux baies pénètrent la ville de Sydney: au nord, l'estuaire de la Nepean River baigne le centre ville, et au sud c'est celui de la George River qui baigne l'aéroport, où est la station synoptique.

94767_map1.jpg

 

Vue vers le NNE de la station dans son environnement, à seulement 90m de la baie.

94767_map2_NNE.jpg

 

94767_Sydney_A_v7_31.png

 

Encore une fois les stats de RR pêchent par la période de données trop courte, les normales 1981-2010 sont plus lissées: elle montrent cependant la même chose que mes données, à savoir un minimum de printemps et un maximum d'automne - un régime en opposition à celui de Canberra pourtant éloignée de seulement 230kms.

La position de la station au bord de l'eau lui vaut pas mal de vent, avec des brises quasi constantes. Et des amplitudes thermiques modérées par le milieu maritime.

Je pense que la subtropicalité est atteinte, on retrouve ici un climat de façade est qui peut recevoir de copieuses précipitations à n'importe quelle époque de l'année, et on verra de beaux exemples plus bas.

Comme à Melbourne on note une txx presque incroyable de 46°c: même mécanisme, avec des coups de chaleur brefs mais très intenses lorsque le régime de brises modératrices est cassé par une synoptique qui aspire l'air continental vers le large. Ces épisodes sont un peu moins fréquents ici qu'à Melbourne, d'ailleurs on les distingue à peine sur les roses des vent estivales (un tout petit "ergot" vers le NO).

 

Les vents dominants tangentent la côte, à l'exception de vents de terre plus présents durant la saison fraiche (il n'apportent plus de grosses chaleurs car le continent est alors refroidi): c'est la marque du zonal d'ouest qui parvient temporairement à descendre sous ces latitudes en hiver.

94767_Sydney_C_v7_31.png

Notez sur le tableau ci-dessus la nature du vent d'ONO (290°) en janvier: il engendre des conditions caniculaires et sèches tout à fait remarquables. Il ne survient cependant que rarement et qu'à la mi-journée.

 

Sur les tableaux horaires on retrouve des régimes de brises diurnes/nocturne qui varient selon la saison, difficile à décrypter.

94767_Sydney_B_v7_31.png

 

 

Voici un exemple d'hiver, pris cette année (2015), quasi normal (tn -0.2°c, tx 0.0°c, RR -15%). On retrouve un trait déjà observé pour les climats de façade est (New York, Tokyo...): il ne pleut pas si souvent mais quand il pleut et bien il pleut vraiment, une poignée de jours totalisant la plupart du cumul d'une saison. En dehors de ces épisodes on trouve un temps souvent beau, avec des conditions de foehn récurrentes lorsque le courant d'ouest s’établit.

Les températures restent généralement sages, mais dès le mois d'aout on peut connaitre les premiers coups de chaud, comme ici le 22/08.

94767_JUN_AUG15.png

 

 

Voici l'été 2003-2004 (tn +0.1°c, tx +0.3°c, RR -11%).

Il est marqué par des période maussades et fraiches, et des coups de chaleurs qui ne durent généralement pas plus de 24h: typiquement on passe quelques heures entre 35°c et 40°c avant de retrouver des conditions plus routinières.

Il ne fait pas toujours humide, mais certaines séquences subtropicales sont d'une moiteur sensible.

94767_DEC03_FEB04.png

 

 

Voici enfin 2 mois extraordinaires pour finir:

- janvier 2013, chaud et arrosé, et surtout marqué par 2 coups de chaleur extraordinaires, dont celui qui explosa le record absolu de tx le 18/01/2013.

Encore une fois notez la brièveté de ces chaleurs. Et un bel arrosage le 28/01 également.

94767_JAN13.png

 

- Avril 2015, très pluvieux, c'est même le mois le plus pluvieux (tous mois confondus) depuis au moins 2000. C'est une tempête d'origine tempérée qui dura 3 jours qui est à l'origine de ce déluge.

94767_APR15.png

 

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui !

 

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Toto74   

Merci mottoth pour cette dernière fiche, ça me conforte dans l'idée que j'ai fait une présentation pas si mal du climat de la ville au jeu Climate City Game. default_wink.png/emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20">

http://toutbox.fr/Toto74/Sydney(1),42492371.pdf

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Yves38   

Merci pour cette dernière fiche de Sydney, climat déjà nettement plus chaud que celui de Melbourne, près de 4 °C de plus en Tm annuelle, avec un hiver exempt de gelées mais peut-être qu'avec une période de relevés plus longue ....

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Merci pour cette dernière fiche de Sydney, climat déjà nettement plus chaud que celui de Melbourne, près de 4 °C de plus en Tm annuelle, avec un hiver exempt de gelées mais peut-être qu'avec une période de relevés plus longue ....

Records absolus :

- Canberra : -10,0 °C

- Melbourne : -2,8 °C

- Sydney : -0,1 °C

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dann17   

Merci pour ces fiches australiennes bien intéressantes, Mottoth.

Voici ce que je pourrais rajouter :

En hiver (austral), la cellule anticyclonique subtropicale présente sur le continent australien est assez forte pour deux raisons : l'Australie est située en plein sous la zone de subsidence subtropicale et, l'hiver, le sol du désert est relativement frais. Ce qui accroît la subsidence de l'air => l'anticyclone est plus présent et plus puissant. Alors qu'en été, le désert australien est surchauffé, au point de contrer la subsidence qui n'a, dès lors, plus lieu qu'en altitude.

Je pense que c'est donc la raison pour laquelle l'air sec et stable provenant du continent se répand facilement jusque Melbourne qui n'en est pas protégée par des reliefs suffisamment hauts. Quant à Sydney, les flux d'ouest hivernaux doivent également correspondre (pour une partie d'entre eux) à ce flux d'air sec (exacerbé par une subsidence orographique), et c'est ce qui expliquerait peut-être également le creux hivernal.

Je viens de calculer l'indice de subtropicalité pour Melbourne. Mine de rien, il atteint tout de même E = 10060, càd pas très loin du seuil fixé à 11000... j'aurais cru qu'on en était plus loin.

À Sydney, E = 14570, càd que le climat y est clairement subtropical.

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Yves38   

Records absolus :

- Canberra : -10,0 °C

- Melbourne : -2,8 °C

- Sydney : -0,1 °C

Merci pour ces chiffres, effectivement à Sydney le gel est tout à fait exceptionnel ! C'est d'ailleurs la différence climatique majeure avec le sud-est de l'Amérique du nord où les coups de froid se propagent loin vers le sud, presque jusqu'au tropique.

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Ah enfin des étude climatologique sur l’Australie, merci mottoth !

J'adore les coups de chaleurs qui touche les villes australiennes, surtout Melbourne qui pour des températures moyenne pas très élevé arrive à avoir des records de chaleur incroyable !

Et pour les vents chaud, ceux-ci amène ils de grosses quantité de poussières à Melbourne lors des coups de chaleur (à l'image des tempêtes de sable de Phoenix en Arizona) ou juste un ciel un peu poussiéreux ?

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mottoth   
Citation
Ah enfin des étude climatologique sur l’Australie, merci mottoth !

J'adore les coups de chaleurs qui touche les villes australiennes, surtout Melbourne qui pour des températures moyenne pas très élevé arrive à avoir des records de chaleur incroyable !

Et pour les vents chaud, ceux-ci amène ils de grosses quantité de poussières à Melbourne lors des coups de chaleur (à l'image des tempêtes de sable de Phoenix en Arizona) ou juste un ciel un peu poussiéreux ?

De rien, et si vous en voulez encore il y a du rab...

Non, ces chaleurs ne sont en général pas trop chargées de poussières, les fumées d'incendies sont en revanche plus fréquentes.

Voici quelques exemples supplémentaires de coups de chaleur où des phénomènes réduisant la visibilité se sont invités:

 

D'abord Brisbane, qui bien que moins souvent concernée par les chaleurs continentales, est paradoxalement la seule ville de la côte est déjà vue dans ce fil à avoir connu de vrais vents de poussières. Ces phénomènes restent rarissimes et ne se sont produits qu'en 2009 (dans la période d'étude 2000 - présent). Voici le mois de septembre 2009, avec 3 épisodes de poussières durant la dernière décade. Ce mois a aussi connu des HR basses records, de l'ordre de 5%.

94578_SEP09.png

 

Zoom sur la journée du 23/09/2009, avec une tempête de poussière qui abaissa la visi horizontale à 700m (DS= "duststorm", BLDU= "blowing dust"):

94578_23_SEP09.png

 

 

Sydney peut se retrouver sous la fumée d'incendie, voici le mois de décembre 2001 qui est celui où ce phénomène fut le plus répété (toujours sur la période 2000 - présent), avec des occurrences quotidiennes entre le 26/12/2001 et le 01/01/2002:

94767_DEC01.png

 

Quelques morceaux choisis entre le 23/12 et le 30/12:

- Le détail d'un coup de chaleur le 23/12 (tx 36.8°c), avec des variations rapides en fonction des variations du vent, notamment un rafraichissement temporaire lorsque le vent bascule temporairement au secteur 100° à 4hTU.

- un épisode de fumée dans la nuit du 26 au 27/12

- un autre le 30/12, avec un bref coup de chaleur et une visi horizontale qui s'abaissa à 800m:

94767_23_29_DEC01.png

 

 

Melbourne, comme Sydney, peut connaitre des épisodes de fumée similaires. Janvier 2003 fut le pire mois en la matière, avec plusieurs occurrences entre le 16/01 et le 25/01.

94866_JAN03.png

 

Détail des journées des 24 et 25/01/2003:

- une belle amplitude thermique le 24 (26°c !). La fumée arrive avec la chaleur, elle abaisse la visi au plus bas à environ 2kms.

- une journée de forte canicule le 25. La tn reportée de 25.1°c remonte en fait au 24/01 à 0hTU. La vraie tn du 25 est inconnue, mon algorithme l'a estimé à 27.9°c. La tx de 44.6°c est remarquable, et la fumée s'invite deux fois dans cette journée, mais elle est moins épaisse que la veille.

94866_24_25_JAN03.png

 

 

Enfin Canberra, plus continentale, ne connait pas non plus d'épisodes de poussière. En revanche la fumée y est je trouve un peu plus fréquente que sur les côtes, j'en ai trouvé plus d’occurrences. Comme à Melbourne c'est janvier 2003 qui fut le pire, avec des épisodes récurrents en deuxième quinzaine.

94926_JAN03.png

 

Détail des 20 et 21/01/2003, avec de la fumée qui s'invite en journée et qui dégrade sensiblement la visibilité (elle tombe à 1km le 21).

94926_20_21_JAN03.png

 

Je posterais une nouvelle fiche cet après-midi.

 

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mottoth   

#247. Adelaide.

 

On continue notre tour des grandes villes Australiennes, avec Adelaide, 1.3 millions d'habitants, à 640kms de Melbourne et 1170kms de Sydney (pas sur la carte car j'avais d'abord prévu de traiter Adelaide avant Canberra et Sydney).

94672_map0.jpg

 

La ville est ouverte sur une baie océanique, et repose contre une petite chaine de collines à l'est:

94672_map1.jpg

 

La station est sur l'aéroport à 1500m du rivage et 7.5kms du centre ville. Elle est bien dégagée, mais le milieu reste très urbanisé. Vue vers l'est, les collines atteignent 500m d'altitude en général:

94672_map2_E.jpg

 

94672_Adelaide_A_v7_31.png

 

Plus au sud-est Melbourne avait un régime pluviométrique peu caractérisé, globalement océanique avec une once de subtropicalité. Ici nous sommes trop éloigné de la côte est de l'Australie, subtropicale. On retrouve un régime océanique, mais tellement asséché par la descente en latitude vers la ceinture d'HP subtropicales que l'on se retrouve en climat méditerranéen voire semi-aride (le seuil de semi-aridité de Köppen est dépassé de 70mm).

 

Si l'on admet donc que ce climat est méditerranéen - ou une variante sèche -, il faut encore regarder vers le Maghreb pour retrouver le plus de similarité: outre la latitude et donc le rayonnement solaire, les hivers sont globalement similaires à ceux des plaines côtières du Maroc à la Tunisie, et au printemps et en étés les coups de chaleur du désert sont similaires aux épisodes de sirocco. Seuls les coups de frais estivaux démarquent Adelaide des climats du Maghreb, constamment chauds en été.

 

Il semble que la petite chaine de collines orientées SSO-NNE à l'est de la ville suffise à forcer les vents dominants suivant la même orientation. La nature des vents est sans surprise toute l'année: le quadrant sud-ouest est frais et humide, celui de nord-est est chaud et sec. En hiver c'est un peu plus compliqué: les brises nocturnes de sud-est semblent favoriser des nuits plus fraiches, autant que les situations de vent calme.

94672_Adelaide_C_v7_31.png

 

 

Les tableaux horaires montrent mieux le régime des brises, et notamment la brise de mer qui en se levant en fin de matinée vers 00hTU ralenti la hausse des t° durant la saison de soleil haut (septembre à avril).

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Voici l'hiver 2014, très normal (tn -0.2°c tx +0.1°c, RR +4%). Un beau mois d'aout anticyclonique compense les deux premiers mois un peu plus perturbés que la normale.

94672_JUN_AUG14.png

 

 

Voici un mois d'octobre ultra-normal qui montre bien les premières fluctuations importantes de températures qui surviennent au printemps et qui perdurerons jusqu'au début de l'automne.

94672_OCT13.png

 

 

Enfin un été classique, un tout petit peu frais (tn -0.5°c, tx -0.2°c RR -11%), avec des coups de chaleur du désert qui alternent avec la fraicheur océanique.

94672_DEC07_FEB08.png

 

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui.

 

Modifié par mottoth
Remise en forme

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Sympa, Adelaïde. L'été est agréable : chaud (en moyenne), avec quelques excès de fraîcheur ou de chaleur, bien sec et ensoleillé. Je prends. default_wink.png/emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20">

De rien, et si vous en voulez encore il y a du rab...

Oh oui, j'espère que tu vas faire des coins comme Marble Bar, Alice Springs, etc.

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nicolass   

Alice Springs

Déjà fait je crois !

Ouais, un climat qui me plait bien, Adelaide !

merci mottoth et aux intervenants réguliers (dann17, Yves38, etc...) de faire vivre ce topic, pour moi le top d'IC est ici.

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dann17   

#247. Adelaide.

Plus au sud-est Melbourne avait un régime pluviométrique peu caractérisé, globalement océanique avec une once de subtropicalité. Ici nous sommes trop éloigné de la côte est de l'Australie, subtropicale. On retrouve un régime océanique, mais tellement asséché par la descente en latitude vers la ceinture d'HP subtropicales que l'on se retrouve en climat méditerranéen voire semi-aride (le seuil de semi-aridité de Köppen est dépassé de 70mm).

Si l'on admet donc que ce climat est méditerranéen - ou une variante sèche -, il faut encore regarder vers le Maghreb pour retrouver le plus de similarité: outre la latitude et donc le rayonnement solaire, les hivers sont globalement similaires à ceux des plaines côtières du Maroc à la Tunisie, et au printemps et en étés les coups de chaleur du désert sont similaires aux épisodes de sirocco. Seuls les coups de frais estivaux démarquent Adelaide des climats du Maghreb, constamment chauds en été.

Tu as très bien résumé la situation climatique d'Adelaide.

En effet, je suis parfaitement d'accord pout dire que cette ville se situe en plein climat méditerranéen ou « pan-méditerranéen » (à cause, effectivement, de la limite très proche de la semi-aridité).

Mais en réalité, il s'avère que le gradient climatique est très fort au sein de cette agglomération urbaine :

- la latitude des lieux impose un régime d'ouest en hiver (lorsque la cellule anticyclonique laisse assez souvent la place aux perturbations tempérées).

- la petite chaîne montagneuse située à l'est de la ville n'est pas élevée, mais suffisamment pour induire un effet orographique marqué.

Il s'en suit que la partie côtière de l'agglomération se trouve être beaucoup plus sèche que la partie située en piémont, à l'est.

Illustration :

rainfall_map.gif

En conséquence de quoi on se retrouve avec un climat parfaitement méditerranéen à l'est de la ville, et à la limite du semi-aride sur le côte (aéroport inclus), voire semi-aride tout court.

Voici les indices hydriques que j'ai calculés pour Adelaide aéroport (données de Mottoth) :

- indice estival (Ihe) = -25 => étés bien secs (à peu près du niveau de ceux de Marseille)

- indice annuel (IhA) = -43 => nous sommes tout près de la limite semi-aride (fixée à IhA = -45).

Et ceux calculés pour Adelaide Kent Town (vers le centre-ville) :

- Ihe = -24 => les étés sont aussi secs que sur la côte

- IhA = -6 => végétation associée à un climat faiblement xérique (limite de la xéricité : IhA = 0)

Indice de subtropicalité : E = 9840 => pas loin des 11000, mais donc pas tout à fait subtropical.

Bref, un climat méditerranéen sec, à la limite de la semi-aridité à l'aéroport, et un climat méditerranéen "médian" au centre-ville.

Il est par ailleurs très probable que le climat ne soit même plus méditerranéen, mais plutôt maritime à étés secs à la sortie de la ville, sur les premiers flancs des collines verdoyantes.

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Yves38   

Merci mottoth pour cette dernière fiche d'Adélaïde, merci Dann pour ces précisions.

C'est effectivement un climat proche des villes côtières du Maghreb (Alger par exemple étudié dans ce fil) oscillant entre un hiver très doux, presque sans gel, modérément arrosé et un été chaud et sec, en bordure "tempérée" d'une zone désertique subtropicale. Les conditions de rayonnement reçu et d'ensoleillement doivent également être très proches, les latitudes sont semblables. De plus, comme à Alger, le relief de l'arrière-pays induit un gradient pluviométrique important quand on s'éloigne du littoral. L'amplitude annuelle de températures moyennes est toutefois un peu plus faible car nous sommes dans l'hémisphère sud globalement plus océanique. La situation encore proche du littoral sud-est de l'Australie diminue également l'amplitude "pluviométrique" avec une sécheresse d'été relativement moins sévère qu'au Maghreb.

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mottoth   

rainfall_map.gif

Merci Dann d'avoir approfondi, en regardant l'imagerie sat je me doutais que ces collines recevaient plus d'eau, mais je n'imaginais pas que d'aussi faibles dénivelés pouvaient plus que doubler la lame d'eau annuelle par effet orographique.

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mottoth   

Oh oui, j'espère que tu vas faire des coins comme Marble Bar, Alice Springs, etc.

Je vais faire un tour sur la côte nord-ouest c'est certain, j'ai même hâte car c'est sur il y a des chose passionnantes à y voir. Mais je progresse tranquillement, aujourd'hui j'ai terminé la prochaine fiche (il reste encore de la mise en forme à faire avant de la poster), et j'ai commencé à bosser sur celle d'après... on reste pour l'instant dans la moitié sud de l'Australie.

Avec l'Australie je suis confronté un peu au même problèmes que pour le Canada: on trouve une pléthore de stations disponibles sur Ogimet, mais seule une petite portion reportent suffisamment de paramètres pour faire une jolie fiche, l'écrasante majorité n'étant que des station 100% automatiques qui ne reportent ni l'état du ciel ni la visibilité ni même le temps présent ! Je recherche donc des stations qui émettent à la fois des synops et des METARs, et qui sont enrichies d'une présence humaine au moins quelques heures par jour. Et franchement ca réduit beaucoup le terrain de jeu: de 697 stations dont on trouve des données aujourd'hui sur Ogimet je n'en retiens plus que 30 ou 40 ! Donc peu de chances que je fasse une fiche pour Marble Bar, par contre Port Hedland me semble plus envisageable.

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